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 Ayame Kûga

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Ayame Kûga
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■ Inscrit le : 18/11/2020


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Ayame Kûga
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Ayame Kûga

METIER : Concierge
ARRIVE EN : Septembre 2016


Nom : Kûga ♦ Prénom : Ayame ♦ Date de naissance : 30 novembre 1983 ♦ Âge : Bientôt 33 ans ♦ Lieu de naissance : Asahikawa, Hokkaido ♦ Nationalité : Japonais ♦ Préférence sexuelle : Homosexuel

Métier : Concierge ♦ Date d'arrivée dans l'établissement : Septembre 2016 ♦ Personnage sur l'avatar : Shota Aizawa de My Hero Academia

Souhaite être référent du club : /
Raison rp : /

Physique & Caractère :


Pendant longtemps, Ayame a eu le physique type du japonais lambda. Aujourd’hui, après une longue dépression, il s’en écarte. Dépassant la taille moyenne de quelques centimètres, il atteint tout juste le mètre 75 pour soixante-seize kilos. S’ils ont longtemps été simplement du gras, depuis deux-trois mois, ce sont des muscles qui commencent à apparaître sur son corps. En effet, il s’est plongé dans le sport, l’utilisant comme une thérapie pour se sentir mieux avec lui-même. Néanmoins, ces quelques muscles ne sont pas très visibles sous les vêtements sombres qu’il a tendance à porter, comme pour se cacher. Avec ses cheveux longs et ses cernes lourdes, on pourrait croire qu’Ayame ne prend pas soin de lui, et nous ne serions pas loin de la vérité. Il a encore du mal à être attentif à lui-même et il renvoie une apparence parfois un peu (trop) négligée, laissant ses cheveux lui tomber devant ses yeux bruns. Toutefois, il a toujours un élastique sur lui au cas où ça l’embêterait trop. Bien qu’il soit un homme plutôt sociable en règle générale, il n’est pourtant pas très avenant physiquement parlant et il donne l’impression d’un mur autour de lui, repoussant les gens. Mais dès que l’on parvient à le franchir, c’est un homme souriant qui se trouve là. Le visage assez fin, la peau pâle, une barbe de quelques jours et une cicatrice sous l’œil due à un mauvais coup lors d’une bagarre avec des ivrognes, il peu parfois faire peur. Le regard blasé mais vif, c’est assez difficile de lui trouver un air sympathique. Pourtant, il pourrait être un bel homme s’il prenait la peine de faire quelques efforts.

***

Ayame n’a aucune présence. C’est la première chose que l’on peut dire sur lui. Il est ce type que l’on ne remarque pas, qui se faufile derrière vous et que vous voyez seulement lorsqu’il ose prendre la parole. Il est cet homme du décor, qui se trouve toujours en arrière-plan, loin derrière les personnages principaux de l’histoire. Il est donc très discret, pourtant c’est un homme qui a des choses à dire. Il est cultivé, à n’en point douter, mais il ne le montre pas parce qu’il n’aime pas beaucoup se mettre en avant. Il a tendance à se laisser porter par le courant depuis toujours mais une fois qu’il est investi dans quelque chose, on peut compter sur lui pour aller jusqu’au bout. Il a toujours été tenace dans tout ce qu’il a entrepris, même si cela venait des autres. De fait, il est fataliste. Si les choses doivent arriver, alors elles arriveront et il arrive rarement à voir le positif dans chaque chose. Il a tellement perdu dans sa vie qu’il n’est plus à ça près et que si de nouvelles épreuves se mettent devant lui, il le prendra avec résignation. Sa principale qualité pourrait être l’humour, bien que cela reste assez subjectif pour chacun. Il pourrait tout aussi bien être décrit comme lourd par certains. Il est curieux, voire même un peu commère, et il adore écouter les ragots qui circulent sur le campus, se créant ses propres histoires de son côté. Les gens ont tellement tendance à ne pas se rendre compte de sa présence, qu’il peut facilement entendre ce qui se passe un peu partout. Il est de bonne compagnie quand on prend la peine de s’intéresser à lui et il a l’alcool joyeux, voire peut-être un peu trop. Ayame c’est aussi le type bizarre qui vous donne des conseils mais qui ne les applique jamais à lui-même. C’est son côté hypocrite qui prend le dessus dans ces cas-là. Quand il est attaqué, il devient alors très fourbe et mesquin. Il prendra la plus insignifiante des informations à votre sujet pour taper là où ça fait mal. C’est rare mais ça arrive. Aujourd’hui, il se reprend en main après une longue période de dépression et, bien que celle-ci ne soit pas terminée, il fait de son mieux pour remonter la pente dans l’espoir de pouvoir revoir sa fille un jour. Le dernier point important sur Ayame c’est qu’il vit extrêmement mal son homosexualité. Il sait qu’il est gay mais pour lui, cela fait simplement de lui quelqu’un de déviant et de mauvais. Sa sexualité est à l’origine de tout ce qu’il avait construit dans sa vie et se reproche sa propre déchéance.


