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Dim 11 Avr 2021 - 1:50
15 janvier 2017 ; à 17h

Estarossa s'était levé du pied gauche. Il était inexplicablement acariâtre en ce jour, comme si sa patience avait sauté le réveil pour la journée. Il était énervé pour des détails, des broutilles. Il ne trouvait rien pour le détendre ou l'empêcher de voir le monde en noir. Tout l'emmerdait, impossible d'y échapper. C'était un jour comme ça. La malchance s'enchaînait pour ne rien arranger. Le voilà devant une machine à laver qui semblait avoir cessé de fonctionner, comme ça, tout à coup. Problème : son linge était à l'intérieur et l'eau dans le tonneau ne se vidait pas. La machine n'était pas entrée en mode particulier, elle avait simplement planté. Ç'en était trop pour Estarossa. Il se tenait debout face à la machine et à tenter d'activer divers bouton, il n'avait plus de solutions douces en mire. Colérique, il s'emporta rapidement. Il donna plusieurs coups de pieds à la machine. Le dernier fut particulièrement violent et brutal.

Ouvre-toi, bordel !! criait-il.

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Lun 12 Avr 2021 - 21:39
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Les jours défilent et se succèdent en apportant leur lot de bon comme de mauvais. Seito assimile et s'épanouit à sa façon. Au fil des rencontres, il apprend et se construit. Il découvre des facettes de sa personne qu'il ne connaissait pas et ça peut parfois être oppressant. La nuit dernière, il a fait des rêves étranges. Dans l'un d'eux, il se voyait tomber de très haut et pendant très longtemps. L'impact de la chute l'a réveillé en sursaut et trempé de sueur. Il n'essaye pas de chercher des explications rationnelles et préfére laisser son subconscient s'auto-gérer. Ou s'auto-ingérer, au choix. Cette nuit fantôme a laissé des traces vaporeuses sur son visage, il en ressort les traits tirés et l'esprit embrumé. Heureusement on est dimanche et il peut zoner comme il l'entend sans se prendre une remarque d'inattention en cours.

La journée se déroule au ralenti. Tout ce qu'il entreprend échoue purement et simplement. La motivation en berne, Seito retourne dans sa chambre après plusieurs heures d'errance dans la bibliothèque puis la salle commune. Son lit l'appelle mais il résiste à la tentation de s'y enfoncer jusqu'au lendemain. A court d'idées, il aperçoit la pile de linge sale qui traîne dans un coin au pied de son lit. Cette tâche ne requiert pas de compétence particulière et c'est très bien comme ça. Il fourre le tout dans un sac en toile, prend un livre pour patienter et enroule une écharpe autour de son cou. Il traîne alors sa carcasse jusqu'à la laverie. L'air vivifiant du dehors le surprend et c'est les joues rouges qu'il débarque dans la pièce. Il est précédé par un juron et s'arrête net en découvrant la scène de bataille. Amusé par la situation, il s'adosse contre l'encadrement de la porte et déclare :

« Tu t'es trompé de formule magique. T'as l'choix entre 'Sésame, ouvre-toi.' ou 'Alohomora'. » Il esquisse un début de sourire et s'avance dans la pièce. « Nan plus sérieusement, t'as essayé les boutons avant de frapper d'ssus ? » ajoute-t-il sur le même ton blagueur.

Il enjoint les paroles à la démonstration. Les vêtements dans le tambour, de la lessive dans le compartiment, il referme la trappe et appuie sur le bouton de démarrage. La machine à laver se met en branle alors qu'il s'assoit sur un banc.

« Tu vois, c'est comme ça qu'on fait. » professe-t-il avec un grand sourire cette fois-ci.




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Lun 19 Avr 2021 - 11:07
Au point où il en était, Estarossa s'en fichait bien de donner un coup de pied de plus. Il s'y préparait et celui-ci serait terrible. Soudain, une voix vraiment agaçante vint s'ajouter à la situation déjà chiante. Il soupira par les narines, assez fortement d'ailleurs, puis tourna la tête vers cet huluberlu. Le ton employé par ce mec indiquait clairement un foutage de tronche. Il faisait le malin. Esta ne voulait pas spécialement réagir, il le regarda faire son petit manège de péteux. Comme par hasard et pour l'emmerder encore plus, l'inconnu était parvenu à relancer la machine. De quoi énerver Estarossa — même s'il se retenait, c'était fichu —. L'attitude du gars n'arrangeait rien. Il lui lançait un regard empli d'animosité, noir et sévère comme tout. Après qu'il eut fini de la ramener avec son sourire à la con, Estarossa redonna un coup de pied à la machine. Certes moins violent que prévu mais un coup de pied quand même. Un fracas de plus.

