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 Killing In The Name

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Hisao Tenma
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(#) Killing In The Name  Killing In The Name EmptySam 9 Jan 2021 - 21:59

Samedi 5 novembre

« C’est Ashton qui va conduire ? »
« Non c’est moi qui vais conduire parce que sinon je vais me décomposer sur le siège. Tu veux vraiment me mettre dans une bagnole pendant une heure et demie sans que ce soit moi au volant ? »
« Tu vas faire comment quand j’aurais mon permis ? »
« Je t’achèterai une voiture que je peux conduire et je m’assurerai en conducteur secondaire. »
« Ça veut dire que tu me verras jamais conduire ! »
« Je ne pourrais pas te voir oublier ton clignotant. »
« Ouais bah c’est arrivé une fois et y avait personne dans le rond-point donc je— »
« La honte. »

La seule raison pour laquelle Kana n’envoie pas son poing dans l’épaule de son père, c’est parce qu’il conduit. Autrement, il aurait probablement dû assumer les conséquences de ses paroles. Enfin—Kana n’a pas besoin de s’en prendre à lui physiquement pour se faire entendre quoi qu’il en soit, puisqu’elle maîtrise l’art de la joute verbale mieux que personne. Et même s’il adorerait se prendre au jeu, ça ne fait pas partie de son champ des possibles. Il sera bientôt neuf heures – heure à laquelle Ashton est supposé arriver sur son parking – et il doit encore garer la camionnette qu’il a louée, se doucher et s’habiller. Et il n’a qu’une heure pour se faire.

« T’es sûr que ça va aller ? »
« Il y a Ashton avec moi, Hikaru aussi – à moins qu’il ait décidé de foutre sa merde, encore une fois – alors je ne vois pas ce qui pourrait mal tourner. Ça ne va pas durer cent-sept ans. »
« Tu trembles. »

Il soupire, mais finit par sourire.

« Rien d’inhabituel. »
« Mouais. »
« C’est parce que même si j’ai deux gardes du corps, je ne suis pas entièrement sûr qu’ils soient aussi efficaces que toi. »
« Ah clairement. Ashton ne fait vraiment pas le poids face à moi. »
« Exactement. Bon, je file à la douche. »

Il a beau continuer de tourner le mitigeur jusqu’à ce que l’eau soit bouillante, rien n’y fait. Le stress est le même et rien n’arrive à le détendre. Ni la vapeur qui l’entoure, ni le peigne qui vient démêler ses cheveux ou le séchoir bruyant qui devrait pourtant l’empêcher de s’entendre penser. Il sait qu’il est entouré. Qu’il n’y a aucune raison que ça se finisse mal. Il a appris de ses erreurs, non ? Il ne fera pas de sortie de route cette fois-ci. Ne se laissera pas avoir par cette soi-disant culpabilité qu’elle prétend ressentir. Ne se laissera pas aller à la peine qui le prend lorsqu’il se fait la réflexion que Nanako reste sa mère malgré tout ce qui peut bien les séparer et qu’elle doit se sentir seule.

Il aimerait croire dur comme fer que rien ne pourra le faire flancher cette fois-ci. Mais ni le passé, ni le présent et encore moins le futur n’arrivent à l’en convaincre. Il se sent indigne, stupide, naïf. Et quand il se regarde dans la glace—il ne trouve rien pour contredire ces assertions.

Alors il essaye simplement de se laisser porter par l’instant présent, s’habiller et se concentre sur sa tenue mais… il n’y a rien de bien compliqué dans le fait d’enfiler un costume trois pièces. Ou tout du moins, rien de suffisant pour pleinement occuper son esprit. Son complet est simple ; veste, veston, cravate et pantalon noirs avec une chemise blanche pour contraster. C’est très ordinaire tout en restant élégant mais ce n’est pas comme s’il avait le cœur d’utiliser un autre costume. C’est une signature importante, alors il doit être présentable—mais il n’a aucune envie de faire davantage d’efforts. Le seule détail qui vient casser sa tenue, c’est la broche d’argent en forme de lotus qui trône sur l’un des revers de sa veste. Cadeau de sa belle-sœur qu’il ne sait jamais quand porter parce qu’il s’habille très rarement ainsi.

