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 Acte 2: La chair et la raison

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(#) Acte 2: La chair et la raison  Mar 4 Sep 2012 - 3:07


Mes pieds ne se décollèrent du sol qu'au bout de cinq longues minutes pour aller le rejoindre. Il faisait sombre, mais pas totalement noir. Ce qui me plaisais. Je m'asseyais à sa gauche, les jambes en tailleurs. J'avais posé ma trousse et ma serviette sur le bureau, près de ses affaires. Dans le noir, ses yeux vert brillaient, encore plus envoutant que dans les sanitaires. J'essayais de ne pas les croiser, il m'avait bien assez déstabilisée.

Sa chambre était à l'identique de la mienne, hormis les affaires des autres évidemment. Je ne sais même pas si on avait le droit de se rendre dans une autre chambre comme ça. Je réfléchissais à ce qu'on allais faire, ce qui allais se passer, ce qu'il voudrait qu'il se passe, ce qui devrait se passer ce que je voudrais qu'il arrive. Mais j'étais perdu et je ne savais même pas si je voulais qu'il se passe quoi que ce soit.

Dans le noir, dans une autre chambre, aux côtés d'une autre personnes, les idées se mélangeaient dans ma tête. Je n'arrivais plus à penser correctement. De la fatigue ? Du stress ? De l'appréhension ? De la peur ? Sans doutes un cocktail de tout ça. Mon ventre me donnait un peu la nausée, comme à chaque fois que le stress et la réflexion se mélange. Cependant, je gardais un aspect serein, pour éviter de l'alerter et de lui faire croire qu'il avait gagné. Mais il avait déjà à moitié gagné: je me trouvais sur son lit, dans sa chambre, presque totalement déstabilisée. Il fallait que je brise le silence. Je me mise à chuchoter.

-Parfois, j'aimerais être un oiseau. Pouvoir partir loin, très loin. M'envoler, aller ou bon me semble, quitter l'endroit où je ne vaux pas rester. J'aimerais être libre, sans attache, pouvoir faire comme si rien ne comptait.

Je lui avait donner un peu de moi, sans pour autant tout lui dévoiler. Donner un peu d'information, pas sous l'angle le plus facile, titiller la personne pour lui donner envie de découvrir nos secret. C'était une des millier de façon possible pour amener quelqu'un à découvrir nos secrets. J'enchainais avant qu'il ne puisse répondre, toujours en chuchotant.

-Je voudrais voler, mais les hommes n'ont pas d'ailes. Réel ou pas réel ?

Voilà que je dévoiler une deuxième partie de moi. De façon détournée, mais je le faisais. S'il avait lu la saga Hunger Game, il saura que c'est le jeu entre Peeta et Katniss du "Réel ou pas réel ?". Il découvrira alors que j'aime la lecture. Ce qui fait partie intégrante de mon être.

Dévoiler des morceaux de moi même les plus insignifiant, de façon détourné. Voilà ce que je m'amusais à faire. C'était une façon comme une autre de parler de soi. J'espérais qu'il comprenne, même si c'était fort possible qu'il ne saisisse pas tout, pas même l'ampleur de mes mots.
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(#) Re: Acte 2: La chair et la raison  Mar 4 Sep 2012 - 10:06

Nous continuions de marcher ainsi. Au bout d’un certains temps, nous nous arrêtâmes. Il faisait assez sombre, mais l’on pouvait encore se distinguait. Elle me lâchait la main pour aller vérifier le numéro de la porte. C’était le numéro 9. Je gardais ce numéro dans un coin de ma tête au cas où. Une fois sûr que c’était sa chambre, elle se retourna vers moi. Allait-elle m’inviter à y rentrer ? Eh bien sûr comme depuis un bon moment maintenant, tous ce que je pensais sûr elle et ses actions se réalisez dans le sens contraire. En effet, la petite fille se retourna avec un grand sourire plein de malice. Elle me remercia, de quoi ? De l’avoir raccompagnée. Elle continua de parler. J’interprétais ces paroles par un :

« Ecoute mon coco t’es gentil mais aussi assez bête Tchao »

Au départ je voulais partir dégouté par ce qu’elle m’avait fait. Oui j’étais prêt à partir, à refaire toute la marche que l’on avait faite en sens inverse. Oui, j’étais prêt à recroiser tous ces gens qui m’avais perçu avant avec une fille qui me trainait avec le regard d’une gagnante, d’un winner. C’est à ce mot que je fis un bond intérieurement. Je restais figé. Un jeu… Un jeu basé sur la provocation et la séduction. Elle m’avait prit à mon propre piège encore une fois. Mais qui a dit que la partie était-fini ?

