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 [Parc] » freedom; with. haru •

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(#) [Parc] » freedom; with. haru •  Sam 4 Mai 2013 - 18:52

Date du sujet : En janvier


♛ FREEDOM.


feat. mandarine & harurun

Tu ouvres les yeux doucement, la tête lourde. Très lourde. Trop lourde. Cela fait trois fois que tu appuie sur le bouton du réveil pour lui ordonner de se remettre à sonner dans cinq minutes. Trois fois que tu n'arrives pas à lever la tête de ton oreiller. Tu ne savais pas vraiment ce qu'il t'arrivait. Enfin si. Mais d'habitude, tu étais beaucoup plus matinale. Tu savais très bien ce que ta tête endolorie et ta gorge en compote signifiaient. Tête lourde et douloureuse, gorge rouge et sèche, nez encombré, tu couvrais un gros rhume, toi, Mikan. Rester dehors trop longtemps en ce mois de Janvier ne te réussissait pas vraiment, il fallait l'avouer. Mais c'était tout toi, Mikan, petite têtue, tu ne supportais pas vraiment rester enfermée. Tu le devais pourtant, maintenant que tu couvais quelque chose, et c'était bien fait pour toi. Tu avais perdu ton écharpe et un de tes gants, l'année dernière, et tu n'avais pas pensé à en racheter pour cette année. Trop sûre de toi, tu pensais que tes anticorps de petite jeunette en pleine santé allaient tenir le coup cet hiver. Tu te fourrais le doigt dans l'œil, comme toujours, Mikan, et tu en payais les conséquences.

Tu te rendors, la main sur ton réveil. Un éternuement trop violent te réveille un peu. Tu baisses les yeux. Dimanche, il était Dimanche et, au lieu de te réveiller à huit heures comme d'habitude, tu te levais à onze heures, consciente que la cantine était fermée et que tu ne pourras pas aller prendre ton petit-déjeuner. C'est donc le moral à zéro et la tête toujours aussi lourde que tu te lèves péniblement, traînant les pieds d'un air assez comique. Un autre éternuement alors que tu te diriges vers les douches. La tête un peu ailleurs, distraite comme toujours et malade en plus de ça, tu te trompes d'endroit et te retrouve chez les hommes, Mikan, avant de te voir chassée par la gente masculine et de continuer ta route vers celles des femmes. La douche trop chaude n'a ensuite fait que monter un peu la fièvre et rendre ta tête plus lourde encore, et c'est après avoir enfilé ton uniforme trop grand pour toi que tu es partie à l'infirmerie. Tu n'avais pas besoin d'avoir de justification pour ne pas aller en cours, étant donné qu'aujourd'hui était le dernier jour du Week-End, mais plutôt de quelque chose qui te permettrait d'aller mieux d'ici demain. Puis, comme tous les Samedi, comme tous les Dimanche, tu as appelé ta famille.
▬ « Non mais c'est bon, Ichigo, t'embête pas Papa avec ça ! C'est juste un rhume, hein. Et puis c'est pas comme si j'avais 39.5 de fièvre, j'ai juste seulement 39. Et puis Papa va encore en faire une maladie, alors ne lui dis pas. »
Tu l'écoute, l'oreille collée au combiné, elle ne veut rien entendre, sa voix forte et déterminée t'arrache l'oreille. Mikan, c'est comme si ton cerveau allait dégouliner de l'autre côté. Ton crâne te pince et la douleur est vive, ça te lance à l'arrière de la tête, et tu ne trouves pas d'autre choix que de lui crier de l'autre bout du combiné, rendant ta tête encore plus douloureuse. Cela a toujours été comme ça, avec ta famille. La loi de celui qui crie le plus fort. La loi de celui qui s'impose le plus. Vous étiez quatre filles. Vous êtes toujours quatre filles. Quatre filles et seulement un Papa, sans aucune Maman. Vous ne vous en plaigniez pas, mais la non-autorité mono-parentale avait du mal à calmer vos pulsions colériques de jeunes filles en pleines crises d'adolescence. Mikan. Tu étais sûrement celle qui hurlait le plus fort de toutes, parce que tu avais été bercée ainsi depuis ta naissance, parce que tu avais grandi dans une famille de survoltés, parce que ça te plaisait comme ça, Mikan. Assise sur le petit lit de l'infirmerie, tu conversais avec une de tes trois sœurs aînés en hurlant comme vous aviez toujours l'habitude de faire, n'arrangeant pas tes maux de tête, et surtout tes mots de gorge. Les autre patients te fixaient d'un sale œil.
▬ « ICHIGO. Ne lui dis pas je t'ai dis ! Maintenant il va me coller aux baskets. Vilaine sœur, JE TE DÉTESTE.  »
Tu lui hurles ces derniers mots en collant ta bouche au combiné puis raccroche, sourcils froncés et joues gonflées par la bouderie. Votre père avait toujours l'habitude d'être un peu trop étouffant comme une poule avec ses poussins. Mais vous l'aimiez. Les filles d'un Papa, c'est sacré, vous le saviez. Mais tu étais le genre de petite rebelle, Mikan, en plein crise d'adolescence, déjouant l'autorité parentale avec brio, et jamais contente. Petite colérique. Ton caractère de feu, c'était tes proches qui en pâtissaient le plus, Mikan, et tu le savais. Tu n'aimais pas te sentir étouffée. Tu préférais la liberté. Le vent dans tes cheveux et la facilité à pouvoir respirer normalement sans que quelqu'un te colle au dos à chacun de tes pas. Tu te sentais si facilement encombrée, Mikan. Encombrée par ta famille, par tes amis, par les adultes et les enfants, encombrée par tous. T'es un peu ce genre de gamine indépendante et se jugeant libre de faire ce que tu voulais quand tu le voulais, sans que personne ne puisse entraver ta liberté. Tant que tu respectais les lois, tu ne voulais pas que l'on te dérange dans tes droits, Mikan, et bien que ton père te défendait toujours de sortir lorsque tu avais de la fièvre, comme tous les pères censés le feraient pour protéger leur progéniture, tu ne pouvais pas t'empêcher d'aller faire un petit tour dehors.

Dans le parc du pensionnat, par exemple...
▬ « En fait euh...il fait un peu froid, là. »
Tu marmonnes en haussant les épaules pour te tenir chaud au cou. Tu n'avais pas d'écharpe et seulement un gant. De ta main gantée tu frottais l'autre découverte pour la garder au chaud. Ton front était bien trop brûlant et tes joues rougies par la fièvre, et bien que tu avais mit un pull en laine couleur crème et un manteau par dessus ton uniforme d'hiver, tu n'avais tout de même pas bien chaud. Tu n'étais pas sérieuse, l'écart entre la température de ton petit corps malade et celle de dehors était bien trop importante et même si Février approchait, ce n'était tout de même pas les grandes chaleurs. Cependant, prendre l'air te faisait du bien, et rester trop au chaud n'aurait pas amélioré ta fièvre. Il n'y avait pas grand monde, dans le parc, et pour cause: il faisait bien trop froid, et les élèves préféraient se prélasser dans la salle commune plutôt que de se geler les moustaches. L'absence de monde ne faisait que t'égayer d'avantage, bien que tu ne sois pas une asociale, tu avais bien trop mal à la tête pour supporter le bruit des conversations des autres personnes. C'est également pour cette raison que tu ne voulais pas aller te reposer dans la salle commune trop chauffée et sûrement pleine de squatteurs-marmottes-hiberneurs bavards et trop bruyants. Comment guérir d'un rhume et d'un mal crânien au milieu de personnes bruyantes ? Il n'y avait aucune solution, c'était pour cette raison que tu gelais sur place sous les arbres aussi gelés que toi dans ce parc presque vide.
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(#) Re: [Parc] » freedom; with. haru •  Lun 20 Mai 2013 - 19:36


« Toujours recroquevillée sur son lit, la lumière du soleil déclinant à l'horizon traversant sa fenêtre pour l'illuminer de sa faible lueur, la fillette ne bougeait pas d'un cil. Ses yeux étaient fixés sur la peluche en face d'elle, qui ne semblait intéressée que par sa personne. Comme d'habitude, Shiro – c'était son nom – était le seul à lui faire la conversation, si l'on puit dire. Et comme d'habitude, la première chose qui lui demandait était "Qu'est-ce qui ne va pas ?" , à laquelle elle répondait que, aujourd'hui encore, on l'avait évitée à l'école et que sa famille d'accueil semblait n'en avoir cure, comme toujours. "Comment ça se fait ?" Lui répondait Shiro. "Je ne sais pas" Répondait la petite fille. Elle continuait en émettant des hypothèses comme, peut-être était-ce parce qu'elle avait la meilleure moyenne de la classe et attirait la jalousie de ses camarades, qu'elle était timide et avait donc du mal à aller vers les autres et se faire des amis, que ses parents d'accueil ne se préoccupaient absolument pas d'elle étant donné qu'elle n'était pas de leur sang... Et comme d'habitude, elle finissait ses monologues en disant que peut-être ça serait ainsi pour toujours. "Garde espoir !" Lui disait Shiro. "Je suis sûr qu'un jour, tout s'arrangera ! Après tout, tu es encore jeune. Ne tire pas de conclusions hâtives". Sa gentille peluche réussissait à chaque fois à lui décrocher un faible sourire. Heureusement qu'elle était là. Elle, ne la laisserait jamais seule. Elle la prit dans ses bras et descendit de son lit pour se rendre devant la fenêtre, d'où elle regarda la fin de la course du soleil vers le crépuscule. »


Haru referma son livre. Après l'avoir remit dans son sac, elle se dit qu'elle ne regrettait pas de l'avoir emprunté à la bibliothèque. Lorsqu'elle y repensait, elle se disait qu'elle se retrouvait assez bien dans cette petite fille délaissée. La seule différence qu'il y avait entre elles deux était que la lycéenne avait des parents qui l'aimaient et qui l'aidaient en cas de besoin. Des amis ? Elle les comptait sur une seule main. Si peu alors qu'elle était là depuis presque deux ans. Oui elle avait rencontré beaucoup de personnes. Le problème, c'est qu'ils étaient tous partis et que la majorité ne lui avait même pas laissé de quoi pouvoir les contacter. Il faut dire qu'elle non plus n'en avait pas eu la jugeote. Seulement, s'ils l'avaient prévenue de leur départ, peut-être en aurait-il été autrement. En fin de compte, elle comme eux était fautive. Et s'il n'y avait eu que ça, cela aurait plus facile à surmonter, bien que cela aurait quand même duré longtemps. Alors qu'elle avait pensé pouvoir remettre un vrai sourire sur son visage, voilà que son petit-ami quittait KHS à son tour, sans lui dire quoique ce soit et sans l'informer s'il la quittait également ou non. Résultat, elle ne savait plus quoi faire. Mais une chose était sûre ; plus jamais elle ne ferait semblant d'être heureuse. Fini les faux sourires en marchant dans la rue ou en parlant aux gens. Elle savait ce que cela apportait au final et elle ne voulait plus revivre ça. Là-haut, Natsumi devait certainement penser la même chose.

L'air se faisait plus frais. Haru décida donc de retourner dans sa chambre et de continuer sa lecture là-bas. Mais alors qu'elle s'approchait de la sortie, en tournant la tête, elle vit une jeune fille, installée sous un arbre, et qui semblait avoir un peu froid, vu la façon dont elle se tenait. S'inquiétant de cela, la lycéenne s'avança vers elle.


- Excuse-moi, tu vas bien ? Tu as l'air d'avoir froid non ? Tu devrais rentrer te réchauffer.

Haru s'était baissée à sa hauteur. Pourquoi cette fille se trouvait-elle là ? Elle allait attraper froid en restant ici. Cependant, en la regardant plus attentivement, elle remarqua qu'elle avait les joues légèrement rouges.

- Attends... Ne me dis pas que tu es malade ?

Elle était malade et allait dehors alors qu'il faisait froid. Mais enfin, elle serait bien mieux dans son lit à reprendre des forces !




[HRP: vraiment désolée pour ce temps de réponse. >< Je promets que la prochaine fois, ça sera plus rapide =)]

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(#) Re: [Parc] » freedom; with. haru •  Mar 11 Juin 2013 - 18:55

♛ FREEDOM.

