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 Dans les recoins du centre-ville...

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(#) Dans les recoins du centre-ville...  Lun 15 Juil 2013 - 19:33

Le centre commercial recèle de magasins en tous genre : habits, jeux, objets de décoration... En même temps, il est fait pour ça. Il est au centre-ville de Kobe, là où la ville "vit", où le nombre de personnes qui y passent en une journée est nettement supérieure à la population de l'antarctique. De plus, ce dernier est rempli de bâtiments en tous genres : Restaurants, magasins, salles d'arcade, animaleries... Bref, il y a de quoi s'amuser un long moment. Néanmoins, c'est dans une partie du centre-ville que débute l'histoire ; plus précisément dans une ruelle non-loin du centre commercial. Il devait être dans les alentours de 20h quand des voix montèrent de la ruelle.

-Vous pouvez toujours courir !

-Donne nous ton téléphone et ton argent, petit, et on te fera pas de mal !

Il y avait en tout quatre hommes dans la ruelle. L'un avait encore des traits d'adolescent et mesurait 1,77 mètre, tandis que les trois autres faisaient légèrement plus vieux et mesuraient respectivement 1,75, 1,86 et 1,80 mètres. Celui d'1,77 mètre était vêtu d'un jean noir, d'un t-shirt rouge et d'une veste noire en cuir en plus d'être chaussé de converses. Les trois autres avaient des habits similaires : Vestes sans manches, joggings, baskets. Ils portaient tous le même tatouage d'une tête de mort sur leur épaule gauche. Ewenn Jäger, l'adolescent, pensait donc qu'ils faisaient partie d'un gang. Il tenta de placer une phrase :

-J'ai dit : Vous pouvez toujours cour...eurgh...

Son dernier mot -si l'on peut appeler ça un mot- a été prononcé suite à un coup dans le ventre donné par l'individu d'un mètre quatre-vingts.

S'en suivit alors une bagarre entre les quatre hommes, durant plusieurs minutes.C'est alors qu'un individu d'un mètre quatre-vingts apparut au fond de la ruelle, observant la scène : Le plus petit des trois agresseurs était à terre, le visage en sang, donnant l'air d'être inconscient. Ewenn était lui aussi en sang, l'obligeant à fermer un oeil, le deuxième pouvant fixer les deux agresseurs debout : L'un avait le nez fracturé, l'autre d'1m86 était intact et sortit son couteau qu'il pointa sur Ewenn

-C'est fini petit, maintenant j'vais te planter !

Suite à quoi l'homme au couteau s'avança vers Ewenn, qui fut acculé contre un mur à quelques mètres de son agresseur. L'adolescent espérait tout de même s'en sortir grâce à l'individu qui regardait depuis l'entrée de la ruelle, ou du moins ne pas mourir.
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(#) Re: Dans les recoins du centre-ville...  Jeu 18 Juil 2013 - 3:21


Subsiste encore mon ego


Le gars du Haut doit m'en vouloir. Ou alors, il préfère me reluquer en tenue d'Adam. Toujours est-il que j'avais décidé de retenter ma chance auprès des boutiques de vêtements suite au malencontreux évènement avec Haru. J'avais limite vécu ma journée en y pensant. Et surtout j'avais fait en sorte d'y aller à une heure qui me permettrait de manger en ville, ce qui change des plats de la cantine. Autant dire que j'ai la dalle. J'ai décidé d'y aller à pied. Une décision stupide puisqu'il est bientôt vingt heures quand j'arrive dans le centre-ville. Bon sang, plus jamais. J'en peux plus, je suis cuit. Il va me falloir une énorme assiette de katsu curry pour me requinquer. D'ailleurs, je connais un restaurant pas loin qui en fait un divin. Super, je coupe par une ruelle. Oh y'a une fête ! Ah... en fait non. Arrêt sur image. A quelques mètres se tiennent quatre personnes. Plutôt imposantes. J'entends du bruit et je balise un peu. Pour le moment, ils ne m'ont pas vu donc je peux encore faire demi-tour. Après tout, je peux me rendre au restaurant par un autre chemin. Je ne suis pas OBLIGÉ de les narguer en passant devant. Je distincte alors une silhouette qui court. Et soudain la situation se fait limpide. J'écarquille les yeux de stupeur. Une agression, une putain d'agression. Depuis tout ce temps, je n'ai pas même bougé un orteil. A vrai dire, maintenant que j'ai tous les éléments du puzzle, je me tâte.