Il se tourna vers l'inconnu, le scruta silencieusement avant de cracher finalement son venin ingrat.

Et toi t'as pas un bouton OFF pour la fermer ?

Aucun respect, aucune courtoisie. Il n'était pas d'humeur et son intervention ne lui avait servi à rien de plus qu'à l'exaspérer davantage. Ce mec était une autre conséquence de cette journée maudite, maladroite.

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Mar 20 Avr 2021 - 23:31
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



La réponse est si parfaite que Seito éclate de rire aussitôt. Il est bavard, c'est un fait qu'il ne peut nier. On l'a surnommé de biens des manières et il a été réprimandé par bien d'autres mais jamais aussi franchement et d'un ton aussi sec. D'abord surpris, il est ravi d'avoir eu du linge à laver. Ses caleçons ont clairement sauvé sa journée, il faudra qu'il en informe Iroka-chan. Plutôt que de s'offusquer, il continue à rire.

« On m'l'avait jamais faite celle-là ! » s'exclame-t-il.

L'adolescent dénoue son écharpe et la pose sur le banc. Il ne sait pas si c'est la présence des machines et plus particulièrement des sèche-linge mais il fait sacrément chaud dans cette pièce. Son livre entre les mains, il fait glisser les pages entre ses doigts machinalement. Ce faisant son regard croise celui du garçon. Sa mine austère alimente une nouvelle tentative de blague :

« Attends, t'as regardé la machine à laver avec ce regard-là ? Tu m'étonnes qu'elle soit en PLS, la pauvre. Elle a tremblé puis plus rien, c'est ça ? »

Déposant le livre sur l'écharpe, Seito se relève et décide d'aider le plus jeune. Disons plutôt que l'idée de l'aider lui effleure l'esprit. Il s'approche de la machine doucement et triture deux-trois boutons sans grand espoir. La machine ne bronche pas, il fronce les sourcils. Posant son regard sur les pieds du garçon et prévoyant qu'il réitère sa maltraitance, le japonais déclare :

« Frappe-la encore une fois et c'est toutes les machines qui vont s'arrêter en signe de protestation. Et alors va expliquer ça au concierge. Bonne chance. »

Il hausse les épaules et se retourne en direction du banc. Il y saisit son livre avant de se rasseoir, en tailleur cette fois-ci. Le marque-page entre les doigts, il ouvre l'ouvrage au troisième chapitre et en lit la première phrase. Prometteuse. Il esquisse un sourire satisfait et repose son regard sur l'inconnu.

« Tu veux que j'lui fasse la lecture pour la calmer ? » demande-t-il.




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Lun 26 Avr 2021 - 17:15
Estarossa détestait les gens comme lui. Des grandes gueules qui parlaient trop, qui plus on cherchait à les intimider, plus elles devenaient imbuvables. Esta soupirait longuement en écoutant l'autre bavard la ramener toujours plus. Il lutta contre une envie dingue de lui enfoncer un linge dans la gorge pour qu'il la boucle. Il se détourna de lui avec méfiance lorsqu'il s'approchait pour actionner quelques boutons de la machine. Il avait ce mouvement de recul, légèrement à l'opposé, comme si sa proximité le dérangeait — il le regardait alors sur le côté —. Cela ne dura pas, heureusement mais le malaise était palpable et Estarossa ne le cachait pas. Il n'aimait pas ce type, ces manières, son phrasé. Tout.

Esta laissa la machine finir son œuvre, se disant qu'elle finirait bien s'arrêter à un moment donné. Les paroles condescendantes du mec n'eurent aucun effet dissuasif sur Estarossa. Au contraire, cela lui donnait encore plus envie de frapper en s'imaginant que la machine était la tête de cet allumé. Il donna des petits coups de pieds répétés, à intervalles réguliers, montrant son impatience. Il soufflait par les narines, las de cette situation. Il voulait juste s'en aller avant de commettre un meurtre.

Puis le gars se remettait à parler. Estarossa tourna sa tête vers lui, de biais, lui échangea ce regard absolument antipathique, presque dégoûté. Il s'approcha de lui, doucement, tranquillement, et s'arrêta juste devant. Il tapa le livre qu'il tenait dans ses mains, par en dessous, pour lui faire lâcher.