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▬ « Excuse-moi, tu vas bien ? Tu as l'air d'avoir froid non ? Tu devrais rentrer te réchauffer. [...] Attends... Ne me dis pas que tu es malade ? »
Tu recules un peu lorsqu'elle se baisse pour se mettre plus ou moins à ta taille et grommèles. C'était le geste qu'avaient la plupart des personnes t'entourant lorsqu'ils te parlaient ou que tu leur parlais. Pour mieux t'entendre ou bien seulement car c'était bien plus pratique de te parler sans avoir à baisser la tête tandis que tu lèverais la tête, et ainsi éviter les torticolis lors de longs dialogues échangés avec tes interlocuteurs. Tu en avais souvent assez de devoir lever la tête à chaque fois qu'il te fallait regarder quelqu'un dans les yeux, Mikan, au point de souvent baisser le regard lorsque l'on te parlait. Cela donnait une assez mauvaise image de toi, lorsque tu semblais fuir le regard. Tu le savais, mais tu t'en fichais à un point inimaginable. Tu n'étais pas réellement ce genre de petite fille à te soucier de l'avis qu'avaient les autres sur ta personne, Mikan, et étais bien assez autonome et orgueilleuse pour savoir toi-même quelle genre de personne tu étais et pour en être fière. Cependant, la jeune fille devant toi n'avait pas l'air de faire partie de ces gens lambdas sans aucune importance et tu avais cette envie presque irrésistible de faire rapidement connaissance. Elle avait de jolis cheveux courts et d'un roux clair qu'il était rare de croiser au Japon et qui t'intriguait, et des yeux bleu azur qui t'impressionnaient tout autant.
▬ « M-... B-... Euh... N'IMPORTE QUOI. Je suis pas malade ! Je suis pas malade ! Regarde, tu vois, mon front il est tout froid, j'ai même pas de fièvre et puis en plus je sais même pas qui tu es, mais je suis même pas malade, moi, d'abord ! »
Tu portes tes deux mains à ton front comme pour vérifier la vérité de tes paroles alors que tu savais pertinemment que tu mentais. La fièvre était telle que tu te sentais brûler de l'intérieur et ta tête tournait au point de t'en donner des nausées. Bien que l'heure du déjeuner approchait et que tu n'avais pas pris de petit-déjeuner, tu n'avais absolument pas faim et tes joues continuaient de rougir à cause de la fièvre, créant un parfait contraste avec ta peau blanche comme le lait et tes cheveux noirs de jais. Tu te défendais si mal, tellement mal que l'on croirait voir ton nez s'allonger à la manière de Pinocchio. Le mensonge, on pouvait le sentir à des kilomètres à la ronde, et tu n'étais absolument pas convaincante. Ta voix enrouée par le rhume étant tantôt grave, tantôt aiguë tout comme l'intonation de ta voix. Ta voix était ce mélange entre l'angoisse d'être découverte et la colère de voir quelqu'un se mêler d'affaires qui ne la regardaient pas. La fièvre te rendait si agressive, tu ne l'étais pourtant pas réellement. Elle ne t'avait rien fait, cette jolie rouquine. Tu te défendais pourtant du mieux que tu pouvais, confuse, les maux de tête t'empêchant de réfléchir à un argument de choc qui te permettrait de justifier ton air malade tout en justifiant le fait que tu sois ici.

Ah, Mikan, tu ferais une si mauvaise avocate...
▬ « C'est juste...c'est juste que j'ai juste un tout petit peu froid, juste, mais c'est vraiment pas grave, hein, j'ai déjà attrapé plus froid que ça, hein, mais je suis vraiment pas malade, moi. »
Tu bégayais, sifflant entre tes dents des semblant de mots maladroits se rangeant en un sens étrange qui donnait à ta phrase un aspect enfantin. Tu te défendais du mieux que tu le pouvais, te donnant sans y faire attention cet air d'enfant que tu essayais si souvent de chasser. En temps normal, tu aurais réagit avec sérénité comme tu avais l'habitude de le faire, répondant à la manière d'une adulte ou d'une jeune fille de ton âge voire plus vieille. Compte tenu de ton physique, de ta si petite taille, tu essayais le mieux que tu pouvais de ne pas faire de gaffes en parlant, de ne pas ressembler à une enfant caractériellement, bien que tu restais tout de même une gamine autant dans tes gestes que dans ta façon d'être et de parler. Ton retard de croissance allant même jusque dans ta voix qui était tout à fait celle d'une enfant. Le fait que tu bégayais ainsi comme un mioche prit la main dans un paquet de bonbons ne faisait qu'accentuer le fait que tu aies l'air si jeune par rapport à ton âge réel. Tu baissais les yeux, honteuse, timide, comme une enfant qui se ferait gronder par ses parents, tu avais cette jeunesse éternelle dans ta façon d'être, que tu haïssais tant. Tu voulais si souvent paraître plus vieille que tu ne l'étais physiquement et psychiquement au point que tes sœurs se seraient énormément moqué de toi si elles avaient été présentes ce jour là, te voyant dans cet état d'inquiétude, d'infériorité, d'angoisse. Tu ne voulais pas retourner à l'infirmerie. Tout sauf l'infirmerie. Tu n'aimais pas vraiment l'infirmerie.
▬ « Et puis de toute façon, même si j'étais malade, je rentrerais PAS ! »
Tu prononces ces mots, accentuant ce ce dernier. Tu étais ce genre d'enfant assez désobéissante et rebelle dans ton genre, qui faisais ce qui te plaisait lorsque tu en avais l'envie, le chaton totalement indépendant, ingrat. Tu savais pertinemment que les personnes te conseillant de rentrer te reposer pour guérir avaient raison et ne pensaient qu'à ton bien être, mais tu avais cette envie incontrôlable de désobéir et d'être si déraisonnable. Au fond, tu n'étais qu'une enfant. Tu ne voulais pas rentrer, même si ta carrure d'enfant et ta faiblesse causée par la grippe te rendait facilement maîtrisable. Tu étais vulnérable. Il lui suffirait de te porter jusqu'à l'infirmerie, de te traîner s'il le fallait, pour que tu y entres sans pouvoir contester. Tu n'étais pas réellement lourde et la fièvre diminuait ta force. Mais tu étais bien trop têtue pour admettre que tu avais tort et qu'un bon sommeil réparateur suffirait à te remettre d'aplomb, tandis que rester dehors par ce froid hivernal ne ferait qu'augmenter ta fièvre et accentuer les maux de tête.
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(#) Re: [Parc] » freedom; with. haru •  Jeu 27 Juin 2013 - 16:25


