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 Les liens du sang [Ft. Ashton <3]

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Gareth N. Kobayashi
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(#) Les liens du sang [Ft. Ashton <3]  Les liens du sang [Ft. Ashton <3] EmptyDim 13 Sep 2020 - 17:15




♫ Les liens du sang ♫
Samedi 3 Septembre 2016 - 9h00

« Papaaaa ! »

« Hmm... Fait dodo Chiaki... », marmonna le père en enfonçant sa tête dans l’oreiller.

« Papa, papa, papa ! »

Le petit brun ne l’entendait pas de cette oreille. Lui, avait bien fait le tour de l’horloge, et se dandinait en tenant fermement le rebord de son berceau. C’était l’heure du biberon et du câlin, un point c’est tout ! Et de changer la couche aussi au passage. Gareth lâcha un bruyant soupire, le lit chaud était si bon que le châtain en avait oublié ce qu’il avait prévu aujourd’hui. Chiaki grandissait avant qu’il n’ait le temps de s’en rendre compte et certains de ses vêtements, pour ne pas dire presque tous, devenaient trop serrés. Le rossignol avait donc prévu d’aller au centre commercial afin de refaire la garde robe du petit impatient qui continuait de chanter « papa » telle une litanie.

« J’arrive, j’arrive... Si je pouvais être aussi en forme que toi au réveil... »

Le jeune père bailla tout en repoussant mollement la fine couverture le recouvrant. Été ou hiver il avait besoin d’un drap sans quoi s’endormir se révélait impossible pour lui. Gareth se mit debout, visiblement de manière trop lente du point de vue de son fils, et embrassa le sommet de sa tignasse. Il sortit ensuite de la chambre non sans lui expliquer qu’il allait aux toilettes puis revint sortir Chiaki de sa prison de bois. C’était leur petit rituel du matin, le bambin se blottissait contre lui alors qu’il se rasseyait au bord du lit et ils restaient comme ça quelques minutes. La seule chose que son fils tenait aussi fort que lui de ses doigts potelés était son ours en peluche, fièrement prénommé Nounours. Après ce petit moment de tranquillité, l’appartement s’éveilla sous les rayons du soleil traversant les fenêtres.

« Allez, on change la couche et puis on va manger. »

Un peu plus d’une heure plus tard, les deux étaient fin prêts pour se rendre au centre commercial de la ville. Son sac à dos rempli d’affaires de bébé sur ses épaules, son fils dans un bras et la poussette dans l’autre, Gareth descendait tranquillement les escaliers jusqu’à rejoindre sa voiture. Chiaki portait un petit tricot blanc surplombé d’une mignonne petite salopette en jean, plus facile à retirer en cas d’essayage, ainsi que des petites sandales bleu marine laissant au frais ses orteils.

Onze heures. Une fois arrivés et garés, Chiaki prit plaisir à rejoindre sa poussette, il adorait être promené et regarder tout autour de lui, jusqu’à parfois se retourner sur son siège malgré l’attache. Ils commencèrent par un premier magasin, dont les vêtements étaient aussi beaux que leur prix. Gareth quitta l’enseigne en roulant des yeux, pourquoi vendre aussi cher des vêtements destinés à être tâchés par de la bave, des petits pots ou des feutres ? Le châtain avait encore quelques années devant lui pour trouver la réponse à cette question !

Le duo fit bien accueilli dans un second magasin. Toutes les clientes étaient des mamans accompagnées de leur bout de chou. Inutile de dire qu’au Japon voir un homme dans un magasin pour bébé était des plus rares. Gareth se sentit un peu gêné face à ces regards curieux se voulant discret. Il remercia son fils intérieurement d’attirer l‘attention par sa petite bouille joufflue, c’est ça, oubliez-le c’était très bien comme ça ! Lentement, le papa parcourrait les rayons, Chiaki tendant la main pour toucher chaque vêtement près duquel il passait, non sans en tirer un tandis que la poussette avançait toujours.

« Lâche chéri, je sais que tu as bon goût mais j’ai un petit porte-monnaie », plaisanta le rossignol en remettant le haut à sa place.

Et ce qui bouffait littéralement son budget n’était rien d’autre que la crèche où son fils passait ses journées. Gareth aurait donné n’importe quoi pour pouvoir faire cours avec son garçon dans un porte-bébé, bien qu’il soit devenu un petit peu trop grand pour ce dernier. Dans sa poussette c’était parfait également ! M’enfin la garderie avait au moins le mérité d’habituer Chiaki aux autres enfants et de lui apprendre pas mal de choses. Le père devait avouer que cela avait grandement contribué à son éveille et ne s’en plaignait pas.

Son regard fut attiré par des t-shirts colorés à l’effigie du Roi Lion, l’un des dessins animés préférés de Chiaki, surtout pour les musiques. Combien de fois avait-il repassé les deux premiers volumes déjà ? Six ou sept fois, pour chacun, oui quelque chose comme ça. Résultat, il lui arrivait de chantonner « Ces mots signifient que tu vivras ta viiiie...» sous le regard d'encouragement du bambin qui ne demandait qu’à entendre la suite, et quel genre de père serait-il à lui refuser ça, hein ?

« Allez, on va essayer ça. »

Il préférait s’assurer de la taille ne faisant pas réellement confiance à celles affichées. D’autant plus que Chiaki semblait avoir prit de son côté et était légèrement plus grand qu’un enfant de quinze mois purement japonais. L’une des cabines d’essayage du bout de l’allée était vide, Gareth laissa la poussette à côté et pris son garçon dans ses bras. Il l’installa sur la petite chaise dans le coin et entreprit de libérer le premier haut de son cintre. Ce dernier était récalcitrant au possible.

« Quelle idée de mettre ces ficelles ? », souffla Gareth en détachant les dites ficelles autour des bras du cintre.

Il n’en fallait pas moins pour Chiaki pour se laisser glisser de sa chaise, adopter sa fameuse position quatre pattes, avant de s’enfuir à toute vitesse par le rideau de la cabine, lâchant un petit rire coquin.

