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 Non, ça ne sera jamais le dernier verre !

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Kaemon Shingen
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(#) Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptySam 15 Fév 2020 - 14:34

Aujourd’hui serait une bonne journée. Je l’avais décrété. Tout penaud, ayant bien pris le soin de régler mon réveil à une heure matinale pour que je puisse me prélasser sous l’eau, prendre mon temps et ne pas avoir à courir, je sortais de la douche, et attrapai une serviette pour m’essuyer le corps entretenu par des heures passées dans une des salles de musculation que je me plaisais à parcourir. Une fois sorti de la cabine, la serviette enroulée autour de la taille, je m’installai sur le tapis de salle-de-bain pour faire face au miroir qui me renvoyait cette image particulière de moi que je n’aimais pas. Ou tout du moins ces détails qui me faisaient horreur : deux grosses cicatrices qui se croisaient telle une croix sur mon torse, et la cicatrice fine qui barrait mon œil gauche, aveugle, en longueur. J’attrapai une nouvelle serviette et me séchai rapidement et superficiellement les cheveux. Puis j’attrapai mon sèche-cheveux et mis en route l’appareil en insistant bien sur cette mèche que je portai depuis l’accident et qui cachait ce défaut dont j’avais honte pour qu’elle dissimule parfaitement mon œil et que nul ne se doute de ce qu’il y a là-dessous.
J’avais arrêté d’être suivi par des psychologues et des psychiatres, préférant prendre un traitement prescrit par un médecin non spécialisé qui aurait le mérite de ne pas me poser un tas de questions concernant l’accident, les atteintes sur mon corps et la mort de ma petite-amie dont j’étais responsable. J’en avais assez de tout cela, il était temps que je me tourne à nouveau vers la vie, même si depuis des années je passais mes soirées à me saouler, à goûter à maintes drogues et à flirter sans conséquences avec de belles femmes. Lamentable…

Bref, une fois sec, je pris la direction de ma chambre où j’ouvris la penderie pour sortir un jean noir élégant ainsi qu’une chemise bleu nuit. Accrochant ma montre autour de mon poignet droit, je vérifiai une dernière fois mon apparence dans le miroir, plutôt satisfait. Un petit déjeuner rapide pris sur le tas composé d’une pomme et d’une spécialité briochée japonaise nommée pan melon, je finis par me laver les dents, m’asperger légèrement de parfum, de prendre mon attaché-case avec les cours glissés à l’intérieur, pour enfin quitter l’appartement et me rendre à mon travail. J’aurai bien plus vite fait en prenant le tram, mais telle ne fut pas ma décision. J’avais largement le temps devant moi pour ne pas arriver en retard à l’université. Non, au lieu de cela je préférais marcher, afin de me concentrer sur les sons agréables de la ville, de me focaliser sur ma respiration détendue. Bien sûr, il y avait toujours chez moi cette forme quotidienne d’appréhension due à la crainte que l’on ne découvre mon secret, aillant pour habitude de paraître énigmatique aux yeux de tous. Je savais bien que mon style ne passait pas inaperçu : après tout, il était normal – et j’en avais conscience – que l’on ne se pose la question de savoir ce que cette mèche de cheveux dissimulait. J’étais donc logiquement anxieux quand le vent se mettait à souffler, mais aujourd’hui semblait plutôt être une matinée fort agréable. Pas de brise à l’horizon, seul le soleil levant donnait au paysage urbain des tons rougeâtres que j’aimais contempler sur les bâtiments de Kobe.

Au bout d’une vingtaine de minutes, j’aperçus enfin le lycée et l’université se dessiner devant moi. Souriant, j’entrais dans les locaux, prêt à faire mon cours magistral pour les troisième année. Les heures défilèrent donc, menées par des instants de silence que seule ma voix trahissait, soit des moments où l’amphithéâtre riait de bon cœur face à mes blagues lancées par-ci par-là. Je ne voyais sincèrement pas le temps passer, trop occuper à exécuter ce travail que j’aimais tant auprès d’un public qui me le rendait. Mais la journée touchant à sa fin, je dus conclure ma logorrhée d’enseignant, ranger mes affaires, passer la hanse de mon sac à bandoulière autour de l’épaule et quitter ce joyeux bordel fait d’élèves qui se précipitaient vers la sortie, heureux d’être enfin en weekend. Et je devais bien avouer que si j’aimais éperdument mon travail, j’étais également heureux de pouvoir le quitter pour deux jours. Enfin, le « quitter » n’était pas tout-à-fait le mot. J’avais des copies à corriger et des cours à préparer. Oui, mais ce soir je ne souhaitais qu’une chose : picoler encore et encore. Mauvaise, très mauvaise habitude chez moi. Mais je ne serai pas le seul ce soir à planer : j’avais une petite idée derrière la tête. Prenant mon portable, je fis dérouler les noms apparaissant dans mon répertoire pour s’arrêter sur le prénom de mon collègue et nouvel ami Ryosuke. Mes doigts pianotant sur l’écran tactile, je lui envoyai le SMS suivant :

« Le premier qui se tape une cuite a perdu ? :P »

Je glissais le téléphone dans la poche de mon jean, et aperçus au loin mon interlocuteur lui-même en chair et en os en train de me répondre. Un grand sourire aux lèvres, je me dirigeai vers lui, glissai derrière son dos et lançai d’une voix solennelle :

« Pris au piège, maintenant vous êtes obligé de me suivre, mon cher. Et ne me fais pas croire que tu as du taff, on est vendredi soir donc c’est, premièrement, soir de cuite, et deuxièmement c’est moi qui paie ! Deal ? »

Nous ne nous connaissions que depuis la rentrée puisque j’étais nouveau à Kobeh, cependant le feeling était passé incroyablement bien. Nous nous étions trouvés de nombreux points communs, et je devais avouer que sa présence m’était toujours d’un grand plaisir. De plus, j’avais trouvé chez lui une oreille attentive, et même s’il ne m’avait jamais posé de question quant à ma putain de frange ou à mon passé des plus mystérieux, je voyais que même si cela le taraudait il était tout-à-fait poli et respectueux de mon silence. Pour combien de temps, je n’en savais rien, mais lui au moins ne me jugeait pas sur ma consommation d’alcool et de stupéfiants, même s’il devait se douter que je n’ingérais pas tout cela seulement par plaisir. Tout comme moi-même je ne lui posais pas de question. Mais qui sait, peut-être que ce soir nous dévoilerons-nous avant de tout oublier par les vapeurs de l’alcool et le charme des danseuses peu vêtues qui se trémoussaient sur les podiums.

