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 [Solo] Change it or leave it

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Neil I. Marshall
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(#) [Solo] Change it or leave it  [Solo] Change it or leave it EmptyDim 30 Aoû 2020 - 19:07

Change it or leave it
Solo - journée du 19 Aout 2016
Neil adressa un dernier regard à sa meilleure amie, puis ses longs cheveux bruns disparaissaient dans le couloir d’embarquement, tournant pour monter à bord de l’avion. Il pivota sur ses talons et prit le chemin du retour, vers l’entrée de l’aéroport JFK. Il héla un taxi, s’installa à bord et lui indiqua le coin de la 89e et de Colombus Avenue, avant de se perdre dans la contemplation du Queens.

Emily quittait New York pour une autre destination, après une semaine en tête à tête. Pendant ces journées, Neil lui avait fait visiter la ville sous toutes les coutures, en passant par les lieux touristiques bien connus, mais aussi par les lieux qu’il affectionnait particulièrement, par exemple la Governors Island qui n’était accessible que l’été. Ils avaient d’ailleurs profité de la présence d’Emily pour se rendre à la Jazz Age Lawn Party qui s’y déroulait. Une fête qui ramenait tout le monde aux années 20 avec les tenues assorties et un air de Jazz en fond sonore, sur un ferry aux abords de l’île. La soirée avait été mémorable et ils l’avaient immortalisée d’une photo d’eux en tenues digne de l’époque.

Le reste du séjour était resté sur le même ton, la détente, les moments complices, mais aussi l’évocation des vacances à Los Angeles. Ils avaient passé ensemble en revue l’étendue de leurs deux semaines, s’intéressant à ce qu’avait fait l’autre et avec qui, se questionnant pour les détails ou les évitant avec soin s’ils n’étaient pas nécessaires. Neil et Emily avaient fini inévitablement par parler de l’autre Anglaise qui était au voyage, Tessa Yorke. Cette dernière s’était pas mal rapprochée d’Emily et Neil se posait des questions sur leur relation, à savoir s’il devait se méfier de leur complicité ou s’il avait besoin de poser des limites. Cela n’étonna aucunement Emily, qui connaissait les tendances protectrice, parano et maniaque du contrôle de son meilleur ami. Le blond finit par lui évoquer la déclaration de Tessa sur la plage, la façon dont il l’avait éconduite, et bien d’autres choses. La suite de la discussion ne lui avait plu aucunement, l’énervant même. Certaines choses avaient été dites, ne lui avait pas plu et il les gardait en mémoire. Et pour finir, avec le départ d’Emily vers l’Europe, pour des raisons nobles de sa part, se terminait également leurs petits rendez-vous complices. La cerise sur le gâteau. Heureusement, leur dernière soirée avait été savourée jusqu’à la dernière minute, et la matinée s’était passée sur un ton léger, se séparant avec le sourire à l’aéroport.

Neil repensait à tout ça à l’arrière du taxi, regardant les bâtiments défiler puis l’eau couler sous le pont alors qu’ils arrivaient dans Manhattan. Lorsque le chauffeur se gara au croisement qu’il indiqué, Neil lui donna quelques billets pour payer la course et sorti du véhicule. Il ne donnait jamais son adresse exacte, par discrétion mais aussi tout simplement parce qu’il aimait marcher tranquillement pendant les derniers instants qui le menait aux portes de chez lui. Il lui fallait maintenant occuper ses dernières heures avant l’arrivée du reste de la famille, alors il se changer pour faire un footing dans Central Park histoire de se défouler. Il se dépensa pendant une bonne heure, avant de revenir se doucher et se prélasser dans le canapé devant une bonne série. Il ne lui restait qu’à se détendre avant d’aller regarder le match de basket qui opposait les Etats-Unis contre la Serbie. La finale du tournoi olympique masculin de la discipline, dont il était hors de question qu’il rate un panier, un rebond ou quoi que ce soit d’autre.

