Revenir en haut
Aller en bas

Le deal à ne pas rater :
Chargeur sans fil – Samsung EP-P1100 Intérieur Noir (ODR 20€)
4.59 €
Voir le deal

Recensement des membres jusqu'au 30 Septembre !
Les comptes non-recensés seront supprimés lors de la maintenance alors n'oubliez pas de poster dans ce sujet !

Partagez
 

 Blood in the cut

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Riley Van Helden
■ Age : 20
■ Messages : 998
■ Inscrit le : 10/04/2020

■ Mes clubs :
Blood in the cut 600bHqBBlood in the cut WHBiQrb


Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre n° : L-4
❖ Arrivé(e) en : Juin 2016
Riley Van Helden
« Elève ; en 3ème année »
En ligne
(#) Blood in the cut  Blood in the cut EmptyMar 18 Aoû 2020 - 1:08

Lundi 22 août

La première chose que je sens lorsque j’ouvre les yeux—c’est qu’il y a du sang séché sur mes cils, que j’ai la gorge sèche et tout mon corps me fait mal. Je reste un moment inerte contre le trottoir. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici, ni pourquoi je suis allongé. Et alors que je passe une main lasse sur mon visage, je me rends compte avec horreur que le simple fait de bouger mon bras me lance. La douleur est supportable mais infiniment désagréable et surtout : Elle n’est pas isolée.

Je me souviens, lentement, de ce qu’il s’est passé. On m’a tabassé et on m’a volé des trucs. Mon téléphone, ça c’est sûr. Je ne sens plus le frottement du cuir sous mes bras, j’en déduis que je n’ai plus ma veste en cuir non plus—putain, je l’aimais beaucoup cette veste. Et—je suis en chaussette.

J’ai envie de crever. Je n’ai plus aucune volonté, je suis littéralement prêt à rester ici jusqu’à ce que je me sente mieux mais vu l’état dans lequel je me trouve, je suis presque sûr que ça n’arrivera pas si je ne fais que compter sur moi-même. Problème—on m’a aussi volé mon portefeuille. Merde. Évidemment.

Je n’ai pas mes papiers, je ne peux pas aller voir un médecin au pif. Je ne peux pas rentrer chez moi, mon père va me tuer. Je ne veux pas qu’il me voit comme ça, je ne veux pas qu’il sache. Et il faut que je me bouge le cul. J’essaye de frotter mon front, pour faire partir le sang séché mais je ne pense pas que ça serve à grand-chose.

Alors j’essaye lentement de me relever, mais le monde tourne autour de moi et je sens que je vais gerber. Je prends de grandes inspirations pour faire partir la nausée et ça finit par se calmer, au bout de longues secondes. Je m’assois dans un premier temps—et lorsque j’ai l’impression que ça va à peu près, j’essaye de me lever.

Je n’ai qu’une seule solution : Iroka-sensei. Je ne peux pas aller voir mes parents et si je dois me retrouver à l’hôpital, ce sera à elle d’en décider. Je ne peux rien faire de moi-même sans mes papiers et en plus—argh. Je vais être obligé d’expliquer ce qu’il s’est passé à mon père. S’ils ont mes papiers, ça veut dire qu’ils ont l’une de ses cartes bleues et donc je dois l’appeler pour qu’il la rende inutilisable. Mais je n’ai pas de téléphone et je ne connais même pas son numéro par cœur.

Je suis debout. Miraculeusement. J’ai mal partout, surtout à ma cuisse gauche. Il fait encore nuit, mais j’essaye quand même de soulever mon pull pour voir l’ampleur des dégâts et huh—je vais tourner de l’œil si je continue de regarder. Je déteste les blessures, et c’est encore pire quand ce sont les miennes. Heureusement, je crois qu’à part mon arcade et ma lèvre—ce ne sont que des bleus. Je fouille le fond de mes poches—je ne vais pas pouvoir marcher jusqu’à mon lycée. Je n’en serai pas capable.

Il me reste quelques yens. Pas énormément, mais de quoi m’acheter un ticket pour prendre les transports.