Histoire :



L’armoire est vide. Du moins tout le côté qui était rempli de ses affaires. Il n’y a plus rien. Plus de robes, plus de t-shirts bariolés, plus de gilets en laine, plus de sous-vêtements en dentelles, plus rien en dehors d’un foulard bleu où s’entortille des lignes nuageuses, laissé à l’abandon sur l’une des étagères blanches. Il tend la main pour le prendre. Son parfum y est encore accroché, comme un souvenir ancré dans la peau. Ses doigts se serrent et il tourne les talons pour quitter la chambre et se rendre dans celle au bout du couloir. Pris d’une panique soudaine, il ouvre les tiroirs de la commode. Vides. Envolés les vêtements ici aussi. Sur le lit, la licorne en peluche a disparu également, certains jouets sont manquants. Un excès de rage s’empare de lui et il balaye d’un mouvement de bras le dessus du meuble, donne un coup de pied dans une chaise en plastique rose, puis s’écroule contre le mur, en larmes, serrant le foulard contre sa tête.

Elles sont parties.

***

Les vingt premières années de ma vie n’ont rien d’exceptionnel. Je suis né dans un petit hôpital d’Asahikawa, à Hokkaido, un 30 novembre, alors que les premières neiges tombaient dehors. Ma mère s’appelle Kûga Mitsuha. Mariée à mon père, Kûga Hatori, alors qu’elle avait tout juste dix-huit ans, elle a toujours été douce, attentive, très maternelle et je l’ai toujours aimée, comme un fils aime sa mère. Mon père a toujours été plus bourru, plongé dans la tradition japonaise. Il m’a rarement montré son amour mais je savais qu’il en avait. Il travaillait, subvenait aux besoins de la famille et pratiquait le kendo à ses heures perdues. Je ne suis pas l’aîné, ma sœur l’est. Kûga Airi, née trois ans avant moi. Durant notre enfance, nous n’avons jamais été très proches. C’était une fille, j’étais un garçon, nos parents estimaient que nous n’avions pas les mêmes besoins et les mêmes centres d’intérêt.

Ma scolarité a été classique. J’ai passé le primaire, le collège et le secondaire sans faire de vague. Me pliant aux exigences de mes parents, faisant ce qu’on attendait de moi : rester dans le rang, être sage et exemplaire, sans jamais se faire remarquer. J’avais quelques amis à l’école, de ceux qui se suivent durant toute leur scolarité, surtout dans une petite ville comme Asahikawa, perdue dans les montagnes, mais qui se contentent simplement de ce que les autres offrent à l’école. Je me suis toujours laissé porter par le courant. J’ai toujours été comme cette feuille tombée de l’arbre, flottant au gré des flots, sans jamais revenir en arrière, sans jamais réfléchir par moi-même.

Mon père disait que je n’avais aucune personnalité.
Ma mère disait qu’il me fallait juste du temps pour me trouver.
Ma sœur disait que je n’étais qu’un gosse inintéressant.

Je n’ai jamais contredit qui que ce soit sur tout ça. Je me contentais de hocher la tête et d’avancer sur la route que l’on traçait pour moi.

***

« Pourquoi tu as fait ça ? »
« A ton avis ? Tu m’as humiliée. C’était un juste retour des choses. »
« Tu- »
« Qu’as-tu fait, toi, pour moi ces dernières années ? Qu’as-tu fait pour maintenir notre mariage à flots hein ? Rien, absolument rien ! Tu nous as fait reculer, tu n’as jamais cherché à nous aider. »
« Aoi, tu ne sais pas ce que tu dis. Arrête. Comment va-t-on faire maintenant ? »
« Peu importe ! Ça m’est égal ! Tu m’as détruite Ayame ! Tu nous as détruit et tu n’en éprouves aucun remord. »
« Quoi ? B-Bien sûr que si ! Je suis désolé. Ecoute, ça ne se reproduira plus, d’accord ? »
« Vraiment ? En es-tu si sûr que ça ? Regarde-moi dans les yeux et redis-le-moi sans ciller. »
« Je… »
« Voilà. J’en étais sûre. Tu es un menteur et un imposteur. Tu n’as jamais été honnête avec qui que ce soit, à commencer par toi-même. Tu me dégoûtes. »


***

Hasegawa Aoi était une lycéenne parmi tant d’autres. De longs cheveux clairs, de grands yeux bruns, un sourire à faire fondre un glacier, des mains fines qui aiment jouer du piano. Elle était dans la classe d’à côté et nous ne nous parlions jamais. Mais ses parents connaissaient les miens. Ils étaient amis, ou ce qui pouvait s’en rapprocher, et ils ont très vite émis l’idée qu’un jour, Aoi et moi fonderions notre propre foyer. Après le lycée, nous sommes tous les deux allés à la fac et c’est là que nous avons réellement appris à nous connaître. J’aimais l’écouter parler, me raconter des anecdotes plus ou moins intéressantes. Elle était drôle et elle aimait mon humour. C’est à ses côtés que j’ai appris à nager par moi-même, à remonter la rivière petit à petit, à mon rythme, à comprendre ce que j’aimais dans la vie, ce que je voulais faire, ce que je pensais pouvoir offrir au monde. Je me suis dirigé vers le monde de l’édition et elle me faisait rêver en parlant de romans d’aventures ou d’amour.

Nous étions jeunes, tout juste vingt-et-un ans, quand nous nous sommes unis devant nos familles respectives, poussés par la pression sociale et familiale. Mais cela ne nous dérangeait pas. Nous nous entendions très bien et cela nous a semblé tout à fait naturel. Elle a arrêté ses études pour s’occuper de notre foyer pendant que je terminais les miennes tranquillement. Je pense pouvoir dire sans me tromper que nous nous sommes aimés, bien que ce soit davantage de l’amitié que de l’amour. Les premières années de mariage se sont relativement bien passées et nous faisions le bonheur de nos parents respectifs. Ils n’attendaient qu’une chose : que notre famille s’agrandisse.

***

« Vous êtes licencié. »
« Q-Quoi ? M-mais, pourquoi ? »
« Le budget se resserre et nous devons faire des concessions. Nous n’avons plus les moyens de vous payer. »
« Mais ça fait neuf ans que je travaille pour vous. Nakajima-san est arrivé il y a deux mois et- »
« La décision est prise et j’en suis désolé pour vous. Au revoir Kûga. »


La décision est prise et il le sait. Il ne parviendra pas à faire changer d’avis son patron qui s’est détourné de lui, clôturant ainsi la conversation. Retenant à grande peine la vague d’émotions qui le frappe, il tourne les talons et quitte le bureau. C’était un mensonge. Il le sait. Il n’y a jamais eu de problèmes de budget et son travail a toujours été exemplaire. Rien n’aurait pu le pousser à le virer de la sorte. Rien à part…

Dans l’open-space, les gens ont les yeux rivés sur lui. Certains regards sont lourds de jugement, d’autres laissent apercevoir un peu de pitié, tandis que d’autres encore se détournent rapidement. Ils le savent. Tout le monde le sait. Ses poings se serrent le long de ses flancs et il se dirige vers son bureau où un carton vide l’attend déjà, apporté ici pendant qu’il se trouvait avec le patron, comme si tout était déjà prévu. Parce que c’est le cas. La main tremblante, il prend le carton et vide lentement son bureau, mettant ses quelques objets personnels dedans qui se composent de deux photos, d’une plante tenant debout difficilement, de trois objets anti-stress, d’un verre à crayons et d’un mug. Rien d’autre.

***

J’étais en Angleterre la première fois que c’est arrivé. A Londres précisément. La boîte d’éditions pour laquelle je travaillais m’y avait envoyé pour traiter des contrats liés à l’adaptation de mangas là-bas. C’était la première fois que je partais, que j’obtenais un rôle si important après plus d’un an à travailler pour eux. J’étais heureux et Aoi l’était aussi même si elle disait être triste de ne pas me voir pendant une semaine. Après deux ans de mariage, tout n’était pas rose entre nous. Si en apparence les choses se passaient bien, dans l’intimité, c’était une toute autre chose. Comme des partenaires de danse désaccordés, nous ne parvenions pas à trouver notre symbiose. Nous essayions de ne pas voir le problème, de passer outre. C’était mon premier voyage en Europe et c’est ce qui m’a fait basculer.

Je l’ai rencontré comme dans un film. Au détour d’un regard dans un bar londonien. Je l’ai d’abord pris pour une femme avant de réaliser mon erreur. J’avais déjà bu quelques verres et je l’ai laissé me charmer, le charmant en retour, nous avons fini la nuit chez lui. Pour la première fois de ma vie, je suis sorti du rang. J’ai arrêté de suivre le chemin tracé par la société et j’ai dévié. Il m’a logé pendant une semaine et pendant une semaine, j’ai cessé de fonctionner normalement. Je me suis dit que ce serait juste une fois, que ça resterait à Londres, que ça ne me suivrait pas et que dès que je rentrerai chez moi, les choses reprendraient leur cours, sans que rien ne se soit passé. Je n’aurai pas pu davantage me tromper.

En couchant avec cet homme, j’ai découvert les raisons qui me poussaient à fuir le lit conjugal. Aoi ne m’avait jamais offert ce que je désirais réellement. Nous étions amis, pas amants. Mais le devoir d’un mari est de combler sa femme et je ne suis jamais parvenu à répondre à ce devoir. Les années ont passé, et je l’ai délaissée. C’était inconscient au début mais après cette semaine passée en Europe, l’évidence était là : j’étais un déviant et peu importe à quel point je pouvais tenter de me rattraper, rien ne fonctionnait. Aoi et moi avons cessé de fonctionner harmonieusement ensemble malgré mes efforts. De mon côté, j’ai commencé à trouver du réconfort dans les bras masculins dès que je m’éloignais de ma ville. Après plus de trois ans et demi de mariage, elle est tombée enceinte par un miracle impensable. Malheureusement, cette grossesse s’est terminée par une fausse couche. Ce jour-là, elle a beaucoup crié et beaucoup pleuré. Je n’ai rien pu faire. Je ne savais pas quoi faire. Je ne voulais rien faire.

***

« C’est quoi ça ? »

Une enveloppe tombe sur la table, claquant dans le silence de la cuisine. De l’ouverture, quelques photos s’en échappent et il lève les yeux vers Aoi, interrogateur. Elle a les bras croisés sous sa poitrine et son regard est dur, empli de jugement. Il ne comprend pas ce qu’il se passe mais entre ses côtes, son cœur bat si fort qu’il a l’impression qu’il va s’en échapper. La main tremblante, il attrape l’enveloppe et en sort les photos pour les regarder. Il blêmit en voyant la première. C’est lui dessus, sortant d’un love hotel. Sur la seconde, un autre homme le suit, Keisuke. Sur la troisième, ils sont devant un bar gay. Sur la quatrième également. Sur la suivante, ils sont au restaurant ensemble, il peut voir leurs pieds se frôler en-dessous. Elles sont toutes ainsi, le montrant avec son amant à divers endroits. Blême, il relève les yeux vers Aoi.

« Tu m’as fait suivre ? »
« Oui. Et à raisons. »
« Ecoute Aoi- »
« Fais attention à ce que tu vas dire Ayame. Ne me sors pas que ce n’est pas ce que je crois, ou une autre idiotie de ce genre. Tu m’as trompée. Avec un homme qui plus est. Et je ne suis même pas certaine que ce soit le seul. »


Que peut-il répondre à cela ? Il a soudain l’impression d’être un animal acculé dans un coin, sans possibilité de fuite. Elle l’a fait suivre. Il ne s’en était pas rendu compte. Il ne pensait même pas qu’elle se posait des questions. Il pose l’enveloppe sur la table, incapable de regarder les photos plus longtemps. Il ne le sait pas encore, mais tout va s’écrouler autour de lui.

« Tu me dégoûtes. »

***

Hatsumi est née le 7 janvier 2011. Quelques flocons tombaient encore ce matin-là mais elle a été un rayon de soleil brillant sur la neige. Quand Aoi m’a annoncé qu’elle était enceinte, j’ai pris cela comme ce que c’était : un miracle. Avec le peu d’étreintes que nous partagions, ça ne pouvait être que ça. Notre fille a été du baume sur la plaie qu’était notre mariage. Ma relation avec ma femme s’est adoucie grâce à la présence de cette lumière dans notre vie. Si je n’ai jamais réussi à être un mari aimant, je sais que j’ai toujours été un père attentionné. Quand elle m’a souri pour la première fois, j’ai su que je ferai tout pour elle. Ce que je ne voyais pas, c’était que ma relation avec ma fille faisait naître une certaine jalousie chez sa mère. Elle ne comprenait pas pourquoi je ne lui montrais pas autant d’affection, pourquoi j’étais toujours absent, pourquoi je la délaissais autant. Et je n’avais pas de réponse à lui donner car la honte me tenaillait toujours. Celle d’être le mari adultère, le mari qui aimait les hommes, le mari horrible…

Quand j’étais présent à la maison, toute mon attention était portée sur Hatsumi et Aoi n’existait plus à mes yeux. Mon affection pour elle était toujours présente, mais je ne parvenais plus à le lui montrer. Je m’enfermais dans ce que j’étais, dans ma culpabilité qui me rongeait jour après jour. Peut-être aurais-je dû voir venir ce qui est arrivé ensuite. Peut-être aurais-je dû ne pas relâcher ma vigilance.

J’ai rencontré Keisuke un soir de février, lors d’un dîner avec des collaborateurs d’une autre entreprise filiale à celle où je travaillais. Nos regards ne cessaient de se croiser, nos pieds se touchaient sous la table, et quelque chose est né entre nous. Je ne pense pas que c’était de l’amour, mais il y avait quelque chose entre nous qui nous plaisait. Nous nous voyions régulièrement, dans des hôtels en dehors de la ville, passions des soirées ensemble. Cela me faisait du bien et j’avais la sensation que les choses étaient bien comme elles étaient.

Comment aurais-je pu me douter qu’Aoi me ferait suivre par un détective privé ?
Comment aurais-je pu me douter qu’elle enverrait les photos à ma famille et mon patron ?
Comment aurais-je pu me douter qu’elle allait être l’instrument de ma descente aux enfers ?

***

« Elles sont parties. Elle m’a abandonné. »

L’homme assis à côté de lui sur le banc ne le regarde pas, laisse son regard se perdre dans la nuit devant eux en buvant son café en canette. Prostré sur son banc, il n’ajoute rien, sombrant peu à peu dans le noir qu’est sa vie. Il ne sait même pas pourquoi il s’est confié à cet inconnu, lui racontant son histoire et ses déviances. Lui soufflant qu’il n’a plus rien à perdre aujourd’hui et qu’il ignore encore pourquoi il ne s’est pas jeté du premier pont traversé.

« Tu ne devrais pas abandonner. Pas sans te battre. »
« Je ne peux pas me battre. Je n’y arrive plus. »
« Tu veux revoir ta fille ? »


Il lève les yeux vers l’inconnu. Celui-ci a détourné son attention du ciel pour la porter sur lui, le regardant avec un sérieux étrange, les sourcils froncés.

« Oui. Plus que tout au monde. »
« Mais mec, regarde-toi. Si tu étais ta femme, t’aurais envie de te confier ta fille ? »


Cette phrase, cette simple phrase, a l’effet d’un puissant électrochoc. Il est incapable de répondre alors que l’homme l’observe en silence, sa canette toujours à la main. Il sort son portefeuille, récupère deux billets et les lui met dans la main.

« Achète-toi à manger. »

Puis il se lève et disparaît comme il est venu, le laissant seul avec ses pensées.

***

J’aurai dû m’en douter. C’était la suite logique des événements. Après avoir perdu mon emploi et le respect de ma famille, il était évident qu’elle allait prendre notre fille et s’en aller. Peu importe le nombre de fois où je me suis rendu par la suite chez mes beaux-parents pour tenter de me faire pardonner, de donner des explications, je n’ai jamais pu la voir. Sans emploi, mon honneur bafoué par mes déviances, j’ai tout perdu, incapable de garder ma maison, incapable de trouver du réconfort auprès de ma famille qui m’a renié, c’est à la rue que je me suis retrouvé. Je ne suis jamais retourné voir Keisuke non plus après que celui-ci se soit excusé de rompre avec moi, effrayé à l’idée que cela lui arrive aussi. Comment lui en vouloir ?

Elles ont déménagé.

Je n’ai jamais su où. Ma fille m’a été enlevé par ma femme et je ne l’ai plus revue depuis. J’ignore où elle se trouve et je sais que je ne peux me permettre de la chercher, puisque j’en ai perdu le droit. Je suis resté des mois dans la rue, dans des foyers. Je n’avais plus aucune envie de quoi que ce soit. Chercher du travail m’était impensable, puisque j’avais l’impression que mes erreurs étaient inscrites sur mon front. Je n’en avais de toutes façons pas l’envie. De nombreuses fois je me suis demandé pourquoi je ne mourrais pas, en me disant que les choses seraient plus simples. Mais la seule fois où j’ai pensé que j’allais franchir le pas, cet inconnu est apparu et est parvenu, en quelques mots seulement, à me ramener sur terre.

Près d’un an après le départ d’Aoi et Hatsumi, j’ai commencé à me reprendre en mains. Avec l’aide d’assistantes sociales dans les foyers où je me rendais, je me suis trouvé un petit studio pas cher, puis un petit boulot dans un konbini. J’ai commencé le sport afin de trouver une façon de me concentrer sur la vie et sur moi-même. Puis un jour je suis tombé par hasard sur un prospectus parlant de Kobe High School et de leur devise « Faire naître le meilleur en chacun de nous ! ». Trois jours plus tard, je posais ma candidature pour travailler là-bas en tant que concierge et j’emménageais sur place, à l’autre bout du pays.

Parce qu’on a tous le droit à une seconde chance.


Au niveau des langues :


Le japonais est sa langue natale et il a appris l'anglais pendant ses études pour le travail.


Et moi derrière l'écran !


Prénom & Âge : Anju, 29 ans ♦ Comment as-tu connu le forum ? Je le connaissais déjà via les partenariats, puis via l'interforum et quelqu'un m'a incitée à venir ♦ Premier ou second compte ? Second, parce que je suis faible ♦ Déjà eu un compte ici ? Shiro Watanabe ♦ Combien de temps peux-tu accorder au forum ? Je passe tous les jours ♦ Un truc à dire ? Je suis maso...

Personnage inventé ou scénario/prédéfini ? Inventé

Code secret : Validé par Yulian

Code pour l'avatar :
Code:
<b>MY HERO ACADEMIA</b> ; SHOTA AIZAWA <span class="pris">▬</span> pris/prise par Ayame Kûga


Dernière édition par Ayame Kûga le Dim 22 Nov 2020 - 18:57, édité 1 fois
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Ashton Kelly
■ Age : 46
■ Messages : 398
■ Inscrit le : 12/07/2020

■ Mes clubs :
Ayame Kûga GI8PZzx


Mon personnage
❖ Âge : Bientôt 42
❖ Chambre n° : Appart. A-402
❖ Arrivé(e) en : Avril 2016
Ashton Kelly
« Personnel ; médecin »
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(#) Re: Ayame Kûga  Ayame Kûga EmptyHier à 17:48

Life footage de moi en train d'accueillir le BG:
 

Oh you Fly

Je l'attendais. Je le voulais. J'ai assisté à sa naissance et aux heures de travail qui l'ont précédé. Je suis si heureux de le tenir enfin dans mes bras aujourd'hui, quel beau bébé In love

Tu sais déjà ce que j'en pense. J'ai hâte. C'est toujours toi le plus beau. Jotem Coeur2

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Merci à Meyu et Hisao pour les kits, leur temps et leur talent Coeur
Ashton s'exprime en japonais, en anglais et baragouine en français
Ayame Kûga Ash%20Signature
Ayame Kûga LB2X9os
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Hisao Tenma
■ Age : 21
■ Messages : 943
■ Inscrit le : 10/07/2020

■ Mes clubs :
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Mon personnage
❖ Âge : 36 ans
❖ Chambre n° : C-406
❖ Arrivé(e) en : Avril 2016
Hisao Tenma
« Personnel ; psychologue »
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(#) Re: Ayame Kûga  Ayame Kûga EmptyHier à 18:21

OHLALAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA LES FRISSONNNNNNNNS !!!!!!!!!!

Grandiose, magnifique, j'ai failli lâcher ma petite larme. C'est trop de beau de voir comment il a envie de s'en sortir de devenir quelqu'un de meilleur pour son petit bout ♥♥♥

Re-bienvenue, au plaisir de se re-croiser (en espérant que ce soit pas pour me pousser de la grande-roue cette fois-ci) !

---------------------------------

Hisao s'exprime en #3d7355. || Discord : Medryan#0203.
Ayame Kûga L7sy
désolée ash. je te bisoute quand même.  
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Yulian Kristianov
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❖ Chambre n° : L-9
❖ Arrivé(e) en : Avril 2015
Yulian Kristianov
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(#) Re: Ayame Kûga  Ayame Kûga EmptyAujourd'hui à 17:59


Bienvenue sur le forum !


Coucou toi ! Je suis contente de te voir avec ce nouveau personnage !

Informations principales :



Date d'arrivée : Malheureusement, ton personnage ne peut arriver qu'à la rentrée actuelle ou précédentes ou durant le mois en cours. Or, nous sommes en octobre, Ayame ne peut donc pas être arrivé en septembre.

Physique & Caractère :



Nickel

Histoire :



Rien à redire

Au niveau des langues :



Peux-tu juste préciser son niveau en anglais, s'il te plait ?

Petit mot de Yulian~


Juste une toute petite modification et une petite précision et ce sera bon pour moi. Ce petit personnage me rend toute triste ! Hâte qu'il reprenne du poil de la bête !


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Ayame Kûga Gr6s
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Ayame Kûga
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