Quelques heures plus tard, à la tombée de la nuit, Neil quitta l’appartement où il avait passé la soirée pour visionner le match que Rick, le fils du partenaire commercial de son père, avait enregistré pour qu’ils le visionnent ensemble. C’était une personne avec qui Neil s’entendait assez bien pour lui accorder quelques heures quand il passait dans les parages. Et puis il fallait dire que la perspective de regarder le match seul à l’appart et d’accueillir son père à l’arrivée réjouissait très peu le fils Marshall. Autant passer la soirée ailleurs et en compagnie supportable. Il se vit même proposer de rester la nuit, mais Neil se vit obligé de prendre congé. Il avait déjà prévenu Alfred et le majordome se trouvait déjà en bas du building, prêt à ramener le fils prodigue auprès de sa famille.

Pendant la durée du trajet, le blondinet échangea vivement avec le majordome à propos du match. Sans surprise, les Etats-Unis avaient gagné d’une victoire écrasante, 96-66 points contre la Serbie. Ils remportaient ainsi leur troisième titre, notamment grâce à un Kévin Durant en grande forme, éteignant à lui tout seul la Serbie dès le deuxième quart-temps. Le trajet passa vite avec l’euphorie de leur discussion. Avec le temps, Alfred étant devenu pour Neil le parrain qu’il n’avait jamais eu. Il en avait déjà un sur le papier, mais un parrain qu’il n’avait jamais rencontré et dont il n’entendait jamais parler à la maison. Seul ses grands-parents paternels semblaient en connaître l’existence, sans en parler pour autant. Quoiqu’il en soit, Neil lui portait une affection et une confiance sans limite. Il remercia intérieurement Alfred de faire un gros détour dans les rues de Manhattan pour profiter un peu plus longtemps de leur tête à tête.

Le blond en profita pour lui confier que, même si sa petite sœur lui avait atrocement manquée, il avait profité un maximum de ces jours et nuits à Los Angeles, ainsi que des activités organisées. Cela lui avait permis de relâcher la pression et de passer un peu de temps tranquillement avec les gens qui l'entouraient habituellement, de bons moments avec sa meilleure amie également, mais aussi avec d'autres qu'il connaissait moins.

Il pensait notamment à cette après-midi avec la petite Joy, pleine d'imagination et de bonne humeur. Elle lui avait donné l'impression d'être avec une version grand format de sa petite sœur, une bouffée d'air frais et de rigolade. Il évoqua également les visites des studios, les randonnées, mais surtout, il pensait à Chandini et tout ce qui avait découlé de leur après-midi à Santa Monica. Les interrogations que ça lui avait laissé et qu'il avait posées à Milan n'avait eu l'effet que d'un retour à l'envoyeur, puisqu'il avait lui aussi tout un tas de choses sur lesquelles ils se questionnait. Des choses insensées mais qui avaient pris leur sens le dernier soir du voyage.

Intérieurement, il se posait encore la question. Depuis quand et pourquoi Tessa en était arrivée là ? Neil avait une théorie toute faite sur la réponse, mais la discussion avec Emily l'avait laissé perplexe. Emily ne semblait pas connaître Jamie et sa rupture avec Tessa, donc ça l'empêchait d'avoir le dernier mot de l'histoire, mais Neil restait certain que Miss Yorke cherchait juste à compenser sa perte. Sinon quel autre motif pour changer de sentiments en passant de l'agacement à ce stupide coup de cœur d'été ? Il leva les yeux au ciel et soupira. Il n'aurait qu'à garder ses distances et éviter de se retrouver seul avec Tessa, ainsi elle finirait bien par revenir à la raison. Et Emily aussi, par la même occasion.

Lorsque la voiture s'arrêta, Neil sorti de la voiture et s'engouffra dans le hall. La nuit était tombée depuis plus d'une heure et sa montre frôlait l'heure du crime. Alfred le rejoint et ils entrèrent dans l'ascenseur, échangeant alors de ce qui s’était passé au Japon pendant ce temps, alors qu’ils entamaient l'ascension jusqu'au dernier étage. Mais lorsque le majordome lui ouvrit la porte de l'appartement, Neil déchanta rapidement.

