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 Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]

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Ashton Kelly
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(#) Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyDim 24 Jan 2021 - 19:15


 

Le cendrier sur le balcon
Pour les cendres du passé

Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] Qhxs
Il y a des jours comme ça où on a besoin de mettre de l’ordre dans sa vie. Après le samedi que j’ai passé à Hirakata – Je ne veux même pas y repenser – entouré de plus de Tenma que j’aurais pu en souhaiter, je savais que je serais bon pour une de ces journées. Le problème, c’est que cette recherche de l’équilibre se manifeste chez moi par un brusque et frénétique besoin de ranger et laver tout ce qui peut l’être. Mon psychologue de compagnon aurait peut-être des commentaires à faire sur le phénomène mais loin de moi l’envie de lui faire faire des heures sup’, la dernière fois s’étant avérée – Il n’y a vraiment pas de bonnes manières d’annoncer à son mec qu’on est aussi le crush d’un étudiant de 25 ans – éprouvante entre toutes. En attendant, les conséquences directes de cette brutale soif d’ordre font que j’ouvre les yeux à 5h30 du matin après tout juste sept heures de sommeil, pétant le feu comme jamais, et que la première pensée qui me traverse l’esprit est que je dois absolument ranger mes bibliothèques pour y remettre tous mes livres et pouvoir passer un coup sur la table. Et nettoyer la gazinière. Et changer les draps de mon lit. Et lancer une machine en différé. Et sortir les poubelles. Et passer un coup d’aspirateur sur la banquette du salon pour – Parvenu à ce stade – venir à bout de la couche de poils de chats qui – Je suis fatigué de moi-même – cache de plus en plus la couleur des coussins. D’ailleurs, je devrais aussi laver les taies des coussins. Bref, une calamité.

Je ne laisse pas ma frénésie aux portes du campus, bien entendu. La grossesse d’Iroka-san suivant son cours tant bien que mal après un saut périlleux au premier trimestre, elle est passée à 25% et je suis souvent seul à l’infirmerie. Pas que ça me dérange dans l’absolu, mes journées sont juste un peu plus remplies et ça ne m’empêche absolument pas de laver des choses entre deux visites. Un pansement par ci, un coup d’éponge par là, une aspirine ici, une pile de dossiers là-bas… Impossible de m’arrêter. Je n’essaye même pas, à vrai dire. Je sais très bien pourquoi je fais ça. Il y a encore beaucoup de choses qui bouillonnent en moi depuis samedi dernier et – J’ai dit que je ne voulais pas y repenser – à défaut de pouvoir ordonner ma tête, je me venge sur mon environnement immédiat. Quand je n’aurai plus le moindre grain de poussière à traquer, que je serai seul face à tout ce qui s’est dit et ce qui s’est passé, je pourrai m’atteler à faire en sorte que l’intérieur retrouve à son tour un peu d’harmonie. Après quoi, je recommencerai à semer mes livres partout et à me vautrer sur mes coussins pleins de poils de chats sans soucis. Cependant, ce que j’ignorais à cet instant, c’est que le passé et ses remous m’attendaient aussi dans la réalité. J’ai senti l’écume m’effleurer pendant ma pause cigarette de l’après-midi, alors que j’étais en train de jouer distraitement sur mon portable – Tant que je serai en poste, cette arène sera rouge – et de me demander si c’était outrepasser mes fonctions que de vider le cendrier extérieur. J’ai senti ma mémoire s’éveiller quand il a passé la porte et que sa silhouette a de nouveau – Bon sang mais où est-ce que je l’ai déjà vu, ailleurs qu’en slip dans le bureau d’Hisao ? – tiré sur l’impression de déjà vu qui ne me quitte pas quand je l’ai sous les yeux.

