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 [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]

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Gareth N. Kobayashi
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(#) [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyJeu 3 Sep 2020 - 23:32




♫ Pères et impairs ♫
Vendredi 9 Septembre - 18h00 environ

C’était la fin de semaine, le vendredi était enfin arrivé, et avec lui, un repos bien mérité dont Gareth avait hâte ! Sa fatigue n’était pas véritablement dû à ses journées de cours et de préparation de ceux-ci. Le nouvel environnement, sa nouvelle organisation, quelque peu chaotique par moment et le fait que Chiaki soit toujours un peu agité à la crèche et à la maison, y étaient pour beaucoup. Le nippon ne pouvait s’empêcher d’en vouloir à son ex-compagne de faire vivre cela à leur fils... Il se fichait pas mal de son état, mais Chiaki n’avait pas à en payer le prix. Gareth craignait de plus en plus que la crèche finisse par lui dire « votre fils fait trop de crises, merci au revoir », ce serait un cauchemar !

Il s’efforçait de ne pas y penser alors qu’il était seul dans son appartement, à préparer ses prochains cours pour les semaines à venir. L’ajout de profondeur, première année, les débuts de l’ikebana à l’ère Hakuhô, deuxième année, ou encore l’étude des anciennes sculptures d’argiles japonaise nommées dogû pour les troisièmes années. Quelques tours à la bibliothèque pour rassembler des éléments lui avaient été nécessaire durant l’après-midi. L’heure avait filé sans qu’il ne s’en rende compte. D’ailleurs, Gareth réalisa enfin, autour de ses feuilles parsemant le salon, qu’il n’avait pas regardé l’horloge depuis bien longtemps. Lorsqu’il vit les aiguilles indiquer dix-sept heures trente passées, le châtain se décomposa.

« Oh merde ! Comment j’ai pu oublier d’aller le chercher ?! »

Il sauvegarda à la hâte son travail sur son ordinateur et ne prit même pas la peine de l’éteindre avant de se lever d’un bond. Le métisse s’en voulait terriblement, ne pas voir l’heure passer et oublier d’aller chercher son fils, c’était la goutte d’eau. Jurant contre lui-même, il s’habilla dans des gestes frénétiques. Gareth prit ensuite un sac où il gardait toujours des affaires diverses pour Chiaki, couches, biberon, du lait en poudre et d’autres choses. C’était sa mère qui lui avait conseillé cette habitude, un petit accident était vite arrivé à l’extérieur. Dire qu’il avait prévu d’aller faire des courses sur le retour, il n’en avait plus envie, une fois son petit récupéré il rentrerai directement pour passer du temps avec lui.

Ainsi, Gareth quitta son appartement, sans se rendre compte qu’il venait d’oublier quelque chose de capital. Il arriva à la crèche légèrement essoufflé malgré sa bonne condition physique. Le professeur s’excusa platement pour son retard mais la gérante de la crèche lui affirma que ce n’était pas grave. Si, ça l’était, lorsque son retard était dû à un oublie, quel genre de père était-il... C’était une pensée bien dure envers sa personne mais, il n’avait pas le droit à ce genre d’erreur quand il était le seul présent.

On alla chercher Chiaki dans le salon de jeux et ce dernier s’agita dans les bras de l’auxiliaire en voyant son père, se mettant à chouiner.

« Papa, papa... ! » Répétait-il de sa petite voix tremblante.

Gareth s’empressa de le serrer dans ses bras, plongeant son nez au creux de son petit cou.

« Je suis désolé mon bébé, tellement désolé... »

Le petit tenait fermement sa chemise cherchant sa chaleur et s’apaisant doucement dans ses bras. Le père passa sa main dans sa chevelure chocolat et embrassa sa joue potelé. Sous le regard interrogatif des auxiliaires, Gareth quitta la crèche en soupirant. Chiaki avait mollement posé sa tête sur sa large épaule, blottit contre sa nuque. Il rechigna à quitter ses bras pour être installé dans son siège à l’arrière de la voiture mais fini par céder. Le trajet se fit dans le silence, le professeur ne parvenait pas à se pardonner, pourtant il ne devait pas être le premier à qui cela arrivait mais il s’était mit une telle pression qu’il ne s’autorisait aucun écart...

« Papa ! A’ion ! » Chiaki l’interpella en levant son petit doigt vers le pare-brise, un avion traversait le ciel devant leurs yeux.

« Oui c’est l’avion, c’est bien chéri. »

Gareth sourit, à quinze mois, Chiaki ne marchait pas encore tout seul mais il commençait un petit peu à parler. Le pédiatre lui avait dit que c’était souvent l’un ou l’autre en premier. Normalement à dix-huit mois maximum, il devrait marcher sans avoir besoin d’aide.

Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent enfin à l’immeuble des professeurs de l’université. Son fils dans les bras et son sac à dos sur l’épaule, ils rentraient à la maison. Sauf qu’en arrivant devant sa porte, la douche froide.

« C’est pas vrai... Comment je peux être aussi nul ! »

« Nul ! » Répéta Chiaki innocemment.

« Non chéri, il faut pas répéter ça... »

Le papa saisit son téléphone pour contacter un serrurier. Celui-ci devrait arriver dans... une heure ?! Tout le monde avait décidé de perdre ses clés en même temps ?! Gareth s’assit dans les escaliers, son fils sur les genoux, plus qu’à attendre...

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyVen 4 Sep 2020 - 1:12

Vendredi 9 septembre

Hisao avait intégré cet établissement depuis avril et avait par conséquent vécu la véritable rentrée des classes, mais cette dernière lui semblait reposant comparée à cette première semaine de septembre. Il ne savait pas si c’était en raison des vacances, mais son agenda était chargé de jeunes en émoi, tous plus agités les uns que les autres. D’autant plus qu’il avait littéralement été incapable de se ressourcer durant ces vacances – si l’on pouvait seulement appeler cela des « vacances » – alors ces premiers jours avaient été rudes. Très rudes.

Et ce week-end, il avait décidé de se reposer. Pas de sport, pas de sortie, rien. Après avoir évité les spoilers sur Reddit – seul et unique réseau social qu’il utilisait vraiment – pendant des mois, il était grand temps de rattraper cette saison six de Game of Thrones et sa fille lui avait promis d’être de la partie. Un marathon ne ferait de mal à personne, n’est-ce pas ?

Il ferma doucement la portière de sa voiture, plus que satisfait de n’avoir plus que les marches de son escalier à monter pour enfin retrouver son appartement et enfiler quelque-chose de plus confortable que cette chemise et cette cravate qui le serrait – sa psychologue lui avait déjà dit des centaines de fois qu’il n’avait pas besoin de mieux s’habiller lors de ses consultations, mais il n’y pouvait rien, il s’acharnait à être présentable. C’était la moindre des choses, selon lui. Sa séance s’était finie un peu plus tôt que prévu, suite à un empêchement de dernière minute, mais il ne lui en avait pas tenu rigueur.

Lorsque son téléphone vibra dans sa poche, il sursauta presque et sourit lorsqu’il vit le nom de Kana sur l’écran.

« Tu vas me tuer. »

« Normalement, c’est « Allô », suivi de « Comment vas-tu ? As-tu passé une bonne journée ? Comment s’est passé ton rendez-vous ? » me semble-t-il », répondit-il sur un ton amusé. « Qu’est-ce que tu as encore fait ? »

« Itagaki-san m’a invité à passer le week-end chez son père. Y aura toutes ses sœurs pour une fois ! Je t’en supplie. »

Un premier soupir. Un second. Son sourire s’estompa lentement alors qu’il digérait l’information. Il s’en remettrait, mais sur le moment—il était légèrement irrité.

« Je vais finir par croire qu’il me fait de l’ombre. »

« Ja-mais. Je peux y aller alors ? »

« Tu peux », sa voix était lasse mais il n’allait pas empêcher Kana de s’amuser. D’autant plus que ce n’était pas la première fois qu’elle mentionnait un week-end du type—Itagaki-san parlait toujours de ses sœurs. Ses cinq incroyables sœurs.

« Tu peux passer me chercher s’il te plaît ? Je dois récupérer des affaires avant de partir, je n’ai pas tout à la chambre. »

« Alors là. Certainement pas, je viens tout juste de me garer. Si madame veut des affaires, madame prend le bus. Tu n’es qu’à dix minutes de l’appartement », et elle ose souffler ? Hisao leva les yeux au ciel.

« Très bien, bah j’arrive dans vingt minutes alors. »

Deux trois compliments lâchés à la volée plus tard – T’es vraiment le meilleur père qu’on puisse avoir – Hisao rangea son téléphone et son visage reprit son sérieux habituel – Je le savais déjà, et ça ne sert à rien de me passer de la crème alors que j’ai déjà dit oui – lorsqu’il passa la porte de son bâtiment. Plus qu’une cinquantaine de marches et il serait enfin chez lui, il pourrait enlever cette fichue cravate qui allait le rendre fou et—

« —Kobayashi-san ? » Il ne l’avait pas croisé de la journée, alors il inclina légèrement le buste vers l’avant pour le saluer. Mais il ne put camoufler la surprise sur son visage lorsqu’il le vit assis avec—non, ce n’était pas exactement de la détresse, mais il y avait quelque-chose de crispé sur ses traits. Hisao ne le connaissait pas assez bien pour essayer de deviner quoi que ce soit – il venait notamment d’apprendre qu’il avait un fils, à moins que ce soit l’enfant de quelqu’un d’autre ? Son neveu ? Il l’avait rencontré une semaine plus tôt lors de la réunion de rentrée et avec la pression, n’avait jamais pris le temps de se discuter convenablement avec ce dernier. Rien de plus que de pauvres banalités, des noms échangés. Rien de bien intéressant. « Tout—va bien ? » Lui demanda-t-il d’une voix peu assurée.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyVen 4 Sep 2020 - 12:57




♫ Pères et impairs ♫
Voilà dix minutes qu'ils attendaient. Pour ne pas rester dans un silence de plomb, Gareth s'était mit à raconter sa journée a Chiaki. Même s'il ne comprenait pas grand chose, il s'arrangeait pour le faire rire en lui racontant comment un étudiant avait failli renverser un pot de peinture, a coups d'onomatopées et de grimaces. Ces dernières suffisaient à faire rire le petit brun, dévoilant ses petites quenottes de devant.

Même si Gareth souriait et sentait son cœur s'apaiser à cette vision angélique, il retrouvait son air maussade dès que Chiaki plongeait son visage dans son cou. Le papa caressait sa petite main l'air absent, il voulait tellement se reposer chez lui, à quelques mètres... C'est à ce moment là qu'une voix familière s'adressa à lui. C'était Hisao, le psychologue du campus. Gareth cligna des yeux, surprit.

« Tenma-san, bonsoir. »

L'homme lui demanda s'il allait bien... Est-ce que cela se voyait tant que ça qu'il était agacé par la situation ? S'il était déjà percé à jour en quelques secondes, rien ne servait de faire comme si de rien n'était. Gareth se fit la réflexion qu'il devait être vraiment doué dans son travail. Chiaki releva la tête face au nouvel arrivant, l'air curieux, fixant de ses grands yeux bruns l'inconnu.

« Non pas vraiment... Je fais n'importe quoi... J'ai oublié d'aller chercher mon fils à la crèche... J'avais si honte que je suis parti aussitôt arrivé... Et en plus, j'ai oublié mes clés donc je dois attendre 1h pour le serrurier... Et vous, bonne journée ? »

Il avait entendu la voix de Hisao dans les escaliers, sans trop comprendre de quoi il avait bien pu discuter. Le rossignol ne savait pas grand chose du psychologue, ils n'avaient jamais eu de réelles conversations, par manque d'occasions. Ils ne travaillaient pas dans le même bâtiment. Peut-être devrait-il penser a lui proposer de manger ensemble.

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Dernière édition par Gareth N. Kobayashi le Ven 4 Sep 2020 - 15:35, édité 2 fois
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Hisao Tenma
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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyVen 4 Sep 2020 - 15:01

En voyant l’enfant tourner la tête vers lui, Hisao ne put se retenir de lui adresser un sourire en secouant doucement sa main pour lui dire bonjour. De son côté, Kobayashi-san répondit à ses salutations et soupira. Il haussa naturellement les sourcils lorsqu’il lui répondit à la négative – il s’y attendait un peu, mais n’avait pas nécessairement vu venir le fait qu’il lui en parlerait aussi facilement. Ce n’était pas tant parce que la chose était secrète, mais plutôt parce qu’ils ne se connaissaient pas vraiment et les gens avaient plutôt tendance à être rebutés par la nature assez discrète de Hisao.

Lorsqu’il lui demanda après sa propre journée, il haussa les épaules avec un léger sourire désolé.

« Épuisante, mais pas réellement comparable à la vôtre », lui confia-t-il alors. Il n’allait certainement pas juger Kobayashi-san sur ses erreurs, surtout après avoir été le premier à manquer à son devoir de parent à de multiples reprises dans sa jeunesse alors que Kana était en bas âge. « La semaine a dû être éprouvante pour vous aussi. Ne vous jetez pas la pierre. »

Il hésita un instant. Il ne pouvait pas le laisser attendre dans les escaliers—ça allait à l’encontre de ses principes, mais en même temps il savait à quel point ce serait éprouvant pour lui de jouer le jeu de la sociabilisation avec quelqu’un qu’il connaissait peu—et un vendredi soir en plus.

Mais il n’arrivait pas à se faire à l’idée de le laisser poireauter dans les escaliers pendant une heure avec son fils. Il inclina légèrement la tête sur le côté et essaya de retrouver une voix un peu plus assurée.

« Vous voulez venir boire un thé chez moi en attendant que votre serrurier arrive ? Ce sera toujours plus agréable que de rester dans les escaliers », lui proposa-t-il avec un léger sourire.

S’il ne l’avait pas fait, il s’en serait sérieusement voulu. Et au moins, Kana aurait une preuve qu’il faisait des efforts et qu’il n’avait pas besoin de s’enfiler trois bouteilles d’alcool – ce n’est pas le moment de penser à Ashton – pour apprendre à connaître ses collègues.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyVen 4 Sep 2020 - 16:06




♫ Pères et impairs ♫
Pendant deux ou trois secondes, le bambin demeura immobile, puis il lui rendit son sourire en secouant sa main minuscule de manière plus énergique. Chiaki était un enfant plutôt éveillé et bruyant lorsqu’il était en pleine forme, babiller pendant qu’il jouait faisait partie de son quotidien. La crèche avait le mérite d’aider à la sociabilisation.

Lorsque Gareth confia son problème à Tenma-san, ce dernier avait haussé les sourcils, le professeur d’arts ne sut pas comment interpréter cela. Le psychologue lui fit savoir la mine désolée que sa journée ne devait pas avoir été aussi épuisante que la sienne. Qu’il se détrompe, chacun avait son lot de travail et le châtain ne s’imaginait pas une seconde être psychologue, il prendrait les confidences de ses patients bien trop à coeur. Ne pas se jeter la pierre, c’était difficile pour lui même s’il avait bien conscience que ce n’était pas dramatique. Le fait que ce soit son premier enfant devait jouer un grand rôle, Gareth s’imaginait qu’il devait être irréprochable, bien que cela soit naturellement impossible.

« Ah qui sait, votre travail n’est pas de tout repos non plus », lui répondit-il en souriant, compatissant. « J’essaie, je sais que ce n’est pas grand chose mais bon... Je ne peux pas m’en empêcher... »

Suite à ce court échange, Chiaki eut envie de se mettre debout. Gareth le posa sur la seconde marche d’escaliers après celle où il était assit et le petit s’amusa à descendre et remonter entre les deux marches, ne se souciant pas du fait que son père faisait tout le travail en le tenant sous les bras, amusé. L’aîné des deux hommes reprit ensuite la parole et ce fut au tour du cadet de hausser les sourcils. Le rossignol ne s’attendait pas à cette proposition alors qu’ils étaient inconnus l’un de l’autre. Il n’allait certainement pas accepter, aussi gentille soit-elle, cela le rendrait trop mal à l’aise.

« C’est vraiment gentil de votre part mais, je ne veux pas m’imposer chez vous, surtout un vendredi soir. Écouter les problèmes des autres toute la journée est déjà assez épuisant comme ça pour que je vous dérange quand vous devriez vous détendre. Ne vous en faites pas, ça va aller », déclina-t-il poliment.

Bien sûr il était typiquement japonais de refuser d’imposer sa présence chez autrui, mais pour Gareth, c’était également une question de principe. Lui et Hisao ne se connaissaient pas, il n’avait pas envie qu’un malaise s’installe. Non pas qu’il n’avait pas le désir de faire connaissance avec son collègue mais, dans d’autres circonstances de préférence.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyVen 4 Sep 2020 - 21:30

Ah—il comprenait ce sentiment. Bien plus qu’il ne le laissait paraître. C’était une sensation qu’il avait eu un mal fou à faire disparaître durant les années qui avaient suivi sa mauvaise période. Compatissant avec sa situation, il inclina légèrement la tête sur le côté avant de lui répondre.

« Certes, mais je pense que nous sommes plutôt égaux sur ce point-là », Kobayashi-san était professeur à la faculté. Parler pendant des heures devant des classes bondées et des amphithéâtres entiers paraissait bien plus drainant et anxiogène pour Hisao que le fait d’aider des personnes à régler leurs problèmes en tête à tête. « Vous n’avez pas à vous justifier, je vous comprends. Quand ma fille était en bas âge, c’était toujours la course. Elle prenait presque cent pourcents de mon temps au quotidien et je me sentais terriblement idiot quand je réussissais à oublier quelque-chose d’aussi—important alors que je n’avais pourtant qu’elle en tête. »

Il lui suffisait de se détendre cinq minutes, de se laisser aller pour faire autre chose—et il se rendait compte avec horreur qu’il avait oublié le plus capital. Savoir que l’on n’était pas seul dans sa situation avait tendance à rassurer et si Hisao pouvait aider son collègue à se sentir un peu mieux en lui partageant un bout de son vécu là-dessus, cela ne le dérangeait pas vraiment de le faire.

Avoir passé tout ce temps en France l’avait défait d’une partie des réserves que le Japon lui avait enseigné depuis tout jeune, et c’était pour cette raison que même dans sa timidité, certains sujets ne le gênaient plus. Se réhabituer à discuter avec des natifs l’avait quelques peu déstabilisé, notamment lorsqu’il se rendait compte un peu trop tard qu’il avait involontairement abordé quelque-chose d’un peu trop privé au goût de ses collègues. Et se retrouvait à devoir se rattraper—ou finissait par ne juste plus rien dire.

Kobayashi-san déclina poliment sa proposition. Hisao pensa en premier lieu qu’il le mettait mal à l’aise et fut à deux doigts de s’excuser de lui avoir proposé quelque-chose d’aussi familier—mais se reprit juste à temps. Arrête de tout le temps t’excuser.

« Oh. Vous ne me dérangeriez pas, je vous assure. Ma fille doit passer rapidement pour récupérer quelques affaires, donc ma journée n’est techniquement pas encore terminée », parce qu’il avait l’intime conviction qu’elle allait lui demander de lui faire quelque-chose à manger avant de partir – s’il te plaît, juste un tout petit sandwich de rien du tout – et qu’il ne pourrait véritablement se poser qu’une fois qu’elle aurait terminé. « Mais c’est comme vous le souhaitez. »

Kobayashi-san n’était pas entièrement japonais. Il l’avait remarqué dès le premier jour de par ses attributs physiques – yeux clairs, dépassant le mètre quatre-vingts – et s’était donc demandé laquelle de ses deux cultures le définissait le plus. Il ne le connaissait pas assez pour le savoir, mais ce premier aperçu de sa réserve fit directement pencher la balance de son côté japonais.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptySam 5 Sep 2020 - 16:20




♫ Pères et impairs ♫
Gareth devait avouer que les mots de son aîné lui faisaient du bien. Il avait donc une fille, le professeur se demanda quel âge pouvait-elle bien avoir, ce devait être une adolescente à l’entendre parler de l’époque où elle était encore petite. Pour la première fois depuis ces dernières minutes, les traits du châtain se détendirent. Le rossignol admettait doucement qu’il avait le droit à l’erreur en tant que parent et surtout, que celle qu’il avait commise n’était pas dramatique. Ce n’était pas comme s’il avait oublié son fils dans la voiture en plein été sur un parking, n’est-ce pas ? Non, Chiaki était resté avec des personnes responsables et allait très bien. Il fallait qu’il arrête de se flageller plus que nécessaire.