Je suis en chaussettes, putain.

Je ne peux pas marcher très vite alors j’en profite pour faire attention aux endroits où je mets les pieds. J’ai pas envie de me retrouver avec un bout de verre en travers du talon. Puisqu’il fait nuit, je ne croise presque personne – je ne sais même pas quelle heure il est, on m’a aussi pris ma montre – sauf une femme qui m’arrête et me demande si je vais bien, je lui dis que ça va et je ne suis pas du tout convaincant, mais on dirait qu’elle n’a pas envie de communiquer avec un jeune torché et blessé.

Je peux la comprendre. Je ne ressemble à rien. J’espère que personne ne me verra comme ça au lycée. De toute façon, je m’en fous. C’est moi qui contrôle les rumeurs, pas l’inverse. Demain je serai de nouveau propre sur moi et je dirais aux gens que je me suis cassé la gueule dans les escaliers.

Je finis par trouver l’arrêt de métro le plus proche. C’est presque vide. Je suis soulagé. On ne me redemande pas si ça va sur le chemin. Et quand j’arrive à la station la plus proche du lycée—je commence à paniquer. Je suis techniquement celui qui contrôle les rumeurs. Jusqu’à ce que je ne le sois plus parce que mon image s’est trop détériorée et qu’on me destitue de ma place de président du club de journalisme.

Mais je ne croise personne. Dieu merci, je ne croise personne. Les surveillants doivent plutôt se trouver dans l’aile des dortoirs. Je croise une horloge, proche de l’administration. Il est cinq heures.

Iroka-sensei n’est pas encore là. Mais je peux l’attendre. Alors je vais m’asseoir dans le couloir en face de la salle d’attente – puisque cette dernière est fermée – et j’attends. Je n’ai pas de musique pour me tenir éveillé au cas où un surveillant passerait par ici—mais qu’est-ce qu’un surveillant viendrait foutre dans le couloir de l’infirmerie ? Je suis caché derrière une poubelle et un pot de fleur. Sur un malentendu, on ne me verra pas et je n’aurais pas à retourner dans ma chambre dans cet état—face à Morgan, Mitsuki-chan ou Shiba-san. J'espère que Iroka-sensei ne me jugera pas, je dois ressembler à rien avec ma dégaine et mon eye-liner qui a coulé. Je mets ma capuche pour cacher le blanc de mes cheveux et—

Je finis par m’endormir, je me sens glisser le long du mur pour me retrouver allongé par terre mais je n’ai pas la force de me relever et je me laisse happer par le sommeil.

Récap des blessures:
 

---------------------------------

Ma plus grande fierté : Clique
Ce personnage tient des propos QUI NE REFLÈTENT PAS L'AVIS DE LA JOUEUSE !
Riley te ment en japonais en #525898 et en anglais en #a97494. || Discord : Medryan#0203
Blood in the cut J5i5
Revenir en haut Aller en bas
Ashton Kelly
■ Age : 45
■ Messages : 241
■ Inscrit le : 12/07/2020

■ Mes clubs :
Blood in the cut GI8PZzx


Mon personnage
❖ Âge : Bientôt 42
❖ Chambre n° : Appart. A-402
❖ Arrivé(e) en : Avril 2016
Ashton Kelly
« Personnel ; médecin »
(#) Re: Blood in the cut  Blood in the cut EmptyDim 6 Sep 2020 - 19:23

DISCLAIMER GROSSIERETE:
 


 

