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 La littérature de chez moi..

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(#) La littérature de chez moi..  Lun 8 Avr 2013 - 19:41

Le soleil, contrairement aux jours précédent, avait déjà fait une apparition remarquable et brillait, souriait de tous ses rayons et allait même jusqu'à taper les passants qui étaient à portée, lorsqu'Ayame s'était levée. Il ne lui semblait pas avoir cours et, lorsqu'elle s'était levée, après avoir enfilé une robe longue et blanche qu'elle adorait, par souvenir et par esthétisme, elle avait été éprise d'un élan de paresse caractérisé qui lui avait fait définitivement renoncer à toute sortie pour la journée. C'est pourquoi elle n'avait pas mangé et avait passé sa matinée à lire, écrire, jouer aux jeux vidéos, vagabonder de-ci de-là, sans but, par fantaisie. Elle s'était même remis en pyjama entretemps. Ces quelques heures lui avaient été formidables, et elle avait pu décompresser de tout le stress et l'ennui causés par son récent déménagement, les ennuis familiaux, son éloignement.. Mais plus elle restait à Kobe, mieux elle s'y sentait. Loin de connaître l'endroit, elle savait au moins s'y repérer, et comptait vite l'explorer de fond en comble. Pour l'heure, elle n'avait plus de lecture et elle décida tout naturellement d'aller chercher quelque chose à la bibliothèque, qui dans son esprit était plus proche que la librairie la plus proche en ville. Elle se rhabilla, cette fois en jean trop grand, tee-shirt distendu, sans aucun soin mis à part pour ses cheveux, et descendit en tâchant de trouver mentalement ce qu'elle allait prendre, ou au moins quel genre. Elle était en train d'envisager un classique d'E. A. Poe lorsqu'elle arriva à la bibliothèque.
Elle en ouvrit la porte. À son étonnement, pas tant d'élèves que ça. Elle remarqua quelques visages, qui, à défaut d'être vraiment connus, étaient reconnus, leur fit pour certain un innocent signe de la main, puis se dirigea vers le rayon de la littérature étrangère, E.A.Poe étant un auteur anglais. Elle s'était au préalable renseignée auprès de la bibliothécaire, et comme cette dernière était en permanence abordée par quelques jeunes qui tenaient leur livre plus ou moins dans le bon sens, cela avait été plutôt fastidieux.

Lorsque sa main se referma sur un exemplaire tout à fait joli, en cuir relié, du Chat Noir et Autres Histoires, elle remarqua qu'elle n'était pas, comme elle l'avait tout d'abord cru, seule dans ce rayon consacré à la littérature d'ailleurs. En y pensant, Ayame trouvait que mettre les livres étrangers dans un rayon à part tenait tout de même un peu de la discrimination, mais Ayame avait une forte tendance à exagérer un peu toutes les situations, et à dramatiser pour un rien.
Toujours est-il que la personne nouvellement présente se tourna vers elle.

(excuse, je suis malade, j'ai du mal à écrire beaucoup en ce moment xD)

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(#) Re: La littérature de chez moi..  Mar 9 Avr 2013 - 20:27

Ah, il fait beau aujourd'hui. Très beau. Le soleil se montre bien pour le dire. M'aveuglant au passage dès mon réveil. C'est agréable certes, d'ouvrir ses yeux en se disant que ce sera une bonne journée parce qu'il fait beau et tout le tralala qui va avec. Je me serais bien dis ça si ce même soleil n'avait pas été la cause de mon réveil. Oh bien sûr, c'est entièrement de ma faute, fermer les volets avant d'aller dormir est une chose plus judicieuse à faire à l'avenir. Ce n'est pas extrêmement dérangeant, c'est vrai... Mais c'est comme si on me plantait une ampoule allumée dans l’œil. Avec logique, je ferme les volets une fois debout. Histoire de m'habituer avec la lumière, ce que je juge mieux. Je ne les rouvre qu'après m'être habillée et préparée, j'ai opté pour une jupe. La journée ne promet pas d'être remplie. Il n'y a pas cours, week-end oblige, et je n'ai rien à faire. J'ai juste envie de dormir encore, mais me connaissant c'est impossible.

Je crois bien avoir des copies à corriger, de quoi m'occuper pendant une bonne heure. Heure qui passe bien vite d'ailleurs. Depuis quand est-ce si rapide de corriger des devoirs ? Je jette un coup d’œil à l'heure, m'indiquant qu'il n'est pas aussi tard que ce que je m’imaginais. C'est embêtant, je vais m'ennuyer vite. C'est vrai qu'il fait vraiment beau, je devrai en profiter pour sortir. Je ne sais pas comment j'ai fais pour ne pas y penser plus tôt. Stupide que je suis. Je ne suis pas la pire, loin de là ! Enfin, j'espère. Je sors dehors, la température n'est pas froide, mais pas chaude non plus. Pile comme il faut pour moi. Je pensais me promener étant à l'extérieur, mais je ne trouve pas grand chose à faire. Ah l'ennui, que c'est nul.

Je n'ai rien d'autre à faire que d'aller lire. Et j'ai épuisé ma réserve... Depuis longtemps, c'est vrai. Mais je les ai relu plein de fois, c'est lassant à force. Je peux citer certains de mes passages préférés sans avoir le livre sous la main pour quelques uns. Donc, il est grand temps que j'aille renouveler. C'est sûr qu'il faut que j'aille à la bibliothèque, sauf que... Où est-ce qu'elle est ? Quelle superbe idée de vouloir y aller sans savoir où ce trouve ledit endroit. Oui, géniale ! Je mets vingt minutes à arriver dans la bibliothèque. C'est un record quand même. L'endroit est bien silencieux, c'est toujours cool d'être ici. Le silence règne, personne ne parle fort. Très apprécié la plupart du temps, quand on est fatigué. Je ne le suis pas, mais bon.

Je me dirige vers le rayon des livres étrangers. Seul chose qui me raccroche vraiment à chez moi et que j'aime bien. Je prends un roman policier d'un auteur que j'aime bien. Je ne suis pas seule, il y a une élève devant. Je lui souris en voyant ce qu'elle prend.

-Il est bien celui là ! Tu le prends pour un devoir ?

C'est vrai qu'il n'y a pas beaucoup d'élèves qui choisiront ça de leur propre chef. Elle aussi peut-être. Je prends plusieurs livres, dans le but de tous les emprunter. Je ne sais pas si on peut en prendre plusieurs à la fois, ce serait bien.
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(#) Re: La littérature de chez moi..  Mar 9 Avr 2013 - 20:56

Au moment de saisir le livre, donc, Ayame avait remarqué quelqu'un, une silhouette tout d'abord floue sous l'action conjuguée du soleil et de la surprise, silhouette qui s'était affinée peu à peu en quelque chose de reconnaissable et de reconnu. La personne qui se tenait à côté d'Ayame était plus petite qu'elle, comme finalement la majorité des japonaises ; elle avait des cheveux blonds coupés aux épaules, portait une jupe élégante qui contrastait avec son air souriant un peu gaillard et qui trahissait un certain goût pour la bonne chère. Mademoiselle Nakamura reconnut en cette silhouette la personne de "M'dame Seryam", l'enseignante de littérature qu'elle avait déjà eu l'occasion de croiser plusieurs fois ; le lycée était moins grand une fois à l'intéreir, ce qui menait à nombre croisements et recroisements sans fin entre les mêmes personnes. Cette professeure ne semblait pas avoir reconnu Ayame : elle ne s'en offusqua pas puisque les enseignants de Kobe avaient un assez conséquent nombre d'élèves, mais se sentit un peu étonnée toutefois.
Elle resta un moment à regarder dans le vague, perdue dans ses pensées, puis baissa les yeux sur le livre qu'elle avait pris, d'une part pour vérifier qu'elle avait bien pris le bon, d'autre part pour se donner une contenance. En effet, l'arrivée si soudaine d'un membre du personnel relativement inconnu était pour Ayame à la fois surprenant et déstabilisant. Ses petits gestes inquiets à priori anodins, assortis à l'air tiède de la bibliothèque, le contact rugueux et doux à la fois du cuir orné qui formait la couverture de l'ouvrage d'Edgar Allan Poe, tout cela la remit en selle. Elle salua sa professeure plus amicalement peut-être qu'elle aurait dû, avec un signe de la main et un sourire accueillants. Le rayon était vide, donc, après tout, Ayame pouvai se permettre un peu de familiarité. Son interlocuteice lui demanda la raison pour laquelle elle prenait ce livre qui, apparemment, devait être emprunté quelque deux fois l'an. Ayame réorganisa ses pensées quelque peu chamboulées et répondit :

"Hé bien, comme c'est vous, ma prof, je pense que vous savez que ce n'est pas pour un devoir ! Non, je le prends pour le lire, car ça me rappelle mes dernières années, et que j'aime beaucoup ce genre de litté."

Ce faisant, elle se dirigea vers le guichet de la bibliothécaire pour lui demander si le livre était empruntable, et pour l'emprunter à son nom. Elle se demandait si sa prof l'avait suivie, mais non. Elle mit donc le livre dans son sac, puis retourna vers les rayons voisins où m'dame Seryam farfouillait toujours, quelques livres dans les bras.

"Et vous, que cherchez-vous ?"

Ce disant, Ayame se saisit d'un livre au hasard dans les étagères et se retrouva avec un roman intitulé Le Trône de Fer, qu'elle ne connaissait pas ; elle songea qu'elle devrait revenir l'emprunter.

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(#) Re: La littérature de chez moi..  Sam 13 Avr 2013 - 14:51

Elle me salut pour le moins bizarrement. On fait coucou aux gens lorsqu'ils sont plus loin non ? Enfin, un signe de main. Peut-être que c'est une coutume du japon que je ne connais pas encore. Je lui souris aussi, puis baisse la tête pour lire le résumé des livres que je tiens. Je la relève lorsqu'elle m'affirme que je suis sa prof de littérature. Ah ? Ahah... Zut. Quelle gourde je fais. C'est vrai qu'elle me dit quelque chose, mais je viens d'arriver, je ne peux pas tout mémoriser en l'espace de si peu de temps. Enfin, je devrais regarder juste une fois la liste des élèves que j'ai. Et les classes, tout les autres trucs du genre. Je ris un peu avant de lui répondre, rire qui au fond est un peu nerveux.

-Haha... Excuse moi. J'ai un peu du mal avec les têtes et les noms. Tes dernières années ? Et c'est bien d'aimer ce genre de livre !

Je ne vois pas de quoi elle parle à propos de dernières années. Elle veut dire années de cours ? Je n'en sais rien et ça ne m'importe pas beaucoup. Je continue de peser le pour et le contre de si je prends ou non les livres quand je vois qu'elle part. En fait, elle n'est plus à depuis un petit moment, et je n'ai même pas dis au revoir. Tant pis, la prochaine fois j'essaierai de décrocher de mes livres. Ah, bah elle n'était pas totalement partie. Elle revient cependant quelque temps plus tard, j'étais toujours prise avec les livres. Cette fois-ci, je ferme le livre quand elle me pose une question.

-De la lecture pour ne pas m'ennuyer, j'ai tout lu de ce que j'avais prévu pour partir au moins 3 fois.

Dans une bibliothèque, dans un rayon livres, on cherche forcément de la lecture non ? Je ne connais pas le livre qu'elle tient en ce moment. La plupart des livres reposant entre mes mains sont écrits par Mary Higgins Clark. Il faut attendre un peu pour que ça bouge, mais ensuite, c'est super. Surtout qu'on ne s'attend pas vraiment à ce que ce soit cette personne qui tue. J'ai lu la plupart. Je prends certains dont je n'ai pas encore découvert le contenu. Il faut que je lui demande si l'on peut emprunter plusieurs livres à la fois.

-Dis, est-ce qu'on peut emprunter plusieurs livre à la fois ? Parce qu'il y en a plein qui me plaisent.

J'en pose quelques uns pour me reposer les bras en attendant. C'est lourd tant de gros livres. Et encore, ce n'est pas le cas pour tous.


Désolée, c'est court ><
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(#) Re: La littérature de chez moi..  Sam 13 Avr 2013 - 19:23

Ayame prit le livre qu'elle avait emprunté et resta un moment à fixer la couverture, un chat noir - enfin, couleur cuir, mais puisque le titre était Le Chat Noir, il était sûrement noir - et en relief sur une couverture en cuir qui à l'époque de sa parution avait dû coûter une fortune. Il est vrai qu'on sous-estime le prix de la culture, mais les livres étaient estimés à une époque lointaine au prix de sa propre maison, parfois plus. Revenons au sujet. Son interlocutrice et professeure avait une quantité plutôt incongrue de livres divers et variés dans la main, bien qu'un auteur prédominait - auteur inconnu d'Ayame - et semblait avoir du mal à tout porter. Ayame fit mine de l'aider à porter ses livres, et glissa le sien dans son sac. Elle en saisit quelques-uns, suffisamment pour que Madame Seryam n'aie plus l'air de galérer comme elle en avait l'air quelques secondes auparavant, puis répondit à sa question.

"Non, c'est de la littérature anglaise. J'ai vécu longtemps à Londres."

Lorsqu'elle demanda, ensuite, si elle pouvait emprunter plusieurs livres à la fois, et devant le regard réprobateur de la bibliothécaire, qui était toujours aux prises avec quelques élèves qui la regardaient (Ayame crut même apercevoir un professeur assez intéressé), elle répondit par un signe de tête vers le bureau de la bibliothécaire et une expression des sourcils qui signifiaient plus ou moins qu'elle-même n'en savait rien et qu'il aurait mieux valu que Madame Seryam demande à la première concernée, celle qui les prêtait, les livres. Ayame saisit une chaise et s'assit, puisqu'elles étaient apparemment parties pour discuter, quel que soit l'avis de la bibliothécaire, et indiqua de la tête à son interlocutrice la chaise la plus proche. Communiquer par signes n'était pas le fort d'Ayame, qui n'était déjà de base pas très bavarde ; elle avait une certaine admiration pour les personnages de films, de jeux ou de livres silencieux et très forts, à l'image par exemple des assassins d'Assassin's Creed ou du Pretador. Le premier, hein, les autres sont moins bien.
Ayame eut une soudaine envie d'écouter de la musique, et regretta deux faits : la bibliothèque ne proposait ici que des livres, pas de musique ou de films, ce qui en soi n'était pas grave mais l'ennuyait tout de même, elle qui était plutôt cinéphile ; de plus, étant en train de discuter, la politesse envers sa professeure voulait qu'elle ne sorte pas son baladeur. Elle reprit en chuchotant, jetant un coup d'oeil discret derrière son épaule pour vérifier qu'elle ne dérangeait personne - même si la première dérangée était systématiquement la bibliothécaire ; pourquoi toutes les bibliothécaires du monde devaient systématiquement être phonophobes ?

"Vous êtes prof de litté, vous devriez connaître quelques bon livres, non ?"

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