« Merci Tenma-san, vous avez raison je suis sûrement un peu dur avec moi-même. »

Sur ces mots il embrassa son fils sur le front, qui reprit place sur ses genoux. Même si Hisao était un homme de bons conseils, ce n’était pas pour autant que Gareth souhaitait abuser de la gentillesse dont il faisait preuve en s’imposant dans ses appartements. Sans une seule hésitation, il refusa, puis se fit une réflexion. C’était très rare de voir un japonais proposer d’aller chez lui. Au Japon, les rencontres, y compris entre amis, se faisaient presque toujours à l’extérieur, que ce soit au restaurant, dans un parc ou un karaoké. La maison relevait du domaine de la famille, sauf grande exception. En somme, c’était une manière très occidentale, semblable à celle que Gareth retrouvait en visitant sa famille anglaise du côté de son père.

Contre toute attente, le psychologue insista, lui assurant qu’il ne le dérangerait pas. Le brun prétexta que sa fille viendrait récupérer des affaires. Gareth ne comprit pas trop comment cela pouvait insinuer que sa journée n’était par conséquent pas terminée, c’était sa fille après tout. Le métisse hésita cette fois. L’idée de pouvoir discuter autour d’un bon thé lui paraissait plutôt attirante. Chiaki finirait par s’ennuyer à rester comme ça à rien faire et déranger le personnel voisin en faisant du bruit dans les escaliers serait le summum de la honte.

« Bon et bien, si ça ne vous dérange vraiment pas, je veux bien. Merci à vous, c’est plutôt rare d’être invité de la sorte, surtout quand on ne se connaît pas. Je vous promets de ne pas laisser Chiaki toucher à vos affaires, il est dans sa période touche à tout. »

Gareth rit légèrement alors qu’il se relevait, ajustant sa prise sous les épaules de son fils. Ce dernier entoura sa nuque de ses petits bras, fixant son père l’air surprit. Il ne savait pas dans quel appartement habitait son hôte de la soirée aussi il le laisserait mener la marche.

« Votre fille, quel âge a-t-elle ? »

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Bien. Hisao était plutôt satisfait de voir que ses mots n’étaient pas partis dans le vide et que Kobayashi-san semblait sérieusement rassuré par ces derniers. À ses remerciements, il hocha simplement la tête en guise de réponse. Il s’était souvent plaint de cette période épuisante de sa vie—mais avec le recul, cet âge lui manquait un peu. C’était le moment de sa vie où il avait le plein d’amour, où il pouvait embrasser sa fille, lui faire autant de câlin qu’il le voulait sans qu’elle ne finisse par s’écarter parce que « Pas devant les autres ! » ou bien lorsque « Je dois y aller ! Quoi—bah tu le sais déjà non ?! Bon—moi aussi je t’aime ». Et si ça avait été à refaire, il l’aurait refait sans l’ombre d’un doute.

Lorsque Kobayashi-san accepta et lui expliqua sa précédente réticence, Hisao ne put réprimer un léger sourire. Même s’il avait fini par accepter, il n’était pas passé loin de la catastrophe. Comme ce dernier venait de le soulever, il n’était pas commun d’inviter les gens chez soi—d’autant plus lorsqu’il s’agissait de collègue qu’on ne connaissait depuis qu’une pauvre semaine. Mais heureusement pour lui, le professeur n’avait pas mal pris son insistance et n’avait pas été gêné plus que ça une fois que Hisao lui avait assuré qu’il ne le dérangeait pas. Il aurait détesté faire une aussi mauvaise première impression, mais il n’aurait pas été surpris tant il était bon pour se mettre des bâtons dans les roues tout seul.

« Je n’en doute pas une seule seconde », lui répondit-il en souriant. « Rien de dangereux pour lui ne traîne, si cela peut vous rassurer. Tout est en hauteur », avec son chat, mieux valait ne pas trop garnir les surfaces de décorations futiles qui pourraient tomber et se casser. En parlant du loup… « Oh, j’ai un chat, par contre. Il n’est pas particulièrement craintif et est très calme, il prend juste beaucoup de place. J'espère que cela ne vous posera pas de problème. »

Il prit la direction de son appartement sortant ses clés de sa poche pour s’apprêter à déverrouiller sa porte quand Kobayashi l’interrogea à propos de sa fille.

« Kana a seize ans et elle étudie dans le même établissement que celui où nous exerçons », lui répondit-il en ouvrant sa porte. « Et le vôtre ? »

Lorsqu’il foula l’entrée de son appartement, Hisao ne perdit pas une seule seconde pour se déchausser et desserra légèrement sa cravate. Il aurait pu le faire plus tôt – et personne ne l’aurait remarqué – mais n’y avait tout simplement pas pensé entre l’appel de sa fille et la présence de son collègue. Il invita ce dernier à l’imiter et se dirigea vers sa cuisine.

« Installez-vous où vous voulez. Vous avez une préférence en matière de thé ? » Même si la France lui avait fait un véritable lavage de cerveau concernant une grande partie des principes inculqués par sa famille—il avait toujours essayé de garder un sens de l’hospitalité plus proche de celui que l’on adoptait sur sa terre natale – et encore heureux, les Parisiens sont vraiment exécrables.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyDim 6 Sep 2020 - 22:54




♫ Pères et impairs ♫
Le sourire de Tenma-san avait quelque chose d’automatiquement rassurant pour Gareth. C’était difficile pour lui d’à présent ne pouvoir compter que sur lui-même avec son petit bout et il n’avait personne avec qui en parler. Fidèle à lui-même, le métisse persuadait ses parents que tout allait bien en leur omettant quelques détails. Seulement, à présent qu’il était dans ce nouvel environnement, son assurance s’étiolait. Ainsi les quelques mots de son collègue lui avait tout de même redonné un peu le sourire et étrangement, Gareth sentait que Tenma-san pourrait le comprendre sans mal.

Le père de Kana le rassura sur la disposition de son appartement. En effet, cela avait le don de le rassurer, car il ne comptait pas le nombre de choses qu’il avait dû déplacer chez lui suite aux passages de petites mains curieuses. Les joies du déménagement où l’on ne pensait pas forcément à tout dans la précipitation.

Son hôte avait également un chat. Gareth fit une petite moue discrète, il espérait que ses allergies n’allaient pas trop se réveiller. En général avec un seul chat c’était tolérable, avec juste quelques picotements nasaux. Le bon côté de la chose était que Chiaki allait pouvoir faire connaissance avec un félin pour la première fois car ni lui ni ses grand-parents n’avaient de chat. Les voir dans un livre d’images n’avait rien à voir avec la réalité, aussi le papa avait hâte de voir sa réaction.

« J’espère qu’il voudra bien nous en laisser une petite, répondit Gareth en souriant. T’as entendu Chiaki, tu vas voir le chat. »

« Chat ! » Répéta le bambin avec excitation.

« Je fais quelques petites allergies mais avec un seul ça devrait aller. Chiaki n’a encore jamais vu de chat, j’espère que ça se passera bien. »

Marchant tranquillement à travers les couloirs, ils arrivèrent devant la porte de Tenma-san. Sa réponse à sa question confirmait sa supposition antérieure qu’elle soit une adolescente. Mise à part les quelques cheveux blancs parsemant sa chevelure et ses traits sculptés dans le marbre, le psychologue ne paraissait pas très vieux, Gareth en déduisit qu’il devait l’avoir eu relativement jeune.

« Il a quinze mois. Il ne marche pas encore seul mais son vocabulaire commence à être bien fourni. »

Son fils était cependant incroyablement rapide à quatre pattes, notamment lorsqu’il se cachait sous la table pour ne pas prendre son bain par moment. Être très grand n’avait pas que des avantages.

Tenma-san ouvrit la porte et l’invita à entrer dans son appartement. Gareth posa Chiaki au sol pour se déchausser et lui retira également ses minuscules chaussures. Le petit restait accroché à son jean, scrutant le nouveau lieu de ses grands yeux bruns. Les couleurs étaient sobres mais bien choisies, l’entrée laissait entre-voir une partie du salon.

« Hm j’aime le thé aux fruits rouges, mais le thé vert me va très bien si vous n’en avez pas. Merci pour l’hospitalité. »

Alors qu’il s’apprêtait à prendre les deux mains de son fils pour qu’il fasse quelques papa, celui-ci se mit subitement à paniquer.

« Papa, papa ! » Chiaki se mit à gesticuler pour qu’il le prenne dans ses bras.

Gareth releva les yeux tout en le soulevant, et vit l’objet de sa terreur. Un énorme chat blanc, qui devait facilement faire le même poids que le bambin, les fixait avec méfiance. Un Maine Coon, il n’en avait jamais rencontré.

« Calme-toi chéri, c’est le chat de Tenma-san, il ne va rien te faire.  » Le papa caressa la joue potelé pour le rassurer, sans trop de succès pour le moment. « C’est la première fois que je vois un Maine Coon, il est plutôt impressionnant, comment s’appelle-t-il ? »

Le chat s’approcha doucement tandis que le châtain s’avançait dans le salon, Chiaki remontant ses pieds sur son torse comme craignant que le félin ne les attrape, ses mains agrippaient sa chemise alors qu’il chouinait. Gareth fronça du nez et le sentit le démanger.

« N’ai pas peur chéri, il est gentil, comme le chaton Chi qui fait miaou. » Chi’s Sweet Home était un dessin animé qu’il adorait regarder.

« Nooon... » Chiaki n’était visiblement pas d’accord.

Le salon était épuré, et la cuisine ouverte agrandissait tout de suite la pièce à vivre. Gareth compris que son hôte possédait des influences très occidentales, cela éveilla sa curiosité à son égard. Quelques plantes vertes apportaient une touche de couleur à l’habitat, Tenma-san avait plutôt bon goût.

« Votre décoration est agréable, elle fait très occidentale. »

Le professeur d’arts pris place sur le canapé blanc afin de ne pas tourner le dos à Tenma-san. Le Maine Coon les observait toujours, pour le plus grand malheur de Chiaki qui refusait de s’asseoir autre part que sur ses genoux. Gareth baissa la main vers l’animal, espérant qu’il se rapprocherai et qu’il pourrait montrer à son fils qu’il n’avait rien à craindre du grand félin.

« Regarde, je suis sûr que tu peux le caresser. »

« Non ! », tonna le bambin. Ce mot faisait facilement comprendre son ressentit et était sa meilleure défense. Son père secoua la tête, amusé par tant de véhémence de la part d’un si petit être.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyLun 7 Sep 2020 - 11:30

Ah—il, aurait peut-être été avisé de prévenir du fait que Taro n’était pas juste un chat et que s’il prenait de la place, ce n’était pas de part sa capacité à s’allonger absolument partout mais plutôt parce qu’il était monstrueux. Hisao le ressentait d’autant plus lorsqu’il lui sautait sur le ventre à quatre heures du matin parce qu’il avait décidé que l’appartement n’était pas assez grand et qu’il lui faudrait s’installer ici.

Il ne put réprimer un large sourire en voyant l’enfant s’émerveiller à l’idée de voir un chat. Pour peu qu’il ne parte pas en courant en voyant que ce dernier n’était pas un petit chaton tout mignon. Enfin—Hisao trouvait indéniablement son chat mignon, même s’il ne l’admettrait jamais à voix haute. Ce serait donner raison à sa fille.

« Je vois », répondit-il quand son collègue lui fit part de ses allergies. « Si ça devient insupportable pour vous, je le mettrais dans une chambre. Je pense qu’il pourra survivre une petite heure tout seul. »

Ça n’avait pas été très difficile à deviner, mais comme escompté, Chiaki était encore très jeune bien qu’il ait l’air d’avoir beaucoup d’énergie à revendre. Le voir ainsi rendit Hisao un peu nostalgique de cette époque. Voir sa fille grandir et s’épanouir aujourd’hui était une expérience qu’il appréciait plus que tout au monde, mais la satisfaction de voir son enfant faire des progrès tous les jours, d’en apprendre un peu plus, de découvrir le monde—c’était quelque-chose. Lui n’avait pas eu le temps de véritablement en profiter, ayant été trop occupé par ses études et ses différents emplois. On l’avait déjà accusé de délaisser sa fille—mais il avait fait tout ceci pour lui permettre de survivre. Certes, il avait déconné par la suite mais ce n’était pas le cas de—

Il balaya ses pensées pour ne pas se laisser gagner une nouvelle fois par les regrets. Ce n’était pas le moment.

« C’est merveilleux de les voir à cet âge-là. Ils passent leur temps à nous surprendre et ils apprennent si vite. »

À la suite de ces mots, il versa une dose de thé rooibos et groseilles vahiné dans l’infuseur et y fit couler assez d’eau pour mettre en marche la bouilloire. De son côté, il se fit couler un café – il était épuisé et avait des plans pour la soirée, donc hors de question de se laisser abattre par la fatigue.

Ce fut à ce moment qu’il vit Taro – content de ne plus être seul – marcher tranquillement vers ses hôtes sans aucune forme de gêne ou de crainte. Cette fois-ci, il ne cracha pas après Kobayashi-san comme il l’avait fait avec Ashton et se mit à renifler ses pieds, ses vêtements avant de se frotter à ses jambes.

« Il s’appelle Taro. Ma fille voulait un chat quand elle était jeune, alors nous l’avons pris au refuge quand il avait déjà un an », lui répondit-il avec un sourire. « Il avait été abandonné parce que ses anciens propriétaires le trouvaient trop imposant. »

Son sourire s’estompa légèrement lorsqu’il vit son fils prendre peur à la vue du chat. Il ne pouvait pas dire qu’il ne s’y était pas attendu, cela dit. S’éloignant de sa cuisine, il s’approcha de son collègue et son fils se mit en face de son félin.

« Il n’est pas méchant, il est gros mais tout doux ! » Fit-il à l’attention du bambin. « Taro, viens voir papa », appela-t-il en tapotant sur ses genoux avec un « pspspsps » significatif. Répondant positivement à son appel, Taro se désintéressa des jambes de son collègue et sauta sur les genoux de Hisao pour grimper jusque dans ses bras.

Il est lourd ce con. Et non, je ne suis pas gaga. C’est le chat de ma fille, moi je ne fais que m’en occuper.

Allongé tel un prince au creux de ses avant-bras et montrant fièrement son ventre, Taro ferma doucement les yeux pour ronronner contre lui.

« Merci. Il faut croire que l’Europe a laissé une marque indélébile sur moi. Même si je ne préférais pas les espaces ouverts, je n’aurais pas eu le choix pour autant. Avec sa taille, il lui faut de la place pour se dégourdir les pattes », fit-il en parlant de son chat. Il s’approcha doucement, mais tout de même à une distance raisonnable pour ne pas effrayer le petit. « Regarde, il s’est endormi. Tu veux essayer de le caresser ? Il adore qu’on lui touche le ventre. »

Un chat ne dormait jamais sur ses deux oreilles, mais Taro n’était pas craintif comme il l’avait relevé plus tôt. Il n’était même pas sûr qu’il tournerait seulement la tête pour regarder vers Chiaki si jamais ce dernier le touchait. Il était trop occupé à se prélasser—inconscient de son poids et du mal de dos qu’il donnait à Hisao, Taro adorait se faire porter.

Laissant largement le temps et le choix à l’enfant de caresser son chat ou non, Hisao alla ensuite le poser sur son canapé – pour se ramasser un miaulement mécontent au moment où Taro quitta ses bras avant de revenir derrière ses surfaces pour sortir deux tasses.

« Alors, comment se passe la rentrée pour vous ? Ça ne doit pas être de tout repos avec le petit. »

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyMer 9 Sep 2020 - 22:46




♫ Pères et impairs ♫
Gareth se souvenait très bien du jour où il avait découvert son allergie aux chats, car c’était également un jour qui l’avait rendu très triste. Il avait à peine huit ans, lorsqu’il avait trouvé un petit chaton dont la mère avait dû avoir un accident pour l’avoir laissé seul dans cette ruelle. Ruelle dans laquelle le jeune métisse s’était caché pour échapper à Yukio et sa bande qui voulait l’empêcher de rentrer chez lui en éparpillant ses affaires sur le trottoir. Des petits miaulements l’avaient interpellés dans un carton, sûrement trouvé par la maman.

Sans réfléchir plus longtemps, Gareth l’avait pris et emmené chez lui. Ses parents l’avait quelque peu réprimandé car les chats errants pouvaient avoir toutes sortes de maladies, mais avaient fini par s’attacher à la boule de poils. Ils prirent rendez-vous chez un vétérinaire, mais avant le jour de celui-ci, les yeux du petit garçon était devenu tout rouge et légèrement enflé, de plus, son nez était obstrué. Ses parents en vinrent à l’évidence qu’ils ne pouvaient pas garder le chaton... A cette époque cela avait suffit à le faire pleurer tant la malchance semblait lui coller à la peau. Aujourd’hui ses symptômes s’étaient atténués avec l’âge mais il trouvait la compagnie des chiens plus agréable.

De légers picotements à son entrée dans l’appartement, et un bambin apeuré par une énorme boule de poils. Gareth sourit à la nostalgie présente dans la voix de son hôte, tout en se pliant en quatre pour faire comprendre à Chiaki qu’il ne pourrait pas grimper plus haut que ses épaules au risque de tomber.

« Oui c’est vrai, le jour où il a dit son premier mot c’était un peu comme un cadeau. J’ai en même temps hâte qu’il fasse ses premiers pas et envie qu’il reste aussi petit dans mes bras », plaisanta le papa en se dirigeant doucement vers le canapé blanc.

Taro reniflait ses chaussettes et son jean, puis comme une approbation, frotta son pelage duveteux sur sa jambe, non sans laissé quelques poils blancs, signe de son passage. L’histoire du Maine Coon fit de la peine à Gareth, comme si ces propriétaires ne s’étaient pas renseignés sur la taille que pouvait prendre cette race. Heureusement, Taro semblait avoir trouvé une famille aimante à présent.

« Je vois, certains sont irresponsables et ne réalisent pas l’investissement que ça demande... », un peu d’amertume teinta sa voix mais il la chassa aussi vite apparue.

N’est-ce pas Hanae ? Est-ce qu’elle avait ne serait-ce qu’une pensée pour son fils alors qu’elle était à des milliers de kilomètres de lui ? Bien que Gareth ne lui en ait pas tenu rigueur sur toute la ligne, il ne pouvait s’empêcher parfois de lui jeter la pierre. De lui reprocher ces mois difficiles à devoir s’adapter, taire ses sentiments pour ne penser qu’à son petit bout, à le pousser à se démener alors qu’ils étaient censés construire leur vie ensemble. Cinq ans de couple partie en fumée... Il devait arrêter d’y penser, ce n’était ni le moment ni l’endroit.

Pour l’heure, il était temps de faire aimer les chats à un petit bonhomme récalcitrant. Taro était revenu près de Gareth, qui caressait ses oreilles duveteuses et le haut de son dos. Tenma-san quitta alors sa cuisine pour les rejoindre. Le métisse trouva son attention adorable, il découvrait une nouvelle facette du psychologue, son côté attentionné et affectueux envers le félin. Même si c’était à l’origine sa fille qui l’avait voulu, on ne pouvait douter que le père s’y était véritablement attaché. Le châtain observa Taro rejoindre les bras du brun, un sourire doux aux lèvres, et Chiaki décrispa ses petits doigts sur sa chemise. Gareth lui fit un bisou sur la joue.

Tenma-san profita que le thé chauffe pour lui en dire un peu plus sur sa décoration. Il avait donc bien visité l’Europe, et devait y avoir passé un bon bout de temps pour parler d’influence.

« Je vois, vous avez bien fait en effet. Dans quel pays d’Europe êtes vous allez ? Si ce n’est pas indiscret. »

Le trentenaire se pencha légèrement près de lui, Taro dans ses bras dans une position des plus confortable. Quelle était belle la vie de chat ! On pourrait même dire, de château ! Devant l’énorme félin, Chiaki était indécis, il bataillait entre sa curiosité grandissante, transparaissant dans ses yeux brillants, et la peur de l’inconnu de ce nouvel animal. Lorsqu’il ne savait pas quoi faire, le petit brun levait automatiquement les yeux vers son père comme pour lui demander son avis.

« Vas-y caresse-le, comme ça regarde. »

Sa grande main se plongea dans le pelage nacré du ventre dodu. Les ronronnements ne se firent pas attendre, quel gros gâté. Chiaki fit une petite moue, hésitant encore, mais cette grosse peluche mouvante et toute douce commençait à attirer son attention. Le bambin se redressa légèrement et le bout de ses doigts touchèrent Taro, furtivement, comme s’il craignait qu’il ne le brûle. Rassuré en ne le voyant pas bouger, il y mit ses deux mains et un sourire prit enfin place sur son visage.

« C’est bien mon cœur, tu vois il est gentil. C’est Taro. »

Ce qu’on pouvait s’émerveiller devant tous les actes d’un bébé ! Ils étaient tout simplement fascinant, leur innocence, leur soif de découverte et leur petites mimiques adorables.

« Ta’o ! », prononça le petit brun ayant encore du mal à prononcer les r mais dont l’excitation avait refait surface.

Malheureusement, les bonnes choses avaient une fin et ce même pour nos amis à quatre pattes. Le père de Kana déposa le Maine Coon sur le canapé, sous le miaulement plaintif de ce dernier, qui déclencha un petit rire chez Gareth. Il vint chercher d’autres caresses auprès de Chiaki, qui avait enfin décidé de quitter ses genoux. Il était maintenant assis près de Taro et lui faisait toute sorte de papouilles en lâchant des petits bruits propres aux bambins bien heureux.

« Ça y est je crois qu’il m’a oublié. »

Le papa couvait sa progéniture d’un œil attendri. La bonne odeur de rooibos et de groseilles emplissait le salon. De derrière le comptoir de sa cuisine, son collègue s’intéressa au bon déroulement de sa rentrée. Hmm que dire de celle-ci...? Gareth se fit pensif durant quelques secondes, le temps de rassembler une réponse. La plupart du temps il tâchait de s’activer tous les jours en omettant ses difficultés liés à son métier et le fait d’être un jeune père célibataire.

« Eh bien je prends doucement mes marques. Mes étudiants sont plutôt agréables je n’ai donc pas trop le loisir de lever la voix, c’est un point positif non négligeable ! »

Un trait d’humour pour cacher à quel point la question de savoir s’il tiendrait le coup lui revenait chaque matin.

« Le plus difficile a été que Chiaki fasse ses nuits les premiers jours, avant la rentrée et qu’il s’adapte à la crèche. Il n’y était jamais allé avant. Dites-moi... »

Comment pouvait-il faire en sorte que son fils soit moins agité dès qu’il n’était plus à ses côtés ? Voilà la question qu’il aurait aimé poser, mais Gareth se souvint qu’ils étaient vendredi soir et que le canapé de Tenma-san n’était pas celui de son cabinet. Pour un homme habitué à observer les êtres humains, son trouble risquait de ne pas être passé inaperçu.

« Non ce n’est rien..., masqua-t-il avec l’esquisse d’un sourire. Merci pour le thé, il sent très bon. Et de votre côté, est-ce que vous avez déjà des patients à la reprise ? Oh d’ailleurs, j’ai entendu dire qu’il y avait eu un voyage à Los Angeles cet été, y êtes-vous allé ? »

Le châtain aurait adoré y participer, s’il avait pu, mais pas avec un petit bout sur les bras. Loin de lui l’idée de s’en plaindre, il aurait tout le temps de voyager avec son fils lorsqu’il serait un peu plus grand, c’était certain. Gareth souffla sur sa tasse et bu une petite gorgée, savourant le goût prononcé.

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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyJeu 10 Sep 2020 - 14:31

Il se souvenait de ce jour comme si c’était hier. Hisao n’avait pas eu la chance d’entendre son véritable premier mot parce que c’était arrivé un jour où il était au travail – et Dieu ce qu’il s’en voulait – mais la première fois que Kana avait articulé quelque-chose devant lui… Il avait sérieusement failli pleurer. Même si le mot en question était « maman » – bien qu’il n’y en ait aucune à l’horizon – et qu’elle ait continué à l’appeler ainsi pendant plusieurs mois.

Il soupçonnait que ce soit à cause des livres pour enfant – ceux qui contenaient essentiellement des images – que les baby-sitters faisaient lire à sa fille, mais en fin de compte, il s’en fichait. Il était juste incroyablement heureux de l’entendre commencer à parler. Et Kana ne s’était pas arrêtée à partir de ce jour-là. Elle avait commencé par les noms d’animaux, ce qu’elle pouvait adorer les noms d’animaux. Le reste n’était pas important – pourquoi se soucier du mot « maison » alors qu’on peut crier « POPOTAME » sans relâche et trouver ça toujours aussi drôle ?

Hisao hocha doucement la tête en entendant les derniers mots du professeur mais ne put s’empêcher de se demander ce qui avait suscité la légère amertume dans sa voix. Il ne releva pas cette dernière pour autant, de peur que Kobayashi-san se mette à penser qu’il était en train d’essayer de lire entre les lignes. La dernière fois qu’il avait fait l’erreur de surinterpréter un minuscule détail, Christopher lui avait bien fait comprendre quelle était la ligne à ne pas dépasser.

Sa question le fit sourire. Repenser à la France lui rappelait toujours les meilleurs moments de sa vie, à quel point son frère lui manquait.

« Du tout », répondit-il en premier lieu pour le rassurer qu’il ne trouvait pas la question indiscrète. « Nous avons beaucoup voyagé, mais c’est en France que j’ai vécu. »

Manchester, Moscou, Barcelone, Stuttgart. En partant de chez leurs parents, Hikaru avait confié à Hisao qu’il ne voulait pas se poser. Il voulait faire le tour de l’Europe, le tour du monde même. Et avoir pris son petit frère sous son aile pour l’aider à trouver une stabilité avec son enfant ne l’empêcherait pas de réaliser son rêve pour autant. Hisao et Kana avaient donc voyagé à ses côtés chaque été.

Tandis que Kobayashi-san était en train de montrer à son fils comment s’y prendre pour caresser un chat, il finit par réussir à tenter ce dernier et Chiaki finit par fourrer une petite main dans le pelage doux et épais de Taro. Remarquant que l’animal ne réagissait pas, la seconde rejoint la première.

Taro releva doucement la tête en entendant la consonance familière dans la bouche du père et du fils – le seul chat que Hisao ait jamais vu répondre lorsqu’on appelait son nom et il avait eu la chance inouïe que ce soit le sien – et regarda le bambin avec ses grands yeux bleus.

Lorsque Hisao reposa le chat, il ne fut pas bien surpris que le petit bout aille retrouver ce dernier. Il échappa un petit rire aux mots de son collègue.

« Il découvre. Ça lui fera sûrement tout drôle, la prochaine fois qu’il croisera un chat de taille normale », même s’il savait que Taro était adorable les trois quarts du temps, il garda tout de même un œil sur le canapé. Chiaki était encore très jeune et donc imprévisible. Il semblait pourtant prendre toutes les précautions du monde pour caresser son chat, mais Hisao préférait rester sur ses gardes.

Il écouta attentivement la réponse de son collègue, sortant les deux tasses de ses placards. Il plaça l’une d’entre elle sur l’emplacement prévu à cette effet dans sa machine à café où le grain avait fini d’être moulu et remplit la seconde avec le thé infusé.

Kobayashi-san ne semblait pas avoir rencontré de véritable pépin depuis son arrivée, et Hisao fut heureux pour lui. Il ignorait depuis combien de temps ce dernier enseignait, mais il était bien plus jeune que lui pour sûr alors il ne devait pas non plus avoir tant d’expérience. Deux, trois ans ? Quatre tout au plus. Il ne lui donnait même pas la trentaine, mais essayait de ne pas trop s’y fier non plus. Hisao était terriblement mauvais pour deviner l’âge des gens.

Un sourire compatissant se dessina sur son visage lorsque le professeur lui fit part du fait que ses difficultés étaient essentiellement liées à son fils plutôt qu’au reste. Tout naturellement, il se retourna lorsque ce dernier l’interpella et haussa les sourcils en voyant qu’il n’osa finalement pas poser sa question. Inclinant doucement la tête sur le côté, Hisao essaya de se montrer aussi ouvert et accessible que possible dans sa communication non-verbale. Cela dit, il n’osa pas insister directement sur le petit accroc que venait de faire Kobayashi-san tout de suite, parce que ce dernier avait directement enchaîné. Il fit alors glisser la tasse de thé sur la surface jusqu’au professeur.

