Revenir en haut
Aller en bas

Le deal à ne pas rater :
Chargeur sans fil – Samsung EP-P1100 Intérieur Noir
2.24 €
Voir le deal

Partagez
 

 [Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Emily Nakamura
■ Age : 23
■ Messages : 258
■ Inscrit le : 08/03/2020

■ Mes clubs :
[Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir. KbCJmVA


Mon personnage
❖ Âge : 19 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : Juin 2016
Emily Nakamura
« A l'université ; 1è année »
(#) [Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir.  [Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir. EmptySam 30 Mai 2020 - 14:21

[FLASHBACK]

18 juin 2016

- Je suis rentré !

- Papa !


Emily leva les yeux de ses cours de médecine. Après le départ d’Himuro, elle avait été à la salle de sport, pour éliminer l’alcool et le Gyudon de la veille.  Elle avait ensuite pris une bonne douche, et sauté le repas du midi, le petit déjeuner d’Himuro lui ayant amplement suffit pour plusieurs heures. Elle avait ensuite choisit d’étudier, encore, pour rattraper son retard vis-à-vis de ses camarades. Au moins, maintenant que son père était là, elle pouvait lui accorder tout le temps qu’il lui restait sur le week-end.

- Tu as passé une bonne soirée ?

- Oui, et toi ma chérie ?

- Bien, bien… Alors, tu étais avec qui ? Jusqu’à maintenant ? Une nouvelle maitresse ?
, demanda-t-elle espiègle.

- Emily ! On en parlera plus tard, et toi, avec le petit Kinbaku ?

- C’était… Bien. Je suppose. On s’est bien amusé.

- Je suis content de te voir détendu, ça change que lors de ton arrivée…


Mais la jeune femme se referma, sourcils froncés. Elle ferma d’un coup sec son livre, emprisonnant dans ses pages sa bonne humeur et le bonheur qu’elle ressentait à l’idée d’un week-end père-fille. Pourquoi doit-il remettre ce sujet sur le tapis ? Alors que j’essaye d’oublier…, songea-t-elle. D’habitude, cela suffisait à son père comme avertissement pour laisser tomber une conversation fâcheuse… Et elle comptait bien là-dessus.

Ce qu’elle ignorait, c’est que son père était bien plus inquiet que ce qu’il ne laissait paraitre, et qu’il se doutait bien qu’il y avait un problème. Le peu de temps qu’ils avaient passé ensemble depuis son retour, il avait bien remarqué l’instabilité émotionnelle de sa fille, caché sous un masque de perfection qu’il voyait chez toutes les jeunes femmes de la haute et qu’il détestait. Il refusait de voir sa précieuse enfant s’enfermer dans cet archétype, devenant le clone de sa grand-mère maternelle, et de sa mère depuis leur rupture.

Il semblait laisser tomber le sujet, et Emily se radoucit. Ils regardèrent un film, puis allèrent faire un peu de shopping, ou la jeune femme sélectionna des tenues de son goût pour un homme de l’âge de son père, prenant soin qu’il paraisse toujours sous son meilleur jour. Plutôt que de s’imposer une sortie pour le repas, ils rentrèrent à la maison avec de délicieux sushi et maki en tout genre.

- On mange devant un film ?

- Mais qu’avez-vous donc fait de ma fille ? C’est l’effet Kinba…

- Papa, n'y songe pas, il a une copine.


En réalité, Emily trouva que c’était un bon plan pour que son père ne soit pas tenter de vérifier ce qu’elle ingérait, mais aussi d’éviter qu’ils ne remettent sur le tapis « l’état » dans lequel elle était arrivée au Japon. Ils mirent « Une merveilleuse histoire du temps » et Emily mangea beaucoup moins que son père, comme on pouvait s’y attendre. A la fin du film, et du repas, elle se leva pour débarrasser la table mais Ryo lui attrapa la main, l’invitant à s’assoir. Elle le toisa d’un air méfiant, et afficha un masque d’impassibilité lorsqu’il commença à parler :

- Emily, ma chérie … Je suis très inquiet pour toi. Attends, avant de me couper. Tu sais, c’est dur de te parler de ce genre de chose, tu… Tu te renfermes tellement vite ! Mais je suis ton père, et c’est pour ton bien que je dois aborder ce sujet.

