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 [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]

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Ashton Kelly
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Ashton Kelly
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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptyMar 29 Sep 2020 - 16:15


 

Friday Night Fever
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J’entends à peine ce qu’il répond. Vraiment, je serais incapable de répéter ses mots si on me les demandait, moins parce qu’il balbutie sous l’effet de la gêne que parce qu’il cache à nouveau son visage derrière sa main et que je trouve ce geste adorable. Je ne peux détacher mon regard de ses doigts sur sa joue. Leur bout rond, leurs ongles courts, la puissance du pouce, et leur présence en miroir sur mon épaule… Je suis incapable de penser à autre chose qu’à sa main sur moi, jusqu’au moment où il me regarde et – Oh Seigneur, ses yeux – où je vois distinctement ma perte.

Hisao découvre son visage et j’entrouvre les lèvres en sentant sa paume se poser sur le haut de mon torse, à la lisière de ma chemise, oubliant soudainement de respirer. Comme s’il n’attendait que cet instant, mon corps réagit tout seul et j’incline la tête sur le côté, offrant ma gorge aux caresses les plus infimes que j’ai jamais reçues. Seuls deux de ses doigts touchent la peau fine de mon cou – Comme la dernière fois – et pourtant je suis presque sûr que cela suffit pour qu’il devine chaque coup redoublé de mon cœur dans ma poitrine, cette assourdissante pulsation qui m’empêche de réfléchir autrement qu’en terme de sensations. Comme si je n’existais plus au-delà de ce chatoiement de mes sens, de cette ivresse soudaine qui ralentit le temps et fait vibrer chaque seconde à même ma peau, alors que ce n’est pas vrai. Même si elle s’étiole à vue d’œil, une partie de moi s’agite et s’affole dans la prison de mes côtes, de ce désir pantelant qui me ligote et m’empêche de bouger. J’avais dit qu’il n’y aurait plus rien… J’avais dit que je ne le laisserais plus me toucher pour ne pas me laisser prendre au piège, parce que je savais déjà que je ne pourrais pas opposer de résistance. Comme je l’avais prédit, je suis démuni sous les mains de cet homme. Je ne peux ni dire non, ni le repousser et je n’en ai pas la moindre envie par ailleurs. La seule chose que je souhaite et qui fait battre mon cœur, c’est de le laisser me guider vers le précipice. Ce gouffre dont je sens l’appel du vide dans ma poitrine lorsque son visage vient masquer la lumière, que ses yeux me caressent aussi intensément que ses doigts, puis se ferment alors qu’il comble la distance.

Son souffle éveille mon visage, ses lèvres se posent sur ma bouche avec une douceur irréelle qui fait voler un millier d’éclats de braises dans le creux de mon ventre. Ma main frémit sur la sienne, comme pour se rattraper à quelque chose de tangible alors que je bascule à nouveau dans un autre espace temps. Un pays tout entier qui tient pourtant sur l’ourlet de ses lèvres, un monde infini où je suis bientôt perdu, perdu…

C’est différent. Pas uniquement de la dernière fois. Ça ne ressemble à rien de ce que je connais. J’aurais aimé ne pas y penser mais, s’il avait été à sa place, Messiah aurait conquis ma bouche comme on remporte une bataille. Avec faim, avec rage, avec la certitude écrasante de sa supériorité et cette véhémence aurait suffi à consumer toute ma volonté en un battement de cils. Il n’aurait eu aucun problème après ça pour me retourner sur la banquette arrière et prendre absolument tout ce qui lui aurait plu, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit d’autre que supplier pour qu’il use de moi comme bon lui semble. Mais Hisao n’est pas Messiah. Hisao est d’une tendresse confondante, d’une délicatesse indicible qui me prend par surprise, me fait presque peur. J’ignore comment réagir face à la douceur… Quand ses lèvres s’animent lentement contre les miennes, mon cœur bat soudain si vite que j’en ai le vertige. Ma main libre vient se raccrocher à son épaule malgré l’alarme qui tourne dans ma tête – Je ne dois pas le toucher – et je me sens trembler irrépressiblement contre lui. Oh non, il ne faut pas… Je ne dois surtout pas me laisser aller comme ça…

« Hnn… Hisao, je… »

Mon murmure est si faible que je n’entends même pas ce que je tente de dire, mais le mouvement de mes lèvres contre les siennes met davantage de mes défenses à terre. Sans pouvoir me retenir, je cherche avidement ce contact, explorant les courbes et le moelleux de sa bouche jusqu’à l’éblouissement. Jusqu’à ce qu’un éclair de lucidité et de peur ne parvienne enfin à traverser le brouillard enivrant qui engourdit mon esprits et exacerbe mes sens. Si je continue… Ma main quitte son épaule, effleure son cou en tremblant jusqu’à trouver son visage et je parviens au prix d’un effort déchirant à l’écarter de moi, à reprendre mon souffle et à balbutier quelques mots audibles :

« Pas… pas ce soir… Je t’en prie… Je ne… »

Mon dieu, je n’ai jamais rien fait d’aussi dur. Jamais je n’ai autant lutté que pour m’arracher à la douceur de son baiser, pour m’empêcher de retourner m’y perdre alors que son souffle sur mes lèvres – Si proche… – me fait tourner la tête, que sa peau est si chaude sous mes doigts. Ça serait facile… Je n’aurais qu’à me laisser aller à nouveau contre lui et le laisser continuer. Je sais parfaitement faire cela aussi. Mais la peur est plus forte. Je ne dois pas. Même si c’est la seule chose que je désire, même si la douleur et la chute ont le goût du miel sur sa bouche, sous ses doigts, je ne dois pas…
 