« Ce n’est pas grand-chose », répondit-il en prenant la sienne. « Mon cabinet était aussi ouvert pendant les vacances, même si je n’y étais que trois jours par semaine. Ça me permettait de ne pas perdre le rythme et je sais qu’il y a des élèves qui attendent d’être en vacances pour faire le point. Sans parler de ceux qui se surmènent et ne font qu’étudier le reste de l’année en oubliant de prendre soin d’eux et se décident à venir me voir pendant les vacances », il soupira. D’autant plus qu’il restait encore et toujours des élèves qui n’étaient pas au courant de sa présence dans l’établissement. « Mais mon agenda est déjà pas mal chargé en effet. Et oui, j’étais au voyage de Los Angeles. J’ai un peu de mal avec les grandes villes, mais les activités étaient vraiment très variées et c’était très enrichissant. Et vous, comment se sont passées vos vacances ? Je sais que ce n’est jamais de tout repos avant la rentrée, mais j’espère que vous avez au moins pris un peu de temps pour vous-même. »

C’était la moindre des choses. Surtout avec un enfant en bas-âge. En parlant de la chose, Hisao repensa brièvement à Christopher et son état second la première fois qu’ils avaient discuté ensemble pendant le mois d’août, il espérait sérieusement que tous les professeurs ne se mettaient pas une telle pression. Kobayashi-san inclus. Versant sa dose de lait et de sucre dans sa tasse, Hisao porta ensuite cette dernière à ses lèvres pour souffler doucement sur le liquide chaud.

« J’espère que vous arriverez à trouver un rythme qui vous convient. C’est toujours difficile au début avec les petits, mais ce n’est rien de plus qu’une question d’habitude. Ne pas se surestimer ni se laisser avoir par la fatigue est le plus important », il ne savait pas si Kobayashi-san élevait son fils seul ou non mais—il était passé par là, lui aussi. Il savait ce que c’était. « Vous vouliez me demander quelque-chose ? »

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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptySam 12 Sep 2020 - 23:50




♫ Pères et impairs ♫
La France. Pour le féliciter à la fin de ses études, les parents de Gareth lui avait offert trois semaines au pays de la baguette. A Nice plus précisément, une ville que son paternel appréciait pour l’avoir visité dans sa jeunesse avec des amis. Le châtain en gardait également de très bons souvenirs.

« Oh, la France, mes parents m’avaient payé trois semaines à Nice pour fêter la fin de mes études. La Promenade des Anglais m’a valu de beaux coups de soleil mais j’en ai bien profité ! J’ai même eu envie d’apprendre le français mais j’ai vite abandonné », expliqua-t-il le sourire aux lèvres.

Le professeur remerciait surtout ses parents pour ne pas lui avoir payé cette retraite bien méritée dans la capitale. Bien sûr il y était allé par curiosité, mais c’était si bruyant, un tantinet maussade, et les bousculades le long des trottoirs lui avait valu de perdre ses épaules plus d’une fois. D’autant plus que contrairement aux japonais, les parisiens ne réservaient leurs excuses que pour des occasions très spéciales aux critères rocambolesques, du moins ce fut sa pensée. Il avait tôt fait de retourner sous le soleil niçois.

Le jeune homme observa la seconde tentative de rencontre entre son fils et l’énorme félin. Après quelques hésitations, Chiaki avait fini par adopter Taro, pour son plus grand plaisir car il venait de gagner un masseur de plus. Attendri par cette vision de son bambin réconcilié avec l’animal, Gareth passa la main dans sa tignasse chocolat. Tenma-san avait raison, s’il n’avait pas peur d’un chat de cette taille, Chiaki serait bon pour courir après tous les félins qu’il rencontrerait lorsque son équilibre serait établi.

« C’est certain, il ne risque plus d’en avoir peur. »

A présent que les bébés des deux pères s’adonnaient à une séance câlin et ronronnement, leur conversation se consacra davantage sur leur situation. Gareth gardait cependant un oeil sur son fils, sachant que dans son élan de curiosité, un geste mal placé était vite arrivé. Le châtain savait que les animaux étaient capables de faire la différence entre un adulte et un enfant et donc être plus tolérant, mais il souhaitait avant tout que son fils connaisse les limites à ne pas franchir.

Gareth n’aimait pas devoir avouer que s’occuper seul de son fils était difficile. Il avait l’impression de parler de lui comme d’un fardeau alors qu’il était la chose la plus merveilleuse qui lui soit arrivée dans sa vie. C’était juste... Que le métisse imaginait tellement mieux pour son enfant. La crainte de ne pas pouvoir lui donner tout ce dont il avait besoin le hantait quotidiennement, même s’il était plutôt doué pour le cacher.

Par-dessus tout, la crainte qu’il ne reçoive pas assez d’affection l’angoissait. L’un de ses parents lui avait tout de même été retiré et il en voyait bien l’impact... La vérité était qu’il se sentait de plus en plus au pied du mur. Peut-être avait-il fait une erreur en déménageant... Lorsque ses problèmes ne concernaient que lui, le châtain n’avait aucun mal à les dissimuler à l’abri de tous et ce durant des années, mais lorsque ceux-ci concernaient la prunelle de ses yeux, c’était une autre histoire. Ainsi il avait failli faire part de son inquiétude, avant de se reprendre jugeant que ce n’était pas le bon moment. Son coeur était pourtant si lourd et en parler lui aurait certainement fait du bien, ne plus se sentir seul avec tant de responsabilités sur les épaules...

Sourire esquissé et détournement de la conversation. Gareth vit son hôte incliner la tête, tout à l’écoute de ses paroles, mais il ne pouvait définitivement pas l’importuner avec ses état-d’âmes. Le papa s’en voulait d’avoir flanché ne serait-ce qu’une seconde et retint un soupire. Qu’allait penser Tenma-san à présent ? Qu’il s’était interrompu pour ne pas être malpoli, ou parce qu’il avait estimé que ce n’était pas la bonne personne à qui demander ce pourquoi il l’avait interpellé ? Loin de lui l’envie de lui donner cette impression. La vérité était tout autre, le psychologue lui paraissait si avenant que son cœur avait voulu se confier, tout simplement.

Pour ne plus y penser, le rossignol concentra toute son attention sur la réponse du trentenaire. Les vacances de ce dernier n’avaient pas été de tout repos. Est-ce qu’il prenait du temps pour lui au moins. D’ailleurs, est-ce qu’un psychologue avait besoin d’en avoir un lui-même ? C’était évidemment une question bien trop privée pour être posée mais Gareth ne put s’empêcher de se la poser intérieurement. Le châtain pu noter l’attention que Tenma-san portait à ses élèves, le souci qu’il se faisait à leur sujet transparaissait dans le souffle de son soupir. Pour s’occuper ainsi des autres, il fallait avoir une empathie peu ordinaire, savoir donner de sa personne pour soigner les esprits écorchés.

« Vous faites vraiment un travail admirable pour ces jeunes, ils ont de la chance de pouvoir vous contacter pendant les vacances. Je me souviens de mes années lycées comme les plus éprouvantes. »

Il naissait en Gareth une réelle admiration pour l’homme derrière le comptoir. Tenma-san avait bien mérité de passer quelques jours à Los Angeles pour décompresser. Quant-à lui ses vacances... N’en avaient absolument pas été pour être franc. Elles avaient plutôt été le no man’s land laissant place au combat entre ses sentiments, sa rancœur, sa colère et sa rage envers la femme qu’il aimait et aime toujours. La voir partir en tentant de garder la face, comme on disait au Japon, avait été déchirant. Il n’y avait qu’une fois seul que son armure s’effondrait lourdement au sol en l’emmenant dans sa chute.

« Hum, mes vacances ont été rythmés par la recherche d’un poste et d’une crèche. J’ai pu souffler quelques rares fois mais je dois avouer que, je me fieraient plutôt aux prochains congés pour me reposer véritablement » répondit-il les yeux baissés sur le liquide rougeâtre de sa tasse.

En espérant détacher tous les poids à ses chevilles d’ici-là... Si seulement la seule chose le préoccupant était de trouver le rythme, il l’aurait tellement voulu. Non, Gareth n’avait pas pris de temps pour lui, ne trouverait pas de rythme de si tôt, se sous-estimait, se laissait avoir par la fatigue et voulait plus que tout lui demander comment se sortir de cette bourbe qui l’étouffait sans qu’il ne se débatte. Le rossignol fut pris de court, ne s’attendant pas à ce que le brun reparle de son égarement de tout à l’heure.

« Euh, je... Chiaki non, ne tire pas. »

Comme sauvé par le gong, son attention fut happé par un petit gémissement provenant de Taro. Le petit bonhomme enserrait son oreille entre ses doigts potelés, un voile d’innocence sur son visage poupon. Gareth entreprit de lui faire lâcher prise avant que le félin décide qu’il avait assez souffert de patience.

« Il ne faut pas tirer chéri, ça fait mal, tu lui fait bobo. »

« Bobo ? », répéta le bambin, dont la petite tête savait à quoi ce mot correspondait.

« Oui, aïe bobo, reste gentil comme ça », le papa caressa l’oreille endolorit.

« Oooh...» Le bout de chou fit une petite moue triste avant de se pencher sur la tête du Maine Coon pour y poser sa petite bouche.

« ‘Sous ma’ique ! » S’exclama le petit garçon, tout fier de lui.

Il n’y avait rien de plus adorable que son fils donnant un bisous magique à ce gros gâté, comme Gareth le faisait après ses petites mésaventures avec l’environnement. Le professeur imita le bambin et embrassa la joue potelé en le félicitant.

« Ça devait arriver, à cet âge... Pour vous répondre... J’avoue que ça me gêne de vous importuner avec ça, mais c’est mon premier alors j’aurai bien besoin d’un conseil...Si ça ne vous dérange pas, je m’en excuse d’avance. »

Le métisse sentait le rouge réchauffer ses oreilles et ses joues. Ses doigts se crispaient légèrement autour de la tasse chaude, Dieu qu’il détestait être dans cette situation. Mais si se mettre dans l’embarras quelques minutes pouvaient aider son fils, le prix à payer était insignifiant.

« Depuis six mois j’élève Chiaki seul, sa mère et moi nous nous sommes séparés... »

Un frisson lui parcouru l’échine, espérant que Tenma-san ne soit pas, choqué. Non seulement sa compagne et lui n’était plus ensemble avec un enfant en bas âge mai sen plus il n’avait pas dit qu’ils étaient divorcés mais séparés, ça tombait sous le sens. Bien sûr le père de Kana ne lui semblait pas le genre à juger mais il ne pu réprimer cette petite appréhension, notamment de par sa propre expérience avec ses beaux-parents. Gareth reprit malgré tout.