- Qu’est ce …

- Je vois bien que tu n’es pas heureuse. Certes, tu sembles bien mieux qu’à ton arrivée mais… Pour toi, en tant que mon enfant, et en tant que femme je voudrais que tu parles de ce qui s’est passé en Angleterre.

- Ah bon ? Qu’est-ce qu’il y a dire d’après toi papa ?

- Hé bien… Déjà ce que ton grand-père a…

- Ne me parle plus jamais de lui. Il est mort pour moi. Tout comme sa femme, et ta femme. D’ailleurs, il serait tant qu’elle devienne ton ex-femme, non ?


- Ne change pas de sujet ! Ce n’est pas la question ! Je parle de toi, de ton bonheur, de …

- Mon bonheur, il fallait s’en soucier quand tu m’as laissé à sa charge. Tu crois que j’ai vécu comment toutes ces années, dis-moi ?

- Hé bien… Je ne pensais pas que tu allais mal… Tu ne m’as jamais rien dit et je…

- J’ai très bien vécu. Je suis belle, brillante, intelligente, qu’est ce qu’il vous faut de plus à maman et toi ? Que je sois quoi ? Ce n’est pas assez ?


Le ton montait au fur et à mesure, jusqu’à ce qu’Emily se mette à crier. Elle perdait rarement son calme, mais ce jour-là, son père la vie en larmes, de rage, serrant ses poings menus, elle quitta la pièce et claqua la porte de sa chambre. Elle ne s’était pas imaginée que ce week-end si étrange prendrait ces proportions…

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
19 juin 2016

Ryo était un adepte de « tout vient à point qui sait attendre », et plutôt que de brusquer un peu trop fort et un peu trop vite son enfant, il prit le parti de la laisser souffler un peu. Après tout, la nuit porte conseil. Cependant, il se doutait qu’Emily fuirait une autre confrontation, aussi, il attendit patiemment sur le canapé du salon, plus que dans son lit. Et il avait vu juste, car à 5 heures du matin, une valise fut trainée par sa propriétaire aux cernes importantes et aux yeux rougies. Ryo se réveilla aussi tôt, de son sommeil léger et sa voix gronda, encore ensommeillé :

- Tu poses ça, et tu viens finir notre conversation.

A cet instant, la jeune femme leva les yeux au plafond, hésitant entre l’amour pour son père et la reconnaissance d’avoir un être qui se souciait d’elle sur cette terre, et entre le fait de vouloir quitter cet appartement le plus vite possible. Cependant, le respect qu’elle éprouvait pour lui et son affection étaient des plus réels, aussi elle obtempéra.

- Emy… Je ne sais pas ce que tu as vécu toutes ses années. Tout ce que je vois, c’est que ta mère et tes grands parents ont essayé de te modeler à leur image et ça me fend le cœur de ne pas avoir vu cela plutôt.

- Je ne vois pas de quoi tu…


- Enfant, tu étais radieuse. Tu adorais la vie, les gens. Tu adorais courir partout, te salir, manger des cochonneries et explorer le monde ! Je ne te reproche rien… J’ai juste l’impression que tu n’es plus que l’ombre de toi-même… Ou plutôt de ta mère.


Elle serrât de nouveau les poings. Sa capacité à prendre sur elle avait ses limites, et toute autre personne que son père aurait déjà un plan de vengeance à son actif, avec une cible géante sur le dos.

- Tu ne manges même plus convenablement !

- C’est faux ! J’ai même mangé des Gyudon avec Himuro. Je me nourris parfaitement comme il le faut, pour une fille de mon âge qui doit prendre soin de son apparence et…

- Emily ! Tu te justifies sur ce que tu manges, ne me dis pas qu’il n’y a pas un problème. Ecoute. Je comprends que tu ne veuilles pas en parler avec moi, mais j’aimerais que tu rencontres mon amie qui…

- Tu veux que j’aille voir un psy ? Tu me crois folle ?

- Tu penses réellement que seuls les fous se font aider ? C’est une personne qui m’est venue en aide, quand j’en avais le plus besoin et que j’étais devenu … Vulnérable. Ca me coute de l’admettre, mais c’est vrai. Et j’aimerais que tu lui parles de ce qui s’est passé en Angleterre avec… Avec lui.

