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 [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]

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Ashton Kelly
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(#) [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyJeu 23 Juil 2020 - 23:34


 

Elegantly wasted
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Certaines expériences changent la vie d’un homme. Plaisantes ou non, cela n’est pas la question. Elles restent gravées quelque part dans la chair ou dans l’âme et les strates qu’elles forment dans l’existence ne subissent pas les effets du temps. Certes elles peuvent s’éroder, perdre de leurs teintes ou de leur précision, devenir moins prégnantes à mesure que les années l’éloignent et parfois même disparaître sous les sédiments plus meubles et continuellement renouvelés du quotidien menant à l’oubli. Mais elles sont uniques en cela que même des décennies après être advenues, il suffit d’un rien, d’un mot, d’un geste, d’un détail aussi insignifiant qu’un parfum, un paysage ou le grain d’une peau pour qu’elles ressurgissent sans crier gare, entières et sensitives, se superposant au réel avec la force d’un coup. Comme tout homme mortel ayant foulé cette terre, je possède mon lot d’expériences fossilisées, lourdes et rêches au toucher de ma mémoire. Et qu’on le croit ou non – Serpent – la dernière en date – Rivière vaseuse – est une randonnée – Pneu à plat – objectivement – Chaleur – catastrophique. Je pourrais être surpris de ne pas en garder un si mauvais souvenir que ça, mais au fond je sais exactement pourquoi.

11 août.

« Oh, yes ! Yes my sweet babies, I’m home ! Daddy’s back ! Come here, come here my little angels… oh it’s so good to see you again, I missed you so, so much ! Yeah, yes Bennett, yes my darling, yes I love you too, I’ll never leave aga- Aow ! Jeez, Silver, be careful with your claws my prince, Daddy’s full of sunstrokes and he awfully suffers… Ciaran, come to me. Please my Lord, don’t be upset, I swear I’m sorry, I beg your forgiveness, don’t punish me and give me a hug… »

Seigneur dieu… Je crois que même si c’était une question de vie ou de mort, je ne pourrai pas quitter mon canapé. Mon être tout entier proteste à cette idée et je le comprends parfaitement. Il n’y a rien pour moi en dehors de ce canapé. Je ne sais pas quelle heure il est. Je ne sais pas combien de temps a duré le voyage en avion, si ce n’est au moins autant que le trajet de l’aéroport jusqu’à mon immeuble. Je ne sais pas quand les effets du jetlag se feront sentir et je m’en tamponne royalement. La seule chose que je sais, c’est que je suis chez moi. Seul. Avec mes chats. Le bonheur n’a pas d’autre forme en cet instant précis. Je n’aspirais à rien d’autre depuis la seconde où nous avons quitté pour la dernière fois notre hôtel à Los Angeles… Au final, sans savoir comment et sans m’en soucier, je m’endors dans mon salon, recouverts par mes trois amours. Innocente créature, comme si cette béatitude pouvait durer au-delà de la nécessité de prendre un bain, de vider ma vessie et de fumer une bonne grosse cigarette…

20 août.

Ainsi donc, nous sommes revenus des États-Unis. Ce fut, à de multiples niveaux, un voyage riche en émotions. À tous les gens qui se figurent que les adolescents sont des créatures apathiques qui dorment jusqu’à 13h, passent leur temps sur leurs smartphones et ne veulent jamais rien faire, je réponds : Pauvres fous. Parce qu’il est évident que ces gens n’ont jamais encadré la moindre sortie scolaire et qu’ils n’ont pas idée du quart des réserves d’énergie que possèdent les jeunes quand ils sont correctement stimulés. Sans rire, entre les activités – Plus jamais je ne joue au beach volley – les mésaventures – Plus jamais je ne fais de randonnée à vélo – la complexité du tissu social en perpétuel mouvement – Plus jamais je ne qualifie ma vie amoureuse de « compliquée » – et les inévitables fortes têtes – Plus jamais, jamais je ne fais confiance à Riley – j’ai l’impression que ce voyage a duré trois mois et que j’ai vieilli de dix ans. Le retour au Japon n’est pas pour me démentir.

Bénis soient les organisateurs qui ont placé cette excursion au début des vacances. Mon métabolisme de quarantenaire n’aura pas de trop de la fin du mois d’août pour se remettre de tout ce que je lui ai infligé. C’est ainsi que je passe la semaine qui suit le retour enfermé chez moi, à me traîner péniblement de ma chambre à ma salle de bain et inversement, en me nourrissant de nouilles et de légumes marinés le temps que le jetlag relâche son emprise. Ensuite seulement, je m’autorise à planifier le reste de mes vacances. Et ma toute première mesure est de préparer des cookies, d’acheter une bonne bouteille de rouge et d’aller sonner chez Hisao. Oui. Je suis comme ça.

Dire que je me suis rapproché de mon collègue équivaudrait à dire la même chose de la Terre et d’un astéroïde s’écrasant à sa surface. Ce n’est pas objectivement faux, mais ça reste loin de la vérité. Si j’ai découvert de nouveaux aspects de sa personnalité tout au long du séjour grâce au cadre bien différent du voyage, j’ai littéralement rencontré Hisao deux jours avant notre retour au Japon, au cours d’une randonnée dont je me souviendrai jusqu’à mon dernier souffle tant la vie est plus incroyable encore que la fiction et que je ne crois pas pouvoir revivre un jour autant de malchance en si peu de temps. De collègue taiseux mais sympathique, Hisao a bondi au rang d’homme ouvert, bienveillant, maladroit mais touchant, pas dénué d’esprit du tout et – Capable de me faire rougir comme une lycéenne en moins de dix secondes – d’une aide précieuse face aux serpents. Qui plus est, nous avons par la force des choses découvert que nous partagions le même secret, à savoir des tatouages conséquents qui pourraient nous valoir au mieux beaucoup de froideur de la part de nos compatriotes japonais. Inutile de dire à quel point je suis heureux d’avoir un complice de cette qualité.

C’est pourquoi je tenais absolument à faire quelque chose. Je ne pouvais tout simplement pas revenir à Kobe et attendre la rentrée pour le recroiser et faire comme si rien ne s’était passé – Parce que cette randonnée n’a jamais, jamais eu lieu – J’ai donc décidé de… de m’inviter chez lui, je m’en rends compte à présent que je suis au pied de l’immeuble. Hm.  Je reste un instant perplexe face à l’interphone. J’ai pris l’initiative mais au final, peut-être que je le gênerai plus qu’autre chose. Ce n’est pas un mondain confirmé, c’est le moins qu’on puisse dire. Disons que ça semblait moins sans gêne dans ma tête. Que faire… Au final, je choisis l’option la plus sensée. Sortant mon téléphone – Chargé – de ma poche, je lui envoie un message. J’ai gardé son numéro après que tous les accompagnants aient échangé les leurs au début du voyage.

« Bonsoir, Tenma-san. J’espère que je ne vous dérange pas à vous contacter si tard. Mais si, par le plus grand des hasards, vous n’aviez rien de prévu ce soir et qu’un peu de compagnie ne vous fait pas peur, il s’avère que je suis devant chez vous avec une bouteille de vin et quelques gâteaux. En remerciement d’une certaine entrevue avec un serpent. »

Tu sais ce que tu es, Ashton ? – Un poseur – Exactement.
 




Traduction:
 

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Dernière édition par Ashton Kelly le Mer 12 Aoû 2020 - 14:04, édité 4 fois
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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyVen 24 Juil 2020 - 3:08

Hisao n’avait jamais trouvé une semaine aussi longue que celle qui avait suivi le voyage à Los Angeles. Que s’était-il imaginé ? Que gérer cette bande de gamins dont l’énergie ne semblait pas avoir de limite serait de tout repos ? Non, bien évidemment que non. En revanche, il ne s’était pas imaginé une seule seconde revenir de vacances encore plus crevé que lorsqu’il était parti. Ça, c’était plus difficile. Vacances ou pas, Hisao avait décidé de travailler quelques jours par semaine – s’octroyant du jeudi au dimanche pour décompresser – et avait dû reprendre le rythme du travail dès qu’il était rentré. Pas qu’il y ait foule dans son bureau pour autant, mais il voulait compenser son absence dans l’école durant le voyage scolaire en étant présent au moins sur la seconde quinzaine de mois d’Août. Certains élèves avaient ratés leurs examens, d’autres attendaient impatiemment ce moment pour faire le point et potentiellement sauter le pas dans l’idée de le voir. Hisao ne pouvait pas laisser ces derniers – qu’ils soient des dizaines ou qu’il n’y en ai qu’un – sans le sentir peser sur sa conscience.

Son premier véritable week-end depuis son retour de Los Angeles. Il en avait passé le début à lire, regarder certains épisodes des séries que Kana mettait sur la télé sans ne rien comprendre à ces dernières parce qu’il n’en avait pas vu le début, et n’avait pas trouvé une seule seconde pour se remettre à peindre alors que c’était probablement la chose qu’il avait le plus envie de faire. Malheureusement, la fatigue finissait toujours par le rattraper.

Le samedi avait été différent des deux jours précédents. Il n’avait pas été aussi fatigué à son réveil que lors des jours précédents et en avait profité pour reprendre un peu le sport – parce qu’évidemment, qui disait fatigue et jetlag disait également ne pas revoir une salle de sport en portrait tant qu’il ne se sentirait pas mieux.

Ce soir-là, il aurait même l’appartement pour lui, puisque Kana sortait chez l’un de ses amis pour fêter son anniversaire et dormait sur place. Il n’avait pas encore décidé ce qu’il en ferait – peut-être essayerait-il de peindre, même s’il était intimement persuadé qu’il finirait par lire un bouquin qu’il avait déjà lu sur le même canapé que d’habitude.

Le confort de la routine.

« Et alors ? Je veux quand même son numéro de téléphone. Je n’ai pas dit que j’allais l’appeler. Du moment que tu rentres à l’heure demain, je n’ai aucune raison de m’en servir. »

« Je ne l’ai pas. »

« Menteuse. Allez. Je pense qu’aucun de nous deux n'a envie d’avoir une telle discussion alors que Itagaki-san sera là d’une minute à l’autre. »

La mine boudeuse mais pliant enfin, Kana déverrouilla son téléphone pour montrer le contact de son ami à Hisao, il le prit avec un léger sourire victorieux au coin des lèvres avant de retomber dans le canapé devant lequel il était debout depuis tout à l’heure. Son propre téléphone en main, il ouvrit son répertoire pour enregistrer le numéro et—

Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’il termina de créer le contact. Il posa distraitement le téléphone de sa fille sur la table du salon et resta figé devant l’écran du sien pendant quelques secondes avant de finalement appuyer sur la notification pour y répondre.

« Kana, va à l’interphone et ouvre la porte d’en bas s’il te plaît », dit-il machinalement, complètement absent pendant qu’il écrivait sa réponse. « Vous ne me dérangez pas et cela me ferait même plaisir. Je suis au 406, tout au bout du quatrième étage. »

« Ah Itagaki-san est là ? »

Il ne répondit pas – et n’entendit même pas la question en réalité. À la place, il jeta son téléphone sur le canapé et bondit littéralement de ce dernier lorsqu’il se rendit compte que – c’est l’été, il fait chaud – il portait encore son vieux short troué qui lui servait à traîner à la maison. Prenant ses jambes à son cou, il fonça dans sa chambre à la recherche d’un autre short – pas troué, pas tâché.

Y a pas un seul short propre dans cette baraque ?!

Ah si, il y en avait effectivement un. Caché sous une pile mal pliée de pantalons. Un bermuda en coton noir et simple, le dernier qu’il lui restait après que sa flemmingite aigue ait ravagé le panier de linge sale et lui ait malencontreusement fait oublié qu’il était peut-être – peut-être – temps de faire une machine. Pas besoin de changer son t-shirt bleu marine – pas assez ample – pour son collègue ceci dit, puisqu’il n’avait plus de raison de cacher son tatouage à ce dernier. Quoi qu’il en soit, il n’en avait sûrement pas le temps.

Il sortit finalement de sa chambre, mais il était trop tard.

Kana était déjà devant la porte grande ouverte avec Ashton en face d’elle. Un œil maquillé sur deux, habillée d’une jolie robe noire mais chaussée avec ses tongs qui lui servaient de chaussons et un pinceau estompeur dans la main.

« Bonsoir Kelly-sensei », fit-elle un peu décontenancée, jetant un coup d’œil à son père qui se trouvait derrière elle, quelques mètres plus loin. « C’est pas Itagaki-san. Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? » Demanda-t-elle en français.

Hisao pinça l’arête de son nez et avança finalement vers eux, balayant l’air de ses deux mains pour lui dire de partir.

« Retourne te préparer, je t’expliquerai », finit-il par lui répondre, toujours dans la langue de Molière avant de prendre sa place dans l’encadrement de la porte. Kana s’éclipsa sans rompre le contact visuel avec lui, un sourcil arqué et la suspicion visible sur son visage alors que la porte de la salle de bain se referma sur elle. « Bonsoir, Kelly-san. Toutes mes excuses, je n’ai pas eu le temps de la prévenir », ah, l’embarras, ça ne lui avait pas manqué. « Entrez, entrez », reprit-il en s’écartant, refermant la porte derrière son collègue.

Heureusement qu’il avait eu la présence d’esprit de ranger au début du week-end.

« Comment allez-vous ? » Demanda-t-il en se dirigeant vers le côté salle à manger-cuisine de sa pièce à vivre.


ME SUIS ÉCLATÉE SUR LES SIMS 4 VOICI L'APPART DE HISAO:
 

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Ashton Kelly
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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 25 Juil 2020 - 10:45


 

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« Bonsoir, Kana-san. Tu es très en beauté. »

Et je dis ça le plus sincèrement du monde. Cette petite robe noire est un excellent choix pour mettre en valeur ses jolies épaules, abstraction faite des tongs et – Oh, j’ai exactement le même mascara ! – du maquillage incomplet. J’ose espérer qu’il s’agira d’une distraction suffisante car la ravissante demoiselle est aussi perplexe quant à ma visite que son père est un peu gêné. Hm. J’aurais vraiment du réfléchir un peu plus et préparer – J’ai encore des progrès à faire en français, j’ai pas tout pigé – un peu mieux mon coup avant de débarquer comme ça. Sur le moment, ça me semblait vraiment une bonne idée, mais… Puisqu’il est inutile de se morfondre maintenant que le mal est fait, j’adresse un sourire à mon hôte lorsqu’il vient m’accueillir. C’est très étrange pour moi de le découvrir dans le cadre privé – Ah ouais, son tatouage remonte plus haut que je ne le pensais – mais ce n’est pas déplaisant. Et c’est une marque de confiance que j’apprécie à sa juste valeur. Pour ma part, maintenant que je ne suis plus dans l’hostile environnement américain, j’ai retrouvé mon style habituel et j’arbore une chemise rose pâle, un pantalon de toile blanche, mes boucles d’oreilles, mon maquillage et mon stupide peigne. Il m’a manqué, mais j’avais peur de le perdre aux États-Unis. Et comme il fait encore chaud et humide au Japon, j’ai opté pour une queue de cheval tressée qui me dégage la nuque.

« Bonsoir, Tenma-san. Ne vous excusez pas, c’est quand même moi qui débarque à l’improviste. Vous êtes déjà bien gentil de m’accueillir et oh my, mais c’est immense chez vous ! »

Immense, lumineux et bien agencé. Ça, je dois dire que je ne m’y attendais pas. Pas que j’habite au fond d’un trou mais, vivant seul avec mes chats, je n’ai pas jugé nécessaire d’aller au-delà du T2, ni des 45m² dans le choix de mon logement de fonction. Et puis j’ai grandi dans une grande baraque cossue et prétentieuse en bord de mer dont j’ai fini par être chassé sans vergogne après ne m’y être jamais senti totalement chez moi. Je ne suis pas friand des espaces de vie démesurément grands et vaniteux. Non pas que l’appartement d’Hisao ait quoi que ce soit de prétentieux ou de vaniteux par ailleurs. Il y a des plantes, de la décoration, de la vie, le léger désordre obligatoire quand on élève une ado de seize ans aussi et un soupçon d’odeur vaguement familière – Litière – le tout formant un ensemble qui rend l'atmosphère agréable. Laissant mes chaussures dans l’entrée, je suis le maître des lieux vers l’espace cuisine pour poser mes victuailles sur le comptoir de granit sombre.

« Ma foi, beaucoup mieux depuis un ou deux jours. Je ne vous cache pas que le retour à l’heure japonaise ne s’est pas fait sans mal. Tenez, c’est pour vous. J’espère que vous aimez le Côte-du-Rhône. Et vous, vous allez bien ? »
 



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Dernière édition par Ashton Kelly le Mar 4 Aoû 2020 - 10:25, édité 1 fois
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Hisao Tenma
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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 25 Juil 2020 - 15:19

Passer du français au japonais. Du japonais à l’anglais. C’était devenu un bon moyen de faire passer certains messages qui ne devaient pas nécessairement être entendus. Hisao était soulagé que son collègue ne l’ait pas mal pris, par ailleurs. On leur avait déjà fait la réflexion à plusieurs reprises alors même que ce n’était jamais vraiment méchant.

La remarque d’Ashton sur la taille de son salon le fit sourire. En réalité, ce n’était pas aussi grand que ça en avait l’air—c’était surtout spacieux et un peu vide. Hisao ne décorait que très peu à la fois parce qu’il préférait la sobriété mais aussi parce qu’il savait que Taro ferait n’importe quoi avec plus de meubles ou de décoration. On pouvait déjà distinguer des endroits dans ses pots où les plantes étaient écrasées parce qu’il avait trouvé plus intelligent de dormir ici plutôt que sur le canapé. Canapé où il faisait ses griffes, d’ailleurs, puisque son grattoir ne semblait pas lui convenir.

« Même si ma fille ne vient que les week-ends, je me disais qu’à deux ce serait plus agréable si c’était spacieux », surtout que Kana n’est pas forcément du genre à rester dans sa chambre très longtemps. « Et son chat aime bien courir partout. »

Même si depuis qu’ils avaient emménagé à Kobe, Taro passait plus de temps avec Hisao qu’avec Kana, ce dernier continuait d’en parler comme s’il n’était pas son chat. Une sorte de fierté mal placée depuis qu’il avait assuré à sa fille que non, il ne serait pas gaga de ce petit Maine Coon tout blanc absolument craquant. Abandonné parce que ses maîtres ne s’étaient pas imaginé que la bête pouvait grandir et peser jusqu’à douze kilogrammes, pensant qu’ils allaient garder un chaton pelucheux toute leur vie.

