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 La peine est partout la même. [ft Gareth]

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Seito Mori
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❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Seito Mori
« Elève ; en 2ème année »
(#) La peine est partout la même. [ft Gareth]  La peine est partout la même. [ft Gareth] EmptyDim 4 Avr 2021 - 11:09

MERCREDI 11 JANVIER 2017



La douleur est vive. Elle lui broie le cœur et l'empêche de respirer à son aise. Elle est partout et nulle part à la fois. Elle s'insinue sous sa peau, court le long de ses veines, envahit la moindre de ses pensées. Dans sa tête, le chaos règne. Une vague d'émotions se brise contre les récifs de son incompréhension. Il est submergé par un flot d'informations qu'il ne peut contenir plus longtemps. Il fait soudain froid. Son poil se hérisse. Est-ce son imagination ou la pièce semble bien vide d'un seul coup ? Il y était pourtant à son aise quelques minutes auparavant. Dans son élément, comme un poisson dans l'eau. Il avait suffi de quelques ratures pour assécher son océan. Des traits de couleur pour le faire basculer dans une dimension parallèle. Un monde de souffrance et de peine intérieure qu'il refoule à la moindre occasion. Parce que ces sentiments n'existent pas. Pire, la source de ces maux n'existe pas. L'illusion était pourtant presque parfaite. Lui au centre de l'univers, soleil chaleureux et brillant. Et autour de lui ses parents, les deux seules uniques planètes de son système solaire. Pas de doute possible, c'était l'équation du bonheur. Une équation sans inconnu, d'une simplicité enfantine.

Enfantine... A quel moment s'était formé le trou noir ? Était-ce quelque chose qu'il avait fait ou dit qui avait bousculé l'univers ? Il ne se souvenait pas avoir désaxé les étoiles. Il avait eu beau éplucher ses souvenirs, rien ne lui indiquait une dérivation des astres. Du jour au lendemain, sa chaleur ne leur suffisait plus. Ils étaient indéniablement aspiré par cette brèche béante. Sa fiction perdait de la matière à mesure que le ventre de sa mère grossissait. Puis le big-bang. Il fut balayé d'un souffle. Relégué au second plan comme un jouet usé dont on se serait lassé. La galaxie dont il était le moteur s'effrita jusqu'à s'effondrer. L'étoile vibrante qu'il était lutta pour sa survie, grésilla tant bien que mal mais ne put lutter plus longtemps contre l'inévitable. Sa température grimpa en flèche et il entra en fusion. Son être tout entier s'embrasa d'une colère étouffante et tous les combustibles furent bons pour entrer en éruption. Le regard vide, en proie au désespoir, il contient un hurlement qui se traduit par un faible gémissement. Et cette douleur sourde qui ne s'arrête pas et qui va le rendre fou. Fou de rage.

L'adolescent regrette son insouciance précédente. Cette désinvolture insolente qu'ont parfois les jeunes de son âge. Il regrette d'avoir accepté de revenir chez lui pour les vacances de Noël. Il se déteste pour avoir cru qu'il serait de nouveau le centre d'intérêt principal. Toutes ces journées à jouer la comédie. Ce temps perdu dans de nouveaux éclats de voix. Et les progrès de la Chose qui grandit et prend forme, s'ancrant toujours plus dans la réalité. Une réalité qui vient de le rattraper et de lui coller une droite.

Les membres du club de littérature ont pris congé, Seito est seul dans la salle de classe. Il est préposé au ménage et s'acquitte de sa tâche honorablement. Alors qu'il fait une pile des livres dont ils ont débattu, il lui prend soudain l'envie de relire quelques passages de son livre préféré. Un livre qu'il a relu tellement de fois que les pages en sont cornées et que la couverture semble délavée. Ce livre est une relique qu'il chérit. Dans les peines comme dans les joies, ce livre l'a guidé et il y voit encore une source inépuisable de sagesse dont il ne se lasse pas. Le devoir accompli, Seito s'accorde un quart d'heure de répit avant de retourner aux dortoirs. Il s'assoit sur une chaise et apprécie le calme ambiant de cette fin d'après-midi. Il glisse la main dans son sac, en sort le livre et le feuillette à la recherche du passage qu'il souhaite relire. C'est à ce moment précis que la scission opère. Sur les pages du livre, à plusieurs endroits, des dessins d'enfant. Aux couleurs vives et au trait appuyé. Quelques secondes d’hébétement effacées par un torrent de lave. Seito se lève brusquement de sa chaise et donne un coup de pied dedans créant un effet domino avec les chaises de derrière. Le bruit occasionné fait l'effet d'une bombe et se répercute sur les murs et dans le couloir à travers la porte entrouverte. La déflagration ne serait pas complète sans un juron.