« Il était habitué à être avec elle tous les jours et en plus avec le déménagement, ça le perturbe... On m’a rapporté qu’à la crèche il est très agité dès que je ne suis plus là, entre les caprices et crise de pleurs... , heureusement que son fils était gentil avec les autres enfants... J’ai peur que ce soit par manque d’affection, je fais ce que je peux dès que je le récupère, mais on dirait que ce n’est pas assez... J’ai peur qu’on le refuse à la crèche à force, je ne pourrais plus travailler et ce serait... Une catastrophe. »

Un soupire las traversa ses lèvres, avant que ces dernières ne soient mordillées de nervosité.

« Je sais que vous n’êtes pas pédiatre mais je me demande s’il n’y a rien que je puisse faire pour qu’il aille mieux. Je me doute qu’il a chaque jour peur que je ne revienne pas, comme aujourd’hui où j’ai oublié... »

L’idée que son fils angoisse chaque fois qu’il le quittait à la crèche lui tordait l’estomac. Il ne pouvait concevoir que Chiaki vive avec cette crainte.

« Papa... Bibi », prononça le concerné en appuyant sa tête sur son épaule.

« C’est vrai tu dois avoir faim, attends. »

Gareth attrapa le sac qu’il avait posé près du canapé et en sortit de quoi préparer un biberon sur la table basse. Un peu de poudre, d’eau pour nourrisson, il secoua le tout avant que son petit ne vienne s’installer sur ses genoux pour se remplir le ventre. Chiaki bien que capable de tenir son biberon seul comme un grand, aimait à laisser cette tâche à son père le soir. Ses petits yeux papillonnaient, comme si téter la tétine du biberon suffirait à l’emmener dans les bras de Morphée.

Spoiler:
 

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Hisao Tenma
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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyMer 16 Sep 2020 - 18:30

Trois semaines en France… C’était juste assez pour ne pour ne faire qu’effleurer les défauts de ce beau pays. Hisao n’avait pas de mauvais souvenirs de la France—non, loin de là. Au contraire, Paris – même s’il en parlait très mal – avait une place toute particulière dans son cœur. Il y avait retrouvé son frère, il avait vu Kana y grandir et il avait appris tant de choses là-bas.

Il comprenait Kobayashi-san sur l’apprentissage du français cela dit. C’était une langue magnifique à l’oreille et l’accent était particulièrement charmant—mais… L’apprendre. Même au bout de quatorze ans passés là-bas, Hisao continuait à faire quelques erreurs. Kana avait grandi avec et se débrouillait un peu mieux que lui par conséquent, mais le français était une langue si compliquée que même ses natifs avaient parfois quelques problèmes avec ce dernier.

Peu importe d’où les compliments venaient, Hisao était toujours aussi peu capable d’encaisser ces derniers. Un demi-sourire aux lèvres, il inclina doucement la tête vers l’avant en signe de reconnaissance.

« L’adolescence est une période charnière de la vie. S’il y a bien un moment à ne pas négliger, c’est celui-là. Et puis, je me connais », il marqua une pause et laissa échapper un rire nerveux. « Je n’aurais pas eu la conscience tranquille si j’avais laissé ces jeunes, que j’ai l’habitude de voir, seuls avec eux-mêmes pendant un mois complet », il aurait été incapable de se reposer. Quand il se torturait l’esprit, il était strictement incapable de dormir correctement et au final, c’était encore plus éprouvant que le reste.

Il n’était pas rassuré par la réponse de son collègue, mais au moins Kobayashi-san était honnête avec lui. Il arrivait trop souvent que les gens lissent leurs tracas—et encore plus lorsqu’ils apprenaient qu’Hisao était psychologue. Ce n’était peut-être pas grand-chose pour d’autres, mais ça restait un geste qui avait de la valeur à ses yeux.

« Je vois », Hisao estimait qu’il y avait tout de même un peu de positif là-dedans : Kobayashi-san était parvenu à trouver une crèche et un emploi. « Essayez de ne pas vous surmener jusqu’aux prochaines vacances alors », ce serait contreproductif de toute façon. Sentant bien que le sujet n’était pas forcément facile pour son collègue, il n’ajouta rien de plus et prit une gorgée de son thé avant de lui poser sa fameuse question.

Et il n’eut pas vraiment le temps de jauger sa réaction, puisque ce dernier se retourna subitement. Hisao reconnut aussitôt la plainte grave mécontente de son chat. Il posa sa tasse sur le comptoir pour faire le tour—mais Kobayashi-san était déjà sur le coup, plus proche et plus réactif que lui. Même si son chat était particulièrement patient, il ne voulait pas risquer de blesser le fils de son collègue. Pour autant, il décida de rester à une certaine distance pour ne pas interférer dans l’éducation de l’enfant—c’était au jeune père de montrer la marche à suivre à son fils et de toute façon, sa voix aurait bien plus d’impact sur le bambin que celle d’un inconnu. Chiaki sembla attentif et lâcha sans mal l’oreille de Taro, qui ne bougea pas pour autant, se contentant de regarder les deux humains devant lui avec de grands yeux curieux.

La scène pleine de tendresse lui arracha un rire. L’innocence était si précieuse et avec sa fille qui avait grandi, il n’avait pas assisté à quelque-chose de semblable depuis des années. Hisao retourna finalement près de ses plans de travail pour prendre sa tasse et appuya son bassin contre ces derniers.

Sans qu’il ne s’y attende vraiment – l’interrogation lui était sortie de la tête aussitôt en réalité – Kobayashi-san remit sa question sur le tapis et lui répondit avec une sincérité qui l’aurait probablement déstabilisé s’il n’était pas habitué à ce qu’on se livre à lui.

Hisao n’était pas dérangé le moins du monde par ce genre de choses. Lui aussi était passé par là, et il aurait tout donné pour avoir un soutien moral alors qu’il suait sang et eau pour pouvoir élever sa fille sans qu’elle ne manque de rien. Alors lorsque son collègue lui confia qu’il élevait son fils tout seul depuis quelques mois—il se sentit aussitôt concerné. Haussant légèrement les sourcils et entrouvrant les lèvres devant la surprise, la compréhension teinta aussitôt son visage.

La chance qu’Hisao avait eu sur ce point-là, c’était que Minami n’avait jamais eu l’occasion de connaître Kana. Elle l’avait tenue dans ses bras une fois et s’était débarrassée de l’enfant comme si cette dernière la dégoutait. Comme si elle méprisait ce petit être qui essayait de lui dicter son mode de vie, de lui imposer un mariage, une cadence dont elle ne voulait pas.

Kana n’avait donc jamais souffert de l’absence de sa mère. Comment quelque-chose que l’on n’a pas connu peut-il nous manquer ? Mais ce n’était pas le cas de Chiaki. Même à son jeune âge où sa mémoire n’était pas encore au point, il était tout à fait capable de ressentir le manque d’affection.

« Vous n’êtes pas en bois, Kobayashi-san », répondit-il en premier lieu. Il était très important que son collègue comprenne que tout ce qu’il lui arrivait n’était pas de sa faute en premier lieu. Se déculpabiliser était un processus long et fastidieux – et oh, Hisao le savait, il avait la culpabilité dans la peau et ne s’en était toujours pas débarrassé après plus de dix ans – mais certainement pas insurmontable. « Avant toute chose, ne vous mettez pas la pression à ce sujet. Maintenant que vous occupez un poste de professeur, les crèches seront plus à même d’accepter votre fils. Nous sommes à Kobe, il doit y en avoir d’autres si jamais celle-ci ne lui convient pas. »

L’agitation en bas-âge était un phénomène on ne peut plus normal. D’autant plus si l’on y ajoutait quelques soucis personnels, il n’était pas bien étonnant que Chiaki ait peur de l’abandon. Cela dit, son agitation n’était très probablement pas seulement due à ces choses-là. Une multitude de facteurs étaient inclus dans l’équation. Chaque enfant était différent et Hisao ne serait pas étonné de se rendre compte que le problème venait des deux partis. Pas que la crèche soit en cause, mais pour peu que Chiaki n’ait aucune affinité avec les employés et ne se sente pas à l’aise… La crèche que Kobayashi-san avait choisi avant d’obtenir son emploi n’était peut-être pas adaptée. Et maintenant qu’il avait été embauché, il aurait bien moins de mal à trouver des établissement pour recevoir son fils.

« La première chose qui me vient à l’esprit est effectivement le manque d’affection. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut perdre espoir, il existe des moyens pour doucement l’habituer à l’absence de sa mère sans que vous n’y perdiez des plumes dans la foulée », il marqua une pause et prit un instant pour réfléchir. Ce qu’il disait n’était peut-être pas nécessairement rassurant ou très joyeux, mais la vie de parent célibataire était difficile. Il n’y avait pas d’autre mot. Elle n’en était pas moins magnifique – ne serait-ce que pour la complicité que Kobayashi-san allait nouer avec son fils – mais elle comportait son lot de douleurs et d’obstacles. « C’est très différent d’un enfant à l’autre. Pour certains, il faut placer une petite distance—ne pas répondre aux pleurs dans l’immédiat, ne pas céder aux crises et aux caprices. Pour d’autre, il faut les couvrir d’affection dès lors qu’ils sont seuls avec nous. Il est vrai que je ne serais pas d’aussi bon conseil qu’un pédiatre, mais… » Même si Kana n’avait pas souffert de l’absence de sa mère, elle n’en avait pas été moins agitée à la crèche. Hisao était bien trop peu présent pour elle à l’époque et elle ne recevait que peu d’affection de ce dernier—il n’avait pas le temps, était trop fatigué. Fort heureusement pour lui, les nounous et la garderie avaient été d’une aide indescriptible. « Ma fille a eu des problèmes similaires. La solution était—particulière, mais elle m’a été conseillée par une pédiatre, justement. Je lui ai montré que j’avais beaucoup d’affection pour une peluche. Je la prenais avec moi pendant les repas, je la gardais toujours près de moi, et un jour, je la lui ai confié pendant qu’elle allait à la crèche. Elle l’a gardée toute la journée, et elle savait que j’allais revenir le soir pour venir la chercher elle, et cette peluche à laquelle je tenais. »

Si du point de vue d’un adulte, cette situation pouvait être étrange—elle ne l’était pas du tout pour un enfant. Le cognitif des bambins était très différent : Il se basait principalement sur des effets miroirs. Les enfants en bas-âge étant incapables de comprendre l’affection que leurs parents leur donnaient – bien qu’il la réclame et que ce soit un besoin vital – ils arrivaient pourtant à la déceler entre les autres humains. Ou d’un humain à une peluche, pas exemple. Ce fonctionnement paraissait peut-être bizarre au premier abord, mais il ne fallait pas oublier que le développement intellectuel des bambins était encore inachevé et donc très primaire.