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Hisao Tenma
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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptyJeu 1 Oct 2020 - 23:28

C’était si bon de le sentir céder contre ses lèvres, de le voir lui rendre la confiance qu’Hisao lui accordait en s’abandonnant à son toucher, à son baiser, à tout ce qu’il voulait lui faire ressentir. Et tandis qu’il le sentait vibrer contre sa main, il entremêla ses doigts aux siens acceptant, désirant la proximité et mordant la ligne de ses propres limites. Il savait très bien dans quoi il se lançait mais il savait aussi que la tendresse finirait par le rendre plus souple face au contact.

Il ne pourrait jamais se lasser de cette sensation—de ses lèvres qui se liaient et se déliaient des siennes sans cesse, nourrissant chaque fois un peu plus le feu qui brûlait dans sa poitrine et lui tordait le ventre alors que son cœur jouait de concerto avec l’altération lente de sa lucidité et de ses sens. Alors qu’il accepta lentement que le contrôle lui échappait et inclina doucement la tête pour approfondir leur baiser—avant de se sentir tressauter lorsqu’une main brûlante trouva son cou.

C’était inattendu, soudain et Hisao aurait aimé avoir été un peu plus préparé à ce toucher, mais il fit de son mieux pour l’accueillir, jusqu’à ce que ces mêmes doigts ne trouvent le chemin de sa joue. Son cœur se souleva et il s’apprêta à placer sa main sur la sienne par réflexe comme pour se raccrocher à quelque-chose alors que l’angoisse crépitait sous sa peau.

Sauf que ce n’était pas ce qu’il croyait. La main sembla essayer de le repousser et aussitôt comprit-il la nature du geste qu’il s’écarta, les yeux encore vitreux de leur échange passionnel alors qu’il collectait ses pensées. Ashton articula quelque-chose et—

Pourquoi—pourquoi est-ce qu’il me—supplie ?

Ses mains crispées contre sa chemise se détendirent aussitôt avant de prendre un recul considérable. Il lui fallut un moment avant d’intégrer ce qu’il venait de se passer et lorsque la réponse se précisa lentement, elle eut le même effet qu’un violent haut-le-cœur. Son regard reprit tout son éveil et se déchargea en quelques secondes de toute l’ardeur qu’il portait plus tôt. Il passa par plusieurs étapes—la confusion, l’incompréhension, la surprise.

« Je— »

Mais Ashton ne lui avait pas encore porté le coup fatal. Non, celui-ci fut bien plus discret, inaudible, sournois. Parce que non seulement il avait négligé le consentement de l’homme en face de lui, mais en plus ce dernier avait l’air complètement terrifié.

J’aurais dû lui demander avant de l’embrasser. Je ne voulais pas briser le moment et au final—

Il était dégoûté de lui-même. Sa bouche était sèche, ses mains tremblaient plus que de raison et il était complètement pétrifié. Il va falloir me ménager. D’autant plus qu’il le lui avait dit. C’était bien ça, le plus difficile à encaisser—il avait été explicite, lui avait demandé du temps et Hisao avait méprisé la seule foutue règle qu’il lui avait imposé au nom de ses pulsions.

Il se sentait mal. Terriblement mal. Et s’il avait cherché à fuir la solitude de son appartement plus tôt, elle était désormais devenue un besoin vital. Mais il refusait d’être lâche. Ashton ne méritait pas d’être laissé en plan de la sorte, renvoyé chez lui avec de pauvres excuses toutes faites. Et ce ne fut qu’au bout de longues secondes silencieuses à rester figé qu’il finit par se laisser retomber contre le dossier de son siège. Il n’en était pas moins horrifié par son geste.

Et il avait l’audace – le culot – de se demander avec tout l’égoïsme du monde si Ashton lui en voulait, s’il ne venait pas d’enterrer leur relation pour de bon après avoir tant lutté pour essayer d’en recoller les morceaux.

« Je suis—je suis désolé, je ne voulais pas—je pensais avoir lu correctement mais je—je me suis trompé, je suis me suis comporté comme— », la dernière des merdes. « Je ne voulais pas te brusquer, je te le promets. Je ne me permettrai jamais de faire un truc pareil », hypocrite, tu viens de le faire.

Il n’osait plus le regarder dans les yeux. Oh non. Même avec toute la volonté du monde, même si sa vie en dépendait, il en serait parfaitement incapable. Il était couvert de honte, si mortifié par ses gestes irresponsables qu’il ne savait même plus quoi dire—il attendait juste que la hache du bourreau s’abatte sur son cou pour faire tomber son verdict tranchant et douloureux. Il l’accepterait. Il l’accepterait sans broncher, sans protester.

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Ashton Kelly
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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptyVen 2 Oct 2020 - 9:10


 

Friday Night Fever
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Je ne pensais pas qu’il m’écouterait. J’ai honte, je me hais d’avoir pu seulement l’imaginer mais je ne peux pas le nier. La gorge nouée, la peur palpitant au fond de la poitrine, pendant un instant j’ai confondu passé et présent et me suis de nouveau heurté aux débris détestés de toutes mes années gâchées. Avec un sursaut de dégoût, je réalise que j’ai cru, encore une fois, qu’Hisao agirait comme Messiah. Que mon refus ne serait à ses yeux qu’un défi lancé à son ego de mâle alpha, un moyen de le pousser à insister jusqu’à ce que je cède, ce que j’aurais fatalement fini par faire. Aussi, quand Hisao me lâche presque instantanément, que l’absence de ses paumes et de ses lèvres me laisse soudain en proie au froid, il me faut un moment pour mesurer – Merde – la portée de mon erreur. Pour réaliser à quel point j’ai été stupide. Le pauvre homme est tellement mortifié, tellement figé par l’horreur que la peur me contamine moi aussi, l’espace d’un instant. Qu’est-ce que j’ai fait ? Aurais-je du me taire et le laisser continuer ? Je ne suis pas loin de le penser. Mais non, il ne s’agit pas de ça. C’est bien plus simple et bien plus – MAIS MERDE – terrible que ça.

J’aurais du le voir venir. Je ne sais pas combien de fois j’ai pensé ça depuis le début de la soirée mais puisqu’il est clair que je ne suis plus à ça près, autant en remettre une bonne couche : j’aurais du prévoir que ça se passerait comme ça. Qu’Hisao étant comme il l’est, il ne pourrait prendre cette interruption que d’une seule façon et que cette dernière me laisse sans voix, interloqué à l’idée de ce qu’il pense avoir commis. Je suis tellement hébété qu’il me faut un moment pour réagir et tenter de couvrir son déluge d’excuses :

« Quoi ?! Mais non ! Non non ! Hisao, calme-toi ! Tu n’as rien fait de mal, je te le promets, ce n’est pas… Laisse-moi juste respirer une seconde, tu veux ? »

Oui, voilà, commençons par ça sinon je vais tourner de l’œil dans cette voiture. Me détournant de lui, je ferme les yeux et expire profondément, à plusieurs reprises, jusqu’à ce que mon cœur accepte de ralentir un peu ses battements et que je m’entende penser. Ce n’est plus brillant pour autant. Poussant un soupir – Pourquoi, mais pourquoi – je me masse lentement l’arrête du nez sous mes lunettes pour tenter d’apaiser le début de migraine – Pourquoi à chaque fois qu’on parvient à faire un pas l’un vers l’autre – qui me poignarde sournoisement derrière les yeux – On finit toujours par faire trois backflip en arrière chacun ? – Je suis terriblement fatigué. Après le fiasco de ce baiser, j’aspire à rentrer chez moi plus que tout autre chose et la porte est si proche que j’envisage un instant de me comporter à nouveau comme un lâche. J’y renonce en captant du coin de l’œil les tremblements des mains d’Hisao. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’il se torture et s’accable de tous les maux alors qu’il n’y a pas lieu, vraiment pas. Le seul problème, le seul vrai problème vient de moi… Ayant à peu près retrouvé mon calme, je me retourne vers lui pour le lui dire :

« Je te jure que tu as lu correctement. J’étais on ne peut plus consentant à ce qui vient de se passer. J’ai juste… paniqué en cours de route, pour tout un tas de raisons stupides. Tu n’y es pour rien, je te l’assure… »

Je m’interromps un instant, baissant les yeux. Je voudrais me taire. Vraiment. Aucune des explications que je pourrais donner n’est de celles – Je ne peux pas coucher avec toi parce que j’ai peur de m’attacher malgré moi et de devenir étouffant – que j’ai envie de dévoiler à quiconque. Dans ces conditions, je devrais partir. N’est-ce pas ? C’est la seule chose à faire. Tout plutôt que de lui montrer – Je ne peux pas coucher avec toi parce que j’ai été conditionné par un homme en tout point différent – tout ça. Pourtant, je ne bouge pas. Je reste assis sur le siège passager à entortiller nerveusement une mèche de cheveux autour de mes doigts comme pour tenter de retrouver la sensation des siens. Je ne veux pas qu’il voit celui que j’ai été, que j’ai atrocement peur d’être resté… Aussi, je ne comprends pas pourquoi les mots franchissent seuls mes lèvres :

« Je n’ai pas… l’habitude qu’on soit aussi doux que tu l’es avec moi. Je n’ai pas l’habitude qu’on… qu’on laisse autant de place à mes propres désirs. Je n’ai aucune idée de comment je dois gérer les choses… »

La suite se bloque dans ma gorge, soudain obstruée par la honte. J’aimerais savoir ce qui me pousse à parler, pourquoi cet homme arrive à m’arracher tant de choses sans que je ne m’en rende compte par sa seule présence. J’aimerais savoir d’où me vient cette certitude sans fondement que lui ne me jugera peut-être pas alors que – Moi je le fais – tout le monde le ferait. Ce besoin irrationnel de lui avouer me fait me sentir obscène, sale, comme si je tenais à tout prix à me rouler dans la fange de mes erreurs plutôt que d’en sortir et d’avancer. Et plus que tout, je voudrais ne pas avoir à regarder dans les yeux l’Ashton du passé. Je voudrais ne le montrer à personne et n’essuyer ni dégoût ni pitié, car c’est tout ce que j’aurais. Personne, personne ne comprendrait… Et pourtant je m’entends parler à nouveau, me livrer à Hisao comme on se jetterait dans le vide :

« Je n’ai pas l’habitude qu’on s’arrête aussi facilement que tu viens de le faire quand je dis non… »
 