Je relevai la tête et à ce moment même elle déposa un petit baiser sur ma joue. J’avais le regard vide. Je réfléchissais toujours, si bien que si j’aurai été aveugle, je n’aurais à mon avis pas remarquai le bisou. Trois choix s’offraient à moi, partir sans elle, j’aurais perdu ; partir avec elle, cela aurait été comme relancer les dés d’un jeu ; ou bien je pouvais encore rentrer de force avec elle dans sa chambre ; j’aurais aussi, dans ce cas, relancé les dés, mais j’avais une moins grande probabilité de gagner. J’optais pour le deuxième choix. Mon état de réflexion ne mit que quelques secondes à s’arrêter. Je pris son poignet. Un visage choqué se dessina sur le sien. Je courais l’entrainant derrière moi. En moins de temps qu’il faut pour le dire, nous étions, cette fois, devant ma chambre : le numéro 13. Elle entra d’abord. Je la suivis et ferma la porte. Comme si cette action était une comparaison sur le fait qu’elle était tombée dans mon piège.

A ce moment même elle fit demi-tour tout en criant de la laisser sortir. Avait-elle peur ? J’avais compris comment la cerner, il fallait la surprendre et l’observer. Oui l’observer, observer ce seul moment infime. Quand on la surprenait seulement pendant une simple seconde les expressions et sentiments qu’elle pensait réellement se dessinait sur sa voix et son visage. Mais bon, pendant qu’elle hurlait, je lui coupais sa phrase d’un geste très vif et plein de réflexe. Je lui avais mis ma main devant la bouche. Elle continua de crier, seulement tous ce qu’elle disait se transformer en un charabia. Je m’approchai de son oreille et lui chuchota :

« Je te conseille de la mettre en veilleuse ou d’un tout cas de parler moins fort si tu ne veux pas les réveiller » tout en indiquant des personnes dormant à notre gauche et droite.

J’attendais toujours ma main sur sa bouche. Elle ne bougea plus, laissant ses yeux de petit bébé parlaient. Je l’ôtai et me dirigea sur mon lit. C’était celui du fond collé au mur. En le regardant je lui fis signe de venir à côté de moi au lieu de rester planté là au milieu de la pièce assez sombre.

Au bout d’un certains temps, elle marcha vers moi et s’assis sur mon lit a mes côtés. Mon lit était collé au mur de la fenêtre. Les rideaux encore ouverts. Dehors se dessinait la lune qui était au trois-quarts recouverts par de légers nuages gris. Seule la lumière de la nuit nous éclairait légèrement laissant place à une clarté obscure.

Elle était maintenant assise, la tête baissait vers elle-même. Elle faisait tout pour ne pas me regarder. Je gagnais. Elle avait voulu jouait à ce jeu dont j’étais expert. Je reconnus quand même qu’elle était coriace sans pour autant l’être plus que moi. J’attendais qu’elle parle, tout comme elle attendait que je parle. Nous étions pris dans un petit piège silencieux. Mais au bout d’un moment, elle releva légèrement la tête et marmonna une étrange chose. Elle me faisait des comparaisons, mais sûr quoi ?

