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 [Solo]L'encre du passé [U-6]

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Soren Haruka
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Soren Haruka
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(#) [Solo]L'encre du passé [U-6]  [Solo]L'encre du passé [U-6] EmptyLun 9 Nov 2020 - 1:10

Apparence D'Aslin et Akio:
 

Avant propos:
 


Samedi 15 octobre
Vers 1h du matin.

Soren était assis à son bureau, plusieurs livres ouverts en face de lui traitant sur les langues anciennes. Ca n’avait pas était une sinécure de traduire le carnet de sa famille. Ce vieux journal, nimbé de mystère, a la langue historique. Le jeune homme avait à tout cassé traduit que 6 pages, mais c’était un bon début sur la centaine de pages que ce journal contenait.

Il avait tout retranscrit, et même s’il avait plus ou moins une idée de ce qui était écrit désormais, le fait de pouvoir lire les mots dans une suite logique rendait les choses plus évidentes. Bon, au vu de la langue écrite, Soren avait du réadapté une bonne partie pour y avoir une cohérence. Le nom de l’auteur de ce journal le laissé sceptique. Avait-il bien traduit ?

En repoussant la plupart des bouquins sur son bureau pour se faire un peu de place, il fit tomber le vieux carnet au sol et inquiet de voir un bien de sa famille abîmé, il le ramassa rapidement. Tiens, en le récupérant, quelque chose qui semblait avoir était caché dans la couverture en cuir tomba au sol. L’étudiant le ramassa alors et fut surpris de constater qu’il s’agissait d’une photographie, une vielle photo. Elle était datée de 1877. On pouvait voir deux personne et un enfant dessus.

C’était assez peu commun de voir des photos, mais elle n’en était pas rare pour autant. Soren observa les visages et regarda au dos, on pouvait y lire. Akio, Aslin, Tama et Hinata Haruka. Soren observa le tout avec un peu plus de curiosité avant de constater que la femme était enceinte… Oh et pas japonaise du tout. Donc, voici Aslin et Akio c’était ses ancêtres. Le fait de pouvoir mettre un visage sur des noms n’en serait que plus pratique. Mais pourquoi avoir donné un nom mixte à un enfant pas encore né ?

Il prit le journal, ou plutôt la traduction et commença à lire.

- Alors, voyons voir ce que nous avons là ? Je me nomme Aslin Gray, fille de Gabriel Gray et Femme d'Akio Haruka. Voici toute mon histoire depuis mon arrivé au Japon. Notre bateau avait subi une avarie alors...

« 18 Novembre 1876
Quelque part sur l'île d'Okushiri.

La calèche avançait tranquillement dans la nuit, à son bord, trois femmes. Une noble et deux servantes visiblement. Celle-ci discutée tranquillement d’un mariage arrangé prévu pour la jeune femme. Habillé d’une longue robe jaune et d’un chapeau se mariant avec. Elle ne faisait pas autant noble que d’autres femmes de sa classe sociale, mais inspiré un certain respect aux autres. Elle avait l’habitude de se laisser vivre, car tout le monde faisait ce qu’elle demandait. Aslin Gray devait avoir environ 25 ans, des cheveux brun clair d’une longueur assez raisonnable et des yeux bleu que l’on qualifié souvent de froid.

Elle était impatiente de rejoindre Tokyo, leur bateau avait dû faire escale sur l’île d’Okushiri à cause d’une tempête imprévue. Tout avait était déchargé afin qu’elles et leurs escortes rejoignent l’autre côté de l’île pour y prendre un autre bateau mieux adapté aux eaux japonaises. Les trajets passé par une forêt pendant au moins une bonne heure de route, c'est la que tout derapa.

En pleine réflexion, Aslin entendit alors un cri dehors. Quelqu’un s’était fait mal ? Non leur escorte avait subi une attaque ? Pourtant, l’île était calme, on leur avait certifié qu’il n’y avait pas de bandit. Le véhicule s’arrêta alors net et des bruits de combats se firent entendre au-dehors, des cris de douleur, des armes qui s’entrechoque et des coups de feu tirés. Ses deux servantes sortirent alors pour voir ce qu’il se passer en insistant pour qu’Aslin reste à l’intérieur. Des nouveaux cris ainsi que des paroles en japonais, puis le silence. Le stress était à son comble, jusqu’à ce que la porte s’ouvre.

Un homme en armure tomba nez à nez avec la noble et sans ménagement l’attrapa malgré ses débattements. La trainant tant bien que mal jusqu’à deux hommes qui ce parlé avec véhémence. Difficile de reconnaître leur visage à cause de leur masque. L’un avait un visage de démon menaçant, et l’autre… Un renard… Non une belette ? Dure à définir tant le moment était mal choisi.

- Elle était dans le chariot, qu’est-ce qu’on fait d’elle ?

Les deux hommes arrêtèrent leurs discussions et durant ce laps de temps qui lui procuré la réflexion sur son avenir proche. Elle remarqua de nombreux corps étendu et rassemblé peu à peu en un même point. Même ses deux suivantes avaient subi un sort peu enviable. La peur commençait à monter en elle, le souffle de la mort s’approché doucement de son visage.

- Vous ne deviez pas les tuer !!! Ils n’ont même pas eu le temps de se défendre !!! Ce n’était qu’un simple transport, pas des soldats de l’autre monde…

L’homme au masque animal semblait parlé avec agressivité vis-à-vis de son « complice ». Mais l’autre ne semblait même pas l’écouter, ses yeux injectés de sang se posaient tour à tour sur elle et sur son ami. Il dit alors d’une voix grave.

- Ils n’ont que ce qu'ils méritent pour ce que leurs amis ont fait à ma femme !!! De toute façon, tu veux la laisser vivre pour qu’elle aille nous dénoncer… Non, on n’a pas le choix, il faut la tuer.

À peine avait-il parlé que son arme était déjà tiré pour s’abattre vers elle. Aslin ferma les yeux en laissant échapper un cri, mais le coup ne sembla jamais l’avoir atteint. Au contraire, un bruit de lame l’avertit qu’un sursit semblait lui être accordé. L’homme animal avait stoppé le coup avec son arme et se tenait maintenant face au démon tout en faisant un mur avec son corps… Mais que se passait-il à la fin ? On comptait la tuer ou l’épargner. Le démon parla alors que deux hommes venaient déjà se placer au côté de l’Animal pour le soutenir et faire front avec lui.

- Akio, ce n’est pas judicieux. L’hiver arrive, que vas-tu faire d’elle ? La nourrir comme prisonnière ? C’est tout ce qui manque à ton village, une bouche de plus.
- Elle prendra ma part… On ne tue plus personne ! Ce ne sont ni nos valeurs, ni ce pour quoi, je me bats.
- Ah !!! Quelle hypocrite, ta femme doit bien rire ou elle est… Tu donnerais ta vie pour défendre une chienne occidentale.
- On ne tue plus personne ! Je ne me répéterais pas, elle vient avec moi et toi nettoie ton carnage ! Mon village n’a pas besoin des hommes du Shogun en plus de l’hiver.

Que quoi ? bon ce n’était peut-être pas le meilleur moment pour avouer qu’elle parlait leur langue. Mais ils avaient perdu leurs femmes tous les deux ? Il s’en était pris à son convoi par simple vengeance ? Aslin observé la scène avec des yeux à la fois horrifiée et haineux. L’homme prénommé Akio lui saisit doucement le bras, mais elle s’écarta d’un geste brusque tout  lui disant en Anglais qu’il n’avait pas à la toucher et l’insulta copieusement avant de cracher sur son masque.

Un rire général se fit entendre, procurant une certaine satisfaction à la jeune femme. Akio lui ne se laissa pas intimidé et la saisit pour la faire passer par-dessus son épaule sans un mot, sachant qu’il ne fallait surtout pas traîner ici. Ne pouvant pas la relâcher, mais ne voulant pas la tuer. Il n’avait plus vraiment le choix sur la question. Il parla alors d’une voix forte afin que tout le monde entende tout en indiquant les corps de la pointe de sa lame.

- Donnais leurs une sépulture décente, si j’apprends que vous avez simplement mit le feu au tas. Je vous passerez au fil de ma lame moi-même !

Après quoi, il « déposa » la femme en travers de son cheval et grimpa derrière elle sans vraiment lui laisser le choix. Des hommes se rassemblaient pour l’accompagner et les autres commençaient déjà à faire ce qu’il avait ordonné. Akio fixa une dernière fois le démon, avant de prendre congé. Ils s’enfonçaient dans la forêt pour se rendre je ne sais où. Avec pour seul bruit, les sabots de chevaux et les plaintes d’une prisonnière fraîchement capturée.
»

Soren fut stoppé net, voyant qu’il était arrivé au bout de ce qu’il avait déchiffré. L’auteur avait décrit la scène à la perfection malgré l’écriture utilisée. Désormais, il n’avait plus qu’une chose à faire, traduire le reste… Mais pas ce soir, il se faisait déjà trop tard. L’étudiant rangea tout ce qu’il avait sorti en une pile proprement posé au centre du bureau.

Puis gagna son lit tout en glissant le journal dans son armoire avant. Couché sur le dos, il observa alors la photo une dernière fois. Ce carnet était bien un journal intime… Mais jusqu’où avait pu aller cette histoire ? L’ile d’Okushiri… Il ferait des recherches sur ça aussi. Mais avant tout, Soren devait dormir. Il connaîtrait la suite après de nombreuses autres journées de traduction.

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[Solo]L'encre du passé [U-6] Psx_2047

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Soren Haruka
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(#) Re: [Solo]L'encre du passé [U-6]  [Solo]L'encre du passé [U-6] EmptyDim 3 Jan 2021 - 22:07

2 novembre, la nuit.

Soren était assis à son bureau, en train d’observer les diverses notes qu’il avait sortie de la pochette en carton prévue à cet effet. L’île d’Okushiri, voilà ce qu’il avait pu réunir comme information dessus. Visiblement, l’île était assez grande pour contenir à l’heure actuelle, quelque 2000 habitants. Il y a de nombreux relief dessus et pour l’atteindre, il faudrait compter une bonne journée de voyage… 24 h … Soren soupira. Ça ferait un long voyage, il allait devoir attendre sa majorité, car un mineur ne peut pas faire un tel voyage sans être accompagné. Prévoir aussi 1 bonne semaine car L’île a semble-t-il était complétement dévasté par un raz-de-marée, assez récent. Donc, s’il voulait retrouver des traces de ses ancêtres là-bas. Ce serait particulièrement compliqué. Néanmoins, ce n’était pas la raison qui avait fait venir sa famille à Kyoto, les dates ne concordaient pas.

Le jeune homme semblait déjà dépassé par l’ampleur de la tâche, mais garda malgré tout en tête qu’il avait encore trop peu d’information pour le moment et il espérait que la suite du journal de son arrière x fois, grand-mère pourrait lui donner plus de précision sur le sujet.

- Voyons voir, j’en étais ou déjà… Ah oui, visiblement, elle a passé une bonne partie de sa détention sous silence… À ce que j’ai compris, Akio a toujours été bon avec elle malgré qu’elle, selon ses dires, eût été complétement infâme avec lui. Peut-être qu’elle a préféré ne pas écrire cette partie-là parce qu’elle a eu honte d’elle. Ou alors, pour ne pas gâcher de la place sur le papier. Donc, vu les dates, il s’est passé environ deux semaines depuis la dernière fois. Akio l’a emmené dans son village et elle n’a pas quitté sa maison depuis… Il l’a visiblement gardé sous surveillance pendant quelque temps, mais il l’accompagnait tout de même pour qu’elle se dégourdisse ou se lave.

Il rit doucement à l’idée qu’il puisse la laver, mais doutait fortement qu’une telle scène soit jamais arrivé.

« 4 décembre 1876

Elle avait commis une erreur, qui n’en était pas vraiment une au final. Parler japonais était facile pour elle qui l’avait appris mais maintenant, son détenteur le savait. Elle lui avait dit de ne pas la toucher alors qu’il voulait simplement vérifier une éraflure qu’elle avait au genou. Éraflure qu’elle ne serait pas faite si on lui détachait un peu les mains. Pourtant, depuis, il venait lui parler. Lui expliquer pourquoi il faisait.

- Tu sais, ça ne m’amuse pas. Je ne t’aime pas. Mais tu ne m’a rien fait de mal, alors je n’ai aucune raison de t’en faire non plus.
- Tout comme les autres que vous avez tuez, mes amis ! Ils n’ont rien demandé et vous les avez sauvagement tuées.

L’homme fut surpris. Il était bien moins impressionnant dans un simple kimono. Oui, au début, Aslin avait eu peur de lui, mais désormais, elle le trouvait petit, insignifiant. Tout le monde semblait le respecter dans ce village paumé entre deux montagne, mais elle n’avait que du mépris pour lui. Il dit alors d’un ton calme et amical.

- Tu m’accuses à tort, je n’ai jamais voulu que quiconque meure. Cependant certains sont plus extrêmes… J’essaie de les tempérer, mais ce n’est pas si….
- Ça suffit ! Toi où un autre, c’est du pareil pour moi ! Que ce soit tes compagnons, c’est la même chose !!! Ils sont morts ! Tu aurais mieux fait de me tuer avec plutôt que de m’infliger cette humiliation !

Elle hurlait sur lui, il fallait que ça sort, elle pleurait depuis deux semaines. Pourtant, l’homme en face resta impassible et la seule chose qui brisa le silence, ce fut un enfant qui se mit à pleurer. Il faisait déjà nuit ? Aslin avait perdu la notion du temps. Akio se leva et commença à se diriger vers la porte quand il fut interpellé de façon odieuse par la jeune femme.

- Pourquoi tu ne laisses pas faire sa mère ! Tes mains de meurtrier ne devraient pas toucher ce pauvre enfant…

Akio resta dos à elle et tourna juste la tête avant de dire d’un ton plus froid.

- Elle est morte, à cause des tiens.

Puis, il sortit sans rien ajouté. Pourtant, elle s’en était voulue et aurait voulu lui présenté des excuses sur le coup. Se rendant compte que la guerre devait faire bien plus de ravage qu’en apparence. Les pleurs durèrent un moment, comme pour rappeler à la jeune femme à quel point elle avait été ignoble. Il lui avait sauvé la vie, malgré sa haine. Il valait clairement, mieux que la jeune femme. Mais elle n’était pas responsable de ça… Ce serait hypocrite de dire un truc pareil, alors qu’elle l’accusait sans hésitation pour la même chose.

Le lendemain matin, il était venu sans un mot avec un couteau en main. Aslin crut que c’était la fin. Elle ferma les yeux en pensant très forts qu’elle parlait beaucoup trop. La jeune femme prenait alors une dernière respiration, anticipant la lame froide qui pénétrerait dans sa peau. Pourtant… Lorsqu’Aslin ouvrit les yeux, c’était pour constater que tous les liens qui l’entravé avait été coupé. Akio avait fait ça façon tellement rapide, qu’il était déjà ressortit avant qu’elle ne s’en rende compte.

Pouvait-elle partir ? La jeune femme se risqua alors hors de la pièce, la maison d’Akio était froide, sans vie. Une maison japonaise typique, quoi qu’un peu grande. Le village se déroulait en étage et compté environ cinquante habitants, au mieux. Sans compter les enfants. Aslin s’approcha de l’homme assis près du feu qui faisait cuire un bouillon et l’homme lui tendit alors un bol de nouille sans la regarder.

- Mange.
- Pourquoi m’as-tu détaché ?
- Mange.
- Qu’est-ce que tu attends de moi ?
-…
- Je … Je suis désolé… Pour hier, j… J’ai dépassé les bornes. Être prisonnière me rend nerv…
- Tais-toi…

Elle s’exécuta, l’homme avait parlé d’une voix calme, mais elle était trop honteuse pour oser parler plus. Aslin se mit alors à manger et revit doucement en sentant la chaleur que le bouillon lui procurait. La jeune femme observa alors l’homme qui ne mangeait pas de son côté. Elle se risqua alors à dire.

- Ce n’était pas moi qui ai tué ta femme et je veux bien croire que tu m’a en fait sauvé la vie. Mais pourquoi tu me détache comme ça, je peux partir ?
- Tu peux, sauf que la neige a fermé le seul passage vers la civilisation. Donc, tu mourras.
- Ah, c’est direct. Que vais-je faire alors ?
- Arrêter de parler.

C’était encore plus direct. Une vielle femme arriva sur ces entrefaits. Expliquant qu’un peu de main-d’œuvre ne serait pas de refus pour tisser des habits plus chauds. Akio proposa alors qu’Aslin travaille. Ce n’était pas un choix pour elle, cependant, c’était toujours mieux que de rester là. Alors la jeune femme suivit la grand-mère.

10 decembre.

Ça ne se passait pas si mal, maintenant que tout le monde savait qu’elle parlait Japonais. Aslin n’avait plus aucun mal à se faire comprendre. La grand-mère lui expliqua alors un peu la vie du village, c’était un endroit plus que modeste et il n’y avait qu’une famille de samouraï qui fédéré cet endroit. L’île était divisée en trois petites zones ou chaque famille s’était installée. Ici, c’était celle des Harukani. On lui expliqua qu’il n’avait pas réellement de nom à la base. Cependant, lorsqu’il s’était présenté sur l’île principal. Les grands-parents d’Akio avait simplement dit « loin » lorsqu’on leur avait demandé d’où il venait. Depuis la famille samurai de cette terre portait le nom d’Harukani. Les guerriers venus de loin.

Aslin mit un moment à s’habituer au tissage, c’était compliqué mais elle avait une bonne prof. Aslin apprécié surtout rejoindre les autres femmes aux sources chaudes du coin après chaque dur labeur. Comme toutes les iles du Japon, il y avait des volcans et forcement, les sources chaudes n’étaient pas rares. On prenait bien plus soin d’elle depuis que la jeune femme faisait preuve d’un peu plus de volonté. Même Akio se fendait d’un petit sourire en le voyant travaillé.

Cependant, ce dernier, travaillé beaucoup trop. Son père était l’ancien chef du village et bien qu’il soit l’ainé d’une fratrie de trois enfants. Il sentait peser sur lui un fardeau bien plus lourd que sur celui de ses frères. L’homme se sentait obligé de répondre à chaque demande, il portait les charges d’une grand-mère par ici, réparer un toit par là. S’en aller chercher des enfants qui étaient allé trop loin. Akio était pour ainsi dire partout où on avait besoin de lui. L’hiver était particulièrement rude et tout le monde se soutenait pour ne pas se laisser abattre. Aslin devait être la seule a remarqué que l’homme n’était pas beaucoup soutenu, peut-être les gens d’ici avait pris la mauvaise habitude de le laissé faire.

18 Décembre.

Akio avait encore un peu de mal a laissé Aslin s’occuper de son petit. Pourtant, elle ne pouvait pas le laissé tout géré alors qu’il était sans arrêt happé par ses fonctions de chef. Dire que la première fois qu’elle avait voulu consolé ce pauvre enfant orphelin de sa mère, elle s’était retrouvée avec une lame sous la gorge. Malgré tout, elle lui avait tenu tête ce jour-là.

- Tu penses sincèrement que je m’abaisserais à tuer où quoi que ce soit d'autre avec ce pauvre petit… Ne m’insulte pas plus que tu le fais déjà. Tes mains sont toujours prises par quelques choses, alors que les miennes sont vides. Je veux juste t’aider.

Bien que la réticence fût de mise, l’homme avait tôt ou tard, accepté qu’elle s’occupe de son petit protégé. Mais ce n’était pas sans surveillance. Cela va sans dire. Le soir, alors qu’ils mangeaient. Il l’avait autorisé à garder son enfant contre elle pour le repas. Elle se risqua alors à demander d’un ton curieux.

- Tu sais, je ne connais toujours pas ton nom mon petit. Tu crois que ton père serait assez aimable pour me le dire ?
- Tama…
- Je vois, c’est très jolie, Tama Harukani, je suppose.

L’enfant s’en moqué, il mangeait le riz avec une sorte de cuillère en bois a sa taille. Il se moquait bien de ce qu’on lui disait. Plus tard, ils le couchèrent et elle resta un moment a le regarder dormir en restant assise près de lui. Ce n’était qu’un enfant innocent, il pleurait parfois l’absence de sa mère. Malgré tout, depuis qu’Aslin s’occupait un peu de lui, il semblait apaisé. Akio les rejoint et s’installa alors à coté d’Aslin pour couvrir le petit un peu plus. La jeune femme pensa que le guerrier n’avait pas les mains sauvages, il aimait son fils.

- Comment elle s’appelait ?
- … Hina. Elle était originaire de Kyoto. C’est là-bas que… Que…
- J’ai compris, c’est triste… Je suis désolé… Pour tout ça et pour lui.
- Tu n’y es pour rien, je ne t’en ai jamais voulu.

Elle l’observa alors avec surprise, il n’était pas hyper expressif alors, car depuis le début, elle avait juste l’impression qu’il lui tirait la tronche. Pourtant, le regard d’Aslin s’adoucit alors doucement et elle lâcha avec rancœur.

- Moi, je t’en ai voulu. Je t’en veux encore.
- Je sais.

Il se releva et invita la jeune femme à faire de même pour laisser le petit dormir. Il faisait toujours froid malgré que toute les paravents et porte était installé. Akio lui dit d’un ton toujours aussi froid.

- Quand la neige aura fondu, il faudra attendre quelque temps. La mer ne sera pas praticable. Ensuite, je te ramènerais là où tu dois être.

Aslin rit légèrement, là où elle devait être. Lorsqu’elle gagna sa chambre, ce fut l’esprit en proie au doute. En quelque temps, toute sa vie avait changé de façon drastique. Maintenant, elle ne savait même pas ce qu’elle voulait. Alors, elle se mit a pleurer dans son lit, c’était la seule chose à faire. Elle voulait retrouver sa mère, son père… Mais une partie d’elle-même, ne voulait pas quitter cet endroit. Elle s’y sentait utile, on l’a traité comme elle était et pas juste comme une fille de marchand riche. Ici, on l’estime… Alors que là ou elle devait être, ont estimé surtout sa dot et les intérêts qu’elle rapporterait à sa famille.

22 Décembre.

Tout était allé si vite.

Aslin transporté un panier remplis de nourriture qu’elle distribuait aux divers travailleurs du village. Lorsqu’en se retournant après avoir entendu plusieurs personnes crier, elle le vit. Akio, sur le toit, retenu par une jambe et un bras. Ses frères avaient eu le bon réflexe. Cependant, lorsque les hommes l’aidèrent à le ramener sur la terre ferme. La doyenne du village, celle qui avait passé beaucoup de temps avec elle, Oba comme elle l’appelait affectueusement. Elle palpa le front avant de dire à tout le monde, qu’il était bouillant. Akio respirait fort. Elle ne comprenait pas, elle vivait avec lui et n’avait pas vu qu’il était malade. Sur le moment, elle se maudit. Elle maudit tout autant ce type et son besoin de cultiver le secret. Si elle avait vu qu’il était malade, alors…

Akio était au plus mal. Il s’était surmené et lorsqu’elle vit les hommes qui le portaient, voyant son corps vidé de toute vie. Elle lâcha son panier.
»

La frustration de Soren était palpable. Il n’avait pas traduit assez loin et désormais. Il brûlait de connaître la suite. Cependant, il était tard. Soren avait lu de nombreuses pages et il décida d’aller se coucher. D’ici quelques jours, il tacherait d’aller à la bibliothèque, Samedi matin tiens. Afin de pouvoir récupérer d’autre livre sur les écrits japonais anciens. Autant dire, qu’il n’avait pas fini de tout traduire, il restait de nombreuses pages. Mais pas ce soir… Il rangea le tout dans un silence quasi-religieux et se rendit dans son lit.

Il attrapa son téléphone et observa quelques instants les messages de sa famille. Devait-il leur dire. Non autant attendre, maintenant, il avait une localisation approximatif du village. Soren voulait voir sur place, prouvait que le journal était authentique. Mais c’était trop tôt visiblement. Les neiges bloqueraient la voie praticable et la saison des typhons ne serait pas non plus le bon moment. Il aurait sûrement ses 20 ans, tout sera plus facile à ce moment.

En descendant dans ses messages, il tomba sur ceux qu’il avait échangés avec Hanae. Soren soupira. Supprimer ? Oui, non… Oui.

Après quoi, il ferma les yeux.

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