- Mais papa !


- Emily, si tu ne veux pas le faire pour toi, fais le pour moi ! Je suis inquiet de te savoir à Kobe, alors que je ne peux pas t’aider là-bas. Tu veux que je te fasse transférer à Tokyo ?!


Elle soupira, et garda le silence un instant. Son père ne ferait jamais rien contre son intérêt et elle le savait. Il ne se servirait pas d’elle, il prennait même soin d’elle. Après tout, il était venu à son secours dès qu’elle avait appelé à l’aide… Emily se demanda comment il aurait agit, si elle avait manifesté son envie de vivre avec lui enfant… L’aurait-elle gardé ? Non… Son travail l’occupait bien trop… Cependant, lorsqu’elle releva les yeux, elle vit dans le regard de son père qu’il semblait perdu, désemparé et… inquiet. C’était bien la dernière chose qu’elle souhaitait voir…

Elle se blottit dans ses bras, comme lorsqu’elle était enfant et il resserra son étreinte. Ryo se mit à lui caresser les cheveux, comme avant et Emily soupira à nouveau.

- C’est d’accord… Je la verrais. Juste une fois. Si elle est inutile, j’arrête tout, compris ?

- Nous avons un accord. Je savais que tu prendrais la bonne décision ma petite princesse.

- Ce sera parfaitement sans intérêt ! Tout va bien pour moi ! Mais si ça peut te rassurer…

---------------------------------

Ce personnage tient des propos qui ne reflètent pas l'avis de la joueuse !
Parle en japonais en #8B14B3 et en anglais en #F06A27 - Fox totem

Merci Riley pour le kit ♥
Revenir en haut Aller en bas
Emily Nakamura
■ Age : 23
■ Messages : 258
■ Inscrit le : 08/03/2020

■ Mes clubs :
[Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir. KbCJmVA


Mon personnage
❖ Âge : 19 ans
❖ Chambre n° : U-4
❖ Arrivé(e) en : Juin 2016
Emily Nakamura
« A l'université ; 1è année »
(#) Re: [Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir.  [Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir. EmptyJeu 25 Juin 2020 - 6:26

Vendredi 7 juillet

Emily avait espéré que son père oublierait de prendre un rendez-vous avec la psychologue qu’elle lui avait promis de consulter… Cependant, le message qu’elle avait reçu la veille lui fit comprendre le contraire. Elle avait une heure et une adresse, impossible de se défiler. Elle avait décidé de faire l’aller-retour sur la journée. C’était puéril, mais elle n’avait pas envie d’aller voir son père après l’entrevue avec cette personne. Après tout, elle allait certainement passer une heure des plus désagréables.

Cependant, elle était prête et ponctuelle, comme à son habitude, à 17 heures devant la porte close de l’espace de co-working qu’elle avait fait louer pour l’occasion. Hors de question de se rendre au cabinet de la professionnelle, leurs entrevues étaient secrètes. Elle tenait à ce que personne n’apprenne cela. Si jamais on la croisait ici, avec cette psychologue, dans l’espace de co-working, elle pourrait toujours mettre en avant le fait qu’elle se demandait si elle n’allait pas choisir ces cours à l’université à la place de la chimie.

Prenant son courage à deux mains, elle ouvrit la porte. Elle fut frappée par la beauté de la personne qui lui faisait face. Une amie de son père ? Elle n’y croyait pas. Une ancienne amante ? Certainement ! En tout cas, elle avait pris soin de vérifier son parcours professionnel et croyait en son père, aussi elle afficha un sourire des plus polis et s’inclina légèrement.

- Bonjour, je suis Emily Nakamura.

- Bonjour Nakamura-san, je suis Elodie Plumel. Il me semble que nous sommes toutes deux familières à d’autres codes sociaux, pouvons-nous nous appeler par nos prénoms ?


- Cela me convient.