Blood in the cut
And bitterness in the veins

Blood in the cut Ljeb
Tous les hommes commettent des erreurs. Aucune vie n’en est exempte, c’est impossible. C’est par nos erreurs que nous apprenons, que nous ouvrons les yeux pour nous frotter au monde et constater qu’il diffère de l’illusion que l’on pensait réelle. C’est par nos erreurs que nous changeons et, avec un peu de chance et pour peu que nous arrivions à les regarder en face, devenons meilleurs. Le principal problème des erreurs, c’est qu’elles ne sont visibles qu’une fois dans notre dos, une fois qu’elles sont commises et hors d’atteinte, qu’il ne nous reste plus qu’une troupe de regrets pour rejouer la scène et en faire l’autopsie. Le second problème avec les erreurs, c’est que bien souvent, on ne mesure leur importance qu’avec leurs conséquences et que ces dernières n’ont rien de proportionnelles. Au contraire. Je crois bien que par un curieux caprice de la fatalité, plus la bourde est ridicule, plus les retombées en sont salissantes. Dois-je préciser qu’en ce qui me concerne – Quel salaud… Quel putain d’enfoiré de salaud – je suis bon pour pelleter pendant un long moment toutes sortes de débris.

Le réveil sonne à 7h du matin. C’est une véritable torture. Et même si je sais très bien pourquoi je me l’inflige, Dieu sait que j’aimerais faire l’impasse dessus pour cette fois. Mais pour mon malheur, je suis quelqu’un de discipliné et je commence toujours à me lever à l’heure du travail une semaine avant la rentrée pour reprendre le rythme en avance, histoire d’être à peu près frais et dispo. J’ai beaucoup de griefs envers mon père mais si je devais le remercier pour une seule et unique chose, ça serait pour m’avoir inculqué dès l’enfance quelques habitudes saines. C’est à la discipline qu’il s’impose que l’on peut mesurer la valeur d’un homme. Certains feraient bien – Je ne regrette pas tout mais je devrais peut-être, mes fesses oui. Tu les regrettes pas trop celles-ci, j’imagine – de s’en inspirer plus souvent, moi le premier. Me tirant du lit en grognant, je caresse distraitement les chats qui le veulent bien en traînant les pieds de la salle de bain. Je suis lessivé. Je n’ai pas l’impression d’avoir dormi, à peine plus qu’hier. Pour mon malheur, j’ai plus de quarante ans. Je suis beaucoup moins prompt à me remettre de mes cuites qu’avant. J’aurais aimé m’en souvenir avant de me mettre dans un tel état chez- Chez personne. Je ne veux pas y penser. Évidemment, on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie.

Une fois sorti des toilettes, je tente une douche pour me réveiller. Heureusement, je n’ai presque plus mal au crâne et je caresse l’espoir de pouvoir manger quelque chose. Hier, c’était vraiment – Monsieur picole, donc Monsieur peut s’envoyer un collègue sans avoir à assumer derrière – infernal. J’évite de passer trop longtemps sous la douche parce que ce n’est pas si efficace que ça de toute façon et rejoins la cuisine pour remplir les gamelles de mes chats qui miaulent avec impatience, se moquant bien de mon état pitoyable. Parfois je me dis que j’aurais du prendre un chien. Lui au moins saurait me donner vaguement l’impression de se soucier de moi. Je n’aurais pas – Monsieur picole, donc Monsieur peut me jeter plus facilement le lendemain – l’impression d’être un esclave à leur service quand je n’en ai vraiment pas besoin. Mon estomac étant un peu plus coopératif qu’hier, je parviens à manger deux tartines, un œuf au plat et une tasse de thé sans craindre de rendre le tout dans la demi-heure – Monsieur picole, donc Monsieur s’en fout si j’ai l’air d’une capote usagée pendant qu’il ne sait pas encore s’il doit regretter ou non – Je n’ai donc plus d’excuse pour retarder le moment de m’habiller, me coiffer, me maquiller comme un camion volé histoire de sauver les meubles en ce qui concerne mon visage – Mais je vous emmerde moi, Monsieur ! – et me rendre à l’université. Je ne sais pas pourquoi j’ai dit que je remercierais mon père pour sa discipline. C’est vraiment un piège à con la discipline, surtout quand on ne l’est qu’à moitié et qu’on oublie de prendre son travail à la maison.

Il y a cette histoire de budget du semestre demandé par la comptabilité. Typiquement le genre de choses que j’aurais du boucler avant les vacances d’été histoire d’être tranquille pour de bon. Mais non, j’étais trop occupé à décider quels sous-pulls et quelles chemises j’allais emporter – C’est vrai que moi non plus j’aurais pas du boire autant parce que j’ai fait plein de conneries mais ça n’empêche ! – à Los Angeles pour ne pas montrer mes tatouages tout en étant suffisamment estival. Je n’ai jamais été très bon pour – Désolé d’avoir passé une bonne soirée même si on était ronds comme des merlus ! – ranger mes priorités dans le bon ordre. Soupirant d’avance, je me gare sur le parking de l’université, jure en me battant avec ma ceinture qui vrille n’importe comment et claque la porte plus sèchement que je ne le devrais. Bien mal m’en prend car je suis encore trop épuisé pour tolérer le bruit. Je me maudis en marchant vers le bâtiment principal. Je suis vraiment un bien beau nigaud – C’est pas parce que j’ai pris mon pied que je n’ai pas le droit à un peu de considération ! – pour m’infliger tout ceci. J’aurais mieux fait de rester chez moi à dormir, au moins aujourd’hui. Mais je ne l’aurais sans doute pas fait car je ne peux pas dormir toute la journée non plus et quand je ne dors pas – Je ne suis pas là uniquement pour vider les valseuses de Monsieur, merde à la fin ! – je ressasse, ce qui n’est guère meilleur. Autant aller faire le zouave au travail. Du moins c’est ce que je me dis, avant d’atteindre le couloir de l’infirmerie.

Je me fige en plein mouvement, le pied en l’air. Là devant moi, à moins de cinq mètres, une forme humaine affalée près de la poubelle, à côté de la salle d’attente. Immobile.

« Oh God. »

Moi qui me plaignais de ne pas arriver à me réveiller, je peux me réjouir : c’est désormais chose faite. L’adrénaline me fait presser le pas jusqu’au – Cadavre ? Oh non pitié, tout sauf un cadavre, pas si tôt le matin – corps allongé par terre. Une multitude de questions quant au pourquoi et au comment de cette situation me passent par la tête mais je n’ai pas le temps de m’y consacrer. Je dois à tout prix savoir si cette personne est encore en vie et dans quel état avant de me préoccuper de qui elle est. Ceci dit – Mais – j’ai bientôt des éléments de réponses – Mais ça sent le pub un soir de match – à au moins deux de ces points. Estomaqué, je pose un genou à terre, repousse la capuche qui couvre la tête et – NOMDESDHFDLHGLSDGJ – lâche un juron très impoli en reconnaissant les cheveux blancs, à défaut de reconnaître le visage.

« Riley ?! Tu m’entends ? Mais qu’est-ce qui t’est arrivé ? Est-ce que tu peux te lever ? »

Je peux me tromper, mais quelque chose me dit que c’est vraiment – Un cadavre c'était pas si mal en fait – pas ma journée.
 



---------------------------------

Merci à Meyu et Hisao pour les kits, leur temps et leur talent Coeur
Ashton s'exprime en japonais, en anglais et baragouine en français
Blood in the cut Ash%20Signature
Blood in the cut LB2X9os
Revenir en haut Aller en bas
Riley Van Helden
■ Age : 20
■ Messages : 998
■ Inscrit le : 10/04/2020

■ Mes clubs :
Blood in the cut 600bHqBBlood in the cut WHBiQrb


Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre n° : L-4
❖ Arrivé(e) en : Juin 2016
Riley Van Helden
« Elève ; en 3ème année »
En ligne
(#) Re: Blood in the cut  Blood in the cut EmptyDim 6 Sep 2020 - 20:19

Lumière.

Le jour s’est largement levé depuis la dernière fois que j’ai ouvert les yeux. Je ne suis pas étonné de voir que je me suis endormi, mais ce que je peux regretter mon choix. Ce n’est pas la première fois que je bois – bien que je ne me sois jamais mis une caisse pareille – j’aurais dû savoir que c’était une mauvaise idée de dormir. De dormir devant l’infirmerie, sur le sol dur—j’aurais dû prendre sur moi et aller dans la chambre. J’aurais trouvé une excuse pourrie mais je suis persuadé que ça aurait été supportable. Là, j’ai mal absolument partout. Tous les membres de mon corps sont douloureux, mon dos est en miettes et quand je tourne la tête, j’ai la sensation que mon cou est—

« Que— »

Je déteste ma vie. Je pense sérieusement que si je le pouvais, je demanderai simplement à mourir sur place. Les gens me pleureraient, n’auraient pas le temps de savoir que j’ai agi comme un connard—parce que je connais très bien Malik. Jamais, jamais au grand jamais il n’oserait balancer la vérité alors même que je viendrais tout juste de mourir. Il est beaucoup trop bien élevé pour ça.

Bref. Ce n’est pas que ma vie que je déteste c’est—l’essence de l’existence même, le fait que notre monde soit régi par des lois : Physiques, chimiques, mathématiques et surtout logiques. Pourquoi ? Parce que dans le monde alternatif que mon état second alcoolisé avait créé pour moi, Kelly-sensei n’existait tout simplement plus. Il n’y avait plus de médecin scolaire, il n’y avait qu’Iroka-san douce et gentille infirmière qui ne veut de mal à personne et qui aurait gobé mon numéro si je lui avais dit pourquoi je ne veux pas qu’elle appelle mon père.

Là, je suis en face d’un problème. D’un énorme problème. Je ne peux pas me le voir, parce que c’est un pauvre con qui exerce son métier sans la moindre forme d’empathie et qui ne sait rien de la dévotion. Il est bien des choses en revanche : Un énième adulte aigri qui se croit beaucoup trop bon pour la plèbe et pense qu’il peut me faire la leçon sur le fait qu’il ne faut pas boire, qu’il faut que je reste enfermé dans ma chambre alors qu’on est à Los Angeles, merde. Suis-je étonné que ce mec aussi amer qu’un verre de Smecta n’ait pas eu de jeunesse ? Pas vraiment. Bien entendu qu’il ne pourrait pas me comprendre. Ni comprendre personne d’autre, d’ailleurs.

Alors je ne retiens la façon dont mes traits se teintent d’un profond dégoût lorsque j’ouvre enfin les yeux et que je le vois. C’est un putain de screamer et—bon sang, il va falloir lever le pied sur le fard à paupière violet. Chaque jour, j’ai l’impression qu’il l’estompe un peu plus haut et à force il va finir par arriver à la racine de ses cheveux.

Ma bouche est pâteuse, j’ai envie de l’envoyer chier mais c’est une très, très mauvaise idée et en plus je ne suis pas sûr que ma gorge soit capable de sortir un son de plus que le—truc que j’ai dit tout à l’heure. J’ai dit quelque-chose ? Je ne sais même pas si j’ai dit un mot ou si c’était juste un son.

Enfin—je ne vais pas le regarder dans le blanc des yeux pendant deux heures, on va finir par se faire chier. Et très honnêtement, je ne sais même pas si j’ai envie de me faire soigner, là tout de suite. Au moins, Iroka-sensei est rassurante et apaisante. Mais là, je cours droit au cauchemar—et à ma perte, accessoirement.

Sauf qu’il a l’air sérieusement inquiet. Et s’il y a bien quelque-chose que je refuserai quoi qu’il m’en coûte venant de lui – même si je dois y laisser la vie et je suis sérieux – c’est sa pitié. Elle me dégoûte encore plus que la vision d’horreur qu’il m’a donné au réveil. Donc je balaye l’air d’un geste de la main, essayant de retrouver un minimum de contenance. J’échoue lamentablement, mais au moins je réussis à me redresser jusqu’à être assis contre le mur.

Je crains qu’il insiste si je ne lui dis pas que je vais bien en revanche. Donc je prends appui sur la poubelle à côté de moi – ignorant toute main qu’il voudrait me tendre si jamais – et finit par tenir difficilement debout. J’ai mal partout et je ne peux tout simplement pas retenir la façon dont mes traits se tendent sous les grimaces de douleur qui me sont arrachées.

