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 [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2

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Haru Kawai
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(#) [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Dim 16 Sep 2012 - 19:58

[HRP: Étant donné qu'à cause de ma bourde j'ai un nouveau compte et que par conséquent, ne peut pas faire déverrouiller le topic que j'avais en cours, je le continue en le repostant, enfin sa suite, ici. D'où le 2 dans le titre. x) Pour ceux qui voudraient lire le début, voici le lien.]


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Finalement, cela le fit rire de se faire pincer les joues. Bien que ce n'était pas la réaction à laquelle elle s'attendait, Haru était contente de le voir ainsi. D'ailleurs, cela la fit penser qu'elle s'était sûrement trompée et que Masashi ne faisait pas la tête en fin de compte. Enfin, quand on se trompe sur ce genre de point, c'était toujours agréable. Surtout lorsqu'il s'agissait de la personne qu'on aime. Oh là là... Rien que de se le rappeler lui faisait tout drôle.

- J'y penserais, ne t'inquiètes pas ! J'espère juste ne pas avoir à intervenir sans arrêt, autant que tu restes heureuse le plus longtemps possible sans mon aide !

Les yeux de la jeune fille s'agrandirent tout d'un coup sous la surprise, à l'entente de la phrase qui venait de sortir de la bouche de son ami. Elle reprit vite ses esprit lorsque celui-ci lui tira la langue et accéléra la cadence. Essayait-il de la narguer ? Qu'importe. Elle s'élança à sa poursuite et le rattrapa rapidement, avant de s'apercevoir qu'ils étaient revenus à l'auberge.

- Je vais aller me préparer. À ce soir !

Elle le salua d'un signe de la main puis, se rendit dans sa chambre afin de prendre ses affaires de toilettes pour ensuite se diriger vers la salle de bain, où elle retrouva sa mère qui s'y trouvait déjà. Celle-ci lui demanda comment avait été sa journée, si cette idée de quartier libre lui avait été bénéfique, ce à quoi elle répondit positivement et la remercia pour cela. Arisa fut ravie et soulagée. Leur douche terminée, les deux femmes retournèrent dans leur chambre pour s'habiller. Quelques minutes plus tard, La mère de Haru vint chercher cette dernière.

- Haru, allez dépêche-toi ! J'ai repéré une boutique qui loue des yukatas à des prix vraiment abordables ! En plus, les choix qu'ils proposent sont très beaux ! Il ne faudrait pas qu'on soient les dernières à y aller, il ne resterait plus grand chose.

Ceci dit, Haru acquiesça et partit avec sa mère au lieu dit. Arrivées là-bas, elle eurent la bonne surprise de constater qu'il y avait encore beaucoup de yukatas en rayon. Arisa ne mit pas longtemps à choisir le sien contrairement à sa fille, qui hésita avant de se décider sur un blanc, avec de petites carpes rouges dessus et un obi rouge avec des sortes de petits points jaunes (voir ici).

Sur le chemin du retour, la lycéenne se vit informer que son père et Masashi étaient déjà partis pour le festival et qu'ils les attendraient à l'entrée. Haru lui demanda pourquoi et elle eut comme réponse que c'était soi-disant une tradition que les filles arrivent après pour que les autres puissent les admirer habillées de la sorte. D'accord... se dit-elle. Sur ce, elle repartirent vers l'hôtel afin de s'y changer. En plus du yukata, Haru se fit également une queue de cheval, en laissant des mèches entourer son visage. Puis, elles prirent le chemin menant au festival, en taxi puisque c'était tout de même un peu loin pour qu'elles y aillent vêtues comme elles l'étaient. Néanmoins, elles furent déposées un peu éloignées de l'entrée donc, elles finirent le chemin à pieds. Entre 5 et 10 minutes plus tard, elles aperçurent les deux hommes qui les attendaient et qui, visiblement, discutaient pendant ce temps.

- Oï !! Hiroshi ! Masashi-san ! Nous sommes là !!!

Cria Arisa toute contente aux deux interpelés. Bien entendu, Hiroshi ne tarit pas d'éloges sur sa femme et sa fille en leur disant qu'elles étaient magnifiques.
Face à eux et après avoir dit merci à son père, Haru tourna la tête vers Masashi. Elle était un peu gênée il faut dire. Depuis qu'ils étaient rentrés à l'hôtel après leur après-midi, elle avait été plus qu'impatiente d'être à ce moment. Néanmoins, cela ne l'empêchait pas de se demander de quelle façon son ami allait réagir en la voyant habillée comme ça.


- Ano... Co.. Comment tu me trouves ?

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Dernière édition par Haru Kawai le Mar 12 Fév 2013 - 18:14, édité 2 fois
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Ven 28 Sep 2012 - 21:24

[HRP : Voilà, je commence enfin de nouveau à avoir plein de temps à moi vu que l'intégration est finie. Je vais donc -enfin- pouvoir à priori reprendre un rythme de postage normal. Je sais je sais, tu m'en veux. x_x]
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Masashi avait beau dire qu'il était allé se préparer, il n'en était en fait rien. Il n'avait pas eu l'intention de mentir en fait, mais il n'avait pas résisté à l'appel irrésistible d'un rocher qui offrait une vue agréable sur la ville en contrebas, et qui lui avait susurré "Viens t'assoir un peu après cette longue marche!". Vile créature du diable que ce rocher représentait et vil humain tenté qu'il était il alla s'y assoir et contempla la ville quelques courtes minutes, ne pensant à rien de très particulier, faisant comme certains le dirait un point dans sa vie, savoir où il en était et tout ce qui l'avait mené jusque ici.

C'était assez fou comme quoi un moment d'inattention en se baladant dans la rue l'avait emmené si loin de chez lui. C'était sûrement la seule fois qu'être étourdi lui avait apporté autre chose que des soucis.

Toutefois le vil rocher diabolique ne saurait retenir la farouche détermination de Masashi d'aller se préparer. C'est pourquoi il ne put le retenir plus longtemps, et le jeune homme alla en direction de sa chambre. En chemin, il aperçu un chat, assis, qui le regardait. Cette vile créature du diable semblait le défier, et c'est pour ça que le jeune homme entama un duel de regard, fixant dans les yeux le chat faisant de même, immobile.

Il ne la laisserait pas gagner, certainement pas. Il ne se ferait pas avoir par un chat provocateur! C'est comme ceci qu'il perdit dix minutes de plus, mais sortit victorieux de ce combat épique confrontant la force de deux volontés de vaincre. Pour peu que le chat savait ce qu'était vraiment un duel de regards...

Mais il ne saurait pardonner à ce vicieux animal si effronté. C'est pourquoi il se mit à s'approcher doucement du chat qui s'était relevé, et qui ne semblait plus vraiment s'intéresser à lui. Continuant son approche discrète digne du plus grand des ninjas, il arriva à la hauteur du chat et tenta une habile attaque caresse. Qui fut un échec, le chat le remarqua et esquiva en courant sur une très courte distance, quelques pas tout au plus.

N'abandonnant pas pour si peu, il tenta une nouvelle approche, dont l'échec fut partiel, mais plus gênant... Arrivant à caresser brièvement le pelage du félidé, ce dernier décida de contre-attaquer avec amour, lui griffant le bras droit avant de s'enfuir à toute vitesse.

Le jeune homme ne put s'empêcher de laisser échapper un cri tout autant de surprise que de douleur suite à ce coup de griffe ayant désormais laissé une cicatrice qui plus jamais ne disparaîtra dans les cinq prochains jours. Il avait été certes blessé au corps, mais son âme n'en était que plus forte, déterminée à un jour arriver à caresser de la sorte l'une de ces créatures si agressives.

Mais il avait bien conscience de s'égarer en perdant autant de temps, tout celui qui est derrière son écran et qui divague complètement.

C'est pourquoi le jeune homme retourna vers sa chambre, dans laquelle l'attendait sûrement l'épreuve la plus hardie qu'il a traversé de sa vie : son duvet. En effet, il se serait bien accordé une petite sieste, mais il savait pertinemment qu'il ne serait pas réveillé à temps. C'est donc avec difficulté qu'il se détourna de l'idée de faire une sieste, rassembla quelques affaires, et alla prendre une douche.

Douche décidément assez capricieuse, puisqu'il eut du mal à en trouver la température idéale. Ce fut donc après une longue bataille avec le mitigeur qu'il abandonna et opta pour une douche tiède, un peu trop froide à son goût. Quand ça veut pas, ça veut pas.

C'est donc après cette douche qui eut au moins le mérite de le réveiller un peu et de lui avoir fait retrouvé des forces qu'il alla chercher dans sa valise de quoi s'habiller pour le festival. Oui, il avait emmené son Yukata, bleu foncé, orné de motifs d'un bleu un peu plus clair, restant tout de fois dans des tons assez foncés.

Il le posa sur une table, dont il avait contrôlé la propreté avant. Et maintenant... Et bien il avait le temps, et n'avait aucune idée de quoi faire. C'est pourquoi il succomba à la sieste. Une nouvelle défaite. Il s’endormit.



Il ouvrit légèrement un œil, se réveillant d'une petite sieste bien agréable. Puis il se rappela où il devait être, et quand. Il se releva en sursaut, s’emmêlant dans les draps, se débattant pour s'extraire de l'étreinte meurtrière du lit qui venait de le piéger dans son vil piège maléfique ! En dix petites secondes il réussi à s'extraire du piège, pour constater qu'il était bien... Pile à l'heure!

Miraculeux miracle, il soupira de soulagement face au fait qu'il n'était pas en retard, pour une fois. Il finit donc de s'habiller avant de sortir de l'auberge, sans qu'il n'ait la moindre idée d'où il devait aller, et où il devait retrouver le reste de la famille Kawai. Une nouvelle épreuve lui faisait donc face, et c'est guidé par la blessure laissé par le félin sur son bras qu'il partit vers la sortie de l'auberge. A peine passé la porte il rencontra le père à Haru, qui l'attendait, ne semblant pas impatient, preuve que le jeune homme n'était pas en retard et qu'il venait sûrement lui aussi d'arriver.

Il lui dit que ce n'était pas la peine d'attendre les dames, elles devraient arriver après eux. Il lui en expliqua la raison et il ne pouvait qu'être d'accord, autant réserver la surprise pour un peu plus tard. Il ne pouvait qu'imaginer quel yukata elle aurait choisi, et surtout à quoi elle aurait bien pu avoir l'air. Les couleurs se succédaient sans qu'aucune ne lui convienne vraiment dans son imagination. Il verrait sur place, la réalité étant des fois beaucoup plus belle que ce à quoi on pourrait s'imaginer.

En chemin, il discuta et plaisanta un peu avec la père à Haru, même si finalement il n'avaient pas dit grand chose de particulier ou de notable.

Le festival approcha, ils en apercevaient déjà les lumières. Arrivant près de l'entrée, appâté par les bonnes odeurs qui se dégageaient des stands, Masashi se mit comme souvent à avoir très faim. Il n'était pas très tôt et il n'avait pas mangé du tout, son estomac endormi ne lui avait pas signalé qu'il avait besoin de ses sustenter. Et désormais, il allait devoir chercher pitance, son ventre criant famine.

Il en fit part au père de Haru qui le laissa aller acheter de quoi manger tandis qu'il restait à l'entrée au cas où elles arrivaient. Il se sentait coupable d'y rentrer avant les autres et de découvrir une part ô combien plus illuminée et belle que ce qu'il avait vu cette après-midi.

Il s'arrêta donc au premier stand et acheta de quoi tenir une ou deux heures, un apéritif, en quelque sorte. Puis il retourna à la porte toute proche, mangeant en chemin, ne voulant pas découvrir tout cela avant eux, se sentant déjà coupable de l'effraction qu'il venait de commettre.

Il revint donc devant l'entrée, finit de manger ce qu'il venait d'acheter. Il réengagea ensuite la discussion avec le père à Haru, afin de patienter. On dit souvent que les dame doivent savoir se faire attendre, elles y arrivaient parfaitement bien que leur discussion n'était pas ennuyeuse, bien au contraire.

Après quelques temps, ce fut la voix d'Arisa qui les interrompit. Elle avait l'air enthousiaste, comme Masashi aurait pu s'y attendre. Mais ce n'était pas réellement ce qu'il l'intéressait. Le premier à recevoir la visite de ces dames fut l'aîné, tout à fait logique d'ailleurs. Tant mieux, car il ne savait pas vraiment quoi dire. Comme il l'avait pensé, cela avait bien dépassé tout ce que son imagination avait été capable de penser, et bien sûr la réalité avait été pour une fois plus belle.

Enfin bon, son tour ne tarda pas, et la question qu'on lui posait avait une réponse totalement évidente, et pourtant y répondre était sûrement la chose la plus compliquée qu'il aurait à faire aujourd'hui. Vu qu'il avait eu le temps de s'y habituer, il se contenta de sourire, presque comme s'il était amusé. Il n'avait du moins pas du tout l'air de se moquer, il avait plus une expression signifiant que la réponse était sûrement évidente. Que la question était idiote, sauf qu'elle n'était idiote que pour lui même parce-qu'il savait ce qu'il pensait.

Il arriva tout de même à bien s'en tirer après un petit silence employé à la réflexion.

" Je ne vais pas y répondre, mais en tout cas, ça te va très bien ! "

Il n'oublia pas de complimenter -d'une façon bien entendu différente- Arisa, qui le méritait aussi, bien qu'il trouvait que le Yukata de sa fille lui allait mieux (il garda cette dernière pensée pour lui, bien entendu...). En même temps, l'inverse lui aurait fait très peur. Il finit donc par conclure le commencement de ce festival par les mots suivants : " Puisque l'on est tous là et prêts, allons-y? "
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Dim 30 Sep 2012 - 4:13

Tout le long du chemin, Haru s'était demandé quelle serait la réaction de Masashi lorsqu'il la verrait vêtue ainsi, en yukata. Elle espérait avoir fait le bon choix en louant celui-ci. Bien entendu, il y en avaient eu d'autres qui lui avait plu mais c'est vrai qu'elle avait plus tiqué sur celui-ci. Et à présent qu'elle se trouvait debout devant lui, elle appréhendait les mots qui allaient sortir de sa bouche. Allait-il aimer ? Allait-il au contraire lui donner une réponse plus modeste du style "oui c'est pas mal" ? Son père lui avait fait des compliments, mais c'était son père et donc, c'était quelque chose de tout à fait naturel pour lui d'agir ainsi. Mais lui, lui qu'en pensait-il ? Aaah ! Pourquoi se torturer l'esprit de la sorte ? Sur le coup, elle se senti idiote.

En reposant son regard sur le garçon en face d'elle, elle le vit sourire... d'amusement ? Hein ? Il était amusé ? Pourquoi donc ? Avait-elle l'air si ridicule que ça ? Si c'était le cas, il aurait pu au moins avoir la délicatesse d'exprimer sa pensée autrement. Elle se sentit confuse jusqu'à ce qu'elle décèle autre chose sur son visage qui la fit comprendre qu'elle se trompait complètement. À tous les coups, ce n'était pas elle qu'il trouvait ridicule mais la question qu'elle avait posée. Masashi confirma cette hypothèse en lui disant que le yukata lui allait très bien. Bon alors, tu vois Haru ? Pas la peine de s'en faire pour un truc comme ça et profite de ta soirée !


- Puisque l'on est tous là et prêts, allons-y ?

Sur ces paroles, tous les quatre entrèrent dans le festival, déambulèrent de stands en stands en essayant de choisir lequel inaugurer. Malheureusement, dans la foule, Masashi et Haru furent vite séparés des parents de cette dernière. Bon, qu'à cela ne tienne. Ils avaient leur portable, elle avait le sien donc, pas de problème. Et puis, ce n'était pas comme si elle était seule. Enfin..., façon de parler. On pouvait dire qu'elle était seule avec lui.

Seule avec lui... Attends.. N'était-ce pas là une superbe opportunité ? Oh là... À quoi pensait-elle tout d'un coup ? Il s'étaient passées assez de choses le matin pour en rajouter d'autres à la fin de la journée. Remarque, avec cette constatation, elle se dit qu'elle ne voyait pas le problème à ce qu'il y ait une ou deux choses en plus. Après tout, ils étaient dans un festival et c'est dans ce genre d'événement que l'on arrive à se détendre et à laisser parler le vrai soi.

En tournant la tête, elle vit un stand de maïs grillés. Oh, tiens, pourquoi pas ? Elle proposa à Masashi s'il en voulait puis ils s'y rendirent. Ils savourèrent leur met tout en discutant de chose et d'autre, le tout accompagné de sourires. Que c'était agréable de parler ainsi, surtout que cela faisait un petit moment que cela n'était pas arrivé. Leur repas fini, ils s'arrêtèrent ensuite à un stand de tir. Honneur aux dames, Haru se lança la première. Elle avait repéré un gros dango en peluche et voulait absolument l'avoir. Le fusil en main, elle se concentra à fond sur le bout de carton où était placé le chiffre correspondant à l'article convoité. Elle prit son temps car si elle se précipitait, elle risquait de le rater. Bien qu'en se concentrant elle pouvait tout aussi bien manqué sa cible, les probabilités étaient plus faibles. Le moment venu, elle tira ! Elle espérait toucher la cible cependant, la balle partit à côté et le bout de carton resta en place.


- Oh non ! Zut ! J'ai tiré à côté !

Elle rendit le fusil au teneur du stand en affichant un air de déception. Elle était vraiment déçue de ne pas avoir réussi à obtenir cette peluche. Ce dango était si mignon ! Peut-être devrait-elle retenter sa chance ?

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Jeu 11 Oct 2012 - 20:18

Le festival commençait à gagner en activité au fur et à mesure que de plus en plus de gens venaient participer à la fête. Sachant qu'ils étaient de simples touristes ils ne risquaient pas de connaître quelqu'un, alors que les gens du coin se croisaient et se saluaient, regardant leurs voisins et amis dans des tenues dans lesquelles ils ne les voyaient que rarement.

Alors qu'il discutait d'un peu de tout et de rien avec Haru, ne pensant déjà plus aux derniers évènements, cette dernière fut attirée par du maïs grillé. Et puis vu qu'elle allait en prendre, il ne put résister à la tentation. C'est en grignotant l'épi qu'il continua son chemin avec elle.

Bon, ils avaient perdus de vue se parents mais ce n'était pas bien grave. Chacun avait sûrement de quoi joindre l'autre groupe et ils se retrouveraient bien assez vite dans le festival, ou au pire des cas à l'hôtel. En attendant, mieux valait penser à s'amuser.

Soudain, la jeune femme s'élança vers un stand de tir afin de remporter un dango en peluche. Masashi l'observa se concentrer pour ne pas louper son tir, se trouvant un mètre derrière elle. Il avait une opinion assez négative de ce genre de stand. A en juger par la taille des cartons et la distance de tir, le marchand n'avait pas de quoi être "rentable", car même si les peluches ne coutaient pas extrêmement cher, si le commun des mortels avait des chances de toucher la cible, il allait perdre de l'argent.

Le jeune homme, bien que peu cultivé en terme d'armes à feu, pu remarquer que les armes ne semblaient pas de qualité trop horrible. Entendez par cela que ces armes étaient censées tirer à peu près droit. Bien qu'il y avait toujours une marge d'erreur. Le truc était donc autre part, et ce qui avait été changé devenait évident.

Vu qu'il se trouvait derrière Haru, cela confirma son hypothèse. Le tir partit sur la gauche. Visiblement déçue, la jeune fille reposa son arme, et Masashi décida de tenter sa chance à son tour. Il se saisi de l'arme, qui était par chance exactement la même. Pour le moment il décida d'ignorer le viseur et de regarder le canon. Il vit déjà qu'il tenait instinctivement l'arme sur la gauche, en tant que droitier. Il réajusta donc son arme de façon à ce que le canon soit bien droit devant lui. Il regarda ensuite dans le viseur... Qui pointait totalement à droite de la cible.

Une preuve de plus, qui rendait les choses un peu plus évidentes. Le viseur avait été un peu bidouillé et pas n'importe comment. La majorité des personnes étant droitières, instinctivement elles allaient mal tenir leur arme et tirer un peu plus vers la gauche, ajouté à cela que le viseur était déréglé pour amplifier le décalage vers la gauche. Il lui suffisait de tirer à droite de la cible donc.

Se fier au viseur étant trop dur, il décida de regarder uniquement l'alignement du canon, et de se fier au viseur pour la hauteur du tir, puisque le réticule semblait tout de même bien réglé du point de vue vertical. Après avoir bien pris son temps et fait s'impatienter les gens derrière lui qui voulaient essayer aussi, il appuya délicatement sur la gâchette en se forçant à rester bien immobile.

Le carton fut touché et tomba, preuve que le tir avait fait mouche. C'était gagné.

Le vendeur le félicita et il put repartir avec le dango en peluche. Il était à peine à nouveau dans une zone plus dégagée, avec moins de monde, qu'il tendit la peluche à Haru.
" Tiens, il est pour toi !"

En même temps, elle avait l'air vraiment déçue après l'avoir manqué. Puis cela ne lui servirait à rien, alors il avait décidé de la gagner, ou du moins d'essayer, pour lui faire plaisir. Puis sans sa tentative précédente il n'aurait sûrement pas réussi à toucher la cible non plus. Il décida tout de même de rester bien silencieux sur la petite arnaque du marchand, qui était après tout normale, puisqu'il devait bien gagner un peu d'argent. Surtout que Masashi était l'un des rares à réussir le tir. Et l'important était qu'il avait gagné, de toute façon.

Après lui avoir confié le dango, ils continuèrent leur petite balade à travers le festival qui était complètement métamorphosé par rapport à ce qu'ils avaient vu cette après-midi. Masashi regarda sa montre, et vit que les feux d'artifices allaient commencer dans quelques minutes, selon le programme. Enfin il allait sûrement y avoir un peu de retard, mais ils feraient mieux de trouver un bon coin afin d'en profiter un maximum.


" Il y a bientôt le feu d'artifice qui commence. On devrait peut-être trouver un endroit bien placé pour mieux profiter du spectacle ?"
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Ven 12 Oct 2012 - 1:03

Flûte ! Haru s'en voulait un tantinet d'avoir loupé son tir. Elle aurait tellement aimé pouvoir tenir cette peluche toute mignonne dans ses bras et la ramener avec elle dans sa chambre. Il est vrai que ça ne ressemblait qu'à une grosse boule avec des yeux en traits mais bon... Elle n'en pouvait rien si elle adorait ça. Pouvoir fourrer son nez dedans et la serrer bien fort dans ses bras... Ok, on s'éloigne un peu. Revenons-en au festival et à ce stand où elle et Masashi se tenaient toujours devant.

Regardant encore le dango avec envie, elle se dit qu'elle ne pouvait pas lâcher l'affaire de cette façon. D'un autre côté, elle se dit que cela ne serait pas vraiment une bonne idée de dépenser une grande partie de son argent, ou plutôt de ce qui lui restait, dans ce genre de chose. Que faire ?... Bon, allez, une seule autre fois seulement. Si elle loupait encore une fois, tant pis. Elle aurait essayé. S'avançant pour reprendre le fusil en main, payer et ensuite retenter sa chance, elle fut devancer par son ami qui fut plus rapide qu'elle dans cette démarche. En effet, c'est lui qui prit possession de l'arme, qui paya un essai, et visiblement sembla réfléchir tout en visant le bout de carton situé devant l'objet désiré. Néanmoins, pour une raison qui lui échappa, il mit du temps à l'ouvrage si bien qu'un petit groupe s'était formé autour d'eux, principalement des gens attendant leur tour mais également ceux qui se demandaient ce qu'il pouvait bien se passer pour qu'il y ait un tel attroupement. Certains même encourageaient le jeune homme, en ayant remarqué le lot qu'il visait et se tournaient vers la jeune fille en lui disant : "T'inquiètes pas, ton petit-ami va l'avoir ta peluche !Wink". Sur le coup, elle avait légèrement rougi et démentit quant à cette affirmation. Elle avait ensuite reposé son regard sur Masashi qui, doucement, avait commencé à appuyer sur la détente. Puis, une détonation. La balle était partie et... toucha le bout en carton qui tomba par terre ! Tout le monde applaudi, tout comme Haru qui était contente de cette réussite.

Après ce tir réussi, le vendeur le félicita et lui donna le prix qu'il avait gagné. Puis, lui et Haru se frayèrent un chemin dans la foule pour finalement arriver, un peu plus loin, à un endroit où il y avait moins de monde. C'est d'ailleurs là que le jeune homme lui tendit le dango.


- Tiens, il est pour toi !

Lentement, car très contente, elle prit le dango dans ses mains et le regarda quelques secondes. Elle fit ensuite un grand sourire à Masashi suivi d'un "Arigatô !" des plus joyeux.

Ce moment passé, ils continuèrent leur balade à travers les stands du festival. Avec le nombre de gens qui s'était accru pendant un moment, cela semblait si joyeux et si vivant. En levant la tête, Haru pensa à Natsumi, qui devait certainement la regarder de là-haut. Elle sourit, pensait que sa meilleure amie devait être soulagée et heureuse de la voir ainsi. Par l'esprit, elle lui promit de continuer dans cette voie-là. Puis, elle baissa la tête vers ce joli petit dango que ses bras tenaient. Elle ferma les yeux, toujours avec le sourire, et fourra son nez dedans. Cette soirée était vraiment magnifique. Contrairement à la veille, celle-ci ne serait pas mauvaise. Enfin, tout portait à le croire. Pour elle en tout cas.


- Il y a bientôt le feu d'artifice qui commence. On devrait peut-être trouver un endroit bien placé pour mieux profiter du spectacle ?

Ah ! Oui, c'est vrai. La jeune fille acquiesça et le suivit à la recherche d'un bon endroit d'où ils pourraient voir le feu d'artifice sans être gênés par qui ou quoi que ce soit. Au bout d'un laps de temps très court, ils remarquèrent un endroit un peu haut perché avec une barrière. Il y avait même un banc. Haru pointa cet endroit du doigt en affirmant que là-bas au moins, ils seraient tranquilles pour profiter pleinement du spectacle. D'accord avec elle, Masashi la suivit à l'emplacement désigné, pour ensuite attendre le début du spectacle.

Ils s'étaient assis sur le banc tous les deux et s'étaient arrêtés de parler depuis une ou deux minutes. Le dango sur les genoux, Haru zieutait parfois vers son voisin. Bizarrement, elle ne rougit pas cette fois-ci. Pourtant, la situation laissait penser le contraire après tout, ils étaient tous les deux seuls. Malgré une excellente soirée, Haru, à cet instant, ne put s'empêcher de repenser à ce qui s'était passé le matin même, à ce petit épisode dans la chambre où elle lui avait, on va dire, indirectement révélé ses sentiments. Et elle ne savait pas pourquoi mais, elle était certaine qu'il avait compris, ou alors qu'il avait des doutes. C'est le fait qu'il n'en aurait pas qui lui aurait semblé étrange.


*Dit indirectement...*

Aussi surprenant que cela puisse paraître, une idée folle lui traversa l'esprit. En tournant la tête vers Masashi, elle se dit : "Pourquoi ne pas l'exécuter dès maintenant ?" Après tout, même si cela ne tournait pas comme elle le voudrait, rien, même pas ça, ne pourrait gâcher ce festival.

Tout à coup, du bruit se fit entendre. C'étaient les premiers feux qui explosaient dans le ciel, devant eux. Ils se levèrent et se rapprochèrent de la rambarde. Que c'était beau... Sans détourner son regard du spectacle, Haru dit à son ami :


- Tu sais, Masashi-kun, c'est peut-être pas grand chose, mais je te remercie pour cette soirée. Ça m'a réellement fait du bien. Là, maintenant, je me sens heureuse.

Vu qu'elle ne voyait pas son visage, elle ne savait pas de quelle façon il avait réagi à cette phrase. Cependant, elle n'avait pas fini. Bien que cela la surprenne qu'elle veuille... non, qu'elle se sente la force de faire un truc pareil, elle souhaitait réaliser son idée.

- Est-ce que tu te souviens de tout à l'heure ? Lorsque tu m'as dit que tu espérais que je reste heureuse le plus longtemps possible sans ton aide... En y réfléchissant bien, j'en viens à la conclusion que... une telle... chose... Une telle chose n'est pas possible.

Déjà que le matin, au réveil, elle lui avait fait un petit discours explicatif sur le "fameux incident sans importance", là, Masashi devait se demander ce qu'il se passait à présent. Mais contrairement au matin, Haru n'était pas aussi tendue. Peut-être parce qu'elle se doutait qu'il savait déjà ce qu'elle ressentait.

- Sais-tu pourquoi ?

Bien sûr, il lui fit signe que non. Bien sûr que non.

- Et bien, c'est parce que moi je...

Bien qu'assez détendue au début, elle eut un peu de mal à finir sa phrase. Le rougissement repris place sur ses joues.

- C'est parce que moi, j'ai besoin de toi pour être heureuse.

Et vlan ! C'était dit ! Une grande rosasse rouge éclata dans le ciel en même temps. Seulement, Haru n'avait pas totalement fini. Sûrement trop pris au dépourvu pour répondre, son interlocuteur n'émit pas un seul mot. Elle en profita pour lui faire face, les joues toujours roses, avec de la détermination dans les yeux. Et comme par hasard, pleins de feux explosèrent dans le ciel juste après qu'elle lui ait dit ces mots, qu'elle avait eu du mal à faire sortir de sa bouche durant tout ce temps et qui expliquaient son comportement de ces derniers jours :

- ... Je t'aime, Masashi-kun.

Dit devant témoin qu'était le dango.

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Mar 30 Oct 2012 - 2:31

La soirée était relaxante, du genre à faire oublier toutes les péripéties passées. C'était juste un moment simple, en dehors du quotidien, différent et unique. Un moment où, plus simplement, on vivait sa vie à fond, ou presque.

Ce fut Haru qui repéra la première un endroit qui conviendrait parfaitement. Un peu à l'écart, ils n'auraient pas ainsi à lever la tête excessivement haut pour contempler le spectacle. Contrairement à ceux qui campaient juste à côté de la zone de lancement et qui allait se tordre le cou pour profiter des feux d'artifice.

Un autre point positif était qu'ils étaient au calme. Pas grand monde aux alentours. Un endroit parfait, en bref. Il acquiesça bien évidemment, conscient que les chances pour qu'ils trouvent un endroit meilleur que celui ci étaient bien minces. Il entreprit l'escalade pas périlleuse du tout du petit flanc de colline, pour arriver avec elle jusqu'au banc.

Un peu en hauteur dans cet endroit sombre, il contemplait les chemins éclairés du festival, séparé par les stands, dont le toit était forcément plus sombre. Les gens affluaient toujours, certains voulant peut-être profiter de la baisse de fréquentation due au feu d'artifice, d'autres ne connaissant sûrement même pas l'heure qu'il était.

Il se perdit dans la contemplation de cela durant un instant qui lui sembla assez court, et pourtant il eut l'impression d'avoir ensuite émergé d'un rêve, ne pouvant déterminé le temps qui s'était écoulé. Dix secondes? Dix minutes? Impossible de le savoir exactement...

Ce dont il était sur, c'était que le feu d'artifice n'avait pas commencé, et Haru n'avait pas bougé. Sinon ça l'aurait assurément tiré de sa rêverie. Il décida néanmoins de rester un peu silencieux pendant le bout de temps qui suivait, jusqu'à entendre une première explosion. Il leva un peu la tête pour regarder la gerbe de feu illuminer le ciel nocturne, étendant ses branches de couleur rougeâtres, pour ensuite laisser place à sa cousine de couleur bleue. Et c'est ainsi que le spectacle commença.

Ils s'avancèrent jusqu'à la rambarde, lui aussi trouvant qu'ils profiteraient mieux du spectacle debout. Il tourna la tête vers elle alors qu'elle se mit à parler, mais voyant qu'elle gardait ses yeux rivés sur le spectacle, il décida très rapidement de faire de même, ses oreilles lui étant entièrement dédiées tandis que ses yeux restaient rivés sur les gerbes de feu qui apparaissaient dans le ciel.

Une fois qu'elle eut fini, il esquissa un sourire, gardant son regard rivé droit devant lui. Après tout, il s'était souvent fixé comme objectif de la tirer de sa torpeur, et l'entendre dire que c'était chose faite de cette façon -qui semblait sincère et forte- était assez agréable.

Il cherchait déjà un truc à répondre qui ne serait pas trop stupide mais elle continua son discours...


- Est-ce que tu te souviens de tout à l'heure ? Lorsque tu m'as dit que tu espérais que je reste heureuse le plus longtemps possible sans ton aide... En y réfléchissant bien, j'en viens à la conclusion que... une telle... chose... Une telle chose n'est pas possible.

... qui était devenu plus inquiétant. Après tout, si elle ne le pouvait pas sans lui, est-ce-qu'elle pourrait vivre 'normalement'? Il ne comprenait pas tellement.

- Sais-tu pourquoi ?

Non, il ne savait pas justement. Elle semblait renier toute possibilité de vivre dans le bonheur en permanence. Du moins c'était ce qu'il avait compris. C'était ce qu'il avait compris jusqu'à ce que sa phrase précédente résonne à nouveau dans sa tête. Trois petits mots passés inaperçus firent se produire un petit déclic dans son cerveau, qui s'était mis à tourner à cent à l'heure. ' Sans ton aide'... Ça impliquait...

Il compris une milliseconde avant qu'elle ne l'annonce à voix haute. Juste après qu'elle ait peiné une première fois sur sa phrase, juste avant qu'elle ne la dise en entier.

- C'est parce que moi, j'ai besoin de toi pour être heureuse.

Il ne put s'empêcher de se mettre à rougir lui aussi, légèrement. Une ultime pièce vint s'ajouter au puzzle, ce dont il s'était mis à douter était sur le point de ne plus être un doute du tout. Ça avait eu pour l'effet de ramener au premier toute la réflexion sur son cas à lui, ce qu'il pensait vraiment. Là encore, il ne put s'y consacré longuement. Il avait tourné la tête vers elle lors de sa dernière phrase. Elle se tourna vers lui, la lumière des feux d'artifice reflétant jusqu'à l'éclat déterminé de son regard alors que ses dernières paroles brisèrent avec une facilité effrayante toutes ses capacités de réflexion. Il avait beau s'y attendre, l'entendre de vive voix restait un choc.

Ces quelques mots qui firent disparaître le peu de doute qu'il pouvait rester avaient eus le mérite de le troubler, et pas qu'un peu. il s'était tourné vers elle, en partie pétrifié, ne sachant quoi répondre.

- Je... Tu...

Incapable de dire autre chose que des baffouillements pendant quelques secondes qui semblaient être une éternité tellement il ne savait comment réagir. Comment devait-il répondre à cela? Il n'avait même démêlé ses sentiments, ils étaient encore flous, comment pouvait-il réaliser une mise au point en si peu de temps? Elle attendait une réponse, ou un geste, n'importe quoi, et lui il restait planté là comme un légume ébété -bien qu'il n'en avait bien heureusement pas l'expression-.

Il était tellement emmêlé qu'il en vint même à penser que les feux d'artifices étaient jolis alors que c'était totalement hors contexte. Pourtant, ce qui semblait une éternité pour lui n'était en réalité que quelques secondes. Une bénédiction. Il se maudit intérieurement en remarquant qu'il déviait totalement de ce à quoi il devait réfléchir, n'y arrivant même pas.

Et pendant ce temps, tel un idiot, il bredouillait. Reporter sa réponse à plus tard était presque comme un refus et il ne retrouverait jamais les caractéristiques si spéciales de ce moment. Lui dire non aurait été tuer une partie de lui même, qui était très attaché à Haru, et également la décevoir profondément. Lui dire oui restait risqué car il était incertain de ce qu'il ressentait vraiment.

Alors il resta dans la même optique depuis presque le tout début. Ca pouvait ressembler à un oui, et c'en était peut-être même un, mais telle fut sa réponse :

- Je... Je veux que tu sois heureuse. répondit-il simplement.

Ils étaient proches l'un de l'autre. Et ce qu'il devait avouer c'est qu'elle était plus belle encore que d'habitude dans ce Yukata. Il avait de suite aimé son caractère, s'était attaché à elle, ils s'entendaient bien, étaient devenus un peu complices.

Et le brouillard se dissipa. Sans savoir si c'était sur l'ivresse du moment ou non. Des feux d'artifices ne subsistait que la lumière, teintant brièvement chaque moment de milles couleurs. Dans ses tempes résonnait un battement sourd et rapide. Fort. Il fit un pas en avant, se retrouvant juste devant elle, la regardant droit dans les yeux. Certes, c'était un peu gênant, mais il allait devoir faire avec.


- Je suis beaucoup moins doué que toi pour ce genre de chose, je crois... Mais il faut bien que ma réponse soit claire, ce serait cruel, sinon. ...
Ça aura mis du temps mais j'ai réalisé que je tenais à toi, et j'ai réalisé pourquoi je voulais te voir heureuse, alors que je ne savais même pas réellement pourquoi. ...
Pourtant il y a une explication et elle est assez simple : Moi aussi.


Il laissa un petit temps de silence, puis il finit par conclure, rouge comme jamais, même si ses paroles avaient été plus assurés que celles de Haru :
- Je t'aime.

Il était déjà proche d'elle, son coeur battant la chamade, conscient que ce qu'il venait de dire à l'instant scellait une sorte de pacte dont il ne regrettait rien, bien au contraire. A ce moment, il aurait sûrement dû faire le petit reste de chemin restant, conscient des sentiments d'Haru et ayant explicité les siens. Pourtant, il resta comme cela, attendant sa réaction. Ils étaient à moins d'une vingtaine de centimètres l'un de l'autre.

Et finalement, cette soirée n'était pas si simple, relaxante, mais était belle et bien différente, et comme aucune autre dans une vie.
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Mer 31 Oct 2012 - 4:38

Voilà. Elle l'avait dit. Sur le coup, cela lui fit du bien car elle avait enfin réussi à prononcer ces mots, destinés à la personne qui lui faisait face en ce moment. Les joues toujours rouges, elle remarqua que Masashi semblait complètement décontenancé par ce qu'elle venait de lui révéler. Pour preuve, son regard perdu et ses bégaiements qu'il ne cessait de lâcher. Si elle s'était écoutée, Haru aurait fait volte face afin de ne pas lui montrer la gêne dans laquelle elle se retrouvait à présent. Elle était gênée mais en même temps, elle avait peur. Elle était totalement effrayée. D'accord, elle s'était dit que quoiqu'il arrive, qu'importe ce qu'il lui répondrait, elle l'accepterait et que cela ne viendrait pas mettre une grosse tâche noire sur cette soirée. Ça, elle se l'était dit. Cependant, rien n'y faisait, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir peur.

Le garçon devant elle, quant à lui semblait, apparemment, avoir perdu l'usage de la parole car, à part des mots incompréhensibles et inaudibles, il n'avait rien répondu. En même temps, elle le comprenait parfaitement. Si les rôles avaient été inversés, la jeune fille aurait très certainement réagi de la même manière. Elle serait restée sans voix, complètement muette. Ses pieds se seraient enracinés dans le sol si bien qu'elle n'aurait pu aller autre part. Son corps serait devenu telle une statue et seulement son esprit aurait travaillé jusqu'à ce qu'elle sache quels mots elle devait utiliser. Quels "bons" mots.

En regardant Masashi, elle se dit que c'est ce qu'il devait vivre à l'instant. Les lumières des feux d'artifices l'aidant, elle pu discerner du rouge sur ses joues. Réaction quoi de plus naturelle après avoir entendu une déclaration qui lui était destinée.

Le voir cogiter ainsi, à chercher quoi dire, quoi répondre à ça, quelles paroles choisir pour ne pas la blesser – car elle savait qu'il était comme ça – .., elle se l'avouait, elle s'en voulait un petit peu. Déjà qu'il s'était fatigué à essayer de deviner ce qu'il s'était passé la veille au matin, il devait maintenant trouver ce qu'il allait lui répo... Une minute... S'il réfléchissait à ça, cela ne voulait-il pas dire que, contrairement à elle, lui ne savait pas ce qu'il ressentait ? En regardant du bon côté de la chose, Haru pensa que c'était plutôt bon signe parce que, s'il ne l'aimait pas, il l'aurait sûrement dit sans attendre trop longtemps... Ou peut-être que non... car en réalité, il retournait son esprit dans tous les sens pour le lui dire sans trop lui faire mal, étant donné qu'ils étaient amis. Ils ne l'auraient pas été que là, il l'aurait sûrement fait, lui aurait dit que ce n'était pas réciproque mais là, puisque c'était le cas, il cherchait sans doute à le lui dire le plus gentillement possible.

En fait, il n'y avait pas que lui qui se retournait la cervelle. Elle également. Vivement qu'il y ait un dénouement, se dit-elle, parce que là, elle n'en pouvait plus.

Et puis, enfin, après une attente qui avait semblée être une éternité, Masashi lui répondit :


- Je... Je veux que tu sois heureuse.

Ce fut à son tour de perdre sa langue. Tout ce qu'elle réussit à lui montrer en guise de réponse fut un regard surpris mais néanmoins touché et reconnaissant.

Le problème c'est que, malgré cela, elle n'était pas plus avancée. Était-ce un "oui" déguisé, utilisé en rapport avec la dernière phrase qu'elle avait dite, ou alors disait-il cela pour tenter d'atténuer le "désolé, pas moi" qui allait suivre ? Croyant depuis le début que la deuxième option était celle dont elle aurait droit – sûrement parce que lui n'avait pratiquement jamais montré de signe apparent montrant le contraire –, elle baissa légèrement la tête afin qu'il ne puisse pas voir ses yeux briller sous l'effet de la montée de larmes qu'elle commençait à sentir.

Soudain, elle entendit un pas. Puis, elle vit des pieds dans son champ de vision. Elle comprit alors que Masashi s'était rapproché d'elle. Qu'il s'était carrément rapproché étant donné que moins de trente centimètres les séparaient. Haru releva lentement la tête et se retrouva les yeux dans les yeux avec lui.


- Je suis beaucoup moins doué que toi pour ce genre de chose, je crois... Mais il faut bien que ma réponse soit claire, ce serait cruel, sinon. ...
Ça aura mis du temps mais j'ai réalisé que je tenais à toi, et j'ai réalisé pourquoi je voulais te voir heureuse, alors que je ne savais même pas réellement pourquoi. ...
Pourtant il y a une explication et elle est assez simple : Moi aussi.


Hein ? Avait-elle mal entendu ? Ce qu'il venait de dire... Réaliser qu'il tenait à elle... La raison... Lui aussi... Tout prenait une tournure à laquelle elle ne semblait pas s'attendre mais qui, cependant, lui parut presque irréelle. Son cœur se mit à battre plus fort, surtout lorsqu'elle vit ses lèvres bouger, signe qu'il allait dire autre chose, ce dont elle s'impatienta.

- Je t'aime.

Ce moment fut certainement l'un des plus fort qu'elle n'ai jamais vécu. Les larmes qu'elle avait senties monter se mirent à couler, sans qu'elle ne parvienne à les stopper.
Devant elle, Masashi était rouge comme une pivoine et maintenait néanmoins son regard sur elle.

Était-ce bien réel ? Cela lui arrivait vraiment à elle ? Ce n'était pas un rêve n'est-ce pas ? Si c'était le cas, son souhait serait de ne jamais se réveiller car elle était si heureuse qu'elle ne s'en remettrait pas si cela disparaissait comme neige au soleil. Cependant, elle était consciente que cela était bel et bien réel. C'était réel... Oh, Kami-sama... Haru n'arriva pas à articuler un seul mot. Elle tenta juste vainement d'essuyer l'eau sur ses joues, qui coula de plus belle.

C'est alors que ses larmes furent accompagnées par un sourire doublé d'un regard qui en disait long, bien plus qu'aucun mot n'aurait pu le faire. Sa tête se baissa une nouvelle fois. Elle ferma les yeux. On pouvait voir ses épaules trembler sous l'effet de ses pleurs. De joie.
D'un coup, elle releva brusquement son visage...


- Masashi-kun... !

… et se jeta dans les bras du garçon qu'elle aimait.

Les mains sur son torse, elle serra le yukata qu'il portait tout en s'imprégnant de sa chaleur. Si elle le pouvait, elle resterait ainsi pour toujours.

Elle réalisait tout doucement ce qui était en train de se passer. Elle qui n'avait jamais vu son ami manifester un quelconque geste ou expression trahissant ces sentiments, le voyait à présent lui révéler ce qu'il ressentait vraiment. À vrai dire, elle ne s'était pas préparée à ce qu'il réponde ainsi à sa déclaration. Elle ne s'y attendait pas du tout. Une partie d'elle l'avait espéré mais c'est tout. Néanmoins, cette petite partie avait eu raison d'émettre cette espérance. Quand elle repensait à tout ce qui avait eu lieu avant, essentiellement le lendemain de leur arrivée et le matin suivant, Haru pouvait sentir son coeur devenir plus léger qu'à ces moments-là. En fait, c'était la première fois depuis des lustres qu'elle se sentait aussi bien et si heureuse. Elle souhaitait que cela ne s'arrête pour rien au monde.

Elle ne sut pas combien de temps ils restèrent dans les bras l'un de l'autre. Tout ce que Haru savait, c'est que les feux d'artifices étaient déjà terminés lorsque leurs regards se croisèrent une nouvelle fois. Le sourire de la jeune fille était toujours présent.
Soudain, ne sachant pas pourquoi, elle se mit sur la pointe des pieds, son visage se rapprochant de celui de Masashi. Ce fut ensuite ses yeux qui se fermèrent. Quelques secondes plus tard, ses mains serrant toujours le yukata du jeune homme, elle avait comblé le peu d'espace qui les séparait en déposant ses lèvres sur les siennes.

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Mar 27 Nov 2012 - 17:47

Comment en était-il arrivé là? C'est une question que chacun se pose bien souvent, dans des situations très différentes. Faire un point sur sa vie et sur son passé, d'un mélange habile de nostalgie et de souvenirs du passé, plus ou moins récents. Se souvenir, preuve d'avoir vécu et d'avoir appris de ses erreurs. Généralement, c'est possible.

Généralement. Car il existe des moments dans lesquels c'est impossible. Des moments où on y pense simplement pas, parce-que c'est notre quotidien. La vie de tous les jours, simple et loin des questions existentielles. D'autres parce-que le moment est trop fort pour y penser ou même y réfléchir. En bref, avouez que faire un flashback maintenant, ce serait bien con.

Puis pourquoi retourner dans le passé alors que le présent est tellement mieux. C'est justement ce genre de moment qui se gravent de façon indélébile dans sa mémoire, ces moments dont on se rappelle longtemps. Ces moments forts dont on tire toujours mieux les conséquences avec du recul. Le moment n'était pas à l'analyse et à la réflexion. Il était tout entier au bonheur et à l'improvisation.

L'une des plus douces mélodies jouée sans partitions. Une magnifique pièce de théâtre sans script, et pourtant parfaite. Ils étaient comme acteurs d'un film sans scénario.

Elle se jeta dans ses bras. Bien sûr il la laissa, la repousser était encore plus con que de faire un flashback à ce moment précis. Et comme le flashback, cette idée ne lui traversa même pas l'esprit. Il se contenta de passer ses bras autour d'elle, tendrement.

Le feu d'artifice continua. Longtemps ou non, c'était très difficile d'y répondre. Le temps n'avait plus vraiment de sens en ce moment précis. En dehors de toute relativité, les lumières colorées du spectacle qu'ils étaient venus observer semblaient à la fois plus terne, et à la fois beaucoup plus brillantes. Comme si les feux brillaient en accord avec l'éclat du moment, mais étaient ternis de par leur insignifiance et leur beauté très éphémère.

De toute façon, ce n'était plus vraiment comme s'il regardait vraiment les feux d'artifice. Si c'était le cas, il serait très con.

Le temps passa à une vitesse folle, et même une fois que les feux d'artifices furent terminés, ils restèrent presque immobiles. Une fois que les lumières des feux d'artifice n'illuminaient plus le ciel, le jeune homme caressa très doucement le dos de celle qu'il tenait dans ses bras, presque imperceptiblement à travers l'étoffe de son yukata, du bout des doigts.

Finalement, leurs regards se croisèrent une nouvelle fois. Elle se mit sur la pointe des pieds et combla l'espace entre leurs lèvres. Il n'hésita pas à répondre au baiser, tandis qu'il fermait les yeux également, à peine étonné. Cependant cela ne l'empêcha pas de rougir légèrement. Cela n'empêchait pas non plus son cœur de battre à cent à l'heure. Une vague d'émotions déferlait dans ses veines, c'était difficile à décrire. Il resserra légèrement son étreinte, gardant le contact plusieurs secondes avant de finir par éloigner un peu son visage du sien et de rouvrir les yeux. La regardant avec un sourire qui en disait beaucoup plus que tout autre sourire habituel. Il était heureux, et avait fait le bon choix, selon lui.

En contrebas, le festival reprenait ses droits. Il n'était pas terminé même si les plus jeunes partaient déjà avec leurs parents, réclamant pour certains leurs heures de sommeil, les parents le leur imposant pour d'autres. Les plus âgés comptaient cependant encore bien y rester. Et à vrai dire, Masashi n'avait pas vraiment envie de partir.

Le fait était de plus qu'ils ne pourraient profiter de ce festival qu'une unique fois. Alors qu'ils pourront se voir tous les jours à KHS. C'est pourquoi, quitte à percer la petite bulle dans laquelle ils s'étaient tous les deux placés, il demanda, en souriant toujours, à mi-voix :
" On devrait encore un peu profiter du festival avant qu'il soit terminé? Ou non? "

Ils avaient quand même déjà parcourus la majorité des stands... Il n'y avait plus forcément grand chose à y faire et il serait sûrement assez heureux de rester ici avec elle. Mais comme il y avait déjà pensé, ils ne reverraient peut-être plus jamais ce festival.

Il ajouta de plus en chuchotant, de façon à ce qu'elle l'entende tout de même :
" Et je ne sais plus où et quand on doit retrouver tes parents pour rentrer à l'auberge, je ne préfère pas me faire passer un savon ... "

Par contre, il ne savait pas du tout s'il avait oublié ou s'il n'avait jamais su. A vrai dire sa mémoire était occupée par quelque chose de bien plus important que l'heure de départ du festival... Surtout qu'il ne voulait pas tant partir que ça...
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Mer 28 Nov 2012 - 0:22


Son cerveau avait manifestement décidé de se mettre en mode pause. Cela devait être la seule raison pour que son corps ait agi sans que son esprit ne suive. Elle avait dû devenir victime d'un sortilège d'un démon ou alors, un esprit parcourant les environs avait décidé de prendre possession de son corps afin de jouer avec. L'une de ses hypothèses était forcément la bonne puisqu'il semblait impossible qu'elle ait fait ce geste. Ce geste si symbolique, représentant tellement de chose. Une en particulier. Un sentiment. Un sentiment difficile à comprendre lorsqu'on ne l'a jamais ressenti.

Haru s'était parfois demandée ce que cela faisait quand le cœur était pris par cette sensation étrange. Est-ce que cela était comme d'habitude ou bien battait-il différemment ? Et l'esprit, comment réagissait-il ? Se mettait-il à divaguer ? Continuait-il à penser rationnellement ? Était-on plus fort ou plus faible ? Tant de questions qu'elle se posait et qui n'avait jamais trouvé de réponse. Or, maintenant, que c'était le cas, elles devraient pouvoir se résoudre facilement. Certaines oui mais pour d'autre, cela restait encore flou.

Sur le moment, elle ne crut pas une seule seconde à ce qu'elle était en train de faire, à ce qu'elle avait osé entreprendre. Après tout, elle avait toujours pensé que le jour où elle embrasserait un garçon pour la première fois, ce serait lui qui ferait le premier pas. Cependant, la réalité est quelque fois bien éloignée de ce que l'on s'était imaginé. Elle n'en revenait pas que ce soit elle qui ait comblé le peu d'espace qui les séparaient. Si quelqu'un était venu du futur et le lui avait prédit, elle ne l'aurait pas cru du tout. Et pourtant... Il aurait dit vrai car c'était bien ce qui s'était passé. L'émotion suite à l'entente de la réciprocité de son amour avait sans doute été le déclencheur de cet acte venant de la jeune fille, qui ne l'aurait sûrement pas fait si elle avait eu toute sa tête.

Elle avait été surprise en plus d'être heureuse. Elle n'aurait jamais pensé que ça puisse être doux ainsi. En fait, c'était une sensation assez agréable. Elle devint rouge à cette pensée.
Malgré cela, elle avait tout de même eu une petite appréhension, celle qu'il la repousse, bien qu'il lui ait avoué ses sentiments. Fort heureusement, ce ne fut pas le cas. Les bras de Masashi l'entourant s'étaient même resserrés lorsqu'il avait répondu à son baiser. Une nouvelle coulée de larmes apparut sur sa joue. Son cœur battait si vite qu'elle avait l'impression qu'il allait exploser.

Finalement, ils se séparèrent pour être de nouveau face à face. Le sourire qu'elle vit alors sur le visage de celui qu'elle aimait lui fit comprendre ce qu'il aurait pu lui dire à ce moment-là, et ce, beaucoup mieux. Elle le lui rendit.

Le feu d'artifice terminé, la majorité des gens présents, essentiellement des familles, décidèrent de rentrer chez elles afin que leurs enfants puissent aller se coucher après cette journée bien remplie. Cependant, d'autres personnes, plutôt des jeunes, des personnes seules ou bien des couples sans enfants, voulurent rester encore un peu. À dire vrai, Haru avait bien envie de faire comme elles. L'attraction principale de ce festival était finie certes cependant, une soirée comme celle-ci ne se reproduirait pas une seconde fois. C'est pourquoi elle souhaitait qu'elle dure le plus longtemps possible.


- On devrait encore un peu profiter du festival avant qu'il soit terminé. Ou non ?

Venait-il de lire dans ses pensées ? Elle ne le savait pas médium pourtant.. Qu'importe. Elle était d'accord avec lui pour prolonger encore un peu ce festival. Prolonger son souvenir.
Haru allait lui répondre lorsqu'il se mit à chuchoter :


- Et je ne sais plus où et quand on doit retrouver tes parents pour rentrer à l'auberge, je ne préfère pas me faire passer un savon...

Ses parents ! Flûte ! Cela ne se faisait pas mais elle les avait complètement oublié avec tout ce chamboulement. C'est vrai que, maintenant qu'elle y repensait, sa mère lui avait donné une heure butoire pour se retrouver à l'entrée du festival. Reste à savoir laquelle. La lycéenne réfléchit quelques instants et se rappela que l'heure était minuit. Cela pouvait paraître tôt pour des vacances mais Arisa avait pour argument que c'était pour éviter qu'ils restent au lit toute la journée du lendemain. Bon. Haru regarda sa montra et constata qu'il était 23h30.

- On doit se retrouver dans une demi-heure, à l'entrée du festival. Ça ne nous laisse pas beaucoup de temps mais c'est mieux que rien.

Elle se dirigea ensuite vers le banc, sur lequel elle avait laissé son dango en peluche. Elle le prit avant d'inviter Masashi à la suivre vers les stands. Plusieurs fois pendant leur descente, elle avait zieuté vers la main gauche du jeune homme. "Dois-je la prendre ou pas dans la mienne ?" Était ce qu'elle s'était demandé. Néanmoins, elle n'osa pas. Cela pouvait paraître bizarre car c'était normalement une étape avant celle du baiser mais bon... Elle n'y pouvait rien.

La demi-heure qui suivit se déroula tellement vite qu'ils ne la virent pas passer. Haru avait tenté d'attraper un poisson dans un rond de papier mais celui-ci s'était brisé et le poisson était retourné dans l'eau. Ils s'étaient également rendu vers le petit temple à côté où les vœux des gens étaient accrochés à un arbre. Les deux lycéens s'étaient aussi prêté au jeu. Celui de la jeune fille était sans surprise, donc pas besoin de le dire, si ?

Puis vint le moment où ils durent rejoindre ses parents. Ceux-ci étaient déjà en train de les attendre quand ils arrivèrent. Arisa fit une drôle de tête en les regardant mais ne fit aucun commentaire. Son mari appela un taxi qui les déposa non loin de l'auberge. Lorsqu'elle vit ce dernier se profiler à l'horizon, Haru prit conscience d'un fait : elle et Masashi était dans la même chambre. Non, non ! Elle ne pensait rien de déplacé ! Elle secoua sa tête de droite à gauche pour enlever ces pensées gênantes de son esprit. Et zut. Elle qui se sentait si bien il n'y a pas cinq minutes, la voilà qui était nerveuse à présent. Une fois passée la porte, elle ne saurait plus du tout quoi faire. Cela fut fait après avoir dit bonne nuit à ses parents.

Les voilà seuls. Elle était tellement à l'ouest qu'elle en oublia d'allumer la lumière. Remarque, celle de la lune était suffisante. Et puis, cela permettait de cacher ses joues devenues rouges. La chambre toujours plongée dans l'obscurité, elle s'avança vers son futon, s'y mit à genoux façon W et enfouit le bas de sa tête dans sa peluche. Elle réussit ensuite à émettre cette phrase :


- Ce... C'était... euh... vraiment une superbe soirée.

Elle n'arrivait pas à regarder ailleurs que le sol. Franchement... Il y a des moments où elle avait envie de se mettre une bonne paire de claques.

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Dernière édition par Haru Kawai le Mer 19 Déc 2012 - 15:24, édité 2 fois
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Mer 19 Déc 2012 - 0:45

23h30. Comme Haru venait de le confirmer la soirée toucher à sa fin. Elle était passée à une vitesse folle, sans qu'il ne s'en rende compte. Il avait l'impression d'être arrivé au festival il y a seulement quelques minutes, et pourtant ça se comptait en heures. Si seulement les cours pouvaient passer aussi vite...

Sauf que les cours n'avaient là aucune importance. De toute façon ils n'en avaient jamais beaucoup eu pour le jeune homme. De toute façon, il comptait pas encore un peu profiter de la demi-heure qui lui restait à passer ici avec elle. Ils décidèrent donc de retourner au cœur du festival qui commençait à désemplir.

Ils retournèrent donc dans les allées colorées, parcourant les stands, dont ils avaient déjà vus la majorité. Ils participèrent à plusieurs jeux auxquels ils eurent beaucoup moins de succès que le premier auquel ils avaient joué. Bon, on ne pouvait pas non plus dévaliser le festival tout entier de ses gains...

La demi-heure restante passa encore plus vite que le reste du festival. Il y avait tout de même quelque chose qui l'intriguait un peu. Rien n'avait changé. Enfin.. Ils agissaient tous deux exactement comme avant même s'ils ne pensaient pas du tout à la même chose... Car ce qui venait de se passer ne s'oubliait pas.

Il avait pensé à lui prendre la main, ça aurait été tout à fait normal. Sauf qu'il était encore un peu timide et il avait presque un peu peur de croiser les parents à Haru comme ça.. Ne sachant pas comment ils réagiraient à ça... Il préféra s'abstenir.

Finalement arriva l'heure de rentrer à l'auberge. Les douze coups de minuit. Ils allèrent à l'entrée à laquelle les parents à Haru attendaient déjà. Il eut l'impression étrange que Arisa savait déjà tout ce qu'il venait de se passer. Qu'elle savait déjà ce qu'il s'était passé...

Non, c'était impossible. Il devenait complètement parano. Ça ne se lisait pas sur leur visage quand même ! Enfin... Encore que.. si ça se trouve ça se comprenait rien qu'à sa tête. Il n'en savait rien...

Le taxi qu'ils avaient commandé arriva rapidement et les déposa à leur hôtel sans aucune encombre. Il n'était pas fatigué du tout, le sommeil le fuyait et il n'essayait pas de le trouver non plus. Ils rentrèrent donc chacun dans leur chambre. Sauf que bien entendu sa chambre et celle d'Haru était la même.

Cette dernière n'alluma d'ailleurs même pas la lumière, la lune éclairait légèrement la pièce. Elle se dirigea vers son futon, et il cru la voir s'agenouiller dans son futon en cachant sa tête dans la peluche qu'elle avait bien sûr emporté avec elle.


- Ce... C'était... euh... vraiment une superbe soirée. bafouilla-t-elle.

Que lui arrivait-elle d'un coup? Elle semblait de nouveau extrêmement gênée, ce qui n'avait pas du tout été le cas avant. Il réalisa assez rapidemment la raison de cela. La même chambre, hein? Cela ne le dérangeait pas dans la mesure où il ne comptait rien faire de spécial, surtout qu'ils avaient chacun un futon et qu'ils avaient déjà dormi ici.


" Oui, c'était une... ". Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'il trébucha sur sa propre valise en étouffant un juron, et tomba dans un bruit sourd qui avait totalement perturbé le silence de la pièce et de l'hôtel. Il s'était bien entendu fait mal au petit orteil dans l'opération, et aux coudes, sur lesquels il avait réussi à retomber. Il fallait croire qu'avoir la tête vers le sol, c'était la mode actuellement.

Dans un petit acte de rage sans rien de bien violent, il donna un petit coup de pied dans sa propre valise. Il toucha une tirette de sa valise, qui s'enfonça dans la plante de son pied. Il resta néanmoins silencieux et serra les dents. C'était le genre de truc qui n'arrivait qu'à lui, ça...


" Ca va.. ça va.. " informa-t-il Haru. C'était pas ça qui allait le tuer... Il devrait en survivre normalement. En tout cas, il allait être l'heure de dormir, sûrement qu'il allaient devoir se réveiller tôt demain... Même s'il n'avait pas sommeil, il allait sûrement devoir se forcer...

Il rampa jusqu'à son futon pour éviter de s'appuyer sur son pied meurtri. L'obscurité n'était pas vraiment son alliée sur ce coup là.

" Ça m'apprendra à mieux ranger mes affaires. " ajouta-t-il. Au moins, ce n'était pas elle qui avait trébuché dessus, il s'en serait voulu sinon... Il s'était peut-être étalé par terre d'une façon ridicule, mieux valait que ça lui arrive à lui qu'à elle.

Bon signe, il ne sentait presque plus rien. Il ne s'était pas cassé un orteil ou blessé avec une tirette, c'était déjà ça.


"Bref.. Je pense qu'on risque de devoir se réveiller tôt demain matin. J'ai beau ne pas avoir sommeil, bonne nuit, non? " conclut-il. Il se voyait assez mal mort de fatigue demain matin...
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Lun 24 Déc 2012 - 3:21


Pourquoi fallait-il que son cerveau fonctionne ainsi ? Pourquoi fallait-il qu'elle-même fonctionne ainsi ? La jeune fille se dit que, de toute façon, même si elle le voulait, il lui serait difficile voire carrément impossible de changer cette partie d'elle. Ce genre de comportement était encré au fond de sa personne, et le modifier était presque comme se faire de la chirurgie esthétique. En même temps, est-ce que ça en valait la peine ? Après tout, elle était elle et sa personnalité faisait d'elle ce qu'elle était. L'arranger était une solution. Mais bon, même ça ce n'était pas évident.

Quoiqu'il en soit, toute cette réflexion, aussi futile soit-elle, ne lui disait pas ce qu'elle devait faire maintenant. Certains pourraient dire que le plus logique serait de se mettre sous la couette et attendre l'arrivée du marchand de sable avant de s'endormir. Néanmoins, vu comment elle était, son arrivée ne se ferait pas avant longtemps.


- Oui, c'était une...

Masashi avait commencé à lui répondre tout en marchant lorsque sa phrase fut interrompue par la chute du jeune homme, causée par la rencontre entre son pied et sa valise. D'un coup, Haru avait relevé la tête sous le choc et balayé d'un revers de la main toutes les inquiétudes insignifiantes qui avaient élu domicile dans son esprit. Elle avait posé sa peluche à terre et avait avancé un peu à quatre pattes vers le lycéen, quand celui-ci donna un coup dans sa valise. Pas bien méchant. Sûrement sur le coup de l'agacement. Seulement, il semblerait qu'il s'était fait mal à nouveau. Inquiète, elle lui demanda si ça allait et apparemment, c'était le cas. Toujours à genoux, elle le vit ramper vers son futon.

- Ça m'apprendra à mieux ranger mes affaires.

Bien que la situation ne s'y prêtait pas vraiment, Haru ne put s'empêcher d'étouffer un petit rire. Dans un sens, elle était rassurée que son esprit soit libéré de toutes ses inquiétudes idiotes. Elle s'interrogeait encore sur la raison qu'il l'avait poussée à les avoir. Enfin. Elle s'en fichait finalement.

La lycéenne suivit son ami dans son mouvement et regagna également son futon.


- Bref.. Je pense qu'on risque de devoir se réveiller tôt demain matin. J'ai beau ne pas avoir sommeil, bonne nuit, non ?

- Oui c'est vrai, tu as raison.

Cette nuit allait en plus, sans doute, être plus calme et mieux se passer que les précédentes. Cette ambiance lourde et pas franchement des plus gaies les avait enfin quittée pour laisser place à une autre qui se trouvait être plus calme et lumineuse.

Haru se tourna vers le côté pour attraper son dango. Qu'il était mignon, s'était-elle dit. Elle le poussa un peu, tout en gardant sa main droite dessus, et put ainsi voir son voisin.

- Oyasumi nasai, Masashi-kun.

Dit-elle dans un sourire avant de fermer les yeux.

Comme elle le pensait, la nuit qu'elle passa fut l'une des meilleures qu'elle ait passée. Ne pensant ne pas faire de rêves ou alors en faire un petit sans importance, ce n'est pas ce qu'il se produit, ce qui, soit dit en passant, était assez exceptionnel chez elle. Des comme ça, et des aussi longs, elle n'en avait pour ainsi dire pas fait beaucoup dans sa vie. Et comme ils remontaient à loin, elle ne s'en souvenait quasiment plus. On aurait pu croire qu'après la soirée qu'elle avait vécue, il y aurait eut Masashi dans son rêve. Et bien oui, il y fut présent, mais pas majoritairement. En fait, la personne qui y fut la plus importante, ce fut Natsumi.

Dans son rêve, c'était comme si elle n'était pas décédée dans l'accident mais qu'à la place, elle avait finie à l'hôpital avec de multiples blessures. Pareillement que dans la réalité, Haru s'en était voulue de ne pas avoir pu empêcher ça. Sa meilleure amie lui disait que non, que ce n'était pas sa faute et elle avait finie par lui faire entendre raison. Elles avaient continuer à parler ainsi durant de longues heures, tous les jours jusqu'à ce qu'un après-midi, Haru lui avoue avoir un petit-ami. Natsumi faisant de gros yeux lui avait alors sauté dans les bras en lui disant qu'elle était sincèrement heureuse pour elle et lui avait aussi rappelé qu'elle devait le lui présenter, ce qu'elle fit le lendemain. C'est en sortant de l'hôpital, main dans la main avec celui qu'elle aimait, et après avoir regardé une dernière fois vers la fenêtre de sa meilleure amie, que son rêve s'était terminé.

En ouvrant les yeux, ceux-ci lui piquèrent et elle les toucha avec sa main pour en connaître la raison. Celle-ci était que des larmes y avaient perlées. Ah là là... Quand allait-elle enfin cesser de pleurer ? Si cela continuait comme ça, bientôt son corps se viderait entièrement de toute son eau. Elle tourna la tête. Masashi dormait toujours. Non, cette fois, elle n'allait pas rester là à le regarder. Elle se leva, prit ses vêtements ainsi que ses affaires de toilette, et se dirigea vers la salle de bain.


Le reste du séjour se passa sans incident notoire. La seule chose qui avait changée par rapport au début, c'est que les deux jeunes semblaient avoir repris des couleurs. Ils étaient moins distants et cette mauvaise ambiance qui régnait entre eux avait disparue. Ils souriaient également plus souvent. En tout cas, c'était ce qu'Arisa avait remarqué. Bien entendu, elle n'avait pas omis d'en toucher deux mots avec sa fille. Remarque, elle lui avait simplement dit :


- Je ne sais pas ce qui s'est passé entre vous, mais sache que je suis heureuse de te revoir en forme et avec le sourire.

Oui, elle aurait pu lui demander la raison de se revirement de situation cependant, elle estimait que si elle ne le lui avait pas dit d'elle-même, elle ne devait pas l'y forcer. De toute façon, elle avait sa petite idée là-dessus.

Aussi, Haru et Masashi avait pu se rapprocher un peu plus en se parlant et en en apprenant plus l'un sur l'autre. D'ailleurs, cela fit extrêmement plaisir à la jeune fille car le jeune homme n'avait pratiquement jamais parlé de lui avant.
Un jour, pendant la seconde semaine de leur séjour, en ce promenant tous les deux, ils réussirent à se tenir la main pour la première fois. Ils évitaient quand même de le faire quand Arisa et Hiroshi étaient dans les parages.

Concernant leur relation, oui ils étaient en couple néanmoins, Haru n'avait pas voulu le dire tout de suite à ses parents. Elle avait préféré attendre qu'ils soient revenus à Kobe avant de leur avouer la vérité. À ce moment-là, son père les félicita et leur souhaita tout le bonheur de monde, et sa mère ne put retenir une larme et serra fort sa fille dans ses bras. Elle avait ensuite prévenu Masashi, d'un regard lançant des éclairs, qu'il n'avait pas intérêt à rendre sa fille malheureuse ou à la faire pleurer sinon, dans le cas contraire, un horrible sort l'attendait. Les deux adultes avaient ensuite reprit la route vers leur maison.



Debout à l'entrée du chemin les menant au pensionnat, Haru regarda la voiture s'éloigner un sourire aux lèvres.

- Et voilà. Nous sommes rentrés.


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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Dim 27 Jan 2013 - 14:24

La nuit se passa sans encombres. Et comme d'habitude sans rêves... Il ne rêvait pratiquement jamais de toute façon. Il ne se rappelait même pas de la dernière fois qu'il avait rêvé, mais ce dont il était certain c'est que c'était il y a longtemps.

Comme d'habitude il s'était réveillé en dernier. Et elle était partie il ne savait où. Bon, rien de bien alarmant, elle était sûrement allé manger ou allé à la salle de bain. Bref, il était sûrement l'heure de se lever.

Néanmoins, la suite se passa sans rien de bien spécial. Entendez par là que l'ambiance avait complètement changée et il s'en réjouissait. Aucun doute que la cause du malaise qui s'était installé était sûrement qu'elle l'aimait et qu'elle n'osait pas le lui avouer. -Ce qui était tout à fait normal.. enfin.. il comprenait parfaitement.-

Il ne se passa plus grand chose, comme si une fois la magie du moment dissipée ils étaient revenus à une relation normale. Cela ne le gênait pas plus que ça. Il savait et elle savait. Mieux valait laisser faire le temps.

Un petit problème est qu'il devenait paranoïaque. Pour une raison qu'il n'expliquait pas il préférait garder secret pour le moment, parce-que sinon il se sentirait extrêmement mal à l'aise avec les parents à Haru. Mais il avait l'impression qu'ils savaient tout. Que ses parents les avait aperçus ou avaient deviné...

Et cela ne le faisait pas se sentir toujours très à l'aise. Mais cela ne suffisait pas à gâcher la bonne humeur qui s'était installée. Les vacances se passaient agréablement. Après quelques péripéties, ils finirent par rentrer avec ses parents jusqu'à l'école, et ce fut à ce moment là qu'Haru choisi d'officialiser leur relation.

Lui, il ne savait plus du tout quoi faire, enfin.. Il était plus gêné qu'autre chose pour une raison qu'il n'expliquait pas. La mère à Haru l'avait mis en garde de ne pas rendre sa fille malheureuse. Elle était certes assez effrayante et la menace était à prendre au sérieux, sauf qu'il ne comptait jamais la rendre malheureuse.

Du coup, ça ne faisait pas si peur que ça. Finalement, Masashi remercia chaleureusement les parents à Haru pour le voyage. Ils s'éloignèrent ensuite et ils se retrouvèrent tous les deux devant l'établissement.

Elle était tout sourire, et lui, il faisait carrément la gueule. Il n'espérait pas revoir ce bâtiment où il passait tout ses cours à contre-coeur et il serait bien resté plus longtemps en vacances. Enfin de toute façon il fallait bien y retourner un jour.

Mais pas de quoi être heureux d'y retourner... Bon, en voyant le côté positif des choses, Haru sera là aussi. C'était un grand point positif.


[HRP : Désolé du retard monstre, j'ai été à fond sur mes partiels et j'ai eu une petite panne d'inspiration. >_<
Le post est très loin de mon niveau habituel en plus.. =/]
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Lun 28 Jan 2013 - 1:06


Quand elle y repensait, ces deux semaines de vacances étaient passées plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Au début, elle pensait que c'était trop, principalement par rapport au prix qu'allait payer ses parents parce que, mine de rien, un séjour aux ôsen à Kyôtô au mois d'Août, même à la fin du mois, cela n'était pas vraiment donné, bien qu'ils n'avaient séjournés dans une auberge cinq étoiles. Cependant, plus les jours passaient et plus Haru avait l'impression que le temps défilait à une vitesse folle. Alors que les deux premières journées lui avaient paru interminables, pour celles qui avaient suivi, ce fut tout le contraire. Durant celles-ci, à chaque fois que le soleil se couchait et qu'elle se voyait contrainte de retourner à l'auberge, d'un côté, lorsqu'elle se couchait, elle avait hâte de repasser une aussi bonne journée mais de l'autre, cela l'attristait un peu car cela voulait dire que leur séjour serait bientôt terminé et qu'ils devraient rentrer à KHS.

Dans un sens, ce retour aurait pu être insignifiant aux yeux de la jeune fille à une certaine époque. Elle se serait dit qu'un nouveau semestre arrivait et qu'il allait sans doute bien se passer, comme les précédents, que les journées se dérouleraient comme les précédentes, ou presque, et qu'une nouvelle année arriverait sans qu'il y ait de grands changements, que tous les jours se passeraient bien... normalement quoi. Seulement, le destin en avait décidé autrement. Car cette fois-ci, ce n'est pas cet état d'esprit qui l'avait habité quand elle était descendue de la voiture et qu'elle avait posé les yeux sur son établissement. Cette fois-ci, elle n'était pas vraiment mécontente d'y retourner car à partir de maintenant, elle ne serait plus seule dans cet immense endroit. C'est une chose qu'elle avait toujours eu du mal à imaginer pourtant, la réalité était là : une personne avait volé son cœur et après quelques péripéties, elle était pleinement heureuse.

Alors que Haru arborait un sourire sur le visage, en se tournant vers Masashi, elle vit que celui-ci n'avait pas l'air autant enchanté qu'elle à revenir ici. Elle aurait pu se poser des questions cependant, à présent qu'elle le connaissait mieux qu'avant, elle parvint à deviner le pourquoi de cette tête peu ravie. Cela l'amusa.


- Allez, sourit. C'est si terrible que ça de revenir ici ?

Bon, elle le comprenait un peu. C'est vrai qu'elle aussi ne portait pas les cours dans son cœur néanmoins, ce n'était pas comme s'ils étaient conviés dans une salle de torture tous les jours.

Haru prit ensuite la poignée de sa valise, qui possédait des roulettes, elle commença à marcher vers les dortoirs, Masashi faisant de même. Elle souriait toujours au contraire du jeune homme qui visiblement n'était pas aux anges. Bon, elle ne l'était pas non plus mais il pourrait montrer plus de gaieté quand même. Ce n'est pas comme si les cours reprenaient le lendemain. Elle essaya donc de détendre un peu l'atmosphère, histoire qu'il se mette à penser à autre chose.


- Ah, j'ai compris. Tu es déçu parce que tu voulais passer plus de temps avec moi avant de rentrer, c'est ça ?

Vu que ce n'était pas tous les jours (c'était même la première fois) qu'elle disait ce genre de chose, elle avait un petit peu hésité avant de se lancer. Qu'importe après tout puisque, elle, c'est ce qu'elle ressentait en réalité.

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Dernière édition par Haru Kawai le Dim 3 Fév 2013 - 0:36, édité 2 fois
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Jeu 31 Jan 2013 - 1:58

Dans un ciel légèrement nuageux se découpait les bâtiments de ce pensionnat qu'il connaissait plus que bien. Et cela ne présageait rien de bon. Il avait toujours été allergique aux fins de vacances. Devoir à nouveau être obligé de suivre les cours alors qu'on pourrait faire tout un tas de choses plus intéressantes à la place.

Il fallait bien étudier, c'était sûr, mais ce qui est enseigné n'a pas toujours l'air utile... Et c'est ça qui le répugnait un peu. Enfin bref, il n'était pas tellement enchanté de revoir le pensionnat, même si cela impliquait de revoir sa classe et les gens qu'il connaissait.


- Allez, sourit. C'est si terrible que ça de revenir ici ?


Masashi fit la moue. Non c’était pas si terrible et il était habitué à force. Mais c'était pas pour cela qu'il allait se mettre à sourire soudainement après la fin des vacances. C'était jamais un moment très plaisant...

Il tourna la tête vers elle et cela suffit à le faire sourire. Il était toujours exaspéré de la reprise des cours le lendemain, mais la voir pleine d'entrain le rendait aussi heureux. Il était heureux de lui avoir ôté un soucis et sûrement encore plus de ce qu'il s'était passé pendant ces vacances.

Reprendre les cours n'en était que plus dur mais la reprise des cours n'était qu'un détail insignifiant comparé à elle. Il ne répondit pas, la laissant poursuivre..


- Ah, j'ai compris. Tu es déçu parce que tu voulais passer plus de temps avec moi avant de rentrer, c'est ça ?

Il se mit soudainement à rougir. Il ne s'attendait pas du tout à une phrase de ce genre et il avait été surpris. Surtout que sa déduction était vrai, il la verrait beaucoup mois souvent que pendant ces deux dernières semaines, et il aurait aimé que ça se prolonge encore.

Mais bon, toutes bonnes choses ont une fin. Malheureusement.

" Oui... " avoua-t-il, "... Enfin on pourra encore se voir souvent, heureusement, j'espère. " ajouta-t-il.

Il ne savait pas du tout comment la suite allait se dérouler. Se verraient-ils tous les soirs? Mieux encore avoir le temps de travailler ses cours, il n'avait pas spécialement envie de rester un an supplémentaire ici... Encore que...

... Encore que vu qu'elle resterait surement une année supplémentaire... pourquoi ne pas en faire de même? Bon, le raisonnement était assez extrémiste, mais s'il redoublait, il fallait voir le bon côté des choses.


" T'as l'air assez heureuse d'être de retour ici, toi! " remarqua-t-il tandis que les roulettes de leurs valises roulaient tranquillement sur le bitume du chemin vers les dortoirs.
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Dim 3 Fév 2013 - 1:34


On dira que cela avait marché. Masashi sembla si surpris par sa question qu'il en oublia presque le pourquoi de sa mauvaise humeur. Enfin... peut-être pas.. Elle en savait vraiment rien en réalité néanmoins, le voir rougir ainsi la fit sourire. Au moins, il pensait à autre chose. Certainement. Elle ne savait pas quelle serait sa réponse mais en ce qui la concerne, elle se rendit compte que son interrogation avait révélé au garçon qu'elle aimait ce que elle ressentait réellement.

Bien qu'elle se fichait de revenir ici du moment qu'elle continuait de le voir, elle était tout de même déçue que ce temps soit réduit. Elle n'allait pas le cacher ; oui, elle souhaitait tout le temps être avec lui seulement, elle se dit qu'en faisant ça, que si elle restait collée à lui telle une sangsue, il en aurait peut-être marre et au bout du compte, cela ne leur apporterait rien de bien à tous les deux. Ne jamais avoir de disputes... Cette idée était certes belle cependant, Haru était consciente que tout ne se passerait pas probablement comme elle le voudrait pour toujours. C'était impossible. Oh ! Allez ! Ne nous préoccupons pas du futur pour l'instant et concentrons-nous le moment présent. Elle était avec Masashi. C'était tout ce qui comptait.


- Oui... Enfin on pourra encore se voir souvent, heureusement, j'espère.

Quand elle l'avait vu un sourire naître sur son visage lorsqu'il l'avait tourné vers elle, Haru surprise mais néanmoins touchée. Elle lui rendit son sourire en faisant oui de la tête. Bien sûr qu'ils pourraient se voir souvent. Après tout, les cours ne duraient pas 24h/24 et ils avaient aussi les week-ends. Même en enlevant les heures passées sur les devoirs et autres travaux, ils possédaient pas mal de temps pour eux et ça, elle en était bien contente.

Encore que... Quand elle y repensait, c'est vrai qu'ils n'étaient pas du tout dans la même classe et donc, avaient des horaires différents. Cela voulait dire qu'il y aurait forcément des moments où ils ne leur serait pas possible de se voir. Bien sûr, cela apportait une tâche noire au tableau. Cependant, elle ne pouvait rien y faire. Évidemment, cela aurait été beaucoup plus facile s'ils s'étaient retrouvés dans la même classe, mais le sort en avait décidé autrement. Enfin, voyons le bon côté des choses. Ils étaient dans des classes différentes, d'accord seulement, ils étaient tous les deux pensionnaires dans cet établissement donc, au final, ce n'était pas si terrible que ça. Sauf que... Haru se rappela qu'il ne restait plus qu'une année à passer ici pour Masashi alors que elle devrait encore y rester deux ans. Et un an sas la personne qu'on aime à ses côtés, c'était très dur.


Aah ! Mais c'est pas vrai ! Il faut toujours que tout tourne en drame dans sa tête ! Elle ne pouvait y mettre un peu de lumière pour une fois ? Elle venait de vivre deux semaines magnifiques, elle n'allait pas gâcher la fin de ce séjour par des pensées pareilles ? Elle en aurait tout le temps plus tard, là, il fallait qu'elle profite du reste des vacances, qui n'allaient pas tarder à se terminer, et qu'elle ne pense à rien d'autre. Et surtout pas du négatif.

- T'as l'air assez heureuse d'être de retour ici, toi !

Ah bon ? C'est l'impression qu'elle donnait ? Tant mieux. Elle avait peur que ses mauvaises réflexions ne se remarquent. Elle était heureuse de retour à KHS ? Ce n'était pas vraiment ça. Ce n'était pas le fait d'y revenir qui la rendait ainsi.
C'est alors que ses yeux se posèrent sur la main gauche, libre, de Masahi. Elle changea donc sa valise de côté afin que sa main droite soit libre également. Puis, avec un sourire radieux et le rose aux joues, elle se saisit de la main de son petit-ami.


- C'est parce que je suis avec toi.

Et elle espérait que cela durerait. Que les années restantes à KHS et plus se déroulent comme ce séjour aux sources chaudes.

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Sam 9 Fév 2013 - 2:41

Las vacances venaient de se finir, mais cela ne semblait pas du tout la déranger. C'était comme si son esprit était resté là bas, à l'auberge, au festival. A vrai dire cela ne lui posait aucun problème : elle semblait heureuse et c'était bien tout ce qui comptait.

En tout cas, il allait maintenant falloir se préparer à la reprise des cours.. Ou peut-être pas. Il n'avait jamais réussi à travailler très efficacement en vacances. Et surtout après de telles vacances, il n'avait pas trop envie de travailler ses cours.

Et comme pour appuyer cette pensée, Haru lui attrapa la main, et lui confia qu'elle était heureuse d'être ici parce-qu'elle était avec lui. Il rougit légèrement à cette annonce, prenant sa main dans la sienne. Et en effet, lui aussi était heureux qu'elle soit là. Et il voulait encore passer du temps avec elle avant que les cours ne débutent.

Seulement, elle avait été aussi avec lui en vacances.. Lui aurait aimé que ça ne se termine jamais... Mais toute chose a une fin. Et le moment était venu de retourner au rythme des cours.

Ils finirent par arriver jusqu'au dortoirs, toujours l'un à côté de l'autre, ils allaient vers leur chambre. La première sur la route après une ascencion des escaliers assez pénible -ajouté à cela qu'il avait porté la valise à Haru sans lui demander son avis pour monter les marches, et donc qu'il avait eu un petit peu de mal..- était la chambre de Haru.

Du coup ils s'arrêtèrent devant, et il se tourna vers elle.

" Je pense que je vais te laisser ranger tes affaires tranquillement.. " dit-il avant de marquer un petit temps d'arrêt.
Il continua ensuite :
" Sinon.. Tu.. Tu voudrais qu'on se revoit quand? Sauf si tu veux pas ranger tes affaires tout de suite et juste poser ta valise.. C'est comme tu veux."

Et c'est ainsi là que les vacances se terminaient pour de bon, malheureusement. Il en gardait néanmoins un très agréable souvenir, et surtout... avec des sentiments forts envers Haru. C'était sans aucun doute les vacances les moins ennuyantes qu'il ait vécu.

Spoiler:
 
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Sam 9 Fév 2013 - 16:37


Évidemment qu'elle aurait préféré que les vacances soient plus longues. C'est là qu'elle regrettait qu'ils soient en Août et non en Juillet, au moins, si cela avait été le cas, ils auraient pu en profiter plus longtemps. Tiens, une phrase hypothétique. Des comme ça, Haru s'en était posées tout au long du voyage retour. Dans la voiture, nombre de ce genre de question avaient défilées dans sa tête. Par exemple : S'il n'y avait pas eu cette soirée de miss et mister KHS ni cette bande de goinfre, se serait-elle néanmoins confiée à lui ? Si elle ne l'avait pas fait, l'aurait-elle également invitée pour aller au ôsen ? Ce séjour aurait-il déjà été prévu par ses parents ? Autant de questions auxquelles elle ne saurait sans doute jamais la réponse. De toute façon, elle n'avait aucune envie de la connaître. Tout ce qu'elle pouvait tirer de ces interrogations, c'était que, sans ces moments qui s'étaient produits, elle ne se trouverait sûrement pas aux côtés de Masashi en cet instant.

Toujours main dans la main, les deux jeunes gens continuèrent leur chemin jusqu'aux dortoirs. Arrivée devant les escaliers, Haru s'apprêta à les monter munie de sa valise seulement, elle fut devancée par Masashi qui la lui prit et gravit les marches. Bien entendu, elle voulu l'en dissuader mais il n'en fit rien et continua sur sa lancée, avec deux valises sous les bras. Derrière lui, Haru fit attention a pouvoir lui venir en aide si jamais il venait à trébucher et/ou à tomber. Ça serait bête qu'il se fasse mal pile le jour de leur retour.

Ils étaient à présent devant sa chambre à elle, la n°10, face à face.


- Je pense que je vais te laisser ranger tes affaires tranquillement..

- Mmh..

Lui sortit-elle simplement.

- Sinon.. Tu.. Tu voudrais qu'on se revoit quand ? Sauf si tu veux pas ranger tes affaires tout de suite et juste poser ta valise.. C'est comme tu veux.

Que voulait-il dire par "sauf si tu veux pas ranger tes affaires tout de suite" ? Était-ce une manière de lui dire qu'il voulait ressortir avec elle maintenant ? Qu'ils auraient tout le temps de ranger plus tard ? Il est vrai que c'était plutôt tentant. Cependant, dans son éternelle manie, Haru, voyant sa valise qui n'attendait qu'elle pour la vider, voulait exaucer le souhait de cette dernière. Remarque, cela ne voulait pas nécessairement dire que l'un empêchait l'autre. Après tout, leurs chambres n'étaient pas si éloignées que ça et puis, la nuit n'était pas encore tombée, ce n'était pas l'heure d'aller se coucher, du moins, ce n'était pas celle du couvre-feu.

- On peut très bien se voir après avoir rangé non ? Après tout, ça ne prendra pas dix minutes.

Elle ouvrir sa porte avant de reprendre la poignée de sa valise dans sa main. Mais elle ne bougea pas. Était-ce de la joie ou tout simplement une envie ? En tout cas, elle se retourna et vint se blottir contre celui qu'elle aimait. Après quelques instants, elle recula et retourna dans sa chambre.

- On se dit à tout à l'heure ?

Dit-elle le sourire aux lèvres avant de fermer la porte – après bien sûr que Masashi ait fait part de son accord. Où se retrouver ? Bah, le couloir semblait être la meilleure option. Ils l'avaient certainement compris tous les deux.

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Lun 11 Fév 2013 - 2:40

Donc se revoir après avoir rangé sa valise. Certes, ranger sa valise allait pas prendre si longtemps que ça. L'idée n'était pas mauvaise. Ils seraient ainsi complètement réinstallés dans leur chambre. Parés pour la reprise des cours..

Oui, c'était la meilleure chose à faire sûrement. Du coup, il allait devoir retourner jusqu'à sa chambre, la 16.
" A plus tard alors! " lança-t-il à Haru.

Il se dirigea ensuite avec sa valise jusqu'à sa chambre, qu'il ouvrit sans mal avec la clé prévue à cet effet. Il y entra sans aucune expression sur le visage, traîna sa valise jusqu'à l'armoire qui était la sienne... et se vautra sur le lit.

Il avait comme une flemme ultime de se mettre à ranger ses affaires. Même pas envie d'ouvrir sa valise et de la vider. Elle resterait sûrement comme ça un bon petit moment, vu qu'il n'aurait surement jamais l'envie de la défaire...

En attendant il restait couché sur son lit, prenant tout de même garde à ne pas sombrer dans le sommeil. De toute façon il n'était pas vraiment fatigué, il avait juste la flemme. Flemme de travailler ou de faire un truc qui ne l'intéressait pas.

Du coup il resta quelques minutes comme ça, sans qu'il ne se passe rien, sans même qu'il ne fasse attention au temps qui filait. Après un petit moment il se rappela qu'il devait retrouver Haru, sans savoir combien de temps avait passé depuis. Il se leva d'un coup de son lit et se dirigea vers la sortie, en espérant qu'il n'était pas trop en retard.

Il ne se rappelait plus exactement de quand il était rentré dans sa chambre mais sa montre lui indiquait que ça ne faisait pas si longtemps que ça. A priori, il n'était pas trop en retard...

Il ouvrit la porte, la ferma derrière lui, se dirigea vers la chambre 10 alors que le couloir était désert. Il était même en avance, tiens! Du coup il s'adossa au mur en attendant, ne pensant à rien de particulier mis à part à la personne qu'il attendait.

Il devait avoir attendu quelques courtes minutes quand la porte de la chambre d'Haru s'ouvrit.
" Yo! " lança-t-il comme s'ils venaient de se voir pour la première foi aujourd'hui. " Alors, on fait quoi? Une idée? "

[HRP : désolé c'est encore court.. >_< On continue le sujet dans une autre partie du forum ou non? :P]
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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  Lun 11 Fév 2013 - 22:07


Enfin de retour, s'était-elle dit une fois seule dans sa chambre. Bon, le mot enfin ne signifiait pas pour autant qu'elle était hyper heureuse se revenir ici. Seulement que cela lui faisait comprendre à 100% que ses vacances à Kyôtô étaient véritablement terminées et que la période des cours allait bientôt reprendre du service dans pas longtemps. Mais bon... Elle n'était pas mécontente non plus parce que, à force de ne rien avoir à faire dans la journée, on finissait à la longue par s'ennuyer. Donc, retourner en cours n'était finalement pas si mal que ça. Encore que, elle pouvait le dire car les leçons des professeurs de KHS étaient assez bien enseignées, ces mêmes professeurs étaient plutôt sympathiques et les journées n'étaient pas si chargées que ça. Donc, contente ou pas, elle ne se posait pas trop la question. Tout ce qu'elle voyait, c'était le temps qui poursuivait son cours naturellement.

En parlant de temps, elle devait arrêter de rêvasser, comme elle savait si bien le faire, et vite défaire sa valise et ranger son contenu dans son armoire avant de rejoindre Masashi dans le couloir.

Donc, elle se dirigea vers son lit, y déposa sa valise puis l'ouvrit avant d'en retirer tous ce qui s'y trouvait ; vêtements, affaires de toilette, souvenirs... Elle mit ses habits dans un coin afin de pas oublier d'aller les passer dans la machine à laver, remit ses affaires de toilette à leur place habituelle et posa les quelques souvenirs qu'elle avait rapportés à l'étage du bas de son armoire, à l'exception de son appareil photo qu'elle rangea dans le tiroir de sa table de nuit, en pensant au fait qu'elle devrait aller faire développer les clichés qu'elle ou ses parents avait pris. D'ailleurs, en y repensant, il y en avait un que ces derniers n'avaient jamais vu. En effet, sur celui-ci n'y figuraient que Haru et Masashi. Un jour qu'ils se promenaient tous les deux dans la ville se situant en bas de l'auberge, Haru avait demandé à un passant de les prendre en photo. Cela l'amusa de penser à la réaction qu'aurait sa mère lorsqu'elle la verrait. Bon, ce n'était pas tout ça, mais elle devait y aller maintenant. Elle avait d'abord penser à se changer mais se dit finalement que ce n'était pas la peine. Elle prit donc son portable et marcha en direction de la porte. Quand elle l'ouvrit, elle entendu un "Yo !" de la part de Masashi, qui était adossé au mur.


- Alors, on fait quoi ? Une idée ?

- Euh...

Commença-t-elle, un doigt sur le menton. D'accord c'était elle qui avait proposé de sortir néanmoins, elle avait omit de réfléchir un endroit où ils pourraient se rendre. Comme si cela allait l'aider à trouver une idée, elle scruta les alentours avant de poser les yeux sur un cahier posé sur un lit, sur lequel se trouvaient des vagues. Bon, et bien...

- Et si on allait se promener sur la plage ?

Vu l'heure, ils auraient peut-être droit à un superbe coucher de soleil. Ni une ni deux, Haru retourna vite fait dans sa chambre prendre son sac et y fourrer deux serviettes. On ne sait jamais, ils iraient peut-être patauger dans l'eau si le cœur le leur disait. Revenue dans le couloir, elle ferma la porte de sa chambre.

- Allez, c'est parti !

Pleine d'entrain, elle sentait que la journée allait bien se finir une nouvelle fois, comme toutes celles de ces deux dernière semaines.




[suite à la plage x)]

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(#) Re: [Terminé] Deux semaines à Kyôtô 2  

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