Et c’est avec quelques minutes d’avance qu’il est prêt à partir, invitant Kana à descendre avec lui sur le parking pour discuter en attendant qu’Ashton arrive. Chaussons aux pieds et Kigurumi Ronflex enfilé, elle le suit en râlant un peu et ils s’assoient ensemble sur la murette près de la camionnette. Il ne leur faut pas bien longtemps pour reconnaître la voiture mauve qui entre sur le parking.

« Coucou Ashton ! Ça va ? La forme ? J’espère que oui parce que—pourquoi tu me regardes comme ça ? » Hisao croise les bras, un sourcil haussé devant la familiarité dont sa fille fait preuve. « Il a dit que je pouvais le tutoyer et l’appeler Ashton à l’infirmerie la dernière fois », ah. Ça lui revient, soudainement. Et il ne peut s’empêcher de lever les yeux au ciel. Elle laisse le temps à son nouvel interlocuteur de lui répondre avant de reprendre. « Bref. J’ai froid. J’tenais juste compagnie à papa. J’remonte. Bon courage, et à ce soir ! »

« Heeeeeeeeee— »
« Oui, oui pardon ! » Elle revient en courant vers lui pour le prendre dans ses bras. Satisfait que sa plainte ait fonctionné à merveille, Hisao lui rend son étreinte.
« À ce soir. »

Et ce n’est qu’une fois qu’elle s’est éloignée qu’il peut enfin regarder son compagnon dans les yeux, laissant un sourire s’esquisser sur ses lèvres. Aussi fort aimerait-il l’embrasser, ils sont sur le parking de l’immeuble et quelqu’un pourrait les voir. C’est impossible.

« Hey », lui dit-il enfin maintenant qu’il peut en placer une. « Pas trop stressé ? » Comme s’il n’était pas lui-même encore en train de trembler.

Et c’est tout en l’écoutant qu’il lui fait signe de le suivre, marchant jusqu’à la petite camionnette et prenant place du côté conducteur. Il branche son téléphone avec son double-jack à la radio, repose ce dernier dans le compartiment devant le levier de vitesse et attend qu’Ashton soit confortablement installé et attaché pour mettre le contact.

« Il y a… quelques trucs dont il faut que je te parle avant que l’on soit là-bas », commence-t-il en sortant du parking pour prendre la route pour de bon. « Il risque d’y avoir certains autres membres de ma famille. Même si tu n’as pas à t’inquiéter de leur présence… ma famille est très conservatrice. Autrement dit, attends-toi à être regardé de travers. Je suis désolé de t’imposer une chose pareille—juste… ignore-les. Tant que personne ne t’attaque directement, on s’en fiche. On va d’un point A à un point B. Et tout devrait bien se passer. »

Il n’y croit pas lui-même.

« Tu peux choisir la musique sur mon téléphone, au fait… » et il ne sait pas s’il dit ça pour essayer de noyer le poisson et de faire oublier à son compagnon que sa voix est incertaine et tremblante, ou si c’est pour se détendre avec ladite musique.

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Ashton Kelly
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(#) Re: Killing In The Name  Killing In The Name EmptyLun 11 Jan 2021 - 10:00


 

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Une chemise en soie d’un blanc immaculé avec boutons de manchette en onyx, cerclés d’argent. Un veston cintré gris ardoise aux boutons de nacre et une chaînette d’argent pour relier le troisième à la pochette. Une cravate vert impérial au motif serré mais élégant, assortie d’une épingle en argent à tête ronde. Une veste anthracite aux revers discrètement rayés, presque ton sur ton, et un pantalon assorti à la coupe bien droite. Des chaussures Richelieu impeccablement cirées. Un maquillage léger, gris foncé avec des touches plus claires pour y mettre un peu de lumière mais pas trop. Des bracelets sculptés qui s’entrechoquent à chaque mouvement de poignets, des bagues larges et ciselées, d’imposantes boucles d’oreilles garnies d’un rideau de minuscules pendants qui tintent comme des grelots et un grand peigne de métal  en forme d’éventail, ajourés de motifs délicats qui retient quelques mèches de cheveux pour dégager mon visage. Le tout en argent, uniquement de l’argent. Et mon petit diadème en plastique noir favori pour casser le tout, bien sûr. Après quelques secondes de silence, je m’adresse un sourire satisfait dans le miroir. Hisao m’ayant donné carte blanche sur ma tenue, j’ai décidé de faire preuve de sobriété – En fait, non – pour rencontrer ma belle famille ce jour. Quand on s’en va en guerre, on choisit avec soin son armure.

Une semaine s’est écoulée depuis que j’ai accepté de l’accompagner. Une semaine que mon compagnon n’est pas exactement un modèle de sérénité à l’idée d’aller chercher les meubles de son défunt père dans la demeure familiale, gardée par le dragon maternel. Une semaine que, pour ma part, je tente de le détendre tout en fourbissant mes armes. Même s’il va de soi que je saurai me tenir – C’est-à-dire que je ne verserai pas le premier sang – je n’y vais clairement pas la bouche en cœur. Je vais rencontrer des gens qui ont blessé l’homme que j’aime, dans diverses mesures, parfois pendant des années. Je vais certainement rencontrer sa mère qui l’a jeté hors de chez lui avec sa fille nouvelle-née sans le moindre remord. Si on me laisse une seule ouverture, une seule occasion de rendre les coups, de venger ne serait-ce qu’une infime partie du mal qu’on lui a fait, je ne la laisserai pas passer. C’est une approche stérile et malsaine, j’en ai bien conscience. Je n’en ai rien à faire. Au moins, on comprendra que le compagnon d’Hisao ne laissera personne souiller son nom, ni l’empêcher de garder la tête haute. Mais avant ça, nous devons d’abord nous rendre à Hirakata et, maintenant que je suis fin prêt, je dis au revoir à mes chats, vérifie les verrous et les gamelles, puis me mets en route.

Je suis accueilli au pied de l’immeuble par – Mon dieu mais ce pyjama est absolument fantastique – Kana et son père et je leur souris avec chaleur tout en rectifiant machinalement ma coiffure. Comme à chaque fois jusqu'ici, entendre mon prénom dans la bouche de la jeune fille me fait ciller de surprise – Ah oui, c’est vrai – et j’adresse un petit regard quémandant l’indulgence à Hisao. Kana a effectivement insisté pour pouvoir s’adresser à moi de la sorte en privé et – Elle m’a mené en bateau du début à la fin – bien que je n’en ai rien dit, j’étais beaucoup trop touché pour pouvoir refuser. Qui plus est, je n’aurai aucun mal à m’y habituer, je pense. Ça me réchauffe le cœur de l’entendre m’accepter ainsi. J’ai l’impression de faire davantage partie – Avec son léger accent français en plus, c’est absolument enchanteur – de leur précieuse famille.

« C'est quand même beaucoup moins formel que Kelly-sensei. Merci Kana, je me porte à merveille et j’espère que toi aussi. Tu as beaucoup d’allure. »

Après une scène d’au revoir très touchante – Non mais regardez comme il est à plaindre, celui-là – nous nous retrouvons bientôt en tête-à-tête, le regard brillant de tous les mots et les gestes que nous ne pouvons pas avoir ici, à portée d’yeux indiscrets. Contrairement à moi, Hisao a réellement fait preuve de sobriété dans l’élégance et il est indiscutable – J’ai envie de tirer lentement sur cette cravate – que ça lui va comme un gant. Pour autant, même s’il est beau comme un dieu dans ce costume, ça ne suffit pas pour masquer à mon regard la crispation de ses épaules ou – Mon dieu, c’est à ce point ? – le léger tremblement qui les parcourt. Je fais comme si je ne le remarquais pas. Entre aujourd'hui et hier – Oh Seigneur, hier – je sais à quoi c'est dû et il n'y a aucun besoin d'insister dessus.

« Hey. Ça va, merci. J’ai connu pire pendant mes examens de médecine. Et toi ? Tu es vraiment superbe, sache-le. J’adore ce petit bijou, ça fait toute la différence. »

Dis-je en me permettant d’effleurer brièvement du bout du doigt la broche argentée sur le revers de sa veste. Il est dommage que ça ait lieu en de telles circonstances mais je suis réellement heureux de pouvoir l’admirer aussi bien vêtu. De manière générale, je suis comblé chaque fois que je peux le regarder, chercher et découvrir toujours plus de nouvelles facettes inconnues, précieuses et scintillantes comme cette jolie fleur de lotus. Après quoi, je le suis jusqu’à la camionnette et prends docilement place – Au moins il gardera l’estomac à l'endroit cette fois-ci – du côté passager pour le laisser conduire. Sa mise en garde contrite alors que j’attache ma ceinture me fait pouffer de rire – Oh chéri, si tu savais à quel point je suis blindé – et je le rassure immédiatement :

