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 Tu chapardes ? Ça va barder !

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(#) Tu chapardes ? Ça va barder !  Mar 23 Juil 2013 - 8:06

À Tokyo, Yurika n'avait pas l'habitude de fréquenter les centres commerciaux. Ces endroits réunissaient en effet bon nombre d'éléments issus de la liste des choses que Yurika n'aimait pas ou peu. Malheureusement, les centres commerciaux n'étaient pas différents à Kobe ; même foule composée de familles en quête de divertissements et de groupe d'ados prêts à dépenser leur argent de poche jusqu'au dernier centime, mêmes galeries de verre avec les mêmes magasins de grandes filiales nationales et même ambiance à la fois aseptisée et écœurante.

Yurika aurait aimé pouvoir faire les quelques achats sur sa liste de courses ailleurs, mais son emploi du temps chargé ne lui permettait pas de se promener à sa guise dans la ville et découvrir des boutiques qui correspondaient plus à ses goûts. En attendant, elle devait se débrouiller avec la quantité grandissante de sacs remplis d'achats. Yurika n'était pas victime d'une crise de folie dépensière et les sacs ne contenaient pas de vêtements de plus ou moins grandes marques, juste des fournitures scolaires qu'elle n'avait pas pensé à ramener de Tokyo.

Les porter devenait d'ailleurs de plus en plus difficile. Yurika envisagea une pause dans un salon de thé. Toutefois l'idée de naviguer à travers la foule vers un plan lui déplut et elle se résolut à utiliser le distributeur de boissons qui se trouvait tout près, et plutôt en retrait. Tout en se dirigeant vers lui, Yurika fouillait son sac à main à la recherche de son porte-monnaie, ce qui lui donna plus de fil à retordre que son organisation laisserait penser. Lorsqu'elle parvint enfin à extraire la pochette brodée de rouge qui lui servait de porte-feuille, Yurika se fit bousculer violemment. Ses sacs l'empêchèrent de garder son équilibre, au contraire, ils contribuèrent à sa chute au sol. Leur contenu s'éparpilla en partie, réclamant à grands cris l'attention de Yurika qui fusillait du regard le malotru qui s'enfuyait. Une pochette rouge à la main.

De là où elle se trouvait, au milieu de ses affaires, sur son postérieur endolori, Yurika doutait qu'elle pût être capable de le rattraper, d'autant plus qu'elle n'avait pas la bonne tenue pour ça. Sa robe chinoise avait beau ne lui arriver qu'au-dessus des genoux, elle n'était pas suffisamment fendue pour  lui permettre de piquer un sprint. Alors Yurika opta pour la seule option qui lui restait, elle mit sa réserve de côté et hurla en pointant le coupable du doigt :

- Au voleur ! Ma pochette rouge ! Il me l'a volée !
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(#) Re: Tu chapardes ? Ça va barder !  Mer 24 Juil 2013 - 2:49

Tu chapardes ? Ça va barder !


avec Yurika Ishikawa & Audrey Vaalke




Je n'ai pas pris de jour congé depuis un petit moment déjà. Aujourd'hui est le seul jour où je me suis permis de prendre une pause. En fait non, c'est parce que mon patron a insisté. Il s'obstine toujours pour que, d'après lui, je me repose un peu, car je travaille trop apparemment. Mes horaires du lundi au vendredi sont de 18h à 21h et le weekend de 9h à 15h. Je ne vois vraiment pas en quoi je travaille trop. J'ai beaucoup d'heures creuses. Surtout le weekend. J'aurais très bien pu faire mes achats après le boulot, mais Oshino-san a tellement insisté que je n'ai pas pu lui refuser. Il m'a même chuchoté que ce samedi ne serait pas décompté sur ma paye. Parfois, je ne comprends pas les gens comme lui. Quel est son intérêt ? Ne devrait-il pas être content que je travaille autant ? Enfin maintenant que c'est fait, si c'est un jour de congé payé, pourquoi pas.

Arrivée en fin de matinée, je vais faire le tour de deux magasins spécialisés en produits de peinture. Avec mes cours en arts appliqués, mon travail dans l'agence de production et mes projets personnels, je n'ai plus assez de matériels au dortoir. Je ne suis pas pressé vu que je n'ai pas grand chose à faire plus tard, je cherche donc méticuleusement ce qu'il me faut en prenant tout mon temps. Puis vers deux heures, je me prends un simple sandwich poulet crudités dans une boulangerie tout en marchant dans les allées. Je termine tranquillement mon repas et me dirige aussitôt vers une boutique multimédia où du matériel vidéo m'attend. Muni de mon sac en bandoulière que j'ai pris spécialement pour ne pas abîmer le matériel que j'ai acheté, je suis moyennement chargé, mais le sac pèse tout de même lourd sur mon épaule droite.

Soudain, le cri d'une jeune femme retentit dans le centre. Je sursaute, surpris par la voix presque désespérée de cette dernière. D'après son hurlement, un voleur à la tire s'est vraisemblablement fait remarquer. Je regarde derrière moi et ne distingue pas d'où cette voix pouvait venir. Les gens autour de moi se demandant la même chose, une partie de la foule s'arrête en plein milieu du couloir. Il y a du monde et on est en plus un samedi après-midi. Pas facile de trouver un pickpocket dans cette masse.

Je m'apprête donc à repartir sachant que je ne peux que rien faire pour elle. Mais je dois dire que la malchance sait bien choisir son jour et s'abat sur moi sans prévenir... Une personne surgissant de nulle part me bouscule violemment à droite. Sans que je n'ai le temps de me rendre compte de la situation, la boucle sur la bande de mon sac s'emmêle avec les boutons de la veste de l'inconnu. Quelle coïncidence ! Cet accrochage nous fait tous les deux chaviré en avant. Je tombe face contre terre en ayant juste le temps de mettre un bras devant mon visage. La chute est atroce. Mon menton et mes coudes auront d'ici-là un très beau bleu. Je n'ai tellement pas l'habitude de tomber...

J'entends alors une autre voix de femme s'alarmer et s'approcher au pas de course vers moi et mon compagnon d'infortune. Je me lève avec difficulté, étourdi, le sac toujours accroché à cette personne. L'impression d'être toujours attaché m'agace. Si mon matériel est abîmé, je ne sais pas ce que je ferais... Me mettre en colère ? Non, je ne vois vraiment pas...
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(#) Re: Tu chapardes ? Ça va barder !  Jeu 25 Juil 2013 - 2:20

Un mal méconnu rôde dans le centre commercial. Sans visage, sans forme. Ne cherchez plus à anticiper ses vils machinations, ils demeurent arbitraires. Oui, personne ne s'en méfie. Personne n'est à l'abri. Que vous soyez affairé à faire vos emplettes, à bavasser en aimable compagnie, ou même à offrir de l'aide à une grand-mère croulant sous des victuailles destinées à sa descendance, il sera là. Parfois derrière vous, jubilant de semer le doute dans votre âme, et votre esprit, vous forçant à vous retourner, à la recherche d'une présence, pour n'y trouver que le vide d'un rayonnage. Souvent face à vous, plongeant ses yeux dans les votre, vous arrachant des balbutiements incompréhensibles suivie d'une mine défaite.
Pourtant, cette calamité porte un nom. Connu de tous. J'ai nommé ; L'utilisateur du Kit main libre. Et aujourd'hui, j'en suis sa réincarnation. Tremblez, misérables consommateurs ! ...

« Meuh noon, chéri ! Je rêvassais en pensant à mes cours de Physique. »

Son soupir provenant de mon oreillette laisse entendre qu'il n'y croit guère. Trois heures seulement de conversations, déjà plus d'une dizaine de mensonges. Malgré ça, je ne peux m'empêcher de sourire béatement derrière mon écharpe. Je rayonne même. Difficile à croire si on prend en compte notre ignorance mutuelle pendant la semaine, parsemés de rares textos au levé du jour. Mais voilà, le samedi, c'est notre jour de retrouvailles depuis mon arrivée à Kobe.

De magasins en magasins, je flâne en regardant à peine les marchandises. Toute mon attention reste rivée sur les visages inconnus, qui se retournent parfois lorsque je m'aventure à dialoguer en japonais. Lui, il me gronde gentiment dans l'espoir de m'entendre à nouveau parler en Français. Il sait parfaitement le malin plaisir avec lequel j'ai caché mon oreillette derrière une mèche rebelle, et celui ressenti en semant le trouble. Notre conversation dérive sur mes dépenses de la journée, et je me surprends à faire des va-et-viens avec mon sac comme le ferait une écolière. Les marqueurs Hello Kitty, fraîchement achetés, trônent fièrement sur la pile d'objets tout autant inutiles, qui jonche le fond du plastique. Je m'apprête à lui en parler, lorsqu'une voix féminine se fait entendre :

« Au voleur ! Ma pochette rouge ! Il me l'a volée ! »

Sur le coup, je glousse en imaginant Gollum agenouillé à même le sol, entouré d'une foule en panique. Tout comme mon fiancé vu le rire idiot qu'il s'autorise à lâcher. Surprise par un autre bruit, je sursaute et me retourne vivement. Mais c’est lorsque je remarque le possible voleur courant vers moi, que je pâlis.  La hanse du sac plastique s'échappe de mes doigts, et s'écrase sur le sol. Sur l'instant, je suis incapable de répondre aux « Audrey » intrigués de mon fiancé. Mon cerveau me hurle de bouger, de l'arrêter. Alors je lève mon sac en bandoulière, et le porte vers l'arrière prête à lui asséner un coup. Là, je réalise. Pas moyen que je lui éclate mon sac contenant mon laptop dans la tronche. Vraiment pas. Il me dépasse à vive allure, comme si ma tentative avait été vouée dès le départ à l'échec. Et ça... Ça me fait rager.

Je shoote violemment dans mon sac, traînant sur le sol, qui finit sa course folle en s'écrasant sur la nuque du voleur. Ce dernier perd l'équilibre, et percute un pauvre jeune homme, ayant eu le malheur de se trouver sur son chemin. « Audrey ? Ça va ?  ». A sa question, je prends soudain conscience de ma respiration saccadée, et de ma main fièrement levée en signe de V. « Oui oui, chéri. J'ai juste eu l'occaz de remettre en pratique mes dégagements de ballons, hé. » Le temps de son silence interrogatif, je trottine jusqu'aux deux corps... Euh, enlacés ? Ce serait presque sale. Cette fois-ci, je m'exprime en japonais :

« Tiens, mec, ça t'apprendra à dodge mon attaque spécial ! »

Le voleur a l'air sonné, contrairement à l'autre. Des yeux, je cherche le contenu de mon sac, probablement déversés sur le sol à cause de l'impact. Quelques secondes plus tard, totalement ravie, j'attrape l'objet désiré en particulier, et m'agenouille face au vilain garçon. Le capuchon saute du marqueur, tandis que la mine glisse tranquillement sur le front coupable. Je me recule pour admirer mon œuvre. Désormais, en lettres capitales, d'une adorable couleur rose, s'y trouve inscrit le mot « BUSTED ».

Je baisse les yeux vers l'autre, qui tente de se relever. Une once de compassion, bien que furtive, s'inscrit sur mon visage. Il a l'air d'avoir également morflé à cause de la chute. Après voilà, son sacrifice était pour la bonne cause. Je crâne un peu, bêtement :

« Merci pour cette coopération des plus originales, cher civil. » Bruit dans l'oreillette. Je lui tourne le dos. « Raah mais non, chéri, je ne parlais pas à toi

Et là, je remarque une petite pochette rouge dans la main inerte du voleur. Sans cérémonie, je lui arrache des mains, avant de finalement attendre l'arrivée des vigiles. Et donner des explications à mon fiancé; peut-être.

Note:
 
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(#) Re: Tu chapardes ? Ça va barder !  Ven 26 Juil 2013 - 2:11

Yurika perdit le voleur de vue dans la foule et l'inquiétude qui l'habitait monta d'un cran. Sa pochette serait-elle définitivement perdue ? Allait-elle devoir faire refaire tous ses papiers ? Sans compter que son porte-feuille contenait tout son argent de poche du mois...

En attendant d'en savoir plus, Yurika décida de rassembler le contenu éparpillé de ses sacs et ainsi peut-être s'attirer moins de regards. Après s'être assurée qu'il ne resterait rien parterre – ce n'était pas le moment d'offrir bêtement ses fournitures – Yurika marcha dans la direction où s'était enfui le voleur. Elle ne tarda pas à trouver ce qu'elle cherchait inconsciemment. Son pouls s'accéléra à l'idée que tout n'était peut-être pas perdu ; l'attroupement de badauds ne pouvait être qu'une bonne chose ? Elle se fraya un chemin à coup de « pardon » et de « excusez-moi » et se trouva face à une scène qui la laissa sans voix. La vision du voleur à terre, de la fille avec sa pochette rouge... Yurika n'hésita pas une seconde et s'avança vers celle-ci.

-  Merci, merci infiniment. dit-elle en s'inclinant profondément, la voix tremblotante.

Enfin, elle imaginait devoir remercier la fille. Peut-être avait-elle mal interprété la scène... Elle espérait vraiment ne pas se plonger plus avant dans l'embarras.

[HRP : Shigeru : dans la mesure où je sais pas s'il s'est relevé ou quoi, je ne dis rien (c'est pas de la flemme promis *sort*)]
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