« Est-ce qu’il pleure beaucoup lorsqu’il n’est pas à la crèche ? » Demanda-t-il alors que le jeune père nourrissait Chiaki. Si le problème de l’affection ne se limitait pas qu’à la crèche, Hisao craignait sérieusement que ce dernier ait à en parler à un pédiatre avant d’essayer quoi que ce soit d’autre.

Mais le professeur n’eut pas le temps de lui répondre dans l’immédiat, parce que le son des clés dans la serrure de sa porte d’entrée perça le silence de la pièce et la porte s’ouvrit sur sa fille – Hisao jeta un œil à sa montre, les sourcils haussés – qui était en avance, avec un petit carton entre les mains.

« J’ai pris le courrier, vu que tu ne l’as pas fait et que je t’ai dit que j’attendais un colis Lundi dernier ! Ça fait combien de temps qu’il est dans la boîte aux lettres, hein ? »

« Kana », avertit Hisao avec un demi-sourire, se rendant compte qu’elle n’avait pas fait attention aux deux paires de chaussures supplémentaires dans l’entrée.

L’adolescente releva aussitôt la tête et écarquilla les yeux. « Oh, euh, je—désolée, je— », elle s’avança dans le salon, le visage rougi par la honte.

« Kobayashi-san, je vous présente ma fille, Kana », fit-il à l’attention de son collègue avant de prendre une nouvelle gorgée de sa boisson chaude. Kana ne le connaissait très probablement pas vu que ce dernier enseignait à l’université.

« Bonsoir Kobayashi-sensei », fit-elle en s’avançant vers eux, inclinant le buste vers l’avant. « Je m’excuse, je ne vous avais pas vu en entrant… » Ses yeux s’illuminèrent lorsqu’ils se posèrent sur Chiaki. « Oh—coucou toi… »


HRP:
 

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désolée ash. je te bisoute quand même.  
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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma]  [C-406] Pères et impairs [Ft. Hisao Tenma] EmptyJeu 17 Sep 2020 - 17:27




♫ Pères et impairs ♫
Tenma-san reçu le compliment de Gareth avec beaucoup d’humilité. Le jeune père n’était pas encore capable de savoir s’il en était ainsi de part une réserve naturelle ou s’il tendait à embrasser l’art japonais de ne jamais trop se mettre en avant. Après tout, ses années au pays du vin avaient laissé leur trace dans le quotidien de son hôte. Quelques échanges avaient suffit pour que le professeur le ressente, le psychologue était plus ouvert que pouvait l’être d’autres japonais. Bien qu’il ait été élevé sous le dicte de l’éducation japonaise, les connaissances de l’occident apportées par son père lui avait permit d’avoir des opinions différentes et plus profondes. Cependant, elles n’étaient pas bonnes à partager avec n’importe qui, ainsi le rossignol ne prenait jamais le risque de s’engager sur des pentes trop glissantes.

C’était un combat psychologique permanent. Est-ce qu’avoir un avis nuancé sur son propre pays signifiait que son cœur était moins loyal qu’un japonais pure souche ? On le lui avait déjà jeté à la figure... Et pourtant, son cœur battait aussi fort sous le son d’un koto. Gareth chassa ce souvenir inquisiteur de ses pensées et sourit devant la nouvelle manifestation du côté attentionné du père de Kana. Il se prit à penser que s’il avait eu la chance de rencontrer un psychologue tel que lui durant ses années collèges et lycées, ses journées auraient été plus légères. Sa bienveillance avait l’effet d’un voile apaisant, c’était sans aucun doute pour cette raison que le métisse s’était délié la langue après cette petit moment de tendresse offert par son fils. Tenma-san sembla surprit qu’il se confie si vite, peut-être en avait-il trop dit... Néanmoins après quelques secondes la surprise laissa place à un air compréhensif.

Les premiers mots de l’aîné lui arrachèrent un petit sourire. En bois, il aurait aimé l’être pour ne jamais flancher. Le brun avait raison, peut-être bien qu’il en trouverait une, à quel prix il n’en avait aucune idée, mais il pourrait trouver. Ce serait simplement sa plus grande honte que de voir son fils jeté à la porte parce qu’il n’aurait pas trouver de solution à son bien être. Gareth hocha doucement la tête à cette première réalité. Il devait cesser d’angoisser à cette idée ou cela allait se répercuter sur Chiaki.

Les mots qui suivirent en revanche eu l’effet de coups de poignard et il retint un soupire. Évidemment qu’il manquait d’affection, celle-ci était littéralement divisée en deux. Le papa lui offrit malgré tout une lueur d’espoir en lui assurant que quelques solutions existaient pour améliorer la situation. Attentif, il laissa le trentenaire rassembler ses idées avant de lui en faire part et en profita pour prendre une gorgée de thé. Chiaki était sans aucune hésitation un enfant qui pouvait passer des heures dans ses bras sans s’en lasser. Aussi étonnant que celui puisse paraître, en sa présence il était rarement plus capricieux que la majorité des bambins. Lorsqu’il allait le récupérer à la crèche, Gareth lui consacrait tout son temps jusqu’à l’heure du coucher.  Ces moments étaient une véritable bouffée d’air frais dans sa journée. Après seulement, le jeune homme entreprenait de s’occuper de ses cours, ce qui lui valait d’osciller entre les cinq heures ou six heures de sommeil, tout juste ce qu’il lui fallait, bien qu’une heure de plus ne lui aurait pas fait de mal.

Le rossignol haussa les sourcils lorsque le psychologue lui conta son expérience avec sa fille Kana. Il n’aurait pas pu rêver mieux pour le comprendre qu’un homme ayant vécu la même chose que lui.

« Une peluche ? »

Gareth demeura pensif, admira son fils somnolant tétant son biberon, se demandant si cette méthode fonctionnerait avec lui. Il y avait des chances, Chiaki comme beaucoup d’enfant vouait une grande affection à son Nounours. C’était d’ailleurs un miracle qu’il ne lui demande pas l’ours en peluche, probablement que caresser Taro lui avait suffit à trouver le confort et la chaleur recherchés. Bien que l’idée ne lui serait jamais venue, le professeur comptait bien la tenter, tout ce qu’il demandait était qu’elle fonctionne.

« J’essaierai cette solution avec lui, je pense que ça pourrait marcher, j’espère... Merci pour vos conseils, j’avoue qu’ils me retirent un poids. »

Tenma-san lui demanda comment se comportait son fils à la maison. Il n’eut pas le temps de lui répondre que la porte d’entrée s’ouvrit. Surprit par ce bruit soudain, Chiaki releva la tête, le regard brillant de curiosité, non sans lâcher la tétine. Une voix se fit entendre et Kana apparut à leurs yeux. C’était une mignonne jeune fille aux cheveux d’ébène rappelant son paternel. Sa façon d’aborder son père fit sourire Gareth, elle semblait avoir un caractère bien trempé, contrairement à lui, plus posé. En fait, il dû carrément se retenir de rire, le tableau d’un homme si sage se faisant réprimander par sa fille de seize ans était des plus risible. Loin de lui l’envie de se moquer de son collègue, mais le châtain ne parvenait pas à retirer son sourire amusé de sa figure. La méthode du pincement de lèvres ne semblait pas faire ses preuves aujourd’hui.

« Bonsoir Kana-san, ce n’est rien ne t’en fais pas, ravi de te connaître. », il hocha la tête en guise de salutation.

A la vue de l’illumination de son regard, Gareth baissa le sien sur sa petite merveille.

« Et je te présente mon fils, Chiaki. Dis bonjour chéri. »

Le petit brun sondait l’adolescente de ses grands yeux. Lui aussi avait son petit caractère, et n’aimait pas être dérangé par un imprévu lors de son biberon.

« ‘Jour », lâcha-t-il sur le regard insistant de son père, non sans se retourner, tournant le dos à Kana et se blottissant contre son torse. Gareth secoua la tête, décidément il s’affirmait un peu trop chaque jour ce petit.

« Excuse-le, il est peu grognon quand il se sent dérangé pendant son biberon. Ça ira mieux quand il aura fini. »

A savoir, d’ici quelques petites minutes. Il eut un petit rire gêné tandis que la lycéenne les rejoignait. Difficile de reprendre le ton sérieux de leur conversation à présent qu’ils n’étaient plus entre papas, mais Gareth était déjà pourvu d’un nouveau petit espoir. L’arrivée de Kana était peut-être le signe qu’il était temps de se détendre.

« On parlait justement de lui, du fait qu’il devenait un peu capricieux et pleure parfois si j’ai le malheur de prendre une douche trop longue. », ajouta-t-il en échangeant un regard avec son papa.

Mieux valait alléger l’atmosphère, bien que ses dires dissimulait une réalité plus triste. Même alors qu’il lui emmenait ses jouets dans la salle de bain pour ne pas le laisser sans surveillance, le petit brun faisait savoir que trop de temps s’était écoulé depuis son dernier câlin.

« Ta rentrée se passe bien ? J’enseigne l’art appliqués à l’université, c’est normal que tu ne me connaisses pas. »

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