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(#) Re: [Solo] Change it or leave it  [Solo] Change it or leave it EmptySam 31 Oct 2020 - 18:42

Change it or leave it
Solo – vers minuit, le 19 Aout 2016
Il était de convenance que, chez les Marshall, il y avait un couvre-feu strict pour lequel les enfants devaient retrouver leurs chambres. Addison parce qu’elle était une enfant et qu’elle avait besoin d’un certain quota de sommeil pour avoir une bonne hygiène de vie, et Neil pour respecter ses engagements. Il avait découché de nombreuses fois par le passé pour s’adonner à son ancienne addiction qu’était l’amour du jeu et des paris. Des nuits à faire pleuvoir l’argent sur la table, à gagner certes, mais pas toujours. Des parties de jeu aux conséquences qu’il fallait assumer, et que son père lui avait fait entrer dans le crâne. Ainsi, il était devenu bien rare de voir le fils Marshall hors de chez lui à de telles heures nocturnes sans justification. Bien sûr, les nuits de jeux vidéo étaient elles aussi proscrites, mais bien moins incriminantes si ce n’est pour les heures de sommeil perdues. Neil savait toutefois se canaliser depuis, mais ce qui le titillait en cette soirée était que, pour une fois, ce n’était pas lui qui dépassait ce couvre-feu.

Addison était assise par terre dans le salon, là où Alfred et son grand frère venaient d’entrer. Il était presque minuit, et elle n’était toujours pas couchée, ce qui l’inquiétait. Il s’empressa de s’approcher d’elle pour l’enlacer, puis lui indiqua qu’il était plus que temps pour elle d’aller se coucher. Il n’eut pas à lutter longtemps puisque la demoiselle s’endormait presque sur son petit livre, alors Alfred s’occupa d’aller l’amener dans sa chambre. Neil s’en serait occupé en temps normal, mais il y avait autre chose qui le faisait déchanter.

Sa mère était là, elle aussi. Dans le salon, dans le canapé plus précisément. Complétement affalée, avachie presque. Sa robe impeccable était froissée et ses cheveux, son état, trahissaient une sobriété plus que contestable. Lorsqu’il se pencha sur elle pour s’enquérir de son état, elle lui souffla son prénom à la figure en même temps que ses effluves d’alcool. Il grimaça, s’accroupit à son niveau et posa la main sur le front de sa mère, soupirant avant de lui remettre les cheveux derrière les oreilles. Elle gémissait, ou grommelait dans son sommeil, murmurant des paroles incompréhensibles dont seul se distinguait le prénom de son père.

Qu’est-ce qu’il a encore bien foutre pour que ça finisse comme ça…

Neil sentit ses mâchoires se contracter, de même que ses nerfs se tendre. Toute la détente de ce mois-ci semblait s’être envolée en quelques minutes de temps. Les seules fois où sa mère finissait dans cet état, son père en était la cause. Tout avait commencé avec ses infidélités et les conséquences de ses actes. Madame Marshall était tombée dans un alcoolisme dépressif qui avait contribué à accentuer la haine de Neil envers son père, même si cette réaction n’était pas des plus saines et qu’il n’en approuvait rien. Si la grossesse et l’arrivée d’Addison ne l’avait pas fait revenir à la raison, qui sait jusqu’où cela l’aurait mené. A l’hôpital, certainement, voir pire, qui sait…

Ruminer tout ça ne faisait rien pour le calmer. Il prit alors les devants, passant les mains sous les épaules et les genoux de sa mère pour la mener jusqu’à sa chambre par lui-même. La tête de sa mère s’échoua sur l’épaule de Neil alors qu’il passait la porte du salon, l’emmenant jusqu’à sa chambre. Il ne fut pas vraiment surpris de voir que son père ne s’y trouvait pas. Pour tout dire, il se doutait même de l’endroit où il se trouvait et c’est ce qui acheva de l’énerver. Une fois sa mère couchée, Neil ferma la porte en sortant et se rendit à grand pas devant la porte du bureau de son paternel. En chemin, il croisa Alfred. Ce dernier ne mit pas longtemps à comprendre ce qui allait se passer et préféra rester en retrait, au chevet de Madame Marshall pour surveiller son état et près de la chambre d’Addison au cas où elle se réveillerait. Un silence assourdissant régnait dans le penthouse, silence que Neil brisa en ouvrant la porte à la volée pour venir plaquer les mains sur le bureau de son père, avant de s’emporter.

Neil : "C’est quoi ce bordel ?! Tu comptais coucher Addison à un moment ou t’en a rien à carrer ? "

James Marshall : Il me semble que c’est régl-

Le père de Neil parlait d’un ton calme et déconcertant, sans lever les yeux de ses papiers. Mais n’aimant pas ses paroles hautaines, Neil le coupa pour continuer sur la même lancée, balançant les fameux documents d’un balayement de la main :

Neil : Et Maman, c’était quoi le principe, attendre qu’elle fasse un coma éthylique avant de t’en soucier ? P*tain c’est quoi ton problème ?"

James Marshall : Parlant de problème, est-ce que tu as pris tes médicaments ?

Neil fixa son père, haussa un sourcil et se demandait s’il venait vraiment d’entendre cela. Il pencha la tête en arrière, s’écartant du bureau et se retourna momentanément vers la porte, avant de se mettre à rire. Un rire jaune qui faisait bien transparaitre toute l’amertume qu’il ressentait en ce moment.

Neil : Ahahah… Tu sais pourquoi je les prends, ces foutus médicaments ? C’est à cause de toi, de tout ce que tu provoques chez moi et dans cette famille ! Tu ne te rends même pas compte de la haine que j’ai envers toi depuis… "

James Marshall : Depuis quoi, Neil ? Est-ce qu’un jour tu vas réussir à me dire avec franchise ce que tu me reproches, au lieu de tourner autour du pot depuis tout ce temps. Je ne suis pas assez idiot pour avoir manqué tes sautes d’humeurs et ton comportement. Mais peut-être qu’au lieu de faire des caprices, tu pourrais trouver le courage de me dire ce qui te pose problème, afin de régler cette petite histoire une bonne fois pour toute.

Le blond se retourna alors vers son père et le dévisagea pendant plusieurs secondes, le fusillant du regard. « Petite histoire ». « Des caprices ». Est-ce que tout était aussi désuet à ses yeux pour qu’il ne remarque pas ce que cela avait provoqué ? Neil se mordit l’intérieur de la joue, cherchant quels mots atteindraient cet homme imbuvable, jusqu’à ce que son père ajoute la phrase de trop.

James Marshall : Ta mère s’en est remise, elle.

Déconfit et désabusé, les épaules de Neil s’abbatirent. Pris entre le choc de ce qu’il venait d’entendre et le désespoir de voir un jour la mauvaise foi de son père disparaître, ce fut finalement la colère de Neil qui prendre le dessus. Une fois de plus, il claqua les mains sur le bureau en bois massif, plongeant son regard dans les yeux bleus glacés de son père.

Neil : S’en est remise ? Tu te fous de moi ?! Tu crois qu’elle s’est retrouvée dans cet état à cause de qui ? C’est à cause de toi tout ça, de toi et de ta foutue histoire avec la mère de mon meilleur ami. C’est à cause de toi que Maman est devenue alcoolique, qu’Addison me préfère à toi, qu’elle n’arrive pas à comprendre pourquoi c’est tendu entre vous, que j’ai tout bousillé avec Kakeru et à cause de toi que je pète les plombs. Tout ça parce que t’es incapable d’être un mari et un père respectable, d’avoir du respect pour quelqu’un d’autre que toi-même. Et encore, si tu respectais vraiment ta personne, tu ne te cacherais pas derrière un mariage aussi faux que le vôtre ne l’est devenu. On n’en serait pas là, si vous aviez divorcé à l’époque !"

James Marshall : Si je ne respectais pas cette famille, c’est ce que j’aurai fait Neil. Que crois-tu ? Que je sois parti en vous laissant ma fortune, que notre séparation n’aurait pas fait scandale ? Est-ce que tu crois que ta mère aurait supportée de vivre dans la honte de s’être fait trompée par son mari ? Contrairement à ce que tu crois, j’ai encore de l’estime et de l’affection pour elle. Oh, et je ne parle pas de ce qui vous arriverai à toi et d’Addison, si un tel scandale s’ébrutait. L’argent, la réputation, le respect et le charisme que votre nom de famille inspire. Vous n’auriez plus rien. Alors si tu continues à t’évertuer de faire des caprices, de me parler de cette façon et à entrer dans mon bureau de la sorte Neil, je te couperais les vivres pour te donner un aperçu de tout ça. Qui sait, peut-être même qu’à terme, c’est sur Addison que je fondrais mes espoirs de reprendre les rênes. Un fils aussi ingérable ne devrait avoir aucun pouvoir de décision dans mon entreprise, alors rentre dans le rang, sinon elle passera par les mêmes choses que ce que tu as vécu jusque-là. Il me semble que c’est ce que tu souhaites éviter, non ?  

Neil resta interdit. Il s’était enfin lancé pour dire tout ce qu’il avait sur le cœur à son père, mais contrairement à la fois où il l’avait fait avec Kakeru, l’atterrissage était beaucoup plus compliqué. Si avec Kakeru ça c’était bien terminé, là, Neil en arrivait à ses craintes les plus redoutées.

Neil : T’oserai pas… Tu ne mettrais pas autant d’argent et de temps investi de côté. Tu ne peux pas…"

James Marshall : Je vais me gêner. L’argent n’est pas ce qui manque et j’ai encore de longues années pour choisir ce que fera Addison de sa vie.

Même s’il n’était pas vénal ou près de son argent, Neil aimait son confort de vie et aurait du mal à s’accommoder à un tel changement. Mais surtout, ce qu’il souhaitait éviter par-dessus tout, c’était qu’Addison doive suivre la même éducation et vivre avec la même pression que ce qu’il supportait jusqu’à aujourd’hui. Pour elle, il voulait une vie tranquille, une vie ou elle ferait ce qui lui plait et où un minimum de choses lui serait imposée. Une vie où elle aurait le choix. Neil ne pouvait que canaliser sa frustration et ses nerfs pour éviter d’exploser. Là était les conséquences du moindre débordement qui viendrait. Il ne pouvait se permettre d’en arriver là, de leur faire subir tout ça alors, à regret, il se contenta de prendre une grande inspiration et de limiter les dégâts de ce qu’il avait provoqué. Retrouver la raison semblait la seule option qui s’offrait à lui.

Neil : Hmpf… Tu as peut-être le dernier mot aujourd’hui, mais ne croît pas que je vais en rester là indéfiniment. T’en prendre à Addison est bien la dernière carte que tu joues et je te le ferai regretter. Et je te prouverai de quoi je suis capable, que je serai un meilleur exemple pour elle que tu ne l’es. "

Le père de Neil leva la tête d’un air suffisant et, toujours assis sur son siège, se tourna vers la fenêtre pour évincer Neil de sa vue. Ce dernier quitta le bureau en claquant la porte derrière lui, sans demander son reste. Si son père l’avait cloué sur place ce soir, il trouverait un moyen de le surpasser. En rejoignant sa chambre, il fit la seule chose idiote que ses nerfs semblaient lui dicter : cogner l’un des murs pour passer la frustration et la colère qu’il renfermait à défaut d’attraper une batte de baseball pour lui refaire le portrait.

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(#) Re: [Solo] Change it or leave it  [Solo] Change it or leave it EmptyLun 2 Nov 2020 - 22:33

Change it or leave it
Solo – matinée du 20 Aout 2016
Une nuit peu encline à la sérénité. Neil avait repassé la discussion avec son père dans sa tête avant de dormir, n’avait que peu ressenti la gêne de sa main, toujours sous l’adrénaline. Certes, ça piquait, ça le gênait mais, sur le moment, ça lui avait fait du bien. Evacuer la frustration, déverser sa colère… Et puis, ce n’était surement « rien de grave ». Rien de grave, jusqu’au lendemain matin. Quand il balança son réveil contre le mur, il sentit la douleur passer. La colère était toujours là, elle, mais n’était plus seule. Sa main le faisait souffrir, la discussion de la veille n’en faisait pas moins, et sa tête était au bord de l’explosion. Après quelques longues minutes à s’habiller, avec quelques difficultés, il sortit avec sa cravate autour du cou, essayant de la nouer. Son visage se crispa, grimaça alors qu’il forçait, mais si ses parents étaient trop absorbés par le journal et leur café, il ne fallut pas longtemps au majordome pour remarquer les éraflures qui parsemaient la main du fils Marshall. La couleur, et les façons dont son visage se déformait à chaque geste, était annonciateur de quelque chose de plus grave.

Alfred se rapprocha de Neil et sans apporter de jugement, lui intima qu’il serait judicieux de se rendre à l’hôpital. Dans un premier temps, Neil refusa, par égo et idiotie, mais surtout par refus de montrer sa faiblesse devant son père qui agissait comme si la veille n’avait jamais eu lieu. Mais lorsque ce dernier daigna se lever et voulu « prendre soin » de l’y emmener lui-même, Neil se ravisa et donna un léger coup de tête en direction de l’étage où se trouvait une autre tête blonde.

Neil : T’as autre chose à faire, il me semble. J’y vais avec Alfred.

Lui au moins, il me rappellera pas ma connerie pendant tout le trajet. Neil tira sur sa cravate et la fit tomber par terre, avant de sortir de l’appartement, la main contre son torse. Il attendit devant l’ascenseur pendant quelques minutes, laissant le temps à Alfred de prendre ce dont il avait besoin, tant que lui-même n’avait pas à rester dans la même pièce que son père. Addison n’était pas encore levé de toute façon, et l’après-midi serait déjà bien assez longue.

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Il fallut un certain temps, et un certain nombre de personne, avant que Neil ne se retrouve enfin devant le médecin. Secrétaires, interne, assistante, autant de personne que de nombre de fois où il fallu répéter son identité. Et jusqu’à arriver devant le doc, Neil eu le temps d’établir un mensonge tout trouvé. « On ne lui poserait pas trop de questions, même s’il fallut parler la vie à la maison, de l’éducation de ses parents, Neil gérait et, après l’auscultation, le tour était joué. Alors, le verdict tomba.

Le médecin : Monsieur, vous avez une fracture du col du 5e métacarpien. Elle est assez stable donc vous n’aurez pas besoin de broches, cependant nous devons immobiliser le temps que tout se reconsolide. Vous aurez des séances de kiné ensuite, pour éviter un quelconque enraidissement et…

Le médecin continua ses explications et Neil regretta son geste. Un mois et demi de plâtre, des séances de kiné, et par-dessus tout, l’arrêt du sport pendant toute la durée de sa convalescence. Un mois et demi d’immobilité, et tant de choses qui allaient le frustrer, l’énerver… Alfred s’inquiéta des conséquences que cela engendrerait, mais n’en toucha aucun mot, préférant donner des options pour que le jeune étudiant occupe son temps de manière à ne pas s’en dégouter.

Alfred : Peut-être que ça te laissera le temps d’aider les plus jeunesde ton club, à défaut de pratiquer. On apprend aussi des erreurs des autres, après tout. Ca devrait te laisser un peu de temps libre également…

Neil : "Excuse-moi Alfred mais, du temps libre ? Je ne pourrais pas pratiquer, ni jouer du piano et encore moins sur la console… Et je ne te parle même pas de me détendre avec une fille comme il le faudrait. Si c’est pour faire les choses à moitié, je préfère encore ne rien faire ! "

Sarcasme et cynisme étaient de connivence, tout comme le serait son mois et demi d’abstinence. Un moindre mal si cela signifiait que tout reviendrait à la normale ensuite. Il se concentrerai sur les cours, ses révisions et ses projets d’avenir. Mais avant cela, il fallait aller jouer la comédie du petit-fils modèle devant ses grands-parents paternels.


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(#) Re: [Solo] Change it or leave it  [Solo] Change it or leave it EmptyLun 2 Nov 2020 - 23:24

Change it or leave it
Solo – après-midi du 20 Aout 2016
Jane Marshall : Oh, Henry voyons, ne dites pas de telles sottises ! Vous savez tout comme moi que la fille de ce cher John est une demoiselle de bonne compagnie.

Neil : Elle est surtout coincée, ouais.

Si le grand-père de Neil esquissa un bref sourire, il fronça les sourcils aussitôt que sa femme monta sur ses grands chevaux. Un homme détestable, mais qui ne cachait pas une certaine fierté de la répartie de son petit-fils. C’était bien la seule chose qu’ils avaient en commun, si ce n’est le nom. Il fallait au moins ça, pour vivre avec cette vieille peau pendant toutes ces années. Neil lui reconnaissait au moins ce courage, même si cela ne pardonnait pas le reste.

Jane Marshall : Comment oses-tu juger cette demoiselle de la sorte ? L’innocence est une vertu, cher petit-fils et même si la tienne est peine perdue, peut-être sauras-tu revenir sur le droit chemin, plutôt que d’en emprunter deux à la fois. Un homme respectable se doit de-

Neil : Se doit de quoi, granny ? De se cantonner à un mariage à sens unique ? Désolé mais je préfère encore « emprunter les deux chemins » que de rester coincé dans une impasse.

Son regard croisa un instant celui de son père et, s’il ne cherchait pas cette fois à le provoquer, ce fut celui-ci qui s’en chargea. Neil remerciait Addison de jouer dans le jardin alors que la moutarde lui montait de nouveau au nez. La discussion de la veille n’était pas terminée, il semblerait.

James Marshall : A quoi bon te disperser si tu n’es pas capable de garder quelqu’un à tes côtés, hm ? Il me semble que la dernière en date n’est plus d’actualité, alors parler d’engagement n’est peut-être pas le sujet que tu maîtrises Neil. Apprends à te taire, quand tu n’as rien d’intelligent à dire.

Neil : Qui voudrait s’intégrer dans une famille aussi brisée, de toute façon. Entre eux qui jouent les amoureux septagénaires, et toi qui prône un engagement que t’es incapable de respecter, j’dois dire qu’on a vu mieux comme exemples. Alors veuillez tous m’excuser de ne pas « maîtriser », mais j’en ai rien à carrer de votre avis. Je suis très bien tout seul et elle l’a bien compris, elle.

Enfin, à l’époque, elle l’avait compris. Maintenant c’était différent, mais là n’était pas le mot.

Neil : Sur ce, puisqu’on en est aux retrouvailles, j’ai d’autres grands-parents qui seront heureux de me voir là-bas alors ne comptez pas sur moi pour rester ici une journée de plus. Un homme respectable sait se retirer quand il est sous-estimé, mais comptez sur moi pour revenir quand le moment sera opportun.

L’amour, l’engagement, c’était bien un truc d’idiots. Il n’avait pas ce genre d’attentes, certaines s’évertuait à lui dire de reconsidérer ses choix. Mais à quoi bon se lancer s’il ne ressentait pas la même chose, si ce n’est pour qu’ils ne se fasse souffrir ? Le plaisir pouvait se gagner indépendamment, mais peu de gens le concevait. C’était tout ce qu’il avait à proposer, l’amitié comblait le reste. Des piliers, Neil les avait. Alors pourquoi chercher autre chose ? Chercher « plus » ? Neil se leva de son fauteuil sans se préoccuper de leurs réactions, si ce n’est pour jubiler. Sa décision était prise, il rentrait au Japon demain. Il se rendit alors dans le jardin et alla rejoindre sa petite sœur pour lui expliquer son départ. Une petite sœur qui allait lui en vouloir pendant quelques temps.

Addison : On s’est même pas vu des vacances ! T’ES TROP NUL D’ABORD !

Elle lâcha ses jouets et rentra à la maison. Des mots d’enfants qui lui durcissait le cœur encore plus qu’il ne l’était déjà. Tout n’était que déception et il avait besoin d’un break, d’un peu d’air frais, de changer de paysage. Il aurait tout le temps de sa convalescence pour se reprendre.

Direction Kanazawa.


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