Je suis grand, un avantage non négligeable mais, bien que je fasse du sport, je ne pense pas être capable de maîtriser trois individus. Je suis forcé de me trouver des motivations. La première est le katsu curry et je suis désolé pour la victime. La seconde est que je suis d'un naturel enclin à la bagarre et que si elle pointe son nez, autant y mettre mon grain de sel. Parce qu'accessoirement, j'ai une grande gueule. Et puis, il faut bien renforcer le tout avec l'argument ultime : la victime est peut-être un beau gosse. Une belle prise dans mes filets en somme. Cela achève de me convaincre, je me faufile dans la ruelle à pas de loup. Je crispe la mâchoire alors que je marche sur un éclat de verre. Le gars allongé à côté ne semble pas réagir. En y regardant de plus près, je remarque qu'il est bien amoché. Mon rythme cardiaque s'accélère tandis que je me rapproche. Je croise un autre gars tout aussi mal en point. Le dernier se tient devant moi. Il ne va faire qu'une bouchée de sa proie. Encore quelques pas, j'y suis presque. Je n'ai pas de plan, j'y suis allé à l'aveugle. Sans réfléchir, comme d'habitude. L'agresseur envoie une menace, je rétorque, trahissant ainsi ma présence :

« C'est toi qui t'plante. »

J''enserre son cou de mes bras et exerce une forte pression. La brute se déchaîne et tente de me jarter de son dos. Mais je m'agrippe, aussi fermement qu'une moule à son rocher. Je fais partie intégrante de son dos. Un troisième omoplate. Chacun de mes muscles est tendu par l'effort. Je sens son sang battre à travers son artère jugulaire. Je redouble d'efforts mais il est trop fort. Il m'envoie valser au sol où j'y atterris lourdement. J'accuse le coup. Je suis sa nouvelle cible et tandis que je peine à me relever, il s'avance vers moi. C'est pire que Godzilla, la terre tremble à chacun de ses pas. Je chancelle et ma main entre en contact avec une matière froide. Je tourne la tête et empoigne l'objet. Mon jour de chance, il faut croire. Pas de vêtement mais une tube de fer. Je lui décoche un sourire carnassier. Je me fais furtif et lui assène un coup triomphal sur le crâne. Il s'effondre et j'en profite pour le ruer de coups. J'y mets tout mon cœur autant avec la barre qu'avec mes pieds. Il ne bouge plus. Je reste planté devant cette masse, estomaqué. Pas si coriace que ça le bonhomme. Je me retourne et ne peux m'empêcher de fanfaronner.

« C'te raclée que j'lui ai mis. Haha ! » Je m'approche du garçon. A présent que je l'ai sauvé, il serait temps de m'inquiéter de son état. Et il y a de quoi vu son œil. Un bel œil au beurre noir en perspective. Je redeviens sérieux et m'enquiers : « Heu... ça va ? Ton œil fait un peu la gueule. »

Et dire que je nous crois sauvés. Et dire qu'une fois de plus, j'ai vendu la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Merde quoi, ils auraient juste pu nous foutre la paix le temps que je lui demande son état et qu'on s'en aille d'ici. Mais non, il faut croire que ce n'est pas amusant. Que le mec d'en Haut veut du divertissement. Et tout ce qu'il a trouvé de mieux à faire, c'est de réveiller l'un de ces débris et de me le renvoyer en pleine figure. C'est donc au moment où je m'y attends le moins que je suis tiré en arrière brutalement.

« Aarg... Va te faire f... »

Je suffoque. Manque. D'air. Plus je me débats, plus il ressert sa prise. A l'image d'un serpent, il injecte progressivement son venin dans mes veines. Mon cerveau grésille et enclenche toutes les alarmes d'urgence. Un sacré bordel dans mon corps. J'ai l'impression que mon cœur va exploser. J'ouvre la bouche mais l'air ne passe pas. Ma vision se trouble, mes gestes se ramollissent. Je suis un putain de poisson hors de l'eau.
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(#) Re: Dans les recoins du centre-ville...  Sam 20 Juil 2013 - 2:49

Content et déçu, Ewenn l'était. Il voulait se battre, c'est vrai, mais pas contre trois agresseurs. Surtout si ils lui voulaient quelque chose. D'ailleurs, c'était dangereux, mais il ne mesurait pas les risques ; du moins pas cette fois. N'empêche, s'il gagnait, il aurait des chances de gagner de l'argent ou des objets utiles. C'était certes du vol, mais les trois gars ne le reverraient jamais. Et puis, y'en avait déjà un au tapis, les chances d'Ewenn étaient accrues. Enfin, pour un court moment, le temps que l'autre tête de fion prit son couteau et le pointa sur Ewenn, déjà en sang, avec un gros bleu sur l'oeil gauche.

Ewenn croyait pas aux contes de fées, aux histoires à l'eau de rose et à tous ces trucs de gamins. Il se marrait bien quand il voyait un inconnu tenter de protéger une autre personne quand six ou sept gars voulaient tuer la personne. Non, très peu réalisable, en fait. L'inconnu prenait directement ses jambes à son cou, se préoccupant plus de sa vie que celle de la victime. Surtout si l'agresseur tenait une arme. Y'avait donc peu de chances qu'un inconnu vienne à l'aide d'Ewenn, et il comptait se débrouiller seul.

Pas possible à cause de l'arrivée d'un grand gaillard qui a tenté de stranguler l'agresseur au couteau.

-"C'est toi qui t'plante." qu'il disait.

Ewenn reprit confiance quand son "sauveur", d'un mètre quatre-vingts, vint lui porter assistance en tentant d'étouffer l'mec au couteau. Enfin, ce dernier était visiblement plus fort puisqu'il a réussi à faire basculer l'gaillard devant lui. Néanmoins, ce dernier eut de la chance, vu qu'il put mettre la main sur une barre de fer et assommer la brute en face de lui. Et il continua de la cogner par terre, son sang giclant, jusqu'à ce qu'il lâche l'affaire et vienne fanfaronner devant Ewenn :

-C'te raclée que j'lui ai mis. Haha !

Puis, il s'inquiéta de l'état d'Ewenn, visiblement mal en point, surtout au niveau du visage :

- Heu... ça va ? Ton œil fait un peu la gueule.

En parlant d'Ewenn, il avait mal au crâne. Sûrement à cause d'être rué de coups par les trois crétins qui venaient de l'frapper. Il s'apprêtait à répondre à Kai quand l'mec derrière l'agrippa par le col, le tira derrière, puis le strangula fortement avec ses bras. Précédemment au sol, la racaille était maintenant en position avantageuse face au pseudo-sauveur qui devait maintenant être sauvé.

-Aarg... Va te faire f... qu'il disait, l'bougre qui crut avoir gagné. D'ailleurs, il semblait mal au point, sûrement car il manquait d'oxygène, et s'apprêtait donc à tomber dans les pommes. Ewenn marmonna quelques mots avant de se jeter, lentement, sur l'étrangleur de Kai, qui le lâcha et recula avant de s'enfuir quand Ewenn eut ramassée la barre de fer.

-Piètre sauveur, hein ?

Suite à quoi, Ewenn boita jusqu'aux corps inconscients des deux personnes gisant à terre, prit leurs effets personnels puis aida Kai à se relever, une fois qu'il eut reprit son souffle, et dit :

-Merci d'm'avoir sauvé. Ewenn Jäger. Tu veux un des téléphones qu'ils avaient ? A moins que tu ne veuilles autre chose ?

Ewenn se rendit enfin compte de son état en se regardant dans un débris de verre par terre.

-Bah putain, j'crois que t'es arrivé trop tard, j'suis déjà amoché.
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(#) Re: Dans les recoins du centre-ville...  Lun 29 Juil 2013 - 3:29


L'accident sur le bord de ta route


Je crois rêver. Je viens de le sauver des griffes du fauve et il ose se plaindre. Je perçois de l'ironie, c'est le pompon. Une vague de haine m'envahit tandis que je me relève tant bien que mal. Je repousse brutalement sa main qui m'était venue en aide. Froidement, je lâche :

« J't'emmerde. »

Il se prenait pour qui franchement. Une quinte de toux ébranle mon corps alors que l'air se fraye de nouveau un chemin jusqu'à mes poumons. Mon cœur exulte et pompe tout ce qu'il peut. Je lance un regard noir au garçon. Tout en époussetant mes vêtements, je remarque que mon jean est déchiré au niveau du genou. Le sang a taché le vert forêt de la fibre. Je crispe la mâchoire et me redresse pour lui faire face. Petit à petit, je regagne ma dignité. D'ailleurs, je ne peux laisser passer un tel affront.

« Et puis, je gérais. T'es juste intervenu trop tôt. J'allais le massacrer. »

Je m'imagine être bon menteur et crache au sol toute ma rancœur. Ma main vient masser mon cou lentement et une fois de plus, je serre les dents. Il n'y est pas allé de mains mortes le salaud. Je suis surpris par ses remerciements et pose mon regard reptilien sur lui. A vrai dire, je ne sais sur quel pied danser. Un coup, il la joue sarcastique puis la minute d'après se fait raisonnable. Je fronce les sourcils. Mais je n'ai pas le temps de me pencher sur la question qu'il m'invite à me servir. Ma bouche se tord en une grimace désapprobatrice. Je veux bien botter le cul des cons mais les voler, c'est une autre paire de manches. Je ne crois pas avoir autant basculé dans le côté obscur.