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Hisao Tenma
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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptyVen 2 Oct 2020 - 17:02

Écouter, écouter et écouter. C’était bien la seule chose qu’il était capable de faire sans avoir l’impression de tout ruiner de ses deux mains. Et pourtant, il avait à nouveau réussi à se prouver qu’il en était incapable. Négligeant l’une de ses seules qualités à côté de l’empathie et de la patience. Il avait accompli l’exploit de ne pas l’écouter lui, de pas être attentif aux signes, à—

Hisao dut se faire violence pour mettre le cours de ses pensées en sourdine un instant, reportant l’ensemble de son attention sur Ashton. Ses lèvres se scellèrent aussitôt et son regard resta fixé quelque-part sur son tableau de bord. Rien fait de mal ? Il avait beaucoup—beaucoup de mal à y croire. Ashton n’avait peut-être pas conscience de l’état dans lequel il venait de le trouver sous ses mains, sous son toucher quand il n’avait pas réussi à lire entre les lignes.

La nuit entière si tu en as besoin, je n’en ai rien à foutre. Je ne veux juste pas que—

Faire le vide était difficile, après un tel incident. La culpabilité était toujours aussi lourde même si son collègue avait essayé de l’en débarrasser quelques secondes plus tôt. S’il avait eu si peur, peut-être ne lui disait-il cela que dans l’espoir qu’il ne s’énerve pas, qu’il n’y ait pas de représailles—oh Seigneur, il s’imagine qu’il y aura des représailles ? Que je vais m’énerver ? Jamais, jamais—

La patience faisait partie de l’éventail très restreint de ses qualités. Hisao avait toujours été très, très patient. Mais ce moment figurait probablement parmi les plus difficiles de son existence tandis qu’il restait – non, se noyait – dans l’expectative et que cette dernière lui donnait l’impression de lui arracher le cœur. Les mains sur ses propres cuisses, le menton baissé, il ne pouvait rien faire de plus que subir—et il n’allait certainement pas s’en plaindre. Il avait déjà bien de la chance que son collègue ne se soit pas enfui de sa voiture en courant.

Les mots qui sortirent de sa bouche lui apparurent si salvateurs au premier abord qu’ils en furent presque douloureux pour lui—il passait sans cesse d’un extrême à l’autre, se montait la tête jusqu’à s’en rendre malade pour au final ne pas réussir à appréhender la chute lorsqu’il se rendait compte qu’il avait faux sur toute la ligne. Mais si ses épaules se détendirent presque aussitôt en entendant que c’était juste Ashton qui avait paniqué – et Hisao se demanda s’il n’avait pas causé cette panique malgré tout – la sensation fut trop éphémère. Les mots lourds de sens qui avaient conclu sa phrase étaient bien plus chargés que ce qu’il s’était imaginé.

Les marques se profilaient lentement. Dans ses gestes, sur les traits de son visage, dans sa voix proche de se briser qui articulait difficilement chaque syllabe et donnait sens à une toile macabre, sombre qui serra son cœur. Hisao resta aussi composé que possible, tentant par tous les moyens de ne pas imposer ses états d’âmes à son collègue qui trouvait une fois de plus le courage de lui parler. Il ne s’en sentait pas digne, oh que non. Mais si Ashton avait décidé qu’il l’était—qui était-il pour s’y opposer ? Qui était-il pour ne pas accueillir à bras ouverts chaque confidence qu’il jugerait bon de lui faire ?

Les points se connectèrent lentement entre eux. Dans l’étreinte charnelle désirée, il y avait quelque-chose de plus profond. Il y avait une réelle angoisse qu’Hisao n’avait pas soupçonné une seule seconde. Probablement parce que l’alcool ne lui avait pas donné les clés pour le voir la dernière fois. Oh—mon Dieu, est-ce qu’il—s’est laissé aller parce qu’il ne voulait pas me vexer ? Est-ce que l’alcool n’était pas le seul responsable ? Est-ce que— Ce n’était pas le moment de se torturer. Toute son attention lui était dédiée et il n’avait pas de temps à perdre avec ce qu’il pouvait bien ressentir dans l’instant présent. C’était secondaire—si secondaire.

D’autant plus lorsque l’ultime aveu éclata et lui glaça le sang, enluminant plus que jamais ces plaies ouvertes qui étaient beaucoup trop récentes. Les lèvres entrouvertes, le regard perdu—Hisao intégra lentement la chose, les conséquences, les séquelles. Le nombre incalculable de séquelles qui avaient été laissées sur lui. Mais si la vie lui avait bien appris une chose de par le biais de son travail ou de ses expériences personnelles, c’était qu’il ne pourrait pas porter ces dernières à sa place. Aussi fort son empathie le suppliait-elle de le faire—c’était tout simplement physiologiquement impossible. Et tout ceci avait largement suffi à lui insuffler tout le courage du monde pour qu’il relève la tête et essaye de croiser son regard. Il voulait lui montrer, il voulait qu’Ashton voit de ses propres yeux qu’il ne croiserait ni pitié, ni mépris, ni aversion au cœur de ses pupilles.

« Même si ce n’était pas exécuté consciemment et qu’il s’agissait à nouveau d’un malentendu, je maintiens mes excuses », et même si tu es convaincu que ça n’est pas de ma faute, et même si ce n’est peut-être effectivement pas de ma faute, car coupable ou non-coupable, c’est arrivé et je t’ai brusqué, intentionnelle ou non. « Je t’en supplie, ne dis pas que ce sont des raisons stupides, ne—minimise pas tout ce qu’il t’est arrivé. T—tu mérites qu’on prenne soin de toi », même si tu es persuadé du contraire. « Qu’on te traite sainement, qu’on t’écoute, qu’on prenne en compte tes désirs et tout le reste. Ce sont des choses normales et je peux te promettre que je—je ne cesserai jamais de te les donner si ça tombe sur moi, mais autrement—tu as le droit d’être exigeant, ne laisse personne te les reprendre », jamais, jamais, jamais. « En attendant, je serai là. Pour t’écouter, pour faire acte de présence, pour n’importe quoi, tout ce que tu voudras et peu importe ce que tu décideras. »

Il aurait—voulu le toucher. Pour lui montrer qu’il était là. Mais il n’osa juste pas—il avait peur que son contact le traine de nouveau dans la peur.

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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptySam 3 Oct 2020 - 0:29


 

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« Il ne m’est rien arrivé. »

C’est ce que je réponds avant même de réfléchir, le ventre noué et la voix atone comme si je parlais du temps qu’il fait. Une partie de moi me souffle que je n’aurais pas du. Tant pis. Je n’aurais pas pu faire autrement. Je ne pouvais pas le laisser prétendre – Je ne suis pas comme ça – qu’il m’était arrivé des choses graves, qu’on m’avait – Je ne suis pas aussi faible – fait des choses graves. Ce n’est pas vrai. J’ai juste commis des erreurs, donné trop d’ascendant à une personne qui ne le méritait pas et qui m’a fait souffrir en me délaissant des années durant mais ça s’arrête là. Rien de ce qui a eu lieu entre lui et moi ne s’est passé – Je ne suis pas victime de quoi que ce soit – sans que je n’y ai ma part de responsabilités. Heureusement pour nous tous, je n’ai pas le temps d’y songer plus avant. Hisao continue.

Alors que je ne pensais pas ça possible à nouveau en aussi peu de temps, mon cœur résonne comme un tambour dans ma poitrine au fur et à mesure de ses paroles et je sens mes joues chauffer si fort que je baisse aussitôt le nez, tentant de m’abriter derrière mes cheveux – Je ne dois pas écouter – pour ne pas qu’il le voit. C’est peine perdue, évidemment. Ce n’est pas uniquement parce que ce qu’il dit trouve écho en moi, fait vibrer des cordes dont j’ignorais l’existence et qui s’animent avec émotion à l’idée que, oui, peut-être, je mérite tout cela. C’est le fait que c’est la première fois – Même si j’ai l’impression que je pourrais pleurer s’il continue, je ne dois pas trop l’écouter – qu’il parle autant sans avoir bu et c’est pour me dire ces choses…  Pour me dire que c’est lui – Quoi ? – qui me donnerait tout cela si je le permets.

Je relève la tête, pris de court. Ai-je bien entendu ? S’est-il lui-même bien entendu ? Alors qu’il me disait une heure plutôt qu’il voulait rester seul lui aus- oh Seigneur, je ne comprends plus rien. C’est trop, je n’en peux plus, je rends les armes. Il est beaucoup trop tard et je suis bien trop fatigué pour encaisser tout cela à la fois. Je me contente donc de lui sourire, les joues encore écarlates de tout ce qu’il vient de me dire.

« Tu es impitoyable. Comment veux-tu que je réponde quoi que ce soit… »

Je secoue la tête avec un soupir attendri, fasciné par la bienveillance de cet homme. Il ne s’en rend même pas compte. Si c’était le cas, s’il savait ce qu’il est capable d’offrir aux autres, il ne passerait pas son temps à s’excuser. Il ne se penserait pas en permanence en train de déranger ou de froisser les autres. S’il savait, et si tous ceux qui l’ont rejeté savaient… Et bien peut-être que dans ce cas, je ne serais pas ici à subir son adorable torture, à me perdre entre ce que je redoute et ce que j’espère, ce que je veux et ce que je ne peux pas, entre ma raison et tout le reste. Peut-être…

« Tu es quelqu’un de bien, Hisao. J’ai beaucoup de chance de t’avoir rencontré. »

Et une fois encore, c’est la pure vérité. Il paraît qu’il n’y a qu’elle qui peut blesser. M’accordant une dernière audace puisque je ne dois plus m’attarder à présent, je tends doucement la main pour qu’il ait le temps de voir venir mon geste et effleure sa cuisse du bout des doigts, quelques brèves secondes en le regardant dans les yeux.

« Merci pour tout. Sois prudent sur le retour… »
 



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Hisao Tenma
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Hisao Tenma
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(#) Re: [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao]  [TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 EmptySam 3 Oct 2020 - 1:16

L’art d’esquiver pour survivre. Le couvercle de la boîte de Pandore.

Hisao n’était pas étranger au déni. Bête mécanisme de défense que l’esprit jugeait bon de mettre en place pour se protéger de l’angoisse et se penser en sécurité. Il n’avait pas eu besoin d’en entendre plus de la bouche d’Ashton pour reconnaître le problème dans l’aplomb avec lequel il avait prononcé ses derniers mots, dans la soudaine certitude qui se lisait dans ses yeux.

Il ne demande rien alors qu’il semble avoir besoin de tout.