« Chiaki, revient ici ! Cet enfant va me tuer... »

Abandonnant ses affaires dans la cabine, le professeur d’arts se mit à chercher son fils le plus discrètement possible, ne voulant pas attirer l’attention. Il espérait qu’il ne se soit pas aventuré vers la sortie du magasin. Doucement, Gareth poussait les habits suspendus sur des porte-vêtements circulaire, s’assurant qu’il ne se cachait pas sous eux au sol, rien pour le moment.

« Chiaki, c’est pas drôle vient voir papa », chuchota-t-il.

Pendant ce temps, le petit bonhomme gambadait à travers les rayons, frôlait les pantalons en passant en dessous, et s’amusait comme un petit fou à faire tourner en bourrique son pauvre père. Il allait continuer son périple jusqu’à buter sur une jambe inconnu. Celle-ci était épaisse, musclée, et n’avait rien à voir avec celle d’une maman faisant du lèche vitrine. Le petit garçon leva vivement la tête pour voir à qui elle appartenait et ses yeux bruns se mirent à briller en voyant la grande chevelure.

« Ooooh... Simba ! », s’exclama-t-il en levant son petit doigt.

Car oui, pour l’enfant tout ce qui avait une crinière, était forcément le roi de la Terre des lions, c’était une évidence.

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Ashton Kelly
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Ashton Kelly
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(#) Re: Les liens du sang [Ft. Ashton <3]  Les liens du sang [Ft. Ashton <3] EmptyVen 2 Oct 2020 - 23:42


 

Les liens du sang
D'ici et d'ailleurs

Les liens du sang [Ft. Ashton <3] C356
Je ne suis pas un homme raisonnable. Les gens ont tendance à le penser au premier abord parce que je suis calme et composé, sophistiqué dans mes bons jours. On s’imagine automatique que ce genre de personnes ne fait rien sans l’avoir mûrement réfléchi et planifié. Les gens n’imaginent pas – La seule chose réfléchie et planifiée chez moi – à quel point ils se trompent : je ne suis absolument pas – C’est ma coupe de cheveux – un homme raisonnable.

Je n’ai pas fermé l’œil. Quasiment pas. Du reste, après la nuit que j’ai passée au karaoké avec Hisao, je ne vois pas comment j’aurais pu. Jamais je n’aurais pensé qu’une simple soirée passée à chanter avec un collègue puisse être aussi riche – Il a dit que je lui plaisais – en émotions de toutes sortes. Jamais je n’aurais cru éprouver tout ce que j’ai éprouvé alors que nous étions sobres tous les deux cette fois-ci. Et jamais je n’aurais cru – Et je l’ai laissé m’embrasser – qu’autant de choses pouvaient émerger en si peu de temps – Parce qu’il me plaisait aussi – ébranlant jusqu’aux bases mêmes d’une relation dans le processus. Aussi, quand je me suis retrouvé seul chez moi à 4h30 du matin, j’ai décidé de ne pas dormir. Même si la fatigue m’accablait et que je n’avais littéralement plus de voix, je ne pouvais pas aller me coucher maintenant. Déjà parce que j’aurais ruiné mon cycle de sommeil pour les trois prochains jours, ce dont je n’ai clairement pas besoin, et surtout parce que quitte à être trop épuisé pour pouvoir ressasser tout ça, autant carburer au Ceylan et faire une nuit blanche. Dois-je préciser – Je vais crever – l’état dans lequel je suis – Mais qu’est-ce qu’il est bon, ce thé – une fois que le jour est levé et que mon sens commun gît au fond de ma tasse ? Sans compter que je ne suis pas au bout de la déraison.

Le manque de sommeil m’a toujours rendu euphorique et idiot. C’était déjà comme ça quand j’étais en médecine et que je révisais mes partiels jusqu’à des heures indues en chantant mes cours sur INXS. Les choses n’ont guère changé, surtout pas avec la dose de théine qui circule en toute impunité dans mon organisme. Aussi, quand je suis soudain pris d’une envie folle de marcher et ne trouve rien de mieux à faire que relever mon courrier, quelle n’est pas ma surprise de trouver – Parfait – une lettre de ma petite sœur. Qui m’apprend qu’elle est enceinte – Absolument parfait – à trente-sept ans. Au moins, ça a le mérite de me laisser… sur-le-cul pendant quelques minutes. Après quoi, mon cerveau dérangé et délirant de fatigue décide que c’est le meilleur moment pour aller lui acheter un cadeau.

C’est ainsi que je me retrouve en ville, dans je ne sais quel centre commercial bondé par la foule du samedi – Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? – à 11h. Le meilleur plan possible. Surtout quand on est un gaijin avec plus d’un mètre de cheveux et l’air d’avoir passé la nuit dans un moissonneuse-batteuse – Vraiment j’insiste : à quoi ai-je été fini ? – en train de fredonner « All I want for Christmas is you » en inspectant avec beaucoup de sérieux les bodys pour nouveaux-nés. C’est fou ce que c’est petit ces machins. C’est fou ce que ça coûte cher aussi, quand on pense à leur durée moyenne d’utilisation. J’en examine plusieurs, circonspect.  Il va naître au printemps prochain. Il fera encore frais, il lui faudrait peut-être aussi – Un bébé, elle va avoir un autre bébé alors que Morgana a déjà dix ans, et Lucy quatorze – un manteau ou un petit pull. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui lui ferait plaisir. Je ne suis plus vraiment en état de réfléchir. En fait, je crois que j’ai un éclair de lucidité et que je me demande ce que je fais ici pile au moment où un choc contre ma jambe me fait baisser les yeux sur – Oh ! – un petit bambin qui crapahute à quatre pattes. Ce dernier retombe sur son derrière, lève la tête et – Ooooooh ! – a visiblement une idée bien arrêtée de mon identité. Sans doute parce que je n’avais pas la moindre envie de me coiffer aujourd’hui. Inutile de préciser que je perds aussitôt le peu de bon sens qu’il me restait et m’accroupis au niveau de l’enfant en souriant, conquis.

« C’est moi Simba, c’est moi le roi ♪ Du royaume animal ♪ »

Pour mon plus grand bonheur – Mon dieu, ma voix ne ressemble plus à rien – je suis l’oncle de deux adorables enfants, élevés aux classiques Disney comme beaucoup de petits anglais, et étant l’oncle le plus gâteux de la Terre, je me suis farci avec eux tous les dessins animés qu’ils voulaient sans me plaindre. Alors oui, je connais les paroles de nombre de chansons. Levant la main, je soulève tout doucement une mèche de ses cheveux noirs et doux en imitant – Autant que faire se peut – la voix de Zazu :

« C’est la première fois qu’on voit un roi avec si peu de poils Tu sais que tu me rappelles quelqu’un avec tes grands yeux, petit bout ? »

Malheureusement, je suis incapable de me rappeler qui ou quoi et ce n’est pas avec mon cerveau en marmelade que ça va me revenir. Comme je ne peux décemment pas laisser cet enfant par terre, je me relève en le prenant dans mes bras et m’avance dans les rayons alentours :

« Je vais faire dans la cour des grands une entrée triomphale Excusez-moi ? Il y a un bébé ici, est-ce que ses parents sont dans les environs ? En poussant très royalement un rugissement bestial ♪ »

Un bébé fort occupé – Cette fois c’est bon, je vais passer pour un pervers – à jouer avec mes cheveux.
 



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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: Les liens du sang [Ft. Ashton <3]  Les liens du sang [Ft. Ashton <3] EmptyMer 7 Oct 2020 - 20:03




♫ Les liens du sang ♫
Où est-ce qu’il se cachait ? C’était la première fois que je goûtais à l’angoisse de perdre mon fils des yeux, et c’était, un sentiment horrible. Même si je me persuadais qu’il n’avait pas pu aller bien loin - n’est-ce pas ? -, mon cœur tambourinait dans ma poitrine, c’était incontrôlable ! Je n’osais pas demander à toutes ces mamans ou tantes et grand-mères si elles ne l’avaient pas vu de peur de passer pour un père irresponsable, mais je n’aurais bientôt plus le choix. Mieux valait quelques minutes de honte que le perdre je ne sais où dans ce centre commercial. Mais tout de même, connaissant la serviabilité nippone, tout le monde se mettrait à le chercher partout si j’en faisais la demande, raaah mais où es-tu ?!

Mes gestes commençaient à être un tantinet impatients et nerveux aussi quelques regards me dévisageaient déjà, soucieux de me voir seul à passer en revue la boutique. Respire... Chiaki n’oserait pas trop s’éloigner de moi, peut-être même qu’il reviendra tout seul comme un grand, c’était sûr... Pas vrai... ? Je comprenais mieux pourquoi Simba était aussi intransigeant avec Kiara, mais bridez-leur leur liberté et ils se précipitaient en Terres Interdites. Je te jure mon petit que tu n’es pas près d’être roi.

« Excusez-moi Monsieur, puis-je vous aider, vous cherchez quelque chose ? me demanda une vendeuse, interrompant mes pensées.»

Un sursaut me pris avant que je n’affiche un sourire gêné et courtois à la fois.

« Tout va bien, j’ai juste... j’hésitais un instant puis lâchai dans un soupire et à voix très basse. Mon fils s’est enfuit de la cabine et je le cherche, il a une salopette bleue... »

« Oh ! Mais je l’ai vu, il est dans les bras d’un homme un peu plus loin, qui chante Le Roi lion... Oh mon dieu j’ai cru que- ! »

Mon sang ne fit qu'un tour. Je ne la laissai même pas le temps de finir, mon visage avait changé, se fermant et mes yeux fusillaient la pièce à la recherche de cet enfoi-... Bref, il allait me rendre mon fils tout de suite ! A grand pas, je suivais la direction donnée par la vendeuse, qui me suivait en trottinant, morte d’inquiétude et surtout mortifiée à l’idée de ne pas avoir empêché un kidnapping. Amadouer un gosse en lui chantant des chansons Disney, quel gros dégueulasse pouvait faire ça, si je le tenais il serait bon à donner à bouffer aux hyènes ! Mes jointures devenaient blanches tant je serrais les poings, à quoi il ressemblait ce sale pervers ?!

Pendant que je me liquéfiais de l’intérieur, Chiaki assistait au meilleur concert de sa petite vie à mon insu, s’exclamant « Zazu ! » en reconnaissant le timbre et les paroles, de son petit rire cristallin ; poussant un petit « Grrr...! », son rugissement le plus bestial, comme je lui faisais chaque fois que l’enfant Simba s’imaginait déjà sur le trône.

Et là je le vis. Je reconnu la chevelure incroyablement longue et surtout la voix, quelque peu enraillée si je ne m’abuse. Merci Mufasa, je ne laisserai plus la Terre des Lions sans surveillance, promis. Ma tension descendit en flèche, mon inquiétude pas tant que je ne l’aurai pas serrer dans mes bras.  

« Ashton ! Thank God, tu l’as trouvé. »

« Papa... Simba ! » m’indiqua mon petit bout, de son anglais de bambin, secouant une longue mèche enroulée autour de sa main.

Je me rapprochai et pris son visage en coupe des miennes avant d’embrasser sa joue. On pouvait facilement voir que j’étais fébrile. Je remerciai la vendeuse, aussi rassurée que moi que tout finisse bien après cet énorme coup de stress.