« Ça va, ça va », je lui dis en essayant de paraître aussi détaché de la situation que possible, teintant mon visage d’une expression désabusée. « Je suis juste tombé dans les escaliers, mais ça va mieux maintenant. Désolé de vous avoir inquiété. Je—vais y aller », je vais attendre qu’Iroka-sensei pointe le bout de son nez, en d’autres termes.

Je passe les doigts sur mes lèvres et retrouve du sang séché sur le bout de ces derniers. Il ne va jamais me laisser partir. Je suis en train de le prendre pour un con et je vais juste me prendre un retour de bâton si je ne trouve pas une meilleure excuse.

---------------------------------

Ma plus grande fierté : Clique
Ce personnage tient des propos QUI NE REFLÈTENT PAS L'AVIS DE LA JOUEUSE !
Riley te ment en japonais en #525898 et en anglais en #a97494. || Discord : Medryan#0203
Blood in the cut J5i5
Revenir en haut Aller en bas
Ashton Kelly
■ Age : 45
■ Messages : 241
■ Inscrit le : 12/07/2020

■ Mes clubs :
Blood in the cut GI8PZzx


Mon personnage
❖ Âge : Bientôt 42
❖ Chambre n° : Appart. A-402
❖ Arrivé(e) en : Avril 2016
Ashton Kelly
« Personnel ; médecin »
(#) Re: Blood in the cut  Blood in the cut EmptyMer 9 Sep 2020 - 20:26


 

Blood in the cut
And bitterness in the veins

Blood in the cut Ljeb
Même s’il m’a été en partie imposé et que j’y ai trouvé mon lot de souffrances, j’aime mon métier. Je ne voudrais pas en exercer un autre aujourd’hui. Guérir les gens de leurs blessures ou de leurs maladies, les aider à rester en bonne santé et à prendre soin de leur corps et dans une moindre mesure de leur esprit, oeuvrer auprès des adolescents, tout cela me convient tout à fait et je sais que c’est beaucoup de chance. Tout le monde ne peut pas se vanter d’être impliqué et épanoui dans son travail, hélas. Malheureusement, même si je suis médecin par vocation, je suis homme par nature. Et parfois, juste parfois, l’une des seules choses qui me pousse à faire mon devoir – Le bien du malade, au physique et au moral, est la priorité du médecin – c’est le serment d’Hippocrate – Celui-ci doit faire ce qui est utile et avantageux pour le malade. Même quand il s’appelle Riley –

Que les choses soient bien claires : j’ai parfaitement conscience que mon aversion à l’égard de ce garçon est disproportionnée, malgré des bases solides. Après tout, que je sache, ce n’est guère qu’un petit – Con – sacripan comme on en croise partout dans le monde et tromper la vigilance des adultes pour aller se beurrer pendant un voyage scolaire est certes condamnable mais pas extrêmement surprenant dans l’absolu chez un jeune homme de son âge. Non, ce qui me hérisse viscéralement avec Riley depuis que j’ai eu le malheur de m’y frotter de plus près, c’est qu’il y a quelque chose vipérin chez lui. Il a beau se montrer sympathique et avenant avec tout le monde, il y a quelque chose de faux chez lui. Le diable m’emporte si j’arrive à mettre le doigt dessus par ailleurs. Je ne sais pas, c’est peut-être parce qu’il est beaucoup plus grinçant avec moi depuis notre petit différent à Los Angeles – Pas d’inquiétudes, je le lui rends volontiers car je suis un homme extrêmement mature – mais ses sourires et ses paroles mielleuses me font l’effet d’une troupe d’ongles sur un tableau noir. En fait, je crois – Cette façon de vouloir être au centre de l’attention, aimé de tous, et concentrer tous les regards – que quelque chose chez lui me rappelle Messiah… Cependant, même s’il m’arrive parfois de culpabiliser de ne pas le supporter, je soupçonne fortement que ça soit réciproque. Et dans ce cas-là, pourquoi s’inquiéter ? Comme si ça pouvait mal tourner…