Il y avait une place spéciale en enfer pour ces gens-là.

Sans grande surprise, Taro avait grandi. D’ailleurs, il avait tellement grandi qu’il empêchait Kana d’allonger ses jambes entièrement sur le second canapé. C’était le monstre de la maison, mais Hisao l’aimait bien plus qu’il ne le laissait croire.

Tandis qu’il écoutait son collègue lui parler, Hisao passa de l’autre côté du comptoir de sa cuisine et ouvrit son placard à vaisselle pour en sortir trois bols pour les remplir de crackers, chips et fèves de soja, ainsi que deux verres et un tire-bouchon. Il ne s’y connaissait pas très bien en vin puisqu’il collait parfaitement au cliché japonais en bon amateur de saké qu’il était.

« Merci. Je ne suis pas particulièrement difficile, cela fera parfaitement l’affaire. Et vous n’étiez pas obligé », lui répondit-il alors qu’il commença à ouvrir la bouteille après avoir distraitement inspecté l’étiquette, mal placé pour dire une chose pareille puisqu’il lui aurait été littéralement inconcevable de venir les mains les mains vides si les rôles avaient été inversés. « Sachez que vous n’êtes pas le seul. J’ai l’impression que cette semaine a duré un mois, le voyage m’a lessivé », dit-il alors pour rassurer son collègue sur sa situation.

Heureusement pour lui, Hisao avait réussi à récupérer un peu d’énergie sur son week-end allongé. Ashton avait plutôt bien choisi son soir finalement : Kana sortait et sa propre présence serait un peu plus agréable que celle du zombie qu’il avait été ces derniers jours.

Avant de remplir leurs verres, Hisao fit deux ou trois aller-retours entre son comptoir et la table basse de son salon. Il n’allait pas laisser son collègue sur ses tabourets alors qu’il y avait un canapé bien plus confortable à quelques mètres.

Désignant celui en similicuir noir bien plus agréable à son collègue, il prit place dans le blanc et entama de les servir.

« Mis à part nos quelques—mésaventures, le voyage s’est bien passé de votre côté ? » Demanda-t-il alors. Même s’ils s’étaient croisés à plusieurs reprises, Hisao ignorait si Ashton avait passé un bon moment où si toutes ses journées avaient ressemblé à celles en forêt. « Parlant de mésaventures, je pense que l’on peut définitivement trinquer à cette randonnée », reprit-il avec un sourire rieur en tendant son bras avec son verre dans la main vers son collègue.

Bizarrement avec l’embarras, la chaleur, le stress et tout le reste en moins—ça paraissait tout de suite bien plus simple.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 25 Juil 2020 - 22:57


 

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« N’est-ce pas ? Ça doit être l’âge, je ne vois hélas pas d’autres explications. Je suis prêt à vous parier mes cheveux que tous les élèves bondissent déjà comme des cabris de leur côté. »

Je soupire, faussement tragique. Les braves chérubins, si plein d’insouciance et d’énergie… S’ils savaient ce qu’un homme de mon âge donnerait pour avoir la moitié de leurs réserves. Qu’est-ce que j’en ferais, des choses. Prenant place dans le canapé – Le chat doit être un sacré bestiau pour que les marques de griffes arrivent jusqu’ici – je laisse Hisao mettre en place le plateau apéritif. J’aurais peut-être du prendre du saké ? Le problème, c’est que je m’y connais beaucoup moins bien qu’en vin et que j’aurais eu peur de prendre quelque chose de médiocre. Alors que je sais de source sûre – Non, je ne me suis pas déjà cuité au Côte-du-Rhône – que cette bouteille-là est légère et fruitée, légèrement pétillante sur les premières gorgées le temps de s’aérer, parfaite pour commencer en douceur. Levant le verre rempli que me tend Hisao, je porte le toast avec lui en lui rendant son sourire :

« Je suis entièrement d’accord, même si je ne vois pas de quoi vous parlez. Cette mésaventure n’a jamais eu lieu, voyons… Cheers ! »

La première gorgée me fait fermer les yeux. Peu importe le fric que je dépense dans le vin d’importation, j’ai vraiment bien fait de choisir celui-ci. Je peux tout pardonner aux français, y compris la Guerre de Cent ans et Guillaume le Conquérant, pourvu qu’ils nous laissent le rock’n’roll pour se contenter du vin et de la cuisine. Quand chacun fait ce pour quoi il est doué, tout le monde s’y retrouve. Le vin étant assez léger pour ne pas trop empiéter sur le reste, je grappille des crackers et des fèves de soja et hausse les épaules.

« Oh ma foi, hormis la chaleur, les courbatures après le match de beach volley et… et Riley, je me suis amusé comme un petit fou ! Je crois que ce que j’ai préféré, c’était les ruses de sioux dont faisaient preuve les élèves pour franchir la barrière de la langue. Ils s’aidaient beaucoup entre eux, c’était adorable. Mais je ne suis pas mécontent d’être revenu au Japon. Et vous ? »

Au final, même si nous avons interagi – Il faut que j’arrête de lui retourner ses questions, j’ai l’air con – tout au long du séjour en tant qu’encadrant, je ne sais pas trop ce qu’il a pu faire de son côté. Je ne sais toujours pas grand-chose d’Hisao, de manière générale. Le son lointain d’un objet qui tombe et rebondit dans la salle de bain me fait tourner la tête un instant, avant qu’une question ne me monte aux lèvres :

« Je vous remercie encore d’avoir accepté que je débarque sans prévenir mais vous êtes sûr que ça ne pose pas de problème ? Vis-à-vis de votre fille, notamment. »

Même si la gracieuse enfant a l’air d’avoir d’autres projets bien plus intéressants pour la soirée, on ne sait jamais.
 



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Hisao Tenma
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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyDim 26 Juil 2020 - 1:58

S’il savait…

Les mots d’Ashton firent sourire Hisao tandis qu’il pensait à sa fille. Tout juste deux jours après leur retour de Los Angeles, Kana avait déjà repris ses sorties avec ses amis, bien décidée à ne pas perdre une miette de ses vacances.

Hisao, lui, avait surtout dormi et s’était principalement nourri de nouilles instantanées vraiment mauvaises. C’était presque à se demander qui était l’adulte entre eux deux. Néanmoins, savoir qu’il n’était pas le seul à avoir difficilement récupéré le rassurait.

« Kanpai ! » Dit-il, imitant son collègue, portant également son verre à ses lèvres juste après. Il avait beau ne pas être un fin connaisseur de vin, il savait tout de même apprécier la boisson en question. La France ne lui avait pas laissé le choix. En l’occurrence, son collègue ne s’était pas moqué de lui. « Admettons », lui répondit-il après sa gorgée, se sachant peu enclin à oublier ce moment – aussi dur essayerait-il.

Voir Ashton aussi enjoué à propos du voyage ne manqua pas de le faire sourire. Même s’il n’était pas prêt de l’admettre, il enviait l’aisance que ce dernier avait. Hisao était parfaitement conscient que sa timidité était quelques peu atypique, mais cela ne l’empêchait pas d’admirer les personnes qui réussissaient à passer par-dessus les aprioris que l’on pouvait se faire sur eux et briser le silence.

Il savait pertinemment qu’il avait encore un long chemin à faire de ce côté-là.

« Quelques imprévus avec certains élèves, parfois positifs pour eux », Chandini. Nissa. Emily. « Parfois un peu moins pour moi », Milan. « Mais ce serait mentir que de dire que je n’ai pas passé un bon moment. J’en garde de très bon souvenirs malgré tout », et l’un d’entre eux se tenait devant lui à cet instant.

La confiance était quelque-chose que Hisao accordait très difficilement – chose plutôt compréhensible après avoir été aveuglé et censuré par un parent manipulateur pendant vingt ans. C’était pour cette raison qu’une fois que l’euphorie du moment était passée, il avait durement réfléchi aux mots de son collègue et avait décidé de ne prendre ces derniers que pour ce qu’ils étaient : Des mots.

Il avait suffit d’un texto et d’une bonne intention pour que d’un souvenir, Ashton passe à un potentiel ami. Le mot n’avait pas l’air si fort et pourtant—et pourtant. L’amitié venait avec son lot de bonnes choses, mais l’appréhension de Hisao dans le fait de devoir baisser sa garde. S’ouvrir un peu plus. Partager.

Là où d’autres avaient probablement des tas d’histoires touchantes ou amusantes à raconter—Hisao avait un passé plus morne dont les seuls éclats étaient Kana et son frère. C’était bien peu à proposer.

Il décida de ne pas rebondir sur l’envie atroce qu’il avait eu de rentrer au Japon, jugeant qu’il s’était suffisamment plaint en parlant de sa semaine quelques secondes plus tôt et prit une seconde gorgée dans son verre de vin – définitivement très bon, puisqu’il ne lui arrachait pas la gorge et que c’était ce que Hisao reprochait aux vins rouges.

Lorsque son collègue le remercia de nouveau et s’inquiéta de sa présence, Hisao balaya les mots d’un geste de la main.

« Du tout. Figurez-vous que vous avez plutôt bien choisi votre soirée, puisque ma fille s’en va dans— », alors qu’il attrapa son téléphone pour en regarder l’heure, il fut interrompu par la sonnerie de l’interphone. Il jeta un œil derrière lui, pour regarder par la fenêtre. « Kana ! Itagaki-san est en bas. »

« Ouais, ouais, j’ai entendu », dit-elle à son tour en sortant de la salle de bain, son second œil finalement maquillé. Elle posa ses tongs sur son côté du meuble à chaussures avant de se mettre jusqu’à trottiner au salon jusqu’à lui pour le prendre dans ses bras. « Oui, je fais attention, oui je ne sors pas plus loin que dans le jardin et moi aussi je t’aime », fit-elle en soufflant presque ne manquant pas de faire rire Hisao. « Bonne soirée, Kelly-sensei », et une fois ses sandales enfilées, elle disparut derrière la porte d’entrée dans un léger claquement.

« Elle a un anniversaire de prévu », finit-il par dire lorsqu’il eut bien entendu la clé tourner dans la serrure. « Le hasard fait bien les choses », en d’autres circonstances, cette expression aurait été peu adéquate, mais puisqu’Ashton avait décidé de faire abstraction de la fameuse randonnée…

Jetant enfin un coup d’œil à l’heure – dix-huit heures quinze –, un détail le frappa.

« Alors ne vous en faites pas. Je suis très heureux de vous recevoir ici. En revanche », il passa une main dans sa nuque embarrassé. « Je crains que mon hospitalité laisse à désirer, parce que je n’ai absolument rien prévu de comestible et je ne vais certainement pas vous servir des nouilles instantanées », quitte à ce qu’il aille cultiver les légumes lui-même et les ramènent dans la nuit. Il en était hors de question. « Alors si cela vous va, je vous propose de commander pour dans une heure et demie ? Il y a de bonnes adresses qui livrent près d’ici. Végétariens ou non, si jamais. »

Il avait honte de proposer une telle alternative, mais il s’agissait de la meilleure solution qu’il avait actuellement. Entre les courses et le short, ça lui apprendrait à toujours repousser les tâches ingrates jusqu’à ce qu’elles s’accumulent et qu’il se retrouve sans rien pour ses invités.

Pas qu’il reçoive souvent du monde, cela dit…

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Je me suis toujours considéré comme quelqu’un qui ne parlait pas à tort et à travers et durant l’immense majorité de ma vie – Tu t’ennuies, Ashton ? – on m’a rendu la politesse. Probablement parce que je suis issu d’une famille où le silence est un ennemi mortel et n’a pas droit de cité, où tout le monde, tout le temps, doit exprimer le fond de ses pensées les plus futiles – Tu ne veux pas discuter un peu avec Grand-mère ? – même si personne n’en a rien à faire. Tout plutôt que de laisser – Ashton, chéri, tu pourrais faire un effort et détailler un peu plus quand Oncle Seth te pose une question, c’est très gênant de devoir répondre à ta place – le silence s’installer. En ajoutant à cela un frère et une sœur très volubiles pour leur part, je faisais vraiment figure de mutant parmi les miens et j’ai peu à peu intégré ce fait en parlant de moins en moins quand je n’en ressentais pas l’envie. Mais ça, c’était avant que j’arrive au Japon et que je me rende compte qu’il y avait, et de loin, bien plus réservé que moi.

J’ai l’air bavard à côté de certains japonais, Hisao notamment. Peut-être est-ce simplement du à l’effet de contraste mais c’est assez perturbant. Parfois, je me demande presque si ça ne le gêne pas avant de me rendre compte que ça me gêne surtout moi. En ce qui le concerne, je peux me tromper mais j’ai l’impression qu’il m’écoute avec attention et qu’il répond sans se forcer aux questions que je lui pose, que ce n’est pas l’envie qui lui manque pour entretenir la conversation, au contraire de l’assurance. Encore que ça a l’air – Il ne s’est pas excusé une seule fois depuis que je suis entré – d’aller mieux. On dirait presque que ça lui fait plaisir de me recevoir mais je ne suis pas psychologue et je ne peux pas en jurer. C’est simplement ce que je déduis de la spontanéité avec laquelle il m’assure que je ne le dérange pas puisqu’il devait passer la soirée seul de toute façon. Je cache mon sourire dans mon verre de vin quand Kana vient embrasser son père avant de partir à son anniversaire. Je lui rends son salut avec bienveillance, très amusé – Karson, tu n’es pas prêt à ce qui t’attend et je tuerais pour voir ça – par l’indépendance que m’avait vanté Hisao un peu plus tôt.

« C’est de loin la scène la plus adorable que j’ai vue depuis un moment. Mais je proteste, je suis sûr que je fais tout à fait le poids face à Itagaki-san. »

Hahaha, non. Clairement pas et je le reconnais humblement. Qu’elle profite de s’amuser avec les gens de son âge, c’est un luxe auquel tout le monde n’a pas droit. Je dois avouer que j’admire la complicité qui semble unir Hisao et sa fille. C’est le même sentiment que je ressens face à mon frère et ses enfants, face à la plupart des pères en général. Le genre de sentiment – La jalousie – qui nous prend quand on observe de loin les choses hors de portée, en se demandant ce que ça ferait. Mais je sors bien vite de mes pensées en entendant mon hôte s’excuser – Ah, il y avait longtemps – pour la pauvre qualité du repas à venir. Je bats des cils une seconde. C’est-à-dire ? Quel repas ?

« Pardon ? Oh, mais je n’avais pas l’intention de m’inviter à dîner, ce n’est pas dans ce but que… Enfin, c’est très gentil de votre part, évidemment. Et rassurez-vous, ce ne sont guère que des nouilles trop riches en sel et en mauvaises lipides qui m’attendent chez moi aussi de toute façon… »

Je m’interromps en me rendant compte que refuser aussi vigoureusement de dîner avec lui pourrait être vexant. Après tout, je viens d’avouer que je ne renonçais pas à grand festin en restant ici moi non plus. Au point où nous en sommes, pourquoi ne pas accepter ? Ce n’est pas comme si – Ça fait combien de temps que je n’ai pas dîné en tête-à-tête avec un autre homme ? – j’avais quoi que ce soit à redouter. Je me fends d’un sourire :

« Mais puisque vous le proposez, j’accepte avec plaisir. Et manger indien me conviendrait tout à fait pour ce soir, si vous n’y voyez pas d’objections. »

Il faut être vraiment cinglé pour manger épicé par ce temps mais tant pis. L'envie de poulet tikka m'est venue d'un coup et je n'ai guère envie de lutter. Si Hisao préfère autre chose, je m’adapterai. Je ne suis pas sectaire non plus. Prenant une nouvelle gorgée de vin, je laisse mon regard balayer distraitement la pièce.

« Je crois que vous êtes la première personne avec qui je passe une soirée depuis mon installation au Japon. Ça ne m’avait pas réellement manqué jusqu’ici mais c’est plutôt agréable. »
 



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Son tatouage n’était pas la seule chose que Hisao avait appréhendé en revenant au Japon.

Même si les français étaient un peu plus cléments que ses semblables japonais sur la question d’élever un enfant seul, il n’avait pas manqué de se prendre des réflexions en tout genre – parfois blessantes, parfois irritantes même si dénuées de mauvaises intentions mais surtout : Toujours déplacées. Son statut était particulier, il le savait et il avait déjà eu un avant-goût – amer – de ce que ce serait une fois retourné dans son pays natal.

Alors les mots d’Ashton furent—apaisants ? Plus ou moins. Ils ne manquèrent pas de le gêner – et cette fois-ci il n’avait plus l’excuse de la chaleur pour couvrir le léger rosissement de ses joues, donc il passa simplement une main sur son visage et ria un peu, s’imaginant qu’il cacherait son embarras avec un geste encore plus embarrassé. Stupide.

Vinrent alors les premiers signes d’une soirée—difficile.

Combien de temps depuis la dernière fois qu’il avait reçu quelqu’un chez lui ? Peut-être six mois ? Visiblement, ces derniers avaient été suffisants pour le rendre complètement inapte à lire et comprendre certaines intentions – peut-être serait-il judicieux de se servir de ses cinq années d’études et de son expérience dans son boulot pour arrêter de passer pour un con.

Il s’apprêta à accepter silencieusement les mots de son collègue, irrité par sa propre crédulité – et peut-être un peu le refus en question bien qu’il ne l’admettrait pour rien au monde – mais son discours changea au bout de quelques secondes et Hisao n’eut pas vraiment le temps de laisser quelconque émotion traverser son visage entre ces deux moments.

À la place, il adressa un sourire à son collègue, content de l’issue de sa proposition et également du fait qu’il ait choisi à sa place puisqu’il comptait lui laisser le choix. Hisao n’était pas particulièrement difficile sur la question de la nourriture – du moment que c’était meilleur que ce que lui cuisinait. Et que c’était épicé. La nourriture fade était véritable fléau qu’il avait dû endurer pendant quatorze ans en France, là où les plats dits épicés chatouillaient tout juste son palais.

De ce côté-là, le retour au Japon lui avait fait particulièrement plaisir.

« Non, non, ça me va très bien », assura-t-il alors en souriant un peu plus légèrement. « Et le plaisir est partagé. »

Attrapant son téléphone pour faire très rapidement sa commande et choisir l’heure de livraison, il fit alors glisser ce dernier sur la table basse pour inviter son collègue à choisir ses propres plats.

