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 Ca commence par un coeur... [Terminé]

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(#) Ca commence par un coeur... [Terminé]  Mer 3 Juil 2013 - 4:39


Run, you fool


La nouvelle est tombée. Kobe High School a brûlé. J'ai cru à une blague pendant plus d'une minute. Non pas que l'élève qui me l'avait confié avec un air louche mais plus parce que c'était tellement gros à avaler que je ne parvenais pas à l'accepter. Pourtant c'était bien vrai. Je m'en étais assuré en allant sur les lieux. Je voulais voir le sinistre de mes propres yeux. Et je n'avais pas été déçu. Un tas de poussières. De décombres noircies. Comme si le feu avait toussé des caillots de sang. Je me souviens avoir ressenti un grand vide dans ma poitrine. Comme si quelque chose s'était détaché de la mécanique de mon corps. J'avais caché mon embarras en feignant une toux sèche puis étais parti lentement en direction du centre-ville. On nous avait alors contacté pour nous communiquer un nouveau lieu d'études. J'avais alors pris ce qu'il restait de mes affaires et m'étais installé dans le nouvel établissement. Il y a plus de bâtiments mais pas de quoi dramatiser. Je savais que j'allais m'y faire. Et puis, personne n'était mort en court de route. J'allais donc retrouver tous mes amis. Quels amis ? Ça, c'est un autre sujet que j'aborderais plus tard. Toujours est-il que je me trouve actuellement dans ma nouvelle chambre. Et vous ne devinerez jamais ! C'est impossible que vous deviniez, à part si vous êtes devin, ce qui est très rare voire impossible soit dit en passant. Et bien, j'vous le donne dans le mille. Je suis de nouveau avec Tomoko. Mais si, vous savez, Tomoko, mon ancienne colocataire. Celle à qui j'ai claqué la porte au nez dès le premier jour. La même !

Pour une coïncidence, c'en est une. Et ne venez pas me chanter que c'était le destin ou vous allez vous prendre mon poing dans la figure. Pas de destin dans ce monde, ceci n'est que pur hasard. Pour revenir au présent, je me trouve sur mon lit. Je viens de finir le chapitre d'un livre que l'on doit lire pour le cours de littérature et ça m'a à moitié endormi. Il va falloir que je m'extirpe du lit au plus vite avant qu'il n'ait ma peau. Je pose un pied sur le sol et me redresse. Trop vite. Je manque de m'écraser face contre terre. Pendant un instant je vois tout noir. Je reprends mes esprits et regarde tout autour de moi presque apeuré. Kai 1 – Lit 0. Je m'ébroue et m'empare de mon sac de cours. Il se trouve que j'ai quelques livres à récupérer dans mon casier. Autant le faire maintenant. Je sors donc de ma chambre avec un but dans la vie, une chose noble sur laquelle il ne faut pas cracher. Le couloir, les escaliers, on tourne et voilà les casiers. Alignés, en rang d'oignons. Je ne suis pas tout seul, plusieurs élèves se sont rendus à leur sanctuaire. J'ai toujours aimé jeter un œil au casier des autres. Savoir leurs petits secrets. Les leur envoyer en pleine figure si un jour ils m'embêtent. Je me sens en sécurité ainsi et puis, ça rassasie mon appétit de commère.

J'arrive à mon casier et tourne la clé dans la serrure. Un sourire étire mes lèvres tandis que j'admire mon tas de trophées en tout genre. Toujours cette paire de chaussettes dont je n'ai plus le souvenir de l'avoir mise là. A force, ça va devenir une infection. Je m'efforce non sans mal de ne pas m'en soucier. J'ai d'autres chats à fouetter, voyez-vous. Notamment cette petite note rouge. Je la saisis et découvre avec stupeur un 'Love you' inscrit sur un cœur. Je regarde de chaque côté de mon casier comme si le coupable allait se dénoncer sur le champ. Sur la droite, rien. Silence radio. Sur la gauche, R.A.S. Hein, quoi ? Plutôt QUI ? Je retourne aussitôt la tête vers la gauche et laisse échapper un juron. D'un pas furibond, je me dirige vers ma colocataire. Vous savez, Tomoko, je vous en ai parlé plus haut, faut suivre ! J'arrive à sa hauteur en si peu de temps que je manque de lui rentrer dedans. Je lui tends alors le cœur sous le nez et envoie :

« Très drôle, vraiment très drôle. T'as vraiment rien d'mieux à faire ? »

Quelle gamine franchement. Un cœur, et puis quoi encore ! Elle s'est cru dans La petite maison dans la prairie ou quoi ? Je soulève un sourcil pour montrer que j'attends vraiment une réponse de sa part et qu'elle ne va pas s'en tirer comme ça.


Dernière édition par Kai Nakajima le Dim 18 Aoû 2013 - 21:11, édité 1 fois
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Mer 3 Juil 2013 - 13:30

J'aimais bien ce nouveau lycée, enfin, aimer c'est un peu un grand mot pour l'instant, ça ne fait que quelques jours que je suis dedans après tout. Je préférais l'ancien quand même, on avait plus de contact avec les personnes plus vieilles. Et puis heureusement que j'avais pas sympathiser avec les personnes plus grandes que moi, sinon je me retrouverais bien seule, maintenant j'étais dans la classe des plus grands du lycée, la grande classe. D'ailleurs, il me semble bien que mit a part Jade et Saru, je n'ai aucun amis plus âgé que moi, tant mieux.. ou dommage, je sais pas. Moi je m'en fiche un petit peu en fait. Ce que je sais, c'est que j'ai toujours contact avec Kai, mon ancien et actuel colocataire de chambre. Qu'est ce qu'il fait dans ce bâtiment ? Je ne sais pas, peut-être qu'il a redoubler, peut-être qu'il fuit le bâtiment des étudiants pour venir dans le notre comme ça il peut dormir entouré de fille, arg.