Il lui était souvent arrivé de se retrouver dans cette position, à devoir se comporter comme l’adulte rationnel face à l’adolescent perdu. À devoir répéter sans cesse que oui, la vie est difficile et qu’on souffre tous un jour pour une raison ou une autre. Personne n’est épargné dans le processus. Mais que ce n’est pas parce que ça arrive aussi aux autres, qu’on doit s’oublier. Que ce n’est pas parce qu’on a l’impression que ce qu’ils traversent est bien plus difficile, qu’il faut sous-estimer nos propres souffrances.

L’espace d’un instant, il se vit lui-même assis dans ce fauteuil qui lui faisait face lorsqu’il parlait avec ses patients. Il se vit à leur place, à couver l’infime espoir qu’il y avait un moyen magique de ne pas souffrir, de ne pas laisser ses proches souffrir et que ce n’était pas possible que tout le monde souffre. Il aurait été capable de porter les maux d’Ashton sur ses épaules—il était assez solide pour ça ou en tout cas, il en était persuadé. Il l’aurait débarrassé de ses démons s’il le pouvait. Tout comme il aurait aimé débarrasser tout ceux qu’il voyait passer dans son bureau de leurs problèmes. Tout comme il aurait préféré souffrir à la place de son frère et de sa fille chaque fois que la vie s’était montrée injuste avec eux.

Impossible.

Il ne t’est rien arrivé, non. Tu as seulement été négligé, blessé, forcé, dégradé pendant vingt ans. Ce n’est vraiment—vraiment rien. Continue de croire le contraire si tu veux, mais la dépendance n’est pas quelque-chose qui se contrôle.

Décidant qu’il ne pourrait définitivement pas lui ouvrir les yeux ce soir – la fatigue, les sentiments, le trop-plein de sensations – il se contenta de soupirer de secouer doucement la tête. Même s’il n’avait pas l’intention d’insister, hors de question de lui montrer qu’il acceptait sa réponse pour autant.

« Je ne saurai pas te dire », lui répondit-il légèrement amusé par ses accusations. « Mais sache que j’en pensais chaque mot. »

Éventuellement, ses paroles le firent sourire. Amenant une once de gaieté dans toute l’amertume dans laquelle il était plongé depuis plusieurs minutes déjà. Et la suite le noya à nouveau dans l’embarras alors que ses joues s’empourprèrent pour la centième fois de la nuit.

« Je te retourne le compliment. Je suis—heureux de te connaître », pas seulement chanceux. Il le pensait. Bien au-delà de tout ce qui lui nouait le ventre et faisait bondir son cœur, il était ravi d’avoir rencontré quelqu’un avec qui il s’entendait si bien, quelqu’un avec qui il se sentait à l’aise – ni opprimé, ni moqué, ni rien.

Et avant même qu’il ne puisse se ressaisir correctement, la main d’Ashton trouva refuge sur l’une de ses cuisses, effleurant le tissu de son pantalon et faisant brûler sa peau à travers ce dernier. Il ne se crispa pas au toucher, pas plus qu’il ne tressauta—mais n’osa pas relever ses doigts pour toucher les siens. Il était encore secoué par ce qu’il s’était passé et pour le moment, le contact à travers le tissu lui suffisait amplement.

« C’est moi qui te dis merci, Ashton », parce qu’en dépit de tout ce qu’ils avaient pu se dire ici, de tout ce qu’il s’était passé—son avis n’avait pas changé. Pas d’un pouce. Il avait passé l’une des meilleures soirées de sa vie. « J’y veillerai. »

Même s’il était épuisé, il était encore bien trop éveillé pour somnoler au volant. Aussitôt Ashton referma-t-il la portière derrière lui qu’Hisao ne fut tout simplement plus capable de faire taire ses pensées. L’acharnement ne dura pas bien longtemps, parce qu’il fut bien obligé de se concentrer sur la route—surtout en étant aussi exténué.

Dieu merci, il n’en avait pas eu pour bien longtemps. Une quinzaine de minutes le temps de reprendre le chemin vers son propre appartement et—il n’avait jamais trouvé son domicile aussi vide. Une douche brûlante plus tard pour ne plus penser, il rejoignit ses draps sur lesquels Taro dormait déjà. Ce dernier vint se blottir contre lui pour chercher sa chaleur corporelle et Hisao fut incapable de trouver le sommeil. La soirée ne s’était pourtant pas si mal terminée… Non ?

N’avait-il pas eu tout ce qu’il voulait ? Les choses avaient encore dérapé certes—mais ils avaient réussi à éviter la catastrophe. Ses sentiments étaient plus ou moins partagés, Ashton semblait se trouver sur la même longueur d’onde que lui. Tout est bien qui finit bien.

Alors pourquoi est-ce qu’il n’arrivait pas à s’en convaincre ? Pourquoi avait-il toujours l’impression que son cœur tombait dans sa poitrine comme si cette dernière était un gouffre sans fin ? Pourquoi n’arrivait-il pas à fermer l’œil alors que les heures défilaient ? Pourquoi son corps ne voulait-il pas céder à la fatigue ? Qu’est-ce qui était suffisamment fort, suffisamment désagréable pour le maintenir éveillé de la sorte ?

Pourquoi était-il toujours aussi intimement convaincu que ça ne pouvait pas être aussi simple ?

Il ne parlait pas d’Ashton—oh non. Ce dernier avait encore un long chemin à faire avant de pouvoir véritablement guérir de ses blessures. Commencer par accepter ces dernières et reconnaître qu’il avait été la victime manipulée dans cette histoire – et pas l’idiot de service qui acceptait sans broncher – serait déjà un excellent début. Et il n’y avait rien de simple là-dedans.

Non—Hisao parlait de lui-même. Lorsque les mots avaient passé la barrière de ses lèvres, lorsqu’il avait osé confier pour la première fois que c’était son attachement à sa liberté qui l’empêchait de vivre en couple. C’est parce que je ne te laisse pas assez d’espace, c’est ça ? Il ne savait plus. Toi qui a toujours voulu être libre, tu veux élever une gamine ? Il était perdu. Hisao. Tu dois te rendre à l’évidence, tu ne seras jamais capable d’élever cette enfant. Tu devrais accepter la proposition de ses parents. Perdu entre les souvenirs douloureux et tout ce qu’ils impliquaient. C’est l’héritage que ton frère t’a laissé. Ton besoin incessant de liberté. Tu dis que je t’étouffe ? Mais tu es un garçon immature, irresponsable et tant que tu refuseras de m’écouter, c’est tout ce que tu auras.

La honte de la fratrie, et c’est peu dire quand on voit ce qu’il est advenu de ton frère.

Le nœud dans sa poitrine était insupportable et surtout—familier. La confusion, les sentiments, l’euphorie chaque fois qu’Ashton lui faisait un compliment, la façon dont il se consumait tout entier chaque fois que sa peau touchait la sienne. Ça lui rappelait quelque-chose. Quelque-chose dont il ne voulait pas se rappeler. Je ne peux pas, je ne peux pas, je suis désolée. L’amertume était de nouveau là, et de somnolant il passa à parfaitement éveillé en quelques secondes. Je t’aime Hisao. Mais je ne t’aime pas assez pour tout sacrifier comme ça. Oh—non. Ce n’était pas de l’amertume, en fin de compte. Je ne veux pas que tu disparaisses, je ne veux pas que tu partes. J’aurais simplement voulu ne jamais t’avoir rencontré. Que tu n’aies jamais existé. Ni toi, ni elle. C’était de l’acide. De l’acide sur ses plaies béantes vieilles de dix-sept ans.

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désolée ash. je te bisoute quand même.  
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Ashton Kelly
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Friday Night Fever
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[TERMINE][Karaoké] Friday Night Fever [Hisao] - Page 2 Xvbf
La portière se referme avec un claquement et, après un dernier regard et un sourire, je tourne les talons pour rejoindre mon immeuble. L’air frais du petit matin me semble glacial – Pas étonnant – maintenant que je suis de retour à l’extérieur et je me dépêche de – C’est ce qui arrive quand on se roule des pelles dans un petit espace – récupérer mes clés dans ma poche pour rentrer chez moi. Le bruit du moteur me fait tourner la tête et je reste un moment immobile à regarder la voiture d’Hisao qui s’éloigne. J’espère qu’il arrivera chez lui sans encombre. On a vite fait de ne plus être assez attentif sur la route sous le coup de la fatigue et plus encore sous celui – Non. Stop. Pas maintenant – de l’émotion. Je me force à ne pas y songer et j’entre dans le hall pour appeler l’ascenseur. Pas d’escaliers cette fois-ci, je n’ai vraiment pas la foi d’ajouter quatre étages à pied à ce que je viens de vivre. Ce n’est donc que lorsque je passe le seuil de mon appartement que je m’autorise enfin à lâcher la pression et me laisse aller contre la porte close avec un profond soupir, les épaules tremblantes et les jambes soudain remplies de coton.

Je ne peux pas croire qu’il se soit écoulé moins de vingt-quatre heures depuis la dernière fois que je me suis levé pour démarrer ma journée. Je ne peux pas croire que ce matin encore, j’avais des aigreurs d’estomac à la seule idée de croiser Hisao dans un couloir. Je ne peux pas croire que nous nous soyons réconciliés au point de passer la soirée à chanter et danser ensemble comme si nous avions vingt ans et aucun TD le lendemain. Et par-dessus tout, je ne peux pas croire ce qu’il s’est passé à la fin de cette soirée, de cette nuit, de ce laps de temps impossible qui fait de l’Ashton de ce matin un presque parfait étranger. Ça ne peut pas être vrai. Et pourtant…

Attrapant Bennett alors qu’elle se frotte en miaulant contre mes jambes, je la blottis contre moi en me rendant dans la salle de bain. Sa fourrure douce et chaude, son poids – Il va peut-être falloir te remettre au régime, ma princesse – et son ronronnement familier m’aident légèrement à cloisonner mes pensées, à garder sous contrôle cet amas confus que j’ai si peur de démêler. Ça ne l’empêche pas de continuer à peser de toutes ses ramifications sur mon esprit. Posant la chatte sur le panier à linge, je m’appuie contre le lavabo et contemple en silence mon visage. Je ne me reconnais pas. Et je ne parle pas uniquement – Qu’est-ce que tu fais ? – des restes de mon maquillage, de ma chemise froissée, de ma coiffure complètement chaotique, ni même de la fatigue qui marque mes traits. Je ne parviens tout simplement pas à regarder cet homme aux yeux hagards, aux lèvres rougies, au cœur palpitant au souvenir d’un baiser et de quelques doigts sur son cou et à me dire – Qu’est-ce que tu es en train de faire ? – qu’il s’agit de moi.