Il était quelques peu surpris par ce que Ashton venait de lui dire, notamment en prenant en considération le fait qu’il n’avait pas semblé particulièrement gêné ou embarrassé de lui proposer de passer la soirée avec lui. Hisao était—flatté ? Il ne savait pas exactement comment décrire ce sentiment, mais ce dont il était sûr c’est qu’une telle déclaration lui faisait plus plaisir qu’il ne l’imaginait. Son pessimisme avait au moins un bon côté : Il supportait plus facilement les déceptions et la satisfaction, en revanche, avait un goût différent. Plus doux. Plus appréciable.

D’autant plus que son collègue s’était prétendu casanier et—Hisao savait parfaitement ce que c’était d’avoir ses petites habitudes chez soi et de ne pas nécessairement vouloir les bousculer pour les autres. Le cœur allégé par cette pensée, il prit une gorgée dans son verre avant de renouer le contact visuel avec son collègue.

« Je vous comprends. Même si j’ai vécu une partie de ma vie au Japon, je n’ai jamais habité Kobe par le passé, alors je ne connaissais personne et je n’ai pas vraiment eu d’opportunités, disons », Hisao jugea qu’il n’avait pas besoin d’en dire davantage sur le sujet. Ashton avait l’air plutôt bien comprendre que sa réserve l’empêchait d’aller vers les autres et d’organiser ce genre de petites soirées et cela restait plutôt délicat de l’avouer de vive voix. « Mais j’apprécie votre compagnie, alors j’imagine que ce moment était voué à arriver un jour ou l’autre. »

L’était-il ?

Heureusement qu’Ashton avait plus de cran que lui.

La confidence était sortie plus naturellement que ce qu’il s’était imaginé. Mais c’était là tout ce qui était particulier chez lui : Hisao ne parlait pas énormément, il semblait choisir soigneusement ses mots pour ne jamais ennuyer son interlocuteur. Alors ses paroles étaient—sincères, et dans des situations comme celles-ci, peut-être un peu trop. Il ne s’en rendait pas nécessairement compte.

Il voulut rajouter quelque-chose, mais entendit une paire des pattes exigeantes gratter à la porte de la chambre de sa fille. S’excusant deux secondes, il se leva du canapé avec un soupir las pour aller ouvrir la porte et laisser la bête sortir.

Taro n’était pas particulièrement craintif—au contraire. Sa taille le poussait même à être un peu trop confiant près des inconnus et il n’hésitait pas une seule seconde à s’allonger de toute sa longueur sur leurs genoux. De sa démarche peu gracieuse, il s’approcha avec curiosité d’Ashton et se mit à renifler d’un peu plus loin que d’habitude. Hisao resta debout, un sourcil arqué devant le comportement peu habituel et—

Il vient de lui cracher dessus là ?

« Taro ? Pourquoi tu— », et l’explication le frappa de plein fouet. Les seules fois où Taro s’était comporté de cette manière furent lorsque— « Vous avez un chat ? » Demanda-t-il avec un léger sourire en coin. « Il va râler les premières minutes, mais quand il aura compris que vous n’êtes pas venu avec des envahisseurs et que ce n’est qu’une odeur, il devrait se détendre. »

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L’indien l’emporte, parfait. Je récupère le téléphone sur la table pour – Nan au fromage, poulet tandoori, riz basmati et gulab jamun, le pinacle de l’originalité – passer commande à mon tour. D’après le site, le paiement se fait à la réception. Heureusement que j’ai acheté le vin avant de venir, je n’aurai pas besoin de retourner chez moi chercher mon porte-monnaie. Pas que j’ai loin à faire mais si je peux rester assis sur ce canapé, ça me va tout autant. Terminant mon verre, je lève un sourcil amusé vers Hisao qui abonde dans mon sens, est dans le même cas que moi mais m’apprécie assez pour penser que cette soirée était inéluctable. Outre le fait que je suis – Très – flatté d’apprendre où je me situe dans son estime, je ne peux pas m’empêcher de rebondir sur la formulation :

« Dois-je comprendre que vous auriez fini par m’inviter ? Vous m’en voyez honoré. J’aurais accepté avec joie, soyez-en sûr. »

Oh, je le taquine. Je jure qu’il n’y avait absolument aucune méchanceté dans ma phrase et mon sourire le dit alors que je lui rends son regard. C’est simplement qu’imaginer un homme aussi pudique et réservé qu’Hisao inviter quelqu’un à dîner a quelque chose de très – Moe – touchant et que j’aurais aimé y être confronté juste pour pouvoir l’encourager silencieusement – Pourquoi j’ai pensé au moe, franchement – Nous sommes interrompus à cet instant par le fameux chat de Kana qui gratte à la porte du royaume de sa maîtresse pour pouvoir sortir. L’animal apparaît bientôt sous mes yeux, dans toute sa pesanteur.

« Oh, hello there ! You look like a king ! »

Je ne mens même pas. Cette fourrure de neige, cette taille… Si je n’aimais pas mes propres chats plus que tout, je dirais peut-être que c’est le plus beau spécimen que j’ai vu depuis longtemps. Mais il faut croire que les maîtres de mon cœur avaient prévu cette trahison car Taro, puisque c’est son nom, me renifle de loin avec méfiance – À tous les coups, c’est Ciaran et son caractère de tyran qui empestent jusqu’ici – et finit par me feuler dessus. Je rends son sourire à Hisao lorsqu’il met le doigt sur le problème.

« J’en ai trois, dont un mâle autoritaire et grincheux qui risque de me faire une scène lui aussi quand je rentrerai. Le vôtre est absolument splendide ! Par contre, je n’ose pas imaginer l’état de vos vêtements sombres avec cette incroyable fourrure blanche… »

Ça… Sans les brosses dont j’use tous les jours, je ressemblerais davantage au yéti qu’à un être humain après vingt-quatre heures passées dans mon appartement, alors avec une telle longueur… Mais en effet, Taro finit par se détendre peu à peu et décide que l’odeur de mes trois amours n’est pas un prétexte suffisant pour se priver d’attentions. Il vient donc copieusement se frotter contre les jambes de son maître en ronronnant comme un quinze tonnes avant de nous rejoindre sur le canapé d’un bond assez peu gracieux. La conversation se poursuit tandis qu’il passe de l’un à l’autre – Qu’est-ce qu’il est gros, la vache – pour quémander des caresses. Je les lui prodigue avec affabilité tout en vidant lentement mon verre. Au final, les choses demeurent très naturelles : Hisao parle avec pondération, je réponds avec de petites touches d’humour et un poil plus de faconde, et il ne manque pas de placer avec art une petite remarque malicieuse de temps en temps. Bref, quand le livreur sonne, c’est tout juste si j’ai remarqué – Je suis peut-être en train de me faire un premier ami ici ? – qu’une demi-heure venait de s’écouler. Hisao quitte le canapé pour ouvrir au livreur et lui indiquer l’étage, enfilant une veste dans la foulée. Finissant d’une traite mon verre de vin, je le rejoins en tirant mon porte-monnaie de ma poche lorsque j’entend la porte d’entrée. Et là, c’est le drame.

Il y a des évènements qui tiennent à peu de choses. Quelque part en amont, une subtile cascade du destin se met en marche et plante peu à peu une forêt de détails invisibles qui s’agglomèrent en silence, finissant par tisser une toile d’illusions qui modifie la réalité. En l’occurrence, j’arrive derrière Hisao pour constater que le livreur est une livreuse. Une livreuse qui doit avoir des lectures très spécifiques pour que la vue de deux hommes adultes et apparemment seuls pour dîner dans le même logement – Oh non – lui fasse écarquiller des yeux en battant des cils sous l’effet de la surprise. Et moi, je dois certainement avoir un karma merdique pour que ma langue fourche pile au moment où je remplace Hisao dans l’entrée :

« Attends, je vais payer ma part. »

Oui. Alors que nous avons veillé jusqu’ici – Je suis – à conserver l’agréable distance de la politesse – Un putain – voilà que dans ma hâte, ma familiarité dépasse ma pensée et ajoute le détail qui manquait – D’imbécile – pour parfaire l’illusion. La livreuse s’empourpre en m’indiquant le prix d’une voix bafouillante et je comprends soudain la portée terrible de mon erreur. Pendant la demi-minute qui suit, la plus longue de mon existence, je n’ai – Ne rougis pas, Ashton – qu’une seule pensée en tête tandis que je donne un pourboire trop élevé à la pauvre fille. Je prie pour qu’elle ferme la porte au plus vite et temble à l’idée de me tourner vers Hisao. Et s’il avait vu lui aussi ? Et s’il avait compris – Surtout, ne rougis pas – le malentendu ? Et s’il avait entendu ma bourde ? Hélas, je n’ai qu’une seule réponse à ces angoissantes questions : la chance est vraiment une garce. Dégageant une mèche de cheveux de la branche de mes lunettes (indicateur de malaise léger), je pivote pour retourner dans le salon et – Ne rougis p– je croise sans le vouloir le regard d’Hisao.

– Et merde –
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMer 29 Juil 2020 - 2:40

Le tournant que cette conversation venait de prendre était—

Étrange. Étrange était le bon mot. Hisao aurait aimé dire qu’il trouvait cela désagréable, cette façon qu’Ashton avait de jouer avec les mots. En temps normal, Hisao se serait senti presque irrité par cette habileté qu’il avait perdu en société. Celle de toujours réussir à faire plier les mots à sa volonté pour que cela finisse par aller dans son sens. Et le fait d’y avoir un jour goûté – même pendant cette sombre période de sa vie – rendait cela encore plus frustrant.

Ah, ma chère jalousie. Tu pourrais tout aussi bien retourner d’où tu viens.

Quelque-chose l’empêchait de se braquer à chaque pointe d’arrogance qu’Ashton laissait filer. Quelque-chose de—désarmant. Hisao détestait l’admettre, mais son collègue ne lui laissait pas le choix. L’idée de lui proposer de venir passer un moment chez lui, bien que sordide, lui effleura l’esprit. Et au final—peut-être bien. Peut-être bien aurait-il sauté le pas, poussé par Kana ou de son plein gré.

Cela dit, Ashton était bien des choses mais il n’était pas un tyran. Aussi fut-ce pour cette raison qu’il coupa court à l’embarras de Hisao en mentionnant presque immédiatement qu’il aurait accepté. Ce n’étaient peut-être que des mots, mais il fut tenté de les croire cette fois-ci.

Alors il lui rendit son sourire mais resta muet, trop anxieux à l’idée de répondre de travers comme il savait si bien le faire. Quoi qu’il en soit, Taro l’avait sauvé juste à temps et—

Et puis ce serait infiniment plus simple s’il n’essayait pas de l’ensorceler avec son accent britannique à chaque occasion.

Trois chats. Hisao prit un instant à digérer l’information, à mi-chemin entre l’admiration et la stupéfaction. Taro était déjà complètement ingérable alors même qu’il avait de la place, comment diable cet homme faisait-il pour survivre à ces trois bestioles en même temps ? Les chats trouvaient toujours un moyen de faire leur loi.

« Il est beau, mais il le sait, et c’est bien ça le problème », ajouta-t-il avec un léger sourire en coin lorsqu’Ashton complimenta ce dernier. Taro était une véritable diva qui pensait être le maître des lieux alors qu’il ne payait même pas le loyer. Quel culot. « Je m’y suis fait », répondit-il alors en haussant nonchalamment les épaules. « Je n’ai pas besoin de courir après ma fille pour qu’elle range son linge propre si elle ne veut pas le retrouver couvert de poils. Je lui dois au moins ça. »

Sans ne plus s’inquiéter pour son collègue qui semblait bien plus expérimenté avec les animaux que lui ne le serait jamais – sauf en matière de serpents –, Hisao retourna s’asseoir en face. La discussion se poursuivit et plus cette dernière avançait, plus l’atmosphère se détendait. Sociabiliser n’était définitivement pas comme faire du vélo mais le processus lui revenait lentement. Évidemment, rien qui ne lui retire sa mauvaise habitude de choisir ses mots un peu trop longtemps pour être sûr de ne faire aucune gaffe.

Parce qu’il était content—d’une certaine manière. Tout ceci était complexe, mais se révélait de moins en moins désagréable et Hisao était heureux de ne pas s’être trompé sur le compte d’Ashton. D’avoir réussi à amorcer quelque-chose – ou en tout cas d’y répondre aussi naturellement. Ce n’était peut-être pas énorme, mais c’était plus qu’un simple bon début.

C’était rassurant en un sens, de se dire qu’il n’était pas si inapte que ça. Pour ça, il lui en était silencieusement reconnaissant.

Néanmoins, cela ne l’empêchait pas d’appréhender grandement la suite de cette soirée. Il y avait bien un détail que Hisao essayait d’occulter depuis qu’Ashton avait mis les pieds ici avec une bouteille d’alcool entre les mains. Un détail auquel il ne pourrait bientôt plus échapper tandis qu’ils vidaient mutuellement leurs verres.

La sonnette de l’entrée le ramena bien vite à la réalité, le sortant tant du cours de ses pensées que de la discussion qui avait fait filé cette demi-heure à une vitesse éclair. Il se redressa pour retourner dans son entrée et attraper la veste de secours qu’il gardait sur le porte-manteaux proche de sa porte. Son portefeuille était dans le petit ramequin où traînaient tout un tas d’autres choses – les clés, leur double, une brochure publicitaire, un mascara vide, la brosse du chat, et d’autres papiers non-identifiés qu’il faudrait peut-être jeter un jour.

Une fois ce dernier en main, il ouvrit la porte sur une livreuse – n’ayant pas tout de suite remarqué qu’Ashton se trouvait déjà derrière lui. Sa réaction fut sans appel et Hisao ne comprit pas immédiatement ce qu’il se passait autour de lui.

Arquant maladroitement un sourcil pour essayer de faire reprendre contenance à la femme devant lui, il fut d’autant plus perdu lorsqu’il vit cette dernière perdre ses moyens alors qu’Ashton venait de l’informer qu’il souhaitait partager la note. Qu’y avait-il de si effarant à vouloir payer sa part ? Pourquoi était-elle littéralement en train de perdre ses moyens ?

L’air abasourdi de Hisao n’aida certainement pas cette dernière à se débarrasser de la gêne. Sur son visage passèrent une multitude de vagues toutes chargées d’émotions différentes, mais toutes sous un dénominateur commun : L’incompréhension.

« J’aurais pu t’inviter », lâcha-t-il alors probablement toujours affecté par l’aise avec laquelle leur discussion s’était poursuivie. La livreuse piqua un nouveau fard et—Hisao était toujours perdu.

Ce fut lorsqu’il claqua doucement la porte derrière cette dernière et que son regard s’attarda sur son collègue – prêt à lui faire part des mille-et-unes questions qui assiégeaient son esprit – qu’il commença doucement à relier les points entre eux.

Deux hommes qui mangent ensemble, c’était une chose. N’importe qui prendrait cela pour un banal dîner entre amis. À l’exception d’une montagne de détails qui rendaient l’expérience particulière pour n’importe qui de l’extérieur.

Hisao n’était pas du genre à s’arrêter sur les apparences. C’était quelque-chose qu’il méprisait plus que tout, trop bien placé pour savoir que chaque individu s’inventait une façade plus ou moins fidèle à ce qu’il y avait en leur sein.

Ashton était extravagant. Son style vestimentaire était à la lisière de l’excentricité, celui qu’on regardait deux fois mais sur lequel on ne s’arrêtait pas forcément. Fort heureusement pour la jeune fille, il avait caché ses tatouages au même titre que Hisao – la pauvre demoiselle aurait probablement fait un malaise autrement –, mais ils n’étaient pas les seuls témoins de l’insolite chez lui. Les bijoux, le maquillage, ce petit peigne qui trônait fièrement sur le haut de sa tête.

Hisao avait appris à ne pas se faire d’aprioris. Comme tout le monde, certaines impressions lui restaient mais il faisait de son mieux pour aborder toute nouvelle rencontre avec un œil aussi neutre que possible.

Ce n’était pas le cas de tout le monde, et peut-être était-ce naïf de sa part de ne pas avoir pensé plus tôt que si ses propres apparences n’étaient pas démonstratives de ses préférences—la balance n’était pas équilibrée. Les gens associaient le maquillage à la féminité. Les gens associaient la féminité des hommes à leur sexualité. Inévitablement.

L’étroitesse d’esprit avait de beaux jours devant elle. Quand bien même la livreuse avait raison ou non.

La façon dont les joues de son collègue s’empourprèrent eurent bien vite fait de confirmer ses doutes. Comment s’était-il débrouillé pour ne pas comprendre la source de l’embarras de la livreuse ?! Hisao releva le menton tandis que la réalisation le frappait, haussant les sourcils, ne pouvant définitivement pas retenir ce hoquet qui mêlait surprise, constatation et finalement – pas trop tôt – clarté.

Il s’était montré familier. Et comme un idiot—Hisao avait prit la chose sans y faire attention dans le feu de l’action. Pire. Il avait imité son collègue.

Il cligna des yeux. Une fois. Deux fois. Il arrêta de compter, ça et le nombre de secondes qui s’étaient écoulées depuis qu’ils se regardaient dans le blanc des yeux. Il fallait qu’il bouge, qu’il fasse quelque-chose, parce que la chaleur qui s’étaient emparée de son visage depuis—non, il n’avait pas été capable de compter ça non plus.

Alors c’est ce qu’il fit. Le sac en papier entre les mains, il s’éclaircit machinalement la gorge comme pour sortir de ce silence de mort, déposant leur commande sur la table basse avant de filer vers le comptoir de sa cuisine pour disparaitre le temps d’un instant mais aussi pour attraper la prochaine bouteille d’alcool.

Il allait en avoir besoin.

« A— », sa voix de brisa. Gratuitement. Pour ne pas l’arranger. Il se racla une nouvelle fois la gorge, essayant de paraître un peu moins décontenancé. « A—aimez-vous le saké ? Je dois avoir de la bière, ou du whisky sinon. Mais je—m’y connais moins bien alors—je ne peux pas vous garantir qu’ils seront d’aussi bonne qualité que votre vin. »

Et pourtant, il aurait aimé garder cette familiarité qui avait duré quelques secondes. Certains collègues l’avaient naturellement prise avec lui – Mutô-san – mais les circonstances étaient présentement trop différentes pour qu’il se permette de faire ça de lui-même.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyJeu 30 Juil 2020 - 7:42


 

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Au moins cette fois, je porte une chemise. C’est le seul point positif que je parviens à trouver alors que je sens mes joues et mon cou chauffer, et que je sais désespérément jusqu’où s’étendent les dégâts. C’est une bien piètre consolation eu égard à tout le reste.