Elle me parlait d’un oiseau, d’un oiseau qui quand il volait était libre. Elle continua à parler, mais à la première personne cette fois ci. Je compris que l’oiseau c’était elle. Pourquoi elle me disait qu’elle avait peur ? Peur de s’attacher ? De partir loin ? D’être libre ? Avait-elle peur de s’attacher à moi ? Pourtant, comment voulais vous vous attacher à une personne qui ne connaît pas votre prénom et inversement. Je voulus lui répondre, je ne sais quoi. J’aurai parlé au feeling. Mais à ce moment, ou ma bouche s’ouvra pour y émettre un son, elle reprit avec une seule petite phrase. « Les hommes n’ont pas d’ailes » que voulait-elle dire ?
En tout cas je ne compris qu’une simple chose : qu’elle s confiait. Elle jouait encore mais selon ses propres règles. Nous étions passés de la provocation et la séduction à la confiance et la découverte de nous. Cette phrase qu’elle me disait résonnait dans ma tête. Voulait-elle dire que les hommes ne pouvaient pas être libres ? Peut que oui.
Je me mis à la regarder, cette fois-ci je laissais paraître toutes mes émotions. Je montrais que j’étais inquiet, mais c’était une autre sorte d’inquiétude. En effet, je m’inquiétais pour elle. Pourquoi me dévoiler-t-elle de morceaux d’elle ? Je me décidai d’en faire autant, je jouais dans les règles.
Je me mis en tailleur sur mon lit et la regardai droite dans les yeux. Je me mis à parler doucement :

« Pas réel… Voila ce que j’en pense, les hommes n’ont pas d’ailes donc on ne peut pas voler. Mais il arrive des fois où l’on ne s’avère pas être un homme, mais plus que ça. Extérieurement on y ressemble toujours, mais intérieurement on est vraiment plus que ça. On est des anges, on a donc une magnifique paire d’ailes blanches et lumineuses. Et ainsi on peut voler partout où le veut, dans les nuages où l’on se sent libre comme jamais on se l’est sentis, ou bien jusqu’au soleil où personne d’autre pourrait nous suivre. On serait alors sans attache. Mais malheureusement, les ailes ne viennent pas comme ça. Il faut les méritais. »


Je pris son collier entre mes doigts me rapprochant vraiment d’elle pratiquement collé.

« Regarde cette colombe, elle a deux magnifiques ailes. Elle l’est a mérité. Et le simple fait que tu es ce collier à ton cou et que rien qu’à toi tu es aussi un oiseau qui attend ses ailes. Après tout la colombe est un signe de paix … et d’amour ».

Je relevai ma tête. Elle me regarda droit dans les yeux, surement depuis que j’avais son collier entre mes doigts. Elle était magnifique. Sa peau était lisse est légèrement adoucit par la lune. Je ne sais pas pourquoi ? Mais dans ses yeux on lisait le mot amour, elle avait réagit à ce mot.

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(#) Re: Acte 2: La chair et la raison  Mar 4 Sep 2012 - 12:59

Après avoir fait mon petit discours sur ce que je pensais de la liberté, il me fit le sien. Nettement différent, avec une autre opinion. Un opinion très différente. Non. Il n'avait pas compris de quoi je voulais parler. Je parlais de fuir la réalité, je parlais de façon métaphorique de la liberté intérieure. Pas de celle de pouvoir faire ce que l'on veux si on est sache où que l'on mérite quelque chose. Lui disait que si on le méritons, nous avons des ailes pour partir. Comme je le pensais, il ne m'avais pas comprise. Moi je parlais de fuir, seule. De partir de tout ce chaos et ce désastre, pouvoir échapper à ma peine.

Il se pencha vers moi, son visage frôlant le mien. Je n'était plus déstabilisée. Il attrappa mon collier du bout des doigts, je ne daignais même pas baisser mon regard sur cette colombe d'or. Je regardait ses yeux, légèrement plus haut que les miens. Le vert émeraude des sanitaires se transformait en vert feuille sous le reflet de la lune. Son regard se perchait sur mon collier. Il continuait à me parler, me comparant à un oiseau qui attendait ses ailes. Oui, ça c'était fort possible. Mais quelle sorte d'ailes recherchais-je ? Serait-ce un objet ? Une personne ? Je n'en sais rien. Il compara cette colombe à un signe de paix et d'amour. Oui, l'amour ... Celui que Mère me portait. C'était son oiseau que je m'étais approprié.

J'attrappais sa main avant de me jeter sur lui. Il était allongé sur son lit pendant que je me tenait à quatre pattes au dessus de lui, les doigts de ma main gauche agrippant le creux de sa paume. Je baignais dans la lumière de la plein lune, tentant en vain de ravaler les sentiments qui se bousculaient en moi. J'essayais tant bien que mal de garder le contrôle, mais une larme perla au creux de mon oeil et s'écrasa contre sa joue rebondie.

-La colombe ? Un signe d'amour ? De paix, oui. Pas d'amour. Non. Pas l'oiseau en lui même. Connais-tu le poème "La colombe poignardée et le jet d'eau" de Guillaume Apollinaire ?
Douces figures poignardées, Chères lèvres fleuries
Mia Mareyette Lorie et toi Marie
Où êtes-vous Ô jeunes filles !
Mais près d’un jet d’eau qui pleure et qui prie
Cette colombe s’extasie
Tous les souvenirs de naguère jaillissent vers le firmament
Et vos regards en l’eau dormant meurent mélancoliquement
Ô mes amis partis en guerre
Où sont-ils Braque et Max Jacob Derain aux yeux gris comme l’aube ?
Où sont Raynal Billy Dalyse dont les noms se mélancolisent
Comme des pas dans une église
Où est Grémnitz qui s’engagea.
Peut-être sont-ils morts déjà.
De souvenirs mon âme est pleine
Le jet d’eau pleure sur ma peine.
Ceux qui sont partis à la guerre au Nord se battent maintenant
Le soir tombe Ô sanglante mer
Jardins où saignent abondamment
le laurier rose fleur guerrière.

Si tu fais fonctionner ton cerveau tu comprendra pourquoi cette colombe s'extasie. Et si tu sais réfléchir, tu comprendra le dense caché de ces paroles.


Je devais sans doutes lui broyer le creux de la main à présent. S'il comparait les mots de ce poème avec une situation réelle, il comprendrais assez vite que j'ai perdu des être chère et que d'autres personnes, comme cette colombe s'extasie de mon malheur, de mon mal être. Une fois de plus, je lui donnais des informations personnelle mais de façons détournée. Une fois de plus, je ne savais pas s'il comprendrais. Une fois de plus, je lui avais montré mes sentiments.

A présent, nous ne jouions plus. En quelques secondes, nous étions passé de la séduction verbale à la séduction réelle et matérielles. Je continuais de planter mon regard dans le sien, l'obligeant presque à réfléchir et à comprendre mes mots. Soudains, me revint en tête toute les histoires sexuel de mes camarades de classe française. L'amour avec un étranger devait être le même puisque après tout cela reste deux corps humain. Je me souvenais de leur propos. Elles soutenaient toutes que le sexe permet de se libérer et de penser à autre chose, que cela vider notre cerveau pour un long moment. A défaut de cigarettes sous la mains pour me déstresser et évacuer toute cette rage en moi, je l'avais lui.

Doucement, je me redressais en position assise, lâchant sa paume dans laquelle s'était imprimé la trace de mes ongles. Il se redressa sur ses coudes, le regard interrogateur. Je croisais mes bras, prête à retirer mon tee-shirt. Le regard alerté, il tira sur ce dernier pour éviter que je ne le retire. Dans les sanitaires il ne rêvait que de ça et à présent il m'en empêchais ? Pourquoi ? Je retirais mes mains de mon tee-shirt, les posant sur ses épaules. Je lui lançais une regard emplis de pitié et de supplication. Le sien semblait devenir fou. Je remontais délicatement mes mains le long de son cou, jusqu'à ce qu'elles se pose sur ses joues. Qu'elles semblaient petites sur son visage d'homme. J'appuyais mon front contre le siens, puis chuchotait, d'une voix presque implorante.

-S'il te plait. Rien qu'une fois, une seule fois. Laisse moi me perdre. Laisse moi ... laisse moi tout oublier dans tes bras. Je veux me perdre juste une fois. Je t'en prie ...

J'entendis ma voix se briser sur mes dernier mots. C'était de la folie, un moment de pur délire. Une bêtise, une précipitation, un bouillonnement dans mon cerveaux. Des mots déversé trop rapidement et une décision prise à la va vite. Mais pour le moment, ce choix restait ma meilleure option.
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(#) Re: Acte 2: La chair et la raison  Mar 4 Sep 2012 - 16:47

Oui elle y avait réagit. Mais pas de la façon de je m’attendais. En un infime temps, je me retrouvais allongé les deux bras en l’air comme dans les films où l’on nous menaçait avec une arme. Quant à elle, elle était à quatre pattes au dessus de moi. Ses genoux frôlant mes cuisses. Ses mains posaient dans les miennes, ou du moins dans ma paume, puisqu’elle avait des petites mains de bébé, très douces d’ailleurs. Nos têtes se faisait face à face je la voyais en entière. Elle était éclairée par le clair de lune. Je le voyais ne savant pas si elle me voyait à cause de la pénombre de la pièce aux lumières éteintes.

Elle restait là figer au dessus, mon souffle s’accélérait, j’étais dans ma pièce, chez moi, mais j’étais déstabilisé. Mon rythme cardiaque s’accélérait … à cause d’elle et de son attitude. Soudain, je sentis de l’eau sur ma joue, une petite goute d’eau qui maintenant coulait sur ma joue traçant les contours de mon visage.

Elle pleurait et parlait en même temps. Elle parut assez explicits, assistants sur pratiquement chaque mots tout en laissant parler son cœur. J’avais surement dut mal interpréter sa métaphore. D’un côté je n’étais pas très doué pour cela. Elle me récita un poème de Guillaume Apollinaire. Elle le récita avec beaucoup de sentiments, j’en étais ému. Plus elle le récitait, plus elle serait fort la paume de ma main droite, avec ses petits doigts.
J’avais écouté attentivement les paroles de ce poème magnifique. Elle se confessait à moi, alors que je ne la connaissais même pas. A la fin de son poème elle me fit comprendre très explicitement que son poème caché la réponse sous mon nez. Et c’était vrai, la réponse était qu’elle avait perdu des êtres qui étaient importante à ses yeux. Surement ses parents… tout comme moi j’avais perdu ma mère. Je la comprenais, elle souffrait, de tous ce chaos et désastre dans lequel elle vivait. La pauvre, elle se confiait comme ça à un inconnu de tout son malheur. Elle me faisait de la peine, mais je la comprenais.

Nous nous regardions maintenant yeux dans les yeux. Bruns contre verts. Obscurité contre clarté. Elle me lâcha la main et se redressa. Elle était maintenant assise chevauchant sur mes cuisses. Je redressais sur les coudes, que faisait-elle ? Maintenant, dans la situation dans laquelle nous étions, je laissais vraiment paraître mes émotions. Un regard interrogateur se dessina donc sur mon visage. Elle prit son T-shirt vers le bas en entrecroisant ses deux mains et recommença à l’enlever. Mais que faisait-elle ? En moins d’une seconde je redressais et tira sur son haut le remettant comme avant. Elle souffrait au plus haut point et était en colère et surtout têtue, il était hors de question pour elle que je fasse cela pour son simple plaisir, surtout dans son état.

A présent elle s’appuya sur mes épaule et me regardant avec ses yeux, ses yeux bruns encore larmoyant, dont la lumière de la lune se reflétait dedans. Elle me regarda avec un regard de supplice et au fur et à mesure que la pitié se faisait sentir dans ses yeux, elle remontait c’est main sur mes joues. Des mains très chaudes. Elle s’approcha de moi, je crus qu’elle voulut m’embrasser, mais elle s’arrêta dit que nos fronts étaient collés. Nos bouts de nez se touchaient, je pouvais sentir le souffle de sa respiration qui s’accélérait. Et là, elle utilisa la parole et me supplia une fois de plus, elle le voulait juste une fois, pour être libre. Pourquoi me faisait-elle ça ? Je le regardai dans le blanc des yeux. En tant normale, je aurai sauté sur la fille si cela n’aurai pas était déjà fait. Mais là je ne le fis pas. En fait j’hésitai, je rapprochais mes lèvres près des siennes, elle ferma les yeux et à seulement quelques millimètres de sa bouche je sortis un léger non audible.

Elle re-ouvrit les yeux, il était plein de peines. Je la retirai délicatement de mon visage, pris se deux main et les ramena vers elle. Elle était revenue à sa position assise. Le regard désemparait.

« Non, ce n’est pas que je n’en ai pas envi, mais non… »

Elle me regarda les larmes aux yeux, avec des larmes qui coulèrent sur son visage.