« Faut pas partir comme ça mon bébé, tu fais peur à papa. »

Mon petit brun me regardait sans comprendre, son grand sourire toujours présent, levant son bras pour mettre une mèche de cheveux de mon cousin retrouvé sur ma tête, le reste fini irrémédiablement dans sa bouche. Je ris légèrement mais la retira tout de suite de ses petites lèvres. Une effluve savonneuse de miel m’emplit les narines, et je compris son envie d’y goûter. Néanmoins je ne voulais pas qu’il avale des produits chimiques. Sans compter que je doute qu’Ashton apprécie avoir de la bave sur sa belle crinière, aussi mignon soit Chiaki. Ce dernier semblait plus à l’aise contre le large torse de son... Qu’est-ce qu’il était du coup... Les liens familiaux étaient trop compliqués... Pour faire simple, je n’avais aucun intérêt aux yeux de mon bébé.

« J’étais prêt à te jeter d’une falaise comme Scar quand j’ai su que quelqu’un l’avait dans les bras... Tu vas bien ? Qu’est-ce qui t’as mené dans ce genre de magasin ? Tu cherches un cadeau ? »

Cela faisait des années que je n’avais pas vu Ashton. Mes souvenirs de lui étaient flous, cependant je gardais inconsciemment en mémoire la douceur dont il faisait preuve, sa gentillesse, cette odeur de gâteau qui le suivait partout. Peut-être était-ce cela qui m’aidait à le re-situer dans les méandres de ma tête. Sans le connaître personnellement, l’envie d’être proche de lui, un membre de ma famille, était naturellement présente. Mon père m’avait raconté les grandes lignes de son histoire et je savais qu’il n’avait pas eu la vie facile côté familiale. J’espérai que l’on puisse nouer un lien petit à petit. Papa serait content de le voir en personne...

« Tu as eu de la chance de tomber sur tonton Simba petit coquin. » ajoutai-je en caressant sa tignasse chocolat.

Tonton voilà, c’est ce qu’il serait, c’était plus logique que cousin vu l’écart d’âge, même pour moi il aurait pu être plus un oncle qu’un cousin. Par contre, le surnom risquait de lui coller à la peau pendant longtemps, j’espérai que Ashton appréciait assez le dessin animé.

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Ashton Kelly
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(#) Re: Les liens du sang [Ft. Ashton <3]  Les liens du sang [Ft. Ashton <3] EmptyDim 11 Oct 2020 - 18:58


 

Les liens du sang
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J’aime les enfants. Vraiment. Pas uniquement ceux de ma famille. J’aime leurs petites bouilles rondes et leurs quenottes de travers, leur grands yeux émerveillés et l’innocence, la curiosité dont ils regorgent. Même si je ne suis ni stupide ni trop indulgent, que je sais que certains sont mal élevés, fatigants, insupportables ou qu’ils sont capables de tout autant de méchanceté que les adultes, ça ne change rien. J’aime les enfants. J’aurais aimé en élever mais – Des quoi ? Qu’est-ce qui t’arrive, tu te prends pour une gonzesse ? – la vie se déroule rarement comme on le voudrait et – Évidemment que je n’en veux pas. Pourquoi je voudrais te partager avec un môme ? – fonder une famille ne peut pas se faire sans certains critères – Et puis franchement, tu crois que tu ferais un bon père ? Toi ? – quand on est un homme qui aime les hommes. Un partenaire aimant, présent et prêt à endurer avec vous les innombrables épreuves plus ou moins insidieuses de l’adoption, l’hostilité et le jugement est une condition sine qua non. Par conséquent, je me contente de ce que j’ai. Mon neveu et ma nièce pour qui je traverserai le Pacifique à la nage, l’adorable Sora qui vient jouer avec mes chats et ce tout petit garçon que j’ai ramassé par terre et que j’essaie de rendre à ses parents. Il va de soi que je n’ai pas cessé – Je vais mourir – de chanter la chanson pour ses beaux yeux alors que nous continuons notre route – J’ai du barbelé à la place des cordes vocales – vers l’accueil du magasin. Je devrais peut-être arrêter d’ailleurs parce qu’on me regarde bizarrement. J’ai de la chance que ce petit ne soit pas farouche pour un sou et reconnaisse la chanson bien que je chante en anglais, sinon je n’aurais pas pu faire trois mètres sans me prendre la sécurité sur le râble. Et à dire vrai, je ne tarde pas à me rendre compte que je l’ai échappé belle.

Le bambin dans mes bras cesse soudain de rugir en rythme avec les paroles – Mais regardez comme il est mignon à faire ça ! Je fonds ! – quand il reconnaît une silhouette masculine déboulée brusquement sur ma droite dans le rayon. Son père – Daddy ? – si j’en juge par l’expression de son visage. J’ouvre aussitôt la bouche pour expliquer que non, je ne suis pas un voleur d’enfant mais il me prend de vitesse et ses traits se détendent d’un seul coup sous l’effet du plus grand soupir de soulagement de la terre et il m’appelle par mon prénom. J’en reste bouche bée. Celle-là je ne l’avais pas vu venir. Est-ce que cela signifie que je connais cet homme ? Mais où diable- Ce n’est que lorsqu’il s’approche que je le reconnais.

Je ne voyais pas souvent mon oncle Liam. Mon père n’était déjà pas proche de nous alors d’un cousin de dix-sept ans son cadet expatrié au Japon, ça aurait été insensé. Mais je le voyais souvent à Noël et aux réunions de famille importantes et j’en gardais le souvenir de quelqu’un de très gentil, exotique et fascinant. Je l’admirais comme un jeune garçon secrètement homosexuel peut admirer un charmant oncle plus âgé vivant dans un lointain pays, c’est-à-dire de la façon la plus platonique qui soit et sans me douter – Plus tard, j’aurai des cheveux comme toi ! – que j’inspirais la même admiration au fils aîné de Liam, Gareth. Un petit bonhomme de quinze ans plus jeune que moi parce que l’écart entre les enfants n’a strictement aucun sens dans notre famille et que j’aurais bien échangé contre mon propre frère à l’époque tant je le trouvais mignon. Je ne dirais pas que j’étais très proche de lui mais je devais souvent le garder et ce n’était pas – Ashtoooooon, tu fais des cookiiiiies ? – déplaisant car il était calme et timide, débordant d’affection quand il était en confiance. Je l’ai perdu de vue avec les années et je n’avais plus que des nouvelles de loin en loin par l’intermédiaire de mon oncle, le seul avec Karson à avoir gardé contact avec moi dans la famille. Je savais vaguement qu’il avait une compagne et un petit garçon. Je ne m’attendais clairement pas à le voir débarquer en temps que professeur d’art à Kobe. Le monde est parfois ridiculement petit quand on ne fait attention.

« Oh. Oooh ! Gareth, c’est ton- Oh mais je comprends mieux pourquoi tu me rappelais quelqu’un, petit bout ! »

Le sourire aux lèvres, je le tourne vers son père qui s’approche à grands pas – Jeez, j’avais oublié qu’il me mettait une demi-tête – pour embrasser ses joues rondes, ses longues mains tremblantes sur son petit visage. Évidemment, il ne m’en faut pas plus pour être – C’est de la triche, il n'y a rien de plus mignon que les papas avec leurs enfants – complètement conquis et je souris avec attendrissement devant le charmant tableau. Je n’ai pas beaucoup fréquenté Gareth depuis la rentrée de septembre. C’est stupide mais, outre le fait que nous ne nous sommes pas vus pendant des années, le fait qu’il fasse partie de ma famille me freine plus que je le voudrais. Je me suis peut-être montré distant à son encontre et je le regrette, j’espère sincèrement qu’il ne l’a pas mal pris. Et il va de soi que le rencontrer ici dans ces circonstances, c’est-à-dire alors que je suis littéralement soûl de fatigue et que je viens de ramasser par hasard son fils – C’est mon cousin au deuxième ou au troisième degré du coup, ce petit bout de chou ? – dans les rayons du magasin, est une occasion parfaite de briser la glace. Récupérant la mèche de cheveux qui a failli être boulottée par le charmant bambin, j’éclate de rire en apprenant le sort que me réservait Gareth :

« Dieu sait que je n’aurais pas survécu à ta colère ! Je voulais juste le ramener à l’accueil du magasin pour faire passer une annonce comme ses parents n’avaient pas l’air d’être dans les environs. Tiens, voilà ton fils, ta bataille. »

Je le lui rends sans plus attendre, plutôt content que cette petite mésaventure m’ait permis de tomber sur eux. En fait, c’est exactement ce dont j’ai besoin. Même si je suis dans un état absolument déplorable, passer du temps avec mes cousins me sera on ne peut plus profitable pour éviter de trop penser à ce qui s’est passé la veille. Poussant un soupir, je me masse douloureusement la nuque avant de répondre à sa question :

« Je… suis extrêmement fatigué. C’est une longue histoire mais j’ai passé la nuit au karaoké et je n’ai littéralement pas fermé l’œil. La seule chose que j’attends de cette journée, c’est qu’elle passe assez vite pour que je puisse faire raisonnablement le tour de l’horloge sans ruiner mon cycle de sommeil. Je suis venu ici parce que… »

Je m’interromps pour chercher mes mots, retenu par un soudain élan de pudeur. Je ne pensais pas que c’était compliqué à expliquer. Ça ne l’est pas tant en vérité car Gareth a sans doute eu vent de mes rapports houleux avec la famille Kelly mais – Tu me dégoûtes. Tu n’es plus mon fils – c’est justement pour ça que je me sens honteux à l’idée de lui en parler. Je n’ai pas besoin de pitié. Pas aujourd’hui, pas dans l’état dans lequel je suis, pas avec tout ce qui est déjà ressorti à vif quelques heures plus tôt, dans l’habitacle de la voiture d’Hisao. Aussi, je finis par prendre une inspiration pour exposer la situation aussi simplement que j’en suis capable :

« Tu te souviens de Zoey, ma petite sœur ? On… on ne se parle plus beaucoup depuis… depuis une dizaine d’années. Mais elle m’a annoncé dans sa dernière lettre qu’elle était enceinte alors je voulais juste… Je voulais lui acheter un cadeau. Je crois que j’aurais mieux fait d’attendre d’avoir les idées un peu plus claires… Et vous deux, que faites-vous ici ? Vous allez bien ? »
 



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Dernière édition par Ashton Kelly le Lun 19 Oct 2020 - 10:28, édité 1 fois
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(#) Re: Les liens du sang [Ft. Ashton <3]  Les liens du sang [Ft. Ashton <3] EmptySam 17 Oct 2020 - 23:07




♫ Les liens du sang ♫
Son air bouche bée laissa un petit silence flotter. Soit il m’avait oublié aussi vite rencontré, soit sa voix éraillée était la cause d’une nuit bien courte. Si nous avions été proches, je ne me serais pas retenu une petite plaisanterie graveleuse mais, nous n’en étions pas encore là, pour le moment. Oui bon ça va, ça arrive à tout le monde d’avoir l’esprit mal placé ! Ça ne m’étonnerait pas le moins du monde qu’il trouve un charmant partenaire qui lui fasse perdre la voix. Au passage, ça faisait bien des mois qu’on ne m’avait pas fait perdre la mienne... Bref, ce n’était pas vraiment le genre de pensée à avoir dans un magasin de vêtements pour enfants, en fait c’était moi le pervers, je suis désespérant.

Mon sourire s’élargit lorsqu’il avoua que la bouille de Chiaki lui avait donné quelques pistes sur son géniteur. J’avouais que ça me faisait plaisir qu’il trouve un petit air de ressemblance entre nous. Avec sa chevelure chocolat et ses yeux noisettes, il fallait regarder mon bébé de près pour y voir de petits airs, à mon grand damne. Je caressais sa joue ronde du dos de mon index.

« Oh, c’est vrai, tu trouves qu’il me ressemble un peu ? J’ai déjà vu des gens plisser des yeux quand je leur dis que c’est mon fils, le pire moment de ma vie !»

