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 [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]

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Gareth N. Kobayashi
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(#) [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]  [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18] EmptyMar 20 Oct 2020 - 1:08




♫ The heart has its reasons... ♫
Vendredi 23 septembre 2016 - 9h30

Il n’y avait rien de mieux que de se réveiller le matin sans avoir à se précipiter et pouvoir se prélasser. Ce moment de détente extrême ne durait que quelques minutes, avant que la réalité ne me rappelle à l’ordre. C’était aujourd’hui. Elle venait voir Chiaki aujourd’hui... Depuis le début de la Silver Week, son retour me broyait l’estomac, comme à chaque fois depuis notre séparation. Je ne m’y faisais pas. C’était la seconde fois qu’elle s’absentait. Lors de la première, malgré la gêne à son retour au Japon, les retrouvailles s’étaient plus ou moins bien passées... Autant que cela était possible pour un couple nouvellement séparé j’entendais. Mais c’était avant que je n’arrive à Kobe, avant que je ne nourrisse tant de ressentiment à son égard.

Je lâchais un bruyant soupire. Je ne voulais pas la voir. Il me tardait d’être à ce soir et de prendre le train jusqu’à chez mes parents, histoire de pouvoir passer un week-end avec eux. Pourquoi je n’étais pas parti plus tôt ? Parce que mes parents refusaient de voir Hanae, évidemment, et elle devra attendre mon retour pour pouvoir passer plus de temps qu’une journée avec Chiaki. Hanae avait tenté de me convaincre de rester à mon appartement, osant croire que j’allais gâcher ma Silver Week en passant plusieurs journées auprès d’elle pour ses beaux yeux. Ce fut un non catégorique, je ne me souvenais pas qu’elle m’ait laissé plus de choix six mois auparavant.

Elle pourra prendre Chiaki quelques jours lorsque j’aurai repris le travail, en s’estimant heureuse que j’accepte, uniquement pour lui. Même si... Le temps ne pardonnait pas et mon petit bout commençait à moins attacher d’importance à sa présence, bien que je n’ai pas cessé de lui montrer la photo de sa mère et de lui en parler, quand bien même cela me déchirait le cœur. Ces derniers temps, Chiaki n’accordait que quelques secondes d’intérêt à l’image, avant de me montrer un de ses jouets, bien plus intéressant que la silhouette d’une femme figée.

« Papa... Popo... »

Quand on parlait du petit loup, j’étais sûr d’avoir senti une odeur peu ragoûtante.

« J’arrive chéri. »

Ce n’était pas ce qui allait m’empêcher de poser un énorme bisou sur sa joue, porteuse des traces de son drap. J’allais dans la salle de bain pour lui changer sa couche. Une fois propre je plongeais mon visage sur son ventre rebondit, soufflant pour émettre des bruits. Assez semblables à des pets pour que son rire de bambin n’emplisse la pièce. Je pris ses petits pieds entre mes mains pour les embrasser, avant de passer une cruelle séance de chatouilles qui nous fit rire tous les deux. Comment, comment pouvais-tu sacrifier tous ces moments magnifiques avec ton fils, je ne comprenais toujours pas Hanae...

La petite séance de rire terminée, je lui remettais son body et direction la cuisine pour lui faire son petit déjeuner. Dans un biberon je versais 250ml de lait de croissance et y ajoutais trois cuillères à soupe de céréales instantanées. Tout avec le bout de chou gigotant dans le bras attention ! Il fallait bien apprendre quelques astuces lorsqu’au réveil, Chiaki refusait de quitter mes bras. Pour une fois depuis une éternité qu’il m’avait tout pour lui toute une semaine, je voulais bien le comprendre. Deux ou trois secousses et le biberon atterrit entre ses mains, tandis qu’il s’emparait goulûment de la tétine. Je rejoins le canapé et allumait la télé, il passait Anpanman ce matin, c’était nostalgique de regarder ce dessin animé avec mon fils. Je l’aimais beaucoup étant petit, comme beaucoup d’enfants et connaissait bien sûr le générique par cœur, pour le plus grand plaisir de Chiaki.

La matinée se déroula donc tranquillement, le nœud dans ma poitrine commençant à se resserrer au fur et à mesure que l’heure avançait. Elle serait la pour quatorze heures. J’ignorai encore comment l’accueillir, combien de temps j’allais passer derrière la porte à la faire poireauter avant d’enfin lui ouvrir. N’y pense pas, il reste encore une heure... Et celle-ci fila à la vitesse de l’éclair. La sonnette retentit et mon souffle se coupa. Je jouais au sol avec mon petit brun sur son tapis, entouré de légos, de peluches et autres figurines qu’il affectionnait, sans jamais réussir à faire taire mon angoisse. A contre-coeur je me mis sur mes pieds pour aller à l’entrée. Ma main tremblait en serrant la poignée, je lâchais un souffle lourd puis ouvrit. Nos regards se croisèrent et j’eus envie de refermer la porte. J’entre-ouvris la bouche, mais aucun son n’en sortit.

« Bonjour... »

Elle était toujours aussi belle, sa voix toujours aussi douce et moi, toujours amoureux. Ça faisait mal. Je hochai la tête, comme si l’on m’avait retiré la voix et la laissai entrer. Elle me fit un sourire gêné et s’avança, retira ses chaussures et son manteau. Moi, je me contentais de la regarder comme si je la redécouvrais. Ses cheveux avaient poussés depuis, ses traits étaient un peu tirés, et elle avait toujours la même odeur de fleur. Je veux qu’elle s’en aille.

Chiaki trouvant que je prenais trop de temps à revenir, avait quitté son tapis pour se diriger à quatre pattes vers l’entrée.

« Papa ? »

Sa course s’arrêta lorsqu’il vit la nouvelle arrivée. Je pus lire la confusion sur son visage poupon. Hanae s’approcha doucement de lui.

« C’est maman, chéri » arrivais-je enfin à prononcer comme si son arrivée m’avait redonné l’oxygène dont j’avais besoin.

Mon ex-compagne s’accroupit devant lui, mais Chiaki n’eut pas la réaction escomptée et l’esquiva pour venir me rejoindre, levant les bras pour que je le soulève. Sa présence le perturbait et il avait besoin d’un endroit où reprendre ses repères et se sentir bien, cet endroit n’était nul part autre que contre moi.

« Il a besoin de temps... Ins- Installes-toi. »

« Je comprends... »

Son murmure laissait transparaître la douleur qui l’avait transpercé à la seconde où son propre fils l’avait traité avec tant d’indifférence. A quoi s’attendait-elle, à ce qu’il lui offre un grand sourire en s’extasiant « maman ! » ? On parlait d’un bébé de quinze mois dont la mémoire fonctionnait essentiellement aux sons, aux odeurs et au toucher. Sans contact avec elle, il était normal que Chiaki ne sache plus trop comment se comporter.

Je la suivis en silence dans le salon, un épisode de Doraemon jouait en fond sur la télévision. Nous nous assîmes côte à côte et mes yeux ne quittaient pas l’écran. Je savais que c’était à moi d’aider Chiaki à aller vers sa mère mais, ce n’était pas aussi facile que la première fois. J’avais nourris trop de rancœur envers elle, chaque jour un peu plus et mon cœur semblait peser des tonnes, partagé entre mon amour pour elle et ma colère.

« Com-... Comment tu vas ? »

« Ça va. »

Bloody hell ! Fais un effort ! Non, ça n’allait pas du tout, tu étais à quelques centimètres de moi et je me retenais de ne pas te dévorer des yeux parce que tu ne le méritais pas mais j’en avais cruellement envie... Va-t-en...

« Et toi ? » demandais-je, m’écorchant la bouche, je me fichais bien de savoir comment tu allais.

« Épuisée mais, ça va. Je... Je suis contente de vous voir. Il a tellement grandi. »

Oui comme tout enfant normalement constitué et tu aurais eu le temps de le voir si tu avais un peu moins pensé qu’à toi. Je me retins de répondre. Hanae tendit la main pour prendre doucement celle de son fils entre deux doigts. Bien qu’un peu perplexe, Chiaki la laissa faire, les sourcils froncés. Je frottais son ventre de ma main droite pour le rassurer, remarquant comme sa main libre serrait mes doigts.

« C’est maman Chiaki, tu te souviens de moi ? Je suis sûre que oui... Tu es tellement beau mon bébé. »

Cette fois elle laissa glisser sa main sur sa joue et Chiaki esquissa un mouvement de recul. C’était trop tôt et j’avais conscience de ne pas aider. J’en étais désolé, vraiment, mais c’était au-dessus de mes forces. Quelques mois en arrière, nous étions assis sur un canapé similaire, notre fils assis entre nous, à se faire cajoler, à rire, à écouter l’histoire qu’on lui racontait, un grand livre ouvert devant lui. Toi et moi, on s’échangeaient des regards heureux, complices, comblés. Tout ça, me manquait atrocement, tu me manquais, mais je voulais que tu partes loin d’ici. Te voir tout en sachant que c’était terminé, était trop douloureux... J’aurai aimé pouvoir effacer mes sentiments d’un claquement de doigts. Pourquoi tu n’étais pas aussi mal que moi ? Tu ne m’aimais déjà plus n’est-ce-pas... Avais-tu rencontré un autre égoïste de ta trempe en Centrafrique ? J’étais mauvais avec les bénévoles, je le savais et m’en excusais, mais n’y pouvais rien en l’instant.

Mon regard se posa sur mon fils, en proie aux doutes et un soupire traversa mes lèvres. Sans crier gare je quittai le canapé sous les yeux surpris de mon ex, et m’asseyais sur le tapis au sol. C’était pour lui que je devais m’oublier, taire mes émotions et le laisser renouer avec toi. Je n’avais pas le droit de l’en priver, il l’était déjà bien assez. Je ne vaudrais pas mieux que toi si je ne parvenais pas à faire cela.

« Joue avec lui, ça l’aidera à se souvenir... »

Tu me souris. Et me plante une nouvelle flèche. Je pensais ne plus craquer devant cette fossette au coin de tes lèvres. Incapable de te le rendre, je détournais les yeux. Tu vins t’asseoir en face de moi et j’essayais tant bien que mal de t’intégrer à son espace de jeu. Au début, Chiaki refusa que tu touches ses jouets, il me fallu du temps pour le convaincre. Puis de fil en aiguille, par tes caresses, ta voix et ton odeur, tu parviens à retrouver ta place dans ses souvenirs. Il se rapprocha de toi, t’offrit un sourire, puis un rire. Et le plus beau cadeau, il vint se blottir dans tes bras. Tous les trois, c’était comme si le temps s’était arrêté, comme si tu avais toujours été là, comme si nous étions toujours une famille unie... C’en était trop pour moi.

« Bon, comme je vois que ça se passe bien, je crois que je vais vous laisser tous les deux. »

Sur ces mots, je me levais, vous surplombant.

« Pourquoi ? Tu ne veux pas rester avec nous ? »

« Pour quoi faire ? Reformer la famille que tu as brisé ? »

C’était sorti tout seul. En voyant son regard effaré, je regrettais un peu, mais je ne pouvais pas supporter cette image du petit couple et son bébé. Pour ensuite la voir s’en aller et me laisser avec les stigmates de son départ. Trop estomaquée, elle ne dit rien, baissa la tête. J’embrassais le sommet du crâne de Chiaki avant de m’en aller, sans un regard pour Hanae. Une fois dehors, mon regret se dissipa aussi vite qu’il était apparu. J’ignorai où j’allais, laissant mes pas me guider, n’y accordant aucune importance. La savoir si près de moi pour la voir repartir, me donnait la nausée.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Dernière édition par Gareth N. Kobayashi le Sam 24 Oct 2020 - 22:33, édité 2 fois
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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]  [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18] EmptyJeu 22 Oct 2020 - 13:27




♫ "The heart has its reasons... ♫
Vendredi 23 septembre 2016 - 15h30

« Comment peux-tu faire ça ?! Te rends-tu compte de la honte que tu abats sur notre famille ! »

« Mais papa... »

« Tais-toi ! Et dire que je doutais de lui, mais c’est toi qui nous trahi ! J’ai accepté que vous habitiez ensemble, je lui ai laissé une chance et il ne m’a jamais déçu, mais toi, il faut que tu gâches tout, pour t’occuper de gaïjin ?! Tu fais passer ta famille après des gaïjin ! Te rends-tu compte... »

Minami-san fulminait, son regard était emplit de déception envers sa fille. Celle-ci n’osait plus regarder ses parents dans les yeux. Sa mère se faisait moins virulente et son expression témoignait plus de la tristesse que de la colère, néanmoins, elle ne pouvait qu’être d’accord avec son mari. Elle ne comprenait pas sa fille aînée.

« Pourquoi je ne pourrais pas un peu penser à moi... » se risqua d’ajouter Hanae.

« Parce que tu as décidé de garder cet enfant ! Tu fuis tes responsabilités et c’est le pire déshonneur que tu puisses nous faire ! »

« L’honneur, tu n’as que ce mot à la bouche... Tu es plus inquiet pour ton image que pour Chiaki. » siffla la jeune femme.

« Hanae ! » s’exclama sa mère qui ne pouvait tolérer qu’elle insinue qu’ils ne tenaient pas à leur petit-fils.

Son père la regarda abasourdi, bien sûr qu’il aimait son petit-fils et c’était pour cela qu’il ne cautionnait pas cette séparation soudaine. Il avait si honte d’avoir jugé son beau-fils pour se rendre compte que sa propre fille avait fait tout ce qu’il craignait que Gareth ne fasse. Abandonner son conjoint avec son bébé, c’était impensable !

« Fais-donc ce que bon te semble, nous irons nous excuser auprès de la famille Kobayashi pour avoir entaché l’avenir de leur fils. A présent nous nous occupons de ton frère. »

Sa voix était aussi glaciale qu’un vent d’hiver, et dure comme de la glace. Hanae ne put retenir ses larmes et il n’en fallut pas plus pour que sa mère la prenne dans ses bras, sous les yeux désapprobateurs de son mari. Mais ce dernier se contenta de quitter la pièce sans un mot. Il venait tout bonnement de faire un trait sur sa fille, c’était ce qu’elle avait le plus redouté. Hanae ignorait comment elle pourrait s’en remettre.

Gareth lui en voulait mais en la sachant rejetée de la sorte, il mit sa peine de côté et la soutint tout de même. Il n’était cependant pas surprit, son beau-père attachait une importance capitale aux traditions et au respect et à ses yeux, Hanae avait fauté de la pire des façons. Malgré tout son chagrin, elle s’endormit dans ses bras, épuisée d’avoir trop pleuré.

~°~°~°~°~°~

La pièce était plongée dans un silence que seule la voix perchée de Nobita parvenait à troubler. Hanae prit la télécommande au sol et baissa le son. Les larmes menaçant de couler à tout moment, elle serrait son fils dans ses bras, découvrant sa tignasse brune qui avait encore poussé depuis la dernière fois. Il était plus lourd aussi et elle se rendait compte davantage d’à quel point Chiaki avait poussé, ayant de toute évidence prit de son père.

« Mama... » geignit Chiaki en enfouissant son visage dans le creux de son cou.

Hanae le câlina un peu plus fort, son odeur de bébé lui avait tant manqué, l’entendre l’appeler maman était à la fois une source de bonheur mais également un déchirement. Était-elle en train de faire une erreur en étant si peu présente dans la vie de son fils ? Elle l’aimait, contrairement à ce qu’on pouvait penser, elle aimait Chiaki plus que tout, et aimait toujours son ex-compagnon malgré la distance. Hanae les aimait. Mais on ne la croirait pas si elle le disait...

« Je suis tellement désolée de te faire ça... »

La nippone se sentait si seule et délaissée, ayant conscience de passer pour la méchante de l’histoire. Pourtant, jamais oh grand jamais elle n’avait voulu faire souffrir qui que ce soit, au contraire, elle avait été honnête pour éviter plus de souffrance à son compagnon et son fils. Aurait-elle dû mentir et se faire à la vie qui s’offrait à elle ? Leur couple aurait fini par se briser, elle en était certaine et sa famille d’autant plus. Pourquoi personne ne voulait comprendre cela ?

Quand Gareth avait ouvert la porte, il lui avait fallu tout l’air du monde pour ne serait-ce que le saluer. Totalement aspirée par ses yeux, dont le contact sur sa peau lui avait atrocement manqué. Gareth avait toujours eu cette façon de la regarder comme si elle était la plus belle du monde. C’était cliché mais entièrement vrai. Et pendant une seconde, voir qu’il la regardait toujours ainsi, avait réchauffé son cœur malgré elle. Hanae s’en voulait d’autant plus. Son ex-compagnon ne s’était toujours pas détaché d’elle, souffrait chaque jour par sa faute. Qu’il accepte malgré tout de la recevoir ne faisait que prouver que c’était un homme bien avec qui elle ne regrettait rien si ce n’est de l’avoir abandonné.

Hanae se leva, Chiaki toujours blottit contre elle, et se permit de visiter le petit appartement. Le coin cuisine minuscule mais bien rangé sur la droite, au croisement, la porte était entrouverte sur la salle de bain. Hanae la poussa, il utilisait toujours le même savon qui flottait dans l’air, le même shampoing dont la bouteille était visible dans la douche, cela lui arracha un sourire nostalgique. Son regard noisette se posa ensuite sur la chambre, dont la porte était ouverte.

Elle remarqua tout de suite le berceau qu’ils avaient acheté ensemble au fond de la chambre, et devant, un grand lit bien fait. Gareth se moquait souvent gentiment d’elle lorsqu’elle faisait leur lit, faisant un mètre soixante-et-un, il lui fallait toujours faire le tour de l’encadrement pour mettre correctement la housse alors que lui, n’avait qu’à se pencher de l’autre côté. Voilà qu’une nouvelle vague de larmes emplissait ses prunelles. Elle se surprit à les imaginer tranquillement allongés sur ce lit, à vouloir l’embrasser, se blottir contre lui et ne plus bouger, jusqu’à ce que les caresses ne suffisent plus...

Le bruit d’une serrure cédant et d’une porte qui s’ouvre la sortirent de ses songes. Hanae ferma précipitamment la porte, trop fort car elle claqua légèrement. La gêne prit une couleur rosée sur ses joues alors qu’ils revenaient dans le salon. Il était revenu.

« Papa ! » s’écria leur fils.

Voyant cet appel comme une bouée de secours, je fis quelques pas et prenait Chiaki dans mes bras. Nos regards se croisèrent sans qu’un mot ne soit prononcé. Que faisait-elle dans la chambre ? Dans ma main pendait un sachet blanc, à l’intérieur s’y trouvaient des sakuramochi et des imagawayaki, ses pâtisseries préférées. Pourquoi j’avais acheté ça, aucune idée, par nostalgie sûrement.  

« Pardon je... Je visitais juste, mais je n’ai touché à rien. »

Je hochai la tête, après tout elle avait le droit de voir où son fils habitait.

« J’ai acheté des pâtisseries. Tu veux du thé vert avec ? »

Me promener seul m’avait fait du bien. J’avais pu calmer l’angoisse qui me dévorait et mon cœur qui tambourinait si fort que je ne parvenais plus à respirer sans avoir le sentiment de suffoquer. Maintenant que je n’étais plus guidé par mon aigreur, je ne pouvais évincer la lueur qui chatoyait dans ses yeux lorsque Hanae me fixait. C’était toujours la même et je me demandais pourquoi et comment on en était arrivé la... Elle hocha la tête et je lui rendis Chiaki pour aller préparer la théière. Nos mains se frôlèrent et un frisson me parcouru l’échine. Je lui tournai rapidement le dos pour rejoindre la cuisine, certain qu’elle l’avait remarqué parce qu’elle me connaissait trop bien.

L’air pensif, je versais l’eau dans la théière et préparais un plateau assez grand pour contenir nos tasses et les pâtisseries. Je les entendais papoter derrière moi, elle semblait plus détendue, mon attitude y était bien sûr pour beaucoup. Bien que rancunier, je peinais à rester en colère bien longtemps, mais plus courte était l’averse, plus forte elle s’abattait, j’avais encore été odieux...

« Pardon... » murmurais-je assez fort pour qu’elle l’entende tout de même.

« Ne t’excuses pas... Je sais que c’est dur pour toi, c’est à moi de m’excuser, de t’infliger ma présence... J’aurai dû attendre mai-.. »

« Tu ne me l’infliges pas... Tu me connais... »

Je lâchai un soupire et je n’eus aucun mal à imaginer son sourire lorsqu’elle reprit, la petite fossette qui se creusait sur sa joue gauche. Arrête.

« Tu sais toujours faire machine arrière... Peut-être que moi aussi...J’aurai dû... »

J’écarquillai les yeux, ça voulait dire quoi ça ? Mes mains appuyés sur le plan de travail, je n’osais pas me retourner. Sa voix avait tremblé sur la fin.

« Comment ça... ? »

« Vous me manquez voilà... Je... »

« Hanae... »

Qu’est-ce que j’étais censé comprendre ? Mais les sanglots de Chiaki ne me permit pas de réfléchir plus. Elle pleurait et bien sûr lui aussi. J’allais m’avancer mais, finalement la laissait faire, elle devait pouvoir la rassurer, c’était sa mère.

« Oh non ne pleure pas mon bébé, maman va bien regarde. Elle essuya ses larmes d’un revers et lui fit un magnifique grand sourire et embrassa ses joues potelées. Tout va bien mon cœur chhh... »

Après quelques minutes, Chiaki se calma et sourit, réclamant son Nounours. Je vis à quel point Hanae fut heureuse de voir que notre petit brun avait toujours l’ourson qu’elle lui avait offert, évidemment je n’allais pas lui retirer, bien que d’autres l’auraient sûrement fait. Le thé était prêt, je rempli les tasses et posai le plateau sur la table basse, sans oublier un biscuit pour mon fils. Elle était assise à gauche et moi au bord de la table à sa droite. En voyant les pâtisseries, Hanae me fixa avec de grands yeux, ne s’attendant sûrement pas à l’attention. Je me sentis rougir et détournai le regard, et si elle se contentait de les manger ?

« Merci... Tu n’étais pas obligé. »

Un haussement d’épaules, un sourire gêné et je tendis un biscuit à Chiaki. J’avalais difficilement ma salive, j’aurai aimé que mon cœur m’écoute un peu plus et cesse de battre aussi vite. Je lui manquais, vraiment, ça faisait du bien à entendre mais, qu’étais-je censé faire de cette information ? Lui dire qu’à moi aussi, non je ne pouvais pas, ça n’amènerait rien de bon. De toute manière, elle s’en doutait certainement. J’observais ses doigts graciles saisir un roulé de sakura, et y croquer avec une gourmandise qu’elle tentait de cacher, comme toujours, je ne pus m’empêcher de sourire. Ses joues étaient un peu plus creuses, ses journées ne devaient pas être faciles pour elle non plus. Hanae remarqua mon sourire légèrement amusé et cacha sa bouche pleine qui lui donnait des joues de hamster, boudant déjà. Chiaki savait de qui les tenir.

« Arrête, me regarde pas comme ça ! »

Son sourire de Duchenne apporta une légèreté dont nous avions besoin. J’étais surpris de la complicité toujours présente entre nous, tant qu’un léger rire m’échappa. Ces pâtisseries, je ne les avais acheté qu’en pensant à ses goûts, doutant de pouvoir avaler quoique ce soit mais, peu à peu mon estomac se dénouais et j’attrapais à mon tour une gaufre fourrée. Chiaki était assis au creux de ses genoux et ne cachait pas qu’il se régalait. Nous profitions de ce silence, cette fois apaisant, le thé vert se mariait parfaitement avec les douceurs. Néanmoins, une question me taraudait, déplaisante mais, j’avais besoin de savoir. Je tournais la tête dans sa direction, soutenant son regard.

« Tu as revu tes parents ? »

Spoiler:
 

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(#) Re: [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]  [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18] EmptyJeu 22 Oct 2020 - 18:41




♫ "The heart has its reasons... ♫
Prise au dépourvu, Hanae souffla sur son thé avant de prendre une gorgée. Au fond de ses yeux je pus y lire un mélange d’amertume et d’affliction. J’avais de la peine pour elle, nos problèmes conjugaux ne devraient pas influencer ses rapports avec sa famille. Quand bien même j’avais conscience de l’importance de la famille au pays du soleil levant, et justement pour cela, ne devait-il pas tenter le dialogue plutôt que le rejet ? Si moi j’y parvenais...

« J’ai vu ma mère et mon frère, mais... Mon père refuse toujours de me parler... »

Ma belle-mère avait toujours été une femme très douce, stricte, aux valeurs fortes, mais le dialogue avait toujours été plus simple avec elle qu’avec mon beau-père, du moins au début de ma relation avec sa fille. Elle incarnait l’épouse typique japonaise, qui soutenait son mari et gérait son foyer d’une main de maître. Néanmoins, cette femme au caractère discret mais présent, ne craignait pas de faire part de ses désaccords à son mari. Je soupçonnais que ce dernier aimait ce trait chez elle malgré son amour pour les traditions.

Ainsi, elle n’avait jamais coupé les ponts avec Hanae. Quant à son frère de vingt-deux ans, même s’il ne souhaitait pas se dresser contre leur paternel, la soutenait dans l’ombre. La mère de Hanae m’appelait par moment pour savoir si tout allait bien et si je n’avais besoin de rien. Mais ça allait. Son père avait voulu m’aider financièrement suite à notre séparation, mais j’avais refusé le plus poliment possible. Je l’avais un peu vexé malgré tout mais cela n’avait pas duré. Il n’avait aucune dette envers moi.  

« Je devrais peut-être lui parler... »

« Non surtout pas ! Il estime déjà que je devrais m’estimer heureuse que tu acceptes de me voir alors... Ne te dispute pas avec lui, c’est mon problème, je le réglerai. »

Contrit, je hochai la tête tandis qu’elle finissait son roulé avec une gorgée de thé vert. Une fois avalée, elle me posa une question qui me laissa interdit.

« Pourquoi tu es comme ça avec moi, tu devrais me détester... »

Elle avait prononcé cette phrase comme si c’était ce qu’elle aurait voulu, que je la déteste, lui crache mon venin au visage. Mais j’étais tout simplement torturé par mes sentiments contradictoires. Je ne la détestais pas, j’étais déçu, blessé, affligé, mais je ne la détestais pas. Il m’arrivait de franchir le pas de la haine en pensant à elle, mais quelques instants et elle s’évanouissait.

« J’ai essayé... Mais je n’y arrives pas » avouai-je dans un soupire. Qu’est-ce que ça m’apporterait de toute façon... Tu es la mère de mon fils, peu importe la distance qui nous sépare, on est lié pour toujours. Je ne peux pas passer ma vie à... J’aimerai ne pas y passer ma vie. »

Je ne pouvais pas lui faire croire qu’il ne m’arrivait jamais de la traiter de tous les noms. Soudain une chaleur se diffusa sur la paume de ma main, un sursaut me secoua alors que j’observais sa main enserrer la mienne. Sans réfléchir je lui rendis son étreinte et fermais les yeux, les sourcils froncés. Chiaki nous observait sans comprendre ce que cela signifiait d’être adulte. Et puis Hanae dit une phrase qui eu l’effet d’un coup de poing.

« Je ne t’ai pas oublié Gareth... Je t’aime toujours... »

J’ouvris subitement les yeux et lâchai sa main, la mienne allant se perdre sous la table. Je me retenais de la fusiller du regard, ne voulant pas que mon fils me voit avec un tel air.

« Ne me dis pas ça, tu n’as pas le droit » répliquai-je, le ton sec.

« Je sais mais... C’est la vérité. Je... » sa lèvre recommençait à trembler.

Je me souvenais pas qu’elle ait été si émotive, ses nerfs sûrement à fleur de peau. Elle ne pouvait pas me planter une lance en plein cœur de cette façon. Ce n’était pas moi qui avait rompu, ce n’était pas moi qui avait fait ce choix ! Elle m’aimait... Pas assez fort, mais elle m’aimait, que devais-je en retirer ? Si ce n’est un désarroi sans fin et le sentiment ignoble qu’elle se moquait de moi.

« A quoi ça sert de me le dire ? De me faire comprendre que tu m’aimes mais pas assez pour revoir tes projets de vie ? Je fais quoi avec ça Hanae ? »

Ma voix peinait de plus en plus à rester calme, je craignais de faire peur à Chiaki en haussant trop le ton.

« Je... Je n’en sais rien, je suis désolée, ne t’énerve pas, oublie ce que j’ai dis... »

Oublier ? Comment ? Elle avait dit tout ce que je voulais entendre en sachant que je n’aurai jamais ce qui en résultait. Je bus une gorgée de thé pour tenter de retrouver mon calme. Impossible. Elle avait tapé où il ne fallait pas. Dire que je pensais que les choses s’arrangeaient doucement entre nous. Mais non, piétiner mes sentiments encore un plus était ce qu’elle avait choisi de faire.

« Tu crois que c’est facile, de me réveiller seul tous les jours ici, de garder le sourire toute la journée et faire comme si tu n’existais pas pour ne pas passer pour un déprimé ? Tu crois que c’est facile pour moi de voir que notre fils se détache de toi un peu plus chaque jour mais que je suis obligé de lui parler de toi parce que c’est mon devoir ? Je ne pourrais jamais arrêter ça tant qu’il en aura besoin, je ne pourrais pas passer à autre chose. Et toi tu arrives la bouche en cœur et me dis, je t’aime toujours Gareth. Et qu’est-ce que je dois répondre ? Que moi aussi ? Eh bien oui moi aussi et c’est moi que je déteste parce que c’est encore le cas ! »

J’avais craqué, littéralement. Et même si je m’étais retenu de crier, c’était assez pour que Chiaki serre son nounours si fort qu’il aurait été étouffé si vivant. En voyant ses petits yeux s’emplir larmes je me détestais davantage. Je me redressais sur mes genoux pour le prendre dans mes bras et le bercer. Il valait mieux qu’il fasse une sieste, mon pauvre bébé... J’essuyais ses perles salées et marchait dans l’appartement pour le calmer, lui parlant doucement pour qu’il cesse de pleurer. Épuisé par toutes ces émotions, mon petit brun ne tarda pas à s’endormir contre mon épaule. Je le posais doucement dans son berceau, frottait son dos puis me redressai pour tirer le rideau.

Je passais une main fébrile dans mes cheveux avant de retourner dans le salon et me laisser tomber devant la table basse, vidé. Ma tête reposait sur mes mains et un douloureux soupire traversa mes lèvres. Je ne la sentie pas se rapprocher de moi timidement, jusqu’à être à mes côtés. Mon corps tressailli lorsque sa paume entra en contact avec le haut de mon dos, frôlant ma nuque. Est-ce qu’elle voulait me torturer encore un peu plus...? J’étais à deux doigts de lui ordonner de me lâcher, mais elle savait comment m’apaiser. Ses doigts caressèrent, massèrent ma nuque, à la naissance de mes cheveux et un frisson m’électrisa. Mes épaules jusqu’alors raide comme la pierre, se détendaient lentement. Puis sa main glissa sur mon épaule droite, contre ma peau. Pourquoi je la laissais faire... Je devrais la repousser, mais je n’y arrivais pas, elle me manquait trop pour que j’y parvienne. Mon souffle se faisait plus lent et j’aurai pu rester ainsi des heures.

« Pardon... Pardon je ne voulais pas te blesser. Mais je regrette tellement Gareth, vraiment. Je voudrais... »

« Ne me fait pas ça... Ne me fait pas espérer Hanae, parce que je ne le supporterai pas. »

« Je ne te fais pas espérer. »

J’osais enfin la regarder, tentais de lire sur son visage ce qu’elle pouvait bien vouloir dire. Ses yeux brillaient de larmes qu’elle retenait de toutes ses forces, la rendant d’autant plus belle à mes yeux. Je me sentais encore pantelant de ses caresses, j’entrouvris la bouche mais aucun mot de sortit. Embarrassé, je vis qu’il restait un dernier roulé de sakura et lui tendit maladroitement.

« T..Tiens, c’est le dernier... » on aurait dit un adolescent.

« Ah euh merci... »

Elle saisit le roulé et je fis bien attention à ne pas la toucher. De mon côté je noyais mes incertitudes dans le noir de ma tasse. Est-ce qu’elle voulait encore de moi ? Est-ce que ça en valait la peine ? Au bout de quelques mois elle changerait d’avis et puis... Je me retrouverais encore seul... Une toux brève troubla mes pensées et j’inclinai la tête dans sa direction. Hanae avait avalé de travers et bu un peu de thé pour faire passer.

Une petite miette était coincée à la commissure de ses lèvres. Allais-je l’enlever comme dans ces dramas japonais que Irumi adorait regarder ? Ce cliché venait bien de quelque part n’est-ce-pas. Elle me tuerait lorsqu’elle saurait. Mon pouce rencontra instinctivement sa lèvre pleine et je la vis se figer, stupéfaite. Elle était douce et encore chaude de son contact avec le thé et voilà que je me perdais encore à l’admirer. Cesse de la regarder, tu vas encore souffrir, elle est juste sous le coup de l’émotion, épuisée de son dernier voyage, de sa situation familiale, ne te laisse pas avoir. Me criait ma raison.

Mais je ne l’écoutais déjà plus. Hanae était assise sur ses genoux, moi en tailleur. Elle fut la première à réduire les centimètres qui nous séparaient craignant ma réaction. Puis voyant que je restais de marbre, elle s’approcha encore, je pouvais sentir son souffle sur mon visage et le mien se coupa. Son haleine sucrée m’attira naturellement et nos lèvres se scellèrent lentement, d’une douceur qui contrastait avec l’effervescence qui s’insinuait dans mes veines. C’était comme retrouver la pièce du puzzle qu’il me manquait, me libérer de cette asphyxie supportée depuis tant de semaines. J’allais sûrement regretter, mais pour l’heure je refusais d’y penser. Je glissais ma main contre sa nuque et sentir son cœur pulser contre mes doigts eu l’effet d’une décharge. De celle qui réchauffait et dont on en redemandait. Sans prévenir, je mettais fin au baiser et j’aperçus son regard perdu. C’était juste le temps de m’éloigner de la table-basse, pour l’attirer vers moi, sentir son poids sur mes cuisses. Nos langues débutèrent un ballet cessé depuis des mois, mais sans jamais en avoir oublié la chorégraphie, le rythme délié et passionné.



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(#) Re: [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]  [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18] EmptyDim 25 Oct 2020 - 2:10




♫ The heart has its reasons... ♫
Nos mains étaient entre-lassées au-dessus de la tête de Hanae et nous étions restés ainsi au sol pendant quelques longues minutes, jusqu’à ce qu’un frisson nous parcours alors que nos corps retrouvaient leur température normale. J’embrassai ses lèvres encore une fois et quittai son étreinte à contre-cœur. Une brise glaciale s’y engouffra, celle reflétant ma crainte et mon dur retour à la réalité. Hanae vit ma confusion en un seul coup d’œil et posa sa main sur ma joue avant de revenir se blottir dans mes bras. A l’instant où le cocon s’était refermé autour de nous, je m’étais de nouveau sentit complet, m’était repu de sa présence, de son odeur, de la chaleur de ses bras. Je voudrais tant simplement la garder près de moi, mais les mots restaient enchaînés au fond de ma gorge.

Qu’allait-il se passer maintenant ? Je priais pour ne pas l’entendre dire que nous n’aurions pas dû, car je n’éprouvais aucun regret à lui avoir fait l’amour. Cette incertitude s’évanouit lorsqu’elle captura mes lèvres tendrement et caressa mon torse. L’air sembla enfin vouloir se frayer un chemin jusqu’à mes poumons et je lui souris avant de murmurer contre son oreille.

« Tu peux aller prendre une douche si tu veux... »

« On peut en effet... »

Je la fixais, surprit par son audace, puis ris légèrement. Elle avait un don pour défaire les nœuds de mon angoisse avec une simplicité déconcertante. Cet optimisme dont elle savait faire preuve et qui s’était évanouit à la seconde où elle m’avait quitté, m’avais laissé dans une brume opaque et étouffante. Pourquoi, pourquoi pensait-elle que nous ne pouvions pas surmonter ces épreuves ensemble ? Nous avions déjà bravé l’autorité de son père, alors tant que nous restions là l’un pour l’autre... Etais-je trop naïf... Si l’aimer au point de vouloir prendre le risque de souffrir signifiait l’être, alors soit.

« Tu n’as pas peur qu’elle devienne inutile ? »

Son rire chatouilla mes oreilles et nous nous dirigions vers la salle de bain sans défaire notre étreinte. Nous laissâmes nos corps s’exprimer et ne faire qu’un de nouveau sous le jet d’eau tiède caressant notre peau. Je lui murmurais à quel point je l’aimais et recevoir ces mots en retour fit s’emballer mon cœur, le tambour qui y jouait n’était pas dû qu’à nos ébats. Après plusieurs minutes à se câliner, nous nous retrouvions dans le salon. J’arrangeais le tapis puis la table-basse et m’asseyais sur le canapé. Hanae vint naturellement s’asseoir sur mes cuisses et je plongeais ma main dans ses cheveux encore humide.

« Je veux te retrouver Gareth, reformer la famille que nous étions... »

Jamais je n’aurais pensé que ces simples mots m’auraient fait autant de bien. Lorsque Chiaki se réveilla, je passais finalement l’une de mes plus belles après-midi. Je ne me faisais pas d’illusions, du chemin restait encore à parcourir, mais j’avais envie d’y croire.

~°~°~°~°~°~

Vendredi 23 septembre 2016 - 21h00 - Shinjuku

« Chiakiiii, mon neveu d’amouuur ! »

« Asahiiiii, mon p’tit frère ingraaaat ! »

Faussement vexé, j’empêchais Asahi d’embrasser mon fils sur la joue en me détournant de lui à chacune de ses tentatives, sous le rire innocent de mon petit bout. Mon petit-frère semblait encore avoir pris quelques centimètres depuis la dernière fois, il ne devait pas être loin du mètre quatre-vingts. Notre mère nous regardait plus en retrait dans le jardin de la maison familiale, un sourire tendre au lèvres, puis secoua la tête.

« Vous n’êtes pas fatigués de vous chamailler ? Mon petit-fils a l’air plus mature que vous. »

« Itai, utsuri-goshi... » murmura mon frère en grimaçant.
« Ippon*... » ajoutais-je, vaincu.
*Victoire au judo

L’utsuri-goshi était une prise de judo peu agréable à subir, et notre mère était particulièrement douée pour nous rabattre notre caquet en une seule ligne. J’arrêtais de faire tourner en bourrique le jeune tonton, qui plaqua un bisou bruyant sur la joue potelée, suivi très vite d’un gros câlin. J’enlaçai ma mère quelques secondes et Chiaki alla également rejoindre ses bras. Pendant que je les regardais s’extasier devant ma merveille, un bras entoura mes épaules et mon sourire s’élargit. Je me disais bien qu’il manquait quelqu’un.

« Ça va papa ? »
« Aaah comme on peut aller après avoir encore perdu au golf. »
« Itakagi-san t’as encore ridiculisé... » j’en déduis, l’air moqueur.

Une tape sur mon épaule fut sa seule défense à mes ricanements. Itakagi-san était un vieux collègue et ami de mon père. Ils avaient l’habitude de jouer ensemble au golf, sport dans lequel mon père se défendait, mais jamais aussi bien que son ami. Nous rentrions tous ensemble à l’intérieur pour nous réchauffer, la table était déjà mise, il n’y avait plus qu’à s’installer pour se remplir la panse tout en passant un bon moment en famille. Chiaki avait choisi les genoux de son grand-père pour repiquer de son petit nez. Sa sieste lui avait donné une heure d’énergie en plus, bien vite épuisée, pauvre chou. Mon père le garda tout de même dans ses bras, attendri par sa petite bouille d’ange. Et puis, nos voix semblaient le bercer.

« Alors mon chéri, comment se passe ton nouveau travail ? Et pour Chiaki ? » demanda ma mère.

« Très bien, beaucoup mieux qu’au lycée ! Il y a vraiment de tous les horizons à Kobe, c’est plutôt enrichissant, je m’y sens bien. Quant à Chiaki, il est encore un peu agité par moment, surtout à la crèche, j’espère que ça va s’arranger, ça ne fait qu’un mois après tout qu’il y est. En tout cas ça lui fait du bien de voir d’autres enfants. »

« C’est super ça, bientôt il aura une petite amoureuse ! »

« Ne met pas mon fils dans le même sac que toi petite tête. D’ailleurs, tes amours ont décollés ? »

« Moi, euh... Non mais tu sais, les filles de mon âge... »

Asahi prit un air ennuyé très peu convainquant.

« A force de les regarder de loin tu vas passer pour un pervers tu sais... »

Mon petit-frère rougit et la soirée se poursuivit dans la joie et la bonne humeur. Retrouver sa famille pour se ressourcer était le meilleur des remèdes contre bien des maux. Ne serait-ce que voir leur visage, entendre leur rire, me redonnait le moral. Ils me manquaient tellement... Nous restions à discuter jusqu’à environ minuit avant d’enfin aller nous coucher. Je tombais de fatigue après une journée aussi remplie. Je m’étais abstenu de leur dire que Hanae était rentrée il y a peu et qu’elle m’avait rendu visite. Cependant, juste avant que je ne ferme la porte de ma chambre, mon père me lança un regard qui en disait long. Pourquoi lisait-il toujours en moi comme dans un livre ouvert...

Samedi 24 septembre - 10h

J’avais dormi comme un bébé. Quand Chiaki s’était réveillé, ma mère s’était montrée adorable en s’occupant de lui à ma place pour me laisser roupiller encore un peu. Elle avait passé sa main dans mes cheveux, me ramenant des années en arrière et j’étais reparti au pays des songes.

En descendant dans le salon, je n’avais trouvé que mon père devant une rediffusion d’un match de base-ball. Maman et Asahi étaient partis faire une promenade avec mon fils. Je soupçonnais ma mère d’en avoir profité pour nous laisser avoir un moment père-fils, devenu si rare aujourd’hui. Du thé était sur la table, une tasse attendant patiemment de remplir son rôle. Je saluai mon père et m’asseyais à ses côtés devant la télévision.