« Ne pleure pas, mais regarde toi tu es désemparé au plus au point et crois moi, si on le faisait. Tu ne voudrais surement ne plus me parler et me voir, tellement tu aurais été dégouté de toi-même, de la bêtise que tu aurais faite. En plus tu es en colère et triste. Tu as perdu un être chère, si ce n’est plusieurs, et je le comprends, moi aussi j’en ai perdu plus d’un. Mais avoir une aventure d’un soir, crois moi ce n’est pas vraiment la bonne idée. »

Elle se rabattu sur le côté mur et s’allongea scrutant le plafond. Elle réfléchissait tout en pleurant. Pourquoi étais-je si cruel avec elle-même si c’était pour son bien. Je me mis sur le côté aussi allongé., la regardant, attendant qu’elle me dise quelque chose.
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(#) Re: Acte 2: La chair et la raison  Dim 9 Sep 2012 - 13:08

Il m'avait repoussée. Moi. Il m'avait dit non. Clairement. Il ne voulait pas de moi, de mon corps. Il n'en avait surement pas envie. Au début, je cru qu'il allait céder, qu'il m'embrasserait. Mais à deux doigts de le faire, sa bouche à quelques millimètres de la mienne et nos souffles collés l'un à l'autre, il articula doucement un "non" cinglant. Mon regard fut attristée et j'étais dégoutée de sa réponse. Une fille de plus ou de moins, ça ne changeait rien pour lui ? Je voulais vraiment tout oublier dans ses bras, sentir la chaleur de son corps, la dureté de ses muscle, son souffle chaud dans mon cou, ses mains autour de mes poignets et sa fermeté si douce dans les mouvements. Je voulais que nos corps ne fassent qu'un, qu'ils se lovent l'un contre l'autre pour une nuit entière. Juste une nuit pour oublier, pour s'échapper d'ici. Mais il ne le voulait pas. Du moins, il était bloqué à cause de quelque chose.

Face à ce refus, mes larmes se mirent à couler le long de mes joues, illustrant ma colère, ma tristesse et ce refus qui me poignardait. Il attrappa mes mains et les reposa sur mes cuisses en essayant de se justifier, prétextant que je n'étais pas en état de le faire et que je lui en voudrais pour toujours. C'était faux, je ne lui en voudrais pas. La seule personne à qui je pourrais en vouloir serait moi, et encore je ne me croyais pas capable de me haïr ou de me sentir fautive de quoi que ce soit. Non, je ne m'en voudrais pas. Mais je ne pouvais pas le forcer non plus. Je restais là, devant lui, devant son refus, comme une fourmis face à une montagne.

Je me décollais de son corps, m'allongeant sur le lit, près du mur. Je fixais le plafond sans le voir. J'étais presque pathétique. Lui demander ça comme ça, de cette manière, tel un condamné à mort suppliant de le laisser en vie. C'est ce que j'étais, une condamnée à mort, d'une certaine manière, une mort émotionnelle. Oui, j'étais morte émotionnellement, une fille incapable d'aimer à nouveau correctement. Coucher était très différent et bien loin de vouloir signifier la même chose qu'aimer. Je le comparait à un tueur. Mais lequel ? Celui qui tuera ce mal et me délivrera afin de me permette d'aimer, ou celui qui m'anéantira et me brisera encore plus ? Je ne sais pas; je ne sais plus.

-Je ne suis plus moi même tu sais. J'ai comme ... la vague impression de me perdre au fil du temps. Je crois ... je ne sais pas. Tout me file entre les doigts. Même les choses la chose la plus simple, la plus animal et la plus primitive en moi ne veux plus m'écouter. Peut-être que j'aurais du m'acharner encore plus lors de notre jeux de séduction ? Un homme est faible face à une femme, et je n'ai même pas réussis à te faire capituler. Joue-t-on encore ? Le jeux est-il réellement terminé ? Ai-je perdu ?

En lui posant ces questions, je m'étais tourné vers lui, couchée en position foetale. Il était allongé à mes côtés, la tête tourné vers moi, ses yeux vert brillant grâce au clair de lune. Encore une fois, il tentais de comprendre ce que je lui disait. Pourquoi me confiais-je à lui ? Je n'en sais rien. Je semblais désespérée, presque anéantie. En parlant, j'essayais en vain de m'apaiser. Je ne sais pas ce que je cherchais. Me perdre ? C'était certains. Je n'avais ni feuille et crayon, ni musique, ni mes affaires de danse et encore moins de cigarette.

Traduction de la chanson chantée:
 

Je fis alors une chose improbable, presque incroyable. Je me mise à chanter. Une chose que j'avais tant haïs car mes parents m'avait inscrite à des cours de chant pour être tranquilles et débarrassé de leur fille. Je chantais d'une voix douce, petite, limpide. Presque comme un chuchotis, ma voix était aussi pure que celle d'une enfant. Cette chanson, malgré qu'elle soit en anglais, traduisait chacun des sentiments que je nourrissait envers ces personnes disparus. Certaines phrases représentaient mieux la réalité que d'autre, mais cette chanson semblait si appropriée au moment.

Après que la chanson fut terminée, sans savoir s'il m'avait ou non écouté, ni même s'il avait ou non compris le moindre de mes mots, je rampais vers lui, posant mes mains sur son tors brulant. Je tirait ma tête afin d'atteindre son cou. J'y déposais de doux baiser, doucement et délicatement comme une abeille butinant du pollens. J'étais vraiment têtue, je le reconnais. Je n'avais toujours pas abandonné l'idée de me perdre avec lui, de sentir ses lèvre sur ma peau et ses main autour de mon corps. Non, je le voulais plus que tout. Je remontais ma main gauche sur son épaule et dessinais de léger cercle sur son torse de la droite. Mes lèvres remontaient le long de sa mâchoire, cherchant ses lèvre dans cette sombre clarté. Seule la lumière de la lune me permettais encore d'apercevoir les traits de son corps.

Mes lèvres finirent par trouver les siennes. Ce fut alors une véritable explosion lorsque nos langue dansèrent ensemble et que ses mains daignèrent enfin ses poser sur mes hanches. Pour me serrer ou me repousser ? Je n'en savais rien. J'étais capturé dans ce moindre instant, dans ce délicat moment ou nos bouche s'assemblaient de façon magique et irréelle. Je croyais rêver, et pourtant je sentais bel et bien la pression de ses doigts dans le creux de mes reins. Nous basculâmes du côté, son corps toujours à côté du miens. Il était sur le ventre, son visage au dessus du mien, tandis que j'étais sur le dos, les mains sur ses biceps. Notre baiser avait pris fin en une fraction de seconde, et ses yeux hypnotisant continuait de me fixer d'un air interrogateur. Il semblait se demander s'il fallait ou non qu'il continu. Je me mordais la lèvre, emplie d'un désir brulant. Je le voulais, j'en avais besoin à présent. Si ses lèvre réussissaient à tant me transporter, Dieu sait où je m'envolerais avec le reste. Je le fixais d'un regard brulant. Je le désirais plus que tout au monde. Quelque chose au fond de mon estomac bouillonnait, me consumait de l'intérieur. Était-ce le début de ma perdre ?
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(#) Re: Acte 2: La chair et la raison  Lun 1 Oct 2012 - 6:06

Cette fille scrutait le plafond de ses yeux brunS au regard livide. Elle entrouvrit sa bouche aux lèvres si belle afin d’y provoquer un petit discours m’étant adressé. Elle se confiait toujours autant, parler toujours de notre « jeu » si l’on pouvait maintenant l’appelé comme ça. Jouions-nous encore ? Je n’en savais rien. Je songeais… encore. Il était vrai que cette partie était allée loin. Ensemble, on repoussait toujours les limites que chaque situation imposée, mais malheureusement pour elle les limites, avec moi, ne s’étendaient pas vers l’infini. Il vrai que j’en mourrais d’envi, mais pour elle... Elle était têtu et obstinée, dans ce domaine ont été vraiment égaux. Je savais très bien qu’elle n’abandonnerait pas de si tôt.

Je songeais toujours, mon cerveau pouvait s’apparenter maintenant à une bouilloire sur le feu. Mais une chose inattendue me fit revenir à la réalité : une note. Pas celle que l’on écrit sur un morceau de papier pour y laisser une quelconque indication, mais plutôt celle que provoque nos cordes vocales en vibrant l’une contre l’autre au contact de l’air.
En effet, elle chantait. Sa voix était mielleuse, harmonieuse, douce et limpide. Elle était même apaisante. Elle me rappelait celle de ma mère lorsqu’elle me chantait sa berceuse pour m’endormir. Sa voix ne commettait aucune dissonance, aucune fausse note. C’était un contrôle parfait. Oui sa voix était juste magnifique. Je ne parlais que peu anglais, un niveau scolaire, et j’étais sans doute idiot de croire que ces paroles étaient magnifiques. A mon avis, vu le rythme et le ton de sa voix, je pouvais déduire que celle-ci traduisait sa peine, son sentiment le plus profond enfouit dans son cœur.

Elle se tenait comme moi maintenant, me faisant face, nos regards plus ou moins attentifs. Elle termina sa dernière note et un silence digne d’un enterrement retentissait dans la salle. Mais ce silence ne dura qu’à peine une seconde, si ce n’est moins. Elle recommença, en moins de temps qu’il faut pour le dire, elle posa ma main sur mon torse. Mon rythme cardiaque recommença s’accéléra de nouveau : 80 pulsations/ minute. Son cou se tendit vers mon cou pour m’embrassait : 100 pulsations/ minute. Elle remonta vers ma bouche : 150 pulsations/ minute. Et finit par y arriver : -- ? --.

Elle était là entrain de m’embrasser passionnément. Je me perdais autant qu’elle. Depuis qu’on était dans cette chambre j’en mourais d’envi, mais je ne pouvais pas le faire. Sinon, elle gagnerait. Cependant, à chaque seconde au chaque contact du corps se faisait ressentir, je m’abandonnai au désir. Nos langues s’entremêlèrent. Ses lèvres avaient un gout de fraise des bois, un gout si naturel et pourtant si irréel. J’allais m’abandonner, mes mains se joignirent à ses hanches, près à aller plus loin. Près a faire ce qu’elle voulait et ce que je voulais.

Non ! Ce mot qui résonnait dans mon esprit fut comme une révélation. Je ne voulais pas perdre face à ce désir. Je n’étais pas l’homme qu’elle croyait. Je n’étais celui-ci. Je n’étais pas une personne quelconque qui laisserait son corps à un autre corps tourmenté. Je m’étais promis que je ne serais jamais l’un de ses garçons qui, sous prétexte d’être populaire, obtiendrai tout ce qu’il voulait avec une fille. Non !

Je me mis ma main sur sa hanche et bascula sur elle. J’étais maintenant sur le ventre sur elle, le corps légèrement relevé pour ne pas l’opprimer de tout mon poids. Elle me tenait les bras et me regardait avec ses yeux d’enfants. Ses yeux obstinés qui traduisait une simple pensée de désir. Elle me regardait encore et toujours encore…

- Tu sais que tu es une fille vraiment obstinée. Je n’ai jamais rien vu de pareil. Pourquoi ne comportes-tu ainsi ? Tu veux juste une chose et je le sais, crois moi que j’en meurs aussi d’envi que toi. Mais quand je dis non, c’est non.

Ce que je disais été vraiment paradoxale. Je le voulais, mais ne le faisait pas malgré l’occasion. Je ne souffrais pourtant pas d’un trouble génétique du langage … Je me relevais et était à présent debout près du lit. Elle, tête baissée, et assis au bord les jambes jointes. Elle pleurait. Je la pris alors dans mes bras et la souleva. Ses bras joignirent mon cou et ses jambes, ma taille. Je continuais à traverser la chambre jusqu’à arriver à la porte. Sa tête reposait sur mon cou. Elle ne bronchait plus, soit elle songeait, sois elle s’était endormie. Je ne sais pas pourquoi, mais j’optais pour la première solution.

J’étais arrivé près de la porte de la chambre. Son dos était contre celle-ci, moi la tenant toujours de la même façon. Elle releva sa tête.

- Je suis désolé, désolé de te décevoir. Maintenant je veux que tu partes de cette chambre, que tu n’y remettes jamais les pieds. Oublie-moi et s’il t’arrive un jour de me croiser, ignore-moi comme je le ferais. C’est peut-être tiré par les cheveux tous ce que je dis, mais cela à le mérite d’être clair et précis.

Je l’embrassai sur la joue. Son regard se remplit et elle me rendit mon baiser, sans même prendre le temps de réfléchir. En effet elle me le rendit, mais c’est à ce moment qu’un coup de jus venu de je ne sais où m’électrifia tout le corps jusqu’à en hérisser mes poils. J’étais comme paralysé, impossible de lâcher malgré, mon intention…
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Acte 2: La chair et la raison
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