Tu lis quoi là ? disait-il, hostile. Parce qu'en fait t'es un grand comique toi, j'pourrais penser que tu répètes tout seul une pièce de théâtre à la con, comme un bouffon.

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Lun 26 Avr 2021 - 22:27
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Seito voit bien qu'aucune de ses blagues ne fait mouche. Il sait qu'il devrait s'arrêter là mais le démon perché sur son épaule droite lui souffle d'essayer une toute dernière fois. Peut-être n'a-t-il pas encore trouvé les bons mots ? Ceux qui parviendront à illuminer le visage du garçon et le récompenser d'un sourire enjoué. La tâche pourrait paraître simple mais déjà, en apparence, elle ne l'est pas. La tête de six pieds de long qu'il arbore actuellement en est la preuve. Le japonais ne se démonte pas pour autant. Un public difficile, ce n'est pas la première fois qu'il s'y frotte. Ce dégoût qu'il lit dans ses yeux lui fait ravaler lentement son sourire. Il a soudain un léger doute sur les intentions du garçon alors que ce dernier s'approche lentement de lui. Son pas est calme et mesuré, presque surjoué. Seito retient son souffle quand il s'arrête face à lui et se retient de l'ouvrir prématurément.

Une fois n'est pas coutume, il tourne sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Un, deux. Il a dans son répertoire une multitude de choix qu'il est loin d'avoir épuisé. Trois, quatre. Plus important, il essaye toujours de s'adapter à son audience, à accorder son thème si on lui donne du répondant. Cinq, six. Et voilà que ce garçon lui tend une perche. Sept. Son cerveau s'illumine comme un sapin le jour de Noël. Il se fiche pas mal que son livre – Les Hauts de Hurle-Vent d'Emily Brontë – soit tombé au sol sous la pression malveillante de son interlocuteur. Tout autant qu'il ignore le ton méprisant qu'il emploie en s'adressant à lui. Parce qu'une bonne bouffonnerie, quand elle se gausse des moqueries, il convient de l'accueillir sans ambages.

« Il parle ! Oh ! » s'exclame-t-il aussitôt.

La position assise ne convient pas à la tirade qu'il s'apprête à déclamer. Elle mérite plus de respect et plus de panache. Il hésite un temps – à peine une fraction de secondes – sur la meilleure approche. Finalement il se relève et s'écarte d'un pas sur le côté. Il fait appel à ses souvenirs et, contre toute attente, pose un genou au sol. A présent agenouillé, il relève la tête et plante son regard dans celui du garçon. Il inspire et poursuit :

« Parle encore, ange resplendissant ! Car tu rayonnes dans cette nuit, au-dessus de ma tête, comme le messager ailé du ciel, quand, aux yeux bouleversés des mortels qui se rejettent en arrière pour le contempler, il devance les nuées paresseuses et vogue sur le sein des airs. »

Un ange passe. Le silence a beau duré quelques secondes, ce sont quelques secondes de trop aux yeux de Seito. Se pourrait-il que le garçon n'ait pas la référence ? L'adolescent fronce les sourcils et tente, à travers ses yeux, de faire comprendre à l'autre que c'est à lui. A lui de donner la réplique évidemment !

« Et là, t'es censé dire... » l'enjoint-il à s'exprimer. Oh quand même, toujours pas ? Il est justement parti sur un classique exprès. Il ne lui laisse pas le temps de reprendre ses esprits. Il enchaîne d'une voix suave :

« Ô Seito ! Seito ! Pourquoi es-tu Seito ? Renie ton père et abdique ton nom ; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus un... » Ah tiens, c'est vrai ça, ils ne se sont pas présentés. L'occasion fait le larron comme on dit. Il n'est soudain pas sûr de l'emploi de cette expression dans ce contexte. Qu'importe. « ...euh, c'est quoi ton nom d'famille ? » demande-t-il pour que la tirade soit complète.




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Dim 6 Juin 2021 - 22:45
Estarossa n'avait jamais ressenti ça, de la répulsion jusqu'à en être... surpris. Il eut un geste de recul et un regard de dégoût plus intense encore — légèrement de biais, avant-bras levé doucement — devant l'attitude ridicule du mec, lequel avait complètement pété un plomb. Il le trouvait chiant depuis le début mais en fait, il était juste marginal. Il détourna le regard parce que la situation le mettait un peu mal à l'aise. Il avait pitié pour ce taré. Il le regarda à nouveau, le jugea, sans répondre, pendant que l'autre finissait son manège de paroles. Il le planta dans un silence froid tandis qu'il cherchait son attention. Estarossa, biaisé — et plus ou moins déstabilisé en réalité —, le quitta du regard, s'en retournant voir la machine qui s'était enfin arrêtée. Il ne dit rien, ne fit rien au dénommé Seito — même s'il n'était pas sûr que ce nom faisait référence à lui —. Il n'avait pas envie de taper un déséquilibré.

Pourtant, alors que la machine recommençait à faire un cycle, Estarossa, s'impatienta. Il ne voulait pas rester une minute de plus avec l'acteur de pacotille. Énervé, il jeta un regard virulent à l'ami perturbé, comme s'il allait lui reprocher que c'était de sa faute si la machine avait recommencé à tourner. Il glissa son pied vers celui d'une chaise, la tira vers lui d'un mouvement de jambe, la souleva pour la faire se pencher puis l'envoya valser pour qu'elle s'éclate au sol, d'un coup de pied sec. La chaise partit se cogner contre une machine innocente. Son geste ne signifiait qu'une chose à l'égard de son camarade trop bavard : "ferme-là". Le grand fracas était comme une claque pour couvrir le vomi audio de ce bouffon.

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Mer 9 Juin 2021 - 0:07
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Un très long blanc s'en suit. Pendant lequel Seito soutient le regard du garçon, intimement persuadé qu'il va céder et compléter la tirade. Mais il n'en est rien et la tension décroît dès l'instant où leurs yeux se perdent. L'adolescent suit ses faits et gestes sans bouger. Se pourrait-il que ce soit une feinte pour mieux l'impressionner en retour ?

« Si tu m'dis pas ton prénom, j'vais t'appeler Juliette. » dit-il pour briser le silence. Bien qu'il ait, cette fois-ci, remarqué que son numéro de théâtre n'est pas le bienvenu, il ajoute : « Parce que je citais Roméo et Juliette au cas où t'aurais pas reconnu... »

Les secondes s'étirent au point qu'il éprouve de sérieuses difficultés à rester immobile et, plus important, à rester silencieux. Le cycle de ses pensées est plus bruyant que celui des machines à laver. Elles tournent et tourbillonnent tant et si bien qu'il déploie une concentration accrue pour ne pas céder. Il patiente, même si son genou posé au sol commence à le faire souffrir. Il patiente, même si son interlocuteur lui tourne copieusement le dos. Il patiente, même s'il le voit amorcer un geste vers une des chaises qui traînent. Et ce n'est que lorsque la chaise le frôle pour atterrir contre la machine derrière lui qu'il réalise à quel point il se trompe. Il se peut que dans la surprise, il se soit légèrement recroquevillé sur lui-même jusqu'à fermer les yeux pour absorber le choc.

L'impact n'est pas tactile mais sonore. Il sursaute et rouvre les yeux aussitôt. Sa tête pivote en direction de la chaise qui a miraculeusement survécu. Quoi qu'il n'est pas sûr que le dossier soit naturellement courbé de cette manière. Il s'aide de ses mains pour se relever et époussette rapidement son jean au niveau des genoux. Alors qu'il agite sa jambe pour faire circuler le sang à nouveau, son regard est irrémédiablement attiré par le garçon. Sa réaction l'intrigue plus qu'elle ne l'effraie. Une telle colère pour quelques blagues lui paraît insensé. Le dévisager ne lui apporte aucun semblant de réponse. Il lève les yeux au ciel et soupire :

« Okay okay... t'es pas d'humeur Juliette. Pas besoin de péter une chaise pour t'exprimer, tu peux utiliser les mots, ça marche bien aussi. »

Il ramasse alors son livre précédemment laissé à l'abandon et se rassoit sur le banc. Le marque-pages n'est plus en place mais il retrouve facilement le chapitre qui l'intéresse. Le japonais se replonge dans sa lecture sans remarque supplémentaire et s'en suit une bonne dizaine de minutes sans que rien ne vienne interrompre la mélodie lancinante des tambours. Le roman fait alors étrangement écho à la situation passée et il voit dans la rage d'Heathcliff le même emportement dont a fait preuve le garçon. Une férocité presque animale qui ne quitte pas son esprit. Il relève les yeux de son livre et constate que le garçon a toujours un air mauvais.

« Tu savais que faire la gueule sollicite plus de muscles que de sourire ? Tu devrais essayer... de sourire. De rire même. Si seulement je savais ce qui te fait rire... » ne peut-il s'empêcher de lui faire remarquer.




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Sam 19 Juin 2021 - 17:43
Pendant un instant, Estarossa pensa que le mec se calmerait vraiment, partirait, pesterait au pire. Il pensait qu'être suffisamment désagréable pousserait ce damné à abandonner. Curieusement, ce ne fut pas le cas. Esta se pinça l'arête du nez, chercha comment lui dire d'aller se faire voir, sans le lui dire de la sorte. Finalement, il s'exprima assez simplement, toujours avec la courtoisie qui lui était propre.

Arrête de me parler, t'es lourd et je te supporte pas.

Estarossa n'était pas en mesure de réfléchir posément. Ce mec l'irritait profondément, il avait cette voix, cette façon de s'exprimer qui répulsaient tout simplement Esta. C'était un désagrément irraisonné. Il était, pour ainsi dire, presque désarmé par lui, justement à cause de ça, de ce malaise. Il n'avait ni la force, ni les mots pour lui claquer le bec, sans le lui arracher ou le lui décrocher par la violence physique — ce qui est passablement un crime —. Il était en quelque sorte prisonnier ici, avec lui, tant que la machine ne cessait pas.

Esta s'était assis à même la table centrale, laissant ses pieds dans le vide, face au tambour de la machine qui contenait ses vêtements. Il baissait son regard tout en soupirant par intermittence. Et l'autre ahuri n'avait pas intérêt à poursuivre la causette.

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Sam 26 Juin 2021 - 11:08
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Il n'est pas certain que Seito ait conscience de la peur déraisonnable qui l'anime à se sentir rejeté. Et ces quelques mots, d'une nonchalance presque indécente, le font basculer dans une spirale d'émotions à laquelle il n'était pas préparée. Il baisse la tête très vite et fait mine de se replonger dans sa lecture. La légèreté qu'il avait réussi à maintenir malgré les assauts répétés de sa mauvaise humeur est complètement aspirée par ce tourbillon de mépris et de... Bon sang, que c'est dur à admettre, de dégoût ? Il déglutit difficilement.

Le silence les recouvre d'une chape de plomb.

Les lignes se mélangent devant ses yeux. Il a déjà relu trois fois la même phrase sans en comprendre le sens. Le sujet devient le verbe. Le verbe, le complément. Une marée de mots sans but qui s'échoue. Vides, creux, inutiles. Palpite ses tambourine le sous tempes sang et. Il doit y voir plus clair. Il déglutit de nouveau, cligne des yeux. Son regard se raccroche sur le tambour de la machine où ses vêtements tournent. Tournent. Tournent. La réalité s'efface et lui échappe, emporté par le tourbillon de la machine. Il a fait l'erreur de mélanger les couleurs et le noir déteint sur lui. Jusqu'à en broyer.

Sous ses tempes le sang palpite et tambourine.

Le japonais a pourtant eu l'impression de tout donner. De faire une montagne d'efforts pour qu'enfin le garçon comprenne qu'il ne lui veut aucun mal. Même mieux que ça, qu'il essaye de l'aider. A sa façon, bien sûr. Sauf que cette répulsion froide le met devant le fait accompli, ça n'a pas suffi. Ses épaules s'affaissent. Et ce n'est pas la première fois. Il devrait avoir l'habitude maintenant de ne pas suffire. Alors pourquoi ce sentiment est-il toujours aussi virulent ? Pas assez, jamais assez. A donner la main, les gens vous prennent le bras. Et c'est la bouche en cœur qu'on vous demande d'en faire plus. D'être plus patient, d'être plus compatissant, d'être plus heureux.

La machine est prise de secousses.

Oh quand même Seito, ce n'est pas un monstre ! Surtout ne fais aucun effort pour nous aider. Tu vois bien que je ne peux pas venir, elle a besoin d'être surveillée. Rends cette peluche Seito, elle aime bien s'endormir avec. Mais ça va pas la tête de réagir comme ça ?! Pourquoi tu l'as déchirée ? La tête en plus, c'est du grand n'importe quoi ! Va dans ta chambre ! …Et on ne claque pas les portes !

800 tours/minute, la nausée.