Méticuleusement, je retire et range mes bijoux un par un, en terminant par les longues boucles d’oreilles qui reviennent avec un doux tintement sur leur support. Je démaquille mes yeux et me nettoie le visage. Je me glisse sous la douche avec un soupir de volupté lorsque l’eau chaude apaise pour un temps mes tensions, emporte les résidus de cette soirée mouvementée. Je prends vingt longues minutes pour me brosser les cheveux et leur appliquer les soins du soir, même si j’aurais pu passer directement à ceux du matin quand je m’avise de regarder l’heure. Et cette fois, lorsque je regarde le miroir, je me reconnais. Un frisson d’angoisse me remonte le long de l’échine lorsque je réalise pour de bon que c’est bien à moi que tout ceci est arrivé.

Nous nous sommes embrassés. Nous nous sommes avoués le désir que nous ressentions l’un pour l’autre et il m’a touché, caressé de ses lèvres sans que je ne veuille résister, sans que je puisse m’empêcher de répondre à ses gestes malgré leur insoutenable tendresse. Il m’a laissé faire alors que le contact physique l’angoisse, de son propre aveu. Il m’a dit des choses qui me font encore frémir rien que d’y repenser, brûler secrètement d’une gratitude et d’une émotion dont je ne peux même pas saisir totalement la forme parce que personne, je crois, ne m’a parlé de la sorte avant lui, lui qui pensait chacun de ses mots. Et maintenant que je suis seul avec tous ces souvenirs qui me semblent irréels tout en étant encore plus vivants et sensitifs que jamais, je ne sais plus quoi faire…

Blotti dans mes vêtements d’intérieur, les cheveux roulés en chignon sur la nuque, je reprends Bennett dans mes bras pour revenir dans le salon. Silver me suit, saute avec curiosité sur la table et tente de miauler (sans succès) pour attirer mon attention. Je lui accorde une caresse tout en reposant la chatte à côté de lui et m’installe sur la banquette. Me calant tout au fond, j’ouvre la fenêtre, tire une cigarette et mon briquet du paquet que j’ai récupéré pour fumer lentement. Ciaran, qui n’avait pas daigné m’accorder une once d’attention jusque là, se déplie paresseusement de son coussin en bâillant et vient s’installer sur mes genoux, au mépris de l’odeur du tabac. Je le caresse doucement d’une main, l’autre pendant à l’extérieur tandis que je regarde sans les voir les lumières de la ville. Il est cinq heures passées. Hisao doit être rentré, à présent. Je l’espère. L’idée de lui envoyer un message pour lui demander me traverse un instant l’esprit mais – Il tient à sa liberté – j’y renonce immédiatement avec un pincement au cœur. L’amertume me revient, m’envahit aussi sûrement que la fumée de ma cigarette qui alourdit mes poumons. Cela fait à peine une demi-heure que nous nous sommes quittés et déjà – C’est pour ça – mes pensées reviennent voleter autour de sa silhouette. Déjà mes doigts me picotent en se souvenant du contact des siens, entrelacés ensemble sur mon épaule. Déjà j’appréhende autant que j’espère – Que je ne dois plus l’approcher – l’instant où je le reverrai…

Je ne suis pas idiot. Je vois bien sur quelle pente je me suis engagé, aveuglé par la joie de notre réconciliation, la certitude que j’allais – Je n’ai pas changé – regagner son amitié. Je vois bien que je cours à ma perte une fois de plus – Je ne sais pas apprendre de mes erreurs – et cette vérité sournoise rampe dans l’ombre comme une plante pour enfoncer ses vrilles en moi. Je la laisse faire. Je l’ignore. Ça ne sert à rien que je me batte contre tout ceci. D’ici quelques heures, le jour se lèvera et cette nuit appartiendra au passé. Ce soir je dormirai et demain – C’est pour ça que Messiah n’a eu aucun mal à me reprendre – j’aurai les idées plus claires. Et quand nous nous reverrons la semaine prochaine, je pourrais lui sourire – Et c’est pour ça aussi – le saluer, lui parler, reprendre notre amitié où nous l’avons laissée. Et s’il me prend l’envie de plus – Que quelqu’un comme Hisao – alors je la ferai taire. Ça ira. J’ai l’habitude de vivre avec des souvenirs et des fantasmes, d’attendre et de souffrir, de souffrir et d’attendre. Au fond, je suis soulagé. Même quand il est pavé d’éclats de verre, il est toujours plus rassurant d’arpenter – Mérite mieux que moi – un chemin que l’on connaît.

Écrasant mon mégot dans le cendrier, je repousse délicatement Ciaran malgré ses protestations pour mettre la bouilloire en route et me préparer une pleine théière de Ceylan, sur-infusé avec crème et sucre, à l’anglaise. Je me réinstalle ensuite sur ma banquette avec mon chat, ma tasse en porcelaine noire et or, une pile de livres et un plaid moelleux drapé sur mes épaules. Me calant aussi confortablement que possible sur mes coussins, je laisse l’animal revenir sur mes genoux, pose mon front contre la vitre et regarde sans un mot, ma tasse fumante à la main, le jour qui se lève. Je ne vais pas dormir. Je vais… rester éveillé…
 



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Merci à Meyu et Hisao pour les kits, leur temps et leur talent Coeur
Ashton s'exprime en japonais, en anglais et baragouine en français
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