La jeune fille emmitouflée dans son manteau recula d'un pas lorsque Haru se baissa à sa hauteur. Tiens, l'avait-elle effrayée ? Si elle pensait à tout autre chose avant qu'elle n'arrive ou bien si elle avait la tête dans les nuages, reculer sur le coup de la surprise était une réaction tout à fait normale.


- M-... B-... Euh... N'IMPORTE QUOI. Je suis pas malade ! Je suis pas malade ! Regarde, tu vois, mon front il est tout froid, j'ai même pas de fièvre et puis en plus je sais même pas qui tu es, mais je suis même pas malade, moi, d'abord !

Beaucoup de mots se résumant en une phrase : Tu as tort. La concernée mit même ses mains sur son front pour encore encore plus affirmer ce qu'elle venait de dire. Pourtant, au ton de sa voix et au rouge de ses joues et de son nez, il était évident qu'il s'agissait d'un mensonge. C'était à se demander pourquoi certaines personnes l'utilisait pour justifier des choses dont on voyait bien qu'elles étaient contraires à ce que l'on te disait. Peut-être pensaient-ils que malgré tout, cela allait quand même fonctionner, que leurs interlocuteurs allaient les croire. Cela marchait parfois, sans doute, mais là, c'était aussi clair que de l'eau de roche que ce n'était pas le cas.

- C'est juste...c'est juste que j'ai juste un tout petit peu froid, juste, mais c'est vraiment pas grave, hein, j'ai déjà attrapé plus froid que ça, hein, mais je suis vraiment pas malade, moi.

Et ben, vu la tête qu'elle faisait, c'était assez dur de la croire. Du moins, pour la partie qui disait qu'elle n'était pas malade. Le fait qu'elle avait froid, lui, était sûrement vrai. Haru souffla. Cette fille était vraiment têtue.

- Et puis de toute façon, même si j'étais malade, je rentrerais PAS !

Allons bon. Aimait-elle se sentir mal pour dire une chose pareille ? Qui, dans le monde, appréciait le fait de ne pas se sentir bien physiquement ? La probabilité qu'il existe de telles personnes était certainement de zéro. Pour la jeune Haru, il était évident qu'elle n'allait pas la laisser ici, dans ce froid qui ne l'aidera sûrement pas à se rétablir et qui aggraverait son état, même si elle semblait bien couverte. Seulement, vu le caractère auquel elle avait à faire, cela n'allait pas être simple.

La lycéenne se posa alors la question : pourquoi ne voulait-elle pas rentrer ? Après tout, elle serait bien mieux au chaud dans son lit. Sauf s'il y avaient des gens dans la pièce car, s'il y a du bruit, c'est sûr qu'elle ne pourrait pas dormir aussi bien que si elle était seule et tranquille. Ah ! C'était ça si ça se trouve.


- Si c'est le bruit qui te dérange, tu peux venir te reposer dans ma chambre si tu veux. À cette heure-ci, il ne devrait y avoir personne.

Bonne méthode ou non, elle le verrait bien. Le cas échéant, elle essaierait autre chose.

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