« Je comprends. Ne t’excuse pas, tu n’y es pour rien. De toute manière, je suis inattaquable. J’ai fait preuve d’une sobriété sans pareille rien que pour l’événement. »

Je ramène mes cheveux sur mon épaule avec panache – Parce que je le vaux bien – pour appuyer mes paroles. Plus sérieusement, même si ce n’est jamais agréable d’être attaqué sur son apparence ou sa sexualité, je suis suffisamment rodé – Gaijin, gay et fabuleux – depuis le temps pour ne pas manquer de répondant. Qui plus est, je pense que je ne souffrirai pas trop – Quitte à partir sur de mauvaises bases dès le départ, inutile de se fatiguer pour faire bonne impression – de l’opinion de gens qui jettent l’un des leurs à la porte sans que ça ne les empêche de dormir sur leurs deux oreilles par la suite.

« Ça va aller, Hisao. Quoiqu’il se passe, ça sera derrière nous ce soir. On pourra se commander quelque chose tous ensemble, regarder une série et s’épuiser sur Just Dance jusqu’à ce que ta fille ait notre peau à tous. Et on pourra traîner au lit tranquillement demain matin, en tout bien tout honneur bien s- Oh, du Motörhead ! Ça te convient ? »

Ça lui convient. Parfait ! Je lance avec enthousiasme – C’est Karson qui serait aux anges – tapotant des doigts en rythme sur le rebord de la fenêtre. Il y a fort à parier que je me mette à chanter durant cette heure et demie de trajet.
 



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Hisao Tenma
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(#) Re: Killing In The Name  Killing In The Name EmptyMar 12 Jan 2021 - 15:09

Son compliment fait légèrement chauffer ses joues, mais il ne détourne pas le regard et lui adresse un sourire. Et puisqu’il peut maintenant prendre un instant pour le détailler et parcourir sa tenue des yeux, il ne se gêne pas.

« Ça va », ce n’est pas exactement vrai, mais ce n’est pas non plus entièrement faux. Mais Ashton commence à suffisamment bien le connaître pour pouvoir lire entre les lignes—tout comme il l’a fait tout au long de la semaine. « Et toi tu es parfait. Comme d’habitude. »

En lui laissant carte blanche, Hisao n’avait pas d’idée particulière en tête. Il savait qu’Ashton réussirait à le surprendre quoi qu’il arrive et fidèle à lui-même, son compagnon est d’une élégance sans pareille. À côté de lui, Hisao se sent parfaitement banal—mais ce n’est pas une mauvaise chose. Au contraire. Même s’il s’est assagi avec le temps, certaines choses sont éternelles—comme cette part de lui qui emmerde le monde et qui ne veut pas se plier aux attentes des autres. Et cette part est plus que satisfaite de voir qu’Ashton n’a pas essayé de se ranger pour plaire à sa famille de demeurés aigris. Sa réponse lui arrache même un rire lorsqu’il essaye de le mettre en garde.

« Irréprochable, oui. Qu’ils fassent le moindre commentaire à ton sujet… »

Il se fiche que l’on traine son propre nom dans la boue. C’est devenu quelque-chose d’habituel au sein de sa famille—et Hisao est convaincu que quoi qu’il se dise aujourd’hui à son sujet, ça ne sera jamais aussi violent que ce qui a pu être dit dans son dos pendant ces quinze ans d’absence. Mais que l’on touche à ses proches ? Il en est hors de question.

Ce que lui dit son compagnon pour le rassurer, Hisao le sait déjà. Quoi qu’ils fassent, quoi qu’il arrive, ce sera une mauvaise journée pour tout le monde. Il s’en veut toujours un peu d’avoir proposé quelque-chose d’aussi égoïste à Ashton—mais au moins, ils sont ensemble. C’est une épreuve qu’il n’aura pas à affronter seul. Et cette pensée seule suffit à détendre légèrement ses épaules.

« Tu as raison », il prend une grande inspiration pour essayer de faire redescendre la pression. Il lui adresse un sourire rapide et furtif avant de revenir à la route. « Ça me va très bien. »

Et une bonne partie du trajet se fait dans la même ambiance ; solos de guitare endiablés et basses saturées qui retentissent dans l’habitacle alors que la discussion se fait bien plus légère. Oublier ce qui les attend à Hirakata lui fait beaucoup, beaucoup de bien. Même s’il lui est impossible de se sortir cette angoisse de la tête—il arrive à l’occulter. Même si ce n’est que pour une petite demi-heure, une heure, qu’importe.