« Oh ! Bonjour, Kûga-san. »
 



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Ayame Kûga
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(#) Re: Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyDim 31 Jan 2021 - 19:56

Le cendrier sur le balcon

Lundi 4 juin 2007

La musique rock qui emplissait le pub posait l’ambiance. Ayame regarda autour de lui, tout en faisant tourner son verre entre ses doigts. Il était arrivé à Londres la veille pour la semaine, devant s’occuper de contrats avec la maison d’éditions anglaise qui allait gérer la publication des mangas que son entreprise éditait. Il était venu seul et s’était installé dans une chambre d’hôtel non loin du travail afin de ne pas perdre trop de temps en trajet inutile. Pourtant, ce soir, il s’était davantage éloigné pour venir dans ce bar – « pub » insisteraient les londoniens – afin de se changer les idées après sa journée. Ses collègues anglais lui avaient proposé de les accompagner, mais il avait poliment refusé, prétextant la fatigue du décalage horaire mais préférant en réalité se retrouver un peu seul. Dans sa poche, son portable vibra et il le sortit pour regarder le message d’Aoi qui lui demandait comment s’était déroulée cette première journée. Il répondit rapidement et feignit d’aller se coucher avant d’éteindre le téléphone et de le glisser dans sa poche. Il ignorait pourquoi il lui avait menti, après tout c’était courant de sortir prendre un verre après le travail, mais il ne voulait pas s’éterniser en discussion avec elle ce soir. Il voulait juste oublier un peu sa vie.

Tandis qu’il prenait une gorgée de sa bière, quelqu’un le bouscula très légèrement au bar, et il tourna la tête pour voir un groupe de jeunes de son âge discuter en riant. Ayame les ignora, un peu mal à l’aise face à tant d’aisance. Réalisant alors qu’il avait un peu faim, il chercha l’attention du barman pour lui demander ce qu’il y avait à manger, et celui-ci lui indiqua l’ardoise accrochée au-dessus du bar avant de s’éloigner. Le jeune homme releva la tête et tenta de décrypter l’écriture un peu bancale qui listait les différents plats, sans succès. Il voulut demander de l’aide mais le serveur était occupé ailleurs.  Ce fut à ce moment-là que son regard se posa sur une épaisse chevelure brune à quelques pas de lui. La femme lui tournait le dos, mais il avait une parfaite vision sur ses longs cheveux qui retombaient jusqu’en bas de son dos. Elle était grande et semblait un peu plus large d’épaules que les femmes qu’il avait l’habitude de côtoyer. Poussé par une impulsion étrange, il s’avança vers elle.

« Excusez-moi. Pouvez-vous m’aider à lire la carte s’il vous plait ? »

L’inconnue se retourna et il se sentit bêtement rougir en constatant son erreur. Ce n’était pas une femme, mais un homme.


Mercredi 9 novembre 2016

Ayame plissa les yeux en regardant la lettre dans ses mains. C’était du papier estampillé féminin, avec de jolies arabesques sur les côtés, de jolies couleurs et l’écriture sur la feuille était élégante et légère. Une jeune femme avait mis cette lettre dans son casier. Elle y déclamait son amour, la force de ses sentiments, à quel point elle le trouvait beau, drôle et gentil. Elle expliquait que depuis le jour où il lui avait frôlé la main par accident, son cœur ne cessait de battre pour lui, ses pensées revenaient sans arrêt dans sa direction et elle ne pouvait pas l’oublier. Elle s’excusait de le déranger avec cette lettre, mais elle ne pouvait plus se taire et garder cela pour elle, espérant ardemment que ses sentiments puissent être partagés un jour. Ayame se sentit particulièrement touché par ces mots. Le seul problème ?

C’était que la lette ne lui était pas destiné.

Son regard glissa vers le casier à côté du sien, affichant le nom du professeur de mathématiques dont le succès auprès des plus jeunes n’était plus à prouver. Car la personne qui avait écrit cette lettre avait parfaitement raison : il était beau, drôle et gentil. Il s’intéressait aux autres, ramenait parfois des gâteaux, ses muscles se dessinaient parfaitement sous ses chemises, sa barbe de trois jours lui donnait un air sauvage plus qu’agréable et… Ayame se sentit rougir tout seul devant les casiers et chassa immédiatement ces pensées de son esprit. Ça n’allait pas du tout. Sans réfléchir, il replia la lettre, referma l’enveloppe et glissa cette dernière dans le casier du professeur de maths avant de se retourner et de se figer. Derrière lui, une professeure le regardait avec perplexité.