Toutefois, j’arrive assez bien à mettre mon aversion de côté aujourd’hui, heureusement. Le pauvre est dans un état… Du sang partout sur le visage, des hématomes de compétitions et – Mais où sont ses chaussures ? – l’air d’être passé dans une essoreuse quand je le vois tenter de se remettre d’aplomb. Je l’aide comme je le peux à s’asseoir contre le mur, continuant de l’observer – Oh jeez, ton eyeliner a changé de fuseau horaire mon garçon – pour faire un premier bilan de son état. A priori, même si bouger lui est difficile, on dirait qu’il n’a rien de cassé. Tant mieux, c’est toujours ça de pris. Mais il va quand même falloir l’examiner pour m’assurer qu’il n’y a rien de–

Je hausse le sourcil – Attends voir – quand il mentionne la raison de ce carnage – Tu ne serais pas en train de me prendre pour un jambon, des fois ? – le regardant se lever et me levant à mon tour, circonspect.

« Hm. Un escalier, oui. Et tu as perdu tes chaussures trop tôt dans ta chute pour avoir le courage de retourner les chercher, j’imagine. »

Non non non, ça suffit, calme-toi Ashton. Même si c’est Riley et que tu as du mal avec lui, ne commence pas à devenir acide. Ce n’est pas encore la rentrée mais c’est un élève et tu es médecin. Comporte-toi comme tel. Poussant un soupir, je masse ma tempe encore lourde d’une main et ouvre la porte de l’infirmerie de l’autre. Allez, après tout rien de mieux qu’un peu de boulot en avance pour ne pas trop ressasser – Qu’est-ce qui m’a pris de lui parler de mon ex d’ailleurs, à cet autre con ? – des évènements déplaisants.

« Tu auras du mal à aller où que ce soit dans un tel état. Si tu étais devant l’infirmerie, c’est que tu voulais des soins, non ? Tu as eu de la chance que quelqu’un passe ici avant la rentrée… »
 



---------------------------------

Merci à Meyu et Hisao pour les kits, leur temps et leur talent Coeur
Ashton s'exprime en japonais, en anglais et baragouine en français
Blood in the cut Ash%20Signature
Blood in the cut LB2X9os
Revenir en haut Aller en bas
Riley Van Helden
■ Age : 20
■ Messages : 998
■ Inscrit le : 10/04/2020

■ Mes clubs :
Blood in the cut 600bHqBBlood in the cut WHBiQrb


Mon personnage
❖ Âge : 18 ans
❖ Chambre n° : L-4
❖ Arrivé(e) en : Juin 2016
Riley Van Helden
« Elève ; en 3ème année »
En ligne
(#) Re: Blood in the cut  Blood in the cut EmptyMer 9 Sep 2020 - 21:11

Je ne suis pas dans un état suffisamment stable pour retenir mes émotions. Je le sais et ça m’ennuie pour ne pas dire autre chose. C’est-à-dire que je vois l’irritation émaner de lui, ça se sentirait à des kilomètres et je ne peux pas vraiment le blâmer pour cela. Je n’ai pas besoin de le regarder dans les yeux pour sentir qu’il doit me mépriser et sérieusement—comme si j’avais besoin de l’approbation d’un mec pareil. Je n’en ai rien à faire de ce qu’il peut bien penser de moi.

Maintenant que j’y vois un peu mieux cela dit, je ne me gêne pas pour soutenir son regard et le détailler de bas en haut. De l’extérieur, Kelly-sensei se donne des airs de prince. Il a toujours l’air parfaitement composé, propre sur lui et ça le rendrait presque hautain. Si c’est à vomir ? Ce serait hypocrite que je pense une telle chose mais ce n’est pas comme si l’hypocrisie était quelque-chose qui me dérangeait. Aujourd’hui, j’ai le sentiment que ses traits sont marqués par la fatigue. Je ne peux pas savoir pourquoi cela dit—je ne le saurais probablement jamais, et ça me frustre.