J’ai parfaitement conscience de mon apparence et j’ai déjà suffisamment eu maille à partir avec des imbéciles pour connaître les préjugés qu’elle nourrit chez les gens, qu’ils l’avouent ou non. Ça ne m’a jamais empêché de porter ce que je voulais et d’envoyer paître ceux qui ne pouvaient pas en faire abstraction. Les cheveux, les accessoires et le maquillage, ce n’est pas parce que j’aime les hommes mais parce que j’aime ça tout court et je n’ai ni besoin ni envie de m’en justifier, de la même façon que je laisse les gens tranquilles quand ils portent des pantalons pattes d’eph’ ou une coupe mulet – Et pourtant, j’en aurais des trucs à dire – Mais malgré tout, ça ne rend pas ce genre de mésaventures plus agréables pour autant et qu’une jeune livreuse que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam soit repartie d’ici en étant persuadée que je formais un couple gay avec Hisao est extrêmement gênant. Surtout qu’au moment même où je caressais le fol espoir qu’il n’ait pas compris ce qui venait de se passer, voilà qu’il me rend mon regard ET mon rougissement. Cette fois, le malaise devient tellement – Je ne me souviens même plus de ce que j’ai commandé – épais que que je peux le sentir à même ma peau.

Je me frotte machinalement le bras par-dessus ma chemise pour tenter de chasser la sensation en emboîtant le pas d’Hisao lorsque ce dernier finit par reprendre tant bien que mal ses esprits. Pour ma part – Ça serait pas le moment idéal pour une petite cigarette ? – je retourne dans le salon et m’occupe de répartir les différentes boîtes de nourriture entre nous. La situation pourrait difficilement être plus gênante. J’ai chaud, je tremble un peu, mon cœur est désagréablement peu discret sous l’effet de l’embarras et je ne sais pas quoi faire pour que cela cesse. Quand Hisao propose – Oh. Ça fera l'affaire aussi – un début de solution au problème, il me faut un instant pour me reprendre :

« Le ? Oh ! Le saké… Je n’en mange pas souvent. N’en bois. Je n’en bois pas souvent. Je crois que je fais partie de ceux qui l’aiment chaud mais je serais ravi de goûter ! C’est gentil… Vous avez des assiettes ? »

Dieu, que c’est pénible. Ça me navre d’autant plus que la soirée avait parfaitement commencé, que nous étions à l’aise l’un avec l’autre et que j’étais très content d’être là. Comment dire à quel point je suis frustré de la tournure des événements… Inspirant un bon coup, je me force à me calmer pendant qu’Hisao remplit nos verres. Ça devient ridicule. Je ne suis plus un ado et je n’ai pas à me sentir coupable de la mauvaise interprétation de cette jeune femme, ni à la laisser gâcher le bon moment que nous passions ensemble. Voyons, qu’est-ce que Karson ferait dans une telle – Une blague nulle – situation ?

Me raclant la gorge à mon tour, je tente de hausser négligemment les épaules :

« Au moins… Cette jeune femme n’aura pas fait le déplacement pour rien, elle non plus. On ne doit pas être encore si moches que ça ? »

Dis-je en cherchant son regard. Et presque aussitôt – Eh, attends – j’esquisse un sourire et – C’est quand même pas ce que je crois ? – me mords la lèvre pour réprimer le fou rire qui monte d’un seul coup, traîtreusement. Non parce que… C’était un peu drôle quand même, non ?
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyJeu 30 Juil 2020 - 19:48

En réalité, ils allaient en avoir besoin.

Hisao s’était retrouvé si préoccupé par son propre embarras qu’il n’avait même pas pensé au fait qu’Ashton ne se sentait pas bien mieux que lui.

Sa réponse le rassura, d’une certaine manière. Malgré un léger lapsus – face auquel Hisao réprima un sourire pour ne pas paraître moqueur dans cette situation déjà compliquée – il semblait lentement se remettre de cet instant pénible. Hochant la tête à sa question, il attrapa une assiette pour son collègue, un bol pour lui-même et posa dans ce dernier deux paires de baguette ainsi qu’une paire de couverts basiques, tenant compte des origines de son collègue. Dans son autre main, il attrapa une bouteille de Dassai 23 – de plutôt bonne qualité puisque d’appellation Daiginjo-shu et tournant dans les trois-mille-sept-cents yens, mais qui affichait un prix exorbitant en Europe.

C’était l’une des choses que Hisao avait été heureux de retrouver. Trouver de bons produits de chez lui en France était quasi-impossible ou alors il fallait vraiment y mettre le prix. Chose qui lui avait été impossible pendant de longues années.

Ashton avait déjà pris soin de séparer les différentes boîtes. De son côté, Hisao avait commandé un Tikka Masala et une portion de Dahl pour aller avec. Il avait hésité à se prendre un dessert – le Bebinca lui manquait – mais avait finalement décidé de passer pour cette fois-ci. Après tout, son collègue lui avait fait l’honneur de lui préparer des cookies alors—il aurait été malvenu de sa part de prendre quelque-chose d’autre.

Hisao profita du moment où il traversa le salon pour laisser son regard se poser sur son collègue. Son œil précis ne manqua pas de remarquer les traces bien visibles de l’embarras qui ne s’était toujours évaporé. Tandis qu’il se libéra les mains et commença à servir leurs verres, il ne put s’empêcher de penser au pire.

Il ne laisserait pas cette soirée être gâchée pour quelque-chose d’aussi futile. Il était déjà bien chanceux que son collègue ait sauté le pas pour lui, ce n’était pas pour que tout tombe à l’eau si rapidement. Son regard divagua vers Taro, qui était venu se rouler en boule sur le canapé noir où siégeait Ashton et où il n’avait pas le droit de monter. Ce n’était pas la meilleure distraction qui soit, mais c’était toujours ça de pris.

Une profonde inspiration plus tard, Ashton brisa le silence, semblant plus décontracté et tentant comme il le pouvait de prendre cette situation à la légère. Mieux valait plaisanter sur le sujet plutôt de laisser le malaise planer.

Hisao rit nerveusement, pris au dépourvu. À la fois par la question de son collègue mais aussi par sa réaction. Le fou-rire qui s’ensuivit fut inattendu mais ce ne fut pas la seule chose qui le désorienta.

Il ne manquerait plus qu’il se mette à parler anglais tout en se mordant la lèvre.

« Je—J’imagine, mais je me remets tout de même en question », répondit-il alors, un sourire rieur au coin des lèvres. Visiblement, la bonne humeur et le rire d’Ashton étaient communicatifs. « Je doute que ce soit la première fois qu’elle tombe sur deux hommes dinant ensemble dans sa carrière. Je me demande si c’était un traitement de faveur ou si elle perd ses moyens à chaque fois. »

La question était légitime. Autrement, comment s’en sortait-elle lorsqu’elle livrait lors de séminaires entièrement masculins ? Hisao ne préférait pas y penser. Ni à ça, ni à ce qu’il pouvait bien se trouver dans la tête de cette dernière.

À la place, il répartit le contenu de ses boîtes dans le bol qu’il s’était pris et lança un « Itadakimasu ! » à son collègue lorsque ce dernier eut terminé de faire pareil.

Ashton semblait faire de son mieux pour dissiper l’embarras dès que ce dernier pointait le bout de son nez – et Dieu sait qu’il avait pris un abonnement depuis le temps. Hisao se fit alors la réflexion qu’il était peut-être temps de lui renvoyer l’ascenseur.

La question resta un suspens un instant tandis qu’il prit un premier bout de poulet entre ses lèvres et il hésita un instant le temps d’avaler ce dernier.

« Je tiens—quand même à m’excuser. J’aurais dû dire quelque-chose mais je n’avais juste— », c’était difficile de l’admettre. D’admettre qu’il se voilait tellement la face à longueur de journée qu’il finissait par le faire sans le vouloir. « Je n’avais juste absolument pas compris ni remarqué ce qu’il était en train de se passer », il marqua une petite pause, cherchant ses mots. « Notre karma doit être sacrément mauvais pour constamment nous mettre dans—l’embarras de la sorte », appelons un chat un chat. « Mais si je peux lui accorder quelque-chose, c’est qu’il sait plutôt bien faire passer ses messages », lui retourner le tutoiement avait été si—naturel dans le feu de l’action. « Je ne sais pas ce que tu en penses ? » Finit-il alors par demander, un petit sourire au coin des lèvres.

Et cette fois-ci, les mots étaient réfléchis. Mais pas moins difficiles à dire malgré l’éloquence dont il avait fait preuve, alors il essaya de purger l’appréhension dans une gorgée de saké, mais cela ne fonctionna qu’à moitié.

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Mais non, ce n’est pas possible. Je ne peux pas me mettre à rire comme ça en plein milieu de la conversation, juste parce qu’une livreuse à l’imagination un peu trop fertile nous a pris pour un couple gay par inadvertance. Je suis un homme adulte, mature et – Je me demande à quoi ça ressemble dans sa tête – digne, je ne pouffe pas comme un adolescent. Au moins, Hisao n’a pas l’air de m’en tenir rigueur. Bien que toujours un peu tendu lui aussi, il finit par m’accompagner prudemment dans l’hilarité et y va même de son petit commentaire sur la pauvre jeune femme. C’est bien, si on arrive à en parler et à en plaisanter, c’est que ça ne devrait pas rester un obstacle trop longtemps. Et puis après tout il a raison, nous n’y sommes pour rien. Cette livreuse doit vraiment abuser de certaines lectures si – Qui est top, qui est bottom, tout ça – elle ne sait plus à quel saint se vouer sitôt qu’elle croise deux hommes partageant leur soirée. De mon point de vue en tout cas, Hisao n’a donc absolument aucune raison de se remettre en question. Tous les trentenaires sont loin – Il ne faut surtout pas que je pense à des situations incluant les éléments top, bottom, Hisao et moi-même – d’être aussi bien établis que lui sur le versant viril de la séduction. C’est pourquoi je me permets de balayer ses excuses :

« Si vous voulez mon avis, vous n’avez pas à vous en faire. Je peux me tromper mais je crois qu’au premier regard, je suis le plus excentrique de nous deux. »

Avec une sacrée longueur d’avance. Ce n’est même pas la première fois que mon apparence me place dans une situation semblable car plus encore qu’à leurs yeux, c’est à leurs préjugés que se fient le plus facilement les hommes. Le monde est tellement bien rangé et moins complexe grâce à eux, c’est bien connu. Je rends son « Itadakimasu » à Hisao, m’empare de ma fourchette – J’ai honte mais je suis bien content qu’il m’ait donné une fourchette – et commence à manger à mon tour. Je glousse en avalant ma première bouchée, bien obligé d’être d’accord avec mon collègue quant à la poisse qui semble nous coller aux semelles.

« Oh, se justifier n’aurait fait que confirmer ses soupçons, je crois. Mais c’est vrai que- Quoi ? Ce que j’en pense ? Quel message ? »

Je relève les yeux vers lui, les paupières battantes de surprise. Peut-être suis-je subitement devenu stupide et auquel cas je m’en veux atrocement car je suis l’espace d’un instant incapable de décoder le sens des paroles d’Hisao. Quel message peut bien résider dans le fait que nous nous retrouvons invariablement plongés dans des situations gênantes – Et ambiguës – dès lors que nous sommes l’un avec l’autre ?  Que nous nous portons la poisse ? Que nous devons arrêter de nous fréquenter ? Que nous – Allons bien ensembl– Non vraiment, je ne comprends pas. Pas du tout. Timidement, je tente :

« Le karma serait quand même très cruel de nous dire qu’il ne nous arrive que des mésaventures ensemble alors qu’on s’entend bien, non ? »

De mon point de vue, en tout cas. Heureusement que j’ai rarement tendance à écouter ce qu’on me dit, ou être ce qu’on veut que je sois. Encore un peu gêné, je porte le verre de saké à mes lèvres pour goûter. L’étonnement me fait de nouveau hausser les sourcils. Ça, c’est inattendu. Il y a visiblement trop longtemps que je n’en avais pas bu.

« Oh ! C’est très bon ! Je ne me souvenais pas que c’était si parfumé… »

J’en reprends un peu, pour la peine.
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMar 4 Aoû 2020 - 19:35

Ashton semblait avoir conscience de l’impression qu’il laissait aux gens – encore heureux, sinon il n’aurait pas survécu à ces derniers mois passés au Japon – et Hisao n’était rassuré qu’à moitié par l’idée. Il n’arrivait décemment pas à trouver acceptable le fait d’être habitué à ce genre de réflexions, aussi idéaliste soit sa vision des choses.

Il fallut un certain moment à Hisao pour intégrer ce que son collègue venait de lui dire et comprendre qu’à force de réfléchir, il avait fini par sortir quelque-chose de complètement confus. Et plus il entendait l'écho de ses propres mots, plus il se rendit compte qu’il avait non seulement très mal traduit le cours de sa pensée mais qu’en plus, cette dernière était chargée d’un double-sens douteux.

Timing impeccable avec le contexte, comme d’habitude.

Vint donc le moment désagréable de s’expliquer. Apprenant – même si trop lentement de ses erreurs, Hisao s’empêcha de trop réfléchir à sa réponse et, pour une fois, ne prit pas trois plombes à répondre.

« Ce que je voulais dire que c’est que—malgré lesdites mésaventures, les choses se finissent toujours bien », il hésita un instant, mais pas aussi longtemps que d’habitude, essayant du mieux qu’il le pouvait de parler plus naturellement. « D’une certaine manière, la randonnée nous a conduit à mieux nous connaître, et—cette livreuse nous a débarrassé de certaines formalités que je commençais aussi à juger inutiles », surtout lorsqu’il s’était fait la réflexion que d’autres collègues n’avaient même jamais pris la peine d’être aussi polis et distanciés.

Bon, si tout ceci avait pu se faire sans les situations embarrassantes et équivoques, Hisao aurait été tout aussi contenté. Cela dit, il préférait voir le bon côté des choses plutôt que de repenser à l’aspect—peu délicat de tous ces incidents.

Et finalement, enlever les mètres de filtre qu’il s’imposait avait plutôt bien marché. Ashton n’y verrait peut-être aucune différence, mais Hisao se sentait un peu plus léger. Peut-être que son aisance finirait par revenir petit à petit. Ou peut-être était-ce l’alcool—mais il en doutait. Deux verres de vin ne lui suffisaient clairement pas.

Il sourit à la remarque de son collègue lorsque ce dernier gouta le saké, tout de même fier de ne pas l’avoir déçu sur ce point-là à défaut de ne pas avoir cuisiné lui-même. D’un autre côté—et tristement, il aurait probablement été incapable de faire quelque-chose d’aussi bon que ce qu’ils avaient commandé. Il prit également une gorgée de son propre verre.

« Ils ne le sont pas tous. Si tu as l’habitude de le boire chaud, c’est que tu as essayé le Tokubetsu ou le Futsuu, deux variétés au goût plus fort et plus acide », et de moins bonne qualité. Mais Hisao trouvait prétentieux d’ajouter ce détail en particulier. « Ceux qui se boivent froid sont plus fruités et floraux en général. »

Si l’on ne comptait pas les innombrables fois où il avait pris la défense de sa mère dans une situation qui ne lui était pas favorable, son grand-père lui avait quand même apporté deux choses : Choisir un bon saké, et l’amour de son sport de prédilection.

Quelques secondes passèrent, et Hisao se rendit compte qu’il s’était contenté de se justifier sans ne rien faire pour la gêne apparente de son collègue.

« Je suis désolé de t’avoir mis mal à l’aise. Ce n’était pas mon intention », et—il hésita. De nouveau. Mais cette fois-ci était bien mieux justifiée que les précédentes. Hisao n’aimait pas particulièrement parler de lui, et notamment rentrer dans les détails. Cela dit, Ashton méritait peut-être un petit peu plus que des excuses. « Il m’arrive de trop réfléchir à ce que je veux dire—et au final c’est encore pire », la légèreté qui l’avait traversée plus tôt s'envola et il regretta les mots à l’instant où ils passèrent la barrière de ses lèvres. Comme pour essayer d’éponger son embarras, un bref rire nerveux ponctua sa phrase.

C’était difficile, mais pas autant qu’il l’aurait cru. L’idée était à la fois rassurante et déstabilisante—baisser sa garde de la sorte ne lui ressemblait pas et pourtant, il n’était pas aussi dérangé de le faire qu’à son habitude.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMar 4 Aoû 2020 - 23:21


 

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« Oooooooh ! Effectivement, c’est on ne peut plus vrai vu sous cet angle. Et je suis bien d’accord. »

Je hoche la tête alors que tout s’éclaire et que je réalise que je me suis une fois de plus fourvoyé – Pour changer – Il n’y avait pas de double sens dans la phrase d’Hisao. Hisao ne m’a pas l’air du genre à faire des doubles sens quand j’y réfléchis, timide comme il l’est. Il est juste content que toutes les tuiles qui nous tombent dessus consolident au final notre relation plutôt que l’inverse, ce en quoi je ne peux pas lui donner tort. Peu importe ce que l’avenir nous réserve, je sais déjà qu’il me sera absolument impossible d’oublier les circonstances dans lesquelles notre amitié naissante fut forgée. C’est quand même bien plus mémorable – Et efficace – que si nous avions simplement noué connaissance à la pause café.

J’écoute attentivement les explications d’Hisao en ce qui concerne le saké. Je serais hélas bien incapable de me rappeler de la variété qu’il m’est arrivé de boire mais je suis tout disposé à le croire sur parole. Il a l’air de connaître son affaire et la boisson qu’il nous a servie est en effet fruitée, légère et rafraîchissante, délicieusement traîtresse. C’est le genre de choses qu’il faut se rappeler de boire avec parcimonie sous peine de rouler sous la table par surprise. J’en reprends tout de même encore une gorgée – À quand remonte ma dernière cuite ? – pour détecter toutes les subtilités de l’arôme maintenant que j’ai pu me réhabituer au goût. Je ne vais pas divorcer du vin pour autant mais ça demeure très agréable. J’ai vraiment bien fait de venir. Le plaisir de cette découverte me fait balayer quasi instantanément les excuses d’Hisao, avec un sourire bienveillant.