« J'veux r... » Je m'arrête net. Il se trouve que l'un d'eux a tout de même tenté de me tuer. Un téléphone portable ne me servirait à rien. Par contre, je ne suis pas contre jeté un oeil dans leur porte-feuille. Je me ravise : « Quoique, ils ont p't'être du fric. »

Vautour que je suis dans les tréfonds de ma nature humaine. Je me baisse et fouille la poche du plus proche. Avant, je vérifie qu'il est bien dans les vapes. Manquerait plus que l'on subisse une troisième vague. Je doute de notre réussite dans ce cas vu notre piètre condition physique. Tout en ouvrant le porte-feuille, je songe à m'imposer un entraînement plus régulier. Ce qui implique des visites plus fréquentes à mon défouloir, le punching ball. Je soupire et sors une à une les cartes. Mon regard s'attarde sur la carte d'identité. Aokiji qu'il s'appelle ce gros balourd. Je jette le tout par terre et récupère les billets. J'enchaîne avec les autres, silencieusement. Mon butin s'élève à environ dix mille yens. Un sacré pactole. J'entreprends de diviser la somme en deux et reviens vers Ewenn. Tout en lui tendant sa part, j'en profite pour me présenter :

« Tiens, prends. » Je mets de côté mon égo. « Tu l'as bien mérité. » Une autre quinte de toux m'arrache les poumons. « Moi, c'est Kai. »

Je le lâche du regard pour surveiller les masses au sol. Je ne dirais pas que je suis paniqué, disons simplement que tous mes sens sont en éveil, parés à la pire des éventualités. Sa remarque m'interrompt. Je fais volte-face et constate une nouvelle fois son état. Mon air blasé prend le dessus tandis que je réplique :

« Non, sans blague... » Il me fait chier à me rabaisser sans arrêt. Je pince les lèvres. « Estime-toi heureux que j'me sois seulement arrêté. »

Je lève les yeux au ciel et passe une main distraite sur ma nuque. La ruelle est sombre et ce n'est que maintenant que je le remarque. Mes yeux arpentent l'environnement, le sondent. J'en arrive à la conclusion qu'on en a assez fait. Game over pour eux et j'leur ai piqué leur fric. Ils ne pourront pas réinsérer une pièce. Un rictus anime mes lèvres alors que je pose un dernier regard sur les agresseurs. Je lui intime :

« Il est temps de partir. » Je ne me suis pas rendu compte que ces mots avaient été prononcés d'une voix basse. Je lui saisis la main. « Viens, suis-moi. »

Je me fous des préjugés, de sa main dans la mienne. Mon esprit s'est fait pratique. Il peut bien penser ce qu'il veut, fonder des jugements abracadabrantesques sur mon attitude. Je n'en serais pas moins pragmatique. Ma destinée devait être toute tracée. Il y a juste eu une légère interruption dans le parcours mais au bout du compte, je poursuis mon but, ce pour quoi j'étais venu. Je m'engage dans une rue, tourne à une autre et prends un dernier embranchement sur la gauche. Tout ce temps, je lui tiens la main. Les regards qu'on peut nous lancer m'indiffère. Sans doute ne se figent-ils qu'à la vue du sang et de l'œil tuméfié d'Ewenn. Je resserre ma prise sur sa main. Mon visage s'éclaire. Enfin, je vois l'enseigne qui clignote. Le boui-boui aux divins katsu curry. J'attire le garçon dans le restaurant en faisant tinter la clochette de la porte. Le restaurant est désert, tant mieux. Soudain une petite grand-mère sort de derrière un rideau. Ses rides se muent en surprise et j'arrive à temps pour l'empêcher de crier. Je jette un regard à Ewenn et lui ordonne :

« Assieds-toi. »

Je fais de nouveau face à ce bout de femme et explique la situation de la manière la plus concise possible. Pour finir, je lui demande des glaçons et un torchon. Encore sous le choc elle s'éclipse derrière le rideau et revient quelques minutes plus tard d'une démarche saccadée. Je m'empresse d'empaqueter les glaçons dans le torchon et m'incline devant la grand-mère pour la remercier. Les formules de politesse passées, je retourne vers mon protégé. Je ne sais pourquoi je m'agite autant pour un inconnu. J'approche le torchon de son œil et connement, je déclare :

« Attention, c'est froid. »

Ça aura au moins le mérite de dégonfler la plaie.
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