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 A humble and graceful bump

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Hisao Tenma
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Hisao Tenma
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(#) A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 13 Déc 2020 - 2:35

Mercredi 19 octobre

« Tu as promis. »

« Et je tiens ma promesse. Je suis juste en train de me préparer mentalement au fait que je risque de me fracturer quelque-chose et de potentiellement devoir m’arrêter de travailler pendant plusieurs semaines. »

Elle souffle, mais elle n’est pas surprise. Ce n’est pas comme si c’était la première fois qu’elle voyait son père enfiler des patins. C’est d’ailleurs pour cette raison précisément que Kana a entraîné Hisao à la patinoire, motivée par sa pointe de sadisme qui lui fait apprécier avec allégresse le visage terrifié de son père qui se cramponne à la barrière pour ne pas tomber et n’ose pas se laisser aller sur la glace. Ça, et l’effroi sur son visage lorsqu’il la regarde patiner à une vitesse absurde, à l’envers, entre les gens et—oh, il ne veut même pas y penser. Il aura tout le temps de se liquéfier plus tard.

Pourtant, Hisao a cédé à sa demande. Évidemment. Elle le prend par les sentiments. Surtout après avoir passé un week-end aussi éprouvant durant lequel Hisao n’a pas été capable de fermer l’œil plus de quatre heures. Il est si heureux de la revoir et de pouvoir passer du temps avec elle qu’il accepte n’importe quelle activité qu’elle daigne bien vouloir lui proposer et qui puisse lui changer les idées.

Le simple fait de marcher entre les vestiaires et la glace en patins lui fait déjà peur. Il doit s’aider des murs pour avancer jusqu’à trouver la petite entrée qui le mène à son plus grand cauchemar. Kana est déjà en train de s’échauffer, étirant doucement ses jambes alors qu’elle est déjà sur la glace. Hisao ne comprend rien à cette sorcellerie, mais c’est tant pis. Il a accepté, et maintenant il doit faire avec et bon sang—son pied manque de déraper pour partir en sucette alors qu’il est sur la glace depuis moins de quinze secondes.

« Tu veux me tenir la main ? » Kana lui demande avec un sourire narquois aux lèvres.

« Avec plaisir », mais Kana oublie un peu trop souvent qu’elle ne tient pas sa sournoiserie que de son oncle. Hisao lui tend la main, mais c’est uniquement pour se prendre un vent monumental quand la jeune fille se rend compte qu’il l’a prise à son propre jeu.

Et elle commence sa course. Elle est partie, et Hisao sait qu’il ne peut plus l’arrêter. Alors il se concentre sur ses propres pieds et essaye d’avancer, mais manque plusieurs fois de partir en arrière. Pourtant—il a un bon sens de l’équilibre en temps normal. Autrement, il n’aurait jamais obtenu son cinquième dan d’aïkido. Mais il faut croire que tout ce qui implique de glisser lui échappe complètement.

Alors quand Kana s’arrête à son niveau, elle a déjà fait cinq tours de piste et Hisao peine à arriver à la moitié du premier. C’est là qu’elle se met à patiner en arrière, le regardant avec un sourire moqueur et bon sang—Hisao déteste ça. Il a juste peur qu’elle se fasse mal en plus d’avoir peur de lui-même se casser la figure.

« C’est ça, moque-toi », il lui dit en riant à moitié. « Je vais bien finir par te ratt—derrière toi ! »

Trop occupé à se foutre de la gueule de son père, Kana ne remarque pas qu’elle s’apprête à rentrer dans quelqu’un et quand il la prévient, il est trop tard. Heureusement, elle n’allait pas très vite mais elle heurte un homme plutôt grand qu’Hisao ne reconnait pas. Et c’est sans grande surprise qu’elle perd l’équilibre et retombe sur ses fesses, les jambes écartées alors qu’elle est assise.

« Oh bonjour Kobayashi-sensei ! Désolée, je ne regardais pas devant moi ! »

Il ne manquait plus que ça. Qu’il croise l’un de ses collègues dans un endroit où il ne se sent absolument pas à l’aise et où il est particulièrement susceptible de se couvrir de honte.

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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 13 Déc 2020 - 15:32




♫ A humble and graceful bump  ♫
Hanae était là et elle voulait qu’on aille à la patinoire. C’était la saison, celle de Kobe avait ouvert il y a peu. Chaque fois qu’elle le pouvait Hanae prenait le train de Kyoto pour venir nous rejoindre. Même si cela m’embêtait un peu qu’elle dépense à chaque fois ainsi, je n’étais absolument pas prêt à ce qu’on se remette en ménage ensemble. C’était encore trop frais, trop fragile et mon insécurité ne s’était toujours pas dissipée.

D’une certaine façon, j’avais besoin qu’elle me prouve que je pouvais lui faire de nouveau confiance. Si j’avais du écouter uniquement mon cœur, peut-être bien que j’aurai entamé les démarches pour qu’elle habite à la maison, mais j’avais un fils pour lequel je me devais de garder la tête froide. Il était hors de question qu’elle revienne pleinement dans sa vie pour de nouveau disparaître.

« Si je tombe ce sera de ta faute. »

« Mais nooon, de ce que je me souviens tu tenais bien debout ! »

Elle rit en cajolant Chiaki dans ses bras. Oui je tenais l’équilibre et tant qu’il s’agissait de patiner tranquillement tout allait bien. Mais Hanae si elle avait voulu, aurait pu se lancer dans une carrière de patineuse professionnelle. J’étais ébahi chaque fois qu’elle réussissait un toe loop. C’est un saut avec une pirouette. Regarder les diffusions du sport à la télé avec elle pendant des années m’avait appris quelques noms de figures.

J’enfilais mes patins une fois proche du rebord alors qu’une petite luge en bois peinte en jaune et rouge attendait Chiaki. Je l’installai dessus et attrapai le manche à l’arrière pour entamer notre entrée sur la glace. Il était tout content de découvrir la glace.

« Ça t’arrange bien hein... ? » Lança ma compagne en pouffant.

« En fait tu m’as emmené ici parce que te moquer de moi te manque c’est ça ? »

Je plissais les yeux, l’ayant percé à jour. Elle se contenta d’éclater de rire et de commencer à tourner sur elle-même en faisant coucou à notre fils, chaque fois que son regard croisait le sien. Je souris en la voyant faire et prend un petit peu de vitesse pour la suivre. Hanae se déplaçait en arrière en regardant par intermittence par-dessus son épaule.

« Et si on faisait une course ? »

« Et si je gagnais une course, quelle bonne idée ! » Répliquais-je en prenant une voix aiguë pour l’imiter.

Elle vint me taper l’épaule et devant son insistance je ne pus que céder. Je lui dis de me laisser un peu d’avance pour plus d’équité et elle acquiesça en se moquant encore de moi. Je fis de mon mieux pour accélérer le plus possible, pour le plus grand bonheur de Chiaki, avant de l’entendre dans mon dos annoncer qu’elle arrivait.

« Chiaki lance des carapaces rouge pour papa ! »

« ‘Papace ! » Cria-t-il enjoué.

« Tu lui apprends déjà à tricher ! »

J’éclatais de rire en prenant un virage avec une grande amplitude, contrairement à Hanae qui se penchait gracieusement sur le côté pour nous dépasser. J’avais parfaitement le droit de tricher un peu là ! Elle finit par être ralentie par un petit garçon qui ne regardait pas devant lui et dû s’arrêter pour ne pas le renverser.

« Merciiii ! »

Hanae râla alors que je reprenais la tête. Le tour était presque fini et la ligne d’arrivée imaginaire à quelques mètres. Mais alors que ma victoire se dessinait, on me rentra dedans sur le côté et je lâchais le manche pour ne pas entraîner mon fils avec moi. Heureusement, malgré une petite bataille avec mon équilibre, qui devait avoir été bien ridicule vu de l’extérieur, je posais mes mains sur mes genoux en soufflant. Hanae passa devant moi, grand sourire aux lèvres.

« J’ai gagnééé ! » S’extasia-t-elle en attrapant le manche de la luge.

« Ça compte pas ! »

Elle me tira la langue en me traitant de mauvais perdant et je me tournais vers mon fils qui riait à cœur joie puis vers la jeune fille au sol. Tiens, mais je la connaissais en plus. La pauvre était tombée sur les fesses en me rentrant dedans. Et son père n’était pas loin derrière, quelle coïncidence. Décidément nous étions destinés à nous croiser par pur hasard.

« Oh, Kana-san ! Bonjour, ce n’est rien, tu vas bien ? Laisse-moi t’aider. »

Je tendais mes mains gantées - car on n’était pas à l’abri d’une chute comme vous aviez pu voir - à la brune pour l’aider à se remettre sur ses patins. Mon attention se porta ensuite sur Tenma-san qui se rapprochait... Doucement. Le pauvre avait l’air encore moins à l’aise que moi sur la glace.

« Bonjour Tenma-san, c’est encore une rencontre surprise. Vous allez bien ? »

« Nana ! » S’exclama mon bébé en voyant celle qui lui avait offert un joli bracelet.

Oh et, il devait avoir remarqué la jeune femme qui se trouvait à mes côtés. La dernière fois lorsque nous avions passé la soirée chez lui, je lui avais expliqué ne plus être en couple avec Hanae. Et aujourd’hui il la rencontrait, c’était vraiment une situation que je n’avais pas prévu.

« Ah et je vous présente Minami Hanae, ma- » Pourquoi je buguais d’un coup. Ma compagne, et la mère de Chiaki. » Je repris en un souffle.

Hanae me sourit doucement et je sentis mes joues rosir, pourquoi j’étais gêné subitement ? Je détournais les yeux et lui présentais mon collègue Tenma-san et sa fille.

« Bonjour, ravie de faire votre connaissance. » Elle s’inclina poliment en ramenant ses mains sur ses genoux.

« Alors... Kana-san je suis sûr que la patinoire était ton idée, j’ai raison ? » Lançais-je pour tenter de faire passer ma gêne au second plan bien qu’elle n’avait échappé à personne.

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Dernière édition par Gareth N. Kobayashi le Sam 19 Déc 2020 - 0:29, édité 1 fois
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Hisao Tenma
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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 13 Déc 2020 - 20:38

Est-ce trop demandé de discuter près de la barrière ? Hisao le pense, mais il n’en dit rien. À la place, il sourit au moment ou Kobayashi-san se tourne pour le voir. Il n’a pas le choix, s’il veut pouvoir saluer son collègue et sa famille, il va devoir lâcher prise de son seul réconfort. C’est donc particulièrement lentement qu’il lâcha la barrière, restant un instant sur place pour s’assurer qu’il tenait droit.

« Oh bah non ça va c’est une toute petite chute de rien du tout ! Désolée encore », il entend sa fille lui dire au loin. « Ça va et vous ? » Lui demande-t-elle en acceptant sa main pour se relever.

Hisao ne prête pas vraiment attention à la discussion, beaucoup trop concentré sur ses pieds et sur le fait de ne pas royalement se viander sur la glace à l’image de sa fille. La différence avec elle, c’est qu’il n’a plus seize ans comme et qu’il ne pèse clairement pas le même poids. Et l’aïkido a beau lui avoir appris à tomber, toutes ses années de pratique ne sont rien face à l’incertitude de la glace. Comment les autres font-ils pour être aussi stables ? Il l’ignore. Et il se demande incessamment pourquoi est-ce qu’il a accepté de venir à la patinoire.

Un pied devant l’autre, les mains ouvertes devant lui et le regard rivé sur le sol, il avance sans grande conviction vers le petit groupe. Il marche plus qu’il ne patine, mais c’est la meilleure façon de s’en sortir qu’il a trouvé pour ne pas perdre l’équilibre. Il n’avait déjà pas envie de faire du patin à glace mais ce dont il a encore moins envie, c’est de sociabiliser. Une part de lui se fait la réflexion qu’il apprécie Kobayashi-san, qu’il devrait continuer d’écouter les conseils de Kana parce qu’il pourrait s’en faire un ami. Une autre veut juste passer un après-midi tranquille avec sa fille et partir de cet endroit bondé de gens aussi vite que possible. Hélas, le choix ne s’offre pas à lui. Hisao est quelqu’un de poli et il ne fera pas faux bond à sa fille, ni à son collègue qui n’est pas tout seul. Quand il arrive près d’eux, c’est avec un sourire maladroit aux lèvres.

« Bonjour, Kobayashi-san », lui répond-il sur un ton mi-enthousiaste, mi-incertain. « Je vais bien, je vous remercie. Et vous-même ? » Il est obligé d’élever un peu la voix, parce qu’il y a de la musique autour d’eux.

Chiaki choisit ce moment pour remarquer Kana, et sa fille n’attend pas une seule seconde de plus pour aller voir le bambin.

« Chiaki ! » Elle patine un ou deux mètres pour rejoindre le petit. « Alors, t’aimes la glace ? » Elle lui demande, n’attendant pas spécialement de réponse mais surtout pour l’engouement sur son visage de bébé.

Hisao ne peut pas s’empêcher de sourire à la scène, qui lui fait gagner du temps pendant qu’il réfléchit à sa situation. Il y a une femme avec Kobayashi-san. Et il a suffisamment bonne mémoire pour se souvenir que le professeur lui a confié être séparé de la mère de son fils. Une pointe de curiosité le pousse à se demander si les choses se sont arrangées entre Kobayashi-san et sa conjointe ou s’il s’agit de quelqu’un qui a rencontré. Qu’importe, son collègue a l’air heureux. Le reste ne regarde pas Hisao.

Enfin, c’est ce qu’il se dit. Jusqu’à ce que ce dernier, comme ayant lu dans ses pensées—présente la jeune femme et réponde à ses questions. Il s’agit bel et bien de la mère de Chiaki. Hisao incline légèrement le buste vers l’avant, mais le geste en lui-même compte bien plus que son exécution, parce que s’il se penche trop vers l’avant—Hisao sait qu’il va perdre l’équilibre.

« Bonjour. Tout le plaisir est pour moi, Minami-san », lui dit-il avec un sourire calme sur le visage, et sa fille ne tarde pas à suivre. « Enchantée Minami-san ! » Elle est bien plus enthousiaste que lui, mais c’est sûrement parce qu’elle n’est pas crispée à l’idée de tomber au moindre courant d’air. Et parce qu’il est difficile de faire plus enthousiaste que Kana.

La question de son collègue fait croiser les bras à Hisao, qui ne peut s’empêcher de pouffer de rire même s’il ne dit rien dans l’immédiat et laisse sa fille lui répondre.

« Oui, et je ne sais même pas comment j’ai réussi à le trainer ici en fait », elle lance un regard à son père. « Dans vingt minutes ça l’a saoulé et il est dans les gradins. »

Faussement outré par la supposition, Hisao hausse les sourcils et écarquille les yeux.

« Quoi, ça ne se voit pas que je suis dans mon élément là ? » Il dit ça avec une voix complètement neutre et un visage figé par la concentration. Il est incapable de rendre son ironie audible, mais de toute façon la phrase se suffit à elle-même.

Kana secoue la tête et rit doucement avant de lever les yeux au ciel. Et c’est sans accorder davantage d’importance à son père qu’elle va s’accroupir devant Chiaki avant de dire :

« Tu veux que je t’emmène faire des tours ? Kobayashi-san, Minami-san, je peux l’emmener faire des tours ? Promis je patine pas à l’envers et je regarde devant moi. »

Acquiesçant aux conditions des deux parents, elle emmène le bambin avec elle à une vitesse bien plus raisonnable que plus tôt et Hisao laisse retomber ses bras le long de son corps avant de se tourner vers son collègue et sa compagne.

« Je m’en excuse par avance, mais je risque de drastiquement vous ralentir », leur dit-il en se frottant la nuque, gêné. « Le patinage et moi, ce n’est pas une grande histoire d’amour. »

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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyLun 14 Déc 2020 - 23:39




♫ A humble and graceful bump  ♫
Petite, petite, à sa place mon coccyx n’aurait pas apprécié. Bon il fallait dire qu’il était plus haut perché aussi. J’attrapais sa main et tirais dessus en faisant attention à ne pas moi-même partir en arrière.

« Tant mieux, ça aurait été dommage de te faire mal. Sinon je vais bien merci. »

Au loin je remarquais Tenma-san se démener pour nous rejoindre et choisi de ne pas le regarder, à mon avis, il devait déjà être assez gêné comme ça de devoir marché comme un bambin. A cette vitesse, Tenma-san aurait pu faire la course avec Chiaki. Je souris à cette pensée en me mordant la lèvre. Hanae croisa mon regard et secoua la tête, me connaissant assez bien pour avoir une idée de ce qui m’avait traversé l’esprit. Ce qui ne m’aidait pas à garder mon calme !

Entre temps, mon collègue arriva enfin à nos côtés et je pu le saluer comme il fallait. Je notais dans sa voix son manque d’assurance sur ce terrain qui n’était visiblement pas le sien. A mon avis il aurait préféré faire des heures supplémentaires plutôt qu’être ici, le pauvre.

La petite voix de Chiaki me fit sursauter alors qu’il reconnaissait enfin Kana-san. Je passais la main dans les cheveux de mon fils, qui s’enthousiasmait devant l’adolescente. C’était adorable de voir qu’il était content de la recroiser. Et d’autant plus de voir que c’était partagé ! Chiaki opina de la tête à sa question et il capta un peu toute notre attention. Je fis ensuite les présentations et que personne ne relève ma gêne m’arrangea bien. Le père et la fille était si différent ça en devenait comique, le calme et la tempête présent au même endroit au même moment.

Et moi, je n’y pouvais rien dès qu’une personne avec un caractère susceptible de m’accompagner sur mes petites taquineries... Il ne m’en fallait pas plus ! J’étais obligé de demander confirmation à Kana-san sur l’initiateur de cette sortie patin à glace en sachant pertinemment déjà la réponse. Et pour le coup, même Tenma-san en rigole, je le suivis dans la seconde. Sa fille renchérit en assurant que d’ici quelques temps elle devrait s’amuser toute seule et je ne pus m’empêcher de rire en l’imaginant péniblement rejoindre la terre ferme, enfin sauvé de cet enfer de glace. C’était trop, ce faux air outré, finalement, une fois à l’aise, Tenma-san était moins calme que je le pensais. Il était réservé oui, mais plaisanter avec lui s’avérait moins difficile que je n’aurais pu le penser.

« Oh oui tout à fait, un véritable phoque sur sa banquise ! »

On pouvait dire ce que l’on voulait, en tout cas c’était un expert dans l’art de garder constance en toutes circonstances. Je ne doutais pas que le père et la fille avait l’habitude de se chamailler de la sorte, j’appréciais une nouvelle fois l’expression de leur complicité. Kana-san y était sûrement pour beaucoup, elle était tout bonnement extravertie et je ne m’étonnai même pas de la voir s’accroupir devant notre bébé. J’échangeai un regard avec Hanae, qui haussa simplement les épaules, après tout j’étais le mieux placé pour savoir si elle allait faire attention. Et là-dessus, je lui faisais confiance.

« D’accord pas de souci, ne va pas trop vite quand même, bien qu’il adore ça. »

Je lui souris et les regardait s’éloigner tranquillement, Chiaki vivant sa meilleure journée. Assuré qu’il était entre de bonnes mains, je centrais de nouveau mon attention sur Tenma-san. Sa remarque me fit hausser un sourcil, ah s’il pensait que j’allais plus vite que l-... Bon d’accord, un peu quand même ! Mais il n’avait pas à s’en faire et encore moins à s’excuser !

« Oh non ne vous excusez pas, je ne suis pas du niveau de Yuzuru Hanyu non plus, je laisse ça à Hanae. »

Ce champion olympique médaillé d’or en 2014, et ce, âgé d’à peine 19 ans, aurait pleuré de rire en nous voyant tous les deux. Deux manchots tentant de rester digne hors de leur habitat naturel.

« Tenma-san, si je peux vous donner quelques conseils, vous auriez moins de mal à trouver l’équilibre en regardant devant vous plutôt que vos pieds en avançant. Ensuite vous fléchissez un peu les jambes, penchez le buste un peu en avant, puis poussez avec votre jambe d’appui, je suis sûre que vous allez y arriver ! »

C’était tout Hanae, elle n’avait pas résisté devant son air embarrassé à lui donner quelques tuyaux dans l’espoir qu’il puisse aussi profité du moment avec sa fille. Parce qu’au fond, cela devait être frustrant de ne pas y arriver quand c’était le cas des autres.

« Écoutez l’experte, si j’ai pu le faire, il n’y a pas de raison que vous n’y parvenez pas ! »

J’espérais qu’il voudrait bien essayer pour voir ce que ça donnait. Kana-san passa devant nous et je lui souris lorsqu’elle croisa mon regard.

« Vous n’allez pas laisser votre fille vous narguer indéfiniment quand même ? » Lançais-je avec un sourire en coin dans sa direction.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptySam 19 Déc 2020 - 16:47

Évidemment, Kobayashi-san ne peut pas s’empêcher de rebondir sur son trait d’ironie et tant mieux, quelque-part. Même s’il n’y est pas plus sensible que ça, au moins le professeur n’est pas particulièrement condescendant ni ne se moque de lui méchamment. Alors il sourit légèrement à sa réponse quand il retrouve l’équilibre. Kana, elle, s’est enfuie avec le bambin à la seconde où son père a accepté de lui confier ce dernier. Ce qui n’est pas franchement étonnant. Au moins, sa fille aura quelqu’un avec qui s’amuser en faisant des tours de piste puisqu’elle ne peut pas franchement compter sur son père pour ce faire.

Il aimerait bien dire à sa fille d’aller moins vite, et même s’il sait qu’elle obéira, il sait aussi qu’elle finira par oublier cette petite règle et continuera de slalomer entre les gens qui font à une vitesse normale. Au moins avec Chiaki, Hisao sait qu’elle va faire attention. Il est d’ailleurs plutôt étonné que Kobayashi-san ait accepté aussi facilement après que Kana l’ait percuté. En bon parent complètement paranoïaque qu’il est, Hisao sait qu’il ne serait pas totalement confiant à sa place, mais Hisao sait aussi qu’il devrait arrêter de se faire des films.

Avant de se remettre à patiner, son collègue lui assure avec toute la gentillesse du monde qu’il n’est pas des plus expérimenté non plus et fait une référence à un homme – qui doit être un patineur artistique, tout du moins c’est ce qu’Hisao en déduit – qu’il ne connait pas du tout. Enfin, il a compris ce dont il parlait alors ce n’est pas grave. En réponse, il lui sourit et secoue la tête. Quelque soit son niveau, il arrive à se déplacer sans tomber toutes les trois secondes—alors il est forcément bien meilleur que lui.

Sans parler de Minami-san qui a l’air d’un véritable poisson dans l’eau. Et en parlant du loup—cette dernière ne tarde pas à essayer de donner des conseils à Hisao, qui reste hébété quelques secondes avant de finalement reprendre contenance et de sourire légèrement. Pas qu’il n’apprécie pas l’attention, loin de là. Mais il a simplement peur de ne pas être capable d’appliquer ces derniers correctement. Tenma-kun, arrête de mettre ton coude en avant quand tu tombes ou tu vas te casser quelque-chose. On recommence. Même s’il adore encore apprendre aujourd’hui—Hisao prend du temps à maîtriser ce qu’on lui enseigne. File-moi les clés de la voiture, le petit s’est déboité l’épaule parce qu’il ne veut pas écouter les conseils de son maître. Il n’est pas le meilleur élève qui soit, que ce soit dans le sport ou dans le reste et il sait que c’était une plaie de lui apprendre une discipline. Et même si Minami-san est adorable dans son geste, il ne veut pas lui infliger une telle chose.

Néanmoins, il s’essaye à ses conseils. Il relève le menton, regarde droit devant lui – même s’il lui arrive de jeter un coup d’œil à ses pieds pour s’assurer que tout va bien – et se penche en avant. Il manque à plusieurs reprises de perdre l’équilibre et ses bras essayent de compenser ses petits vertiges alors que son cœur rate plusieurs fois un battement. Mais peu à peu, son appui se fait meilleur et au lieu de répartir équitablement sa force dans ses deux jambes comme il pensait qu’il était supposé le faire, il utilise un peu plus sa jambe droite—avec laquelle il est bien plus à l’aise.

Ce n’est pas glorieux, encore très maladroit et hésitant mais il arrive à avancer sans avoir l’impression de partir en arrière toutes les cinq secondes.

« Merci », il est lui-même surpris d’avoir réussi à s’en sortir même si ce n’est clairement pas encore ça et qu’il sait qu’il va quand même ralentir le couple. « C’est—un peu mieux, en effet », ajoute-t-il en souriant un peu.

La remarque de son collègue lui arrache un léger rire – qui s’interrompt aussi vite qu’il est arrivé parce qu’il manque de le faire tomber pour une raison ou une autre – mais il arrive assez vite à rebalancer son poids pour ne pas chuter.

« Hélas, je pense que j’en ai encore pour un moment avant de pouvoir prétendre à son niveau. Elle pourra continuer à se moquer de moi pendant un bon bout de temps. »

Et plus il patine, plus il se fait aux mouvements. Il est toujours particulièrement angoissé sur les patins, mais au moins il réussit à se mouvoir sans trop d’ennuis. Reportant son attention sur Minami-san, il incline doucement la tête sur le côté.

« Vous êtes bien plus douée que moi pour sûr. Cela fait longtemps que vous pratiquez ? » Demande-t-il, avant de regarder Kobayashi-san avec un sourire en coin. « C’est elle qui vous a appris ? »

Leur laissant le temps de répondre, il reste tout aussi attentif à leurs paroles qu’à la piste et pourtant… Un petit trou dans la glace manque de marquer cette journée au fer rouge. La lame de son patin se bloque dans cette petite anomalie mais grâce à il-ne-sait quel réflexe, il réussit à ne pas perdre l’équilibre à la force de ses bras et se remet en place—même si son cœur s’affole dans sa poitrine à l’idée de se ridiculiser devant eux.

« Ce n’est pas tout à fait ça », ajoute-t-il en passant une main dans sa nuque, toujours aussi gêné.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyLun 21 Déc 2020 - 15:59




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Ce que j’appréciais avec Tenma-san c’était qu’il était de mon point de vue, plutôt simple de plaisanter avec lui, si tôt qu’on était un habitué de l’ironie et du sarcasme. Comment dire qu’avec un père comme le mien j’étais plutôt rodé sur ce terrain là. Un japonais ne s’y risquait généralement pas avant d’être très proche de son interlocuteur, de peur d’être mal compris et de vexer. Par nos sourires respectifs il était clair qu’il n’était pas question de cela dans notre cas.

Et Tenma-san ne devait pas s’inquiéter d’être un peu plus lent, je parvenais déjà tout seul à ralentir Hanae alors je lui souhaitais plutôt la bienvenue au club des escargots ! Le psychologue secoua tout de même la tête, sûrement convaincu que son cas était désespéré. C’était sans compter sur ma compagne qui était bien décidé à lui faire aimer le patin à glace rien qu’un tout petit peu ! Je l’écoutais lui donner les mêmes conseils qui m’avaient été adressés il y a plusieurs années. Cela me ramena en arrière et je ne pouvais m’empêcher de sourire en admirant ses petits yeux pétillants et la fossette au creux de sa joue gauche.

Son petit bonnet fushia - sa couleur préférée - lui allait à merveille et domptait ses mèches rebelles dans lesquels je ne me lassais jamais de passer mes doigts. Ah, ce n’était pas très correct, j’en avais presque oublié à qui elle parlait et ce ne fut que le remerciement prononcé de la voix grave de Tenma-san qui me sortit de ma contemplation. Je doutais qu’il l’ait remarqué alors qu’il était occupé à tenter de trouver l’équilibre. J’avais capté ses tentatives du coin de l’œil tout de même, le regard lointain était vraiment la clé et je me reconnaissais sans aucun mal dans sa maladresse. Kana-san avait encore de beaux jours devant elle pour se payer sa tête c’était un fait, mais, c’était de bonne guerre, j’étais persuadé que Tenma-san n’était pas reste pour trouver les bonnes armes contre sa fille.

Je tendis mes mains en avant par réflexe en le voyant partir en avant, mais mon collège se rattrapa tout seul.

« Je crois qu’on va devoir s’incliner pendant encore quelques temps, en effet. Comment a-t-elle appris à patiner d’ailleurs ? »

« Ça viendra avec la pratique, Tenma-san. »

Nous nous mettions à faire le tour de la patinoire d’un rythme tranquille, parfait pour discuter. Hanae sourit et me jeta le même sourire en coin, oh non pas ce regard.

« Fais attention à ce que tu vas dire... » Lui dis-je d’un faux air menaçant en plissant les yeux.

Ma compagne pouffa et ne prit absolument pas ma menace au sérieux. D’un geste habile elle se mit en face de nous, patinant en arrière. Une petite lueur malicieuse brillait dans son regard noisette et je su que ce serait ma fête.

« Tu me le paieras, sache-le. »

Tenma-san manqua une nouvelle fois de tomber mais à sa décharge, c’était à cause d’un petit trou sur la glace. Je me retins de rire, je ne voulais pas le mettre plus mal à l’aise qu’il ne l’était déjà, le pauvre mais on ne pouvait nier que ses déboires sur le sol glissant avaient de quoi être hilarants.

« Ne vous en faites pas Tenma-san, Gareth sourit aujourd’hui mais, fut un temps où il n’était pas si à l’aise... J’en fais depuis mes 11 ans, ma mère a toujours adoré le patin alors elle m’y emmenait avec mon petit frère, mon père déteste ça et le forcer à venir revient à vouloir forcer un âne à avancer ! »

Son rire cristallin souleva ma poitrine malgré moi, elle était belle et ses pas calculés la rendait gracieuse, une vraie princesse sur glace. Qu’est-ce que je raconte moi...

« Du coup, j’ai appris à Gareth à patiner il y a... Environ quatre ans je dirais. Il faut que je vous raconte ! »

« Tu n’es pas obligée, je suis sûr que ça n’intéresse pas Tenma-san. Je suis même certain, qu’il s’en fiche ! » Tentais-je de me défendre.

Mais rien à faire, Hanae se contenta de m’envoyer un baiser volant de sa main et commença son récit.

15 décembre 2012

« Je vais me casser un poignet, si je ne peux plus dessiner, tu sais que je vais devenir très désagréable ! Tu veux vraiment prendre ce risque ? »

« Tu ne le seras pas plus que d’habitude, tu n‘auras qu’à te casser le gauche ! »

« T’es d’une cruauté, c’est criminel. »

Je la fusillai du regard, outré par tant de méchanceté à mon égard, alors qu’elle se fendait littéralement la poire. Me voyant bouder sur le rebord de la patinoire, refusant de lâcher la rambarde, Hanae se rapprocha de moi, un sourire tendre aux lèvres.

« Allez, donne-moi tes mains et regarde-moi, pas tes pieds. »

« Ça, c’est plutôt facile. » Répliquais-je, un sourire en coin aux lèvres tandis qu’elle riait doucement.

S’il y avait un endroit où l’on pouvait voir des amoureux se tenir la main au Japon, c’était bien à la patinoire. Non parce que, il ne s’agissait pas de se ridiculiser devant tout le monde non plus, les priorités changeaient drastiquement. Ainsi, j’attrapais ses mains et elle me guidait doucement le long du rebord, je manquais plusieurs fois de lui tomber dessus mais contrairement à tout l’heure, Hanae ne se moquait pas. Au contraire elle mobilisait toute la patience du monde pour m’apprendre, heureuse de me faire découvrir sa passion comme je la faisais participer à la mienne.

Mais rester à se regarder dans les yeux tout en étant concentré n’était pas simple et je m’amusais à faire semblant de vouloir l’embrasser, n’accordant aucune importance aux autres. Je le voyais dans son regard rieur qu’elle ne m’aurait pas repoussé dans d’autres circonstances.

« Arrête, pas ici et ne me détourne pas de ton apprentissage, on va plus vite puisque tu es assez à l’aise pour ça ! »

Et voilà, je me faisais avoir. Hanae accéléra et me tira donc à sa suite. Je me retins de pousser un petit cri pas très viril, tout de suite moins sûr de moi. Mais le pire arriva lorsqu’elle lâcha mes mains.

« Eh, attends ! »

Trop tard, mon équilibre se fit la malle pour laisser place à la panique et après une bataille sans merci pour le récupérer, je finis allongé à plat ventre devant ma petite-amie.

« Alors, est-ce que les lèvres glacées sont agréables ? » Demanda-t-elle, moqueuse, et même pas inquiète en plus !

« Tu n’es qu’une traîtresse, attend que je t’attrape... »

A ce moment-là, ma motivation à savoir patiner n’avait tenu qu’à mon désir de me venger de cette trahison. J’avais eu du mal à me relever et je ne comptais pas le nombre de gamelle que j’avais essuyé ce jour-là.

Retour au présent

« Et tout ça, sans jamais réussir à m’attraper ! » Finit-elle.

« Ça y est t’es contente ? J’ai bien fini par y arriver n’empêche ! L’année d’après ! Vous voyez quel genre de professeur elle est en réalité ? » Ajoutais-je en me tournant vers Tenma-san, qui devait avoir apprécié cette petite anecdote.

Même si je feignais d’être vexé, un sourire étirait mes lèvres en pensant à ces souvenirs. Ils n’avaient fait que rendre notre séparation plus douloureuse car notre couple allait bien, nos sentiments n’avaient pas changés. Nous n’avions juste pas réussi à trouver un équilibre qui nous convenait à tous les deux.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 3 Jan 2021 - 1:52

La question de Kobayashi-san le sort un instant de sa concentration – ce qui n’est pas plus mal, car c’est supposé devenir un automatisme – et il essaye de se souvenir de la première fois où il a amené Kana faire du patin à glace. En réalité, l’idée n’est pas venue de lui – pour des raisons évidentes – mais plutôt d’Hikaru qui se tient bien mieux que son frère sur la glace. Sa fille avait toujours aimé le roller alors l’occasion était parfaite. Et c’est ainsi qu’elle s’améliora d’année en année. Même si le sujet était encore très sensible, Hisao ne laissa rien paraître et rendit son sourire à son collègue.

« C’est mon frère qui le lui a appris », lui répondit-il, distrait par le fait de devoir rester en équilibre.

Pas qu’Hisao ait un cerveau mono-tâche, même si ce n’est pas très loin du compte, mais patiner et tenir la discussion n’est clairement pas dans ses meilleures aptitudes. Alors il n’est pas très loquace et son regard désolé en dit suffisamment long. Heureusement pour lui, Minami-san prend la parole et—pas des moindres. Hisao n’a besoin que de jeter un coup d’œil à Kobayashi-san pour comprendre ce qui se profile à l’horizon. Un sourire vient courber ses lèvres alors qu’il écoute attentivement la conjointe de son collègue. Voir cette dernière patiner devant eux ne le rassure pas des masses, mais il met son appréhension de côté et fait ce qu’il sait faire de mieux ; écouter.

« Je suis parfaitement intéressé. Poursuivez donc, Minami-san », répond-il avec un air malicieux.

Le récit que la jeune femme lui fait lui arrache plus d’un sourire et même plus d’un rire. Il n’est pas encore assez proche de Kobayashi-san pour oser soulever certains points ou faire certaines remarques, mais il ne s’empêche pas de les penser pour autant. Il ne saurait pas exactement dire s’ils sont amis ou non. C’était ce qui était prévu, initialement. Hélas—puisqu’il est toujours aussi peu capable de gérer son embarras ou ses hontes à l’âge de trente-six ans… Un petit obstacle s’est pointé sur cette route déjà sinueuse. Il sait que ça viendra avec le temps—de toute façon, il n’aura pas le choix. Kobayashi-san fait partie de la famille de son compagnon. Tôt ou tard, il apprendra la vérité à leur sujet. Hisao se demande un instant si ce n’est pas déjà le cas, avec une pointe d’inquiétude, et il se dit finalement qu’Ashton lui en aurait très certainement parlé si cela avait été le cas.

Alors il chasse ces pensées parasites et se concentre sur les mots de Minami-san. Tout comme sa fille, elle fait du patin à glace depuis tout jeune. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on voit comme elle est à l’aise et gracieuse sur la glace. Deux choses qui ne passent certainement pas inaperçues aux yeux de son compagnon qui ne peut se retenir de lancer quelques regards obnubilés vers elle. Ils sont discrets, loin d’être gênants et Hisao est un fin observateur. Ce n’est pas pour autant qu’il s’attarde sur la chose. Les démonstrations en public ne sont pas son truc, mais il se fiche d’en voir surtout lorsqu’elles sont aussi discrètes. Et puis, qui est-il pour interférer dans le bonheur d’autrui ?

« Quel mauvais élève vous faisiez », adresse-t-il avant son collègue avec un sourire en coin. « Un comble pour un professeur. »

Avant cette activité de théâtre, Hisao ne se serait jamais imaginé ce dernier aussi… joueur et relaxé. Aussi en a-t-il eu une vision biaisée lorsqu’il l’a reçu chez lui et ce probablement parce qu’il s’agissait de la première fois qu’ils entretenaient une véritable discussion, mais aussi parce que la situation ne s’était pas montrée clémente envers Kobayashi-san.

Cela dit, aussi mignonne cette petite histoire sonne-t-elle—Hisao se sent légèrement embarrassé tout du long. Non pas qu’il n’apprécie pas le récit, mais il se sent… trop distant de leur petite famille pour accéder à un souvenir aussi chaleureux. Une part de lui trouve la chose plutôt plaisante et essaye de lâcher du lest et l’autre se crispe à l’idée de renouer avec quelqu’un alors qu’il se complait dans son cercle proche. Combien de temps depuis qu’il n’a pas forgé une amitié avec une autre personne ? Ses amis en France sont de longue date et ses quelques collègues sont restés ce qu’ils ont toujours été ; des collègues. L’idée de devoir apprendre à sociabiliser comme avant est un peu stressante mais il fera des efforts. Il sait que c’était bon pour lui, et Kana l’a poussé dans ce sens depuis son arrivée.

Alors il cède, détend la ligne de ses épaules et s’autorise à rire un peu en entendant les mots accusateurs de Kobayashi-san.

« Suffisamment compétente pour m’apprendre à avancer sans tituber ou tomber dès lors que je n’ai plus la rambarde entre les mains », lui dit-il avec un sourcil arqué. « En cinq minutes, qui plus est. »

Il entrouvre les lèvres pour en rajouter une couche, mais une voix qu’il ne connait que trop bien l’interrompt dans son dos.

« Faut tomber pour mieux se relever ! » Kana revient dans leur champ de vision, poussant toujours Chiaki sur sa petite luge. « Au moins, vous avez eu la volonté d’apprendre et ça va mieux maintenant. J’peux pas en dire autant de l’autre piquet… »

Hisao hausse les sourcils, sachant pertinemment que ce n’est pas une balle perdue mais qu’elle lui est plutôt destinée sans aucune forme de honte. Il prend une grande inspiration et arme son propre fusil.

« Tu ne serais pas un peu jalouse de Minami-san ? Je me demande si ça a mieux marché parce qu’elle m’a donné des explications au lieu de me pousser sur la glace et de m’empêcher de tenir la rambarde. »

Sa réaction est sans appel. Sa mâchoire tombe et elle le regarde comme s’il avait trahi le plus secret de ses secrets. Quelle grosse balance, c’est ce qu’il peut lire dans son regard. Et la chose lui arrache un rire décomplexé qu’il va immédiatement regretter. Il le sait. Il ne sait simplement pas ce que sa fille a prévu de lui faire subir.

« Donc tu sais patiner maintenant, hein ? » Il écarquille les yeux, sentant le piège se refermer sur lui. « Kobayashi-san, je peux vous rendre Chiaki un instant ? J’dois tester un truc ! » Sa fille replace la luge devant le professeur avant de retourner attraper la main de son père. « Accroche-toi. »

« Kana, tu vas me casser qu— »

Mais sans prévenir, l’adolescente se remet en piste et reprend son patinage, entraînant son père avec elle. Hisao fait de son mieux pour placer ses pieds correctement, il sent son cœur battre la chamade tout le long et frôle la crise cardiaque plus d’une fois. Mais grâce aux conseils avisés de Minami-san, il ne tombe pas. Ses mouvements sont très, très maladroits et il manque de trébucher plus d’une fois mais il parvient tout de même à garder un certain équilibre. Cela n’enlève rien à la tête qu’il fait lorsqu’il revient près de Kobayashi-san et sa compagne. Il est décoiffé à cause du vent et de la vitesse que sa fille a pris, il a l’air d’avoir vu les horreurs de la guerre et est traumatisé pour les trois prochaines années à venir.

« Ne me fais plus jamais ça », il tire le ruban de ses cheveux qui retombent sur ses épaules et s’approche de la rambarde pour s’y appuyer. « Désolé. J’en ai pour deux secondes. »

Et pendant qu’il s’occupe de se relever les cheveux, Kana en profite pour se tourner vers Minami-san.

« Je m’avoue vaincue, Minami-san ! Vous êtes bien meilleure professeure que moi… »

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyMar 5 Jan 2021 - 16:32




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Le pauvre, je ne réalisais qu’en croisant son regard, l’épreuve que je lui faisais subir ne serait-ce qu’en lui parlant, alors qu’il tentait tant bien que mal de garder sa dignité sur la glace. Je lui offrit un sourire compatissant, comme désolé de ne pas lui faciliter la tâche. J’avouais que je m’attendais à ce que ce soit sa mère qui lui ait appris, après tout je n’avais aucune idée de la date de leur séparation. Mais de ce que Tenma-san m’avait confié, lui, son frère et Kana étaient plutôt proches. Rien qu’imaginer les deux derniers le tirer sur la glace contre son gré m’arracha un sourire amusé que je masquais avec quelques difficulté. Sourire qui s’évanouit à la seconde ou je croisais je regard de ma compagne. A tous les coups elle allait en profiter pour raconter l’anecdote croustillante de ma première expérience sur des patins à glace. Aucune solidarité ! Je tournais vivement la tête vers mon collègue, outré par l’air malicieux sur son visage, ah ben d’accord !

Le récit de Hanae nous arracha quelques rires malgré moi, je râlais quelques fois pour la forme mais ce souvenir m’amusait plus qu’il ne me gênait. L’entendre ne me rappelait que plus fort pourquoi je l’aimais, car nous avions fait un petit bout de chemin ensemble tout de même, bientôt six ans... Il raviva également mon inquiétude à l’idée que tout s’effondre de nouveau, bien que je parvins à le cacher et faire taire ce sentiment. La remarque su psychologue parvint sans mal à me tirer de mes songes. Voilà donc à quoi ressemblait Tenma-san une fois les formalités aux oubliettes ! Un vrai sniper en fait, finalement je comprenais d’où Kana tenait une partie de son répondant ! Il cachait bien son jeu.

« Vous savez ce qu’on dit. Il n’y a pas de mauvais élèves, que des mauvais professeurs ! » Répondis-je, provoquant ouvertement Hanae.

« Je ne te permets pas ! » Répliqua-t-elle.

Je me mis à ricaner et pour se venger, elle finit l’histoire en racontant comme je m’étais épuisé à vouloir l’attraper sans jamais y parvenir. Cette femme pouvait être d’une bassesse inimaginable. Je ne pouvais pas rester sans rien dire, pour ma défense, j’y étais arrivé ! Et le temps que cela m’avait pris prouvait mes dires précédents, n’est-ce-pas Tenma-san ? Mais... Aucune solidarité de ce côté non plus, c’était un complot !

« Donc vous avez choisi votre camp Tenma-san, vous vous liguez contre moi ! »

J’affichais théâtralement outré et alors qu’il allait me répondre, sa fille fut irruption, revenant de sa petite balade, et n’ayant rien manqué de la fin de notre discussion visiblement. Enfin une âme charitable, je savais que je pouvais compter sur toi Kana-chan. L’autre piquet, encore une balle soigneusement tirée et je gloussai comme un lycéen. Son père n’était pas en reste et j’appréciai la petite joute verbale, bien à l’abri des balles qui se perdait, Kana en perdit son japonais et j’échangeais un regard entendu avec Hanae. Ces deux-là formaient un sacré duo.

Oh... Oooh ! Un air malicieux remplacé mon sourire, voilà que ça devenait intéressant. Je ne cachais pas ma joie de voir le vent tourner. L’air inquiet de mon collègue était si satisfaisant tout d’un coup. Un grand sourire prenait place sur mes lèvres alors que je laissais Tenma-san à son funeste destin.

« Oh mais avec plaisir Kana-chan ! Montrez-nous votre technique Tenma-san ! »

« Je le sens mal... » Hanae cacha son visage entre ses mains en les voyant s’élancer.

« Quoi, tu n’as pas confiance en ton prestigieux enseignement ? » Répliquais-je d’un ton pompeux.

Elle me tapa l’épaule du dos de sa main et nous regardions la déchéance d’un homme se profiler sous nos yeux. Ah, il fallait avouer que Tenma-san ne se débrouillait pas trop mal au vu de la vitesse que prenait Kana.

« Oh non, attention ! » S’inquiétait Hanae, mais plus de peur que de mal, le psychologue domptait la glace.

Il en perdait son ruban et sa tête était à mourir de rire mais je plaçais mon poing fermé sur mes lèvres pour me retenir. Mais de près, de près mon dieu ! Tenma-san semblait revenir tout droit du front en ayant essuyé un tire d’obus dans les cheveux. Ma voix tremblotait un peu alors que je forçais mon rire à se terrer dans ma gorge.

« Belle performance Tenma-san, l’honneur est sauf. La chevelure moins. »

Nouveau coup sur mon bras de la part de ma compagne avant qu’elle ne réponde à Kana.

« Allons ne dit pas ça, maintenant qu’il maîtrise la base, tu vas pouvoir perfectionner son apprentissage. Hanae lui fit un clin d’œil, sadisme, le retour. Où était passée son inquiétude de tout à l’heure ? Que dirais-tu d’une petite course Kana-san ? J’ai enfin une adversaire intéressante ! »

Excuse-nous hein... Je plissais des yeux alors qu’elle me narguait. Faites-donc ça ! Un peu de répit n’était pas pour me déplaire, enfin, surtout à mon collègue, enfin recoiffé. Je le rejoignais près de la rambarde pour discuter tranquillement, un appui ça ne faisait pas de mal.

« En voilà deux qui s’entendent bien, et qui nous font bien tourner en bourrique ! Kana-chan vous ressemble plus que ce que je pensais finalement. » Terminais-je avec un sourire en coin, faisant référence à son côté plus piquant.

Depuis que sa fille gardait Chiaki, j’avais laissé tomber le -san pour quelque chose de moins formel, ça n’avait plus lieu d’être à présent.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptySam 30 Jan 2021 - 17:26

Évidemment, Kobayashi-san l’a – faussement – mauvaise dès l’instant où Hisao se range du côté de sa dulcinée. C’est de bonne guerre, et c’est ce qu’il lui fait comprendre au travers de son regard. Kana est plutôt douée en son genre pour sortir les dossiers et Hisao sait qu’il n’est qu’une question de temps avant que ça n’arrive alors… autant profiter des armes que Minami-san lui donne et avoir de quoi se défendre quand son collègue aura décidé de prendre la défense de sa fille. Chose qui arrive dès l’instant où cette dernière lui rend son fils pour l’emporter dans son tourment dont il sort miraculeusement sauf.

Le compliment inespéré de Kobayashi-san lui arracha un sourire et il ne peut résister à l’envie de faire démonstration de sa plus belle courbette lorsqu’il a terminé de s’attacher les cheveux—non sans arrêter de tenir la barrière, parce qu’il sait que se pencher vers l’avant avec les pieds toujours en équilibre sur la glace serait signer son arrêt de mort autrement.

« Rien qu’une petite retouche ne puisse arranger », lui assure-t-il en revenant prudemment vers eux. Même s’il a l’impression d’avoir pris le coup de main… il essaye de ne pas se laisser gagner trop vite par la confiance. Ce serait le meilleur moyen de trébucher et de se faire mal.

Dès l’instant où la proposition de Minami-san passe la barrière de ses lèvres, il voit des étoiles dans les yeux de sa fille. Se voir proposer une course par une adulte qui la prend au sérieux—Hisao n’a aucun doute quant au fait que c’est de l’or en barre pour Kana. Cette dernière se retrouve aussitôt aux côtés de la jeune femme, gonflée à bloc.

« Ok mais vous avez pas peur d’être désavantagée ? Parce que je suis plus légère, j’voudrais pas tricher—au pire commencez un peu devant moi. Ça me dérange pas. De toute façon je vais quand même gagner et— »

La suite, Hisao ne l’entend pas. Les deux demoiselles ont déjà commencé à s’éloigner pour prendre leurs jambes à leur cou et il se retrouve seul avec Kobayashi-san. Non pas que la chose lui déplaise. Même s’il ne sait pas exactement encore sur quel pied danser en compagnie de son collègue. Entre les confessions intimes qui se sont jouées entre eux et la pièce de théâtre—beaucoup trop de choses gênantes orbitent entre eux pour qu’il puisse sereinement agir en sa présence. C’est ancré en lui, et c’est ainsi, pas autrement. Il sait que le temps finira par lui faire oublier ces accrocs et qu’ils deviendront deux bonnes anecdotes plutôt qu’autre chose.

Sa remarque lui arrache un sourire. Aussi embarrassé se sent-il avec Kobayashi-san, ce dernier semble savoir où viser pour toucher dans le mille. Ramener Kana sur la table étire aussitôt un sourire sur ses lèvres, d’autant plus lorsqu’il lui fait la réflexion qu’elle lui ressemble. C’est un compliment qu’il ne reçoit pas souvent—tout du moins, rarement venant de personnes qui ne sont pas proches de lui. L’idée lui fait souffler du nez et il ne peut s’empêcher de poser la question à voix haute.

« Disons que nous avons nos similarités », lui répond-il en se tournant vers lui. « Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? » demande-t-il avec un air bienveillant sur le visage. C’est une question légitime, étant donné que son collègue ne connait pas grand-chose de lui et n’a sûrement pas idée d’à quel point Hisao est complice avec sa fille—bien que ce fait tombe sous le sens, puisqu’ils ont fait leur bout de chemin à deux plutôt qu’à trois.

Parlant du loup, il se remémore sans mal leur discussion quelques semaines plus tôt. Kobayashi-san lui semble plus… apaisé, plus tranquille qu’il ne l’était lors de leurs premières rencontres. Il ne peut s’empêcher de se demander si ce n’est pas en lien avec le retour de la mère de son fils et s’imagine sans trop de mal à sa place ; comment aurait-il appréhendé le retour de Minami dans sa vie, quand Kana avait encore l’âge de Chiaki ? Tout comme ce fut le cas avec Hikaru à l’époque, probablement aurait-il vu une forme de salvation dans sa présence. Même s’il ne regrette rien de l’éducation qu’il a pu fournir à sa fille ou de la façon dont il l’a aimé—devant combler l’amour de deux parents en étant seul… c’est un train de vie épuisant, drainant et un enfant se conçoit et s’élève à deux. C’est un fait. Même si sa propre expérience entre en contradiction avec cette affirmation.

Il ne perçoit plus l’inquiétude constante sur les traits du jeune professeur. La rentrée est passée, il n’est plus seul et il semble passer de bons moments.

« Les choses semblent s’être arrangées pour vous, depuis notre dernière discussion », lui dit-il avec légèreté. Il ne vise pas Minami-san en particulier, mais ses mots sous-entendent aisément qu’elle est au cœur de l’attention. « Je suis content pour vous. »

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptySam 30 Jan 2021 - 22:57




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La courbette restait dans la lignée de sa performance, Tenma-san pouvait être fier de lui car sa fille ne l’avait pas ménagé. Je n’aurais pas aimé être à sa place et je n’étais pas certain que j’aurai accepté de me sacrifier si on me l’avais demandé. Non, c’était bien plus drôle d’être spectateur ! J’espérai cependant que ce moment ne laisse pas un malaise de plus entre le psychologue et moi. La pièce de théâtre avait déjà beaucoup de mal à passer de son côté, alors manquer de tomber à la patinoire, à cause du caractère flamboyant de sa propre fille, nous étions un cran au-dessus.

Je pourrais en avoir le coeur net d’ici quelques instants car Kana-chan et Hanae sont parées pour une nouvelle course, cette fois avec un enjeux bien plus intéressant. Mon sourire s’élargit à l’entrain dont fait preuve la baby-sitter de mon fils, oh à sa place je me méfierai. Avec son travail, il fallait admettre que ma compagne avait gagné un peu de muscles. Je me demandais bien qui gagnerai entre les deux, les pronostics étaient serrés.

« Ne t’en fais pas pour moi, j’ai l’avantage de l’expérience ! »

Elle lui fit un clin d’œil malicieux et les voilà partis ! J’en profitais donc pour me rapprocher de mon collègue, histoire de pouvoir discuter au calme sans la menace de se retrouver les fesses à terre. Que je trouve des similitudes entre lui et sa fille le fit souffler du nez, je penchais la tête sur le côté, quoi, me trompais-je peut-être ? Apparemment non ! L’air bienveillant que Tenma-san affichait me laissa penser que son embarras n’était pas aussi présent que je me l’imaginais. Appuyé à la rambarde, je pris quelques secondes avant de lui répondre.

« Eh bien, même si au premier abord vous êtes calme et posé, je n’ai aucun mal à voir d’où elle tient son répondant acéré. Vous savez surtout l’utiliser avec parcimonie. Ça me fait plaisir d’apprendre à vous connaître en dehors du travail et de vous voir sous un autre jour ! » Admettais-je sans détour.

Mon regard se perd sur nos deux expertes en patins à glace qui slaloment entre les autres personnes, peu rassurées, puis je me tourne de nouveau vers mon collègue. Dont je ne devais pas oublier la profession au passage. Rien qu’en me regardant, il n’était difficile de voir que j’allais beaucoup mieux depuis qu’on reformait une famille ensemble, du moins, qu’on tentait de recoller tous les morceaux. Ce fait n’aurait pas pu lui échapper. Je lui offris un sourire empli de gratitude, ça me faisait vraiment plaisir de l’entendre dire qu’il était content pour moi. Ce n’était pas simplement dit par politesse, il avait pu voir comme me retrouver seul avec mon fils m’avait affecté et même donner des conseils.

« Merci beaucoup Tenma-san... C’est tout récent, bientôt un mois. Tout n’est pas encore... Parfait, mais, si on peut sauver quelque chose ça vaut le coup d’essayer. Et puis, ça fait du bien à Chiaki. D’ailleurs, j’ai suivi votre conseil avec la peluche, je me suis acheté un dinosaure, il en prend bien soin depuis et il pleure beaucoup moins, alors, encore merci, c’est grâce à vous. »

J’inclinais la tête en même temps et me penchais pour attraper mon p’tit bout qui levait ses bras vers moi. Il enfouit sa tête au creux de mon cou et son odeur de bébé envahit mes narines.

« Est-ce que vous... êtes toujours en contact avec la mère de Kana-chan ? »

C’était clairement une question d’ordre privée et je ne lui en voudrait pas de refuser en parler. J’étais simplement curieux de savoir s’il avait pu garder un lien avec sa mère. J’étais tellement inquiet de l’impact que pouvait avoir l’absence de Hanae sur Chiaki... Peut-être qu’avoir conscience que Kana-chan avait tout de même bien grandie alors que sa mère manquait à l’appel, me rassurerait un peu au fond.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 31 Jan 2021 - 14:54

Les mots de Kobayashi-san le font sourire. Il ne peut pas vraiment contester ces derniers, même si toutes les choses qu’il énumère ne sont parfois pas exactes. Il pense que j’ai un répondant acéré, quand même. Il reste tout de même surpris de la rapidité avec laquelle Kobayashi-san a réussi à le cerner. La plupart des gens qui le rencontrent ont tendance à penser que Kana tient bien plus de son oncle que de son père. Ce n’est pas entièrement faux. Est-ce que ça veut dire que j’ai de la répartie, ou que je suis sec et froid ? Mais sous-estimer la sournoiserie et la ruse d’Hisao serait une belle erreur de débutant. Il est juste… moins expansif que son frère à ce sujet et réserve à ses proches ce qui se cache sous sa façade calme et composée. Dans tous les cas, Hikaru serait en train de lui rire au nez s’il l’entendait. Son collègue est peut-être simplement doué pour lire entre les lignes.

« Le plaisir est partagé », lui répond-il d’une voix calme. Il n’ose pas lui retourner son compliment d’une autre manière, de peur de faire un faux-pas et de tout ruiner—mais son visage trahit la sincérité de ses mots.

Ça, et le fait qu’Hisao ne sache tout simplement pas mentir—entre autres.

Ses yeux viennent se poser sur sa fille, qui se donne à fond contre la compagne de Kobayashi-san. Même s’il se sentait réticent à l’idée de croiser son collègue et sa famille au premier abord, il se montre plutôt satisfait du résultat au final. Sa fille peut véritablement s’amuser sans avoir à se brider à cause du piètre niveau de son père et Hisao peut essayer de passer au-dessus de son malaise pour faire plus ample connaissance avec son collègue—qui plus est, le cousin de son compagnon.

Kobayashi-san prend plutôt bien sa remarque bienveillante. Évidemment—Hisao ne se serait jamais permis de parler d’un tel sujet s’ils n’avaient pas eu une discussion à ce propos quelques semaines plus tôt. Et sa réponse le ravit d’autant plus. Il n’est pas surpris d’entendre qu’il y a encore du chemin à faire… les séparations ne sont jamais simples à gérer, d’autant plus lorsqu’on essaye de recoller les morceaux après coup. Hisao ignore dans quelles conditions Kobayashi-san et sa conjointe se sont-ils séparés, mais il espère que ce n’était pas un déchirement trop douloureux. Même si… c’est hélas rarement le cas.

« Ravi de vous avoir été utile. Ce n’était pas grand-chose, mais si cela a fonctionné, c’est tant mieux », lui répond-il avec un sourire sincère.

Le manque d’affection de son bambin s’est d’ailleurs certainement apaisé, si sa mère est de retour dans sa vie. C’est là l’une des choses que Kana n’a pas eu à vivre ; se voir être arraché à son second parent. Heureusement pour elle, elle n’a jamais connu sa mère et le manque n’a donc jamais réellement existé—tout du moins, c’est ce qu’elle a continuellement assuré à Hisao. Comment peut-on manquer de quelque-chose que l’on ne connait pas ?

Hisao aurait aimé que ses pensées restent pour lui. De l’ordre de l’intime, de la pensée. Mais sans qu’il ne comprenne véritablement pourquoi—Kobayashi-san rebondit sur ces dernières sans même en avoir conscience.

Et elle lui glace le sang. Il ne contrôle pas la façon dont ses yeux s’écarquillent lorsque les mots lui parviennent, le figent sur place alors qu’il se sent soudainement pris au piège. Toutes ses défenses se relèvent aussitôt, se crispent autour de lui jusqu’à l’étouffer. Ça dure quelques secondes trop. Quelques secondes de terreur alors que ce n’est qu’une question anodine, que ce n’est rien en soi—rien de plus que ce dont Hisao et son collègue ont discuté quelques semaines plus tôt. À l’exception qu’il ne lui a rien demandé, rien confié.

« Je… »

En réalité – et il s’en rend compte avec une horreur toute particulière – personne ne lui a jamais posé une question pareille. Parce qu’Hisao est ce qu’il est. Dans l’amitié comme dans l’amour. Quelqu’un de secret, dont la carapace est si épaisse qu’on ne l’obtient pas à l’usure. Personne n’a jamais osé. Personne. Ni ses anciens amis, ni ses ex-compagnons, personne. Pas même… Ashton lui-même.

Alors il ne sait pas comment réagir. Il n’en veut pas à Kobayashi-san. Il sait mieux que personne que l’on peut parfois déraper sans même avoir confiance d’à quel point le terrain est glissant. Il n’y a pas une once de colère qui s’élève en lui. Hisao se sent juste… perdu. Incapable de trouver réponse à sa question. Une petite voix lui murmure de régler le problème dans le silence. De lui dire poliment que ça ne le regarde pas, qu’il n’a pas envie d’en parler. L’autre… est curieuse. Le jugera-t-il ? Probablement pas. Ça n’a pas l’air d’être son genre. Aurait-il les armes pour se défendre ? Oh—oui. Il n’a pas honte de son parcours, des origines de sa fille, de l’éducation différente qu’il lui a offert.

Il prend une grande inspiration, secouant doucement la tête pour reprendre contenance et laisser son regard se perdre quelque-part sur la glace.

« Non », lui répond-il au bout d’un certain temps, les bras croisés sur sa poitrine. « La mère de ma fille et moi-même avons pris des chemins différents à la naissance de Kana. Elle ne fait pas partie de ma vie, ni de la sienne. Il n’y a… » il soupire lourdement. « Pas grand-chose de plus à dire à ce sujet. »

C’est sobre. C’est suffisant. Il espère que Kobayashi-san sera satisfait de sa réponse et aura compris le message. C’est encore trop tôt, beaucoup trop tôt pour lui de ce côté-là. Il espère que la brièveté de ses paroles ne provoquera pas la curiosité du jeune professeur. Il y a tout un tas de questions qui planent sur la parentalité d’Hisao et il le sait. Il l’élève seul, il l’a eue très jeune. La seconde partie lui pose moins souvent problème, parce qu’il sait qu’il ne fait pas trente-six ans et parait plus vieux – on lui a même déjà donné dix ans de plus, à vrai dire – mais ça reste un sujet sensible. Il ne veut pas qu’on pense que la naissance de sa fille était un accident, qu’elle n’était pas désirée alors qu’elle est la chose la plus précieuse, la plus belle qui lui soit arrivé dans toute sa vie.

« Pardonnez-moi. Ce n’est pas un sujet particulièrement agréable à aborder pour moi. Si votre question penchait dans ce sens—j’ai élevé Kana seul. Je… n’aurais pas la prétention de dire que tout est parfait tout le temps, mais j’estime m’être bien débrouillé malgré tout. »

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyDim 31 Jan 2021 - 17:30




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Parfois il suffisait d’un rien pour faire toute la différence, juste les bons mots au bons moments et, lorsque le karma décidait qu’il en avait assez fait, il en ressortait quelque chose de positif. C’était exactement ce qu’il s’était passé ce soir-là chez Tenma-san. Ce n’était peut être pas un conseil révolutionnaire, mais si seulement il avait idée d’à quel point il m’avait débarrasser d’une angoisse.

Et si j’avais été un peu plus clairvoyant, j’aurai peut-être pu éviter d’en déclencher un chez mon collègue. Il me suffit juste de voir ses yeux s’écarquiller et son air figé - comme si je venais de l’insulter ou qu’il avait vu un fantôme, ou bien qu’un fantôme l’avait insulté à ce stade - pour comprendre que ma question n’était pas la bienvenue. Je me mordis la lèvre avec regret mais ne su pas ou plutôt m’abstiens, d’ajouter quelques chose. Je préférais attendre sa réponse et aviser ensuite, en tout cas, j’étais déjà prêt à m’excuser, mon expression soudainement contrit. Je crains qu’il ne s’énerve, non, plutôt qu’il s’agace et me crache à la figure de me mêler de mes affaires. Mêmes si, je ne sais pas, la question en m’a pas parue si dérangeante sur le coup et vu le contexte de notre conversation.

Tenma-san reprend enfin la parole et prononce un sobre non. Je n’étais pas psychologue mais parvenais sans trop de mal à décoder le langage corporel. Les bras croisés étaient sans aucun doute signe qu’il se braquait. Je m’en voulu d’avoir gâché l’atmosphère légère de cette façon. Malgré son malaise, il répondit tout de même à ma question. Je ne m’attendais même pas à ce qu’il le fasse honnêtement, et m’apprêtais plutôt à lui dire de laisser tomber et d’oublier ça. Il Faudrait être aveugle cependant pour ne pas voir que la réponse lui coûtait. Et le message était clair, j’avais déjà assez cafouillé comme ça.

« Oh je vois... Je comprends... »

J’allais continuer mais Tenma-san me pris de court. S’il y avait une personne fautive ici c’était moi. Il pensait juste, j’aurai du formuler ma phrase autrement. Cet épisode me rappelait sans difficulté le malaise qui avait suivi les différentes révélations intimes dans son appartement. A croire que je n’avais pas besoin de l’intervention d’Irumi pour me mettre dans de beaux draps. J’étais donc partagé entre deux sentiments. Un de soulagement car, en regardant Kana-chan je parvenais à entendre la petite pensée qui me soufflait que je ne devais pas trop m’en faire pour l’avenir tant que j’étais là pour Chiaki ; et de culpabilité car je craignais lui avoir fait pensé à des souvenirs qu’il préférerait oublier...

« Non c’est... C’est à moi de vous demander pardon, je ne voulais pas vous embarrasser ou vous faire penser à ça. J’ai demandé ça sur le coup, sans penser au fait que ça pourrait être pénible pour vous, je suis désolé. Vous, n’étiez même pas obligé de me répondre, j’aurai parfaitement compris. »

Je reprenais mon souffle pour tenter de mieux lui expliquer ma pensée.

« Je ne peux pas nier que j’essaie de ne pas être naïf et imagine le pire scénario. Disons, que ça me rassure un peu de voir que Kana-chan se porte bien. C’est peut-être stupide mais on nous apprend tellement toute notre vie qu’une famille c’est deux parents et qu’un enfant a absolument besoin des deux pour bien grandir, que je psychote à l’idée que ce ne soit pas le cas pour Chiaki et que ça ait un impact sur lui... Alors qu’il y a des millions de familles monoparentales qui se portent très bien, je m’en fais trop je crois que ça empire la situation. »

Un soupire las m’échappa alors que serrais un peu plus mon bébé dans mes bras. Il fallait vraiment que j’arrête de me torturer mais je n’y parvenais pas.

« J’espère que vous ne m’en voulez pas trop, ce n’est pas mon genre de me mêler de la vie des autres... Sauf quand j’ai du mal à gérer la mienne apparemment... Mais je ferais attention à l'avenir. »

J’affichais un sourire désolé. Dorénavant, je pensais bien sagement attendre qu’il veuille bien me parler de lui-même et ne plus rien demander qui puisse toucher de près ou de loin à sa vie personnelle. J’avais mon caractère mais je détestais mettre les gens que j’appréciais mal à l’aise, alors que j’en prenais un malin plaisir lorsque ce n’était pas le cas, cela va de soit.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyJeu 11 Fév 2021 - 11:49

« Ce n’est rien. »

Ce n’était absolument pas délicat de sa part, certes—et même si la question l’a fortement déstabilisé et refroidi… il n’en fera pas tout un plat non plus. Tout du moins, vis-à-vis de Kobayashi-san lui-même. L’homme en face de lui n’a probablement pas pensé à mal en le confrontant de la sorte et c’est pour cette raison qu’Hisao essaye de ravaler l’angoisse du mieux qu’il peut. Les souvenirs ne sont peut-être plus aussi douloureux qu’ils l’ont été par le passé, mais ils sont désagréables. Ils renvoient à une période compliquée de sa vie mais surtout—à tout le jugement que s’ensuivit. Et aussi bienveillant Kobayashi-san lui paraît-il… il ne peut s’empêcher de penser qu’il finira tôt ou tard par le voir d’un œil mauvais à cause de sa condition. Comme beaucoup avant lui.

Sans réellement comprendre pourquoi, il en vient à s’inquiéter du jour où il sera mis au courant pour sa relation avec son cousin. C’est un détail qui lui échappe un peu trop souvent—mais Ashton et Kobayashi-san sont apparentés. Tôt ou tard, il devra y faire face. Et il ne peut s’empêcher de voir la chose d’un œil inquiet. Aussi stable soit sa situation et aussi solide sont ses liens avec sa fille… il n’arrive pas à s’empêcher de se dire qu’on ne peut le percevoir autrement qu’en victime, qu’en homme irresponsable.

C’est stupide. Il le sait. En plus d’être atrocement faux. Hisao sait qu’il n’a plus rien à prouver aux autres. Pour autant—ses peurs irrationnelles persistent. Elles sont là, dirigent en partie sa vie et – bientôt – trente-sept ans n’auront pas suffi à éradiquer ces dernières.

Alors il essaye de chasser l’embarras, au moins pour pouvoir donner le change à Kobayashi-san lorsque ce dernier s’excuse et essaye d’expliquer cette brève intrusion dans sa vie intime. Car c’était ce que c’était, non ? Une intrusion. C’est un terme fort, mais qu’Hisao ne peut s’empêcher de trouver adéquat. Et d’un autre côté—il se demande si ça ne lui ferait pas du bien de s’ouvrir un peu. D’arrêter de s’imaginer que la Terre entière lui veut du mal et cherche à lui faire son procès. Il soupire silencieusement, balayant ces pensées alors qu’il réserve toute son attention aux mots de son collègue.

« Vous prêchez un convaincu », lui répond-il en souriant légèrement. « J’aurais aimé pouvoir vous assurer avec certitude que tout se passera bien pour Chiaki dans le pire des cas. Mais toutes les situations sont différentes et malgré leurs similitudes—les nôtres le sont également. On peut difficilement manquer de quelque-chose que l’on a pas connu, et c’est probablement pour cette raison que ma seule présence n’a jamais posé de problème à Kana. »

Ce n’est pas pareil pour Chiaki. Il a connu ses deux parents et, s’il se fie à ce que Kobayashi-san lui a déjà confié par le passé, a déjà manqué d’affection. Aussi pessimiste et triste cela sonne-t-il, il est hautement probable que ça se produise de nouveau. Mais Hisao n’est pas délivreur de mauvaises nouvelles et essaye toujours de pencher du côté réaliste de la balance. Mettre son collègue face à pire scénario serait stupide et source d’angoisses inutiles. Dans sa carrière, il a déjà vu nombres d’enfants au caractère relativement indépendant qui vivaient plutôt bien le divorce de leurs parents, ou leur situation instable—voire la disparition d’un parent. La vie n’est pas une fatalité, pas plus que le sont les évènements tragiques et un peu moins tragiques qui la constituent.

« C’est un conseil que je donne assez souvent à mes patients qui souffrent de stress chronique, mais… nos actions transpirent notre état d’esprit. Il est difficile voire impossible d’arranger une situation si l’on ne se sent pas bien dans notre corps, dans notre tête. Une décision prise sous l’emprise de l’angoisse ou du stress ne reflètera pas notre volonté, mais une pulsion temporaire. Redevenir maître de vos émotions est crucial si vous voulez être en capacité de prendre de bonnes décisions à l’égard de votre fils. Soyez clément avec vous-même. Arrivez à vous dire que vous méritez de faire une pause, de calmer le jeu même pour une heure. »

Évidemment—c’est bien plus facile à dire qu’à faire. Et Kobayashi-san n’est pas son patient mais son collègue. C’est pour cette raison qu’Hisao se contente de n’effleurer que la surface des conseils qu’il pourrait lui donner. Personne n’aime se faire psychanalyser sans y avoir consenti, et encore moins avoir l’impression d’être face à un thérapeute plutôt qu’un potentiel ami. Parce que c’est le cas, n’est-ce pas ? Malgré leurs débuts désastreux, il n’en est ressorti que du bon. Ou en tout cas, la plupart du temps. Hisao n’a pas la prétention de l’affirmer, cela dit. Il ne peut être sûr que Kobayashi-san l’apprécie au point de le prendre pour un ami.

« C’est déjà oublié », ce n’est pas entièrement vrai. Mais il ne veut pas faire culpabiliser son collègue plus que de raison. « Je ne suis pas une référence—mais si mon expérience peut vous aider à vous sentir mieux, je serai ravi de vous aider. J’ai simplement été—pris de court. On ne m’avait pas questionné à ce sujet depuis très longtemps. »

Chose promise, chose due. Aussi terrifiante la sensation est-elle, elle n’est pas aussi désagréable qu’il se l’était imaginé. S’ouvrir a probablement du bon—après tout, ce n’est pas pour rien qu’il ne cesse de pousser ses patients à le faire. À son encontre, à l’encontre de leurs amis ou de leurs parents. Ce n’est peut-être qu’un petit pas vers son collègue—mais c’est un pas tout de même.

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyMer 17 Fév 2021 - 19:55




♫ A humble and graceful bump  ♫
On peut pas reprocher à Tenma-san sa patience et son flegme à toutes épreuves. Je savais qu’à sa place j’aurais eu une toute autre réaction face à un sujet pénible dont je refuserai de parler. Bien sûr, je pouvais encore sentir son malaise et c’était à présent à moi de faire en sorte qu’il disparaisse. Je ne pouvais lui laisser pour seul souvenir de notre conversation ce léger goût d’amertume. Le mieux était déjà de lui expliquer pourquoi une telle question m’était venue à l’esprit et avait eu l’audace de passer mes lèvres. Je me détendis un peu en voyant son sourire discret, je ne m’étonnai pas qu’il comprenne parfaitement mes craintes. Et ses paroles, réalistes et lourdes de sens, ne faisaient que le confirmer un peu plus. Je posais mes yeux sur ma petite tête brune, étrangement sage soudainement, un petit coup de mou après tous ces tours sûrement.

« C’est vrai, il va bien falloir que je m’y fasse. Il l’a déjà vécu une fois... »

Et avant que Hanae ne revienne, grâce à ses conseils j’ai pu trouver une solution. Evidemment il ne suffirait pas de lui racheter tout bêtement un doudou chaque fois qu’il fondera en larmes, mais je devais m’y préparer. Je crois qu’au fond... J’ai horreur de penser cela mais je connaissais Hanae depuis assez longtemps pour le savoir... Elle a toujours eu un petit côté trop versatile. J’essaie de me convaincre de toutes mes forces qu’elle restera sur sa décision de refaire partie de nos vies, mais j’entends cette petite voix dans ma tête qui me souffle que je me berce d’illusions. Cependant elle a beau s’égosiller, je mets tout en œuvre pour ne pas l’écouter.

Les conseils de Tenma-san étaient plus intéressants que mes pensées pessimistes. Même si je commençais une nouvelle fois à m’en vouloir de lui prendre de son temps comme ça. Nous n’étions pas encore ce qui pourrait se qualifier d’amis, du moins j’en doutais, c’était encore trop tôt. Et pourtant, notre conversation était assez profonde pour qu’on puisse le penser. J’avais l’impression d’avoir droit à une pré-séance de psychanalyse sans avoir pris de rendez-vous. Il fallait vraiment que je fasse cesser cela également... Quand bien même pouvoir en parler me faisait du bien, ce n’était pas relativement sain pour bâtir une amitié. Je gardais néanmoins ses mots précieusement dans ma mémoire car une nouvelle fois, mon collègue avait parfaitement raison.

« Je ne me rends même pas compte que mon propre comportement n’est sûrement plus le même et qu’il le remarque. C’est vrai j’ai tendance à culpabiliser si je ne fais rien alors je m’active dans tous les sens. Je ne vais pas tenir longtemps comme ça. Tenma-san, merci encore et je crois que je vais arrêter de trop réfléchir dès maintenant. Ça m’ennuie que vous deviez être là à m’écouter alors qu’on est sur une patinoire et qu’on devrait s’amuser, sans rien se casser ! J’abuse de votre gentillesse et j’en suis navré. »

Je ris d’un air gêné alors que je changeai le bras sur lequel pesait mon fils. Sur le long terme il faisait son petit poids. Et je m’empressai de revenir une dernière fois sur l’épisode gênant. Il n’y avait pas à dire, je devrais peut-être pensé à créer ma propre marque de plats, comme ça j’aurais tout le loisir de sauter dedans à pieds joints ! Depuis très longtemps ça se comptait au moins en années, et j’arrive tout plein d’insouciance à faire vaciller le self-contrôle de l’homme devant moi. Si j’avais été plus immature je m’en serais peut-être vanté.

« Vous m’avez été d’une grande aide oui. Je n’en ai pas autant que vous mais, si jamais un jour je peux vous aider pour quoique soit n’hésitez pas. Je vous promets que je ne consulterai pas la liste des questions les plus gênantes à poser ! »

Je ris légèrement et à ce moment je vis deux femmes arriver vers nous, deux grands sourires rien que pour nous. Surtout celui d’une certaine Kana-chan.

« On dirait que tu as perdu, est-ce que la défaite est aussi intéressante que l’adversaire ? Bravo Kana-chan ! »

« Merci pour ton soutien, tu ne perds rien pour attendre ! Tu es vraiment douée Kana-san, je me suis bien amusée ! Et oui, c’était plus intéressant que faire semblant d’être lente pour te donner un peu de challenge ! Donne-moi mon fils pour la peine. »

Prenant plaisir à me moquer, et elle me le rendait bien, je laissais Hanae se réconforter avec un câlin. Elle lui fit un bisou esquimau sur la joue qui ne manqua pas de le faire rire.

« De quoi est-ce que vous avez papoté pendant ce temps ? »

Ah... Comment mentir sans qu’elle ne s’en rende compte, Hanae était un véritable radar sur ce point. Mais j’avais ma petite idée sur comment le brouiller.

« Oh des banalités, j’expliquais à Tenma-san à quel point tu me mène la vie dur tout simplement ! » Lâchais-je d’un ton léger.

Camoufler la vérité avec une autre, c’est fait.

« Ben tiens ! Et la réciproque tu l’as abordé j’espère ? »

Ma compagne me fixa en plissant des yeux mais je voyais bien son mini-sourire.

« Bien sûr que non, c’est pas mon genre. »

Sous son regard furibond, je ris franchement en mimant un bisou avec mes lèvres. Je me tournais enfin vers le psychologue qui avait encore droit à l’une de nos petites joutes verbales.

« Et si on faisait une pause Tenma-san ? Ils vendent des snacks au stand là-bas, et j’ai bien envie de recouvrir une gaufre de chocolat fondu et d’autres choses trop sucrées. Parler de toutes les misères que tu me fais Hanae, m’a é-pui-sé ! »

La tape sur l’épaule je ne l’ai pas volé pour le coup mais ça ne m’empêche pas de la narguer du regard.  

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(#) Re: A humble and graceful bump  A humble and graceful bump EmptyHier à 12:53

En entendant ses mots, Hisao ne peut retenir le sourire compréhensif qui s’étire sur ses lèvres. En s’agitant autant qu’il semble le faire, il n’est pas bien surprenant d’entendre que Kobayashi-san ne se rend pas encore tout à fait compte des répercussions de son comportement sur son fils. Pour peu qu’il y en ait, bien entendu. Hisao ne lui jettera certainement pas la pierre—sa paranoïa n’est pas loin de lui pourrir la vie et même si Kana la prend avec une certaine légèreté, il n’a aucun doute quant au fait que cette dernière lui a déjà probablement pesé.

Même s’il ne relève pas la fin de son propos—il est intérieurement soulagé d’entendre son collègue arriver à cette conclusion de lui-même. Hisao n’aurait jamais refusé d’aider Kobayashi-san pour tout un tas de raison—il l’apprécie, s’inquiète sincèrement pour lui depuis leur petite conversation mais aussi parce qu’il s’inquiète toujours pour tout le monde autour de lui, entre autres—mais lui aussi a besoin de se vider un peu la tête. Ashton a beau être une véritable bouffée d’air frais à ses yeux—cela ne signifie pas qu’il ne doive pas souffler. Entre le bal d’Halloween, les récents évènements impliquant Shiro… et si ce n’était que ça. Sa discussion avec sa fille au sujet d’Ashton lui revient subitement—lui qui avait si peur de sa réaction se trouve être le plus secoué des deux.

Mais ce n’est pas le moment d’y penser. Kobayashi-san a raison ; il est venu ici pour s’amuser avec sa fille et essayer de ne pas trop penser à ses problèmes. Chose qu’il a à peu près réussi à faire jusqu’ici… alors ce serait bête de tout gâcher maintenant. Alors il essaye de passer à autre chose, se concentrant sur les mots de son collègue qui lui arrachent un sourire.

« Je n’hésiterai pas. »

C’est à peu près ce moment-là que Kana et Minami-san choisissent pour revenir près d’eux. Il n’a pas besoin de l’entendre de la bouche de sa fille pour le savoir car il le lit sans problème dans son regard : elle a gagné. Évidemment—et même s’il ne le laisse pas trop paraître par respect pour la compagne de Kobayashi-san—il est on-ne-peut-plus fier d’elle et ne peut retenir le sourire malicieux qu’il lui adresse en la voyant s’approcher, tout particulièrement heureuse d’avoir remporté cette course.

« C’était serré ! Je n’ai gagné que parce que j’ai mieux géré le dernier tournant. C’était de la chance », répond-elle à la jeune femme, restant modeste même dans la victoire—tout comme Hisao a l’habitude de la voir.

Ce à quoi il s’attend un peu moins en revanche, c’est la question que vient poser Minami-san à son partenaire. Il ne peut s’empêcher de la trouver légèrement indiscrète mais se garde bien d’en faire la remarque. Après tout—il a passé la majeure partie de sa vie célibataire et ignore encore bien des choses de la complicité qui peut véritablement se développer dans un couple. Il en a déjà eu bon nombre d’aperçus en tant que psychologue mais dans la pratique, il n’en est rien. Peut-être est-ce quelque-chose de normal entre eux ?

À en croire la réponse que lui donne Kobayashi-san… ça l’est. Une réponse à laquelle il ne s’attendait pas le moins du monde, en outre. Une réponse qui ne manque pas de l’embarrasser, même s’il fait tout son possible pour ne rien laisser paraître. En l’incluant de la sorte dans leurs problèmes de couple—il se sent soudainement de trop. Aider Kobayashi-san est une chose, mais se retrouver mêlé à la solution en est une autre. Alors peut-être est-ce simplement une façon de lui dire la vérité, ce qu’Hisao trouve pleinement louable—mais il est comme ça. À ployer le genou face à toutes les raisons de s’embarrasser. Et Dieu merci, il a engendré une enfant brillante et dont le soutien ne manque jamais de l’époustoufler.

« Tu t’es plaint de moi, toi aussi ? Du linge sale à côté de la machine plutôt qu’à l’intérieur avec sa dizaine de mouchoirs oubliés dans les poches, par exemple. »
« Moi ? Je n’oserais jamais. »
« Ou le fait que je te fasse craquer et qu’on mange trois fois pizzas par semaine par ma faute. »
« Dites donc jeune fille, ça ne vous dérange pas de balancer tout haut que le régime de votre père laisse à désirer ? »

C’est à s’en demander comment est-ce qu’il s’en sort pour garder le corps qu’il a.

Il n’y en a qu’une pour réussir à le détendre en un claquement de doigt ainsi. Et aussitôt Kana a-t-elle fini de lever les yeux au ciel qu’Hisao reporte son attention sur Minami-san, un sourire aux lèvres.

« N’ayez crainte. Je suis sûr que c’était de bonne guerre, après l’anecdote que vous m’avez racontée à son sujet. »

Parce qu’il y a eu ça, aussi. Au final—si Hisao n’est pas habitué à de telles attentions si soudaines, probablement est-ce parce qu’il n’a plus tissé de lien amical depuis longtemps. Ses amis laissés en France sont pratiquement tous de longue date et revenir au Japon après autant de temps le pousse à devoir rencontrer de nouvelles personnes, créer de nouvelles amitiés. Un processus qu’il pensait avoir oublié mais qui lui revient, petit à petit alors qu’il s’habitue à ce que Kobayashi-san se montre plus avenant, plus ouvert, plus naturel à ses côtés. Une part de lui s’en veut de ne pas pouvoir vraiment lui rendre la pareille, à la fois parce que sa timidité le bloque et qu’il éprouve des difficultés à trouver quoi lui dire, quoi lui raconter, comment se montrer aussi intéressant qu’il le voudrait. Mais aussi parce que—eh bien… Ce serait peut-être un peu trop direct de lui lâcher sans contexte que je me suis tapé son cousin et qu’on est ensemble maintenant.

« Oh ouais—du sucre… Rien de mieux après une course. Je crois que j’ai jamais autant eu envie de dango de toute ma vie… »
« Maintenant que vous le dites », répond-il en souriant avant de repasser à Kobayashi-san. « Avec plaisir. Il y a une petite cafétaria à l’étage des gradins, il me semble. »

Mais avant ça, ils doivent commencer par enlever leurs patins. Et si Hisao s’imagine que ça ne leur prendra qu’une paire de minutes—oh il est loin du compte. Bien loin. Après avoir laissé passer son collègue et sa conjointe devant lui par pure politesse, il s’apprête à son tour—se tenant à la rambarde avant de passer un pied devant l’autre et de mal jauger la hauteur de la marche entre la piste et l’extérieur.

Après quoi il n’a plus le contrôle sur son propre corps et sent son poids s’affaler vers l’avant sans qu’il ne puisse faire quoi que ce soit pour se rattraper si ce n’est mettre ses mains devant lui et faire de son mieux pour être le seul à se blesser dans le processus.

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désolée ash. je te bisoute quand même.  
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