« Il n’y que ceux qui ne font rien qui ne font pas de bêtises, et que ceux qui se taisent qui n’en disent pas non plus. Tu n’as pas à t’excuser, Hisao. C’était déjà oublié. »

Il faut qu’il prenne davantage confiance en lui. Vu sa réserve naturelle, je me doute que ça doit être encore difficile pour lui de s’exprimer même si les circonstances ont prouvé que nous étions indulgents envers les bourdes de l’autre. Mais je caresse tout de même l’espoir qu’il parviendra à être un jour suffisamment à l’aise en ma présence pour ne pas ressentir le besoin de s’excuser. Qu’il se sentira un peu plus légitime quand il cherche à s’exprimer. Pour l’encourager, je lève mon verre dans sa direction en souriant :

« Aux mésaventures qui se terminent bien ! »

Notamment celle-ci, j’espère.

A few moments later...

« … Et là, je sens un truc mou et froid qui bouge sous mon pied ! Dans la botte ! Et je n’ai même pas le temps d’avoir peur que la chose m’a déjà mordu ! À travers la chaussette et avec une marge de manœuvre limitée mais j’avais sept ans, c’était terrifiant. Et donc je me mets à piailler, je m’agite dans tous les sens, la botte tombe et une grosse vipère en sort, les crochets encore sortis et tout. Apparemment, il a fallu deux heures pour me convaincre de descendre du toit de la voiture de mon père. Et c’est depuis cette expérience fabuleuse que j’ai – Herm – un peu de mal avec les serpents. »

Je ris à moitié en achevant l’anecdote, reposant mon verre vide sur la table. Je commence à légèrement perdre le compte. La bouteille a pris – Elle était sacrément grosse, cette sale bête aussi – une sacrée claque mais pour ma défense, je ne suis pas le seul fautif. Si nous nous sommes efforcés d’être raisonnables au début, la nourriture et la conversation ont fini – Un vrai python, je le jure ! – par prendre en rythme à mesure que la soirée avançait et l’alcool a naturellement suivi le mouvement. À présent, les boîtes vides patientent à un bout de la table avec les assiettes et les bouteilles. Le chat est retourné faire sa vie un peu plus loin, rassasié de caresses et fatigué de semer des poils partout. Et je ne songe pas un seul instant à retourner chez moi malgré l’heure qui tourne doucement. Retirant brièvement mon peigne, je passe la main dans mes cheveux pour y remettre vaguement de l’ordre – On se mettrait pas un peu de musique, par hasard ? – puis laisse finalement l’accessoire sur la table, définitivement à l’aise.

« Tu parlais français avec Kana tout à l’heure, non ? Tu as vécu en France ? À quelques heures des Alpes si mes souvenirs sont exacts. »
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMer 5 Aoû 2020 - 1:18

Le malentendu fut appréhendé avec technique et précision, à défaut de ne pas avoir été évité. Hisao était rassuré de voir qu’Ashton et lui avaient fini par être sur la même longueur d’onde. Ce qu’ils enduraient était suffisamment gênant pour ajouter de la durée à la malheur en prime. S’il pouvait au moins se contenter d’une chose, c’était de la rapidité avec laquelle ils finissaient par surmonter les problèmes.

C’était toujours ça de gagné.

Ashton lui confirma une fois de plus qu’il se prenait bien trop la tête pour des choses qui n’en valaient clairement pas la peine. C’était une chose qu’il savait déjà sur lui – et avait un mal fou à soigner – mais l’entendre lui faisait toujours plaisir.

Il lui rendit son sourire, heureux que la soirée ait repris un cours normal et que les choses n’aient pas encore plus dégénéré après ses petites maladresses. Au même moment, Ashton leva d’ailleurs son verre pour trinquer aux mésaventures qui se terminent bien, avait-il dit. Hisao acquiesça, et fit de même.

Et s’il y avait bien une chose que son frère lui avait enseigné lorsqu’ils vivaient encore ensemble et sortaient beaucoup trop pour leur propre santé ; c’était qu’on finissait toujours son verre quand on trinquait.

Alors c’est ce qu’il fit.

- - -

« Un serpent dans ta botte ? » Fit-il, reprenant son souffle après avoir pouffé de rire tout le long de l’anecdote d’Ashton. « Ça me rappelle Toy Story ça », et Hisao n’aimait pas Disney. Mais Hisao était père. Hisao n’avait pas eu le choix.

« C’est fou la force qu’on a quand est gosse quand même. Monter sur le toit d’une voiture à sept ans, il faut vraiment—vraiment en avoir envie », ajouta-t-il finalement.

La soirée avait pris le meilleur des tournants possibles. Les deux verres de vins accompagnés de leur deux homologues remplis de saké avaient bien aidé – sans compter celui qu’il était actuellement en train de terminer – mais Hisao n’était pas moins fier de lui-même. Boire autant en compagnie de l’un de ses collègues était déjà une preuve de confiance assez déroutante de sa part, mais il ne se sentait pas particulièrement mal à l’idée de baisser sa garde face à Ashton.

Bien que cette constatation ait été plutôt déconcertante pour lui au premier abord, il ne regretta pas une seule seconde sa décision. Ashton lui rendait la monnaie de sa pièce et semblait au moins aussi ouvert que lui à partager un bon moment.

Écoutant distraitement la question de son collègue, il se fit la réflexion que c’était peut-être le moment d’aller chercher les fameux cookies que ce dernier avait fait pour lui. Il se leva du canapé pour se diriger vers le comptoir où il les avait laissés mais ne détourna pas son attention d’Ashton pour autant.

« Quelques heures, quelques heures… J’étais plus prêt des Vosges et du Massif Central, pour être honnête. J’habitais Paris », lui répondit-il avec la corbeille de cookies dans les mains alors qu’il retournait près de son canapé. « Et si tu veux savoir, Paris est exactement comme on la décrit : Les gens sont imbuvables et c’est sale. Je préférais la campagne, mais je n’avais pas le choix, je vivais chez mon frère et avec son boulot, je ne pouvais pas vraiment lui demander d’aller emménager ailleurs. »

Au final, même après avoir terminé ses études et trouvé un emploi stable, Hisao était resté sur la capitale. Il s’y était accoutumé et n’avait pas envie d’arracher Kana à ses amis.

Il se rassit sur le canapé et posa la corbeille entre Ashton et lui, fourrant un premier cookie dans sa bouche et—

« Ils sont vraiment bons », essaya-t-il d’articuler avec une moitié de cookie qui gênait. Ils manquaient de chocolat blanc – chose qu’il ne dirait certainement pas – mais étaient quand même délicieux. « J’aimerais savoir faire des gâteaux. Je sais juste faire du brownie, mais il n’est jamais pareil. Des fois, c’est un fondant, et des fois c’est un sablé. »

Au moins, il savait faire cuire des légumes. C’était mieux que rien. Mais pour quelqu’un qui avait vécu en France—c’était honteux. Il le savait. Surtout que son frère – et même Kana – cuisinaient bien mieux que lui. Il aurait dû apprendre tant qu’il se trouvait encore là-bas.

Prenant un deuxième cookie dans le plat, il reporta de nouveau son attention sur son collègue.

« Et toi ? Si j’en crois l’accent, tu es anglais et pas américain ? » Demanda-t-il alors pour rebondir sur la question qu’il lui avait posé plus tôt. Ah, et il termina son verre entre temps. Au moins, il avait eu la présence d’esprit de prendre une seconde bouteille plus tôt et n’avait pas à se relever une deuxième fois.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMer 5 Aoû 2020 - 11:26


 

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J’éclate de rire à la mention de Toy Story. J’aurais du le voir venir. Karson m’a tellement fait la blague – Si tu m’appelles encore une fois Woodie, c’est toi qui vas aller vers l’infini et au-delà – quand il a vu le film avec ses enfants que ça tombait sous le sens. Je crois que je ne m’attendais pas à ce qu’Hisao ait la référence mais c’était à peu près évident. De gré ou de force, la plupart des parents sont tout autant au courant que leurs enfants de toutes les productions Disney, Pixar, Dreamworks et j’en passe. Encore une chose que j’apprends au sujet de mon collègue, à ma plus grande satisfaction. Cette soirée est décidément une des meilleures que j’ai pu passer depuis mon arrivée au Japon. Une des meilleures depuis bien plus longtemps que ça si je suis honnête avec moi-même. Il y a quelque chose d’incroyable à voir Hisao se détendre au point de parler. De parler autant sans s’excuser, sans s’interrompre, sans hésiter. C’est vraiment très agréable et – Sept ans ou pas, j’aurais pu escalader Big Ben sans problème tellement j’avais les jetons – ça me rend au moins tout aussi volubile et bien décidé à lui infliger mon accent désastreux :

« Oh yes, Paris ! Tour Eiffel, Moulin Rouge, métropolitain ! Ça devait être quelque chose malgré tout, non ? Je veux dire, c’est une grande ville et il y a des endroits très beaux et très intéressants, même s’il y a des français caractériels partout… Tu as vécu longtemps là-bas ? »

Sans doute quelques temps pour être capable de parler couramment la langue avec sa fille. Alors comme ça il a un frère, lui aussi ? Si ce dernier l’a hébergé quand il habitait en France, c’est qu’ils devaient être proches. Je souris pour moi-même, content pour lui. C’est une bonne chose. Ma vie aurait été bien plus âpre, plus froide, infiniment plus solitaire sans la présence de ce petit con de Karson. C’est important d’avoir un frère… Je pense à lui une seconde, et aussi à la dernière lettre que j’ai écrite à Zoey, puis je reprends mes esprits en voyant Hisao revenir avec les cookies. Un grand sourire s’étale sur mes lèvres en entendant ses compliments. Ce n’est pas grand-chose – Il n’a pas goûté mon steamed pudding – mais ça fait toujours plaisir.

« Ça signifie que tu sais faire au moins trois gâteaux en un ! Personnellement, je ne peux pas m’en vanter. Mais je te donnerais la recette des cookies et tu verras, c’est enfantin ! Et on peut mettre tout ce qu’on veut dedans ou presque. »

Si je m’étais écouté, j’aurais mis des flocons d’avoine et des noisettes en plus du chocolat noir pour leur donner un peu plus de texture mais je ne savais pas si Hisao avait des allergies alimentaires et je ne voulais pas prendre de risques. J’aurais eu l’air bien malin s’il n’avait pas pu manger les pâtisseries faites spécialement pour le remercier. Finissant mon verre de saké, je m’esclaffe à nouveau en l’entendant me retourner la question :

« Thanks to God, no ! Je suis un brave sujet de sa Majesté. J’ai grandi à Sunderland, une ville très ennuyeuse pas loin de Newcastle et de la frontière écossaise. D’ailleurs, je n’ai pas encore tout à fait assez bu mais tu entendras bientôt mon accent. Ma mère vient d’Aberdeen et mon grand-père a toujours refusé de nous parler autrement qu’en gaélique. Ça fait des années que j’ai tout oublié ou presque, j’en suis dégoûté… »

Je secoue la tête. Au fond ça n’a rien d’étonnant. Mon père n’allait certainement pas – Tiens – laisser ses enfants s’exprimer avec un accent geordie, écossais ou pire. Nous n’étions pas des prolétaires mais la fine fleur de la bourgeoisie, hors de question – Mon verre s’est de nouveau rempli – de nous confondre avec la plèbe. Je n’ai jamais compris pourquoi ma mère avait été jusqu’à renier ses racines et son propre accent pour se plier à ses désirs. Mais à vrai dire – Je vais devoir le vider, si je comprends bien – je n’ai jamais vraiment compris mes parents, ce n’est donc pas une surprise. Attrapant un cookie, j’en mange un morceau à mon tour. Les mots franchissent mes lèvres sans que je ne les ai sentis venir :

« J’ai commencé à apprendre le japonais tout seul vers 14 ans et, quand j’ai eu besoin de changement dans ma vie, j’ai tout naturellement pensé au Japon… Est-ce que tu accepterais que j’ouvre une fenêtre pour fumer une cigarette ? Je ferai vite. »

J’ai ajouté cette question en me levant du canapé – Ça tangue un peu – et en retirant paquet et briquet de la poche de mon pantalon. J’avais oublié que l’alcool avait cet effet-là sur moi, il faut que je fasse attention. Il y a des choses dont il n’y a pas lieu de parler ce soir, encore moins avec Hisao. J’espère qu’il comprendra ma minable diversion… Alors que je formule cet espoir, mon regard tombe sur le meuble télé à côté de la fenêtre où j’ai jeté mon dévolu avec l’accord du maître des lieux, et j’aperçois les quelques Cds à côté des Blu-rays. Aussitôt, je m’accroupis devant avec enthousiasme :

« Oh, great ! Music ! Alors, voyons ce qu’on a là… »
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyMer 5 Aoû 2020 - 13:26

Ce serait vraiment—vraiment plus simple s’il arrêtait avec cet accent indécent.

Une gorgée de plus ne lui ferait pas de mal et de toute façon, ils avaient une autre bouteille à finir. Lorsqu’Ashton lui demanda combien de temps avait-il vécu en France, Hisao dû se concentrer quelques secondes pour calculer – comme s’il ne connaissait pas le chiffre par cœur.

« Quatorze ans, à peu près ? Bref, longtemps quoi. Je suis revenu en Avril », il croisa les bras, fier d’avoir réussi à compter avec cinq verres dans le nez. « Par contre, je suis jamais monté dans la Tour Eiffel, hors de question que j’aille là-dedans », et quand Kana le harcelait pour y aller, Hikaru se faisait un malin plaisir d'y aller à sa place. Tout le monde était content.

Le plus ironique, c’était qu’il était monté dans ce foutu Silver Star, mais pas dans la Tour Eiffel.

En entendant Ashton complimenter ses talents culinaires – pauvre fou, il ignorait qu’il ne pouvait même pas appeler la chose gâteau, en réalité – Hisao souffla du nez et sourit jusqu’aux yeux sans vraiment essayer de se contrôler. Il hocha la tête lorsqu’il lui proposa la recette, et s’il trouvait que son collègue surestimait ses compétences—il n’en dit rien. L’attention était déjà adorable, et puis—il essayerait peut-être d’en faire, de ces fameux cookies.

Newcastle, donc. C’était intéressant à savoir – d’autant plus depuis qu’il avait parlé d’accent – et Hisao était curieux de savoir à quoi ressemblait le gaélique. Est-ce que ça ressemblait à l’anglais ? À l’allemand ? Au français ? À n’importe quoi d’autre ? Son visage se teinta de déception lorsqu’il entendit qu’il avait oublié la langue.

« Aah—dommage. J’aurais bien voulu t’entendre le parler. Je ne sais pas vraiment à quoi ça ressemble. »

Quelque-chose se tordit dans son estomac et ses joues s’étaient peut-être légèrement empourprées—il venait vraiment de demander ça à voix haute ? Probablement. Mais l’alcool eut bien vite fait de balayer l’embarras et pour le faire se concentrer sur ce qu’il lui disait. Apprendre à parler japonais si jeune, sans nécessairement prendre de cours était une forme d’exploit aux yeux de Hisao—on parlait quand même d’une toute nouvelle langue avec un système d’écriture plus complexe que l’alphabet latin.

« Oh, euh, oui, attends », il se leva en prenant bien soin de se tenir aux accoudoirs de son canapé pour ne pas lamentablement se casser la gueule devant Ashton et ouvrit la fenêtre qui se trouvait derrière eux.

Le regard d’Ashton se dirigea dans la mauvaise direction. Hisao n’eut pas le temps de trouver une quelconque distraction que ce dernier lui demanda s’il pouvait jeter un œil à sa musique.

Et merde. Il acquiesça. Faible qu’il était. Une œillade sur son verre plus tard, il but une ou deux gorgées supplémentaires. Il allait sérieusement en avoir besoin si ses cauchemars devenaient réalité.

« Eh—il y a des trucs vraiment vieux. Ne m’en tiens par rigueur », finit-il par articuler avec une main pour cacher une partie de son visage.

Parce que Kana n’avait que peu d’albums à elle – un CD récent compilant littéralement toutes les chansons Disney, Happy BusDay de Superbus seul groupe français qu’elle et Hisao appréciaient, et tous les albums de Lady Gaga – tout le reste se trouvait dans ses playlists Spotify. Les CDs, c’était démodé et ça ne rentrait pas dans la poche.

Le reste—ah, le reste.

Pas difficile de deviner quel était le genre musical favori de Hisao en un coup d’œil. Empilés les uns sur les autres, on y trouvait absolument tous les albums de Joan Jett & The Blackhearts, mais aussi ceux de The Runaways ou encore ses singles solo. Tout en dessous, l’édition limitée de Dynasty de KISS trônait fièrement – combien de temps depuis qu’il avait mis de la musique dans cet appartement. Depuis qu’il avait emménagé ici, il ne le faisait que très rarement – seulement lorsqu’il peignait. Plus loin sur l’étagère, trois ou quatre albums de Depeche Mode ne surprendraient personne, pas plus que tous ces noms qui s’enchainaient et lui rappelaient de bons souvenirs : Queen, U2, Oasis, Culture Club ou encore Muse.

L’étagère du dessous comportait des choses plus récentes. Language & Perspective de Bad Suns, This Is Forever de She Wants Revenge qui étaient ses deux albums plus « actuels » favoris. Dans le tas, on y trouvait des albums qu’il n’avait écouté qu’une fois parce qu’on les lui avait offerts et plus loin—il y avait des compilations des meilleurs titres des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Mais ceux-là, Hisao espérait du fond du cœur que Ashton ne les avaient pas remarqué.

Il n’avait pas encore assez bu pour chanter I Will Survive à gorge déployée, mais ça ne saurait que tarder et si Ashton pouvait éviter de jouer les petits diables sur son épaule, il lui en serait grandement reconnaissant.

« Et pas intéressants », ajouta-t-il pour compléter l’adjectif « vieux » qu’il avait utilisé plus tôt pour décrire sa musique. « Mais si tu y tiens, les enceintes sont sur la télévision. »

Pourquoi lui avait-il donné une information pareille ? C’était du suicide. Il ne voulait pas se retrouver dans cette situation—mais en même temps l’idée l’amusait. En fait, il ne s’était pas amusé ainsi depuis des années.