« P*TAIIIIIN ! » éructe-t-il tout en jetant le livre au sol.




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La peine est partout la même. [ft Gareth] Seitom14
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Gareth N. Kobayashi
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Gareth N. Kobayashi
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(#) Re: La peine est partout la même. [ft Gareth]  La peine est partout la même. [ft Gareth] EmptyDim 11 Avr 2021 - 16:14




♫ La peine est partout la même ♫
Il m’en veut. Et je crois que moi aussi, je lui en veux. Combien de fois est-ce que ça nous arrive de nous disputer ? Je peux les compter sur les doigts de la main pour toute l’année. Mon petit frère et moi avions la chance d’être très complices, c’est ce qui nous a desservit cette fois j’imagine. Mon Noël s’est passé en Angleterre à plus de dix milles kilomètres de lui. J’aurais aimé être avec lui, mais le plaisir de renouer avec cette famille trop loin de mes yeux et de mon cœur était inestimable. Je n’avais pas pu refuser alors que Ashton m’ouvrait la porte de son petit cercle, me donnait sa confiance. Asahi l’a bien compris et bien qu’un peu penaud, l’a accepté.

Mais à mon retour, la magie de Noël a laissé place à la réalité. Avec qui passer le nouvel an lorsque ma famille refusait d’accorder une seconde chance à celle qui partage toujours ma vie ? Cruel dilemme dont je n’ai pas pu me départir. J’ai dû faire un choix, était-ce le bon je n’en sais rien. Il y en avait-il un bon ? J’en doutais. Pour Asahi cela aurait été d’être présent auprès de lui et nos parents, et donc priver Hanae de son fils pour la seconde fois ? Il ne comprend pas, que pouvait-il comprendre du haut de ses dix-huit ans de toute manière ?

Oh il n’a pas aimé cette réplique, et la sienne ne m’a fait que plus mal. Alors je le délaisse hein, je choisis de m’éloigner pour celle qui m’a fait traîné dans la boue. Tu n’y es pas petit-frère... Comment est-ce que tu peux penser une chose pareille... J’ai raccroché. Une semaine vient de passer depuis notre dispute, je l’ai toujours en travers de la gorge. Pendant mes cours j’en ai fait table rase pour ne rien laisser paraître. Mais à présent que je suis seul sur le terrain de basket, ses mots reviennent me frapper. Alors le ballon devient mon défouloir, j’enchaîne les dunks, les rebonds aux murs, évacuant a colère qui se réveille en moi. J’en ai assez, qu’on veuille prendre les décisions à ma place !

Quelques minutes passent et je remarque un étui à lunettes sur la table du terrain de basket. Il est violet avec des stries argentés et je sais à qui il appartient. Malheureusement à une étudiante qui ne suit pas mes cours, avec un peu de chance elle est encore au club de littérature. Je file me doucher rapidement puis m’y presse, le cœur un peu moins lourd. Je devrais l’appeler... Mais ma fierté m’en empêche.

J’arrive dans le bâtiment principal et juste à temps, elle vient tout juste de quitter la salle de lecture, je l’intercepte pour lui rendre son étui. Mon téléphone vibre dans ma poche, et mon cœur se comprime, c’est Asahi. Le petit icône vert de l’appelle clignote, je le regarde, hésitant, le pouce juste au-dessus pour décrocher. Mais je laisse sonner, je sais c’est mal mais, ce n’est pas vraiment le lieu... Je me voile la face en m’en persuadant, la vérité est que je n’ai pas envie de lui parler tout de suite.

Juste au moment où j’allais m’en aller, un fracas vibre jusque dans le couloir, un petit malin a renversé toutes les chaises, et en est visiblement ravi. A grandes enjambées je me dirige vers la salle du club et découvre Seito, fou de rage, je ne l’ai jamais vu comme ça, lui d’habitude si souriant. J’entre dans la pièce et remarque le livre qu’il a jeté au sol.

« Mori-kun, qu’est-ce qu’il se passe ? »

Je me baisse pour ramasser le pauvre livre et mon regard s’arrête sur les traits colorés qui le parsèment. Est-ce que...

« C’est le tien ? »

Codage par Libella sur Graphiorum

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Gareth gazouille en japonais #00cc99
Gareth gazouille en anglais #9933cc
Chiaki gazouille en japonais/anglais #6699cc
Hanae parle en japonais/anglais #cc99cc
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Seito Mori
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Seito Mori
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(#) Re: La peine est partout la même. [ft Gareth]  La peine est partout la même. [ft Gareth] EmptyLun 12 Avr 2021 - 23:12

MERCREDI 11 JANVIER 2017



Tout est flou et se dissout. L'afflux de sang dans ses tempes lui donne mal à la tête. La colère l'engloutit et lui ôte tous ses sens. Les silhouettes deviennent des tâches de couleur vibrantes et entêtantes. Elles tourbillonnent, se mélangent et se dissolvent en une infinité de possibles. Il sent une présence incongrue mais n'a pas la force de la chasser. Les couleurs se diluent devant ses yeux et peignent une aquarelle inattendue. Des larmes de crocodile creusent des sillons sur ses joues. Le courant est fort et entraîne l'arc-en-ciel. Si loin que l'environnement se dénature jusqu'à disparaître complètement. Il n'y a plus d'étoiles dans sa galaxie, elle les a toutes aspirées.

Tout est distant et se délite. Soudain aphone, il ne peut répondre à la question qu'on lui pose. Et encore moins à la deuxième. Il n'est d'ailleurs pas sûr de la réponse. Il n'a lui-même aucune idée de ce qui se passe alors de là à l'expliquer. Il lui semble qu'il a quitté son corps ou que son corps l'a quitté. L'oscilloscope tressaille et se débat sans savoir qu'il a perdu d'avance. La courbe se compresse et annonce le décès. Des échos puis des bribes laissent place au silence. Le trou noir s'élargit et menace de le faire disparaître à jamais. Une peur panique s'empare de lui et hérisse ses poils. Il peut crier autant qu'il veut, dans l'espace aucun son ne se répand.

Sa respiration devient erratique. Étonnant vraiment comme un rien peut ébranler un être tout entier. Lui qui se croit fort, lui qui fait le fier, lui encore qui amuse la galerie pour masquer ses torts. Des rires en premier, au détriment du bon sens. Brisé le sourire à toute épreuve, piétinée la fougue de ses éclats de voix. Une luciole en perdition dans une tornade de ressentiment. Il faut qu'il se raccroche à un pan de réalité pour ne pas sombrer définitivement dans la folie. Ses doigts cherchent un point d'ancrage et agrippent le livre malgré lui. Sa prise se fait plus pressante à mesure qu'il émerge de sa longue léthargie. Des formes se matérialisent et sous ses yeux se dessine le visage de son professeur d'arts plastiques. La surprise le fait reculer brutalement et il manque de s'étaler par terre alors qu'il rentre dans une chaise derrière lui.

« N-non, c'est pas le mien. » articule-t-il difficilement.

Il se surprend à mentir et son cœur se comprime. C'est alors qu'il s'aperçoit que, dans son élan, il a arraché le livre des mains de Kobayashi-sensei. Pire encore, ses joues le picotent et lorsqu'il passe une main rageuse dessus, elle est humide. Le livre, comme incandescent, lui échappe des mains à nouveau et s'écrase au sol.

« Elle... elle l'a tué... » dit-il dans un souffle.




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