« Alors mon fils, comment vas-tu vraiment ? »

Je savais pertinemment de quoi il voulait parler. Mes parents n’avaient pas digéré les circonstances de notre rupture. Ils ne s’étaient pas fait aussi dur que les parents de Hanae mais n’en étaient pas moins déçus pour autant. En parents soucieux, ils ne pouvaient supporter que l’on me fasse souffrir. Ainsi, les rapports étaient rompus. Un soupire las m’échappa.

« Elle est venue voir Chiaki hier, on a passé la journée ensemble. »

« Et ça s’est bien passé ? »

« Plus ou moins, il y a eu des hauts et des bas... Dans l’ensemble ça allait. »

Et je maudissais mes joues de commencer à s’échauffer en repensant à ce qu’il s’était passé. Cela n’échappa guère à mon père, qui me dévisageait de son regard océan fièrement légué.

« Tu es sûr, c’est tout ? »

« Oui... Qu’est-ce qu’il y a à ajouter ? » demandais-je, le plus naturellement possible, doutant de passer sous le radar.

Ce fut au tour de mon père de soupirer, le genre de soupire qui précédait un conseil ou une remarque pour me rassurer et m’inciter à me confier. Seulement, j’avais peur qu’il ne me dise ce que je redoutais le plus, et de devoir lui admettre que j’avais cédé à mes sentiments.

« Je te connais tu sais, je vois bien qu’il s’est passé quelque chose. Je ne vais pas te demander quoi, ça ne me regarde pas mais, il n’y a pas de mal à toujours être amoureux et... Vouloir plus que tout recoller les morceaux. »

L’écoutant attentivement, un poids se délesta de ma poitrine tandis que j’approchai ma tasse de mes lèvres. Nous avions toujours eu de bons rapports mon père et moi, et je n’avais jamais été gêné de discuter d’un peu tout avec lui. Cela n’avait pas changé avec les années, au contraire, l’âge renforçait notre complicité, notamment parce qu’en tant que jeune papa, j’avais plus que tout besoin de son soutien.

« Elle... Elle m’a dit qu’elle m'aimait toujours et qu’elle regrettait... On s’est embrassés... C’était suffisant à avouer pour qu’il comprenne la situation. Je sais que ça ne mènera peut-être à rien, mais... Papa j’ai peur de faire une erreur, mais je n’arrive pas à la repousser... Je ne sais pas quoi faire...»

Il prit un instant de réflexion avant de me répondre, qui me parut une éternité. Mon père avait haussé les sourcils en entendant que l’on s’était embrassés, se retenant de les froncer de contrariété. Je voyais à ses traits concentrés qu’il tentait d’avoir un jugement objectif sur la situation. En cela je lui en étais reconnaissant.

« Je ne vais pas te mentir, ça m’inquiéterai que vous repreniez votre histoire juste par manque de l’un et de l’autre. Car nous avons bien compris avec ta mère que vous vous aimez toujours tous les deux. Seulement, est-ce que ses regrets sont forts au points de s’imaginer de nouveau vivre avec toi ? Abandonner ce pour quoi elle t’as quitté ? J’ai peur qu’au bout de quelques temps, Hanae ressente de nouveau le besoin de s’en aller... Ne te précipite pas. »

Je hochai doucement la tête, c’était bien ce que je pensais, j’en avais conscience.

« Comment je peux savoir... Si elle reste huit mois avec pour ensuite repartir. Je n’ai pas envie de constamment vivre en redoutant son départ mais en même temps, je refuse de croire qu’on ne puisse pas être ensemble alors que... »

Nos sentiments étaient réciproques. C’était plus gênant à dire que je ne le pensais. Mais mon père n’eut aucun mal à comprendre le message et posa une main compatissante sur mon épaule.

« On a choisi de ne pas en reparler tout de suite, laisser un peu de temps. Je lui ai juste dis que, jamais je ne la forcerai à suivre une voie qui ne lui plaît pas mais, qu’avoir décidé à ma place que je ne supporterais pas la distance était ce qui m’avait le plus blessé. Ces six derniers mois auraient été de loin moins douloureux si on était restés ensemble, j’en suis certain... »

« Vous faites bien d’y réfléchir. Est-ce que tu serais prêt à accepter ce mode de vie, ses absences ? »

« Tu vas dire que c’est juste mon cœur qui parle mais peut-être bien... »

Plutôt ça que la perdre pour de bon était ce que je criais intérieurement. Lorsque j’avais suggéré à mon ex qu’il y avait toujours de l’humanitaire au Japon qui lui permettrait d’avoir le mouvement qu’elle recherche sans devoir s’absenter trois mois entiers, elle n’avait pas l’air désintéressée par la chose, au contraire.

« Tu as besoin d’essayer, quoi qu’il se passe, je veux bien te comprendre. »

Hanae était ma première relation sérieuse et mes parents n’avaient donc connu qu’elle dans ma vie. Ils savaient à quel point j’avais pu la mettre sur un piédestal en bon amoureux transit. Alors abandonner lorsqu’une chance montrait le bout de son nez, était impossible pour moi. Si je devais souffrir de ma décision, ce serait sans avoir le regret de ne jamais avoir tenté le coup.

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(#) Re: [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18]  [C-703] SOLO - The heart has its reasons... [+18] EmptyMar 5 Jan 2021 - 23:01




♫ "The heart has its reasons... ♫
Samedi 24 septembre 2016 - Midi

J’aidais ma mère à mettre la table tandis qu’Asahi jouait encore aux legos avec mon fils sur le tapis du salon. Un sourire étira mes lèvres en passant les mains occupées par les assiettes. Il se transforma en rire lorsque Chiaki jugea bon de lui lancer un lego en pleine figure.

« Aïeuh ! Mais t’es un vilain garçon ! »

La punition ne tarda pas et voilà qu’il le recouvrait de bisous et de chatouilles. J’avais donc trouvé plus gaga que moi dans cette famille ! Mon père posa sur la table deux premiers bols d’oyakodon et l’odeur du poulet mariné emplie mes narines. Il n’y avait rien de mieux que la cuisine de sa mère aussi doué qu’on pouvait être aux fourneaux. Une fois tous attablés, et la petite formule «itadakimasu» prononcée, je perçais le jaune d’œuf au centre de mon bol pour le mêler à mon riz. C’était toujours aussi délicieux, Chiaki sur mes genoux semblait en être convaincu et tentait de mettre son petit nez dans mon bol. Je coupais un petit bout de poulet qu’il pourrait mâcher sans difficulté pour le faire goûter.

« C’est bon hein ? Heureusement que tu as déjà mangé. »

« Pour une fois qu’il peut goûter à de la bonne cuisine, laisse-le profiter ! » Répliqua mon petit-frère.