Alors peut-être qu’au fond—au fin fond, il en avait un peu envie. Ashton semblait plutôt bon dans la catégorie « je fais juste une petite étincelle et la baraque se met à brûler », surtout lorsqu’il était question de pousser Hisao hors des sentiers battus en – le faisant rougir pour des conneries, le déstabilisant, le faisant boire et parler – le faisant se sentir jeune à nouveau.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyJeu 6 Aoû 2020 - 11:24


 

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J’ai ri sincèrement en entendant l’affirmation catégorique d’Hisao au sujet de la Tour Eiffel. Effectivement, ce n’est pas le genre d’endroit où il doit se sentir très à l’aise quand on voit l’effet qu’une pente un peu à pic lui fait lors d’une randonnée. C’est un peu comme si on me proposait un pique-nique sur Queimada Grande. Il y a de fortes chances pour que je préfère – Prendre un bain de cactus, devenir escort boy, avaler une assiette de piments oiseaux – décliner fermement l’invitation plutôt qu’accepter ce genre de torture. Ça ne rend pas la vision de ce pauvre Hisao piégé au sommet de la Tour Eiffel moins amusante, je dois l’avouer. Grand mal m’en prend, car voilà que je dois bientôt faire face aux regrets de mon collègue qui aurait aimé découvrir le gaélique et ne réalise pas que je suis la personne la moins bien placée pour une initiation. Je repousse mes cheveux en arrière et, l’alcool me rendant dangereusement intrépide – Il a un chouette sourire une fois qu’il se détend pour de bon – je rassemble mes vieux souvenirs de nos vacances à Aberdeen. C’est loin d’être brillant.

« Oh jeez, vraiment je ne me souviens de rien du tout. Attends… Thig an seo, clann !* Mon dieu, mon grand-père doit se retourner dans sa tombe. Je ne dirai pas un mot de plus dans cette langue, ma prononciation est vraiment trop désastreuse. »
*(Venez les enfants !)

Je me moque toujours de moi-même de bon cœur en me levant pour aller fumer ma cigarette, du moins jusqu’à ce que je remarque les Cds. Parce que c’est vrai que quelque chose manque encore cruellement à cette soirée, qui ne saurait être une vraie soirée réussie sans musique. Et n’en déplaise aux mises en garde gênées d’Hisao, je trouve tout à fait mon bonheur dans son meuble télé. Il y a beaucoup de choses que je ne connais pas mais qu’à cela ne tienne, on pourra toujours les mettre plus tard. Pour l’instant, je me retourne vers lui avec un sourire victorieux, un boîtier à la main.

« Personne ne qualifiera Depeche Mode, Kiss et surtout pas Queen de vieux et pas intéressants en ma présence. Et oui, j’y tiens ! Voilà, ça ce sera parfait ! »

Et c’est sur les premières notes de Radio Ga Ga, album The Works, que je m’installe à la fenêtre qu’Hisao a ouvert pour moi, ma cigarette aux lèvres. Sans me douter – Où est mon verre quand j’ai besoin de lui ? – du terrible mécanisme du Destin que je viens d’enclencher…


« I want to break free ! I want to break freeeeee ! »

Plus tard. On a laissé les fenêtres ouvertes – Il me faut – parce qu’on avait chaud. C’est peut-être parce qu’on a entamé la seconde bouteille – Un putain – ou alors parce que je suis – D’aspirateur – actuellement possédé par Freddie Mercury. En tout cas, c’est l’explication la plus plausible au fait que je suis en train de me dandiner devant la table basse en un splendide rappel du clip de la chanson – Roger Taylor était irrésistible en étudiante aussi – même si je n’ai pas d’aspirateur.

« God knows ! God knows I want to break freeee ! Goddam I love this song ! »

Dis-je en adressant un grand sourire à Hisao, riant à moitié. J'ai remonté les manches et ouvert le col de ma chemise, et malgré ça je sens que j'ai les joues rougies par l'alcool, la tresse un peu échevelée. Je ne sais pas à quoi je ressemble et pour tout dire, ça me passe au-dessus. Je ne sais pas combien j’ai bu de verres non plus, ni lui d’ailleurs. Tout ce que j’espère, c’est qu’il se marre autant que moi.

« Tu connais les paroles ? Chante avec moi ! »
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyJeu 6 Aoû 2020 - 15:13

Le gaélique était—gracieux.

Ou était-ce sa façon de le parler ?

Probablement pas, puisqu’il s’était immédiatement repris en évoquant le fait d’avoir tout perdu. Hisao ne put s’empêcher de sourire.

« J’ai rien compris, mais c’était joli », admit-il alors, prenant une nouvelle gorgée de sa boisson – et un bout de cookie, encore assez naïf pour croire que le repas allait éponger l’alcool.

Un soupir amusé plus tard, Hisao se fit la réflexion que son collègue avait entièrement raison : Il ne trouvait pas une seule seconde que ses goûts musicaux soient trop vieux ou inintéressants mais… Il avait ce besoin constant de se dénigrer de peur de ne pas être assez humble. Une vieille plaie qui ne guérirait sûrement jamais.

Il ne profita pas bien longtemps de ses pensées pour le distraire, parce qu’Ashton ne perdit pas une seule seconde pour s’exécuter et lancer Radio Ga Ga.

- - -

Il ne pouvait pas dire qu’il ne s’y était pas attendu. L’ambiance s’était déjà réchauffée avec la présence de musique – à un moment ou à un autre, Hisao s’était levé pour rester près de la fenêtre avec Ashton, et ne s’était pas rassit depuis – mais I Want To Break Free n’avait absolument rien arrangé. Il avait laissé les musiques défiler une par une, sachant pertinemment que quand viendrait le tour de celle-ci, le calme plus si calme aurait de grandes chances de s’envoler pour de bon.

S’il avait su.

Et même avec tous les verres d’alcool qu’il avait ingurgité depuis le début de la soirée, Hisao n’arrivait tout simplement pas à matcher l’enthousiasme de son collègue. Il en avait envie—dire le contraire aurait été un mensonge de haut vol, mais sauter le pas était plus compliqué. Infiniment plus compliqué.

Ou peut-être pas tant que ça. Parce que visiblement, ça ne tenait qu’à trois petits mots. Chante avec moi, lui avait-il dit. Quelle grossière erreur. Hisao pinça l’arête de son nez et rit nerveusement. Longtemps.

Il y avait quelque-chose d’agréable dans le fait de voir Ashton faire deux ou trois pas de danse sur le refrain et chanter sans aucune forme de honte. Hisao, lui, était appuyé sur le pan de mur de l’entrée, son verre posé tout près de lui.

Son regard croisa celui de son collègue, une lueur d’appréhension mélangée à beaucoup, beaucoup d’hésitation. Son sourire ne se décrocha pas pour autant et il finit par lâcher un long soupir lourd de sens.

Depuis quand était-il aussi simple de le faire céder ?

« Je te préviens, mon accent anglais est une honte à Sa Majesté et je chante très mal », il avait, entre autres, la voix beaucoup trop grave pour faire honneur à Freddie Mercury.

Comme pour se donner du courage, il descendit son verre d’une traite et posa ce dernier sur la table basse pour finalement se joindre à Ashton.

« So baby can’t you seeeee ! » Ignoble. Ignoble. Heureusement, ils chantaient en chœur et Ashton couvrait à peu près le désastre. « I’ve got to break free ! I’ve got to break freeeeee ! » Et Dieu merci, il ne l’avait rejoint que sur les derniers couplets de la chanson.

Commença alors un jeu débile entre sa raison et son cœur. Parce que, ouais, il ne l’admettrait peut-être jamais à voix haute – et il n’en aurait pas vraiment besoin, parce que ça crevait les yeux – mais il s’amusait beaucoup.

Son cœur finit donc par l’emporter et envoya sa raison se faire foutre. De toute façon, il était déjà foutu. Il attrapa la télécommande et changea d’album pour A Night at the Opera et une chanson en particulier.

« Is this the reaaal life ? » Fit-il en même temps que Freddie Mercury, jaugeant la réaction de son collègue.

C’était un long, très long morceau. Mais tout le monde dans cette pièce – au grand nombre de deux – savait pourquoi est-ce que Hisao avait mis cette musique. Avec autant de justesse – soit, très peu – qu’il le put, il essaya de chanter les premiers vers avec une attitude presque théâtrale : La main sur la poitrine, les yeux fermés.

Quand vint le moment.

« MAMAAAAAAAAAAAAAAAAA ! » I Will Survive n’a qu’à bien se tenir. « OUUUHOOOOUUUHOUUU ! »

Ni Ashton, ni lui n’avaient eu la présence d’esprit de refermer les fenêtres, cependant. Et Hisao s’en rappela subitement lorsqu’il entendit la sonnerie de sa porte retentir. Ses yeux, alors fermement clos, s’écarquillèrent pour regarder dans la direction d’Ashton.

Merde. Il se précipita sur son téléphone pour en regarder l’heure. Il était minuit passé – déjà minuit ? Seulement minuit ?! Il lança un énième regard vers son collègue et désigna le pan de mur de son entrée.

« Cache toi là », lui demanda-t-il en chuchotant presque, comme s’il n’avait pas hurlé une minute plus tôt et courut vers la porte pour déverrouiller cette dernière. Dans un éclair de lucidité, il enfila sa veste parce qu’alcool ou pas, ce n’était pas le moment de ruiner sa carrière non plus.

« B—Bonsoir », fit-il avec tout le sérieux du monde lorsqu’il ouvrit et—oh non. La comptable. Il n’arrivait pas à la regarder et à cet instant, Hisao ne savait pas s’il avait simplement le regard fuyant ou s’il essayait de lancer de petites œillades vers Ashton.

Ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire, ne pas rire.

« Tenma-san ? » Elle semblait surprise de le voir. Hisao était presque étonné que, friande de ragots comme elle l’était, elle ne savait toujours pas où est-ce qu’il habitait. « C’est—C’est dans votre appartement la musique ?! » Non, elle n’était pas juste surprise. Elle était abasourdie.

Il pouvait la comprendre. Hisao incarnait l’archétype du japonais discret, qui ne parlait que très peu et bien souvent pour répondre plutôt qu’engager la conversation.

Là—il ne ressemblait à rien du tout. Le ruban avec lequel il s’attachait les cheveux menaçait de se faire la malle, son teint était rougit par l’alcool et l’absurdité de la situation, sa voix cassée par le fait d’avoir chanté comme un idiot et son visage entouré d’une dizaine de mèches rebelles.

Loin du portrait de l’homme propre sur lui qu’il proposait habituellement.

Mais le pire, c’était qu’il devait se retenir de rire. Son sourire était complètement incontrôlable et ses lèvres tremblaient, à peu de choses de le trahir et de le faire éclater de rire. Il souffla du nez plusieurs fois pour faire redescendre la pression, mais cela ne marcha pas le moins du monde et il fut proche de craquer plus d’une fois. Mordre ses lèvres ne semblait pas aider non plus et ne faisait qu’accentuer les fossettes qui se creusaient dans ses joues.

« Je—Oui. C’est moi. Je—Je m’excuse », il se racla la gorge, regagnant doucement une certaine contenance, non sans son sourire débile. « Je—ferais plus attention. »

Elle plissa les yeux, suspicieuse et essaya de se pencher en avant pour regarder à l’intérieur – vraiment sans gêne. « Vous êtes seul ? » Demanda-t-elle.

Hisao ne pouvait pas se permettre d’hésiter. « Non », répondit-il presque instantanément. « Je suis avec ma—fille. Mais elle est aux toilettes. »

Pas convaincue. Pas convaincue du tout. « Je vois. Fermez au moins les fenêtres, s’il vous plait. »

« Je vous le promets. Encore—désolé Katariwa-san. »

Et il referma la porte. Il resta l’œil collé au judas pendant quelques secondes et quand elle fut enfin sortie du couloir, il lança et un regard à Ashton et—

Explosa de rire. Tout y était, même la larme de bonheur au coin de ses yeux. Si bien qu’il dû se tenir au meuble qui se trouvait dans son entrée.

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« Avec tout le respect que je dois à sa Majesté, WHO CARES ! Allez, allez ! »

Et à ma plus grande joie – Yes – Hisao accepte de se joindre à moi – YESSS ! – Il n’a pas la bonne tessiture pour cette chanson mais on s’en cogne, moi non plus de toute façon. Pas besoin de savoir chanter pour être unis dans le feu de la musique – Oui enfin moi ça va, je chante juste quand même – et du déhanché. Je suis à fond dedans jusqu’à la fin de la chanson. Si j’avais osé, je l’aurais pris par les épaules pour chanter ensemble dans le même micro – La bouteille, quoi – mais même dans les brumes de mon euphorie, je me souviens qu’Hisao n’est pas particulièrement à l’aise quand on l’approche de trop près alors je me retiens. Je peux parfaitement danser tout seul en plus, et puis au moins ça m’évite de l’assommer avec ma tresse. Moi par contre, je me la prends dans la tronche à plusieurs reprises. C’est chiant. Je décide de la refaire un peu plus serrée. C’est là qu’Hisao me prend en traître.

Je me fige, les mains sur l’élastique – Mais fou que je suis – les cheveux à demi-dénoués flottant sur mes épaules. Je rencontre son regard et – Qui a besoin d’une tresse – si les yeux le pouvaient, à cet instant les nôtres se serreraient la main. Dans un geste décidé – Pour danser sur du Queen ? – je retire l’élastique et libère toute ma chevelure pour lui donner la réplique :

« Is this just fantasy ? Caught in a landslide, no escape from reality…  »

Je vais crever de chaud. Tant pis, c’est pas important. Il est vital d’avoir la classe pour – Yes – ce moment :

« MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA, OUUUUUUUUUUUUUUUH !!! »

– YEEEEEEEEEEES – J’adopte aussitôt la même pose qu’Hisao, en faisant virevolter mes cheveux dans le mouvement. Bon Dieu, c’est tellement bon, je me sens – Didn't mean to make you cryyyyy ! – tellement bien. Juré, je peux me passer de sexe jusqu’à la fin de mes jours tant qu’il me reste la musique. La musique et des gens pour la partager, pour chanter et danser, pour – If I'm not back again this time tomorrooow : – vibrer avec moi. Pour repousser la nuit et la solitude, pour allumer toutes les étoiles rien qu’avec le son de nos voix, le bruit de nos pas. Si j’ai ça – Carry ooooon, carry oooooon ! As if nothing really matters  – je n’ai besoin de rien d’autre. Quel dommage que ma transe doive s’achever de façon aussi brutale, et fort à propos – Too late, my time has come – avec les paroles, quand la sonnerie de la porte d’entrée nous fait sursauter.

Hisao me jette un regard éberlué puis me désigne vivement un coin où me cacher. Je m’étais précipité pour baisser un peu la musique et me dépêche de me mettre hors de vue. Je me prends les pieds dans le tapis au passage – Shit, shit, shit ! – heurte le mur et par manque de temps, j’abandonne l’idée de me relever et reste assis tout contre, les jambes repliées contre la poitrine, les mains plaquées sur la bouche. Il ne faut surtout pas qu’on m’entende me marrer. Parce que oui, j’ai terriblement envie de me marrer. J’ignore quelle collègue se trouve de l’autre côté de cette porte mais elle n’a visiblement jamais vu Hisao dans un tel état. Je crois que personne à Kobe n’a jamais vu Hisao dans un tel état en fait. Échevelé, les joues rougies par l’alcool, la voix encore éraillée et un immense sourire sur le visage. C’est peut-être ça le plus invraisemblable. Hisao qui exprime une émotion aussi vive. Et aussi – Te marre pas, te marre pas, te marre pas, merde mais il va craquer le con, j’ai jamais entendu une excuse aussi pourrie – communicative. Les orteils recroquevillés dans mes chaussettes, les lunettes de travers et me mordant la lèvre derrière mes mains, j’essaie désespérément de me retenir aussi. J’ai rien fait d’aussi dur récemment.

Finalement, parce que je ne sais quel miracle, la visiteuse finit par repartir et la porte par se refermer une fois arrachée la promesse de baisser le son et fermer les fenêtres. Il s’écoule cinq secondes, et puis c’est l’explosion. Comme des adolescents, nous sommes emportés par l’hilarité la plus totale. Pendant au moins cinq minutes, je suis incapable de parler, à peine de respirer. Les joues douloureuses, les yeux embués de larmes, mes muscles finissent par me lâcher – Va falloir que j’aille pisser dans peu de temps – et je me laisse glisser à plat dos sur le sol pour finir de m’étouffer.

« Jesus… Fucking Christ… Now I… I can die and rest in peace… Si t’avais pu voir ta tête… »

Je repars dans un nouveau fou rire rien que d’y repenser. Et quand enfin je parviens à reprendre mon souffle – Cette fois il faut vraiment que j’aille pisser – je tente de me relever. J’oublie que j’ai les cheveux en liberté. Je marche sur une mèche – AOUTCH – et perds l’équilibre. C’est le genre de détails auxquels personne ne pense quand j’ai des compliments sur mes cheveux. Et comme de juste, c'est Another one b.ites the dust qui commence.
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyVen 7 Aoû 2020 - 0:06

En plus d’être un véritable showman, Ashton était également déstabilisant au possible. Enfin, ça c’était une chose que Hisao avait fini par comprendre à ses dépens et pas forcément pour les bonnes raisons. D’un autre côté, voir son collègue se retenir de rire pour finalement céder et presque fondre en larmes à cause de son fou-rire était un véritable spectacle. Et le mot était faible.

Hisao eut un mal fou à s’arrêter de rire, il commençait à en avoir mal aux côtes et il n’avait juste plus l’âge de rigoler pendant aussi longtemps sans considérablement manquer de souffle. Donc il se mit à prendre grandes inspirations pour essayer de se calmer et éventuellement, la chose finit par fonctionner. Doucement, mais sûrement.

Bon, ça ne l’empêcha pas de continuer à glousser pendant qu’il faisait le tour pour rejoindre Ashton qui ne s’était toujours pas relevé. Et ce dernier ne l’aidait vraiment, vraiment pas.

Parce qu’à l’instant même où Hisao s’avança vers lui pour lui proposer sa main et l’aider à se relever, ce dernier – d’une manière ou d’une autre – s’en sortit pour marcher sur l’une de ses propres mèches de cheveux en voulant se relever seul et retomba comme une crêpe, dos contre le sol.

Il ne lui en fallut pas plus pour repartir de plus belle et s’étouffer avec son rire de nouveau. En temps normal, Hisao s’empêchait de rire autant parce qu’il haïssait son rire – à mi-chemin entre une Nissan de quinze ans qui ne veut pas démarrer et un train qui déraille – mais l’alcool avait envoyé balader son filtre depuis un petit moment déjà.

Quand il reprit enfin son souffle de nouveau – plus facilement cette fois-ci –, il avança vers Ashton pour l’aider à se relever, non sans se passer d’une petite remarque, avec un ton presque hautain juste pour le plaisir.

« Bah dites donc, Kelly-sensei, il va falloir que vous arrêtiez de boi— »

Pied. Tapis.

Putain de tapis.

Sans qu’il ne puisse se rattraper au demi-mur de l’entrée ou à n’importe quel meuble qui le sauverait de l’effroyable accident qui se profilait, Hisao trébucha et sentit la gravité faire l’amour avec son poids tout entier.

Putain de karma.

Dans sa chute, il ne pensa pas à grand-chose. De toute façon, il aurait tout le temps de se sentir mal lorsqu’il se serait lamentablement écrasé de tout son poids sur Ashton. Il avait mis ses mains en avant pour essayer de ne pas non plus le tuer avec ses quatre-vingt-dix kilogrammes – une impression de déjà-vu mais sans l’eau pour amortir le choc – et il avait encore un maigre espoir : Celui que son collègue ait la présence d’esprit de rouler sur le côté pour lui échapper.

Quelle naïveté. C’était déjà trop tard. Alors il se fit la réflexion qu’il détestait vraiment ce tapis et qu’il ne savait même pas pourquoi il l’avait acheté. Ah si, parce que Kana aimait bien les tapis – elle ne voulait pas mettre de chaussons et n’aimait pas être pieds nus sur le sol. Achète toi des chaussettes, avait-il dit. Non, je n’aime pas ça, avait-elle répondu. Taro pourra faire ses griffes dessus plutôt que sur le canapé, avait-elle rajouté. Emballez, c’est pesé.

Comme si ce foutu chat n’avait pas littéralement la maison entière pour y faire ses griffes.

Hisao n’aimait pas ce tapis. Ce n’était pas la première fois qu’il se prenait les pieds dedans, sûrement pas la dernière mais très certainement la pire de toutes.

Le choc ne fut pas aussi brutal qu’il l’avait imaginé et au moins, même avec l’alcool et le sentiment d’euphorie toujours présent dans sa poitrine, il n’avait pas crié comme un idiot en se cassant la gueule. C’était au moins un pourcent de dignité sauvée, non-négligeable.

Et maintenant, il fallait traiter le problème immédiat. Mais il y avait trop d’informations qui se bousculaient en même temps : Le contact, beaucoup trop de contact d’un seul coup. Il remercia l’alcool qui lui permettait de gérer la chose avec un peu plus de légèreté et l’empêcha de littéralement se pétrifier sur place. Mais ce n’était pas tout : Encore son karma, encore Ashton, encore un truc de plus. Ça aurait pu être risible, un tel comique de répétition.

Huh. Il avait mal. Au poignet. Assez pour le faire grimacer et jeter un œil à ce dernier avant de faire quoi que ce soit d’autre, avant même de relever la tête et—

Ashton est quand même canon.

Il rencontra son regard. Ah, de l’embarras—ça ne lui avait pas manqué. Même avec l’alcool pour essayer de camoufler la chose, Hisao pouvait sentir qu’il était rouge. Probablement jusqu’à la naissance son cou. Tandis que des trucs inappropriés lui passèrent par la tête – trop par rapport à d’habitude, trop graphiques, trop alcoolisés – son regard se fit soudainement fuyant alors qu’il sentit son visage littéralement brûler sous la honte et un autre truc encore plus honteux qu’il ne nommerait pas.

Heureusement, il ne perdit pas une seule seconde de plus et roula sur le côté avant d’avoir une autre idée de merde et se fit la réflexion qu’il faisait atrocement chaud. Peut-être parce qu’il avait gardé sa veste qu’il avait oublié d’enlever. Toujours assis par terre, il s’en débarrassa à vitesse éclair et jeta cette dernière en boule quelque-part sur son canapé.

Son corps était presque inerte, immobilisé par la gêne. Son esprit ? Vide. Hisao était tiraillé entre l’envie de se souvenir de chaque seconde de cette incroyable soirée – et littéralement chaque seconde, celles-ci incluses malgré lui – et le besoin irrépressible de se réveiller demain matin avec le plus gros trou noir de son existence.

L’un de ses deux souhaits l’emportait sur l’autre. Avec un soupçon de honte. Il n’osa pas croiser le regard d’Ashton immédiatement. À la place, il regarda quelque-part ailleurs sur ce beau plancher pâle et prit sa meilleure décision de la soirée :

« J’ai besoin de boire. Deux secondes », il se traîna – toujours à même le sol – jusqu’à la table basse et remplit à nouveau son verre, en se demandant pourquoi est-ce qu’il buvait encore dans un verre.

Il se tourna pour faire face à son collègue, le dos contre la table basse et les genoux ramenés contre sa poitrine. Une main sur son visage pour cacher la lueur – les pleins phares – de honte dans ses yeux.

« Désolé… ? » Huh. Il l’était. Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyVen 7 Aoû 2020 - 11:39


 

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« Stop it ! Now ! »

Cause toujours, Ashton. Je vois pas comment je pourrais lui dire sérieusement d’arrêter de se moquer de moi alors que je suis le premier écroulé de rire par terre, étalé dans mes cheveux qui m’ont pris en traître. C’est vrai que de l’extérieur, ça devait être tordant. À peu près autant qu’Hisao qui tentait de donner le change – Sa fille. Il a dit qu’il était avec sa fille alors qu’il y avait deux mecs adultes à gueuler du Queen dans son appart – à la comptable tout à l’heure. C’est parce que je suis encore trop occupé à rire de tout ça que je ne vois pas venir la catastrophe.

Catastrophe qui prend corps grâce au même tapis sur lequel j’ai trébuché tout à l’heure.

J’ai le temps et le réflexe de lever les bras pour amortir le choc. Pas plus. Et même comme ça, ça n’empêche pas Hisao de me couper le souffle lorsqu’il s’affale sur moi. L’impact – Bordel – me plie en deux, vide mes poumons et je – Il pèse son poids, le bougre – me cogne la tête contre le plancher en retombant. Mais ce n’est que lorsque je rouvre les yeux en grognant que je – Oh – mesure toute l’ampleur des dégâts.

Hisao est étendu contre moi, son torse m’empêchant de prendre pleinement ma respiration, son visage plus proche du mien qu’il ne l’a jamais été. Je peux voir en détails le voile de sueur sur son front, l’équilibre de ses traits, la façon dont angles et courbes s’affrontent et s’annulent dans le tracé de ses pommettes ou le galbe de sa bouche, l’exacte couleur – Brun sombre – de ses yeux. Je sens son souffle – Alcool et chocolat – sur ma peau, la chaleur de son torse et les battements de son cœur à travers son t-shirt. Et aussi – Non… – la fermeté de ses muscles sous mes paumes, alors que j’ai posé les mains sur ses épaules, ses bras, là où je le pouvais. Je ressens tout cela et – Merde… – une vague de chaleur m’envahit de bas en haut, enflammant tout mon visage et mon cou alors que j’oublie soudain comment respirer. Comme durant la randonnée, j’ai – Attends, attends – subitement conscience du temps qui s’est écoulé depuis la dernière fois que je me suis trouvé dans pareille situation. Les cheveux dénoués, incapable de faire un mouvement ou de me souvenir comment je m’appelle, à la merci d’un autre homme. Un frisson fait fondre toute ma colonne et un soupir m’échappe malgré moi. En moins d’une seconde – Depuis quand – je ne peux pas – Est-il aussi – faire quoi que ce soit d’autre – Sexy ? – que fixer sa bouche…

Et puis tout s’arrête. D’un seul coup, je respire.

– Hein ? –

Je cligne des yeux, éberlué. Une veste volante traverse mon champ de vision avant d’atterrir sur le canapé.  Tiens, c’est curieux. Je savais pas qu’on pouvait être sur le cul en étant allongé. J’aimerais bien qu’on m’explique ce qui s’est passé… Je me redresse avec précaution parce que j’ai encore la tête qui tourne. L’alcool, la chute – l’excitation – la surprise, tout ça. Lorsque j’ose me tourner vers Hisao, ce dernier est tout penaud à côté de la table basse et s’excuse tellement piteusement que je hausse les sourcils. Bon, c’était assez gênant comme situation mais il n’y a tout de même pas mort d’homme. Il n’a pas intentionnellement choisi de s’écrouler sur moi, que je sache. Et puis merde, on s’amusait tellement jusqu’ici, on ne va quand même pas laisser un karma pourri nous niquer la soirée ! Affichant un sourire, je cherche un truc idiot à dire pour détendre l’atmosphère :

« Pas de soucis. J'adore être coincé sous des beaux mecs. Euh… »

Et me fige – Putain de – J’ouvre la bouche, la referme et c’est mon tour de piquer un fard, paniqué. Je n’arrive pas à croire ce que je viens de faire. Ça fait longtemps que je n’ai pas – Ashton, tu es con ou bien ? – commis une telle bourde. Soudain aussi mortifié que lui, je baisse la tête et me cache derrière mes cheveux pour bafouiller, me remettant maladroitement debout :

« Merde. Désolé, ça m’a… J’avais pas l’intention de– Okay, je crois que j’ai besoin de boire moi aussi. Non attends, j’ai besoin de pisser d’abord. C’est bien là les toilettes ? »

J’attends à peine sa confirmation pour tituber vers la porte et me réfugier dans la salle de bain. M’appuyant contre les lavabos, je pousse un soupir tremblant, me traitant intérieurement de tous les noms. Mais qu’est-ce qui m’a pris, bon sang… Même si j’en ai souffert, je n’ai pas honte de ma sexualité. Plus maintenant. Je n’ai plus l’âge de me mentir ou de me bercer d’illusions. Mais ce n’est pas pour autant que j’en ai fait un étendard à brandir fièrement à la moindre occasion. Je n’esquive pas la question quand on me la pose mais je ne la devance pas non plus. En d’autres termes, je ne suis absolument pas du genre à la déballer comme je viens de le faire, avec une blague et un compliment de mauvais goût, après m’être retrouvé dans une situation délicate avec un collègue – Surtout quand la situation en question a commencé dès la seconde bouteille de saké –

Fébrilement, je me passe de l’eau froide sur le visage en espérant que ça me remette les idées en place, ou au moins que ça arrange ce teint de tomate mûre. Qu’est-ce que je vais faire, maintenant ? Hisao me fait l’effet de quelqu’un d’ouvert d’esprit mais il ne faut jamais préjuger de ce genre de choses, je le sais d’expérience. Et j’insiste mais il n’y avait plus un seul centimètre pour nous séparer il y a moins de deux minutes. C’est suffisant pour que n’importe quel mec hétéro ouvert d’esprit se sente menacé dans sa virilité et devienne distant ou agressif. Ça me ferait mal, je l’avoue… Dépité par ma propre stupidité, je vide ma vessie – Bien viser, surtout – me lave les mains et ressors finalement pour affronter mon destin. Queen résonne toujours dans le salon mais je n’ai plus trop le cœur à danser pour l’instant. La potentielle réaction d’Hisao me stresse plus qu’elle ne le devrait. Je n’ose même pas le regarder alors que je m’assois de l’autre côté de la table basse, soupire et me passe la main dans les cheveux. Depuis quand j’ai la bouche aussi sèche ? Me raclant la gorge, je n’y tiens soudainement plus et – Tout serait tellement plus simple si j’étais pas un mec – présente ma nuque à la hache du bourreau :

« Si, euh… Si tu préférais que je partes… Enfin, je comprendrais… »

Après tout – Va-t-en – ça ne serait pas la première fois…
 



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Il fallait qu’il ignore les signes.

Non, il se devait d’ignorer les signes.

Ignorer la façon dont Ashton avait posé son regard sur lui, sur ses lèvres, la façon dont le feu avait ravagé son visage et son cou avec la même intensité qui avait touché celui de Hisao. Plutôt que d’écouter les conseils avisés de sa raison, il préféra se poser les mauvaises questions, se demandant ce qui avait traversé l’esprit d’Ashton durant ces – longues – secondes qu’il avait passé en-dessous de lui.

C’était sûrement de la gêne. Vraiment, ça ne pouvait être que ça, de la gêne et rien d’autre que—

J'adore être coincé sous des beaux mecs.

Ses lèvres s’entrouvrirent mais rien n’en sortit. Peu importe les mots auxquels il avait pensé, ces derniers s’étaient arrêté dans le nœud de sa gorge et rien, aucun son ne sortit de sa bouche. Mon tout son corps parlait à sa place : Ses joues s’empourprèrent de nouveau, ses yeux étaient ronds et clignaient à répétition, son cœur tambourinait fort – trop fort – dans sa poitrine. Assez pour craindre que son collègue l’entende – non, bien-sûr que non.

Il hocha presque machinalement la tête lorsque Ashton lui demanda le chemin vers les toilettes, toujours inexplicablement figé et lorsque ce dernier s’engouffra derrière la porte de sa salle de bain—Hisao laissa s’échapper un long soupir d’entre ses lèvres et un poids se leva sur sa poitrine. Visiblement, il avait oublié de respirer tout ce temps.

Qu’est-ce qu’il venait de se passer ? Depuis quand Ashton considérait-il que—

Il était mal placé pour se faire une telle réflexion. L’alcool altérait grandement son comportement – et c’était probablement le cas de son collègue également – mais ce serait mentir que de dire qu’il n’avait jamais envisagé qu’Ashton lui plaisait.

Plaire en retour. C’était principalement ça qui le désorientait. Hisao n’était pas habitué à recevoir ce genre de compliments, en fait il n’était pas habitué à recevoir des compliments tout court. Ce n’était pas désagréable et il y avait définitivement eu un pic de chaleur quelque-part dans sa poitrine. Il n’y était clairement—clairement pas insensible.

Le temps lui manquait. Il essaya de refaire le nœud de son ruban, mais son alcoolémie et la façon dont ses mains tremblaient sans raison l’en empêchèrent. Hisao finit par abandonner et tira sur le long tissu jaune pour le serrer entre ses mains. Ça lui donnait quelque-chose à quoi s’accrocher. Ses cheveux retombèrent sur ses épaules et il passa une main dedans pour essayer d’y mettre un peu d’ordre.

Combien de temps depuis la dernière fois qu’il avait pensé à une autre personne de la sorte ? Au moins un an pour sûr, peut-être même deux. Combien de temps depuis qu’il s’était retrouvé complètement ivre en compagnie de quelqu’un qui lui plaisait ?

Douze ans.

Douze ans passés à être passif, à être celui qu’on aborde, à finir par succomber, à ne jamais courir après qui que ce soit. Hisao s’était dévoué à l’éducation de sa fille et n’avait jamais pris la peine de s’investir dans une nouvelle relation de peur de trop se laisser aller, de peur de la délaisser.

Comme il l’avait fait lorsque—

Ce qu’il pouvait détester ces deux années de sa vie. Mais d’un autre côté—il s’enviait. Comment avait-il fait, à l’époque ? Cette époque où c’était lui qui abordait, lui qui faisait succomber, lui qui courrait après les autres. Parfois, il aurait aimé gardé une part des choses qu’il avait laissé derrière lui plutôt que de tout nier en bloc.

Et Ashton ressortit pour venir s’asseoir en face de lui—pour lui sortir une énorme connerie. Hisao haussa les sourcils mais ne répondit pas immédiatement. L’alcool allait finir par lui faire dire une encore plus grosse connerie.

Ou le faire agir bêtement.

Ça lui revenait, doucement.

Son visage finit par se détendre. Grâce à l’alcool, mais—pas seulement. Le sourire malicieux qui s’esquissa au coin de ses lèvres, la façon dont ses yeux se plissèrent légèrement et la lueur qui brilla dans son regard au moment où il renoua le contact visuel avec Ashton. Toutes choses-là assumaient quelque-chose de nouveau ce soir. Ses joues étaient encore rosées, mais il s’en fichait un peu.

Sans une once de gêne, il détailla lentement Ashton du regard, de la tête aux pieds.

« Pourquoi est-ce que je voudrais que tu partes ? » Il marqua une pause. Mais la question n’était pas si rhétorique. Au fond, il aurait vraiment voulu savoir pourquoi est-ce que Ashton avait pensé une seule seconde qu’il voudrait qu’il— « Non. Je préfèrerai que tu restes. »

Quelque-chose de nouveau. Comme du flirt. Au pif.

En fait, il n’avait jamais vraiment oublié comment faire. Hisao n’avait jamais été du genre à aborder, du genre à faire succomber, du genre à courir après. Non—il avait juste passé ces deux années de sa jeunesse complètement torché six jours sur sept. C’était ça, son stupide secret.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 8 Aoû 2020 - 9:11


 

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Il s’est détaché les cheveux. Et je me demande comment j’ai fait pour ne pas le remarquer avant – Peut-être parce que je n’osais pas le regarder dans les yeux, au hasard – parce que je suis incapable de penser à autre chose, maintenant. Ses longues mèches noires et lisses retombent sur ses épaules, encadrent son visage et – Qu’est-ce que j’ai pu trouver aux blonds ? – réussissent la prouesse d’en adoucir les contours tout en le rendant plus sauvage. Le psychologue calme et posé, distingué et réservé a disparu pour de bon cette fois. Même la surprise sans nom qui hurlait sur tous ses traits quand j’ai fui vers la salle de bain a tiré sa révérence. C’est un autre homme qui me fait face, qui me sourit, qui – Nom de Dieu – me reluque avec une lenteur tellement appuyée que je peux littéralement sentir son regard sur ma peau, comme un contact brûlant. Un frisson hérisse tout mon corps de chair de poule alors que je cherche à comprendre ce qui a bien pu se passer pendant que j’étais aux toilettes. Et puis, il reprend la parole.

– Oh –

J’ouvre la bouche, inspire, réalise que tous les mots sont tombés en vrac de leurs étagères et reste muet. Il préfère que je reste. Il préfère que je reste, avec ses cheveux lâchés – Qui a besoin des blonds ? – son petit sourire et son regard à faire fondre l’acier qui me met toute la peau en fusion. C’est quoi, un test ? Si c’est le cas, pas la peine de se fatiguer, je peux tout de suite lui donner le verdict : je ne sais déjà plus comment je m’appelle. Pour la première fois de la soirée, je me demande si j’ai bien fait de boire autant. L’alcool exacerbe mes tendances et, à ma grande honte, je ne suis maître de moi-même que tant que la conversation reste en terrain connu. Qu’elle s’avise de basculer du côté d’une quelconque séduction et…

« Oh… D’accord. Cool… »

Je souris maladroitement en repoussant mes cheveux de mon visage. Ah il est beau, le médecin scolaire. Ah elles sont piquantes à souhait, ses réparties de qualité – Blaireau, va – Me raclant la gorge, j’essaie tant bien que mal de reprendre contenance, de soutenir son regard derrière ses mèches folles – Pourquoi les blonds quand les bruns existent ? – et j’ajoute en espérant que ma voix soit suffisamment assurée :

« Et bien dans ce cas… J’ai droit à un autre verre moi aussi ? »

Mes doigts frissonnent légèrement sur le verre que je pousse vers lui à travers la table basse. Qu’est-ce que j’ai dit au sujet de ma consommation d’alcool ? Je ne sais déjà plus.
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 8 Aoû 2020 - 14:25

Amer était le contre-coup, car aussitôt les mots eurent-ils passé la barrière de ses lèvres que Hisao les regretta. Pourquoi ? Il ne le savait pas franchement. C’était pourtant la vérité, il ne voulait pas qu’il parte. La honte mélangée à l’excitation avait un goût très particulier, suffisamment enivrant pour lui en faire oublier l’étrangeté. C’était—indescriptible, et après réflexion, essayer de mettre des mots sur ce qu’il était en train de se passer n’était peut-être pas la plus sage de ses décisions.

Le soudain afflux d’adrénaline qui le parcourut, lorsqu’il se rendit compte que ses mots et ses gestes avaient été gratifiés de la réaction escomptée, n’était clairement pas le bienvenu. Une part de lui essayait toujours de lutter contre l’envie de juste tout envoyer se faire foutre et faire le tour de cette table pour terminer d’achever l’homme qui se trouvait devant lui.

Il parvint, d’une manière ou d’une autre, à rester immobile. Miraculeusement. Les mots de son collègue le ramenèrent sur Terre le temps d’un instant et il esquissa un nouveau sourire sans flancher, attrapant la bouteille entre ses mains.

« Avec plaisir », n’avaient-ils pas tous deux suffisamment bu ? Probablement. Mais il ne voulait pas que ça s’arrête—peu importe ce que « ça » pouvait bien être, ce que « ça » finirait par devenir d’ici que le jour se lève et que son corps finisse par éliminer l’alcool dans son sang.

Alors il attrapa le verre, non sans manquer d’essayer de lui effleurer les doigts dans le processus. Son regard resta complètement verrouillé au sien, et il était si lourd de sens.

Ne coupe jamais tes cheveux, avait-il pensé alors que son collègue arrangea les mèches rebelles qui étaient retombées sur son visage.

Si cela n’avait tenu qu’à lui, il n’aurait probablement pas rompu le contact visuel tandis qu’il servait son verre. Chose impossible s’il ne voulait pas renverser le contenu de la bouteille sur le bois de sa table basse. Que ce soit à cause de son alcoolémie ou des yeux ensorcelants d’Ashton.

Son regard n’était— pas entreprenant dans son sens propre, mais il avait quelque-chose d’hypnotisant, quelque-chose qui avait l’avait empêché de s’en décrocher pendant de longues secondes. Une pointe d’hésitation, peut-être même de culpabilité. Mais celle-ci, Hisao pouvait la comprendre. La même sensation s’était logée dans sa poitrine.

Il savait que c’était mal mais n’en avait rien à faire. Il aurait tout le temps de s’en inquiéter demain matin et toute la vie pour s’en vouloir, mais ce soir-là lui appartenait comme aucun soir ne lui avait appartenu depuis des années.

Sa réserve ne s’était pas envolée. Il la faisait simplement taire, l’avait cloisonnée quelque-part dans un coin de sa tête pour l’oublier ne serait-ce que cinq minutes. Ces petits jeux lui avaient manqué plus qu’il ne voulait bien l’admettre.

Lorsque le verre d’Ashton fut rempli, il hésita un instant. Finalement, il entoura ses doigts autour dudit verre et entama de se relever en s’aidant de sa table basse. Même si son plancher était propre, il avait passé suffisamment de temps assis sur ce dernier pour le prix auquel il avait payé ces canapés.

Alors il s’assit. À côté de lui. L’habitude lui fit laisser un peu de distance entre eux, mais son corps réclamait autre chose—de la proximité. Il lui tendit donc son verre, pensant naïvement qu’effleurer ses doigts suffirait à calmer la chaleur intarissable qui sévissait dans tout son corps.

Il hésita un instant. Le silence entre eux n’avait jamais été une torture – et c’était précisément l’une des choses qui faisaient qu’il appréciait grandement sa compagnie – mais dans l’immédiat il savait que ce silence aurait un sens complètement différent. Il se sentit presque coupable de vouloir le laisser mariner—son collègue était habituellement parfaitement composé, éloquent avec même une pointe d’arrogance et si c’était précisément ce qui faisait le charme de ce dernier… Hisao ne pouvait définitivement pas nier que le voir soudainement aussi fébrile et indécis, proche de céder alors qu’il n’avait joué que de son regard et de sa voix, était—

Huh.

Il résista à la tentation et profita de l’élan de courage qui l’avait pris plus tôt pour essayer de reprendre un semblant de conversation.

D’un geste léger, il désigna les longs cheveux de Ashton. « Depuis quand as-tu arrêté de les couper ? » Fut la seule chose qui lui vint en tête. Il aurait pu faire un effort, parler d’autre-chose que de lui mais—il n’en avait pas envie.

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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptySam 8 Aoû 2020 - 23:31


 

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Respirer est un acte aussi simple que nécessaire. J’aimerais beaucoup me rappeler comment on procède, là tout de suite. Ça pourrait m’être utile si je prévois de rester en vie. Le problème, c’est que c’est beaucoup plus difficile – Il est en train – quand Hisao me regarde de cette façon et – De me griller le cerveau – effleure mes doigts en récupérant mon verre pour le remplir. Ma main se fige, électrisée par ce contact infime qui remonte en pluie d’étincelles jusqu’à mon épaule. Bon sang, mais comment les choses en sont-elles arrivées là ? Est-ce que je vois des signaux là où il n’y en a pas ? Mon radar m’a suffisamment prouvé qu’il était pourri depuis le temps, je pourrais aussi bien me tromper… Non ? Dieu, c’est pas possible, je vais faire un infarctus si je soutiens son regard – Comment est-ce qu’un mec comme Hisao est capable de dire «  Je vais dévorer ta bouche » sans prononcer un mot ? – une seule seconde supplémentaire. Les joues en feu et le cœur battant, je suis obligé de baisser les yeux. Je ne saurais même pas dire où la soirée a dérapé de la sorte. Je ne suis même pas sûr d’en avoir envie. La seule chose dont j’ai envie, c’est…

Hisao se lève et un petit rebond brûlant soulève ma poitrine. Zut, respirer, comment fait-on déjà… Plus tendu que je ne le devrais, je le regarde contourner la table basse et s’asseoir à côté de moi. À côté. Pas au point de se toucher, seulement de ressentir avec une densité vibrante chaque centimètre qui nous sépare, ce qui est presque pire. La bouche sèche, je – C’est pas vrai mais quel âge j’ai – trouve le moyen de tendre la main vers le verre qu’il a rempli pour moi, de le récupérer lentement pour éprouver à nouveau le frisson brûlant qui remonte encore plus loin – Comment je peux me troubler autant pour si peu – que le premier en lui touchant à nouveau les doigts. Je relève les yeux, reste un instant frappé par sa proximité. C’est comme si son regard intense était encore plus redoutable vu de près. Il me pose une question. Il me faut un moment pour me souvenir que je dois répondre :

« Depuis douze ans. Trente ans. Je les ai coupés pour la dernière fois il y a trente ans, quand j’avais douze ans. »

Bon sang mais tais-toi Ashton, tu ne te rends vraiment pas service. Pourquoi ne puis-je pas être aussi assuré quand on me drague que quand on me parle du temps qu’il fait ? Parce que c’est bien ça, je ne peux plus en douter à présent n’est-ce pas ? Je n’aurais pas pensé qu’Hisao pouvait être attiré par les hommes – Il m’a déjà maté une fois, non ? – supposant bêtement qu’un père était nécessairement hétéro. Mais il ne peut pas être hétéro et me fixer comme il le fait, me toucher de ses yeux au point que je me sens aussi fébrile sous son regard que je le serais sous ses doigts. Mon dieu, ses doigts sur ma peau… Depuis combien de temps je n’ai pas… M’humectant les lèvres, je m’entends ajouter dans un souffle :

« C’était… pour plaire à quelqu’un… »
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyDim 9 Aoû 2020 - 1:24

Il fallait qu’il se reprenne en main. Le terrain sur lequel Hisao était en train de s’aventurer était terriblement glissant et l’espace d’un instant, il pensa aux conséquences.

Ce soir-là lui appartenait, mais peut-être pas tant que ça au final. C’était un choix égoïste, stupide et dangereux. La réalité le heurta en pleine face—ça aussi, c’était l’une des nombreuses conséquences que l’alcool avait sur son caractère. Sa timidité, son hésitation et les maladresses qu’elle engendrait s’évaporaient pour laisser place à—ça. Et puis parfois, il revenait à lui-même. Ça ne durait jamais bien longtemps, mais combien de fois ces moments de clarté lui avaient permis de se tirer de situations merdiques ?

Beaucoup trop. Il se détestait et il détestait ce qu’il était en train de se passer au moins autant qu’il le désirait ardemment. C’était bien ça, le problème.

Il entrouvrit les lèvres, préparant des excuses peu sincères mais bien plus raisonnables, à deux doigts de mettre un énorme coup de pied dans la borne incendie pour éteindre le feu qu’il n’avait cessé d’alimenter tout ce temps et qui crépitait sous sa peau—et peut-être bien sous celle d’Ashton, aussi.

Le courage ne vint jamais. Il s’était présenté quelques secondes, avait bien failli le convaincre mais son collègue avait balayé ce dernier en un battement de cil, brisant ce qu’il restait de son flegme en mille morceaux.

Huh—il ne lui en fallait vraiment pas beaucoup. Sa voix suffisait. La chaleur avait migré plein Sud et avait pris refuge dans le bas de son ventre. Son cœur battait vite mais surtout—fort dans cette cage thoracique qui avait soudainement l’air bien trop étroite. Le regard vitreux, il se pencha légèrement vers l’avant sans même en prendre conscience.

« Ça doit », ah—parler était une chose. Agir s’avérait infiniment plus compliqué. « Vraiment être », surtout lorsque son corps se pliait sous la contradiction, lorsque cette petite voix qui avait tenté de le convaincre plus tôt d’arrêter son petit jeu stupide ressemblait désormais à un acouphène tout aussi désagréable qu’il était bruyant. « Quelqu’un de chanceux », mais la chimie opérait et c’était trop tard pour faire machine arrière. Le message avait déjà quitté son cerveau embrumé depuis belle lurette pour atteindre ses nerfs. « Qui a bon goût. »

Et le temps s’était arrêté. Ou s’était-il accéléré ? Hisao se rendit compte avec fascination qu’il n’était plus à sa place d’origine. L’un de ses bras était accoudé au dossier du canapé et il surplombait Ashton, brisant cette dernière distance de sécurité qu’il avait instauré avant de complètement perdre la tête.

Il n’y avait plus qu’une trentaine de centimètres pour les séparer. Des quelques secondes de répit qu’il s’accorda, ses yeux parcoururent minutieusement le visage de l’homme en face de lui et—ce fut suffisant pour que Hisao se retrouve ridiculement désarmé par le tableau qui s’offrait à lui.

Son regard parcourut minutieusement les angles de sa mâchoire, abrupts et comme ciselés—sculptant avec précision ses traits fins et gracieux. Tout sur son visage était élégant, en partant de la couleur profonde des deux iris envoutants qui se posaient sur lui, cachés derrière la paire de lunette qui trônait sur son nez, jusqu’à la fine courbe de ses lèvres ourlées.

Il soupira fébrilement et ne put retenir le léger flottement de sa pomme d’Adam lorsqu’il déglutit, luttant pour retenir ses mains et tout le reste. Dans un ultime éclair de lucidité, il rencontra à nouveau le regard de Ashton.

« Dernière chance pour me dire d’arrêter », c’était presque un murmure, alors qu’il avait cherché ses dernières forces pour essayer de formuler son propos clairement avec un volume décent. Les signes étaient là—ils étaient ridiculement évidents mais ils n’arrêtaient pas ce léger blocage qui enserrait sa poitrine. La peur d’avoir mal lu entre les lignes et de négliger son consentement se manifesta et il retint inconsciemment sa respiration, patient—alcool ou non.

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« J’ai oublié… »

C’est la pure vérité. Je serais complètement incapable de me souvenir de quoi que ce soit à propos de ce si gentil infirmier. C’est certainement parce que j’ai – Est-ce que c’est un grain de beauté près de son oreille ? – Hisao sous les yeux. Chaque seconde qui passe rend plus électrique l’espace entre nous à mesure qu’il s’amenuise, se concentre, devient si compact et brûlant sur ma peau que c’est comme s’il me touchait déjà. Il va – Son souffle sur mon visage – me toucher, n’est-ce pas ? C’est une mauvaise idée et je le regretterai sûrement bien plus vite que je l’imagine mais cette pensée n’arrive pas à m’atteindre. Elle se contente de clignoter à la lisière de mon champ de vision comme une étoile froide et lointaine, incapable de rivaliser avec l’éclat sombre, éblouissant, des yeux de cet homme sur moi. Les mots qu’il prononce dans un murmure me font battre des paupières et – Je vois le haut de son tatouage dans l'échancrure de son t-shirt – me ramènent à la réalité l’espace d’un bref instant. Hisao s’est rapproché, son bras sur le dossier n’a qu’un geste à faire pour toucher mon épaule, son corps ploie vers moi comme s’il était sur le point de basculer. Et moi, tout naturellement, j’ai cambré les reins, incliné la tête et entrouvert les lèvres, déjà prêt à donner tout ce qu’il s’apprête à prendre. Messiah – Non, hors de question – m’a vraiment – J’ai dit pas maintenant – bien dressé.

« Je crois que… je vais laisser passer cette chance… »

Je ne prends quasiment jamais l’initiative dans le cadre de l’intimité. Il préférait être aux commandes, maîtriser mon désir et mes sensations du début à la fin et il était tellement doué pour ça que j’ai fini par le laisser faire, par devenir toujours plus sensible et réceptif, par répondre sur-le-champ au moindre de ses effleurements. Cette docilité est ancrée si profondément en moi que je réagis par réflexe à l’attitude d’Hisao alors qu’il endosse lentement le rôle de dominant à mes yeux. J’anticipe chaque contact, chaque seconde qui va suivre et je me consume d’avance. Fermant à demi les yeux, j’incline encore la tête vers lui, perds à nouveau mon regard sur sa bouche si proche que c’en est une torture. Je me mords la lèvre juste une seconde avant de céder, le ventre noué par le désir :

« Kiss me, Hisao… »

C’est la première fois que je l’appelle par son prénom…
 



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(#) Re: [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18]  [C-406] Elegantly wasted [Hisao][PEGI+18] EmptyDim 9 Aoû 2020 - 11:11

Ashton ne l’aida pas à s’arrêter.

Au contraire. Comme si les signes que son corps lui renvoyaient – la façon dont ce dernier avait de se plier alors même que Hisao n’avait pas encore posé ses mains sur lui, dont ses paupières tombaient lentement – n’étaient plus suffisants, il ajouta une pointe de volupté dans sa voix.

Il n’avait plus rien à quoi s’accrocher. Son ruban était encore enroulé sur la paume de sa main – et il venait seulement d’en prendre conscience – mais il ne suffisait plus à le purger de l’appréhension qui s’était logée dans son abdomen. Hisao avait fini par ignorer la sensation désagréable au profit de son homologue plus ardente qui était en train de chambouler tous ses sens.

Alors il continua lentement à s’avance et sa main gauche trouva refuge dans le cou de son collègue—non sans une légère hésitation au contact de sa peau embrasée, le pouls battant sous ses doigts. D’une caresse lente de son pouce, il releva doucement le menton d’Ashton et—

Son cœur rata un battement et Hisao soupira, pris au dépourvu par le caractère si obscène que son prénom prenait dans cette bouche, prononcé par cette voix. Pas besoin de lui demander deux fois.

L’hésitation s’envola aussitôt et il ne fut plus qu’une question de secondes avant que leurs lèvres finissent enfin par se toucher. Les dernières pensées rationnelles qui avaient réussi à tenir jusqu’ici s’envolèrent à leur tour et il succomba, complètement envouté et malléable sous la sensation délectable. Le léger goût sucré du chocolat, presque étouffé par celui acidulé de l’alcool, mélangés à la douceur des lèvres qui cédaient sous les siennes.

Il était là, le contact que tout son corps n’avait cessé de réclamer depuis ce qui semblait avoir durer des heures alors que leur petit jeu n’avait duré que quelques minutes. Mais l’impression d’être soudainement coincé dans une étuve s’intensifia et il avait besoin de plus, il lui fallait plus. Sa main glissait lentement, abandonnant lentement ses mâchoires pour effleurer la naissance de ses clavicules, luttant de tout son être pour ne pas descendre plus bas et profiter des boutons déjà défaits de sa chemise.

Au bout de quelques secondes, Hisao s’éloigna lentement mais pas assez pour réellement rompre le moment. Son regard croisa celui d’Ashton le temps d’une seconde et—il inclina légèrement la tête pour se donner un meilleur angle avant de réitérer son crime. Quoi que ce soit qui fut chaste et retenu lors du précédent baiser s’envola cette fois-ci lorsqu’il entrouvrit légèrement ses lèvres contre les siennes et que la sensation humide et chaude l’envahit sans préavis.

Presque inconsciemment, sa main reprit son chemin, explorant lentement chaque parcelle de peau que le col débraillé de sa chemise daignait bien vouloir lui offrir.

Non seulement il était trop tard pour faire machine arrière, mais il n’y avait plus une once de culpabilité pour l’arrêter—son toucher était maladroit, troublé par son alcoolémie et le fait qu’il n’avait pas touché quelqu’un de la sorte depuis trop longtemps. C’était loin d’être désagréable—c’était tout le contraire, mais quand sa peau ne brûlait pas au contact de celle d’Ashton, elle lui rappelait ses faiblesses et sa propre désuétude. Comme revenu au stade de l’adolescence, découvrant chaque sensation avec appréhension et excitation.

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