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Ryosuke Ogawa
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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptySam 15 Fév 2020 - 16:12

Une semaine de cours venait une fois de plus de s’achever sans la moindre encombre. Cours par-ci, interrogations par-là, "Monsieur j'ai perdu mon cours sur le trajet de l'école" alors qu'on est en internat de surcroit... Oui, une semaine normale dans un établissement presque normal. Les bonnes nouvelles ne venant pas seules, je me fis également la réflexion que je n'avais pas du envoyé le moindre élève voir l'infirmière cette semaine et étrangement, c'était plutôt un record. Je ne vous dis pas le nombre de gamin capables de se blesser avec des cordes de guitare voir même de se coincer les doigts dans le volet du piano par ici. Certainement parce qu'ils passent plus de temps à chahuter qu'à réellement faire attention à ce qu'ils ont entre les mains. Enfin, au moins cela nous faisait de la discussion à Sakura, l'infirmière scolaire et ma compagne, et à moi une fois de retour à la maison.

En parlant de rentrer, il allait bientôt être l'heure pour moi de reprendre la route pour me caler bien tranquillement dans le canapé de mon appartement et faire les corrections des travaux que j'avais demandé quelques jours plus tôt à mes classes d'étudiants. Rien qui allait me prendre des heures et des heures mais au moins, ce serait fait et je n'aurais pas à terminer tout cela en tentant tant bien que mal de surveiller Yukio et Ryoma, les enfants de Sakura. N'allez pas croire que je voyais mon rôle de beau-père d'un mauvais œil mais, avec deux enfants en bas ages et dans une période particulièrement remuante, c'était parfois compliqué de se concentrer sur quelque chose. Le moindre moment de calme semblait instinctivement "trop calme" si vous voyez ce que je veux dire.

Enfin bon, aujourd'hui, Ania passait à la maison pour voir Sakura et les enfants donc je ne me sentais pas réellement obligé d'être présent toute la soirée avec elles et d'un côté, ça m'arrangeait un peu. L'envie de sortir me titillait également et j'hésitais même à laisser mes copies à demain pour partir de suite aux bars que je fréquentais d'habitude. J'avais le choix entre deux ou trois qui me plaisaient particulièrement après tout. L'un d'entre eux était celui où j'avais rencontré Ren, un jeune barman et aujourd'hui étudiant que j'avais incité à s'inscrire à Kobe High School mais je doutais qu'il travail déjà. Dommage. Les autres options étaient pas mal non plus mais seul...

Et là, ce fut l'instant où le ciel m'envoya un ange :

Dans un SMS que je n'espérais pas, Kaemon venait par le plus grand des hasards d'exaucer mes prières. « Le premier qui se tape une cuite a perdu ? :P » Pouvais-je lire sur l'écran de mon portable. Un sourire en coin, je m’apprêtais à lui répondre une bêtise comme d'habitude mais fut devancer par son apparition miraculeuse non loin de moi.

« Pris au piège, maintenant vous êtes obligé de me suivre, mon cher. Et ne me fais pas croire que tu as du taff, on est vendredi soir donc c’est, premièrement, soir de cuite, et deuxièmement c’est moi qui paie ! Deal ? »

« Comment pourrais refuser de si sages paroles ? » Répondis-je à mon collègue, feignant le manque d'échappatoire. « Et puis tu sais très bien que je ne refuse jamais un verre. »

Kaemon était le genre de collègue qui m'avait manqué ces dernières années, ici à KHS. Autant quand je travaillais à Osaka je n'avais pas le moindre mal à sortir avec des collègues jusque tard le soir, autant ici, j'avais l'impression que les professeurs étaient plus frileux à l'idée de passé régulièrement du temps hors de chez eux. J'avais presque quarante ans mais sur le coup, je m'identifiais bien plus aux étudiants qui sortaient chaque week-end qu'aux autres de mon age. Il n'y a vraiment que pour ma compagne actuelle que je faisais des effort pour ne pas toujours être fourré dehors. Enfin au moins, avec Kaemon, je pouvais dire sans mal que je sortais juste avec un collègue de temps en temps, ça faisait déjà meilleure figure.

On en était pas à notre coup d'essai question sortie. Questions sorties foireuses non plus d'ailleurs donc accepté une virée ce soir, c'était peut-être signe de ne pas savoir comment se retrouver demain ni dans quel état. Au moins, il choisissait bien ses jours le Kaemon. A croire qu'il avait bien plus d'expérience dans le domaine des sales plans qu'il ne le laissait entendre. Pas que ça me dérange d'ailleurs, bien au contraire.

« Allez, deal ! » Lui dis-je enfin avant de reprendre. « Le bar habituel ou tu as une envie particulière pour ce soir ? »

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► Ryosuke s'exprime en japonais (#669966) et en anglais (#ff9966)

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Kaemon Shingen
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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptySam 15 Fév 2020 - 19:20

Passer un peu de temps avec mon ami et collègue était un grand plaisir pour moi. Et puis même si nous faisions le même travail d’enseignant, bien qu’exerçant dans une discipline différente, j’avais réellement l’impression que de sortir avec Ryosuke me faisait penser à autre chose. C’est donc tout sourire celui-ci, absolument solaire, que je retrouvais mon ami qui était certainement en train de pianoter une bribe de réponse sur son portable, acte que j’interrompis par mon arrivée. Je lui fis une accolade en lui serrant la main, habitude de la moitié de la part américaine que j’avais dans le sang. En effet, malgré mes yeux bridés, ceux-ci étaient verts et ma taille plus grande que celle d’un japonais lambda, mon père étant américain et ma mère japonaise. Apparemment une des choses qui faisait mon charme auprès de la gente féminine.

« Le bar habituel ? Hmm… Si tu veux, sinon on peut varier. Je suis allé au… Shit, comment il s’appelle… ? Bon, on s’en fout du nom : ce qui est intéressant c’est qu’on peut y consommer ce qu’on veut et qu’il y a des danseuses très jolies. Allez papounet, essaie de penser à autre chose ! Avoue sans détour que tu aimerais te changer les idées de cette manière-là ! » Lui dis-je en riant de bon cœur.

Je lâchais un long soupir de bien-être en glissant mes mains dans mes poches tandis que nous nous dirigions vers le bar en question. D’excellente humeur à l’idée de passer une agréable soirée faite d’alcools, stupéfiants et de la présence de Ryo’ , je lançais avec humour :

« Bon alors, je tiens le paris : tu seras cramé avant moi. J’ai trop l’habitude de boire, à force je développe une espèce d’immunité à la gueule de bois, faut croire. Et bon, sinon au pire tu m’entendras parler à moitié japonais puis anglais, puis japonais, puis anglais… Puis anglais, puis japonais ! » Plaisantais-je en éveillant alors ses éclats de rire communicatifs.

Qu’importe, de toute façon il m’avait fait part du fait qu’il parlait également anglais, ce qui nous avait rapprochait. Personnellement, j’étais trilingue, mais cela je ne le lui avais pas encore avoué. Je possédais également un doctorat en français, langue que je n’ai plus jamais parlée depuis la mort de ma petite amie qui était française et avec qui j’avais fait mes études… avant de la tuer dans un accident de la route qui m’avait causé de nombreuses blessures physiques et mentales dont je ne me remettrai jamais. Depuis, je passais mon temps à draguer des filles dans les bars, les ramener chez moi ou aller chez elles, faire ce que nous avions à faire et puis nous quitter là, comme ça, le lendemain matin. L’autre truc que je n’avais pas dit à Ryosuke, c’est que j’avais fait la connaissance d’une gogo-danseuse dans le bar où nous y allions, avec qui j’avais eu plus d’une aventure. Seulement la dernière fois que nous nous étions côtoyés intimement, elle m’avait déclaré ses sentiments à mon égard. Perdus, je ne sus quoi lui répondre, et lui promis que je reviendrai la voir. Il m’était impossible de retrouver une petite-amie, la présence de celle que j’avais aimée plus que tout dans ma tête m’empêchant malgré les années à penser à autre chose. Je préférais tout simplement vivre au jour le jour, continuer à me maltraiter et finir ma vie le plus tôt possible, espoir qui demeurerait secret à mon entourage. De toute façon, que me restait-il ? J’avais disparu du radar de ma famille qui n’a jamais su ce que je suis devenu, et ce depuis la mort de « ma » Shizuka il y a six ans. J’étais parti de l’hôpital sans mot dire, sans affaires, et avais entrepris un petit tour du monde avant de revenir au Japon que j’avais quitté étant petit. Parfois, les mots me manquent dans ma propre langue lorsque je suis fatigué, ce qui en amuse plus d’un. Qui sait ce que je vais balbutier ce soir !

« Ca a été ta journée, sinon ? T’en es où de ton apprentissage du… violon tu m’avais dit, c’est bien ça ? Personnellement je faisais beaucoup de piano quand j’étais jeune. J’espère l’être toujours, d’ailleurs. Mais bon, je reste plus jeune que toi, hein ? » Le taquinais-je.

« Allez, j’arrête de te chambrer. Et pour te montrer ma bonne foi, tu auras un deuxième verre offert. Et je te promets que ça ne sera pas le dernier, une fois que tu auras goûté à leur spécialité de cocktails ! »

Arrivés tout juste devant les portes du bar chic interdit aux mineurs, bien évidemment, je lui ouvris la porte galamment pour le laisser entrer et découvrir cet univers fait de plaisirs célestes où tout est permis. Je le suivis là où il désirait s’installer, et m’assis à mon tour sur les fauteuils rouges particulièrement confortables et qui entouraient les podiums sur lesquels de sublimes créatures se déhanchaient. Je me penchai pour attraper la carte des alcools et la tendis au professeur de musique en lui offrant un sourire amusé et gêné à la fois :

« Je t’en pris, choisi. Je sais déjà ce que je vais prendre et ce constat me blase parce que j’ai l’impression d’être un pochtron à connaître leur carte par cœur… »

En même temps mes problèmes d’alcools n’étaient pas à nier. Et pas que d’alcool, d’ailleurs. Je savais pertinemment quelles étaient les personnes à contacter dans ce bar pour avoir un peu de stupéfiants. J’ignorais cependant si c’était quelque chose de prohibitif chez Ryosuke, s’il allait me prendre pour un connard, disons-le tout de suite, ou s’il allait me le permettre, voir consommer lui aussi. On verra, je tâterai doucement le terrain.

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Ryosuke Ogawa
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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptySam 15 Fév 2020 - 23:06

« Le bar habituel ? Hmm… Si tu veux, sinon on peut varier. Je suis allé au… Shit, comment il s’appelle… ? Bon, on s’en fout du nom : ce qui est intéressant c’est qu’on peut y consommer ce qu’on veut et qu’il y a des danseuses très jolies. Allez papounet, essaie de penser à autre chose ! Avoue sans détour que tu aimerais te changer les idées de cette manière-là ! »

Parfois, j'oubliais à quel point il pouvait avoir de sérieux penchant pour de bien nombreux autres vices que l'alcool. Les jolies filles et ce que nous préférions appeler sa « médication » en faisait partie. A part la cigarette dont j'avais du mal à me défaire, il y avait peu de chance de mon côté pour que je le suive sur cette voie. Par contre pour ce qui était des femmes… Ma conscience tiraillait toujours entre ce que je devais faire, n’étant pas célibataire et très amoureux de ma compagne et mes intérêts naturels pour la gente féminine. Rah… ce qu'il pouvait me mettre face à de sale dilemme parfois.

« Sakura te ferait la peau si elle t'entendait. » lui dis-je, plaisantant à moitié. J'imaginais déjà la tête de l’infirmière si elle entendait notre conversation à cet instant précis.
« Après… dire que je ne suis pas tenté par ce genre d’arguments… » continuais-je franchement hésitant.

Ça devait se voir à des kilomètres que je n'avais qu'une envie, celle de céder à la tentation. On ne faisait rien de mal après tout non ? On allait juste se détendre et boire un… d’accord, quelques nombreux verres dans un endroit plus que plaisant.

« Bon… ok, j'avoue, ça m’intéresse. Allons-y avant que les jeunes nous entendent ou pire, ma femme. » dis-je sur le ton de la plaisanterie avant de lui emboîter le pas vers notre attrayante destination. La discussion continuait de battre son plein.

« Bon alors, je tiens le paris : tu seras cramé avant moi. J’ai trop l’habitude de boire, à force je développe une espèce d’immunité à la gueule de bois, faut croire. Et bon, sinon au pire tu m’entendras parler à moitié japonais puis anglais, puis japonais, puis anglais… Puis anglais, puis japonais ! »

« il faudra que je sois déjà bien torché pour me remette à mélanger les deux langues ! Bon… ok, je l'ai peut-être fait la dernière fois et… l'avant dernière fois mais je compte bien rester debout plus longtemps que toi ce soir. J'ai aussi de l’entraînement au cas où tu l'aurais oublié ! »

Et c'est pour dire, j’avais passé pas mal de mes soirées étudiantes dans des pubs lors de mes études en Angleterre. Bon après, je ne m’entraînait pas non plus à l’idée de boîtes le plus sans sourciller, ce n’était pas mon but. J'avais cependant un léger problème de rivalité quand on me mettait au défi, n'en déplaise à mon entourage. Après, si une fois encore je me mettais minable et que je me remettais à parler anglais… tant pis. Au moins, lui avait les connaissances nécessaires pour me comprendre.

« Et puis, si jamais tu lorgnes trop sur une nana… ça me donnera une occasion de te refiler un verre de plus sans que tu ne le remarques. »

Des rires de notre part, comme d'habitude. On était du genre à dire pas mal de bêtises alors le sérieux était peut souvent de mise. Mettrais-je ma menace à exécution malgré tout ? Oui, sûrement. J'en était bien capable mais ça, seul l'avenir nous le dira.

« Ca a été ta journée, sinon ? T’en es où de ton apprentissage du… violon tu m’avais dit, c’est bien ça ? Personnellement je faisais beaucoup de piano quand j’étais jeune. J’espère l’être toujours, d’ailleurs. Mais bon, je reste plus jeune que toi, hein ? »

« plus jeune, plus jeune… » commençais-je l'air de dire que j'y croyais moyen. « Dis-moi que tu es la pureté et l'innocence incarnée en plus de ça et ce sera le pompon ! » lui répondis-je avant de me contredire volontairement pour la blague, mimant le vieil aigri. « Ah les marmots je vous jure ! »

« Allez, j’arrête de te chambrer. Et pour te montrer ma bonne foi, tu auras un deuxième verre offert. Et je te promets que ça ne sera pas le dernier, une fois que tu auras goûté à leur spécialité de cocktails ! »

« J’espère que tu ne me vends pas du rêve ! Mais allez, va pour un deuxième verre tant qu'on y est ! Attention, à force d’être si généreux, je vais finir par croire que tu as fait une connerie ou que tu as un truc à me demander. »

Je n'eu pas réellement le temps d’attendre sa réponse car, à force de papoter, nos pas nous avaient mener droit face à l’entrée du lieu dont il me parlait depuis tout à l’heure. A première vue, je ne connaissais pas l'endroit. C’était un quartier dans lequel je passais fréquemment alors, j’étais sans doute déjà passé devant plus d'une fois mais c’était la première fois que j'allais y pénétré. A l'intérieur, c'était un peu comme je les images que je m’étais fait dans ma tête. Un large bar, de nombreuses tables, des fauteuils confortables… des jolies filles comme exactement comme l'avait vanté mon collègue. Ok, j'aimais plutôt bien les lieux. A voir si l’ambiance était tout aussi chaleureuse.

Une fois installé dans l'un des larges fauteuils de l'établissement, Kaemon me tendit la carte des boissons d'un air blasé.

« Je t’en pris, choisi. Je sais déjà ce que je vais prendre et ce constat me blase parce que j’ai l’impression d’être un pochtron à connaître leur carte par cœur… »

« Boarf, tant que tu ne la récite pas encore par cœur et dans l'ordre… Tu es juste à demi-pochetron. » dis-je en ricanant derrière la carte que je découvrais. Il y avait pas mal de classiques, normal pour un bar vous me direz mais les côtés hot de l'endroit avait aussi donné lieu à une jolie liste de cocktails au nom les plus aguicheurs les uns que les autres dans une catégories dédiées aux « spécialité de la maison ». Plus tard peut-être, plus tard. Pour l'instant, j'allais me contenter de la bière dont j'avais envie depuis de longues heures déjà.

« tu viens souvent ici du coup ? »

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« Personnel ; prof d'anglais »
(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptyDim 16 Fév 2020 - 13:09

« Sakura te ferait la peau si elle t'entendait. » Me dit-il, alors que je le sentais titillé par ses pulsions masculines, et son amour pour la jolie infirmière.

« Après… dire que je ne suis pas tenté par ce genre d’arguments… » Poursuivit-il, comme s’il parlait davantage à sa conscience pour la convaincre qu’à moi.

Entourant ses épaules de mon bras, je lui dis à la manière dont le serpent séduisit Eve :

« Regarder ne veut pas dire tromper. On ne fait rien de mal à regarder des filles, non ? Ca ne veut pas dire pour autant que tu as d’autres envies qu’elle, voire que tu la trompes. Tu regardes simplement en sirotant je ne sais quoi comme boisson de pures beautés qui dansent. Tu ne les touches pas, si tu veux, tu regardes. C’est tout. Et qui sait, peut-être que ça éveillera en toi des idées de petits trucs coquins à faire avec Sakura. »

Non, je ne suis jamais à cours d’argument quand je veux obtenir ce que je désire. Bien entendu je ne suis pas non plus un mec en gros manque, c’est juste que je pensais que pour ce soir ça lui ferait du bien de penser à autre chose qu’à son train-train quotidien. Cependant il n’aurait pas à insister : s’il ne le sent pas, on n’y va pas.

« C’est toi qui vois, Chef. Je ne te force à rien. Promis. »

Un grand sourire se dessina sur mon visage lorsque, finalement, il capitula et nous entraîna vers l’entrée aguicheur du bâtiment. C’est là qu’avec un sourire mutin je lui lançai le défi que je regretterai sûrement de tenir plus longtemps l’alcool que lui. Honnêtement j’avais toutes mes chances de gagner, mais je ne devais pas le sous-estimer : je savais qu’il était tout autant rodé que moi :

« Bon alors, je tiens le paris : tu seras cramé avant moi. J’ai trop l’habitude de boire, à force je développe une espèce d’immunité à la gueule de bois, faut croire. Et bon, sinon au pire tu m’entendras parler à moitié japonais puis anglais, puis japonais, puis anglais… Puis anglais, puis japonais ! » Riais-je de bon cœur.

« Il faudra que je sois déjà bien torché pour me remette à mélanger les deux langues ! Bon… ok, je l'ai peut-être fait la dernière fois et… l'avant dernière fois mais je compte bien rester debout plus longtemps que toi ce soir. J'ai aussi de l’entraînement au cas où tu l'aurais oublié ! »

Repensant à un souvenir hilarant, quoiqu’embrumé par la tonne de Vodka, Tequila, Gin et j’en passe des bien meilleurs, je lui racontais cette histoire :

« Quand j’étais étudiant, avec ma copine et des amis, on avait tellement bu que j’ai essayé de parler le klingon. Je déconne pas, j’étais to-ta-le-ment torché… » Repensais-je nostalgiquement.

Un épais nuage vint soudainement envahir mon esprit lorsque je repensais à elle… Refusant de me laisser emporter par cet orage qui s’amoncelait, je tournai la tête comme pour observer le paysage pour qu’il ne voit pas mon visage brusquement torturé. Je pris une grosse inspiration puis tournai la tête vers lui pour l’inviter à entrer, un faux sourire aux lèvres qui redevint quelques secondes après naturel. Surtout lorsque Ryosuke me dit avec humour :

« Et puis, si jamais tu lorgnes trop sur une nana… ça me donnera une occasion de te refiler un verre de plus sans que tu ne le remarques. »

J’éclatais de rire de bon cœur tandis que nous continuâmes notre progression vers le bar qui n’était plus qu’à quelques mètres. Nous pouvions déjà en voir la façade.

« Ca a été ta journée, sinon ? T’en es où de ton apprentissage du… violon tu m’avais dit, c’est bien ça ? Personnellement je faisais beaucoup de piano quand j’étais jeune. J’espère l’être toujours, d’ailleurs. Mais bon, je reste plus jeune que toi, hein ? » Lui dis-je en regardant en l’air d’un air innocent.

« Plus jeune, plus jeune… Dis-moi que tu es la pureté et l'innocence incarnée en plus de ça et ce sera le pompon ! Ah les marmots je vous jure ! »

« Mais je SUIS la pureté et l’innocence incarnées ! Bien que tu dois l’être plus que moi puisque tu as des années et des années de plus d’expérience, papinou ! Bon, on a quatre ans d’écart, je crois, mais je suis sûr que tu avais déjà de la Despe’ dans ton biberon étant petit ! Ou alors c’est moi… Telle est la question. »

Etirant mes bras pour me détendre, nous arrivâmes enfin devant le bar. Avant de pénétrer, nous échangeâmes ces dernières paroles taquines :

« Allez, j’arrête de te chambrer. Et pour te montrer ma bonne foi, tu auras un deuxième verre offert. Et je te promets que ça ne sera pas le dernier, une fois que tu auras goûté à leur spécialité de cocktails ! »

« J’espère que tu ne me vends pas du rêve ! Mais allez, va pour un deuxième verre tant qu'on y est ! Attention, à force d’être si généreux, je vais finir par croire que tu as fait une connerie ou que tu as un truc à me demander. »

Lui ouvrant la porte poliment pour qu’il entre le premier, je laissais paraître sur mon visage une mine faussement vexée et hautaine en lui rétorquant :

« Boah je n’ai braqué que trois banques, ça va quoi… »

Nous entrâmes dans les lieux, et j’observai avec amusement Ryo’ qui examinait les moindres recoins du bar, et notamment celui des danseuses qui se déhanchaient. A peine avions-nous fait un pas que l’une des serveuses au bar me lança d’une voix puissante pour couvrir le bruit de la musique :

« Coucouuuu Kaemon ! »

Levant les mains comme si j’étais arrêté devant la police, je lançai à Ryo’ un :

« Non, jamais venu ! » Lui dis-je avant d’éclater de rire avec lui.

Nous nous installâmes à une table et puis enfin nous détendre sur les épais fauteuils rouges extrêmement confortables en attendant qu’une serveuse vienne à notre rencontre. Je passai la carte des boissons à mon collègue en lâchant d’un air peu enjoué :

« Je t’en pris, choisi. Je sais déjà ce que je vais prendre et ce constat me blase parce que j’ai l’impression d’être un pochtron à connaître leur carte par cœur… »

« Boarf, tant que tu ne la récite pas encore par cœur et dans l'ordre… Tu es juste à demi-pochetron. »

Je me redressai subitement, pris un air plein de défi et commençai :

« Alors, numéro un : Sexy Lagon, … Euh… Non je sais juste que ça commence par ça, après faut pas déconner. » Riais-je, un peu rassuré.

« Tu viens souvent ici du coup ? »

Hésitant à lui dire la vérité, je me mordis la lèvre inférieure et jouai avec mes doigts, un peu embarrassé. J’aurai l’air de quoi, franchement ? D’un autre côté je connaissais suffisamment Ryo’ pour savoir qu’il ne me jugerait pas négativement. C’était sans doute une simple question de sa part.

« En fait, je… Ouais un peu. J’essaie de varier, mais c’est l’endroit que je préfère parce qu’être seul dans un bar lambda c’est chiant. Il ne s’y passe rien alors tu bois encore et encore et franchement tu passes une mauvaises soirée. Du coup ici il y a de l’animation, et puis… Tu vois cette fille au fond, là-bas, qui danse ? » Lui demandais-je en la pointant discrètement du doigt. « Je ne veux plus de petite-amie, j’ai eu une… histoire que je ne voudrai jamais revivre. Pour rien au monde. Avec elle, Kate – elle est australienne je crois – c’est différent. Elle est très belle avec ses longs cheveux noirs, ses yeux bleus perçants, sa morphologie fine et à la fois dessinée… Je m’amuse beaucoup avec elle, à vrai dire on repart tous les soirs ensemble quand je viens ou alors elle me fait la surprise de venir chez moi quand je ne m’y attends pas. Le truc c’est qu’elle m’a avouée ses sentiments, mais moi… J’en ai plus pour personne. C’est une longue histoire… Disons qu’on n’a pas les mêmes attentes. Je le lui ai dit, elle ne veut pas l’entendre, mais du moment que, comme elle dit, je « ne suis qu’à elle », elle l’accepte. Mais je te promets, quand une autre fille m’approche elle mord très fort. » Lui expliquais-je avec beaucoup de sérieux.

« Elle est trop jalouse, c’est pas toujours évident. »

D’un autre côté je m’en foutais : je ne couchais avec personne d’autre qu’elle, et de toute façon cela me flattait qu’elle veuille que je lui appartienne, dans un certain sens.

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Ryosuke Ogawa
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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptyJeu 19 Mar 2020 - 17:36

A l'instant où je demanda à mon collègue s'il s'égarait souvent dans ce lieu de luxure, il sembla hésiter un instant. Je ne voyais pas pourquoi. Il n'était pas marier à ce que je sache et je ne lui connaissais aucune relation particulière. De plus, s'il voulait caché son côté fort intéréssé par la gente féminine, il ne m'aurait pas emmener ici. Après un moment d'hésitation, il reprit finalement la parole.

« En fait, je… Ouais un peu. J’essaie de varier, mais c’est l’endroit que je préfère parce qu’être seul dans un bar lambda c’est chiant. Il ne s’y passe rien alors tu bois encore et encore et franchement tu passes une mauvaises soirée. Du coup ici il y a de l’animation, et puis… Tu vois cette fille au fond, là-bas, qui danse ? » Dit-il en me désignant une magnifique créature à la chevelure d'ébène.

« Je ne veux plus de petite-amie, j’ai eu une… histoire que je ne voudrai jamais revivre. Pour rien au monde. Avec elle, Kate – elle est australienne je crois – c’est différent. Elle est très belle avec ses longs cheveux noirs, ses yeux bleus perçants, sa morphologie fine et à la fois dessinée… Je m’amuse beaucoup avec elle, à vrai dire on repart tous les soirs ensemble quand je viens ou alors elle me fait la surprise de venir chez moi quand je ne m’y attends pas. »

J'écoutais son histoire avec attention et plus il avançait dans son récit, moins je voyais où était le problème. Certes, il ne voulait pas d'histoire sérieuse mais il n'y avait rien de mal à ce qu'il s'amuse si la demoiselle était elle aussi d'accord avec ça. Ah moins que... Oh.

« Le truc c’est qu’elle m’a avouée ses sentiments, mais moi… J’en ai plus pour personne. C’est une longue histoire… Disons qu’on n’a pas les mêmes attentes. Je le lui ai dit, elle ne veut pas l’entendre, mais du moment que, comme elle dit, je « ne suis qu’à elle », elle l’accepte. Mais je te promets, quand une autre fille m’approche elle mord très fort. »

La comparaison était peut-être moche mais j'avais l'impression qu'il était tombé dans un piège à ours et qu'il n'arrivait plus à s'en défaire. Après, c'est vrai que si cette relation durait depuis un moment et que la fille se sentait à l'aise avec Kaemon... Il y avait peu de chance qu'elle ne s'attache pas à lui à un moment ou un autre. Enfin, à moins qu'elle soit du genre libertine ou assez ouverte d'esprit pour vivre une relation libre mais ce n'était pas courant, et encore moins dans un pays aussi conservateur.

« Elle est trop jalouse, c’est pas toujours évident. »

Dans les faits, c'était un peu comme si de son point de vue il n'y avait rien de sérieux mais qu'au contraire, la fille se voyait déjà avec le bague au doigts et des droit sur son "compagnon". Mouais, à moins que la nana se freine un peu ou que Kaemon change d'avis sur ses envies ou non de relation, il n'y avait pas d'avenir possible entre eux. Du moins, je ne voyais pas de solution à son problème.

« Aaaah les femmes... » Soupirais-je dans un élan de compassion pour mon collègue. « Elle est très jolie mais je sens que tu t'es mit un baton dans les roues en la fréquentant, surtout si elle est aussi possessive. »

Je pris un moment de pause dans mes réflexions à l'instant ou une serveuse plutôt mignonne et surtout, peu vêtue vint nous demander ce que nous voulions boire. Comme je le pensais plus tôt, je pris une simple bière pour commencer la soirée. j'étais bien conscient que je ne m'en tiendrais pas qu'à ça ce soir alors, autant commencer par le plus soft avant de tester je ne sais quelle autre boisson.
Une fois la demoiselle hors de notre portée, je repris la parole tout en regardant les danseuses se déhancher sur la podium plus loin.

« Après, si tu tiens malgré tout à elle... Tu ne te verrais pas refaire un galop d'essai dans la vie de couple ? J'imagine que son boulot est plutôt dur à accepter mais si ça ne te dérange pas tant que ça, pourquoi pas. Bon, je t'avoue que de mon côté, j'aurais beaucoup de mal à garder mon calme si je voyais d'autres mecs reluquer ma copine mais qui sais. »

Je réfléchis un petit instant à ce que j'aurais fait à la place de mon collègue professeur mais, rien que le fait que j'étais du genre à préférer une vie pépère et avoir un couple stable et sans ambiguïté, je n'arrivais pas à m'imaginer face au même dilemme.