Cette montée en tours le sort de sa torpeur. Il reprend lentement contact avec la réalité. Le brun est toujours là, devant sa machine. Combien de temps a duré son absence, il ne saurait dire. Mais elle a dû plaire au garçon. Il referme son livre d'un claquement sec et le pose sur le banc à côté de lui. Ses jambes sortent de leur léthargie alors qu'il se lève. Il s'approche de la machine du brun avec pour objectif de régler le problème. Se doutant qu'après un tel silence, ses faits et gestes pourraient paraître suspicieux, il prend la peine de préciser :

« T'inquiète, j't'aide vraiment cette fois-ci. »

Il s'agenouille devant la machine et marque une pause en observant chaque bouton. La machine chez ses parents ne ressemble pas exactement à ça mais une machine à laver reste une machine à laver. Il se souvient encore de la fois où il avait arrêté d'urgence une machine. Sa mère lui disait toujours de bien vérifier ses poches en mettant ses affaires dans le panier de linge sale, qu'elle ne vérifiait pas à tous les coups. Il avait oublié qu'il avait fourré des pages noircies d'un début de roman dans la poche avant de son sac. Sac qui s'était retrouvé couvert de boue il ne savait plus comment. Du papier mâché est tout ce qu'il avait récupéré. Un coup d’œil au tambour lui confirme qu'il est rempli d'eau. Exactement comme la dernière fois. Il tourne le bouton des programmes à sa position initiale. En attendant que l'algorithme de la machine comprenne qu'il doit tout stopper, Seito demande :

« J'espère que t'avais rien d'précieux là-d'dans. Ça fait combien d'temps qu'elle est bloquée ? »

La machine s'ébroue, se cabre, toussote et le tambour interrompt ses circonvolutions. Pas trop tôt. Il ne reste plus qu'à vider l'eau et débloquer le sas. L'adolescent sélectionne le programme d'essorage et vidange puis se recule. La machine s'adapte et après de longues secondes d'attente, on entend le premier écoulement d'eau. Il se redresse et s'assoit sur la table à côté du garçon.

« Normalement dans une quinzaine de minutes, c'est fini. » déclare-t-il sur un ton neutre.




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Lun 28 Juin 2021 - 10:54
Depuis combien de temps Esta était-il là, à attendre après un linge se faisant la malle à travers une machine défectueuse ? Il n'était même pas certain, cela lui paraissait une éternité désormais. Et il se trouvait encore plus bête de ne pas être allé faire un tour au lieu de rester, à passer ses nerfs sur un mec bizarre. Parlant de bizarre, Estarossa se mit à regarder le garçon. Il lui sembla souffreteux, sinon vraiment pensif. Il lui donna vaguement l'impression — et l'expression était tout à fait adéquate — d'être blanc comme un linge, tout à coup. Il n'avait pas l'intention de s'en soucier davantage, il l'avait remarqué, voilà tout. Au moins, il avait arrêté de la ramener, ça fichait la paix. Le silence ne dérangeait pas Estarossa, pourtant ça devenait pesant à mesure que le temps s'écoule, parce que la machine en fond faisait du bruit, elle. Et pas des moindres, ni des plus rassurants. Finalement, le garçon intervint, ce qui surprit Estarossa. Il ne l'interrompit pas — en partie arrêté par sa déclaration on ne peut plus sérieuse —. Il fut assez étonné par sa manœuvre, cela se voyait qu'il faisait au hasard, sans vraiment faire à l'aveugle non plus. C'était habile.

Estarossa pesta puis roula des yeux, chassant toute admiration possible devant l'intelligence déployée, et répondit vaguement, sinon sèchement à la question posée.

Peut-être 15 minutes, j'sais pas.

Il remarque que quelque chose se passe dans la machine, ça l'inquiète un tantinet mais ça finit par disparaître. Comme pour conclure au fil de ses pensées, le mec lui disait alors que ce serait bientôt terminé. Estarossa se tut mais ne put s'empêcher de sonder le type, d'un œil vraiment circonspect. Mauvaise foi oblige, il s'exprima avec toute l'amabilité qui lui était propre.

Si tu le dis.

Le mec vint s'asseoir près de lui. Esta était pris au dépourvu, il ne s'attendait pas à cette soudaine proximité. Il y était inconfortable. Il ne fit pas d'esclandre, toutefois le malaise palpable se voyait assez clairement. Estarossa tournait la tête dans l'autre sens et se décalait de quelques centimètres, pour se replacer. Au bout d'un moment, sans trop comprendre pourquoi, il se surprit à poser une question des plus absurdes, à celui avec qui il avait été désagréable dès leurs premiers échanges. Peut-être était-ce lié à son changement d'attitude drastique, du moulin à parole à celui de pierre semi-tombale.

... tu te sens bien ? T'es pâle.

Maladroitement, il demanda. Le ton de sa voix était incertain. Il était gêné — réalisant sa propre absurdité — il ne montrait pas son visage à son interlocuteur. Il se râcla la gorge, une fois, pour amoindrir son embarras.

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Lun 28 Juin 2021 - 21:44
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Bien que le lycéen émet des doutes sur son savoir en machine à laver, Seito ne relève pas. Il n'a pas forcément envie de se reprendre une remarque cinglante dans la tête. Tout du moins, pas si elle équivaut à la précédente. De son côté, il ne sait pas combien de temps il reste avant que ses vêtements soient propres. Son plan était de lire à la base, pas de se prendre la tête avec le premier venu. Il ne sait pas vraiment pour quelle raison il ne s'est pas rassis sur son banc. Pas plus qu'il ne sait quoi dire pour meubler le vide béant qui les sépare. La narratrice est surprise, le lecteur est surpris, même Seito l'est. Ne pas avoir les mots est un calvaire qu'il se fait pourtant toujours un point d'honneur de chasser. Il se contente de respirer sans faire trop de bruit et de ne pas envahir trop franchement l'espace vital du garçon. Les yeux rivés sur la machine, un peu inquiet que son aide échoue encore, il ne remarque pas la gêne montante du lycéen. Il passe sa main sur sa nuque et finit par poser son regard sur ses genoux. Voilà, voilà... Pas une seule approche ne semble convenir à la situation et ce n'est pas faute d'avoir retourné le problème sous tous les angles. Il a le sentiment que peu importe ce qu'il dira, l'autre ne réagira pas comme attendu. Et c'est foutrement déstabilisant. Tiens, comme cette question, qui tombe de nulle part. Il relève la tête rapidement.

« Hein ? Euh, ouais ouais... C'est juste que... » entame-t-il, surpris.

Que quoi ? Qu'il ressasse des souvenirs qu'il aimerait oublier. Qu'il se fait du mouron parce qu'un garçon refuse de l'apprécier. Qu'il ressent le besoin de prouver qu'il est utile. Et puis quoi ? Ils ne se connaissent pas et de tels aveux mettraient clairement une distance supplémentaire entre eux. Déjà que cette vague inquiétude le surprend. Voire même l'embarrasse quelque peu. Il se frotte les joues vigoureusement pour ramener du sang et passe une main nerveuse dans ses cheveux. Il ne voit d'autre échappatoire qu'un nouveau trait d'humour, ce qui à ses yeux avait cruellement manqué ces dernières minutes :

« T'en fais pas Juliette, j'ai pas encore bu le poison. »

Il sourit et cale ses mains derrière son dos pour se soutenir. C'est définitivement ça qui manquait à l'équation. Il faut juste savoir en mettre la bonne dose pour ne pas risquer l'explosion. Par contre, ce qui est délicat, c'est que la dose varie selon les gens. Sauf que les gens, contrairement à une machine à laver, sont rarement fournis avec un mode d'emploi. Et si vous voulez l'avis de Seito, c'est bien dommage. Parce qu'à l'heure actuelle, il l'aurait déjà fait rire si ça avait été le cas ! Mais, à bien y réfléchir, cette facilité serait ennuyeuse. Et il n'y a rien de pire que l'ennui. Il ne peut nier que face à ce gars, il y a du challenge, de quoi s'en mettre sous la dent. Même si c'est pénible, il se surprend à avoir abandonné très vite. Ça ne lui ressemble pas. Ce garçon aurait-il trouvé le bouton OFF de sa machine ? Impensable ! Seito se frotte à nouveau les joues vivement avant de demander :

« Et maintenant, c'est mieux ? »

Il espère vraiment que c'est le cas parce qu'il n'a pas envie de paraître faible devant lui. D'autant qu'il va bien. Enfin assez bien... Rho, qu'est-ce qu'il raconte ? Il va très bien ! Et pour chasser définitivement ses idées noires, Seito esquisse un sourire et ajoute les yeux pétillant de malice :

« C'est qu'il faut me laver avec un programme délicat sinon je ressors tout délavé. »




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Ven 16 Juil 2021 - 19:11
Estarossa ne s'attendait pas à s'attirer sa sympathie, surtout qu'il avait conscience d'avoir été abject à son égard, sans réserve de recul. Il n'était pas certain de savoir comment qualifier ce moment, où il avait demandé s'il allait bien. C'était absurde, contradictoire. Une faiblesse de sa part. Cependant, l'entendre se jouer de lui avec ses réflexions nulles replaça rapidement Esta dans le déni-mépris. Il est très embarrassé et, surtout, énervé par cette réaction, évidemment. Il trouvait que le type se la jouait trop. C'était ambigu.