Enfin bon, qu’il se la joue autant qu’il le souhaite avec moi, ça ne marchera pas. On ne me fait pas sortir de mes gonds si facilement. Même dans cet état. En revanche, ce n’est pas parce que je dois lui montrer du respect – et je ne manque jamais à mon devoir lorsque je l’ai en face de moi – que ça m’empêche de me comporter comme un parfait enfoiré.

Et lorsqu’il se permet une blague sur le fait que je sois en chaussettes, j’attrape la perche qu’il vient de me tendre avec toute la volonté du monde. Je suis peut-être inapte à cacher la douleur et les émotions négatives, mais je me sens particulièrement d’attaque pour exagérer ces dernières et en rajouter avec toute la finesse dont je sais faire preuve. Je laisse mon regard retomber sur mes pieds avant de revenir à lui, déglutit difficilement, mes sourcils se froncent et mon nez se retrousse dans un réflexe qui parait incontrôlé. Mais ce n’est pas de la colère qui passe sur mon visage, mes yeux brillent très légèrement—juste assez pour qu’il comprenne qu’il vient de sérieusement me blesser. Moi, mon amour propre et tout le reste. Parce que si mes pieds déchaussés sont la première chose qu’il a remarqué, il a sûrement compris qu’on m’a dérobé mes chaussures—et je n’aimerais pas voir ce type face à quelqu’un qui subit du harcèlement scolaire.

Ça me dégoûte et me rassure à la fois—on se comprend bien, entre raclures de bidet.

Mais comme pour essayer de me calmer, je prends une grande inspiration et fourre mes mains dans les poches de mon jean avant de les retirer subitement lorsque je me rends compte que ça me fait atrocement mal de serrer les bras contre mes côtes.

Kelly-sensei finit par revenir à lui-même et maintenant qu’il a fini son cirque, il me fait du cinéma. Il ne me propose pas son aide—non, il fait quelque-chose de bien plus sournois et essaye plutôt de redorer son blason en me faisant comprendre qu’il est mon saint sauveur, que j’ai besoin de lui, que je ramperai à ses pieds pour être soigné. Je serre les mâchoires – mauvaise idée – et déglutit de nouveau.

« Oui. J’étais effectivement venu parce que j’avais besoin de soins », je veux bien qu’il comprenne que je ne voulais pas tomber sur lui, qu’il est la raison pour laquelle j’ai décidé de tourner les talons. Je ne mentionne pas le nom d’Iroka-sensei parce que je pense que s’il a réussi à obtenir son diplôme c’est qu’il doit avoir un Q.I. à trois chiffres et comprendra que je m’attendais à voir sa collègue.

Sauf que mon orgueil ne l’emportera pas cette fois-ci. J’ai beau lever le menton pour essayer de garder la tête haute et ne pas me sentir couvert de honte, j’ai bel et bien besoin de lui. Il pourrait simplement se passer de l’exhiber comme si c’était un étendard de fierté. S’il a choisi d’être médecin pour avoir la conscience tranquille, je n’ai aucun mal à m’avancer pour dire qu’il fait fausse route. N’est-il pas censé être dévoué ?

Bref, ça ne me sert à rien de lui chercher milles défauts, je sais déjà à quel point il est pourri de l’intérieur. Aucun doute là-dessus. Donc je ferme hermétiquement mes paupières, incapable de réprimer l’amertume dans laquelle je baigne depuis que j’ai ouvert les yeux.

« Puisque vous vous proposez si gentiment », mon ton est plus plat que la Terre dans la tête des complotistes, et je fais de mon mieux pour parler sans railler. « Je vous suis. »

---------------------------------

Ma plus grande fierté : Clique
Ce personnage tient des propos QUI NE REFLÈTENT PAS L'AVIS DE LA JOUEUSE !
Riley te ment en japonais en #525898 et en anglais en #a97494. || Discord : Medryan#0203
Blood in the cut J5i5
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
« »
(#) Re: Blood in the cut  Blood in the cut Empty

Revenir en haut Aller en bas
 
Blood in the cut
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Dehors ; Le campus :: Le bâtiment Yamanaka :: Infirmerie-
Sauter vers: