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 "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]

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(#) "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Ven 19 Oct 2012 - 1:04

Nos langues s’enroulaient depuis déjà un bon quart d’heure et mademoiselle ne voulait toujours pas que je lui touche les fesses ! J’avais beau essayé de descendre ma main, genre vite fait bien fait histoire d’en attraper une, mais non. Impossible, à chaque fois elle la remontait en rigolant. Bon, une fois deux fois, trois fois, à la fin ça devient saoulant. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Que j’allais me contenter de l’embrasser simplement ? Ah ça non, c’était tout mort. Ma cocotte tu vas passer à la casserole, c’est moi qui te le dis. Elle minaudait encore après une énième tentative de ma part.

« Brian ! Pas ici ! Si quelqu’un arrivait ? »

Ah bah voyons ! Quelle excuse bidon. On était dans le parc de l’école, il était trois heure de l’après-midi, tout le monde était en cours, sauf nous deux bien évidemment et forcément elle me sort le coup du « et si quelqu’un arrivait ? » Mais réfléchis deux minutes ! Qui veux-tu qu’il y ait dans ce fichu parc à part trois piafs et un ou deux chats ? Franchement. On était bien caché en plus, derrière un petit buisson, à moitié couché dans l’herbe. Le coin parfait. Bon, au début on était juste assis l’un à côté de l’autre avec trente centimètres d’écart entre nous deux, mais vous savez comment vont les choses. Petit à petit, je me suis rapproché, j’ai subtilement glissé une main sur l’herbe, j’ai fait genre je m’étire langoureusement. (ça, ça marche toujours, encore plus quand je suis en tee-shirt, ça me permet de montrer les muscles de mon torse. Effet garanti à 100%, technique de mec quoi.) Et puis je me suis laissé glisser sur l’herbe comme si je me désintéressais d’elle. Bingo, un point pour Brian. La minette légèrement vexée s’allonge à côté de moi, la tête sur mon bras. Vas-y mon grand, fonce. J’ai levé un peu mon bras et puis je l’ai attrapé histoire de la faire venir sur moi, ou presque. Il n’a pas fallu bien longtemps avant qu’elle ne se penche et qu’elle m’embrasse. C’est bien quand les filles embrassent en premier, ça les conforte dans l’idée que l’initiative venait d’elle. Bon y’en a certaines qui sont longues à la détente mais pas celle-ci. Alors voilà comment on en était arrivé là. Cool hein ?

« Brian ? Tu m’écoutes ? Je veux pas ici, ça craint ! »

« Euh… Ouais ouais»

Alors là non. Zéro. Ouais ouais ça fait pas cool du tout, c’était comme si je m’en fichais. Bon c’est un peu le cas mais j’ai intérêt à vite trouvé un truc pour pas qu’elle me file entre les doigts. Un petit renversement de situation, physique bien sûr. Je bascule sur elle et me voici allongé au-dessus d’elle, les bras appuyés autour de sa tête. Je lui murmure une phrase que toutes les filles aiment, un truc du genre « Hmm.. (Important le hmm.), c’est de ta faute aussi, tu es bien trop jolie ». Un petit rougissement sur les joues de la demoiselle, sourire en coin pour ma part, c’est dans la poche mon vieux, tu vas pouvoir tirer ton coup. Ni une ni deux, je joue les gars passionné et je l’embrasse à pleine bouche. Mais là, horreur je me rends compte que je n’ai plus du tout accès à ses fesses. La poisse. J’aurais dû réfléchir avant d’agir. Bon tant pis. L’avantage d’une femme c’est que des courbes y’en a derrière mais y’en a aussi devant, et celles-ci se sont mes préférés. Miam. Alors pendant que je l’embrasse, je descends légèrement. Un peu trop gourmand j’ai failli lui ouvrir le chemisier et plonger directement la tête dans son 90D. (90D ! c’est pas tous les jours ça !) Mais la miss à frissonner légèrement, de peur, pas de plaisir, malheureusement et j’ai feinté subtilement. Je me suis mis à l’embrasser dans le cou. Je trouve ça nul les bisous dans le cou, mais bon, si ça lui fait plaisir. Attendez, je suis pas un goujat non plus. Au bout de quelques minutes, je craque et déboutonnes son chemisier. Elle se laisse faire. Victoire.

« Pourquoi tu souris ? »


Et merde, pourquoi tu parles ?

« Tu as la plus belle poitrine que j’ai jamais vu. »

Non c’est faux. Bon c’est vrai qu’elle est bien foutue, mais j’en ai vu des mieux. La sienne est grosse mais je suis sure que sans son soutien-gorge, elle tombe. Enfin bref. Le compliment marche. Ce qu’elle peut être bête celle-là. Deux fois que je lui sors un truc bidon, deux fois que ça marche. J’m’en fiche, c’est tout bénef pour moi. Et Niark, un petit coup de dent et mademoiselle est émoustillé.

Et pis là, y’a un truc qui a tout fait foirer. J’ai pas tout compris. Bon, j’étais un peu trop occupée par ses seins je l’avoue. Mais quand elle ma repousser un peu vivement, j’ai pas eu le choix. Je me suis retourné vers l’endroit qu’elle regardait m’attendant à tomber sur un prof ou le cpe, voir le directeur mais non. Y’avait personne. La mine renfrognée je la regardais sans comprendre son brusque changement. Elle avait ses règles ou quoi ? Non parce que sinon fallait me le dire avant. Je soupire et m’aperçoit qu’elle est en train de se lever et de défroisser sa jupe. Ah non ! On allait passer à la partie la plus importante. Merde, c’est quoi son problème à cette fille ?! Des bruits. Elle avait entendu des bruits. Bah voyons, dans un parc les bruits c’était pas ce qu’il manquait. Oui mais c’était de bruits de pas. C’est qu’elle insistait en plus. Okay okay, ce n’était que partie remise. J’affichais un petit air triste sur mon visage et elle m’embrassa légèrement sur la bouche en souriant. Comme si ça allais me consoler, ce que je voulais ma grande c’était ton c** ! (quelle vulgarité !). Et avant que j’ai eu le temps de lui dire que son chemisier était encore bien ouvert et qu’elle avait les joues rouges, elle a filé comme un lapin, ou une lapine en l’occurrence.


« Meeeerde »

C’est tout ce que j’ai trouvé à dire sur le coup. Voilà, journée de merde, après-midi de merde, parc de merde, école de merde. C’est dingue, je revenais souvent sur école de merde. Un peu dépité, encore excité, je m’allongeais sur l’herbe pour me calmer. J’ai entendu les bruits de pas. Les fameux. Celui qui venait par ici allait passer un sale quart d’heure, il venait de faire fuir mon dîner. J’ai remonté mon casque qui n’avait pas quitté le tour de mon cou et qui ne le quitte pratiquement jamais d’ailleurs et je me suis tranquillement installé dans l’herbe. J’ai attrapé mon sac rempli de cahier. S’il servait à quelque chose ce sac c’était bien à ça. J’ai posé ma tête dessus, gigotant un peu avant de trouver une position confortable. Mon lecteur de disque est passé de off à on et un bon morceau de rock m’est arrivé dans les oreilles. J’me suis mis à siffloter. La musique m’emportait et je me demandais déjà comment j’allais pouvoir remettre la mistinguette dans mon lit désormais. Si je débarquais comme ça, elle me prendrais pour un malotru et se refuserait à moi. Mademoiselle voulait des sentiments. Bah ça ma grande, c’est pas près d’arriver. J’veux bien jouer la comédie pour te baiser, mais mon cœur, c’est pas touche.


Dernière édition par Brian Johnson le Ven 16 Nov 2012 - 22:34, édité 1 fois
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(#) Re: "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Ven 19 Oct 2012 - 13:40

Ha ! Maudit hiver ! Bon, encore, ici Keiko avait de la chance : à Kobe, il faisait rarement froid et même à cette période de l'année, les températures ne chutaient jamais en dessous de zéro. Mais quand même, ce n'était vraiment pas la saison préférée de la prof qui, en cette saison, ne pouvait plus mettre son décolleté, ultime atout de la femme avec une bonne poitrine, surtout quand cette dernière a de nombreuses formes qu'elle a du mal à mettre en valeur. Ce n'est jamais simple d'être une dame !

Je suis une femme, moi, monsieur.
Et ne dites pas que les femmes ne pensent qu'à ça !
Ce n'est que trop vrai.

Ha ! Avec tout ça, elle se trompait de chemin. Ses pensées vagabondaient trop vite. Keiko lâcha un soupir et fit demi-tour. Cela devait faire à présent une bonne demi-heure qu'elle traînait dans le parc, ou plutôt tournait en rond. Elle avait eu la merveilleuse idée, comme il faisait relativement bon, de s'allonger dans l'herbe pour lire son bouquin. Cependant, avec son caractère assez versatile, elle avait finit par courir après un élève pour une quelconque raison, avait papoté avec lui et… avait oublié ou elle avait posé son bouquin.

Un autre soupir. Pourquoi est-ce que ça tombait toujours sur elle ? Un vieux bouquin de Shakespeare en plus, une de ses éditions préférées en vieil anglais médiéval. Encore un. Et encore un. Les soupirs ne finissaient pas, au fur et à mesure qu'elle errait dans le parc, sans être capable de se rappeler de l'endroit ou elle s'était étalée pour lire. Elle passait et repassait au même endroit sans s'en rendre compte, à cause de sa manie de penser à autre chose et d'oublier instantanément ce qu'elle venait de faire. Quelle empotée ! Et dire qu'elle arrivait à retenir des partitions de théâtre.
Keiko fut cependant brutalement interrompue dans ses songes en voyant une jeune fille courir dans sa direction, les joues rouges. Sur le coup, elle ne fit pas attention, mais l'élève semblait toute rouge et son chemisier n'était pas bien fermé. Elle avait évité son regard. La prof se posa quelques questions un petit moment, continuant à avancer sans regarder où elle allait du coup, trop occupée à fixer la jeune fille partir loin.

Et paf, bien sûr, empotée un jour empotée toujours, elle trébucha. Ce qu'elle avait buté était à la fois mou et dur ; une jambe humaine. Tandis qu'elle cherchait à se rattraper, ses yeux cherchèrent immédiatement sa victime. Un garçon. Roux. Mal coiffé. Un élève. Aïe !
Keiko avait fini par se rétamer par terre, se rattrapant sur une main et un coude. Elle dégagea tout de suite son pied de la jambe du garçon et fonça dessus, titubant un peu vu qu'elle courrait presque en essayant de se relever.

« Je suis désolée ! Je t'ai pas vu ! Ca va ? Je t'ai vraim… Euh… » Elle remarqua enfin le casque qu'il portait sur les oreilles. « Tu m'entends ? »

Quelle belle entrée en matière, Keiko.
En tout cas, tu ne ressembles pas une prof coincée, ça c'est sûr.
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(#) Re: "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Lun 22 Oct 2012 - 0:36

« Bah forcément que je t’entends, t’es tellement discrète en même temps. »

Ouais, niveau gentillesse, zéro, niveau gentleman qui aide la demoiselle qui vient de tomber, encore zéro, niveau amabilité, disons zéro et… ah oui, niveau bonne humeur, je dirais zéro. Non mais vous vous attendiez à quoi ? Que je joue le preux chevalier et que je m’agenouille devant elle pour lui demander si tout allait bien ? Sérieusement, d’une je suis de mauvais poil, ma gonzesse vient de se faire la malle, de deux, y’en a une autre qui s’écroule en me pétant à moitié la jambe et de trois, je mettrais ma main à couper (bon, peut-être pas, elle m’est très utile ma main) que celle qui vient de me tomber dessus et les fameux bruits de pas de tout à l’heure ne font qu’une seule et même personne. Alors là c’est tout mort, le gentil garçon que je suis envers les filles est parti se coucher, j’ai les boules et je sais pas sur qui m’énerver. Parfait y’en a une qui me tombe dessus, et littéralement parlant, je vous prie. J’enlève mon casque de mes oreilles. Il ne me sert plus à rien, la prise jack s’est débranchée quand j’ai sursauté. J’en profite pour éteindre mon disc-man qui tourne désormais dans le vide.

« Tu peux pas faire attention ? »

Et paf ! Une autre réplique cinglante. Vous allez vous dire un truc dans le genre « Oh ! Bichette ! Elle n’a rien fait pour mériter ça ?! Voyons ! » Et bien garder vos idées débiles pour vous parce que justement si ! Elle a tout fait pour le mériter et en plus j’ai envie d’en rajouter une couche tiens.

« Regarde où tu marches, merde. »

Ouais je sais, pas terrible hein ? Bah j’avais rien d’autre sous la langue et c’est le premier truc qu’est sorti. Pis y’a merde dedans, et moi j’aime bien dire merde. D’ailleurs je marmonne un petit « journée de merde » juste pour en rajouter un dans la conversation, où ce qui s’y rapproche. Et du coup ça va mieux. C’est fou ce que le mot merde soulage parfois. Je me relève un peu, m’époussète légèrement. Geste inutile d’ailleurs, je le constate après. Je n’ai absolument pas de poussière sur moi. Tant pis. Je décide de rester assis sur l’herbe, j’ai la flemme de me relever et avec un peu de chance mademoiselle maladresse filera sans demander son reste. Du coup, j’en rajoute une couche. Un bon regard noir bien servi. Vlan !

J’en profite pour la détailler et me dire que finalement, j’aurais peut-être pas dû m’énerver comme ça. Mon regard s’adoucit un peu lorsqu’il passe sur ses seins. Héhé, bien fournit la p’tite dame. Bah ouais, elle est pas bien grande aussi, faut le dire. Bon j’arrête de mater ses seins et je remonte sur son visage. J’veux pas passer pour un pervers non plus. Elle a une bonne petite bouille, un peu plus âgée, vingt-trois, vingt-quatre ans peut-être. Bon par contre y’a un truc qui cloche sur son visage. Elle a de très beaux yeux mais ils sont cachés derrière une espèce de paire de lunettes bizarre. Un truc énorme qui lui bouffe la moitié du visage. J’irais bien les lui enlever pour aller plonger mon regard dans le sien mais j’suis pas sûr qu’elle apprécie vraiment. Tant pis, je continue à la regarder, sans aucune gêne. J’vois pas pourquoi ça me gênerait, c’est elle qui m’est tombé dessus en premier. Ouais, y’a pas à dire, elle est bien foutu. Cool j’ai peut-être pas tout perdu aujourd’hui.

Oh Dieu du sexe et de l’esprit mal tourné, contrôle mon caractère pervers et ne me laisse me faire envahir par la débauche.

Et là je tombe sur ses fesses. Je les vois pas bien d’ici mais je vais éviter de plonger en avant pour mieux les voir. Des petites formes piles comme je les aimes.

Dieu ingrat, je vais changer de religion.


Voilà, je suis coincé entre mes deux envies. Passer mes nerfs ou passer sur elle tout simplement. Am stram gram, la première l’emporte. De toute façon j’ai pas fini mon exploration du corps humain de la demoiselle de tout à l’heure. Ailyna ? Alycia ? A… bref, la fille quoi. J’ai intérêt à me souvenir de son prénom quand j’irais la voir. Alors je me mets à chercher un autre truc pas cool que j’ai en réserve. Non, pas d’inspiration, ça vient pas. C’est pas grave, je pense qu’elle a déjà eu son compte. Bon bah voilà, on en revient sur journée de merde. J’ai plus qu’à la laisser en plan, à moitié par terre et à filer au café du coin me boire une bonne bière. Comment ça je suis mineur j’ai pas le droit de boire de la bière ? Ah, mais c’est parce que toi tu connais pas la serveuse, Clarisse, moi j’ai un laisser passer spécial. Ouais, une bonne ambrée, nickel, ça va me réchauffer le gosier. Je frissonne et me rend compte qu’en fait, une fois la température corporelle légèrement redescendue, il fait pas si chaud que ça. Je farfouille dans mon sac avant d’attraper ma veste que j’enfile rapidement.

Et tel un véritable malotru, je me lève, prêt à décamper. Bon. J’ai quand même un minimum de respect pour les gens. Pfff, alors là, laisse-moi rire. Okay, disons, une réputation auprès des filles ? Ouais, là je préfère. Alors histoire de, je bredouille un rapide, très rapide et minuscule

« Désolé »

Ouais, faut pas faire trop long avec les filles sinon elle ses posent trop de question, c’est galère. J’ai pas envie de faire une phrase longue en plus, désolé c’est court, pratique, souvent utilisé, ça sonne bien quoi. J’enfile mon sac sur mon épaule et fais demi-tour. Je pense déjà aux bulles de la bière qui ne vont pas tarder à couler dans ma gorge. Cool. Et lorsque j’allais remettre mon casque une sorte d’intuition m’a pris. Ça m’arrive pas souvent ce genre de chose, c’est généralement quand je réfléchis. Je me suis dit, à ce moment-là, qu’après en avoir pris plein les dents, la demoiselle aux grosses lunettes allait sûrement avoir quelque chose à dire. Enfin j’espérais pour elle sinon c’est qu’elle n’avait vraiment pas de caractère. Je me suis donc retourné de nouveau et planté là, comme une andouille c’était le cas de le dire, j’ai attendu. Attendu qu’elle dise enfin quelque chose.
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(#) Re: "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Mar 23 Oct 2012 - 19:07

Le garçon était, quand même, extrêmement rude ! Keiko fronça les sourcils et se retint de répliquer. Après tout, il n'avait pas tord… Bon, oui, il avait raison, mais il n'était pas obligé de le dire comme ça, si ? Si… peut être. La dame faisait une tête à moitié boudeuse, à moitié stupéfaite. Elle observait le garçon et par le même temps, remarqua qu'elle avait détaché son casque en trébuchant. Elle se serait bien excusée une fois de plus mais à la vue de la méchanceté du garçon ne le fit pas. Il ne fallait pas exagérer, quand même !

Elle ne disait rien cependant, ne savant pas trop quoi dire finalement. Il valait mieux le laisser râler, non ? Même si, ça se voyait, la prof bouillonnait de l'intérieur. Elle aurait bien sorti un "je suis prof, respecte moi un peu !" mais Keiko détestait faire preuve de son autorité ainsi. Alors, elle se tut. Et elle se demanda par le même biais si elle l'avait déjà vu ou non en cours. Non, son visage ne lui disait rien. Et vu comment il était agréable, elle se saurait souvenu. Elle n'oubliait aucun visage de toute façon ! C'était plus les noms, qu'elle zappait.

La dame l'observe enfiler son manteau, se lever, et ne sait toujours pas quoi dire. Et finalement, la colère s'envole, elle commence à culpabiliser. C'est vrai que c'est de sa faute, quand même… Ce n'est pas comme si elle ne le savait pas, mais c'était un peu lent là-dedans, le retour de pensée avait enfin cogité dans son cerveau. En plus, il venait de s'excuser. Elle pouvait le laisser filer comme ça !

« Euh ! » fit-elle dans une sorte d'exclamation. Cependant, elle ne commença même pas sa phrase, le garçon c'était retourné, et il semblait attendre. Ce ne fut que l'affaire de quelques secondes, à peine, et pourtant, ce parut long, très long. Alors, enfin, Keiko se lança avec un sourire chaleureux et impeccable : « On va boire un verre ? »

Elle semblait un peu timide sur le coup, ce qui était rare venant d'elle. La machine se remettait en marche, enfin, et la pipelette qu'elle était continua à reprendre la parole :

« Je te paie un coup pour m'excuser, si tu veux… Mais juste un ! Il y a pas mal de bars dans le coin, et si ma compagnie te dérange pas, et que ça te dit…»

Elle continuait de sourire malgré ses phrases un peu maladroites. Elle n'avait pas l'habitude qu'on la prenne de cours, en réalité. Son cours était dans plusieurs heures ; elle pouvait bien traîner un peu avec un élève. Ce n'est pas comme si elle n'avait jamais été comme ça avec eux de toute façon.
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(#) Re: "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Mar 6 Nov 2012 - 18:07

Le pompon, la cerise sur le gâteau, la crème de la crème. Sur le coup, j’ai rigolé. Pas très poli, certes, mais d’un autre côté, vu comme nous avions commencé, c’était pas si grave, non ? Je l’ai regardé d’un air « tu lis dans mes pensées ? ». Mais c’est vachement dur d’avoir l’air « tu lis dans mes pensées ? », du coup, j’ai fait une mimique mi amusé, mi surprise, mi énervé. Comment ça y’a trois moitié ? Non non, c’est vous qui ne savez pas compter. Bref. Amusé et surpris parce que pile au moment où j’ai envie d’une bonne bière pour m’apaiser, on m’en propose une, et pas n’importe qui, la personne en question venait de subir ma colère cinq minutes auparavant. Énervée la dernière moitié de mimique parce que j’étais encore un peu sous les nerfs et je ne m’apaise pas comme ça. Par contre la demoiselle que je ne connaissais pas encore, semblait assez lunatique comme personne. Elle avait semblé fulminer un peu devant mon comportement outrageux, d’un autre côté, qui ne l’aurait pas fait et puis elle avait brusquement changé de chemise. Bah, j’vais pas m’en plaindre, j’ai un coup. A boire ! Un coup à boire. Non, finit les idées perverses pour aujourd’hui. J’ai ma dose, j’veux juste ma bière.

« Ça me va »

Court, rapide, efficace. Même réponse que tout à l’heure. Bon, j’en profite pour glisser un petit sourire en coin, vite fait. Dragueur. Non, c’est faux, pure diffamation. Je suis juste poli. Mon cul. Bon, un peu, un tout petit peu. Mais sans arrière-pensées, je la trouve juste mignonne, et fort sympathique, pour le moment. Les femmes sont versatiles. Oui, je connais des mots savants, moi ! Elles changent d’humeur comme de culottes. (Mon expression favorite.) Un coup elles sont cool, cinq minutes après elle s’énerve sans que tu comprennes vraiment pourquoi et puis elle redevienne cool, parfois elles sont chiantes, souvent même. Très souvent en fait. Y’en a qui sont tout le temps chiante. Mais pour compenser, y’en a qui sont souvent cool, tout le temps c’est pas possible. Y’en a qui pleurent pour un rien, celles-là me gonflent. Elles passent leur temps à se lamenter, de vrais crocodiles, une horreur. Celles qui sont niaises aussi. Elles, je les aime bien, on peut se moquer d’elles ouvertement, et ben elles rigoleront quand même. Bref, y’a plein de types de femmes. La mienne il faut juste qu’elle soit bonne au pieu et pas trop chiante. J’suis pas trop difficile comme type. Le seul hic c’est que je change tout le temps. C’est comme ça. Et pendant que je fais mon listing des femmes, j’en ai une qui poirote, pas très galant tout ça. J’vais pas lui sortir mon bras pour l’emmener au bar, elle devra se contenter d’un signe de tête qui signifie simplement « allons-y ». J’suis pas très bavard comme gars, vous l’avez remarqué je crois bien.

Madame me suit et on sort des buissons. Enfin. Ça faisait un bout de temps mine de rien que j’étais dans ces buisson. C’est pas que je les aime pas mais c’est agréable de changer de cadre. On déboule sur un petit sentier. Je jette un coup d’œil à droite, à gauche, personne, le parc semble désert. Ouais, d’un côté c’était bien à cause de ça que j’étais venu ici avec Annie…Adeline.. A.., la fille quoi. On s’en fiche, j’aurais tout le temps et le loisir de me prendre la tête ce soir même. Désormais direction le bar. J’me sentais un peu euphorique (second mot savant, quelque chose de grave est en train de m’arriver) comme si quelque chose d’exceptionnel venait de me tomber dessus. Bah, je pétais juste un peu les plombs sûrement, rien de méchant. Crise d’euphorie du lundi matin sûrement. Ou de l’après-midi, n’importe. J’ais boire une bière et en plus c’est une fille qui m’invite. Bon, boire une bière rien d’exceptionnel en soit, mais le coup de la fille qui m’invite, généralement c’est l’inverse. Et puis j’sais pas, pas besoin de me justifier, je me sens joyeux, un point c’est tout. Ma figue mi figue mi raison mi banane a laissé place un a joli sourire. Comme quoi moi aussi parfois je suis lunatique.

Mon euphorie c’est rapidement terminé au rappel de la loi japonais. Putain de pays. 20 ans, et je les avais pas encore. Et puis je peux pas emmener la demoiselle au bar de Clarisse, sinon cette dernière risquerait de tirer la gueule et refuserait de me servir. Ah merde. Voilà, j’y reviens encore. Fais chier tiens.

« Hé…toi… Tu veux aller où au fait ? »

Hé…Toi.. bah oui je connaissais pas son nom. Elle allait sûrement me le dire. Bon c’est pas que je m’en fichais un peu mais ma mémoire concernant le nom des filles avait quelques défaillances. J’devrais peut-être lui dire le mien. Bah… on verra ça plus tard, la question primordiale pour l’instant c’est pas de savoir comment on se prénomme c’est de savoir où on va remplir notre gosier assoiffé. Le mien l’est en tout cas. Et là, TILT. Purée. Je pense. Je connais un bar. Pas n’importe quel bar. THE bar. Un bon pub british où je n’aurais aucun mal à me faire servir de la bière. Et ils passent du rock’n’roll. Oh yeah… Je me mets une pichenette sur le front comme si j’étais bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Bon je l’ai un peu mérité quand même. Juste un peu. Du coup je lui laisse pas le temps de répondre et réplique.

« Non c’est bon. »

Comme si elle se souciait de mon dialogue intérieur.

« Je connais un endroit »

Bah oui forcément, sinon ça serait pas bon.

« suis-moi »

Whaou, quelle autorité. Bon en sois c’était pas vraiment un ordre, j’ai juste utilisé l’impératif. (Depuis quand tu sais conjuguer ?) … voix de merde… Ce qui est plutôt cool dans un sens c’est qu’elle a pas cherché à répondre et qu’elle m’a suivi sans trop poser de question. Une fille bien celle-là. C’est rare celle qui parlent pas trop. On a marché pendant un bon quart d’heure. Le temps de sortir du par cet d’arriver en ville. Je l’ai entraîné dans une ruelle sordide et… (haha ! je vous vois venir lecteurs vicieux ! Non ? Comment ça non ? Vous osez insinuez qu’il n’y a que moi qui ai l’esprit mal tourné ? Salauds… Mais je vous aime bien quand même ♥). Bon, et au fond de cette ruelle sordide, se trouvait… une autre ruelle encore plus sordide. Qu’on a pris forcément. Mon petit bout de paradis se trouvait au fin fond de l’enfer. (j’ai fait une métaphore..). On a donc débarqué devant le « Rock’n’beer » Un nom classe. Un peu bourrin mais classe. J’ai salué le vigile qui m’avait reconnu, ai bredouillé trois quatre phrases en anglais. Qu’il était bon de retrouver sa langue.

Et puis on est rentré dans ce pub. Il ne payait pas de mine. Un peu petit un peu vieillot, un bon vieux Queen dans nos oreilles qui enchaînerait sûrement sur les Stones ou peut-être The Cure. Un véritable délice. On s’est calés sur une table. Enfin, à côté quoi. Et là… Silence. C’était sûrement le moment des présentations.

Enchanté, Brian Johnson, chevalier errant pour vous servir Damoiselle.
Enchanté, Brian Johnson, élève de prépa scientifique, 19 ans.
Enchanté, Brian Johnson, flemmard qui sèche les cours, majeur. (menteur)
Enchanté, Brian Johnson, coureur de jupon professionnel embauché chez « culotte and co’ ».
Enchanté Brian Johnson, connard de première classe, infâme gamin égoïste qui passe son temps à courir après les filles et leur dessous plutôt que d’aller en classe, buveur de bière à ses heures et fan de musique. Brian Johnson, homophobe narcissique qui enchaîne les conquêtes et les jette comme de vieilles chaussettes.
Mais, qui malgré tout peut parfois se montrer gentil. (<-)

« Brian Johnson »

Ouais, c’était mieux comme ça. Je lui ai tendit ma main histoire d’en faire un peu plus.
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(#) Re: "Et si quelqu'un arrivait ?" [PV]  Ven 9 Nov 2012 - 21:18

[Comme on va en vile, suite ici : http://www.kobehs.org/t8651-hi-cherry-boy#118384]

[topic clos]
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