« C’est censé vouloir dire quoi ça ? Qui a brûlé le riz la dernière fois déjà ? »

Ah tu l’avais oublié ce petit épisode hein, sale gosse. Je lui offrit un sourire moqueur alors qu’il me tirait la langue. Le repas se poursuivit tranquillement jusqu’à ce qu’on arrive au thé et que mon père me lance un regard qui en disait long. Oh non pourquoi voulait-il que j’en parle maintenant... Ma plus grande crainte était que l’ambiance soit gâchée par cette nouvelle alors que je cherchais à passer un bon moment avec eux et me reposer l’esprit. Seulement, mon père savait que si j’avais le malheur de repartir sans que ma mère soit au courant, cette dernière m’en voudrait de lui avoir caché et les choses seraient d’autant plus compliquées.

« Hmm maman... Elle tourna la tête dans ma direction. Hanae est passée voir Chiaki hier... »

« Oh... Comment ça s’est passé ? Ça a été avec lui ? » Demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

Ma mère avait été très déçue par Hanae. Le jour de leur rencontre, elle avait beaucoup apprécié son caractère et sa personnalité et surtout, la façon dont elle me rendait heureux. Sa grossesse les avait également beaucoup rapproché étant donné que ses parents n’y étaient pas favorables. Elle avait littéralement trouvé refuge chez nous lors des moments les plus difficiles. Cette séparation avait donc sonnée comme une trahison pour ma mère et je ne pouvais que la comprendre. Pour la première fois, j’avais pu voir la colère dont ma mère était capable et à quel point ses mots pouvaient être tranchants. Rien qu’en y pensant, la peur me broya le ventre, qu’allait dire en sachant que j’avais cédé... Je ne voulais pas la décevoir, j’étais juste... Amoureux.

« C’était difficile au début, il ne voulait pas s’approcher mais ça a été par la suite, la journée s’est bien passée. »

Comment pourrait-elle ne pas voir comme je fuyais son regard, cherchant du soutien dans celui de mon père. Il me sourit doucement et un soupire m’échappa.

« Elle a de la chance que tu sois clément avec elle. Mais encore ? Je vois bien que tu ne me dis pas tout chéri, elle a dit quelque chose ? »

J’avais le souffle coupé, aucun mot ne sortait de ma bouche. Asahi me dévisageait soucieux et confus. De son côté, évidemment il lui en voulait aussi de m’avoir fait du mal et l’idée qu’elle ait pu en rajouter le fit froncer les sourcils. Mon père fini par prendre la parole en voyant que je n’étais pas capable de le faire moi-même.

« Essaie de ne pas t’énerver d’accord ? » Commença-t-il en prenant des gants.

Sa femme posa doucement sa tasse de thé sur la table, attendant la suite, le regard sévère avant même d’avoir le fin mot de l’histoire. Elle était prête à aller jusqu’à chez Hanae pour lui faire regretter de m’avoir encore blessé. Si seulement elle savait... Ce sera à moi qu’elle voudra le faire regretter d’ici quelques secondes...

« Les deux ont pu discuter et... Il se trouve qu’Hanae a toujours des sentiments pour lui... »

« Quels sentiments ? Le coupa Isako. Quand on en a on n’abandonne pas son conjoint et son fils ! Ne la laisse pas te mener en bateau Gareth, s’il-te-plais... »

« Et si c’était déjà fait... ? » Annonçais-je dans un murmure.

« Ne me dit pas que tu comptes lui laisser une chance après comme elle t’as traité ? » Son ton commença à monter, ce que je craignais se passait.

« Maman... » Soupirais-je, ne voulant pas me prendre la tête avec elle.

«As-tu déjà oublié dans quel état tu étais ? Ce n’est qu’une petite égoïste, je n’arrive pas à croire que tu lui pardonne si facilement ! »

« Je ne lui ais pas pardonné. J’essaie juste de voir si on a encore une chance de reformer une famille, met-toi à ma place... »

« Justement, à ta place, je penserais un peu plus à mon fils et réfléchirai plutôt que m’accrocher à une chimère ! »

Je me retins de poser ma tasse trop violemment sur la table pour ne pas risquer de brûler Chiaki avec des éclaboussures, mais mon regard avait changé à la seconde où elle l’avait mentionné. Qu’est-ce que ça voulait dire ça ?

« Donc je ne pense pas à lui selon toi ? C’est vrai tous les jours je me dis quel bonheur d’élever mon fils sans sa mère ! Quelle idée d’en avoir une de toute manière ! C’est aussi pour lui que j’essaie, pour ne pas le priver de sa mère s’il y a quelque chose à sauver ! Tu peux me reprocher ce que tu veux par rapport à Hanae maman, mais je t’interdis de dire que je ne pense pas assez à lui. »

Il n’y avait rien qui pourrait me faire plus mal que l’on pense que je néglige le bien-être de mon fils. Rien d’autre n’importait à mes yeux et je me torturais à force de me questionner sur chaque choix que je prenais et qui le concernait, Hanae en tête de liste. Ma mère se rendit compte qu’elle m’avait blessé et me regarda l’air peiné totu en prenant ma main dans la sienne. Chiaki se mit à sangloter dans mes bras et mon étreinte n’y fit rien. Je remerciais mon frère du regard de le prendre et s’en aller à l’étage avec lui après avoir posé sa main sur mon épaule. Il avait beaucoup trop pleuré en deux jours et je m’en voulais atrocement.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire chéri, excuse-moi... Je sais bien que tu fais ce qu’il y a de mieux pour lui. Mais je ne lui fais plus confiance et je refuse qu’elle te fasse souffrir de nouveau en te faisant miroiter votre ancienne vie. Ne t’engage pas là-dedans tu vas le regretter, j’en suis quasi certaine. »

« Je le regretterai si je n’essaie pas... J’ai conscience du risque, je sais que rien n’assure que ça va durer mais, je ne peux pas ne pas essayer... »

« S’il y a une chose qui t’as séduite chez elle c’est son côté déterminée, j’ai peur que cette détermination à faire ce qu’elle souhaite en dépit du reste ne joue contre toi. Tu es aveuglé par l’amour et ce quoi que je dise... »

« Je ne suis pas aveuglé, être amoureux ne veut pas dire devenir complètement con, c’est pas vrai... » Qu’on me pense incapable de raisonner juste pour ça me mettait en rogne. Bien sûr que ça jouait mais je n’étais pas un canard non plus !

« Gareth... » Intervint pour la première fois depuis mon père et je m’excusais aussitôt en marmonnant.

« Je ne suis pas naïf, je lui donne juste une chance c’est quand même pas un mal... »

Ma mère hocha la tête et serra davantage ma main. Je savais que son inquiétude la poussait à être dure dans ses propos. Cependant j’avais besoin qu’ils me soutiennent et me laisse faire mes choix, ce n’était pas comme si elle m’avait volontairement fait du mal ou à Chiaki. Le calme revint peu à peu et ils finirent par se faire à la chose. Le doute se lisait encore sur leur visage mais, ils respectaient ma décision et serait là si jamais, les choses ne se passaient pas comme prévu. La discussion touchant à sa fin, il me tardait d’aller retrouver mon petit bout à l’étage, et aussi d’en parler avec Asahi. Je savais bien que ça avait été dur pour lui de me voir au fond du gouffre vu notre proximité. Je savais aussi qu’il gardait ses pensées pour lui pour ne pas se disputer avec moi...

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