Je dois avouer que je me sens un peu perdue dans ce nouveau lycée, ou peut-être que j'me sens pas trop à ma place. J'ai tendance à dire que je sympathise plus avec les personnes plus vieilles que moi ou alors ce qui ont mon âge, sauf que mit a part en classe, je ne vois pas trop les cinquièmes années.    Après quelques instant de réflexion je secoue la tête, je pense beaucoup trop ces temps-ci, ça me donne froid dans l'dos. Cela devait faire quelques minutes que j'étais dans la bibliothèque dans le but d'avoir le calme, mais au fond je m'ennuie, lire ne m'intéresse pas trop pour le moment, je préfère lire quand il fait nuit. D'ailleurs il faudrait peut-être que je me venge de Kai, il avait oser dès le premier jour de me claquer la porte au nez ! Par contre, j'suis pas forte pour trouver des vengeances.. et j'suis pas méchante, en plus il est plus grand que moi, et il fait super peur.

Je pars donc pour sortir de cette bibliothèque, pour traverser la cour afin de rentré dans la salle du lycée, vêtue de mon cachi momma noir, ma veste en jeans et mon débardeur blanc. Pourquoi un chachi momma ? Parce que j'ai bien pris un ou deux kilogrammes depuis l'incident du lycée. A cause de la peur, je n'ai fais que manger et voilà le résultat, bon aussi parce que j'ai un peu manger pleins de cookies et autres biscuits pour mon anniversaire que j'ai évidemment passer seule car personne ici sait le jour de mon anniversaire et que c'était un jour après la rentré, bref, j'ai tout gagné. Et puis j'ai surtout remarqué que en plus que ça m'aille bien, je suis bien la seule à porter ce genre de vêtement dans tout le lycée, donc ça me donne un petit style. J'ai des écouteurs sur les oreilles, une bonne musique puis je me sens bien en dehors de tout ses livres, c'est parfait ! Bien sûr faut que je passe dans les casiers pour poser mon sac dans mon casier, oui le casier tout fouillis où ça à été sans doute la Guerre Mondial.

Je passe vite fait déposer mon sac, puis je vais pour partir de cette très grande salle, j'entends pas ce qui se passe autour, trop occupé à écouté ce qu'il y a dans mes écouteurs. J'arrive à évité tout le monde, je suis un peu comme Jackie Chan dans ma tête. Je relève un peu la tête et puis je me fais percuté par qui ? Par KAI bien évidemment, c'est NORMAL, de ce faire bousculer par son colocataire, c'est du quotidien ! Je fronce les sourcils puisque d'une j'aime pas qu'on me bouscule et de deux car on me dérange alors que c'est une musique que j'aimais bien qui passait. J'ai pas le temps de réagir il commence à beugler sur moi pour 'changer'. Il me tends aussi un bout de papier, y'avait marquer « I love You » dessus, je ne pu m’empêcher de rire, Kai avait des admirateurs ou des admiratrices secrets, c'était trop mignon. Mais ça l'était moins car d'après lui, c'était moi qui avait donner ce petit bout de papier. Je le regarde dans les yeux tout en lui rendant le papier.

«  Et tu n'aimes pas avoir des petits... mots dans ton casier ?  » J'éclate de nouveau de rire.

Je lui laissais un peu le temps de réagir, peut-être qu'il allait pas changer d'avis, que pour lui c'était toujours moi. Enfin ça devrait être marrant, en tout cas je n'avais pas reconnu l'écriture dessus.

«  Et puis, si c'était vraiment moi qui te l'aurais donner, c'est mignon un petit mot entre colocataire ! » Oh je me dégoûte vraiment. Comment je peux lui dire ça ?

Je lui pousse un peu l'épaule, pour me donner un petit genre, ok c'est vraiment nul et alors ?! C'était toujours mieux que de faire un clin d'oeil de pervers et... arg.  Moi je n'avais jamais eu de mot dans mon casier, donc je n'avais pas de problème à ce niveau là. J'étais plutôt fière de moi d'ailleurs, je ne ressemblait pas à ses filles qui font tout pour attirés les garçons.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Sam 6 Juil 2013 - 4:26


Made in love


Ça la fait rire. Je ne vois pas du tout ce qu'il y a de drôle. Peut-être ai-je quelque chose sur la figure ou un bout de salade entre les dents. Je n'arrive pas à établir une relation entre le cœur et l'humour. Je fronce donc encore plus les sourcils et tente de garder mon calme. Si j'aime recevoir ou non des mots d'amour n'est pas la question. Ce que je veux savoir, c'est qui. Qui a mis cette note dans mon casier ? Une fille forcément, sur ce point pas de doute. La voilà qui se remet à rire, c'est une maladie chez elle ? Non parce que je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle. D'ailleurs j'affiche actuellement un air blasé. Je soupire fortement et passe une main sur mon front. OH. Elle me fait quoi là ? C'était quoi ce coup d'épaule ? Ça sort tout seul :

« T'as cru qu'on était potes ou quoi ? »

Je prends un air hautain. Vu ma taille, il m'est aisé de regarder les gens de haut. Alors comme ça, elle ne se sent pas honteuse d'avoir mis une note dans mon casier. En forme de cœur. Quoique ce n'est pas le pire. Le papier passe encore, c'est ce qu'il y a écrit dessus qui me rend nerveux. Sérieusement, si je ne trouve pas le coupable, je vais devenir paranoïaque. D'ailleurs, ça a déjà commencé. Je regarde chaque fille qui passe dans le couloir dans l'espoir d'y déceler une once de culpabilité. Mais j'ai bien peur de ne pas avoir les mêmes capacités que Sherlock. Je reviens sur Tomoko et sur un ton suspicieux, je m'enquiers :

« Mais alors... si c'est pas toi, c'est qui ? »

Je crois sérieusement qu'elle va me donner la réponse tant attendue. C'est en parti pour ça que je suis en arrêt sur image. Mon regard plongé dans le sien. Tiens, ses yeux sont bleus. Je n'avais jamais fait attention. FOCUS. Je ne me laisserai pas distraire. Ma décision est prise. Je m'empare de son poignet et l'emmène avec moi. Sans même lui demander son avis. En passant devant mon casier – que je n'avais pas pris la peine de fermer, je donne un coup sec dans la porte pour le fermer. Je fourre le cœur au fond de ma poche et tire Tomoko dans un autre couloir. Brutalement, je m'arrête et me retourne. J'approche alors mon visage à quelques centimètres du sien et demande :

« Tu me jures que c'est pas toi qui l'a mise ? »

Il faut que j'en ai le cœur net. Sans quoi je ne la lâcherai pas. Et il y a moyen de la faire craquer facilement sachant que je vis dans la même chambre qu'elle. Mais je n'arriverai pas à cet extrême si elle me dit la vérité maintenant. De nouveau, je plonge mon regard dans le sien. Puis, tout aussi promptement, je me recule. Je croise les bras et prends le temps de réfléchir. Sort de ma bouche ce qui semble être un ordre :

« Tu vas m'aider à trouver qui c'est. »

J'aime agir contre le gré des gens, ainsi j'ai l'impression d'avoir constamment la main mise sur la situation. Je passe peut-être pour un malotru mais je préfère ça à une loque. Je bombe le torse et constate qu'un mot de politesse ne m'écorchera pas la langue.

