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 Et si on changeait?

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Tessa Yorke
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Tessa Yorke
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(#) Et si on changeait?  Et si on changeait? EmptyLun 2 Déc 2019 - 11:52



Et si on changeait ?


Comme nous vous l'annoncions dans l'Anniversa'News, nous souhaitions vous proposer un thème pour ce mois-ci pour vous faire plaisir et écrire ce que vous souhaitez en sortant un peu du contexte de KHS. Vous pouvez tout imaginer pour coller au thème, il n'y aura pas de conséquence dans vos rps !

Sans plus attendre, voici le thème de ce mois de Décembre:

Votre personnage peut changer quelque chose de son passé. Qu'est-ce que c'est et comment s'y prends t-il?

Vous pouvez poster à la suite pour montrer vos écrits o/

Quelques informations :


▬ Vous pouvez écrire ce que vous voulez du moment que cela respecte les règles rp et hrp qui régissent KHS.
▬ Il n'y a pas de limite de taille, merci cependant de faire tout passer dans un seul post !
▬ Si vous souhaitez faire quelque chose de plus conséquent (sur plusieurs posts), vous pouvez ouvrir un sujet dans la zone et vous faire plaisir !
▬ Il y aura des points ou des Kobizz' donnés pour les personnes qui participent Look

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser en MP au staff ou en zone invité si vous le souhaitez !

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My problem is I don't fix things, I just try to repaint, cover 'em up, like it never happened... And I regret the fact that I struggled trying to find who I am and I lie to myself and say I do the best that I can.
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Tamika Jinken
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Tamika Jinken
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(#) Re: Et si on changeait?  Et si on changeait? EmptyMar 3 Déc 2019 - 12:18

Tamika se réveille dans son lit, mais de ce qu'elle voit, ce n'est pas le même lit que celle qu'elle connaît sur le bout des doigts, et il n'y a pas Carissa à ses côtés. Cependant, ce qui lui semble étrange, c'est que Tamika... ne ressent plus une once de sentiments pour Carissa. "Qui est Carissa ?" se demande-t-elle. C'est vraiment étrange pour elle. Son prénom lui parle, mais elle ne la connaît pas. Elle commence à se lever de son lit, et se rend compte qu'elle n'est ni chez elle, ni à Kobe High School, mais dans son ancien collège. Il n'y a plus aucun doute possible : Tamika est retournée dans son passé, dans ses années collèges, et son physique de collégienne ne fait que le confirmer.

Comme elle sait ce qui s'est passé au collège, elle ne peut pas s'empêcher de penser à quelqu'un d'autre, une fille qu'elle aime plus que tout au monde, ne connaissant pas Carissa. Il s'agit d'Ekeduna Yumi. Sa meilleure amie, et le pourquoi elle s'éloigne de tout le monde, ces derniers temps. Tamika se sent énormément mal d'être tombée amoureuse d'une autre fille.

Heureusement pour Tamika, elle ne dort pas dans la même chambre que Yumi... enfin, est-ce que c'est heureusement ou malheureusement ? D'un côté, son cœur a énormément mal de ne pas être près de Yumi, de l'autre... le fait qu'elle soit tombée amoureuse de Yumi au lieu de Kenin Dai lui fait tout aussi mal. Alors, elle a déjà commencé à s'isoler complètement, se rabattant sur son sort.

Tamika se prépare pour ses prochains cours, que ce soit physiquement ou mentalement... enfin aussi mentalement que son mental peut se le permettre en tout cas. Elle prépare son corps et son sac avant d'aller en cours.

Elle arrive finalement en classe, toujours envahie par son mal-être palpable à plusieurs kilomètres, bien qu'elle tente de le cacher. Elle se met à sa place habituelle, qui est à côté de Yumi (l'image est ce qu'elle sera dans le futur), qui s'inquiète énormément pour sa meilleure amie, et c'est tout à fait normal. Cependant, cela fait un moment que Tamika ne lui parle plus, alors elle décide de se taire à côté de sa meilleure amie, à contre-cœur. Elle sait de toute manière que ce n'est que rarement elle qui vient lui parler.

Les cours du matin se terminent, et Tamika achète son bento seule, et le mange dans le parc seule. Elle mange seule avec son mal-être toujours aussi palpable. Comment cela se fait qu'elle est amoureuse d'une autre fille ? Ça lui fait complètement bizarre et mal. Est-ce que ses parents l'accepteraient ?

Alors que la belle pianiste est en train de manger seule, elle se fait appeler par une voix plus que familière.

"Tamika ? Est-ce que je te dérange ?"

Tamika relève la tête, c'est Yumi. Elle semble vraiment triste de voir Tamika aussi isolée et avec un mal-être palpable. Après tout, être triste pour sa meilleure amie, c'est parfaitement normal. Tamika, après quelques secondes de forçage, se met à lui répondre.

"Oui. Tu me déranges.

Ah ! Désolée. Alors... à ce soir.
"

Comme d'habitude, Tamika se dit dans sa tête : "Non, pas à ce soir." Ça lui fait énormément mal de lui dire ça. En réalité, non, Yumi ne dérange pas du tout Tamika. Au contraire, elle veut la voir, elle veut continuer de lui parler, et même... l'embrasser et sentir sa peau douce sur ses doigts de fée... Tamika repense à ce qu'elle vient de penser, et commence à pleurer en silence.

Quand elle finit de pleurer, elle a fini son bento, et de toute façon, les cours ne vont plus tarder. Elle va donc en direction de sa salle de classe, toujours à côté de Yumi, et suivant les cours tant bien que mal.

Après les cours, le premier réflexe de Tamika est d'aller dans sa chambre. Tamika n'est pas comme d'habitude. Normalement, on la voit régulièrement dans la salle de musique, jouant et révisant au piano ce que son père lui a donné comme musique à apprendre. Mais là, Tamika continue de broyer du noir. Tamika n'est plus elle-même.

Pendant que Tamika continue de broyer du noir, elle entend la porte frappée. Elle sait directement qui frappe à sa porte, et la voix qu'elle reconnaît ne fait que le confirmer.

"Tamika ? Tu es là ?"

Tamika ne répond pas... mais elle commence à penser à quelque chose : elle sait au fond d'elle ce qui arriverait si elle continue ainsi, si elle continue d'ignorer Yumi à contre-cœur et de s'éloigner de tout le monde le plus possible, quitte à mentir. Elle le regretterait amèrement, tellement amèrement que son homosexualité sera un plus gros fardeau que ce qu'il est actuellement. Alors, elle finit par répondre à Yumi.

"Oui ! Je suis là !"

A l'entendre, la voix de Yumi fait dire que c'est limite miraculeux qu'elle a fini par lui répondre. Tamika finit par se relever et à lui ouvrir la porte de sa chambre, et Yumi, qui semble se sentir comme la fille la plus heureuse du monde, se jette sur Tamika pour la prendre dans ses bras.

"Je m'inquiète tellement pour toi, Tamika !"

Ce câlin... Tamika se force à ne pas le reconnaître, mais ça lui manquait horriblement. Alors, Tamika l'enlace à son tour. Après un moment, Yumi la regarde, en la lâchant des mains.

"J'ai tellement à te raconter que je pourrais t'en parler pendant des jours entiers !"

Alors, Tamika et Yumi s'assoient sur le lit de Tamika, et elles parlent de tout et de rien. Cela lui fait un bien énorme à Tamika, et ça lui manquait horriblement, et elle se sent horrible de s'éloigner autant de Yumi. Après plusieurs heures de discussions, Yumi finit par lui parler de quelque chose d'important.

"Tamika, je me suis tellement inquiétée pour toi. Cela faisait plusieurs mois que tu t'isolais autant. Je sais que tu as besoin d'en parler, et peu importe ce que j'entends de ta part, je suis ta meilleure amie, et jamais de ma vie je ne te jugerai.

Je sais, oui... mais je ne sais pas du tout comment tu vas réagir si je t'en parlais.

Peu importe ma réaction, sache que ça a peu de chance de changer de ce que je pense de toi. Tu peux tout me dire, je suis toujours prête à t'écouter.
"

Yumi glisse ses mains pour prendre celles de Tamika, sans que cette dernière ne s'en rende compte, sans retirer ses yeux du visage de sa meilleure amie. La jeune pianiste prend de l'inspiration avant de parler. C'est le moment ou jamais de lui en parler.

"Yumi... je t'ai sûrement parlé de la déclaration de flamme de Dai, n'est-ce pas ?

Oui. Tu n'as rien ressenti pour lui malgré tes efforts, c'est ça ?

C'est ça... et... en fait... quelques jours plus tard... j'ai compris que... je suis amoureuse de quelqu'un d'autre.

Dis-moi. Je suis prête à t'aider pour que cette personne soit amoureuse de toi.

C'est inutile...

Pourquoi ? Ne me dis pas que c'est un professeur.

Non, ce n'est pas ça... je...
"

Tamika se retenait pendant qu'elle sent ses mains prises dans celles de Yumi, alors elle se met à les serrer, en se disant que tant pis pour y aller par quatre chemins, et les larmes de Tamika commencent à couler.

"Yumi, depuis plusieurs mois, j'ai envie que tu sois plus que ma meilleure amie ! Nos discussions et nos attentions ne me suffisent plus ! Ça fait plusieurs mois que j'ai envie de sentir ton souffle sur mes lèvres, ta peau sur mes doigts, ma peau sur les tiens, et nos regards se croisant en sachant exactement ce qu'on ressent ! Je t'aime, Yumi !"

Tamika dit ce qu'elle a pensé sans le moindre détour, finissant par laisser exprimer ses émotions et finit par s'effondrer en larmes en posant sa tête sur l'épaule de sa meilleure amie. Cependant, Yumi se sent surprise, mais pas choquée. Après un temps, elle relève la tête de sa meilleure amie pour poser son front sur le sien, le regard dont elle ne cache plus rien désormais.

"Moi aussi je t'aime, Tamika."

Et alors que Tamika a juste le temps d'être surprise, Yumi approche ses lèvres de celles de sa meilleure amie pour les toucher et l'embrasser. Tamika se laisse embrasser avant de lui répondre avec le même amour. Ça y est, Yumi n'est plus juste la meilleure amie de Tamika, mais sa petite-amie. Elles ont passé le reste de la soirée à s'embrasser, à s'enlacer et à se dire des mots d'amour. Elles sont toutes les deux heureuses.

Le lendemain, Tamika et Yumi se réveillent presque en même temps, sur le même lit. Ce qui s'est passé la veille n'était pas un simple fantasme. Yumi est vraiment en couple avec Tamika. Jamais Tamika n'a été aussi heureuse de sa vie. Cependant, ce couple serait mal vu, alors elles décident de le cacher, et de faire comme si elles ne faisaient que de se retrouver, et de profiter de leur moment en amoureuse que quand elles sont seules à seules.

Cependant, il ne faut pas oublier que le collège, ce n'est pas un endroit où les secrets le restent longtemps, car Yumi a montré à Tamika un journal collégien où un baiser pendant qu'elles étaient dans le couloir et assez isolées a fait la une des journaux, et désormais, tout le collège est au courant, et elles reçoivent des insultes et des moqueries.

Les évènements s'enchaînent. Les parents de Yumi ont été mises au courant, et ils la disputent pour cela. Ils se sentent complètement dévastées par la nouvelle, et ils refusent de considérer Tamika comme leur belle-fille. Du côté des parents de Tamika, c'est mieux, mais sans que ce soit idéal : son père ne sait pas quoi en penser car il ignore que c'est possible que deux filles soient amoureuses l'une de l'autre, alors que sa mère se sent honteuse. Il lui faut du temps avant de digérer la nouvelle.

Tamika et Yumi se sentent mal. Elles sont seules contre presque tous. Seul le père de Tamika et désormais le beau-père de Yumi ne semble pas du tout les détester. Tamika est la plus psychologiquement fragile des deux, et elle est encore là grâce à Yumi. La mère ne s'est jamais faite de cette nouvelle, et comme le père n'est plus du tout mal à l'aise à l'idée que sa fille est en couple avec une autre, Fumiyo divorce avec Masaharu. Tamika n'a plus que Yumi pour parler de tout et de rien. Heureusement que son père est toujours là. Tamika se sent mieux et habituée aux insultes et aux moqueries grâce à Yumi, mais a perdu beaucoup. Malgré le fait qu'elle soit heureuse avec Yumi, elle aimerait ne pas autant perdre.


Petit à petit, Tamika se réveille dans sa chambre chez elle, mais pas aux côtés de Yumi, mais aux côtés de Carissa. Elle qui ne se souvenait plus de Carissa tout au long de son passé revisité, se souvient maintenant parfaitement des sentiments profonds qu'elle ressent pour elle et de qui elle est. Elle a finalement raison de lui avouer trop tard bien que ça lui ait marqué au fer rouge : Tamika a toujours sa mère à ses côtés, toujours en train de la soutenir, car ses parents s'en doutaient déjà et avaient eu le temps de se préparer à l'éventualité. Ce n'était pas le couple qu'elle entretient avec Carissa qui a dévasté la famille de cette dernière, car elle a déjà été dévastée il y a un temps. De plus, elle n'a pas eu que le soutien de sa petite-amie, mais aussi à d'autres de ses amies et de Duval-san. Alors, ne serait-ce pas mieux qu'elle soit avec Carissa et pas avec Yumi ?

"Bonjour ma puce.

Bonjour mon amour.
"

Les deux amoureuses s'embrassent tendrement avant de se lever de leur lit et de s'habiller. Elles prennent ensemble leur petit-déjeuner, avec le reste de leur famille, et bien sûr Carissa a une double ration, au vue de sa gourmandise, et après cela, Tamika enlace Carissa en l'embrassant.

"Finalement, si je pouvais changer mes années collèges, je ne le ferai pas. Je suis plus heureuse avec toi qu'avec Yumi.

Je suis vraiment contente de l'entendre dire, Takanette.
"

Carissa répond tendrement au baiser de la femme de sa vie avant qu'elles aillent dehors pour se promener et profiter de leur moment.

The End

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Tamika parle en #003b36 en Japonais et en #20bf55 en Anglais.
Et si on changeait? DjEMkU9


Dernière édition par Tamika Jinken le Jeu 12 Déc 2019 - 10:18, édité 1 fois
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Tessa Yorke
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Tessa Yorke
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(#) Re: Et si on changeait?  Et si on changeait? EmptyVen 6 Déc 2019 - 10:35

Et voilà 1er jet!

Tess… Tessa!

J’ouvre les yeux quand on me secoue par l’épaule. Je relève la tête parce que je dormais sur mon pupitre apparement. Mon pupitre? Quoi? Perdue, je regarde rapidement autour de moi et mon regard tombe vite sur quelqu’un. Jamie? Il a l’air peu plus jeune et surtout il porte son uniforme du lycée. What? Un sourire moqueur est affiché sur son visage.

Bon, je sais que le cours de math de monsieur Allen n’est pas le plus passionnant mais tu aurais pu éviter de t’endormir.

Quoi?

Devant ma confusion, il se mets à rire.

Woh, le coup sur la tête que t’as prit au volley toute à l’heure devait être violent. Tu veux que je t’accompagne à l’infirmerie?

Non merci.

J’essaie de reprendre mes esprits. Qu’est-ce que je fous ici sérieux? Monsieur Allen était mon prof de math à Londres avant de déménager au Japon. Je reconnais enfin la pièce où je suis et les gens qui trainent dans la classe. C’est impossible. Je me relève rapidement et j’ai la tête qui tourne. Jamie, toujours là pour m’aider, m’attrape le bras pour m’empêcher de tomber.

Ça va Tessa? Tu commences à m'inquiéter.

Ça va. Je dois aller aux toilettes… je crois que je vais retourner chez moi, je ne suis pas très bien.

Je viens avec…

Non!

Je m’écarte brutalement de lui et quitte la pièce limite en courant. Je ne sais pas c’est quoi ce délire mais si c’est une blague, elle est très mauvaise. En passant sur le chemin des toilettes, je m’arrête devant le panneau d’affichage en glissant presque.

16 Septembre 2013

Je me prends la tête dans les mains, c’est impossible. Je continue mon chemin vers les toilettes, dès que j’y suis, je me dirige vers les miroirs. Je me regarde attentivement. Mon ton blafard et ma tête de zombie ne sont plus là, mes cheveux m’arrivent à peine aux épaules et sont bien bouclé, chose que je ne prends plus la peine de faire depuis que Jamie m’a quitté. Comment je me suis retrouvée là? Je me pince pour me réveiller mais sans succès. Bon… Il faut que je comprenne ce qu’il se passe, je suis dans le passé, bien. J’ai retrouvé mon corps maigrichon de mes 17 ans, d’accord. Je le vois toute de suite à mon chemisier beige et mon blazer bordeau qui ont l’air trop grand. Ma cravate est à moitié défaite parce que quand j’avais cours de sport, j’avais trop la flemme de la refaire correctement. Je passe un coup d’eau sur mon visage et décide quoi faire. Il faut que je retourne chez moi. Je sais quel jour on est. C’est celui où mes parents ont décidés de déménager au Japon et de m’emmener avec eux. Aujourd’hui, on va avoir la discussion qui va changer ma vie. Si je suis vraiment retournée dans le passé, je vais saisir cette occasion pour changer le futur.

Résolution prise, je sors des toilettes des filles pour tomber nez à nez avec Jamie. Bien sûr, il m’a suivi ici. Je me rappelle que j’avais prit un ballon de volley sur le crâne. Cette pimbêche de classe E l’avait fait exprès. Tout ça parce qu’elle avait des vues sur Luca, un pote de Jamie qui traîne souvent avec nous. Je crois qu’elle était jalouse parce que j’étais souvent avec ou voulait se faire mousser devant lui, j’en sais rien, de toute façon, elle serait un minimum intelligente, elle se serait rendue compte que Luca est gay. Bref, Jamie est sûrement inquiet et il doit se demander si je n’ai pas une commotion avec mon comportement chelou.

Je t’avais dit que ça allait, tu devrais retourner en classe, je vais voir l’infirmière pour retourner chez moi.

N’oublie pas que pour faire ça, tu dois avoir quelqu’un qui t’accompagne.

Et merde! F*cking règle ! Je lâche un gros soupir avant de dire:

D’accord, allons-y alors.

Pendant le trajet jusqu’à l’infirmerie, j’observe mon compagnon de route temporaire. J’avais oublié à quel point il était mignon il y a trois ans. Ses cheveux un peu plus long que maintenant -ou dans le futur- bouclent légèrement et forment toujours un contraste frappant avec la couleur de ses yeux bleu clair. Je suis interrompue dans mon observation quand il me regarde:

Qu’est-ce qu’il y a?

Je détourne immédiatement les yeux pour regarder devant moi.

Rien, rien

Ça me fait mal au cœur de le voir et je me sens honteuse de ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur quand j’en avais la possibilité. Peut-être que la discussion avec mes parents va changer ça? Je l’espère parce qu’il me manque terriblement.

Plus tard dans la journée

Ca y est, le moment est arrivé. On est à table avec mes parents et ils ont annoncés la nouvelle.

Donc, on va déménager au Japon dès qu’on a trouvé une maison qui convient. Comme l’offre d’emploi de ta mère est à Kobe, c’est là-bas qu’on va.

Je vois.” dis-je en regardant les restes dans mon assiette. Il faut que je prenne mon courage à deux mains et que je change ma réponse de l’époque. C’est une décision difficile parce que si je ne vais pas au Japon, jamais je ne rencontrerais Keitô, Meyuki et toutes les autres personnes qui me sont chère aujourd’hui. C’est un sacrifice que je suis prête à faire.

Et je suis obligée de venir avec vous?

Mon père semble surpris et demande:

Pourquoi? Tu ne veux pas venir? Je pensais que tu serais contente de pouvoir voyager et habiter dans un autre pays.

Et bien… Si on part, je devrais recommencer mon année scolaire non? Sans compter que je vais devoir dire au revoir à tous mes amis et ne plus voir Will ou Clay aussi souvent.

Tu peux toujours te faire de nouveaux amis et puis, il y a toujours les relations à distance.

Je grimace au terme “relation à distance” parce que ça m’a tellement réussi jusqu’à présent.

Et si je restais avec Will ici? C’est un adulte, on a le personnel de maison, je ne manquerais de rien ici.

Mes parents se regardent et mon père dit:

Mais tu ne seras pas avec nous.

Je soupire un peu et essaye de cacher mon exaspération.

Oui je sais mais je ne serais pas avec vous éternellement, je veux dire… je vais bientôt aller à l’université, Will et Clay ont promis d’appuyer ma candidature à l’université d’Édimbourg si je le voulais. Cela reviendrait au même non? Et si j’étais prise dans une université ou une école d’art aux États-Unis? Je ne peux pas vivre toute ma vie avec vous quand même…

Nouveau échange de regard inquiet. Je sais qu’ils ne s’attendaient pas à ça, ils pensaient que ça serait facile et gagner d’avance.

Il faut qu’on en discute avec ta mère, ce n’est pas une décision à prendre à la légère. On en discutera demain matin.

Oui faites ça! Je dois aller faire mes devoirs, je vous laisse !

Je me lève de table et sort de la salle à manger le plus rapidement possible avant qu’ils ne changent d’avis. Je sais que ce n’est pas gagner mais le fait qu’ils veuillent y réfléchir est une petite victoire en soi. Pourquoi je n’ai pas fait ça à l’époque? Pourquoi je me suis laissée embarquer sans rien dire? Peut-être que si j’avais fait ça avant, je n’aurais pas eu le cœur brisé ni des sentiments complètement irrationnels pour une certaine personne? Oui c’est sûr et certain. Si je m’étais battue pour rester, je ne serais pas complètement perdue et ma vie serait tellement plus simple... Faites qu'ils m'écoutent et changent d'avis !!

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Rikuo Morisada
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Rikuo Morisada
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(#) Re: Et si on changeait?  Et si on changeait? EmptyVen 6 Déc 2019 - 18:49

Emmitouflés dans les couvertures, dans le confortable fauteuil de l'appartement de Nathan et Alexander, j'avais du mal à trouver le sommeil. Cela faisait plusieurs semaines que j'étais là, que le couple m'avait recueillit pour que je ne reste pas à la rue après avoir été jeté de chez moi et une certaine routine c'était instauré entre nous. Je n'étais pas encore remit de ce qui m'étais arrivé. Du rejet de ma famille, du vide que je ressentais depuis cette soirée et je n'arrivais toujours pas à remettre les choses en ordres dans ma tête. Qu'allais-je faire à la fin de ma dernière année scolaire si la situation n'évoluait pas ? Devais-je entreprendre des actions avant pour me protéger d'une manière ou d'une autre ? Combien de temps pourrais-je décemment me laisser protéger ainsi par l'un de mes surveillants et son compagnon ? N'allais-je pas leurs attirer des ennuis en logeant chez eux ?

Beaucoup de questions tournoyaient dans ma tête sans trouver la moindre réponse et les minutes défilaient les unes après les autres à une vitesse affolante. Heureusement, j'étais encore en vacance demain mais quand même... Et puis, de fil en aiguille... une autre question se fraya un chemin dans mon esprit. Et si Nathan et Alex ne m'avaient pas trouvés dans la rue cette nuit là... Que se serait-il passer ? Qu'aurais-je fait seul et abandonné dans la nuit sans nul part ou aller ? Qui pouvait bien le savoir ? Peut-être que j'aurais fait une connerie... ouais... surement pensais-je tout en m'endormissent peu à peu.

***

Dans la nuit du 29 février au 1 mars.

Cela faisait des heures que j'attendais sous la pluie, non loin du konbini où je m'étais installé par hasard. Il fallait que je bouge maintenant. Depuis tout à l'heure, j'avais l'impression d'attirer un peu trop l'attention et je préférais éviter que quelqu'un appelle la police ou je ne sais quoi d'autre. Etre ramené chez moi par les force de l'ordre après cette soirée atroce... non, jamais. Il me restait l'option de la gare du coup. C'était le seul endroit couvert auquel je pensais pour m'abriter sur l'instant.

Rassemblant tout mon courage et le peu de force qu'il me restait, je pris la direction de la gare la plus proche toujours en reniflant bruyamment à cause de la crève qui me tombait déjà dessus. Allez, dix minutes de marche, ce n'était pas la mer à boire, je le faisais si vite en temps normal...

C'est avec difficulté que j'arriva à destination mais, une fois installé sur l'un des bancs publics destiné à attendre les métros, je pouvais enfin expirer une  certaine forme de soulagement. Ici au moins, la pluie ne me tombait déjà plus dessus mais... que faire maintenant ? Oui... que faire... une fois de plus la question se posait. Il restait encore tellement d'heure avant l'ouverture des portes de l'établissement... Tellement d'heure à attendre alors que je tenais à peine debout.
C'est horrible à dire mais je ne le cache pas, dans les méandres des réflexions qui me vrillaient la tête sur le moment, mes idées étaient loin d'être joyeuses. Tellement loin d'être positives. Voir les métro arriver les un après les autres sur le quai dans des crissements qui me vrillaient par moment les tympans firent d'ailleurs échos à de sales souvenirs. Vous savez, ce genre de faits divers que l'ont lit parfois dans les journaux, au sujet "d'accidents à la personne" dans des gares ou autre endroits du genre et bien... sur le moment... des pensées noires me faisait comprendre ceux qui se faisaient volontairement victime de ce genre d'évènement. Non, il ne fallait pas que je pense à des extrémités pareilles...

Je fis une fois de plus résistance pour ne pas sombrer dans le sommeil, ici en plein lieu public qu'une certaine lueur d'espoir fit son apparition sous la forme d'un homme que je reconnu à la volée. Là-bas, sur l'autre quai... C'était... Le père de Keito ? Je le dévisageait de loin mais... Après un moment, j'en étais parfaitement certain. Il était avec d'autres personnes que je reconnu vaguement. "Des collègues" me dis-je en reconnaissant d'autres businessman qui travaillait également avec mon père. Je fis une grimace à cette pensée avant de me dire que... s'il prenait cette direction... C'est surement qu'il rentrait chez lui ? Vu l'heure cela devait être après une soirée d'entreprise mais pour tout dire, ce détail m'importait peu, tout ce que j'avais en tête, c'était qu'il rejoignait certainement son domicile, là où se trouvait également Keito... Keito... J'avais besoin de lui.

Je ne suis pas du tout fier de ce que j'ai fait par la suite. Je sais que certains diront "A situation désespéré, solution désespéré" mais... de la à frauder pour entrer dans un métro et suivre quelqu'un discrètement jusque chez lui... Avouez que ce n'est clairement pas glorieux comme comportement. J'aurais pu juste interpeler monsieur Heiki et lui expliquer la situation après tout mais... mais... J'avais peur à en crever. La première impression que j'avais eu de lui n'était pas mauvaise ni rien mais qui sait...

Une fois devant chez Keito... Je me sentais comme un con. Je n'avais pas mon téléphone... il fallait que je sonne à la porte en plein milieu de la nuit. Certes, je savais que le père de famille venait de rentrer mais je n'allais pas toquer et dire ça quand même. Ca ferait tellement... voyeur. Mais... il fallait que je vois son fils. Et puis de toute façon, j'étais allé trop loin pour me poser des questions maintenant ou pour faire demi-tour. J'étais quoi de toute façon à l'heure actuelle ? Un gamin jeté hors de chez lui, sans nul part où aller, à moitié mort de faim, de froid et de fatigue... Quels autres options j'avais devant moi ? Aucune de valide à mes yeux...

Je ne sais dire si la suite de choses étaient heureuses ou non mais, j'ai pris mon courage à deux mains pour toquer à la portes finalement, trouvant cela plus discret que la sonette mais, j'étais plutôt surpis de tomber nez à nez avec une femme blonde plutôt qu'avec le patron de mon père que j'avais vu précédement. Elle avait l'air endormie la pauvre mais plutôt épuisée d'avoir attendue plutôt qu'une fatigue due à un réveil trop brusque. Elle avait du attendre le retour de monsieur Heiki j'imagine.

" Je... Désolé de vous déranger. Je vous jure que je ne l'aurais pas fait si ce n'était pas une urgence... Je... "

J'étais stressé à mort et je cherchais mes mots pour expliquer plus ou moins la situation mais... vu la situation... C'était plus que compliqué. J'étais en train de me dépatouiller dans tout les sens, cherchant quoi dire et surtout, comment le dire mais la femme qui semblait plus ou moins atterrir s'exclama d'un coup d'un air accablé.

" Mais... Mais tu vas prendre froid si tu reste comme ça ! Et tu est blessé en plus ! Ne reste pas dans l'entrée, viens ! Je vais te donner de quoi te sécher !"

Et sans que je ne puisse en dire plus, je fus attirer à l'intérieur de la maison, derrière celle que je présumais être la maman de Keito. Je ne savais pas si elle avait comprit un traitre mot de ce que je venais de lui raconter mais elle semblait réellement inquiète de mon état actuel. C'est vrai que je m'étais pas mal égratigner par endroit en plus d'avoir souffert des affres de la pluie. Je devais vraiment faire peine à voir.

En la suivant nerveusement dans la maison, je vis les photos de familles éparpillées ici et là pour la décorée. ouf, c'était déjà rassurant de se dire que j'étais bel et bien au bon endroit. Imaginez la loose si j'avais suivis le père de Keito chez une maitresse. Arg ! Mais... Je me sentais comme un intru ici. Comme si je rentrais dans la vie privée de Keito sans son autorisation en débarquant ici sans invitation.  
J'étais encore plus mal à l'aise quand, traversant le salon, je revis le père de famille qui semblait très étonné de me voir. Il n'avait pas du remarquer que je le suivais depuis la gare et... Heureusement. La femme lui dit rapidement dans un anglais parfait qu'elle lui expliquerait après et, après m'avoir donner de quoi me soigner et me changer, elle m'indiqua la direction de la douche avec le sourire, me disant de prendre tout le temps dont j'avais besoin avant que l'on parle de ma situation. J'étais sincèrement touché par autant de gentillesse dans ce moment critique et, je ne pus que lui rendre son sourire  avant de la remercier et de partir me réchauffer sous la douche.

C'était étrange à mes yeux. Que ces gens me viennent aussi vite en aide alors que j'étais juste un "ami" de leur fils... Ou alors... Faisait-il ça à cause de la relation entre nos pères ? Je l'ignorais. Je ne pouvais que réfléchir à la suite alors que l'eau chaude revigorait mon corps jusqu'alors frigorifié.

A ma sortie de la salle de bain, Keito était là, dans le salon avec ses parents dont la mère semblait bien moins endormie. S'était-il réveillé de lui-même à cause du bruit ou avaient-ils été le réveiller ? Dans les deux cas, j'étais plutôt mal à l'aise de le déranger en pleine nuit pour mes problèmes personnels...

Les vêtements secs que sa mère m'avait prêtés étaient sans doute les siens en plus. Il allait vraiment me prendre pour un gros incruste... du moins... tant qu'il ignorait les raisons de ma présence ici j'imagine.

J'ouvris la bouche timidement alors qu'ils semblaient en pleine discution sans avoir vu mon arrivée dans la pièce.

" Je... Merci pour la douche et les vêtements secs. Je ne voulais vraiment pas vous déranger mais... Je n'ai plus vraiment d'endroit ou aller et... "

Je cherchais une fois de plus mes mots avec difficulté. Mal à l'aise de parler devant toute la famille Heiki à cet heure de la nuit. Cependant, le père de famille me fit comprendre que ce n'était pas la peine de me faire du mal ce soir en essayant de tout expliquer alors que nous étions tous probablement bien épuisé. Il me disait de ne pas m'inquiéter et qu'on en parlerait demain... Avant de demander à Keito de m'accompagner dans sa chambre et d'installer un futon pour moi.

En temps normal... J'aurais certainement fuit à toute jambe. Moi ? Dormir avec Keito... Dans la même pièce ?! Je crois que mon cerveau aurait grillé en moins de deux et mes hormones en moins d'une ! Mais là... A part me confondre en excuse et lui dire dix fois "Désolé de te déranger chez toi" dans les escaliers... je n'ai rien fait de plus. Je n'arrivais pas vraiment à en faire plus d'ailleurs et je le suivais bêtement tel un spectateur silencieux. Il n'était pas des plus loquace de toute façon, comme à son habitude même si je sentais qu'il se posais quand même pas mal de questions. Quoi de plus normal quand un pote débarque chez soit en pleine nuit comme je l'ai fait.

Ce n'est qu'une fois le futon installé et chacun de retour dans les couvertures de son lit respectif qu'il me posa enfin la question.

" Il s'est passé quoi ? "

La question devait certainement lui bruler les lèvres depuis son réveil mais elle quittait seulement sa bouche quand il eu allumé la lumière de sa table de chevet.

" Ta... Ta mère ne t'a pas expliqué ? " Dis-je timidement, sachant pertinemment qu'elle n'avait pas assez d'informations pour faire les liens dans toute mon histoires.

" Non pas vraiment. Elle a juste compris que tu n'avait nul part ou aller et que c'était urgent. Rien de plus. Mon père voulait sonner au tien pour en savoir plus mais ca aurait été une mauvaise idée je me trompe ? "

Je me retourna dans la couchette, faisant dos à lui et me cramponnant aux couvertures. En peu de phrases, il avait déjà toucher droit dans le mile. C'était plus simple pour oi que de tout déballer mais... putain, que ca faisait mal. Mon silence était en quelque sorte une réponse et Keito semblait l'avoir prit comme cela également.

" Je vois. " Dit-il, un peu évasif.

J'ignore à quoi il pensait mais, de mon côté, mes larmes se remirent à couler. J'essayais de prendre sur moi pour faire bonne figure depuis mon entrée dans cette maison mais... Putain, qu'est-ce que je souffrais ! J'avais envie de crier, j'avais envie de pleurer toute les larmes de mon corps, j'avais envie de cracher toutes les pires insultes que je connaissais pour me défouler mais je ne pouvais pas... Au lieu de ça, je tremblottais en pleurnichant devant Keito... j'étais pitoyable...

" Je n'aurais pas du leur en parler. " Dis-je entre deux sanglot. " J'aurais du continuer à me cacher... C'était... C'est juste sorti sur un coup de colère. Pourquoi ? ... " Je pris une longue respiration avant de reprendre " Pourquoi faut-il toujours qu'il essait de me pousser à bout comme ça ? Je ne voulais pas que les choses se passent ainsi..."

J'étais fatigué, je pleurnichais mais... J'ai bien du parler pendant une heure comme ça. Posant des questions qui resterait de toute façon sans réponses. Keito ne répondait pas mais restait malgré tout avec moi, éveillé. C'était sa manière d'être là et je l'en remerciait silencieusement même si mon état ne me le permétait pas vraiment. Je dérivais. Je racontais tout ce qui me passait par la tête sans vraiment réfléchir aux conséquences jusqu'à ce que je dise peut-être le détail de trop...

" Mon père doit vraiment me détester ... Mais je me voyais mal caché encore longtemps que... je suis amoureux de toi Keito... "

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Milan Cray
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(#) Re: Et si on changeait?  Et si on changeait? EmptySam 14 Déc 2019 - 14:56

- "Si je pouvais changer une chose dans mon passé.... C'est bizarre comme question. J'sais pas... J'imagine que j'aimerais bien naître dans une autre famille. Un peu plus classique."

Cette situation est très étrange... Je ne comprends pas qui est cette petite bulle jaune qui danse devant mes yeux, me proposant de revenir dans le passé pour y effectuer un changement, du plus insignifiant au plus important, et... Et quoi d'ailleurs ? Voir comme serait ma vie aujourd'hui, c'est ça l'idée ?

- "Naaaan, c'est pas possible ça. Quelque chose que TOI tu as fait, ou n'a pas fait, enfin quelque chose sur lequel tu as une emprise. Tu vois ?! Je te ramène à cette époque, tu reprends le contrôle sur ta vie et hop, tu auras le droit à une version accélérée de tout ce que ça pourrait changer jusqu'à aujourd'hui."

Comment elle fait pour parler d'ailleurs, alors que c'est une bulle sans bouche ? Ah, bah par télépathie, oui, quelle question !! Ça a bien l'air d'être dans ma tête tout ça. Je ne crois pourtant pas avoir abusé d'alcool ou de drogues hier soir... Alors pourquoi tout me parait tellement normal, là, étendu dans mon lit, les yeux rivés au plafond au beau milieu de la nuit ?

- "Et si jamais ça n'me plait pas ?"


- "Rolala mais qu'est ce que t'es ennuyeux comme mec toi !! Tout le monde a envie de voir quelque chose changer alors dépêche toi, sinon j'vais voir quelqu'un d'autre moi !"

- "Ok ok, pas la peine de te vexer comme ça..."

Mais c'est vraiment difficile comme question. Ce n'est pas comme s'il y avait quoi que ce soit qui pourrait avoir un impact sur ma vie actuelle. J'veux dire, j'ai coupé absolument TOUS les ponts avec mon ancienne vie, je ne vois pas en quoi revenir en arrière pourrait changer quoi que ce soit. Parce que ce dont je suis sûr, c'est que malgré mes problèmes d'argent, je ne souhaite pour rien au monde retourner dans ma famille. Pas sans pouvoir me changer moi-même en espèce de tueur sans cœur.

- "Dans c'cas, il y a peut-être bien un évènement sur lequel j'aimerais revenir. Enfin, qui me rend curieux plutôt... Tu sais, à l'époque où je vivais encore chez mes parents, il y a eu cette soirée un peu étrange où j'étais avec Chandini. Sans que je ne sache trop pourquoi on s'est retrouvé dans cette convention heu...  Spéciale. Et ensuite j'ai..."

- "Ouais ouais, ensuite vous avez passé la nuit ensemble et tu t'es comporté comme un vrai loser ok, j'suis dans ta tête je te rappelle alors abrège ! Les détails je les connais. Tu veux que je te renvois au moment où tu pourrais te comporter comme un vrai mec ?!"

- "Eh, c'est pas la peine d'être insultante comme ça !!" Pfff elle me gonfle cette voix, et puis on parle de Chandini hein, c'est pas comme si c'était si facile ! "Non, je voudrais que tu me ramènes le lendemain matin... Avant que je n'ai le temps de dire qu'on devrait oublier tout ce qui a pu se passer cette nuit là."

- "Pfff, juste pour un bisou ? Il ne s'est rien passé d'intéressant cette nuit là j'te signal..."

Un regard mécontent à l'attention de cette étrange bulle (je me sens un peu con, ouais...) je n'ajoute rien. Si c'est ça, qu'elle aille voir ailleurs et laisse ma vie tranquille ! C'est quoi cette façon de me juger ?! Et puis ce sont MES souvenirs d'abord !

- "Je suis dans ta tête..."

Ah... Bah ça n'change rien !

- "Alleeeeez ne boude pas comme ça ! Je vais t'y ramener chez ta p'tite indienne si c'est vraiment c'que tu veux ! C'est partiiii !"

***

Ouah. C'est... Très étrange. J'ouvre les yeux, je suis dans le lit de Chandini, la demoiselle à mes côtés qui dort encore paisiblement alors que mon réveil se met à sonner. Je n'ai pas beaucoup de mal à reconnaitre ce petit studio qu'elle louait à l'époque. D'ailleurs, je suis aujourd'hui en capacité de comprendre ce que ça lui coûtait d'avoir un logement. Raison pour laquelle elle n'était d'ailleurs que rarement disponible. Mais ce n'est pas la question.

Je sors du lit pendant que la miss marmonne son mécontentement. Ah oui, j'avais oublié qu'elle était de mauvais poil le matin. Ce qui me fait sourire alors que j'enfile mon jean et le reste de mes affaires de la veille. Heureusement que j'ai toujours de quoi me changer dans mon casier de sport à l'école.

J'ai encore tous les détails de la nuit passée en tête. Du moment où on est arrivés chez elle, la demoiselle avec ma veste sur le dos et ne marchant plus bien droit, jusqu'à ce moment où elle s'est redressée dans son lit, furax, alors que j'étais à deux doigts de m'endormir, m'accusant de lui avait volé son premier baiser. Je ne peux m'empêcher de sourire à ce souvenir. Il faut dire qu'elle n'était plus tout à fait sobre. Ce qui n'améliore sûrement pas la tête toute endormie qu'elle me sort actuellement.

Bon, si je suis revenu là ce n'est pas uniquement pour profiter du moment mais pour... Tenter de me comporter de façon correcte. Plus que ce que je n'ai fais à l'origine. Désormais prêt à partir à l'école (que Chandini séchait à cette époque...) je m'approche de la miss pour lui dire au revoir. J'ai la poitrine comprimée. Comme dans la version originale. Mais cette fois j'exclue totalement la possibilité de fuite. Allez, c'est une super occasion de voir comment je peux me débrouiller.

- "J'y vais Choupi, j'vais être en retard. Rendors toi vite. Je... Je repasserais après les cours."

Un sourire à son attention, j'ai l'impression que ce poids qui m’opprimait la poitrine s'envole subitement, me laissant une étrange sensation de légèreté, me permettant de me pencher vers le demoiselle pour revenir l'embrasser. Comme le ferait un mec exemplaire capable d'assumer.

La suite se passe effectivement en version accélérée comme l'avait prédit cette petite bulle aux pouvoirs bien étranges. J'ai comme l'impression d'être spectateur. Je suis pourtant bien dans mon corps, je vis tout ce qui se passe, je prends toutes les émotions, je ressens chaque succès et chaque échec qui en découle, mais j'ai seulement à me laisser porter. Comme le soir venu où je reviens effectivement toquer chez Chandini, à échanger quelques banalités avant de revenir sur le sujet principal. Et avant même que je ne comprenne quoi que ce soit, on sort ensemble. Comme un vrai couple officiel.

Les journées se passent incroyablement bien. Je me sens comme sur un petit nuage. A tel point que malgré l'irréalité de ce que je vis, je me prends à me concentrer à 100% sur ce que je vis à cet instant. Je veux en profiter. Parce que bien sûr, ce moment fatidique qui devait arriver, et qui m'avait fait garder mes distances initialement, arrive. Celui où il me faut davantage parler de ma famille. Pourtant, même dans cette version alternative de ma vie où je suis censé pouvoir faire tout ce que je veux, ce blocage revient. Je ne peux pas. Impossible d'évoquer la vérité sur les activités de ma famille. Impossible de lui présenter qui que ce soit. Impossible de l'inviter chez moi ne serait-ce qu'une fois. Je sais très bien comment ils sont. S'ils repèrent un tel point faible chez moi, c'est inévitablement sur Chandi que ça va retomber. Et même dans cet univers parallèle je ne peux pas l'accepter.

Très vite la situation s'envenime. J'aimerais changer. Mais j'en suis incapable. Pour de vrai. Même ce jour où je sens que tout va déraper si je ne fais rien. Où j'arrive à prendre sur moi en me disant "essaie, voit ce que ça donne", mon corps ne m'obéit pas. Spectateur du déroulement de ma vie. Je comprends que je n'avais qu'une emprise sur le moment annoncé à cette étrange bulle. Le reste, je ne contrôle pas.