« Si ce n'est pas indiscret, qu'est-ce qui te rebute à ce point à l'idée de te trouver une copine ? »

Hrp:
 

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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptyJeu 19 Mar 2020 - 23:33

Oui, Kate venait souvent me voir. Trop souvent, même. Je n’avais plus l’impression d’avoir de vie entre le lycée, l’université, le travail que tout cela demandait et les rares moments de pause que je m’octroyais. Je sentais, au fond, que cette relation était malsaine. Kate était trop attachée à moi, beaucoup trop, même. Il ne se passait pas un jour sans qu’elle ne m’envoie de message, et quand j’avais le « malheur » de ne pas lui répondre, elle m’attendait devant la porte de l’immeuble où se trouve mon appartement. Comme je le disais à Ryosuke, elle m’avait avouée les sentiments qu’elle possédait à mon égard, le seul problème c’est que moi… et bien je n’en avais aucun. Pas le moindre, rien. J’avais beau le lui dire, que nous n’étions ensemble que parce qu’une relation purement charnelle nous unissait. En d’autres termes plus cru, je n’étais là que pour le sexe. Alors oui, on pouvait me traiter d’enfoiré, de salopard, de profiteur et j’en passe, mais c’était un deal que nous avions passés tous les deux, et ça ne devait pas changer. Et puis… elle en devenait violente. Pas contre moi, bien au contraire, mais vis-à-vis des autres femmes. Il suffisait de repenser au weekend dernier où une de ses collègues et venue m’apporter mon verre d’alcool et déposer un baiser sur ma joue d’un air aguicheur. Comme le lui avait ouvertement dit Kate, ici c’était « chasse gardée ». Elle l’avait violemment poussée et toutes deux avaient manqué de faire une esclandre qui, heureusement, fut étouffée dans l’œuf par leurs amies et collègues à la fois.

Je soupirai, regardant mon verre avec le regard vitreux, la joue appuyée sur le dos de ma main d’un air déprimé.

« Elle est trop jalouse, c’est pas toujours évident. »

Ah ça non… Comme me le dit si bien mon ami, je m’étais fourré dans un sacré bazar en la fréquentant, c’est vrai.

« Je ne te le fais pas dire ! Mais maintenant pour revenir en arrière c’est une autre paire de manches… »

Une serveuse vint apporter la bière de Ryosuke, et il la remercia non sans se rincer l’œil au passage, comme tous les hommes aux bons goûts le font dans cet établissement. Son regard suivit le mien vers le podium où une strip-teaseuse faisait son show devant un type et ses amis certainement venus pour un enterrement de vie de jeune-homme. A voir sa tête, il en prenait plein les yeux ! Lorsque Lydia repartit – bon sang c’est dingue, je les connais toutes ou quoi ? – mon collègue reprit qu’après tout, si je me le sentais, cela pourrait être une bonne idée que de tenter de vivre une vraie relation avec elle. Je hochai aussitôt la tête, d’un air de dire « SURTOUT PAS !!! », tandis qu’il ajoutait que, d’un autre côté, ça serait bien compliqué d’accepter que sa petite-amie se frotte tous les soirs contre des inconnus en chaleur.

« Non, je te jure : je ne veux pas. Déjà oui, parce que si je devais avoir une copine je ne voudrais absolument pas qu’elle montre sa poitrine et ses fesses à d’autres, mais surtout parce que déjà qu’elle est épuisante, collante, jalouse et j’en passe, qu’est-ce que ça serait si je sortais carrément avec elle. Pour le moment, rien ne nous uni. Si jamais il vient à y avoir quelque chose… ce sera invivable. Vraiment. Et puis, comme je te l’ai dit, au lit c’est génial mais c’est tout, point barre. Je ressens autant de choses pour elle qu’une coquille de coquillage vide pour son rocher. C’est cruel, je l’admets, mais elle ne me fait sentimentalement parlant ni chaud ni froid. Et puis… je suis mieux seul. »

Et là, il posa la question à un million : pourquoi ne voulais-je plus avoir de petite-amie. Pour toute réponse je pris mon shot de vodka et l’avalai cul-sec avant de reposer le mini-verre sur le comptoir.

« Pourquoi ? C’est une longue histoire. Si je te la raconte, je vais me défoncer totalement après et je n’ai pas envie que tu vois le pauvre type que je suis. Vraiment, c’est pas beau à voir. Mais pour faire court j’ai connu une et une seule relation qui a durée onze ans. Ma petite-amie est décédée depuis six ans, et depuis tout ce temps, et bien… c’est le vide total dans mon cœur. Je ne ressens plus rien pour personne amoureusement parlant. Je ne veux pas revivre l’enfer que j’ai vécu et que je continue à endurer. Je l’ai payé trop cher mentalement et… physiquement. »

Je me doutais que cette dernière remarque soulèverait de nouvelles questions, légitimement. Levant le doigt, je désignai à Lydia mon verre et elle me lança un clin d’œil pour me faire comprendre que le message était reçu. Elle prit la bouteille de vodka et revint vers moi pour remplir le shot.

« Merci mais tu peux laisser la bouteille. Je vais en avoir besoin… »

Et puis elle, je ne l‘avais pas vue arriver. J’eus un sursaut de surprise lorsque deux bras vinrent entourer mon cou et que j’entendis une voix sucrée à l’oreille me susurrer :

« Coucou, mon chéri… »

Retenant un soupir, je fis les présentations :

« Ryosuke, voici la fameuse Kate. Kate, je te présente un collègue de travail. »

Roucoulant de plaisir, elle s’assit sans gêne sur mes genoux, haut perchée sur ses talons et simplement vêtue d’une mini mini jupe où dépassait un string, et un soutien-gorge qui maintenait sa poitrine généreuse.

« Fameuse ? Alors comme ça il parle souvent de moi ? » Demanda-t-elle à Ryosuke avant de mordiller le lobe de mon oreille, visiblement excitée.

« J’ai beaucoup de travail ce soir. On se voit après, mon chou ? »

Prenant la bouteille de vodka, je vidai le contenu dans le verre, retenant un soupir.

« Comme d’hab’ . »

Soupirant de soulagement lorsqu'elle nous quitta, je tendis la bouteille à Ryosuke.

« Fais-toi plaisir. Moi c’est décidé : ce soir je me défonce. Il me faudra au moins ça… »

HRP :
 

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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptyJeu 30 Avr 2020 - 21:40

Alors que les deux hommes semblent bien profiter de leur soirée, une jeune serveuse au plateau bien trop lourd vint se heurté au siège du professeur de musique, renversant tout ce qu'elle portait sur le pauvre homme. Oups !
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Ryosuke Ogawa
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(#) Re: Non, ça ne sera jamais le dernier verre !  Non, ça ne sera jamais le dernier verre ! EmptyDim 3 Mai 2020 - 21:54

« Si ce n'est pas indiscret, qu'est-ce qui te rebute à ce point à l'idée de te trouver une copine ? »

Question peut-être fâcheuse ou malaisante, je ne saurais dire mais avant toute réponse, il prit une bonne dose de courage liquide d'une seule gorgée.

« Pourquoi ? C’est une longue histoire. Si je te la raconte, je vais me défoncer totalement après et je n’ai pas envie que tu vois le pauvre type que je suis. Vraiment, c’est pas beau à voir. »

"Le pauvre type qu'il était". Dit comme ça, j'imaginais sans mal qu'il s'était retrouvé plus d'une fois dans des états plus que déplorables. Après, pour avoir déjà parlé plusieurs fois de se défoncer et j'en passe... Je me doutais que ce n'étais pas joyeux.

« Mais pour faire court j’ai connu une et une seule relation qui a durée onze ans. Ma petite-amie est décédée depuis six ans, et depuis tout ce temps, et bien… c’est le vide total dans mon cœur. Je ne ressens plus rien pour personne amoureusement parlant. Je ne veux pas revivre l’enfer que j’ai vécu et que je continue à endurer. Je l’ai payé trop cher mentalement et… physiquement. »

Sous le choc de cette révélation, je ne savais pas trop quoi dire. J'étais étonné, c'était clair et cela devait se voir sans mal dans mon seul œil valide. Devais-je tenter de le rassurer d'une manière ou d'une autre ? Changer de sujet pour éviter qu'il pense à mal ? J'avais pas mal de questions sur le bout de la langue pour être honnête et elles ne demandaient qu'à s'échapper. Quelles étaient les séquelles dont il parlait ? J'imaginais un deuil impossible à faire pour le côté mental mais, il avait aussi évoquer des soucis physique alors... étaient-il blessé quelque part ? Malade peut-être ?

Préférant éviter d'enfoncer le couteau dans la plaie en parlant de sa petite-amie décédée, je préféra partir sur l'autre sujet.

« Je vois... Quand tu parle d'avoir payé physiquement. Tu veux dire que tu es... Malade ? » Dis-je d'une vois inquiète.

J'ignore si c'était pour passer à autre chose ou tout simplement pour noyer les souvenirs qui lui revenait en tête à cause de notre conversation mais, il fit signe à une autre jolie demoiselle pour lui commander un nouveau verre qui ne prit pas longtemps à arriver.

« Merci mais tu peux laisser la bouteille. Je vais en avoir besoin… »

J'allais reprendre la parole pour m'excuser d'avoir aborder le sujet de sa petite-amie et essayer de passer à autre chose jusqu'à ce qu'une apparition surprise vint nous interrompre subitement.

« Coucou, mon chéri… »

Ah. Sans trop de mal, je pouvais en déduire que la nouvelle venue était la Kate dont il me parlait précédemment. La description de Kaemon, l’habitude de la jeune femme, ... En tout cas, il ne m'avait pas mentis sur un certain point. Elle était vraiment jolie. Normal pour le métier j'imagine mais, enfin, elle restait une très belle femme quoi. Hum hum.

« Ryosuke, voici la fameuse Kate. Kate, je te présente un collègue de travail. »

« Enchanté mademoiselle. » Dis-je dans un anglais que j'avais pratiqué pendant de longue année.

« Fameuse ? Alors comme ça il parle souvent de moi ? » Roucoula-t-elle en se frottant à l'élu de son cœur.

« On peut dire ça. C'est la première fois que je viens ici et il venait justement de me parler de toi. » Ce n'était pas tout à fait faux. Il m'avait vanter sa beauté après tout. Bon, il m'avait aussi parlé de ses mauvais côtés mais elle n'avait pas à le savoir. Elle discuta encore un moment avec Kaemon avant de reprendre la route du travail. Visiblement, sa journée n'était pas terminée et elle ne rejoindrait définitivement mon ami que bien plus tard dans la soirée.

Il soupira un bon coup une fois la tigresse loin de nous et me tendit la bouteille de vodka, l'air visiblement soulagé.

« Fais-toi plaisir. Moi c’est décidé : ce soir je me défonce. Il me faudra au moins ça… »

« C'est sûr qu'avec ce qu'elle vient de dire, tu sembles embauché pour faire des heures sup' avec elle après ses heures de boulot. » Dis-je en prenant la bouteille avant de me servir. Tout comme lui quelques instant plus tôt, j'engloutis mon verre d'une traite avant d'entendre quelques cliquetis inquiétais derrière mon siège. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, un amas de boissons vinrent se renverser sur moi avant que les contenant ne partent rouler sur la moquette de l'établissement. La pauvre serveuse qui venait de tout renverser sur moi ne tarda pas à se confondre en excuse et tenta de nettoyer le tout en vitesse, serviette en main.

« A-attendez mademoiselle. Je vais vous aider ! » dis-je rapidement. J'étais complètement tremper mais je me voyais mal la laisser s'occuper de ça toute seule. C'était pas de sa faute si elle devait servir des boissons du haut des échasses qui lui servaient de talons. Pendant que je l'aidais, je ne pouvais m'empêcher de lui jeter quelques coup d’œils. Cette jeune femme... Elle ressemblait beaucoup à ma compagne. C'était... perturbant.

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