« Euh… C’est pas ce que vous croyez. Quelqu’un s’est trompé de casier, alors je remettais ça dans le bon, c’était pas… Enfin, je n’ai pas… »

Elle n’eut pas le temps de répondre car des collègues arrivèrent derrière elle. Ayame profita de cette interruption pour fuir la salle des profs et du personnel, rouge de honte. Il espérait vraiment qu’elle n’irait pas croire que c’était lui qui avait mis cette lettre dans le casier du prof de maths. Toutefois, une fois le choc passé, il s’arrêta dans le couloir et refit demi-tour pour regarder dans la salle. Et si ce n’était pas une élève qui avait mis cette lettre mais une collègue ? Après tout, rien dans le mot disait explicitement que ce n’était pas le cas. Il regarda les visages des différentes femmes présentes mais rien ne les trahissait, il regarda ensuite dans le couloir pour vérifier qu’aucune élève ne surveillait les lieux, mais il ne vit rien. Tout en réfléchissant à la potentielle identité de l’amoureuse, il prit la direction du coin fumeur pour prendre une cigarette. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir qu’il y avait déjà quelqu’un.

« Oh. Bonjour Kelly-sensei. »

Le malaise fut très légèrement palpable dans sa voix tandis qu’il sortait une cigarette de son paquet ainsi que son briquet à zippo. Même si être en sa présence le mettait mal à l’aise, il ne pouvait décemment pas partir sans paraître suspect. Ashton ne l’avait toujours pas reconnu et il ne souhaitait pas particulièrement que ce soit le cas. Ne souhaitant pas laisser un silence s’installer, il décida de raconter ce qu’il venait de trouver.

« Vous saviez que quelqu’un craquait pour Kuramoto-san, le professeur de maths ? Je me demande qui ça pourrait être. Ça me rend curieux. Pas vous ? »

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Ashton Kelly
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(#) Re: Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyJeu 11 Fév 2021 - 19:08


 

Le cendrier sur le balcon
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Bien que ça ne soit vraiment pas concluant – On peut littéralement palper le malaise dans l’air – je fais comme si de rien n’était, c’est-à-dire comme s’il n’était pas évident que Kûga-san préférerait embrasser un bouledogue plutôt que me regarder dans les yeux, et me décale pour lui faire – C’est comme du flan ou de la jelly – une place à côté du cendrier. Je ne peux pas lui en vouloir, je dois bien l’admettre. Ce n’est pas comme si nos dernières entrevues s’étaient déroulées dans les meilleures conditions. Entre son caleçon rose dans le bureau d’Hisao et ma splendide performance de lancer de portable durant le bal d’Halloween – Tu fais exprès d’oublier le meilleur, Ashton – on ne peut pas dire que nous nous soyons fait – Quand la seule vue de ton mec en kimono t’a fait perdre 20 points de QI – de grandes impressions. Clairement, il y a de quoi faire changer de pièce à n’importe quel japonais de souche, je ne peux donc que saluer le courage de celui-ci qui ne renonce pas à sa pause cigarette malgré ma présence. Il confine même à la bravoure quand il entame la conversation. Perdu dans mes pensées, je mets un moment à réaliser qu’il m’adresse la parole, puis un autre à comprendre – Oh, joli zippo – le sens de ses mots avant de pouvoir réagir :

« Hm ? Oh, ça n’a rien d’étonnant. Si j’étais une femme, je craquerais aussi. Il est gentil, serviable, charmant et il a ce petit côté chevalier servant qui plaît beaucoup aux jeunes célibataires en âge de se marier, pour rester dans le ton… Est-ce que je peux vous emprunter du feu ? On dirait que mon briquet est v– »

Je me fige, ma cigarette à la main, soudain projeté – Oh putain, le zippo – dix ans en arrière. J’ai déjà vu cet objet. Je le connais. Il le gardait dans la poche avant de son pantalon parce qu’à l’arrière, il avait peur qu’on le lui vole. Il allumait ses cigarettes en penchant la tête à droite, puis jouait avec le filtre du bout du pouce en soufflant la première bouffée. Il était venu une semaine en Angleterre pour son travail et il m’avait abordé dans un pub en me prenant pour une femme. Il n’avait encore jamais osé séduire un homme. De mon côté, Messiah m’avait quitté – Tu as peur ? – depuis quelques mois et je ne ressentais plus rien si ce n’est son absence – Tu n’as qu’à te dire que c’est un rêve. Tout sera terminé au matin – et le vide dans ma vie. Aucun de nous ne savait réellement ce qu’il faisait. Nous étions chacun perdu dans un endroit différent – Et je te promets que je ne te ferai pas de mal cette nuit – et nous nous étions retrouvés par hasard, sans savoir comment. Nous étions seuls, nous avions mal et la seule chose que nous éprouvions était ce besoin vital de repousser les ténèbres, de combler le vide par un peu de chaleur. Au final, nous sommes rentrés chez moi après qu’il m’ait abordé dans ce pub et nous avons fait l’amour. Il est revenu le soir suivant, et encore le suivant, chaque soir de la semaine jusqu’à ce qu’il retourne au Japon. Les années passant, j’avais fini par l’oublier. Je repensais parfois à ses silences gênés, son air nostalgique et coupable, sa voix toute douce et cette façon de me toucher comme s’il était pressé, que tout pouvait s’arrêter du jour au lendemain. Je ne pensais pas – Oh mon dieu – que je le reverrais un jour. Je ne pensais pas – Mais il a beaucoup trop changé ! – que nous nous retrouverions ici.

« Ayame ? C’est toi ? »
 



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Ayame Kûga
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(#) Re: Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyDim 14 Fév 2021 - 20:12

Le cendrier sur le balcon
Après avoir allumé sa cigarette, Ayame attrapa le filtre entre ses doigts pour aspirer la première bouffée et la souffler dans l’air devant lui. Il observa la fumée s’envoler doucement avant de reporter son attention sur Ashton qui répondait à sa question, sans s’étonner davantage de voir le professeur de mathématiques recevoir une lettre d’amour. Il avait raison : Kuramoto-san était gentil, serviable, charmant, beau, il avait ce petit côté bad boy qui attirait et… Ayame écarquilla brièvement les yeux à ces pensées et se reprit bien vite. Ce n’était pas le moment de penser à un autre homme, quand bien même il savait que celui à ses côtés n’avait aucun problème avec l’homosexualité, bien au contraire, et il était bien placé pour le savoir. Le concierge espérait qu’il continuerait d’être le seul à se rappeler ce détail. Malheureusement, c’était un vœu qui fut brisé bien trop tôt à son goût.

« Oui, bien sûr. »

Dit-il tandis qu’il levait déjà la main pour lui tendre le zippo, mais il se figea en voyant qu’Ashton venait de faire de même. Pendant une seconde ou deux, Ayame se demanda ce qu’il se passait, mais il put voir l’expression de son collègue commencer à changer petit à petit alors que la lumière se faisait dans son esprit. Il se sentit blêmir en réalisant qu’Ashton était en train de prendre conscience de son identité et il dut se retenir de ne pas partir en courant au plus vite, ou ne serait-ce que de se cacher derrière ses cheveux.

« Euh, je… »

Les battements de son cœur s’accélérèrent sous le coup de la panique. Qu’allait-il dire maintenant qu’il savait qui il était ? Il se sentit honteux d’arborer cette apparence après toutes ces années. Il était loin du gamin de vingt-quatre ans perdu de l’époque. En réalité, il n’avait plus rien à voir avec lui. Il pourrait essayer de mentir, de dire qu’il faisait erreur, de prétendre être un autre Kûga Ayame, ou même de prétendre ne pas se souvenir de lui, mais il savait très bien que c’était inutile. Il se sentit rougir avant de répondre.

« Oui… C’est moi. »

Que pouvait-il ajouter d’autre ? Le malaise s’était épaissi et il ignorait comment le dissiper.

« Désolé, je ne pensais pas que tu te souviendrais de moi… »

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(#) Re: Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyMar 16 Fév 2021 - 17:30


 

Le cendrier sur le balcon
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Depuis son premier jour, je me demandais pourquoi il me disait aussi férocement quelque chose. Forcément, maintenant que j’ai la réponse, j’aurais préféré – Il avait le visage rasé et les cheveux courts – ne pas m’en rappeler. Si j’avais su que j’aurais des flashs de mes folles nuit d’il y a dix ans avec – Il amenait une bouteille de vin à chaque fois et il avait toujours l’air de s’excuser d’être là – une version plus jeune et moins négligée du concierge, j’aurais cessé sur-le-champ de me poser des questions. Surtout quand il me rend mon regard comme un biche aux abois – Qui aurait cru qu’un homme aussi timide – avant de rougir et de détourner le regard. Je l’imite aussitôt, m’abîmant dans la contemplation du cendrier – Réussirait à me faire rougir chaque fois que je reposerais les yeux sur ma tête de lit ? – en triturant ma cigarette toujours éteinte. C’est extrêmement gênant.

« Non, c’est moi. Je n’avais pas l’intention de te mettre mal à l’aise. Mais pour le coup, je ne t’ai vraiment pas reconnu avant, désolé. Tu as beaucoup… changé. »

Je me racle la gorge, dépassé par l’euphémisme ridicule – Beaucoup changé, oui – que je viens de dire à voix haute. L’Ayame Kûga que j’ai connu à l’époque était un jeune salaryman discret, propre sur lui et d’une banalité déconcertante, comme on en trouve des dizaines dans le métro japonais. Si je le croisais dans le métro aujourd’hui, j’aurais davantage envie – Il ressemble à un chiffon mais c’est tout – de lui donner une pièce qu’autre chose. Évidemment, je garde tout cela pour moi car le pauvre malheureux est déjà suffisamment mal à l’aise comme ça et je m’efforce de trouver – Il serait peut-être temps de mettre les voiles d’une façon ou d’une autre, non ? – quelque chose d’intelligent à dire :

« Tu, euh… tu vas bien ? Depuis la… dernière fois ? On ne s’est pas recroisés après le bal, il me semble… »
 



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(#) Re: Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya]  Le cendrier sur le balcon [Ayayayaya] EmptyMar 16 Fév 2021 - 19:08

Le cendrier sur le balcon
Le malaise s’épaissit entre eux et du coin de l’œil, Ayame vit Ashton détourner les yeux à son tour avant de s’excuser de ne pas l’avoir reconnu avant. Changé… Un rictus étira les lèvres du concierge à ce simple mot. C’était un euphémisme de dire qu’il avait changé et il savait qu’Ashton n’en pensait pas moins. Il ne lui en voulait pas de se faire cette remarque, lui-même était parfaitement conscient de n’avoir rien en commun avec l’homme qu’il était neuf ans plus tôt. Il voulut dire que lui, au contraire, n’avait pas changé, qu’il était toujours aussi beau, toujours aussi incroyable, toujours aussi… tout, mais il se retint. Ça ne mènerait à rien de dire tout cela et il ne voulait plus jamais déraper comme il avait pu le faire par le passé. Après un instant de silence, Ashton reprit la parole, sur un ton teinté de malaise, et Ayame regretta déjà les moments où il ignorait qui il était.

« Oui, c’est ça. »

En réalité, il avait fait en sorte de le croiser le moins possible, notamment pour éviter la situation actuelle. C’était un échec.

« Je vais bien, merci. C’est vrai qu’on ne s’est pas recroisé après le test de courage. Je suis parti directement après. »

Ça l’avait épuisé.

« Et… le tien s’est bien passé ? Tu l’as fait avec Tenma-san, c’est ça ? »

La curiosité fut légèrement perceptible et son envie de ragots bien présente, même s’il n’avait aucun doute sur ce qu’il se passait entre eux après la scène à laquelle il avait assisté. Son regard devait sûrement refléter cette certitude.

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