On se dispute à plus d'une reprise. La fin de cours se rapproche. Et cette soirée où tout avait basculé dans ma vie initiale, où je me suis fait choper par les flics pour trafique illégal, j'y échappe. Rongé par la peine de ma relation dégradée avec Chandini, je ne rentre pas chez moi. Mon père n'a pas l'occasion de me refiler cette corvée. Je préfère sortir dans un bar de la ville, à oublier mes problèmes à grands renforts d'alcool.

Je déteste ce que je vois. Je veux tout arrêter mais les images continuent à défiler. Je suis bourré. Je vomis. Le blackout. Puis le réveil douloureux avant de me rendre compte que je ne suis pas seul dans ce lit. Oh non. Il n'y a qu'à voir l'emballage de préservatif, vide, qui repose sur le sol pour ne pas avoir de doute sur ce qui s'est passé. Et là, c'est la descente aux enfers. Je retourne vomir. Récupère mes affaires et repars de cet endroit que je ne connais pas en titubant. Pourquoi ? Je veux que tout s'arrête, mais on dirait que le cauchemar n'est pas terminé.

Un fort sentiment de culpabilité s'empare de moi. Je reste des heures dans la rue, assis à un abri bus à essayer de dégriser un minimum avant de rentrer chez moi. Je ne peux même pas appeler mon meilleur ami. Il ne l'est plus. Ce changement dans ma vie ne m'a pas empêché de me disputer violemment avec lui, de sorte qu'il refuse depuis de m'adresser la parole. Chez moi, où mon père m'attend de pied ferme pour me passer un nouveau savon. Non, je n'avais pas vu ses multiples appels la veille.

Je suis toujours libre alors qu'initialement, je devrais être en garde à vue à l'heure actuelle. Et pourtant, je préfèrerais être dans cette cellule au lieu de me morfondre, à ignorer les messages de Chandi, incapable de l'affronter maintenant. Résultat ? Je foire quand même mes exams. Examens où ma petite amie ne se présente pas... Enfin, je pense qu'on peut parler d'ex à ce stade, même si je n'ai pas laissé la moindre occasion à ce qu'on puisse en parler.

Je reprends le boulot pour la famille, à m'engueuler avec ma sœur, à me faire rabaisser sans cesse par mon frère, et je continue à n'attirer que le dédain de mon père. Quant à ma mère, je me demande encore si elle est au courant qu'elle a un deuxième fils. La spirale infernale se poursuit jusqu'à ce que je me décide à reprendre le contact avec Chandini, la veille de la rentrée scolaire. Mais elle ne répond pas. Jamais. Et quand je me pointe directement cher elle... C'est une nouvelle locataire qui l'a remplacée. Une nouvelle locataire qui est bien incapable de me renseigner sur l'endroit où Chandi a pu partir. Et elle n'est plus inscrite à l'école.

- "Non... Non, non, c'est impossible !! Je ne veux pas ! Arrête ! Arrête tout ça, j'en peux plus !!"


***

Recroquevillé sur le sol en position fœtale, les yeux rougis par les larmes et les joues humides je finis par rouvrir les yeux après un temps qui me semble une éternité. Je me sens encore nauséeux, j'ai la tête qui tourne, je ne sais plus où je suis ni ce qui se passe. Jusqu'à ce que cette voix ne résonne de nouveau dans ma tête.

"- Ouah... On dirait que ça ne s'est pas super bien passé."

Évidemment que ça ne s'est pas bien passé !! Affreusement en colère, d'un niveau qui m'est totalement inconnu, je me redresse, jusqu'à apercevoir cette bulle flottante. N'ayant plus aucun contrôle sur mes faits en gestes, j'arme mon poing et l'envoie à toute vitesse dans cette ignominie ! Mais je ne rencontre aucune matière solide et je finis seulement par m'écrouler de nouveau, emporté par mon propre élan. Pitoyable.

- "Woh, doucement. J'y peux rien à ce qui s'est passé moi. Je t'ai seulement proposé une alternative à ta vie, pas de changer qui tu étais. Ce n'est pas de ma faute si t'as toujours été un loser !"

Je suis incapable de répondre quoi que ce soit, un mélange de douleur et de tristesse me paralysant totalement. Pourtant, je le reconnais cet environnement. Je suis de retour dans ma chambre à Kobe. Alors, est-ce que ça veut dire que cette version alternative de ma vie n'a pas été prise en compte ? Parce que je n'aurais jamais dû venir ici. A moins que je n'ai finalement su où Chandi aurait atterrit ?

- "Oh non. Même si cette information t'avait été donnée, tu aurais continué à faire l'autruche et tu n'aurais jamais trouvé le courage de venir jusqu'ici. Non, en fait dans cette autre version, tu te faisais descendre trois jours plus tard dans une opération qui tournait mal. Et, ça n'aurait été agréable ni pour toi, ni pour moi. Alors, comme je suis quand même super sympa comme destinée, j'ai décidé de tout annuler et de te rendre ta vie initiale !"

J'espère qu'elle n'attend pas que je la remercie pour ça...

- "Mouais, c'est bien ce qu'il me semblait. Bon, je me fais franchement chier avec toi. Parce que j'te ferais remarquer que si j'offre une seconde chance aux gens, c'est pour voir la joie ! Voir leur sourire étincelant et leurs yeux brillants ! Entendre leurs remerciements pour les avoir sortis de leur vie déprimante ! N'imagine que j'ai atterrit ici par hasard. Mais ce n'est sûrement pas pour assister à ce spectacle absolument ridicule ! Alors moi, j'me casse ! Débrouille toi donc avec ta vie merdique !!"


- "Non, attend !"

Je tend le bras comme pour la rattraper, mais je me retrouve de nouveau seul, en proie à toutes ces émotions dévastatrices qui me sont tombées dessus. Je regarde mon téléphone. Un message de Chandi qui date de la veille pour me rappeler qu'il y a un devoir à rendre pour ce matin suffit à me rendre le sourire. Ok, donc je reviens juste à ma vie d'avant si je comprends bien.

Par contre... C'est quoi cette histoire de devoir ?!

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"Tired of being what you want me to be I don't know what you're expecting of me
Put under the pressure of walking in your shoes Every step that I take is another mistake to you"

Linkin Park - Numb


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