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Neil I. Marshall
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Mer 31 Mar 2021 - 22:43

Last days on Earth


Afin de continuer à vous proposer des occasions de sortir un peu du contexte de l'école pour écrire avec vos personnages, nous vous proposons ce mois-ci un nouveau thème. Bien sûr, aucune conséquences pour vos RPs, alors laissez libre court à votre imagination et faites vous plaisir !

Sans plus attendre, voici le thème de ce trimestre :

A votre réveil, vous vous rendez rapidement compte que vous êtes l'une des dernières personnes vivantes sur Terre, et que vos jours sont comptés. Que ferez-vous de ces derniers instants ?

Alors, une idée ? Vous pouvez poster à la suite pour montrer vos écrits o/

Quelques informations :


▬ Vous pouvez écrire ce que vous voulez du moment que cela respecte les règles rp et hrp qui régissent KHS.
▬ Il n'y a pas de limite de taille, merci cependant de faire tout passer dans un seul post !
▬ Si vous souhaitez faire quelque chose de plus conséquent (sur plusieurs posts), vous pouvez ouvrir un sujet dans la zone et vous faire plaisir !
▬ Il y aura des points ou des Kobizz' donnés pour les personnes qui participent  Look

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à les poser en MP au staff ou en zone invité si vous le souhaitez !

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Lun 19 Avr 2021 - 23:25
LAST DAYS ON EARTH



C'est le silence qui le réveille. Un silence étouffant qui transperce sa peau de part en part. L'adolescent fronce les sourcils et se redresse. Le soleil perce à travers les rideaux et ses rais de lumière ondulent sous un vent léger. Il réalise qu'ils ont dormi la fenêtre ouverte, d'un sommeil de plomb. Plus il s'attarde sur ces stries, plus le silence se fait pesant. Quelque chose cloche. Il attrape son portable et s'aperçoit que l'écran reste noir malgré ses multiples tentatives de l'allumer. Quelle heure est-il ? Son regard balaie la pièce à la recherche d'un indice. Mais ce qu'il voit, ou plutôt ce qu'il ne voit pas, est pire encore. Il n'y a personne. Les lits sont vides mais portent les marques des aventures de la nuit. Il ne se souvient pas avoir entendu ses colocataires mentionner une absence. Quoi qu'il faut dire que ce n'est comme s'il y prêtait attention tout le temps. Il n'a pas honte de le dire, parfois il acquiesce alors qu'il n'a pas écouté un seul mot de la conversation. Son esprit vaque ailleurs, souvent dans le livre qu'il est en train de lire. Jusqu'à présent il semblerait que personne n'ait remarqué. Mais dans ce silence, il en vient à regretter de ne pas avoir été plus attentif.

L'adolescent repousse la couverture sur le côté et s'assoit au bord du lit. Il passe sa main dans ses cheveux en bataille et s'étire mollement. Sa bouche est pâteuse et ses yeux collent d'avoir trop dormi. Son pouls s'accélère d'un coup alors qu'il prend conscience qu'il est sans doute en retard en cours. Pas le temps de tergiverser, il enfile un jean en catastrophe, fourre un cahier et deux stylos dans son sac et se précipite vers la porte de la chambre. Il souffle dans sa main puis la sent. Pourrait être mieux mais pas le temps de se brosser les dents. Alors qu'il traverse les couloirs en courant, le carrelage froid lui renvoie l'écho de ses pas au centuple. Trop énervé d'avoir loupé son réveil par manque de batterie, il ne se rend pas compte de l'anormalité d'un couloir vide. Il n'est pas plus alerté quand sa course effrénée lui fait traverser la cour entre les bâtiments. Il débarque dans la salle de classe à la limite de l'asphyxie et s'incline rapidement vers le bureau du professeur tout en s'excusant du retard. Dans le silence le plus complet, il rejoint sa place et s'assoit. Ce n'est qu'à ce moment-là qu'il constate qu'aucune remarque ne se fait entendre et qu'aucun éclat de rire ne fuse.

Il relève lentement la tête, les joues brûlantes, et contemple le néant interloqué. Où sont les gens ? Qu'on ne vienne pas lui dire qu'on est samedi et qu'il a cru à une panne de réveil ou il risque fort de casser la figure au premier qui passe. En parlant de passant, maintenant qu'il y pense... Les pieds de la chaise raclent le sol alors qu'il se remet debout. Ce son criard le dérange et lui soutire un frisson. Quelques pas en direction de la porte et il jette un coup d’œil dans le couloir désert. Il y aurait forcément du monde, même un samedi. Étrange est un mot trop faible pour décrire la situation. Laissant son sac au pied du bureau, il s'engage dans le passage carrelé et passe sa tête dans toutes les embrasures de porte qu'il trouve. A mesure qu'il avance dans le bâtiment, un fort sentiment d'angoisse s'empare de lui. Ce n'est qu'en sortant dehors que la main invisible tord ses boyaux le laissant pantois. Les sourcils froncés, il tape dans un caillou à ses pieds et tente de rassembler ses pensées. Aurait-il loupé un mail important ? Du genre d'évacuer le campus sans rien emporter derrière lui. Mais dans ce cas, pourquoi ces colocataires ne l'ont-ils pas réveillé ? Il a beau être énervant parfois, ce n'est pas une raison pour l'abandonner.

Il refuse de croire à cette fumisterie. L'inaction le tue et il se remet en marche, en courant à moitié. Il traverse la cour en sens inverse et débarque dans les dortoirs en hurlant. D'abord des questions bêtes à la 'Hé oh, y'a quelqu'un ?' aux prénoms. Tous ceux qu'il connaît y passent. Il enfonce les portes à coup d'épaule en espérant justement provoquer des réactions mais rien. Un réveil mécanique attire son attention et il s'arrête net. Le cadran affiche 10h39. Et maintenant qu'il y réfléchit, il réalise qu'on est jeudi parce qu'hier il s'est réjouit que le professeur de Littérature ait mentionné un livre cher à son cœur comme prochaine lecture. Pas d'erreur possible, l'heure est grave. Il se retrouve de nouveau au milieu du couloir, haletant. Il ne peut tout simplement pas croire qu'on l'ait laissé. Et pourtant c'est la seule explication rationnelle. Ils ne peuvent quand même pas avoir tous... disparus ? N'importe quoi, pourquoi pas une attaque de zombies pendant qu'il y est ! Ce trait d'humour ne lui donne aucun plaisir, son cœur rate un battement. La gêne dans son ventre remonte dans sa gorge et forme une boule dense.

L'adolescent retourne dans sa chambre et fouille dans les affaires de ses colocs à la recherche d'un portable chargé. Il n'éprouve aucune gêne et adorerait que l'un d'eux débarque et le frappe en l'accusant d'intenter à leur intimité. Cette pensée lui soutire un début de sourire très rapidement calmé par le noir total que lui renvoie le portable trouvé. Il actionne l'interrupteur de la lampe de chevet derrière lui et constate qu'il n'y a plus de courant. Bien qu'il n'ait pas envie de se rendre à l'évidence, il se doit de vérifier ailleurs. Il faut qu'il en ait le cœur net. De nouveau le couloir et premier arrêt à la salle commune. Il appuie sur le bouton de la télévision et pianote sur la télécommande au cas où elle serait en veille. L'écran plasma lui renvoie son reflet. Couloir, escaliers, cour, tous plus vides et silencieux. Il rentre en trombe dans la salle info et enfonce le bouton de chaque écran. Aucune lumière ne s'éclaire. Cela ne l'empêche pas de marteler claviers et souris jusqu'à s'en faire mal à la main. Doucement ses mains glissent jusqu'au rebord de la table alors que la chaise de bureau absorbe son corps. Il a soudain des difficultés à respirer et ferme les yeux. Il se revoit hier à rire aux éclats d'une bonne blague et à rétorquer une vacherie en pensant qu'il aurait tout le temps pour se racheter.

Son ventre grogne et le sort de sa torpeur. Manger lui changera les idées et boostera ses neurones afin de tirer cette situation au clair. Un but en tête lui permet de se calmer, il se relève. Le tourniquet de la cantine grince à son passage. Les stands généralement peuplés de multiples choix plus ou moins alléchants sont vides. Il regarde autour de lui. La cantine lui paraît immense sans personne dedans, à la limite du hangar d'avion. S'il veut manger, il va devoir passer de l'autre côté, dans les cuisines. Il ne peut s'empêcher de jeter un œil derrière lui alors qu'il passe par-dessus le comptoir, comme si un surveillant allait l'engueuler. Oh ce qu'il aimerait ça ! La cuisine sent le trop-propre et l'odeur lui agresse les narines. Il fait la moue mais son ventre le rappelle à l'ordre. Ses yeux parcourent les plans de travail laissés à l'abandon. Des planches à découper, des couteaux, une énorme marmite sur le feu éteint, des saladiers contenant différentes préparations en cours, un œuf cassé au sol puis la porte de la chambre froide. Le froid le transperce. Il laisse la porte grande ouverte et cale un tabouret contre de peur qu'elle ne se referme derrière lui. Il furette dans les étagères et s'empare de quelques bricoles. Au passage, il picore quelques morceaux de fruits dont le jus lui salit les doigts. Son butin en mains, il referme la large porte et ne réfléchit pas longtemps à sa destination finale.

Les livres de la bibliothèque ne répondent pas à son salut. Naturellement, ses pieds le transportent jusqu'à un rayon bien spécifique. Il s'assoit par terre et entame un paquet de gâteaux sans plus de cérémonie. Des miettes tombent sur son t-shirt puis sur le sol. Que quelqu'un le gronde, par pitié ! Ainsi installé, il se sent mieux. Les samouraïs qui l'entourent forment un cocon protecteur que rien, pas même une apocalypse, ne peut ébranler. Il s'essuie les mains sur son pantalon et attrape le premier livre qui lui vient sous la main. Il pense à ses camarades de classe, à ce qu'il n'a pas avoué. Il pense à ses parents puis à la Ch... non, à sa sœur. Ses doigts effleurent les pages et il entame sa lecture. Il ne lui faut pas plus de quelques lignes pour qu'il soit emporté par le flot des mots. Et c'est une bonne chose. L'atmosphère se modifie et le temps s'arrête. Sans un bruit, il disparaît à son tour.

Un courant d'air traverse la pièce, les livres soupirent.




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Dim 25 Avr 2021 - 12:54
Assise sur la plage, à regarder les vagues je repense à ces derniers jours…


Je me réveille plutôt tard, même pour un dimanche. Ce n’est pas dans mes habitudes, mais la compétition de natation m’a vidé ! Je regarde l’heure sur mon téléphone. Hein ? 14 heures ? WHOOOO ! Trop, trop tard ! Normal qu’il n’y ai plus personne dans la chambre ! Tiens, je n’ai plus de réseau ? Bizarre…

Je me frotte les yeux, puis me lève. L’école… Elle est bizarrement calme… Je cours jusqu’à la cantine, mais même là c’est vide ! Bah… Ils sont passés où ? Y a une animation et je ne suis pas au courant ? Bon bah… Tant pis, je vais aller au konbini ! Je cours jusque-là bas, et je suis surprise de voir que la rue est toute abimée. Genre… Y a eu un gros tremblement de terre ? Comment j’ai fait pour dormir autant ? Et pourquoi l’école n’a rien ? Le konbini aussi est vide… Je prends de quoi me faire un petit dej, et je laisse la monnaie près de la caisse. C’est pas du vol comme ça !

Je regarde mon téléphone… Toujours pas de réseau ! Inquiète, je me rends de nouveau à l’école. Je cours un peu partout, en criant le nom de mes amis. « Kazuhiko ! Sumire ! Gideon ! Pablo ! Meyuki ! Riku ! Seito ! Thomas ! », et tous les autres aussi. Je crie en boucle, mais la seule réponse est mon écho. C’est un cauchemar, je veux me réveiller !

Désespérée et fatiguée, je finis par aller machinalement vers la piscine.

- OH ! Kazuhiko !

Mon meilleur ami est assis, les pieds dans l’eau. C’est aussi bizarre que le fait que toute l’école soit vide, mais je me fourre dans ses bras. On discute de ce qui a pu se passer, et pourquoi on est que tous les deux. Honnêtement, j’ai juste envie de pleurer, mais la présence de mon meilleur ami me rassure. On décide de se rendre à pied jusqu’à chez ma sœur. J’espère vraiment qu’elle n’a rien …

Les rues sont calmes, on entend juste le chant des oiseaux. J’avais jamais fais gaffe, qu’il y en avait autant par ici. On continue de faire toutes sortes d’hypothèses : des extra-terrestres ont enlevé tout le monde sauf nous ? L’attaque des ombres qui nous emportent dans l’abysse ? Son Goku a évacué la terre car elle va exploser, mais il nous a oublié ? Je pense que ça aide à dédramatiser… Mais plus on s’approche de chez ma sœur et plus j’angoisse.

Je sonne, je toque mais aucune réponse. Je colle mon oreille contre la porte. Non, je n’entends rien. Les larmes me montent aux yeux. Kazuhiko force la porte, je ne sais pas trop comment. A moins qu’elle n’était déjà à moitié ouverte ? Tout est flou. On entre et rien… Personne. Le petit déjeuner est sûr la table, les jouets des garçons sont éparpillés au sol.

- Non, non, non !

Je cherche dans tout l’appartement, je crie leur nom mais rien. Toujours rien. Au bout d’un long moment, Kazuhiko me tire par le bras. Je le suis sans vraiment savoir où on va. On retourne au Konbini et on prends des ramens. On finit par prendre de la bière aussi. Bah… Si c’est la fin du monde, je ne veux pas mourir sans avoir pris au moins une cuite ! Et puis… Je veux juste ne plus penser à rien et m’endormir.

Demain au réveil… Tout ira mieux. Tout le monde sera revenu…

Je me réveille dans mon lit. Calme. Tout est toujours aussi calme. Kazuhiko est déjà réveillé, et il me fait un câlin. Je me blottis contre lui. J’ai mal à la tête, et ma bouche est pâteuse. C’est nul de boire ! On refait le tour de l’école, mais toujours personne à part nous deux.

- On va voir au centre-ville ?

On s’y rend à pieds, ce qui nous prend pas mal de temps. On re pique des ramens dans un kombini une fois sur place. On continue à faire des hypothèses et à discuter. Au bout d’un moment, on croise enfin quelqu’un !

- Hé ! Monsieur ! Vous savez ce qui se passe ?

Il nous explique qu’il ne sait pas trop, et que quand il s’est réveillé tout était déjà comme ça. Sa femme et sa fille sont avec lui, dans leur appartement. Plus la conversation avance et plus il me regarde bizarrement. J’échange un regard avec Kazuhiko, et je lui demande en murmurant ce qu’il en pense… Sauf que le monsieur décide de partir à ce moment-là.

- Monsieur, attendez !

Mais il nous regarde comme si on était des fous. Je suis dégoutée !  On aurait pu rester ensemble ! On repart vers le campus. J’ai l’impression d’être en sécurité à l’école. On retourne à la piscine, pour s’y détendre un peu. Toute façon, y a plus personne pour nous interdire d’y aller en dehors des heures !

On a repris de la bière, et même du saké. En plus de snacks. J’ai l’impression que je vais pas m’en sortir si je ne bois pas pour dormir.

- Ce monsieur, il était bizarre quand même, non ? Pourquoi il est parti comme ça ? On est que deux adolescents …

- Il a dû avoir peur.

- Mais de quoi ?

Kazuhiko me fait un sourire triste. Le même que lorsque je lui avais annoncé que mes parents avaient déménagés. Le même que lorsqu’on s’était dit au revoir. J’ai le cœur qui bat la chamade et je tends ma main vers lui.

- Hi…Ko ?

Mais je ne le touche pas, ma main le traverse. Les larmes me montent aux yeux. Tout ce que j’ai refoulé jusqu’à présent, tout sort d’un coup.

- Je n’existe que dans ta tête, Mitsuki. Désolé, j’aurais aimé être vraiment avec toi.

NON, NON, NON ! Je ne veux pas être toute seule !! Nooon ! Les larmes continuent de plus belles, et je finis par m’endormir sur le sol froid de la piscine.

Tout le reste me semble très flou. Je ne sais pas vraiment ce que j’ai fais ensuite, ni combien de jours sont passés. Une chose est sûre, Kazuhiko n’est jamais revenu. J’aurais préféré ne jamais me rendre compte que ce n’était pas lui. Je ne sais pas vraiment comment je me suis retrouvée là, mais je suis sur la plage.

Mes doigts caressent le sable, mes yeux regardent l’écume et mes oreilles écoutent les vagues. Je me laisse submergée par mes souvenirs. J’ai passé tellement de temps ici, avec mes amis. On s’était dit qu’on reviendrait cet été, pour s’amuser. Finalement, une promesse n’est rien face à l’apocalypse.


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Assise sur la plage, à regarder les vagues je repense à ces derniers jours…


Je me lève. Je ne veux pas vivre dans un monde sans eux. Le soleil est haut dans le ciel, la mer est calme. Je marche droit devant moi. Je frissonne au contact de l’eau un peu froide, à cause de la saison. C’est un joli jour pour mourir.

J’avance de plus en plus dans l’eau, et je finis par plonger. Je nage un peu, puis me laisse flotter sur le dos. Mourir par noyade… Une asphyxie par inondation des voies respiratoires. Ca a l’air douloureux, mais je ne me vois pas partir ailleurs que dans la mer. J’ai juste à attendre d’être épuisée. Je ferme les yeux. Le temps me semble incertain, je ne sais pas combien de temps je passe là… Mais quand le moment fatidique arrive, je me retrouve à me débattre inutilement.

Je veux mourir. Pourquoi est-ce que je lutte ?

- Mitsuki ??!!

Hm ? Je m’accroche à quelque chose, ou quelqu’un. Mes yeux se ferment.

J’ouvre de nouveau les yeux sur la plage. J’ai mal à la gorge, j’ai mal dans la poitrine. Je tousse comme une perdue. Mes yeux se lèvent vers Pablo. Lui aussi, je l’imagine ? Il a l’air blanc comme un linge. Il me serre dans ses bras. C’est humide. C’est froid. Est-ce qu’il est réel, ou est ce que je suis devenue définitivement folle ?

Qu’est ce qu’on va bien pouvoir faire, maintenant ? Aujourd’hui est peut être notre dernier jour sur terre.

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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Mar 27 Avr 2021 - 21:15
En panique, j'ouvre les yeux et me redresse, le cœur battant à toute vitesse. Que s'est-il passé ? Quel était ce cri ? Je ne sais pas trop et instinctivement, je regarde le baby-phone... Éteint. Quelle heure est-il ? Normal, Ryo a déjà dû aller les déposer à la crèche... Pourquoi j'ai l'impression de les avoir entendu m'appeler ? Sûrement un cauchemar que j'ai déjà oublié en ouvrant les yeux. Comment ai-je pu ne pas les entendre ce matin, cela me réveille toujours d'habitude... Même si c'était un mauvais rêve, j'ai besoin de me rassurer. C'est idiot, mais c'est plus fort que moi. Instinct maternel je supposes~

Lorsque je rentre dans la chambre des petits, évidemment, elle est vide. À quoi je m'attendais à 10h du matin hein ? Je rigole de ma bêtise et je m'apprête à fermer la porte lorsqu'un détail attire mon attention... Les doudous sont encore dans le lit, les pyjamas non présent sur la table à langer et surtout, les vêtements que j'ai préparé pour eux hier sont toujours là. Il ne les a tout de même pas envoyé à la crèche en pyjama ?! Je rêve ?! Sans plus tarder, j'attrape mon portable et lui envoie un message... Du moins, j'essaie mais pas de réseau... Toujours au meilleur moment hein ?! Je l'éteins, le rallume, même combat... SUPER ! Bon, je vais me préparer à sortir et si rien n'est réparé après tout ça, j'irai demander aux voisins s'ils peuvent me prêter leur téléphone.

Non sans énervements, je petit-déjeune... froid car le courant semble HS dans l'appartement et je dois tout placer en urgence dans des glacières. Heureusement que j'ai ça pas loin mais bon, il ne faut pas que ça s'éternise... Tout ça m'inquiètes et je me lave – devinez quoi ? – à l'eau froide avant de sortir dans le couloir à la recherche d'un voisin sympathique... Personne... Je sais que beaucoup travaille mais... D'habitude la petite mamie d'à côté est toujours là elle... Que se passe-t-il ? Inquiètes, je pousse la porte de l'immeuble et la coince avec un cailloux pour ne pas reste bloquer à l'extérieur vu que l'ouverture est électrique... Vive la technologie hein ! Sur le parking, une vision d'horreur... Toutes les voitures sont là, y compris celle de Ryôsuke ! Je remonte donc l'immeuble aussi vite que mon état le permet afin de tambouriner à sa porte, sans réponse. Ayant ses clés, j'attrape mon trousseau et déverrouille en tremblant la porte de son appartement vide... Ses affaires de cours son encore là, ses clés de voiture aussi, il est donc passé ici ce matin. Oh !


« Coca ! Soda ! Vous êtes là les filles ! Bon sang mais où se trouve votre maître et les enfants ? »

Rapidement, je les nourris et leur dis que je reviendrais plus tard. Mon inquiétudes plus forte que tout, je dois aller voir à la crèche...

Clés en main, je monte dans ma voiture et roule dans les rues désertes. Plus j'avance, plus mes yeux prennent la couleur de la pluie. Ce n'est pas possible, où sont les gens ? Ryo... Les enfants... Que s'est-il passé ? À mon arrivée sur le parking de la crèche, j'ouvre la porte de celle-ci et appelle mes enfants mais... Seul mon écho me répond... Mes yeux se posent sur leurs porte-manteau et je tombe à genoux, complètement désemparée. La sensation qui m'a réveillée n'était pas un mauvais mais la réalité... Ils m'ont appelés et je n'ai rien pu faire pour eux... Je suis seule au monde, que vais-je faire sans eux ? Ma vie n'a plus aucun sens à présent...

C'est alors qu'un coup dans mon ventre, tel un rayon de soleil durant une averse, me sort de ma torpeur. Mon dieu... Non, je ne suis pas seule, elle est toujours là avec moi. Un second coup de pied parvient à me faire sourire malgré mes joues noyées de larme.


« Pardon de t'avoir inquiétée Moka... Maman est là, on va s'en sortir ma puce... »

Lentement, je me redresse, jette un dernier regard aux photos de mes enfants avant de faire face à la dure réalité à l'extérieure. Je porte la vie, il y a toujours de l'espoir, je ne suis pas seule. Oui, je ne suis peut-être pas la seule à chercher un signe de vie. Mitsuki... Elle est peut-être à l'école... Il va falloir être forte pour survivre mais j'irai jusqu'à donner ma propre vie pour sauver mes enfants. Quoi qu'il arrive, je protégerais Moka, la seule preuve que tout ce que j'ai vécut avant n'était pas un doux rêve.

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Japonais: #6050dc  « Langue des signes»
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