« S'il te plait. »

Je ne sais pas pourquoi mais cette note me tient vraiment à cœur. Comment peut-on dire je t'aime à une personne que l'on ne connait pas ? C'est vrai, je n'ai pas lié d'amitié avec beaucoup de gens. Pour ainsi dire personne. De simples connaissances. Suis-je passé à côté de quelqu'un ? Vraiment, je ne vois pas. Que quelqu'un me donne un indice. Lorsque je repose mes yeux sur Tomoko, j'adopte une mine de chien battu. Ça devrait la faire craquer. Ça doit la faire craquer.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Sam 6 Juil 2013 - 15:54

Le pire, c'est qu'il croit que je suis devin, que je suis un génie. Je ne sais pas si je dois le prendre bien ou non, je suis pas Derrick moi, je peux pas savoir qui a posé ce petit papier dans son casier. Et puis je suis persuadée qu'il y a pleins de filles qui l'aime, tout simplement car il est... grand et puis y'a pleins d'autres trucs aussi, mais j'préfère même pas y pensé, je ne veux pas devenir une fille qui bave devant un garçon assez beau. Et puis je n'ai pas eu un bug de cerveau en le voyant, peut-être que les deux filles qui étaient avec moi quand on a bougé ses affaires dans l'ancien lycée. D'ailleurs, je ne savais pas s'ils s'étaient revu depuis, et ça se trouve personne ne sait le vrai prénom de « machine ».

Pour simple réponse, je hausse les épaules, il avait été assez méchant avec moi en disant qu'on n'était pas pote. Certes, nous ne l'étions pas, mais pas besoin de me le dire sur un ton agressif, je n'étais tout de même pas son chien. Au bout d'un moment il me regarde dans les yeux sauf que contrairement à toutes les filles, je n'aime pas quand un garçon me regarde dans les yeux en un instant je baisse les yeux. Lorsqu'il me prend le poignet, je ne comprends pas tout de suite, puis il m'entraîne avec lui je ne sais où. Il pensait toujours que c'était moi ? Il ne pourrait pas faire utiliser son cerveau quelques secondes, nom de Dieu. En plus, il me fait un peu mal, pourquoi la moitié des gens que je connais me tire toujours sur le bras ? Ils se passent le mot ou c'est que mon bras est trop moche et qu'il faut me l'arracher ? Je soupire un peu et je le laisse me guider jusqu'à ce qu'on arrive dans un couloir.

« Mais oui, j't'assure je fantasme pas sur toi, je ne rêve pas de toi la nuit quand j'dors, j't'envoie pas des petits mots d'amours quand tu n'es pas à côté de ton casier et... »

Je m'embrouille un peu toute seule, je sais pas vraiment si ma phrase veut dire quelque chose. Bon sang, pourquoi j'ai dis 'Et' ? Il doit attendre que je dise quelque chose, sauf que j'sais pas trop quoi dire sur le coup. Je sors peut-être des conneries sur le coup de la peur, c'est pas agréable d'avoir quelqu'un qui se met en face de ton visage. Encore heureuse qu'il ne sent pas mauvais de l’haleine, j'crois que je n'y aurais pas survécu. Je recule un peu mon visage du sien car malgré tout les gens vont peut-être penser qu'il veut m'embrasser ou encore pire que JE veux l'embrasser.

«  C'est peut-être Machine ou.. ou.. les filles de la laverie.. j'en sais rien moi ! Et puis la politesse, je sais pas pourquoi, mais.. ça te va un peu mal.  »

J'me sentais un peu puissante quand il m'a dit 's'il te plaît'. En plus, il me faisait un peu la reprise du chat potté, c'était affreux. Comment les gens savent que je ne résister pratiquement à rien ? Et si je changeais un peu mes habitudes en décidant de ne pas l'aider, qu'est-ce qu'il ferrait ? Peut-être, qu'il irait jusqu'à me taper.

«  Et si je veux pas t'aider plus ?  »

Je soupire un peu puis je regarde un peu toutes les filles qui passaient. Je me demandais surtout si c'était quelqu'un de la classe ou non, parce que je me souviens qu'en cours, y'avait beaucoup de fille qui tournait son visage vers lui puis qui discutait entres-elles et puis voilà.

«  Ça doit être la couleur rousse des cheveux qui attirent les gens... » pourtant moi j'attire personne.. tant pis. J'en avais oublié deux secondes qu'il était présent à côté de moi. Je tourne un peu la tête pour le regarder puis je me remet à sourire un peu gênée. « Enfin, je.. eu.. tu.. elles.. JE.. JE SAIS PAS, OK ? » et en dessert, une crise de panique, youpi !

Sentant mes joues un peu rougir suite à  ce petit moment de 'débile attitude' je tourne de nouveau la tête, mais vers le mur cette fois-ci, comme-ça personne ne voit que je vais devenir le sosie de l'écrevisse. Je pose mes mains sur mes joues tout de même puis je fais semblant que je me les grattes.

«  Et puis, c'est pas dans ce couloir que tu vas voir qui va poser des mots dans ton casier, réfléchis un peu ! je soupire un peu viens. »

En tant que personne normal, et qui n'a pas envie de se faire frappé ou engueuler une seconde fois je ne lui prends pas le poignet mais je commence à bouger dans la direction des casiers. Puis je regarde une fille qui semble s'approcher un peu du casier de Kai.

«  Haha ! C'est peut-être elle ! puis je la vois partir ou peut-être pas... »
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Dim 7 Juil 2013 - 0:59


And leave


Encore heureux qu'elle ne rêve pas de moi la nuit ! Manquerait plus qu'elle soit raide dingue de moi. Non pas que je la trouve moche mais je serais gêné de partager ma chambre avec une groupie. Il se trouve que j'aime garder un peu d'intimité. Aussi fou que cela puisse paraître, j'aime être au calme de temps en temps. Si je vivais à cent pour cent H-24, je finirais pas crever. Une petite pause occasionnelle pour me ressourcer. Recharger mes batteries pour mieux embêter le monde par la suite. Comme je le fais actuellement. D'ailleurs, plus je la regarde, plus mon instinct me pousse à la croire. A contre-cœur, je cède :

« Okay, c'est bon, j'te crois. »

Et là, elle se fait plus utile que je ne croyais. En effet, elle m'offre des propositions de coupable qui, plus je les étudie, me semblent plausibles. Mon cerveau tourne à plein régime tandis que je me remémore toutes les situations dans lesquelles je me suis trouvé en compagnie de filles. Bon sang, il y en a bien trop ! Ce n'est pas pour me vanter mais j'ai une tendance presque maladive à aborder toutes les filles qui me passent sous le nez. Je laisse passer sa remarque sans broncher. La première tout du moins. La deuxième stoppe mes réflexions. PARDON ? Je fronce les sourcils et la prends par le col.

« J'ai du mal entendre. »

Mon air est menaçant, mon ton encore plus glacial. Je me radoucis lorsqu'elle laisse échapper un compliment. Alors comme ça je pourrais lui plaire ? Je relâche son haut et adopte une mine gênée. Afin de détendre l'atmosphère, je rebondis :

« Tu dois en être victime aussi alors ? »

Puis je rigole. Elle bafouille ce qui lui vaut une moue pas très enchantée. Et oui, je change d'humeur comme de chemise ! Oh mais c'est qu'elle rougit. Je ne peux m'empêcher de lui faire une remarque :

« Bah alors, t'as chaud d'un coup ? »

Je n'ai pas le temps de poursuivre sur ma lancée qu'elle reprend sur le sujet principal. Elle m'invite à la suivre, ce que je fais bêtement. Je regarde dans la même direction qu'elle et j'aperçois une fille qui s'approche de mon casier. J'écarquille les yeux, la respiration en suspens. Et elle repart.

« Pff ! Mais j'l'ai jamais vu d'ma vie cette meuf. Comment ça pourrait être elle ? » Et puis je prends le temps de réfléchir deux secondes. TILT. « Oh mais t'as raison ! Merde, ça peut être n'importe qui. Même quelqu'un que j'connais pas. » Peu à peu cette idée serpente dans mon esprit, se fait envahissante. C'est limite si je suis pris de panique. « Mais... mais alors j'saurais jamais qui c'est ! »

Je soupire fortement et, me rendant compte de la position débile dans laquelle on est posté, je me redresse et m'affale bruyamment contre les casiers. Une main distraite se fraye un passage dans mes cheveux tandis que j'enlève mon bonnet de l'autre. Je pose mon regard sur Tomoko. Une idée germe.

« JE SAIS ! J'vais accrocher le cœur dans la salle commune accompagnée d'un papier où j'aurais écrit 'Je sais qui t'es. Si tu veux pas que j'te dénonce, viens me voir'. » C'est la meilleure idée du monde. « C'est génial, non ? » Je m'emballe un poil trop. « Ou alors je mets une note dans le casier de toutes les filles de l'école ! » Je suis brillant. « Hein, c'est pas bien ça ? » Je me rends compte que c'est débile. « Ouais nan, ça prendrait trop de temps... » Oh et puis, j'abandonne. « T'sais quoi, laisse tomber. »

Je sors de ma poche la note et reste focalisé dessus un moment. Si au moins j'avais un indice. Je froisse la note et le fourre de nouveau dans mon pantalon. J'entreprends de faire craquer mes articulations et remets mon bonnet. Sur un ton détaché, je l'informe :

« Donc tu peux disposer. »

Grand seigneur.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Lun 8 Juil 2013 - 0:21

Mais oui, tout à fait ! Il doit faire trop chaud, c'est pour ça que j'ai rougis, comme une abrutie. Et que je rougie encore. Bien sûr que j'étais intelligente, bien sûr que c'était une fille qu'il avait pratiquement jamais vu mais qu'elle, elle l'observait la nuit pendant qu'il dormait. Non en fait j'en sais rien, et puis je suis sûre de ne voir personne regarder par la serrure la nuit ou alors il serrait peut-être temps que je m’inquiète. J'en frissonne même, me dire que quelqu'un nous regardais peut-être par la serrure de la chambre c'est carrément flippant ! Et puis en plus comment ne pas être toute rouge alors que la personne qui était devant toi et qui était ton colocataire te tenait pas le col. Au moins, je sais que je ne dois pas faire des petites blagues trop bête à Kai sinon je risquais de voler par la fenêtre.

Je m'embrouille un peu là...

Ses idées n'étaient plutôt pas mal, et c'était bien mieux que rester devant un casier à regarder toute les filles passés. Surtout que en y repensant bien, cette fille avait déjà déposer son petit mot et apparemment il ne l'avait remarquer que aujourd'hui, donc ce petit mot n'était pas présent dans le casier hier. Donc la fille ne va pas lui écrire un autre message jusqu'à dans deux jours techniquement - logique de fille. Mit a part, et ça peut arrivé, la fille est raide dingue de Kai donc elle va lui envoyé un petit mot toute les heures. Je soupire un petit peu puis repose mon regard sur Kai.

«  C'est assez cool, mais faudrait pas que tu la provoque sinon elle risquerait d'avoir peur et puis elle ne viendrait pas... » Oh et au pire, il est trop bête pour comprendre mes idées.

A peine prononcer mes paroles il décide d'abandonner. Je ne le croyais pas si lâche que ça pourtant, enfin lâche.. c'est pas tout à fait le mot, mais j'en ai pas d'autre. Enfin je ne le voyait pas abandonné ses idées aussi vite. Je vois aussi comme-ça que les rumeurs ne l'intéresse pas vraiment, soit-disant Mia serrait tombé amoureuse de lui, peut-être que les rumeurs étaient vrai et que c'était elle qui avait poser le petit papier, mais je préfère garder cette petite idée pour moi.

«  J'te pensais plus ambitieux que ça... »

Je soupire de nouveau puis, au lieu de garder mon baladeur X temps sur moi, je décide d'aller le poser dans mon casier qui n'était pas très loin de celui qui appartenait à Kai. J'espère juste qu'il ne m'a pas vu m'en aller vers mon casier et surtout qu'il n'a pas mémoriser l'endroit où est disposer celui-ci, je ne voudrais pas me retrouver avec un mot de menace dans mon casier... et pourquoi il ferrait ça ? Je secoue légèrement la tête, puis au passage j'essaye de voir dans un petit anneau d'un classeur si je suis toujours toute rouge. Parce que oui, on peut se voir dans tout et n'importe quoi ! Je retourne vers Kai en prenant bien soins de fermer mon casier.

«  T'a vraiment cru que j'allais partir ? Tu m'as embêter pendant que j'écoutais une musique, ma foi, assez cool ! Maintenant, tu dois rester avec moi ! Et j'm'en fou si tu dis non. J'te suivrais même si j'dois passer pour un petit chien... y'oups, je sors encore des conneries...comme ça, je t'embête aussi !  »

J'esquisse un petit sourire, puis ma mission 'Embêter Kai' avait commencé. Par contre, j'ai sortis ma connerie sans vraiment savoir ce que je voulais faire, je ne savais même pas ce qu'il voulait faire. Je doute qu'il allait voir l'animalerie, même si c'est pour voir les animaux trop choupinous, d'ailleurs je doute qu'il souhaite bouger maintenant que je compte le suivre.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Ven 12 Juil 2013 - 6:00


Wanna be my dog


Mais pourquoi diable ne s'en va-t-elle pas ? Je lui ai pourtant indiqué qu'elle pouvait se retirer. Alors qu'attend-elle ? Je ne compte pas lui pointer du doigt la direction qu'elle doit prendre, elle est assez grande pour ça. Surtout que je ne sais pas ce qu'elle compte faire après ces péripéties. Je reste adossé au casier, le regard dans le vide. Je souhaite la voir s'éloigner avant de poursuivre mon chemin à mon tour. Non pas que je sois parano, juste pour m'assurer qu'elle ne me suit pas. Je n'ai pas besoin d'une fille hystérique collée à mes basques (qui soit disant n'a pas déposé de note en forme de coeur dans mon casier). Et là, c'est le drame. Plus ambitieux ? PLUS AMBITIEUX ?! Je réagis au quart de tour :

« Et moi, j'te croyais moins chiante. » Et là, elle s'en va. L'aurais-je vexé ? J'arque un sourcil et m'énerve : « Toi, reviens ici ! J't'ai pas donné l'autorisation de partir ! »

Techniquement, si mais je viens de la lui retirer. Ce que je suis méchant. Elle va jusqu'à un casier que j'authentifie comme le sien et dépose des choses dedans. Je ne sais pas si elle se rend compte que je vais faire un scandale dans le couloir si elle ne revient pas immédiatement à côté de moi. Et elle semble lire dans mes pensées. Elle revient vers moi et me cloue sur place. Alors comme ça, elle veut jouer à ce petit jeu. Il va vraiment falloir que je mette les points sur les 'i'. Je suis le maître du jeu. S'il y a quelqu'un qui mène, c'est moi et personne d'autre. Elle ne va donc sûrement pas me dicter ma conduite ni même m'imposer sa présence. Il se trouve que je la voulais ici, elle y est. Quant à y rester, c'est selon ma bonne volonté. Instinctivement, je réplique :

« Et on s'mettra du vernis à ongles, on lira Closer et on pouffera d'rire comme des truies devant des vidéos à la con ! » Notez le ton ironique de mes propos. Je soupire : « Un vrai pot d'colle celle-la. »

Et tout ça pour quoi, une musique ? Je vais de blague en blague. Entre le surveillant et elle, j'ai l'impression d'être de retour en maternelle. Manquerait plus qu'elle le rapporte à la maîtresse et je suis foutu. Plus j'y réfléchis, plus je me dis que je peux tirer cette situation à mon avantage. Un sourire étire petit à petit mes lèvres. Je rapproche mon visage du sien et lui intime :

« Il est trop tard pour revenir sur tes paroles. »

Je me redresse et entreprends de retirer le cordon de la capuche de mon pull. Je gagne la bataille. Le vert de mes yeux se fond dans son bleu tandis que mon sourire se fait carnassier. Je saisis son poignet et y attache le cordon. Je garde en main l'autre extrémité et lui explique :

« Je t'attache puisque tu es mon chien. »

Plus pragmatique que jamais, je me mets à marcher. Il suffit que je tire un peu sur le cordon pour m'assurer que Tomoko suit. Plusieurs élèves nous regardent bizarrement, je leur réponds d'un sourire évocateur. Ils peuvent bien penser ce qu'ils veulent, cela n'estompera pas le plaisir indicible que je ressens. On arrive à l'entrée du bâtiment et je sors sur l'esplanade. Ainsi exposés au yeux de tous, je jubile. Je lui fais remarquer :

« T'as d'la chance, ils acceptent les animaux ici. J'aurais eu d'la peine à t'mettre dans un chenil. »

Je lui fais une moue toute triste, un talent digne d'un Oscar et poursuis ma promenade. Il ne fait pas très chaud dehors et je me félicite d'avoir pris un pull. Mon bonnet calé sur les oreilles, je suis protégé comme il faut. Le vent souffle dans les arbres ainsi que dans les buissons. Mais oui, des buissons ! Je m'arrête devant l'un d'eux et lui demande :

« Besoin de faire tes besoins ? »
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Ven 12 Juil 2013 - 23:52

On dirait bien que Kai n'a pas le sens de l'humour, j'étais purement ironique quand j'ai dis que j'allais devenir un petit chien ! Je ne voulais être attaché ou quoi que ce soit, et encore moins, mais vraiment moins être prise pour tel. En plus il croit que je fais tout comme des vrais filles, y'a juste qu'à voir autour de mes yeux pour voir que je ne suis pas une fille qui aime tout les trucs de filles. Je n'ai pas de maquillage, je me débrouille comme une quiche quand il s’agit de me mettre du vernis donc j'en met pas et puis j'aime pas Closer. Oh, et puis je rigole silencieusement alors il était complètement à l'ouest. Je le regarde avec un air de quelqu'un qui est déçu de l'autre.

«  Haha, tu es h.i.l.a.r.a.n.t. »

Je me met à soupirer de plus belle puis contrainte je suis obligée de le suivre, j'essaye de marcher à sa vitesse histoire que le cordon ne se voit pas. Il est vraiment bête, j'aurais bien pu le suivre sans cordelette, de plus je crois qu'il a trop serrer cette chose à mon poignet, mais j'vais pas me plaindre, ça le ferrait trop plaisir. Il nous entraîne dehors, il manquait plus que ça. Ma veste en jean ne se fermait même pas, et puis j'allais avoir trop froid avec mon débardeur, j'en grelotte d'avance. Je regarde un peu tout le monde dehors, il y avait quelques regards qui se tournaient vers nous, la honte total. J'aurais bien pu tirer un bon coup sur la cordelette pour qu'il la lâche, mais je pense que ce serrait inutile.

Il s'approche alors d'un buisson puis... ?! Par reflex à ce genre d'ânerie je lève ma main dans le profond but de lui foutre une bonne claque, mais il est beaucoup plus grand que moi et il pourrait me faire plus mal. Je fronce légèrement les sourcils puis continue d'avancer, je ne sais pas trop où je dois aller, loin de toute trace de buisson en tout cas. Cela me fait un peu mal au poignet quand j'avançais mais j'étais tellement en colère qu'au fond, je sentais pas trop la douleur. J'étais sûre qu'il allait me faire une autre blague complètement crétine et stupide ou alors qu'il allait se prendre pour le meilleur en me sortant le ' T'aillais me faire quoi là ? Tu crois que ça allait me faire mal ? '. J'inspire profondément pour essayé de me calmer et de ne surtout pas l'insulter.

«  J'vois que la chambre 20 t'as pas transformé en un putain de superbe papillon. »

Non, c'était tout l'inverse qui c'était produit en fait. Je baisse un peu les yeux toujours en m'avançant , puis j'arrive près d'un banc. Au moins ici, il n'allait pas pourvoir me faire de remarque. Je le regarde trois secondes puis je regarde les gens autour de nous. J'aimerais bien avoir un couteau sur moi sur l'instant. Pas pour tuer toutes les personne sou encore Kai, c'est juste pour me couper la petite corde. Je regrette de m'être couper les ongles il n'y a pas longtemps, j'aurais bien pu enlever cette corde de mon poignet. Puis j'attends deux secondes, je metais un peu perdue dans le parc. Je me gratte le coin de la lèvre inférieure avec mon index puis j'me retourne vers Kai.

« En fait, tu voulais aller où ?  et tourne mes yeux vers le côté puis je reprends Tu veux bien me détaché.. ? S'il te plaît.  »

Heureusement que je ne l'avais pas laisser continuer à me traîner après le buisson, il aurait bien pu m'emmener en ville et puis au final me faire passer pour une idiote devant des inconnus. Et encore, malheureusement il peut toujours me traîner s'il veut pas me détaché.

« Ca me fait mal.. »

Je ne trouvais pas plus d'argument pour qu'il me détache, mais au moins, c'était déjà ça. Et puis c'est techniquement impossible qu'il accepte. Du coup je recommence à prendre exemple sur les cours de théâtre quand j'étais plus jeune avec des fameuses larmes de crocodiles. Je suis sûre que Kai n'aime pas voir les filles pleurer, ou alors, c'est un pur sadique de la vie.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Lun 15 Juil 2013 - 5:00


Ce qui me lie, ce qui me lasse


J'ai l'impression qu'en ce moment, tout le monde lit dans ma tête. Comme si on était tous accordé de la même façon. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je me trouve en effet totalement hilarant. Une bonne grosse tranche de rire que je me paye. Une intronisation au palace du rire dans les règles de l'art. Et même si ça ne fait rire que moi, c'est amplement suffisant. Les autres ne comprennent pas mon humour. Tant pis pour eux, je me vois comme supérieur. Et je m'en porte bien mieux ainsi. Je reçois la moindre de ses critiques sans tiquer. Bien joué pour le papillon, psychologie inversée. Ça ne prend pas sur moi ! D'ailleurs, je lui fais remarquer :

« J'suis déjà un papillon. J'ai évolué, tu vois et même que j'suis encore mieux qu'un Pokémon. J'vais continuer à évoluer jusqu'à atteindre le summum du gars parfait. GQ pourra alors me décerner la palme de l'homme le plus sexy, le plus drôle, le plus charmant, le plus aimant de l'univers ! Et tout le monde criera mon nom, voudra un autographe et on m'aimera... m'aimera, m'aimera tellement que j'aurais assez d'amour pour vivre éternellement dans la joie ! »

Je reprends mon souffle après cette longue tirade et lui décoche un sourire de winner. Elle ne semble pas vouloir faire dans les buissons. Je trouvais pourtant cette proposition alléchante. Surtout pour un chien. Elle évite ma question pour me demander un itinéraire. Et sa liberté par la même occasion. Je soupèse sa demande tout en me frottant le menton. Pour l'itinéraire, je ne l'avais pas tracé. Disons que je vais au gré de mes envies et plus il y a de monde, plus je trouve ça amusant. Parce qu'à bonne distance de Tomoko, les gens peuvent clairement voir le cordon qui nous relie. J'aurais donc pu aller assez loin ainsi. Déjà traverser tout le complexe de l'université m'aurait contenté. Alors imaginez débarquer en ville, ça aurait comblé le moindre de mes pores d'extase. Mais je divague. Une phrase toute simple me ramène à la réalité. Quatre petits mots qui prennent des proportions énormes. Je stoppe net toute activité cérébrale et la regarde, la bouche légèrement entrouverte. Je devrais la libérer sur le champ, lui demander pardon. Me repentir de mon horrible méchanceté et me racheter en lui offrant une compensation. Mais mon cerveau ne parvient pas à concevoir une telle solution de repli. Au contraire, il poursuit sa route sur le chemin de la damnation. Je m'assois sur le banc et déclare :

« Je ne l'ai pas encore décidé. Tu resteras mon chien encore un peu. »

Et là, c'est le DRAME. Elle se met à pleurer. Non, vraiment, elle ose me faire ce coup-là ?! J'affiche une mine déconfite. S'il te plait, ne me fais pas ça. Pas les larmes de crocodile ! Je ne veux pas voir ça, je... Arg, si les gens voient qu'elle pleure, ils vont s'approcher, demander ce qui ne va pas et je serais accusé de sadisme et je me ferais lynché, puis renvoyé de l'école et enfin lapidé. Un sombre avenir en perspective. J'écarquille les yeux, soudain effrayé. Je me tourne vers elle et lui intime de se taire. Je lui mets la main sur la bouche et siffle entre mes dents :

« Mais chut, tu vas nous faire repérer. Arrête de pleurer, merde. » Si elle n'arrête pas très vite, qui sait ce que je vais faire. « S'il te plait, arrête ! » Il n'y a que deux alternatives. « Bordel, arrête ! » Soit je m'énerve pour de bon. « J'vais dire à tout l'monde que t'es qu'une pleurnicharde. » Soit je m'incline. « Oh et puis merde, d'accord. »

Je romps le cordon qui maintenait son poignet à mains nues et m'aperçois qu'en effet, il était trop serré. Une marque rouge se discerne nettement. Je déglutis, soudain mal à l'aise. L'humilier, certes. Lui faire mal, ce n'était pas mon but. Je serre les dents tentant de maîtriser la fureur qui m'anime. Et puis, je ne tiens plus. Je me lève et frappe dans l'arbre le plus proche. Son écorce absorbe l'impact de mon poing et me renvoie une douleur fulgurante. Je grogne et agite ma main dans tous les sens. Parfois, je ne fais aucun choix rationnel. Celui-ci en fait parti. Les jointures de ma main ont pris cher mais je suis calmé. C'est l'essentiel. Je me tourne vers Tomoko, bien conscient qu'elle doit me prendre pour un fou, et prends une grande inspiration avant de répondre calmement :

« Si tu veux bien m'excuser d'être aussi con. » Je baisse les yeux au sol. « Tu devrais y aller, il fait froid. » Une rafale de vent justifie mes propos. « Je... j'ai des trucs à faire alors j'vais y'aller, hein. »
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Ven 26 Juil 2013 - 0:40

Mes petites larmes coulaient toujours sur les joues, j’espérais bien qu'il allait craquer, il devait ! Sinon je comptais bien le faire craquer en faisant une petite voix tremblotante, et je hurlerais pour que tout le monde m'entende. J'étais un petit peu sadique avec Kai, mais c'était parce que la cordelette commençait vraiment à me faire mal et je n'avais aucune envie de perdre ma main au lycée et je voulais pas voir si elle devenait violette. Même si, je sais que ça doit bien faire rire Kai de me voir avoir mal. S'il me laisse comme ça, c'est moi qui vais finir par lui envoyé des lettres dans son casier, mais pas du tout le même genre de lettre. Des lettres anonymes – car j'assume pas complètement hein..   –  de menace ! Comme ça il aura plus peur que des petites lettres d'amour, mais celles que je lui aurais écris !

Fort heureusement il voit mes larmes mais ça va pas du tout comme je voulais. Mon plan se stop net lorsqu'il me dit d'arrêter de pleurnicher et qu'il me met la main sur la bouche, j'étais pas une fille dégoûtante alors je n'avais pas lui cracher dans la main ou autre bêtise dans le même genre. Je me contenta d'arrêter ma simulation de petite pleureuse. Il enlève donc le cordon et puis ceci fait je remarque une marque rouge sur mon poignet, je sais pas vraiment quelle émotion je dois avoir, peut-être devrais-je être furieuse car il m'a blesser, être triste car ça fait un peu mal. J'étais toujours un peu choquée au final puis je passe ma main sur la blessure, peut-être qu'avec une crème spécial ça passera. Je descends les manches de ma veste en jeans jusqu'à mes poignets.

« Comme ça, ça ne se verra même pas. »

J'essaye de sourire quand même, mais une autre de ses paroles m'interrompu. J'ai envie de l'arrêter tout de suite, mais il en sort d'autre, pourtant a la fin il ne part pas, je me dis que j'ai pile le temps de lui dire ce que je pensait sur ses dernières paroles.

« Mais non t'es pas un con, c'était qu'un accident. » Je suis un peu triste qu'il sorte ça, je me remet à sourire puis j'enchaîne sans lui laisser le temps de placer un mot « Je me porte bien avec ma veste en jean, je n'ai pas froid. » Je sens tout de même une petite vague de vent qui vient m’érafler, mais ça me fait rien, je ne suis pas frileuse, loin de là au fond. «  J'me baladais bien en short pendant l'hiver. Tu t'en vas car y'a du vent ou parce que tu t'en veux de la blessure que j'ai au poignet ?  » Puis j'estime que j'avais assez parler, je ne voulais pas l'énervé mais je ne voulais pas qu'il s'en aille juste pour une marque rouge. Je souris quand même amusé par mes propres paroles.

Je ne savais pas pourquoi j'étais aussi gentille avec lui, j'avais un comportement plutôt lunatique mais en temps normal j'arrivais facilement à m'énerver peut-être m'étais-je trop énervé sur lui avant. D'ailleurs, s'il se sentait agressé je m'excusais mais mentalement. Je ne sais pas trop quoi faire, j'ai peur qu'il réagisse mal. Peut-être que j'devrais trouver quelque chose pour qu'il se fasse pardonné, j'allais pas demander à ce qu'il soit mon servant pendant une semaine, il va jamais tenir et il va refuser sur le coup. J'aurais peut-être pu le gifler une fois qu'il m'avait libéré, mais d'après son regard, ça allait le faire un peu mal, pas physiquement.

« Bon, t'as un truc pour te faire pardonner entièrement ?  »

Je fis un petit rire d'une seconde avant de m'arrêter, je lui ai bien dit que je n'allais pas le lâcher. Mais je me demandais bien ce qu'il allait me répondre.