C’est arrivés à la moitié du trajet qu’ils décident de faire une pause pour se dégourdir les jambes. La camionnette n’est pas franchement confortable et—

« Je crois que tu m’as mal habitué. J’ai l’impression que tous les gâteaux que je mange et qui ne sont pas de toi sont fades », dit-il avec sa part de cheesecake à moitié entamée. Il a oublié de déjeuner dans la précipitation et commençait à avoir un petit creux. Alors même ça n’arrive pas à la cheville de ce que son compagnon lui fait en temps normal—ça fera l’affaire. « Tu en veux ? » Lui propose-t-il avant d’en arriver à bout.

Même si Hirakata n’est plus qu’à une petite demi-heure et qu’ils sont un peu en avance, ils ne doivent pas perdre de temps. Enfin, ça… c’est ce qu’Hisao essaye naïvement de se dire avant d’entendre son téléphone sonner lorsqu’il se rassoit sur le siège conducteur, Ashton à ses côtés. Le nom d’Hikaru lui fait hausser les sourcils, mais il est obligé de répondre. Ça pourrait être important. Alors il fait glisser son doigt sur l’écran et a tout juste le temps d’enclencher le haut-parleur que—

« Hey. T’arrives dans combien de temps ? Je suis déjà là-bas et ça grouille de charognards donc si tu pouvais te magner ça m’arrangerait. »
« Bonjour. Je vais bien, merci, et toi ? » Il lève les yeux au ciel. « On sera là dans une demi-heure à peu près. »
« Comment ça, « on » ? T’as quand même pas ramené Kana. »
« Non. »

Un silence s’installe durant lequel il lance un regard soucieux à Ashton. Il entrouvre les lèvres pour reprendre, mais Hikaru est plus rapide que lui. Sauf qu’il est passé au français, et que son ton est on-ne-peut-plus sérieux.

« T’as vraiment embarqué Ashton ? Devant Nanako ? T’es complètement malade ? »
« Ça lui fera une agréable surprise », il ne lui répond pas en français.
« Il est avec toi là ? Il m’entend ? » Demande-t-il en repassant au japonais.
« Oui. »
« Nanako va pas le laisser rentrer. C’est un gaijin, elle voudra pas qu’il foute un pied chez elle », il n’y a pas d’animosité dans ses mots—surtout une forme d’inquiétude étrange.
« La maison ne lui appartient plus. »
« Vu comme ça… » Il soupire et un rire gras retentit à l’autre bout du fil. « Elle va péter un plomb. T’as pas idée d’à quel point tu vas lui faire péter un plomb. »
« Je l’attends au tournant. »
« Moi aussi, t’en fais pas. Bref. Faites gaffe sur la route. À tout à l’heure. »

Et il raccroche. La seule chose qu’Hisao est capable de faire—c’est de rire nerveusement. Alors qu’il tourne faiblement la tête vers Ashton, plus inquiet à son sujet que qu’à propos de lui-même. Un nœud de culpabilité se forme dans son estomac alors qu’il remet le contact pour reprendre la route.

« Qu’est-ce que je disais déjà ? Que ça se passe normalement… » Il soupire. « Désolé de devoir te faire endurer ça. »

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Ashton Kelly
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(#) Re: Killing In The Name  Killing In The Name EmptyMar 12 Jan 2021 - 17:39


 

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Un sourire étire mes lèvres et je lui jette un regard malicieux par-dessus ma bouteille de ramune au melon. Écoutez ce vil flagorneur qui tente de m’acheter avec un cheesecake industriel…

« Si c’est une tactique pour me flatter mon ego et obtenir  une autre pâtisserie dans un futur proche, sache que tu marques des points. Oh, merci ! C’est gentil… »

Aisément corruptible comme je le suis, je me penche vers lui pour croquer une bouchée – Vraiment pas terrible – puis retourne à ma contemplation de l’aire d’autoroute. Même si le voyage s’est bien passé jusqu’ici, Hisao est beaucoup moins loquace que ce qu’il était devenu – L’appareil est plein d’air, le biscuit tout spongieux et j’ai mangé des pâtes natures avec plus de goût – avec moi au fil des dernières semaines mais je ne lui en tiens clairement pas rigueur. Je n’ai qu’à poser les yeux sur lui pour discerner sa tension partout, même s’il est très doué pour la passer sous silence. Je ne vais clairement pas – Je lui ferai un cheesecake digne de ce nom quand on sera rentrés – lui imposer de parler s’il n’est pas en état. J’espère simplement que je parviendrai à l’épauler convenablement le moment venu, pendant et après la tempête.

La pause terminée et nos jambes dégourdies, nous remontons dans la camionnette pour la dernière partie du trajet avant l’antre du dragon. Du moins c’était le plan quand – Seigneur, cet homme est toujours aussi aimable – l’appel d’Hikaru nous interrompt avant même que nous ayons bouclé nos ceintures. Gardant le silence, j’adresse un imperceptible hochement de tête à Hisao lorsque son regard vient chercher le mien, au moment où son frère réalise que je fais partie du voyage. Qu’il ose seulement s’y opposer, peu importe la langue qu’il utilise. J’appuie aussitôt la réponse d’Hisao quand il est question de ma présence :

« Bonjour ❀ »

À partir du moment où mon compagnon a estimé que j’étais un soutien suffisamment efficace dans une affaire familiale difficile pour me demander de l’accompagner, il est hors de question que je reste sur la touche en faisant profil bas. Je suis concerné aussi, même si ce n’est pas au premier chef. Heureusement, à ma grande surprise et peut-être à ma très légère vexation – Est-ce que je vais devoir réviser mon jugement ? – Hikaru est seulement… Inquiet pour moi ? Non, je dois rêver. Disons plutôt ravi – Dans l’absolu tant mieux, mais bon – à l’idée d’ulcérer sa génitrice avec son scandaleux beau-frère. Je ne peux pas retenir un sourire en l’entendant s’esclaffer et il s’agrandit – Il vient de m’inclure dans ses vœux de prudence là, non ? – quand je recroise le regard de mon compagnon, plus tendu par cet appel qu’il ne veut l’avouer. Comme si ce qui nous attend commençait déjà à l’étouffer.

« Et bien ma belle-mère a décidément l’air d’être une charmante femme. Est-ce que je suis juste un ami ou est-ce que je t’appelle Honey devant tout le monde ? Je plaisante, Hisao. C’était une blague. Je ne le ferai pas, c’est promis. »

Moui, bon. Ma tentative de détendre l’atmosphère – Est-ce que tu pourrais réfléchir avant de faire ce genre de plaisanteries, Ashton ? – n’est pas des plus concluantes et je choisis sagement de me taire alors qu’il redémarre – Tu vois bien qu’il n’est pas en état d’apprécier la finesse de ton humour – et que nous quittons le parking. Je ne dois pas le mettre mal à l’aise. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu le moindre scrupule à utiliser mon intimité comme une arme pour répondre aux attaques que je pouvais subir mais je dois garder à l’esprit que cette intimité n’est plus seulement la mienne à présent. Quoiqu’il se passera quand nous arriverons, je dois garder mon calme et simplement soutenir Hisao de mon mieux. Cette résolution s’ancre fermement en moi alors que – Tu n’as pas à t’excuser – je pose une main sur sa cuisse.

« J’ai accepté de venir en mon âme et conscience parce que tu es différent de ces gens-là et que je t’aime. Tu ne me fais rien endurer du tout. »

J’affronterai bien pire pour lui, avec lui, parce que je sais qu’il ferait de même pour moi. Même après bientôt  un mois, je reste confondu de constater chaque jour qu’il y a plus de réciprocité dans notre relation que j’ai pu en goûter en vingt ans de vie avec Messiah. Je n’ai pas l’habitude de recevoir autant. Je ne suis pas encore sûr de le mériter vraiment. C’est pourquoi mon regard est perçant et déterminé lorsque nous sortons de l’autoroute pour entrer dans Hirakata, que nous progressons dans les rues de plus en plus huppées et que je sens la tension d’Hisao grimper en flèche sous ma paume. Je caresse doucement sa cuisse, un bref instant. Je veux qu’il sente ma présence, qu’il sache – Je ne te laisserai pas tomber – que je suis près de lui et que rien au monde ne pourra – Nous affronterons ça ensemble – me chasser de cette place qu’il m’a offerte. Je le lui signifie une ultime fois lorsqu’il gare la camionnette et que je profite du fait que nous soyons hors de vue pour lui prendre la main, la serrer dans la mienne et lui sourire.

« Ça va aller. »
 



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