Elle n’était pas ici pour faire amie-amie, mais être désagréable avec une proche de son père n’était pas envisageable. L’échange débuta et Emily était clairement sur la défensive, bien à l’abri dans sa muraille, sous une façade lisse et sage. Elle dû se présenter, et expliquer pourquoi elle était venue au Japon. C’était encore douloureux d’en parler… Les cauchemars continuaient… Cependant elle tenait bon et était persuadée qu’à force de contrôle tout allait disparaitre. Elle avait conclu ce mauvais passage de sa vie par :

- Ce qui explique ma raison au Japon, et comme vous pouvez le voir, je vais parfaitement bien. Dites le donc à mon père et restons-en là, voulez-vous ?

- Êtes-vous sûr d’aller bien, Emily ? Je ne suis pas ici pour rendre des comptes à votre père, mais pour vous aider, vous.


- Honnêtement ? Je n’ai pas besoin d’aide. Je vais très bien. Ma vie est parfaite. Je suis ici uniquement pour le rassurer, car il se fait des idées à cause de mon petit régime pour me préparer à l’été.

- Vous pensez réellement que votre père s’inquiéterait pour si peu ?

- Oui. C’est un papa poule.


Malgré le fait qu’il vivait au Japon et moi en Angleterre, je suppose, avait-elle songée, un peu amer. Elle était agacée qu’il prenne son rôle tant à cœur, alors qu’elle avait lutté seule contre la pression familiale tant d’années… Certes, elle lui avait toujours caché, mais la contrepartie était qu’il la laisse en paix et ne s’occupe que des bons moments !

- Emily, arrêtons-nous là. Vous n’êtes pas honnête envers moi et je perds mon temps. J’ai d’autres personnes à voir, des personnes qui désirent mon aide et non pas une jeune demoiselle gâtée qui inquiète son père. Je vous laisse ma carte si jamais vous souhaitez me recontacter un jour.

L’entretien s’arrêta là et il lui laissa un goût amer. Elle ruminait alors qu’elle profitait de sa présence en ville pour faire les boutiques. Elle acheta compulsivement plusieurs pièces hors de prix, qu’elle n’était même pas sûre de porter. Cela lui arrivait rarement, mais elle était perturbée par les derniers mots de la psychologue. Elle me reproche de ne pas être honnête ? Comme si j’étais la seule ! Désirer son aide ? Elle a cru que j’avais réellement besoin d’aide ? En quoi je sis gâtée ? Elle ne connait rien de ma vie et… Emily fronça les sourcils, stoppant ainsi le cour de ses pensées. Elle se rendit compte que c’était très certainement de la manipulation, et elle décida de laisser tout cela derrière elle, maintenant qu’elle en avait terminé.

Un appel vers la « maison », lui suffit à prendre connaissance du fait que son père ne comptait pas rentrer aujourd’hui. C’était parfait, elle pouvait donc aller passer la nuit dans son propre lit. Elle enfila un pyjama léger, qui lui caressait la peau, se fit des soins pour le visage et les cheveux et passa la soirée à travailler ses cours de médecine avant de sombrer dans les bras de Morphée…

--------------------------------------------------------------------------------------------
Un cri perçant déchira la quiétude de la nuit. Le même cauchemar, encore et toujours. Les mêmes démons, qui la poursuivaient sans cesse. Comme souvent depuis ce jour, Emily tremblait dans ses draps luxueux. La sueur perlait sur son corps frêle et les nausées ne tardèrent pas à la rejoindre. Elle courut se réfugier dans la salle de bain et rendit son maigre diner. En proie à une véritable prise de panique, elle mit deux bonnes heures à revenir à un état stable, sans larmes.

Ses songes étaient moins violents à l’école, mais dans la sécurité de son lit, elle s’était faite rattraper par son grand-mère, sa mère, les coups de canne, l’isolement et la soumission. Elle ne se recoucha pas, cette nuit-là… Et au petit matin, elle composa le numéro d’Elodie Plumel.

---------------------------------

Ce personnage tient des propos qui ne reflètent pas l'avis de la joueuse !
Parle en japonais en #8B14B3 et en anglais en #F06A27 - Fox totem

Merci Riley pour le kit ♥
Revenir en haut Aller en bas
 
[Solo] Quand on s'accroche trop au passé, on se condamne à ne pas avoir d'avenir.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Kobe ; les alentours :: En dehors de la ville-
Sauter vers: