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 Ain't worth my blackout tormented love

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Hisao Tenma
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Hisao Tenma
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(#) Ain't worth my blackout tormented love  Ain't worth my blackout tormented love EmptyDim 3 Jan 2021 - 14:18

Vendredi 4 novembre

Ce n’est pas une bonne journée. Trop stressante, bien plus que les précédentes et surtout—sans aucune putain de raison. Ce n’est pas la faute de ses patients – ce n’est jamais la faute de ses patients – ni celle de Katariwa-san ou de n’importe quel autre collègue qui l’aurait ennuyé. Il est juste tendu parce qu’il est comme ça. Heureusement pour lui, il a Kana pour lui tenir compagnie le midi, lui raconter des tas de choses et lui changer les idées comme elle sait si bien le faire. Heureusement pour lui, il a Ashton qui n’a juste qu’à exister et à se tenir dans son champ de vision pour que tout aille mieux.

Au moins—il va pouvoir relâcher la pression ce soir. Comme chaque vendredi, il a rendez-vous avec sa psychologue à dix-huit heures. Ce qui signifie qu’il a largement le temps d’aller récupérer ce sac qu’il a oublié chez son compagnon – et qui contient son chéquier – avant de devoir y aller. Problème ; il est stupide. Ou plutôt, Ashton le rend stupide. Parce qu’il reste chez lui pendant presque une heure et ne voit pas le temps passer à ses côtés. Au début, ce n’est que parce qu’ils parlent de tout et de rien et qu’Hisao n’a pas envie de partir et puis—une main a le malheur de se perdre sur sa cuisse et les entraîner sur le chemin de la déraison. Si bien que lorsque l’euphorie se dissipe et qu’il prend la peine de regarder sa montre, un flash de lucidité le ramène à lui et—il va être en retard. Il va clairement être en retard s’il ne se dépêche pas. Et ce n’est pas son genre, lui qui arrive toujours avec un train d’avance. Et surtout ne soyez pas en retard, Tenma-san. Alors même si Ashton ne fait absolument rien pour l’aider, il n’a pas d’autre choix que d’ignorer toute tentative de charme pour se rhabiller en quatrième vitesse et retourner à sa voiture. Je vous aurais bien fait un arrêt maladie mais, à l'évidence, vous vous portez à merveille... Ce n’est pas sans lui promettre qu’il reviendra après son rendez-vous, l’embrasser une dernière fois et se presser hors de son appartement.

Il a le sac. Il a son téléphone. Il a tout ce qu’il lui faut.

Sauf sa veste, qui est restée accrochée dans le porte-manteau et qui contient ses clés de voiture. Ça, c’est une chose dont Hisao ne se rend pas compte immédiatement. Entre temps, il prend l’ascenseur et croise Watanabe-san en sortant de ce dernier, qu’il salue discrètement même si poliment et essaye de continuer sa route sans y penser. Trop tard.

Il ne sait pas comment se sentir vis-à-vis de cette situation. Il n’y a pas une once de jalousie qui le traverse à l’égard de l’étudiant – il a bien trop confiance en Ashton pour ça et la conversation qu’ils ont eu le mois dernier a achevé de l’en assurer – mais… le malaise est très épais. Forcément. Il aimerait simplement pouvoir rendre les choses plus simple pour Watanabe-san—mais il a les mains liées. Sa présence seule suffit à l’irriter et il le sait, il le comprend. Alors il se contente d’être un spectateur impuissant qui attend que le temps fasse ce qu’il sait faire de mieux.

Chassant ces pensées noires, il glisse une main dans la poche de sa veste pour attraper ses clés de voiture et—se rend compte qu’il n’y a ni poche, ni veste. Il l’a oubliée quelques étages plus haut. Et quand il en prend conscience, il n’y a qu’une seule chose qui clignote dans son cerveau ; le fait qu’il risque d’être en retard, et le sera très probablement.

Alors il fait demi-tour et retourne dans l’ascenseur. Putain, mais quel con. Ascenseur où se trouve Watanabe-san et ses sacs de course. Ça ne m’aurait pas tué de prendre les escaliers. Et cette fois-ci, impossible de soutenir son regard lorsqu’il l’y croise. Et dire qu’Ashton me demandait pourquoi j’avais évité de prendre l’ascenseur avec lui… Ses yeux restent rivés sur les murs ou le sol tout du long. Ça prend trois plombes, en plus. Et son embarras est si épais, si insupportable que les secondes lui apparaissent comme des minutes… Ça n’a pas pris autant de temps, tout à l’heure. L’inquiétude commence à lui nouer l’estomac—et à raison.

Parce que sans prévenir, l’ascenseur s’arrête brusquement entre deux étages dans une courte secousse et les lumières s’éteignent.

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Merci à Ama Fujioka la plus belle d'avoir permis à Hisao de cligner des yeux sur son avatar. ♥
Hisao s'exprime en #3d7355. || Discord : Medryan#0203.
Ain't worth my blackout tormented love L7sy
désolée ash. je te bisoute quand même.  
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Shiro Watanabe
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Shiro Watanabe
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(#) Re: Ain't worth my blackout tormented love  Ain't worth my blackout tormented love EmptyDim 3 Jan 2021 - 22:52

Ain't worth my blackout tormented love
  • Vendredi 4 novembre 2016
  • Hisao Tenma

  • Vendredi 4 novembre 2016

    Depuis plusieurs semaines, il y a des jours avec et des jours sans. Des moments où je parviens à rire avec mon fils, à plaisanter avec des camarades de fac, à m’amuser avec un jeu ou juste à m’évader en courant, comme j’en ai l’habitude. Mais aussi des moments où tout va mal, où j’ai l’impression de ne plus savoir comment respirer, de tomber dans une chute sans fin, des instants où mon cœur me fait si mal que j’ai l’impression qu’il m’ouvre lui-même de l’intérieur. Cette semaine a été davantage composée de jours sans. Peut-être que le bal d’Halloween qui a eu lieu dimanche dernier y est pour quelque chose, ou bien est-ce le commencement désastreux de lundi qui m’a valu la moitié d’un cocard et des points de suture qui en est la cause. Dans tous les cas, j’ai l’impression désagréable que ma vie n’est qu’une succession de catastrophes ces temps-ci, que peu importe ce que je fais, l’univers a décidé de se retourner contre moi. J’essaie de me réconforter en me disant que mon frère arrive demain dans la matinée et que je vais pouvoir souffler un peu, mais même le face-à-face à venir me tétanise.

    Ce soir, Sora est parti passer la nuit chez son meilleur copain avant l’arrivée de son oncle. Je le lui ai accordé volontiers pour qu’il se change les idées. Passer son temps avec son père déprimé n’est pas vraiment une bonne chose pour lui. J’en ai conscience et je fais de mon mieux pour tenter d’arranger les choses, mais c’est encore trop difficile de sauver les apparences. Je suis sur les nerfs, m’énerve pour peu de choses et pleure à des moments improbables. Tous les moyens sont bons pour me changer les idées, notamment la course qui m’aide beaucoup, mais je réfléchis sérieusement à accepter le harcèlement de Quin pour rejoindre le club de basket. Je me lasse du baseball et le basket semble beaucoup plus actif. Peut-être en parlerais-je avec Nobu ce weekend.

    La porte de l’immeuble se déverrouille et je la pousse du pied pour pouvoir entrer, mes deux sacs de courses dans les mains. Avec un troisième Watanabe à la maison, il a fallu faire des stocks. Après les heures passées à l’athlétisme, passer presque une heure au magasin a été plutôt fatigant. Mais l’appartement n’est plus loin et je suis déjà en train de penser à mon canapé. J’ouvre la seconde porte et pose un sac le temps d’appuyer sur le bouton de l’ascenseur et de m’étirer la nuque. D’ordinaire je prends les escaliers mais je ne suis pas assez fou pour monter cinq étages avec ces deux sacs remplis. Peut-être aurais-je dû.

    Quand la porte s’ouvre et que je me redresse après avoir récupéré le sac, je me sens blêmir en voyant la personne qui en sort. Pendant une brève seconde, je suis incapable de bouger mais je me reprends bien vite. Je croise à peine son regard et me dirige vers l’ascenseur pour m’y réfugier pendant qu’il prend la direction opposée. S’il est là, s’il est en train de descendre, cela ne veut dire qu’une seule chose, et je ne veux clairement pas y penser. Je m’empresse d’appuyer sur le chiffre 5 après avoir reposé les sacs, essayant d’oublier avoir croisé Tenma-sensei. Du moins c’était le programme avant que je ne le voie avec horreur faire demi-tour pour me rejoindre dans la cabine. Nos regards s’évitent, notamment quand je le vois appuyer sur le chiffre 4, et je me tasse dans le fond comme si je souhaitais me faire oublier. Mon corps réagit pourtant tout seul à cette présence à mes côtés : ma mâchoire se crispe, mes poings se serrent le long de mes flancs, mes muscles se tendent et mon cœur me fait mal en accélérant. Mais pire que tout, c’est l’odeur qui nous enveloppe soudain.

    Depuis tout petit, j’ai toujours eu un très bon odorat. Ma sensibilité aux odeurs s’est accrue avec le temps, à force de faire des gâteaux avec ma mère notamment. Sans trop savoir ni pourquoi ni comment, ma mémoire s’est mise à fonctionner grâce à ça. Chaque personne à sa propre odeur, qu’elle soit naturelle ou venant d’un parfum. Chaque souvenir que je possède est automatiquement lié à une odeur en particulier. C’est ainsi que je fonctionne et, de ce fait, je suis très sensible aux différentes senteurs qui m’entourent. Alors forcément, enfermé dans une petite pièce de moins de deux mètres carrés, il m’est difficile de faire abstraction de l’odeur de Tenma-sensei qui s’accroche à lui. Je me souviens de la sienne, celle que j’ai sentie dans la pièce des archives et en haut de la grande roue : la lavande, le cèdre et le bois santal. Je me souviens m’être vaguement demandé si cela venait de son gel douche, ou d’encens qu’il mettait chez lui ou d’autre chose. Mais aujourd’hui, elle est étouffée, masquée par une odeur bien plus âcre, lourde, entêtante et poisseuse, qui fait naître la colère et la gêne. L’odeur particulière du sexe qui se mêle à quelque chose de plus sucré, propre à…

    Il y a une légère secousse, juste avant que les lumières ne s’éteignent dans l’ascenseur.

    « Qu’est-ce que… »

    Pendant un instant rien ne se passe, puis une lumière d’urgence se met en marche, rouge et effrayante. Le chiffre sur le cadran numérique clignote quelques secondes avant de chercher à se fixer entre le 2 et le 3, sans y parvenir.

    « C’est une blague… ? »

    Car oui, l’ascenseur vient bien de se bloquer alors que j’y suis enfermé avec l’une des personnes avec qui j’aurai le moins aimé que ça m’arrive. Tout en fuyant le regard de mon camarade d’infortune, je m’approche de la porte pour tenter de l’ouvrir – comme si cela pouvait fonctionner – en vain.

    « Non, non, non, non… »

    Je me tourne vers les boutons pour appuyer sur celui d’urgence en espérant que quelqu’un répondra.

    Jawn pour EPICODE



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    Ain't worth my blackout tormented love Shiro%20-%20signature
    Merci à Hisao pour ces magnifiques avatars et signatures ♥

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