De plus près, Chiaki avait un petit nez aux ailes étroites, adorable lorsqu’il le fronçait ; un arc de cupidon marqué semblable au mien, ses petits yeux bridés étaient pourvues de double paupières - ah, vous voyez bien que c’est mon fils ! - et la ligne de ses sourcils ressemblait drôlement à la mienne également. De sa mère il avait hérité de ses yeux, magnifiques - non, je ne devais pas l’imaginer devant moi -, ses cheveux indomptables, ses petites oreilles aux lobes attachés à l’arrondi de sa mâchoire de poupon.

Mon sourire s’élargit à l’entente du rire grave de mon cousin, il l’était plus que dans mes souvenirs, l’âge - et la cigarette certainement - faisant leur effet, mais toujours aussi chaleureux et agréable. Lorsque sa mèche toucha mon visage, son odeur de miel me ramena des années en arrière. Déjà petit, j’adorais ses cheveux, je voulais les mêmes, je m’en rappelais. Mais la génétique en avait voulu autrement, ils n’avaient jamais poussé au-delà de ma nuque. Les images surgissaient une à une et je ressentis de nouveau cette proximité naturelle que nous avions perdu. Est-ce qu’il faisait toujours ses fameux cookies ? Chiaki les adorerait. Mon petit bout ouvrit les bras vers moi et je le pris affectueusement contre moi, posant un baiser sur sa tempe. Mon cœur s’était enfin calmé dans ma poitrine et je ne pouvais imaginer la détresse et la douleur que provoquait la disparition réelle de son enfant. Mon Dieu je voudrais ne jamais avoir à vivre ça. Je le serrais instinctivement plus fort contre moi, ma main libre caressant son dos.

Mon fils, ma bataille enfin retrouvé, je m’enquis des nouvelles de Ashton. Lorsqu’il commença par m’avouer être mort de fatigue, je ne fus pas très étonné, ses traits tirés le trahissaient d’un seul coup d’œil. Je lui offris un sourire compatissant. Oh, le karaoké donc. L’une des activités favorites des japonais, peut-être même classée avant les matchs de base-ball, oui oui. Vous pouviez trouver un japonais n’éprouver aucun intérêt pour ce sport, mais il était quasiment impossible d’en dénicher un n’ayant jamais fait de karaoké au moins une fois ! Et je n’avais pas l’honneur d’être l’exception qui confirme la règle.

« Ne me m’en parle pas, chaque fois que j’en ai fais un, j’ai regretté aussi fort que ma première cuite ! En plus de ne pas être un Paul McCartney, j’ai un peu massacré Beautiful Night. »

C’était à mon tour de rire devant mon manque de talent, pas catastrophique mais je n’avais clairement pas de quoi être fier ! Tant que je pouvais chanter Hakuna Matata pour mon fils, c’était déjà bien suffisant pour mes cordes vocales. J’appréciai l’aisance avec laquelle nous nous parlions après une minute de retrouvailles et rire aussi facilement, me faisait un bien fou. J’étais presque content que Chiaki ait décidé de jouer les aventurier, même si je me passerais bien qu’il ne recommence.

L’entrain de mon cousin s’estompa néanmoins après que je lui ai demandé l’objet de sa présence. Je craignis d’avoir posé une question trop personnelle et brisé notre échange. J’avais conscience de la difficulté qu’il pouvait avoir à simplement échanger avec un membre de sa famille. Je savais, tout. Tout sauf les mots exacts échangés entre lui, ses parents et sa sœur... Mon père m’avait épargné cela, me sachant bisexuel, il n’avait pas envie que je prenne ces insultes - j’en avais rapidement déduis de quoi il s’agissait - pour moi-même. Comparé à lui, j’avais eu tellement de chance, premièrement d’avoir des parents ouverts et compréhensifs, deuxièmement d’avoir grandi à des kilomètres de ces étriqués. Oh j’avais eu mon lot de problèmes, comme tout le monde, mais le rejet de sa propre famille, je n’aurais pas pu vivre avec, j’ignorai comment il était parvenu à le supporter... J’ignorai trop de choses à son sujet et l’envie de le connaître, de lui faire reprendre sa place au sein de cette famille divisée se fit plus forte.  

Zoey...Je me souvenais de son tempérament un peu boudeur face à ses parents, mais elle restait gentille avec moi. Tout allait bien jusqu’à ce que la bombe n’explose en somme. Aujourd’hui... J’étais juste déçu par elle et préférait ne pas en entendre parler. Dire que lors de nos rencontres en famille je m’entendais bien avec elle également. Mais savoir qu’elle avait rejeté Ashton à cause de son homosexualité, m’avait tout autant fait mal, réalisant que je suivrais le même traitement, voir peut-être pire si elle apprenait pour moi. Pire parce qu’être bisexuel et donc aimer les deux sexes, était parfois considérés comme d’autant plus déviant qu’être simplement gay... J’espérais amèrement pour ses enfants qu’aucun ne «sorte du droit chemin» selon elle, pour leur bien. Quelques secondes passèrent avant que je ne réponde à la nouvelle, ne parvenant pas spécialement à me réjouir de sa grossesse. Elle m’indifférait totalement et je ne saurai pas le cacher.

« Oh... Félicitations à elle. Ma voix se fit plus molle que je ne l’aurais voulu. C’est sympa comme attention ! » tentais-je de me rattraper.

Attention qu’elle ne méritait pas, que je ne me serais jamais donné la peine d’avoir et pour laquelle je ne comprenais même pas ton intérêt. Tout ça pour un enfant auquel elle apprendrait à ne pas te toucher sous peine de contamination... Mais je m’abstiens poliment d’ajouter mon avis sur la question, mon côté rancunier avait bon dos, mon égo également. Tu étais trop gentil, trop attentionné, vraiment. Mais en même temps, ton désir de renouer avec ta famille devait s’éveiller au fond de toi, c’était sûrement normal de saisir l’occasion de retrouver ce que tu avais perdu. Rien que pour ça, d’accord, j’allais t’aider à lui faire plaisir, si ça pouvait t’aider à n’avoir ne serait-ce qu’un remerciement reconnaissant, et alléger ton cœur d’un milligramme.

« Je vais t’aider si tu veux ! C’est jamais simple de choisir des cadeaux pour un bébé, mon frère aurait pu s’abstenir dix fois à la naissance de Chiaki. Avouai-je en riant. »

Asahi lui avait acheté des grenouillères d'animaux en tout genre, il s'était clairement fait plaisir. Le pire était que je le trouvais affreusement mignon dans tout ça, mais le sortir avec, non merci, j'étais déjà assez dévisagé comme ça !

« Quant à nous, eh bien, Chiaki grandit si vite que ses vêtements commencent déjà à être serrés. Je dois refaire sa garde-robe, sauf qu’au moment où j’allais lui faire essayé des vêtements, il s’est enfuit de la cabine. On va bien sinon, on prend le rythme ! »

Comme s’il avait compris que je parlais de lui, mon regard dans sa direction plutôt parlant, mon petit bout s’était affublé d’un petit sourire coquin, ce genre de sourire qui disait « je sais que j’ai fais une bêtise et j’en suis fier ». Je frottais mon nez à sa joue et son rire cristallin retentit à mon oreille.

« Est-ce que tu sais si c’est une fille ou un garçon ? Enfin personnellement je ne suis pas fan de l’association couleur-genre mais je demande quand même. Il y a de beaux body vert pomme là-bas. Oh, tu veux voir ce que j’ai vu pour Chiaki ? Tu pourras voir à quelle joie j’ai droit de devoir lui faire des essayages ! »

J’attendis sa réponse et me mit en route vers la cabine où toutes mes affaires étaient encore en place. Le haut que j’étais en train de retirer du cintre gisait au sol. Je posais Chiaki sur la petite chaise en bois et m’accroupissais devant lui.

« Et cette fois tu restes là Chiaki, sinon papa va pleurer, d’accord ? » je frottais mes yeux, mimant des larmes de crocodile.

« Oui ! Papa, bobo ? »

Sa voix toute tristoune me toucha alors qu’il pensait que j’étais vraiment triste. Je lui fis un gros câlin et un bisou bruyant pour lui montrer que j’allais bien. Après ça, le haut était enfin libre de ses ficelles. C’était un petit t-shirt vert, avec une capuche munie d’oreille de lion, Simba et Nala enfant souriaient sur le devant. Je lui mis la capuche sur la tête et l’admirait avant de me tourner vers Ashton.

« Tout mignon pour la savane, qu’est-ce que t’en penses ? je pris Chiaki dos contre mon torse pour qu’il se voit dans le miroir. Il est tout beauuu ! »

J’ai dis que j’étais gaga de mon fils ? Je l’assume complètement ! Chiaki adore son haut et tape dans ses petites mains, adorable.

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Ashton Kelly
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Les liens du sang
D'ici et d'ailleurs

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Je souris quand Gareth affirme être flatté – Mais bien sûr que ça se voit ! Ils ont la même bouche ! – que j’ai vu un air de ressemblance entre lui et son garçon. Ce sont les joies de la génétique, hélas. Si on fait exception de nos yeux, on ne croirait pas qu’il y a le moindre brin d’ADN en commun entre Karson et moi. Mais en ce qui concerne les Kobayashi père et fils, même si ça ne saute peut-être pas aux yeux dans l’immédiat avec les jolis yeux bridés du bambin, il suffit de les regarder sourire côte à côte pour être convaincus de leur lien de parenté, sans même parler de l’affection évident qui les lie l’un à l’autre. Gareth n’a pas à se soucier de quoi que ce soit à ce sujet, bien qu’il sache mentionner avec légèreté ses anecdotes sur le peu de ressemblance avec la chair de sa chair. C’est la même autodérision qui m’arrache un éclat de rire quand il parle de ses propres performances au karaoké et quoiqu’il puisse en dire, je suis quasiment sûr que le spectacle de mon cousin en train les grands classiques du rock britannique vaut son pesant d’or. En fait, je crois même – Mais pas autant qu’Hisao sur Mariah Carey – que je serais très curieux de voir ça de mes propres yeux.

« Oh mais je ne regrette rien ! Rien du tout ! J’ai passé une soirée absolument fantastique ! Sinon, je te garantis que je ne serais dans un tel état. J’y retournerai avec plaisir, je pense… »

Peut-être pas avec le même partenaire, en revanche. Non pas qu’il ait été mauvais mais – Make me wanna die – si c’est aussi riche en émotions à chaque fois, je ne vais pas survivre et je ne peux pas me le permettre. Je suis déjà bien trop impliqué avec lui, je n’ai pas besoin de me mettre davantage en péril. Mieux vaut que nos relations – Je n’arrive pas à réfléchir quand je suis avec toi – restent cordiales et professionnelles pendant quelques temps, histoire que je prenne suffisamment de recul sur ce qui s’est passé. Dans ces conditions, c’est une vraie bénédiction de retomber sur Gareth dans ces conditions. Rien de mieux que renouer les liens du sang pour ne pas se laisser happer une dangereuse déviation de sentiments et Dieu sait que j’ai de quoi faire de ce côté-là aussi.

Bien entendu, je remarque le changement d’expression de mon cousin dès que je fais mention de ma sœur. Et il faudrait être sourd pour ne pas entendre la soudaine atonie de sa voix lorsqu’il se réjouit de façon purement formelle de sa grossesse. Je devine les raisons de ce revirement sans qu’il n’ait besoin de le dire. Elles planent entre nous comme elle le fait sur chacune de mes discussions avec ma famille, comme une épée de Damoclès à tout moment susceptible de tomber et de rappeler les scissions qui nous clivent. Je sais, en mon for intérieur, que Gareth ne pense aucunement à mal et que cette hostilité larvée envers ma sœur n’est que l’expression de sa bienveillance et de l’acceptation dont il fait preuve envers moi. Je devrais chérir cette bonté d’âme que tout le monde est loin de partager, j’en ai conscience. Ça ne m’empêche pas – Je ne suis pas ton fils aîné. Que ça te plaise ou non, Ashton existe toujours même si tu fais tout pour le nier – de souffrir malgré tout. C’est ma faute si notre famille est déchirée aujourd’hui, que les uns et les autres ont été obligés de choisir un camp de part et d’autre de moi. Et même si je ne suis pas directement responsable du rejet dont j’ai été victime – Continue comme ça Karson, et je n’aurai plus de fils du tout – j’aurais aimé ne pas être une telle source de discorde entre ceux de mon sang. Ça ne m’empêche pas de sourire malgré tout et de lui répondre avec douceur :

« C’est vraiment très gentil, Gareth. »

Je n’ai pas le droit de lui reprocher quoi que ce soit. Je ne lui demande même pas de pardonner ou de comprendre Zoey, même si c’est mon cas. Je n’ai aucune bonne parole à prêcher et aucune énergie pour cela de toute manière. Tout ce que je souhaite, c’est pouvoir passer un bon moment avec lui et, puisqu’il me propose son aide pour choisir un joli vêtement, je n’ai aucune raison de refuser. Et je suis heureux de savoir qu’ils s’adaptent bien à la vie à Kobe. Ça ne doit vraiment pas être facile de s’occuper seul d’un enfant de cet âge… Un sourire malicieux étire mes lèvres quand j’apprends de quel façon Chiaki a faussé compagnie à son père :

« Je ne suis même pas étonné. Quand on se voyait chez Grandma à Noël, j’étais obligé de ruser et d’inventer des jeux pour réussir à te faire mettre ton pyjama. Tu passais ton temps à te carapater un vêtement sur deux… En tous les cas je suis content que vous soyez en bonne forme. »

La belle époque. Ça serait difficilement le cas aujourd’hui ! Il est ridiculement grand et svelte comparé à moi et – Si j’avais dix ans de moins – son style casual chic est amplement suffisant pour mettre en valeur – Et aucun lien de sang avec lui – sa largeur d’épaule. Il s’entretient, c’est une bonne chose. C’est facile de se laisser aller – Je serais sous le charme – quand on est père célibataire et qu’on travaille dur pour faire bouillir la marmite. Est-ce que ses cours se passent bien ? Honte sur moi, je n’ai même pas songé à le lui demander. Je me promets de corriger cette erreur plus tard tandis que nous arpentons les rayons et que je secoue la tête aux questions de Gareth :

« Non, il est encore trop tôt. Et je préférerais quelque chose de neutre de toute manière. Du vert, oui. Ou du violet, peut-être… Mais je te suis ! Ça me donnera peut-être des idées de te voir habiller ton fils. Tu as pensé à regarder dans les brocantes ou les associations de quartiers ? Il y a souvent des vêtements d’occasion pour les enfants de cet âge, comme ils ne les portent jamais très longtemps. »

Je ne sais pas ce qu’il en est des finances de mon cousin mais, même si les professeurs sont mieux payés au Japon qu’ailleurs, les crèches et les garderies coûtent également les yeux de la tête. Et vu comme il est gaga avec son fils, je le soupçonne de ne pas regarder à la dépense en ce qui concerne le bien-être de ce dernier. Si je peux lui donner un ou deux bons tuyaux pour qu’il évite de sauter les repas, je ne vais pas me priver. Même si je dois avouer – Je n’en peux plus – qu’ils sont vraiment mignons ensemble, avec ce petit sweat Roi Lion – C’est déloyal – neuf et hors de prix.

« Splendide. Ça y est, il est déjà roi. »

Bien évidemment, j’ai droit à de nombreuses autres scènes de ce genre alors que nous progressons ensemble dans nos courses. Toujours soûl de fatigue, je ne sais pas si je suis d’une grande aide à Gareth mais en ce qui me concerne, je suis bien content d’être tombé sur lui car j’aurais mis trois fois plus de temps à me décider autrement. Sur ses conseils, je finis par me décider pour deux petits bodys à rayures, des paires de chaussettes en laine minuscules – Je devrais me mettre au tricot – et je tombe finalement sur la perle rare avec un pull mauve dans le plus pur style irlandais – Ça me reviendrait trois fois moins cher – avec une adorable capuche pointue. Tout fier, je montre ma trouvaille à Gareth :

« Je pensais à quelque chose comme ça. On va sans doute déjà lui offrir plein de bodies et de pyjamas, j’aimerais me démarquer un peu. Il va naître au printemps, le temps sera encore traître. Et puis la capuche à pointe, c’est trop mignon non ? »

Et c’est là que je les remarque. J’étais trop fatigué pour y faire attention jusqu’ici mais cette fois, je ne peux pas la manquer : à quelques mètres de nous, juste au-dessus de l’épaule de mon cousin, je crois par inadvertance le regard suspicieux d’une jeune mère qui s’éloigne avec sa petite fille, en faisant bien attention à faire rempart de son corps entre elle et… et nous. Cette réalisation me frappe comme une gifle, me rendant soudain toute ma lucidité. Croisant le regard de Gareth, je me rends soudain compte que nous sommes deux hommes, potentiellement deux étrangers, en train de parler chiffons en choisissant des vêtements pour bébé avec un bébé dans les bras. Un relent d’amertume – Les gays sont plus en sûreté au Japon que dans la plupart des autres pays – me serre la poitrine – Mais ils n’ont pas intérêt à trop le montrer non plus – quand je réalise que cette femme n’est sans doute pas la seule à nous avoir traités ainsi depuis que nous sommes dans ce magasin. Ramenant le petit tricot contre moi, j’adresse un sourire désolé à mon cousin en lui parlant à voix basse.

« Je ne veux pas te porter préjudice, Gareth. Tu peux continuer ton shopping sans moi si tu préfères, je ne t’en voudrais pas. »
 



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Merci à Meyu et Hisao pour les kits, leur temps et leur talent Coeur
Ashton s'exprime en japonais, en anglais et baragouine en français
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