«  Parce que sinon, je peux bien te viré de la chambre et tu vas dormir à la belle étoile. »

Et je rigole de plus belle toujours en le regardant. En espérant qu'il ne s'enfuisse pas.
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(#) Re: Ca commence par un coeur... [Terminé]  Mer 31 Juil 2013 - 5:48


Going insane


Un accident, c'est bien ça le problème. C'est redondant à force. Et jamais je ne me remets en question. Peut-être ai-je peur du résultat de mes réflexions. Mais je ne me l'avouerai pas. Je persiste à croire que je vis au jour le jour sans me brider. Le monde voit mon vrai visage. Un trublion dans cette marée noire, je fais face. Je me distingue en inventant des exploits saugrenus, des vannes loufoques que j'agrémente de réactions lunatiques. Tôt ou tard, je vais finir par lâcher. Parce qu'au milieu de ces montagnes russes, mon estomac est en vrac. Oh bien sûr, je n'y fais pas attention. C'est comme tout, je me dis que ça passera avec le temps. Mes colères modèlent qui je suis et affinent mes choix. Je me balade de pique en pique sans savoir quelle va être l'altitude à chaque montée. Et j'en redescends anéanti la plupart du temps, comme vidé de tout fluide corporel. Je me sens flasque et en ce moment-même, je ne fais pas exception à la règle. Une mollesse qui me force à m'assoir sur le banc. A ses côtés, j'évite soigneusement son poignet. Je crois que je vais vomir. Mais je le cache sous un masque d'indifférence. Mon visage ne laisse rien transparaître. Cependant, je crispe la mâchoire lorsque sa question échoue. Je soupire. Il y a ce petit quelque chose qui m'empêche d'être sincère. J'aimerais l'être, tout du moins je crois. Mais comme deux plus deux font quatre, mon esprit s'obstine à mentir. Je me racle la gorge et réponds :

« Parce que y'a du vent. »

Le silence s'installe. Dérangeant. Je déglutis soudain mal à l'aise. Balayé mon naturel grandiloquent, il s'en faut de peu pour que je ne me recroqueville sur le banc. Bon sang, mais pourquoi je reste ?! Je lui ai pourtant dit que je m'en allais et au lieu de ça, je prends mes aises et m'assois. N'importe quoi ! Je me relève à cette simple pensée. Fou, je suis complètement fou. Avant de m'éclipser, je lui donne le cordon que j'avais gardé à la main. Bonne chance pour le remettre en place, je sais ô combien c'est chiant. Je fais le vide dans mon esprit et me hâte de lui signaler :

« J'te laisse. »

Je n'ose lui dire à plus tard. Malheureusement, il m'est impossible de l'éviter à moins de dormir dans une autre chambre. Mais il se trouve que je ne connais personne qui accepterait. En fait, je ne connais pas grand monde tout court. Je pourrais tenter le coup avec Ichiro, il a l'air plutôt docile. Je repousse cette idée, je l'ai déjà manipulé une fois. Le pauvre. Si je veux un lit, mon problème ne trouvera pas de solutions et je refuse d'aller crécher dans la salle commune. Après tout je n'ai pas peur de Tomoko. Et je me fiche bien qu'elle m'apprécie ou non... L'hésitation me transperce. Trop tard. Je n'ai pas fait deux pas qu'elle m'interrompt dans mon élan. PARDON ? Je fais volte-face, les sourcils froncés. Mes paroles devancent mes pensées :

« Parce qu'en plus, tu veux un truc de moi ? » Je crois halluciner. « On peut pas juste en rester là ? Tu veux quoi ? Vas-y, dis-moi. » Je la jauge du regard. « J'peux disparaître de ta vie si tu veux. Je change de chambre ou je t'évite simplement. Il me sera pas difficile de rentrer après toi et de me lever avant toi. Tu me verras plus. J'peux aussi ne plus t'adresser la parole. Si tu veux, j'commence maint'nant. » Je reprends mon souffle. Mon regard se fait perçant. « La blague quoi ! En plus, j'vois même pas pourquoi ce serait moi qui devrait partir. Tu peux aussi prendre tes affaires et aller faire le tapin autre part. Après tout, c'est ma chambre aussi ! » Plus rien ne m'arrête. « Tu veux pas aussi que je m'excuse pour avoir redoublé, non ? Nan parce que j'peux te demander pardon, hein. Oh pardon, VRAIMENT, excuse-moi, j'voulais pas ! J'suis qu'un putain de flemmard qui en branle pas une. Je travaillerai, c'est promis et j'deviendrai un putain d'asocial. Comme ça, tu me verras pas. Tu vois, dans tous les cas, t'arrives à ton but ! »

La voilà qui m'offre les étoiles. En temps normal, j'aurais gloussé sur l'aspect romantique. Mais la situation présente est tout sauf fleur bleue. Je la hais. JE LA HAIS ! Mais qu'elle arrête de rire, merde ! Ce n'est PAS drôle ! Trop, c'est trop. J'envoie tout valser :

« C'EST MA CHAMBRE AUSSI, OKAY ? » J'inspire profondément. Du sang-froid. « Et puis, tu peux toujours courir, t'arriveras pas à me virer. J'suis invirable, okay ? J'connais plein d'gens qui témoigneront pour te dire que c'est IMPOSSIBLE. Et tu sais quoi, j'vais même te donner une image. J'suis une connasse de moule sur son rocher. Jamais tu m'délogeras, tu m'entends ?! JAMAIS ! » Après le papillon, la moule. A ce train-là, je vais rapidement être le digne représentant d'un bestiaire d'envergure. « Tu sais où tu peux t'les foutre tes étoiles ?! Moi je les mange tes étoiles, OKAY ? »

C'est sur cette conclusion gargantuesque que je décide de partir. Cette fois-ci, pour de vrai. Quelques longues enjambées plus tard, j'ai disparu de son champ de vision. Et dire qu'elle a le privilège de partager ma chambre et donc l'immense plaisir de me revoir ce soir. Je ne donne pas cher de sa peau. En guise de consolation, je dirais qu'avec un peu de chance – et si personne ne pourrit encore plus ma journée – je serais de bonne humeur en la revoyant. Et cette malencontreuse rencontre appartiendra alors au passé.


NB:
 
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