Oh ça va, hein. Ça me ferait juste chier que tu clamses pendant que je suis là. lâcha-t-il des plus contrariés.

En plus de ça, il continuait à faire le pitre. C'était quoi cette mimique ? Cette façade ? Bougon, Estarossa obliqua rapidement. Tout dédaigneux et orgueilleux, il se laissait embarquer dans le cynisme courant. Il en avait marre, les minutes s'écoulaient bien trop lentement. Il n'arrivait pas à se résoudre, sagement, à attendre après un compteur peu fiable. Peut-être que ce bouffon n'y savait rien, après tout. Alors, l'insolence reprit le dessus devant le soûl, tout bonnement.

Et on te pend par où ? Les pieds ou le cou ? déclarait-il sèchement.

Il ramena ses jambes à lui puis il s'allongea sans gêne sur la table, visiblement plus las que jamais de cette situation dans laquelle il était emprisonné.

Arrête de m'appeler Juliette d'ailleurs. J'ai un nom. marmonnait-il à voix basse.

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Sam 17 Juil 2021 - 23:35
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



Tiens donc, serait-ce une pointe d'inquiétude que le garçon tente de camoufler sous ce ton agacé ? Seito se retient d'en rire car la situation est cocasse. Jusqu'à présent, le brun lui a craché son venin sans discontinuer et cette éclairci dans les nuages semble avoir été un bug dans la matrice. Et son interlocuteur, s'en étant aperçu, se ravise et remet le masque de l'indifférence. Trop tard. Maintenant Seito sait que derrière la tempête se cache un ciel bleu. Cette évidence le rassérène et le conforte dans l'idée qu'il ne doit rien lâcher. Quelques règles du jeu s'ajoutent alors que son cerveau se remet doucement dans la compétition. Il esquisse un début de sourire mais prend soin de ne pas regarder frontalement le garçon. Il s'imagine soudain avoir à faire à un carton sur lequel l'autocollant FRAGILE serait scotché tout du long. Pas de gestes brusques. Il ne sait ce que le carton contient et de cette inconnue jaillit une curiosité qu'il ne se préoccupe pas de contenir. Le naturel revient au galop et il se prend une nouvelle douche froide. Sauf que cette fois-ci, il s'y attendait un peu et, bien qu'il soit trempé par cette insolence, il secoue la tête et son visage s'éclaire d'étonnement.

« Me pendre ?! » s'exclame-t-il avant de réaliser que, dans les méandres du sarcasme, il y a matière à rire. Il ne se fait pas prier et pouffe de rire. « Hahaha, tu vois que t'as d'l'humour ! » énonce-t-il tout content.

Son sourire s'élargit. Tous ces efforts portent enfin leurs fruits et Seito admire sa récolte avec des yeux pétillant de malice. Le garçon n'a sûrement pas souhaité être drôle mais le japonais est bon public. Alors pour lui, cette question s'apparente à de l'humour noir dont il se délecte avec amusement. Il cale ses bras le long du corps, les mains accrochées au rebord de la table. Légèrement penché vers l'avant, il agite ses jambes d'avant en arrière tout en regardant le tambour de la machine. Plutôt que de surenchérir en bifurquant sur un autre sujet, il préfère pousser la blague jusqu'au bout de son potentiel.

« J'vais être honnête avec toi. » débute-t-il sur le ton de la confidence. Il inspire, se redresse et arrête de gigoter pour avouer : « On m'pend par les pieds. Mais si tu veux mon avis, ils auraient dû alterner. Parce que là, tout l'sang est descendu dans ma tête et j'crois que ça a causé des lésions incurables. » Il marque une pause pour plus d'effet et se retient de glousser. Le fou-rire contenu, il pivote la tête pour regarder le brun et reprend : « Le point positif, c'est que j'ai la tête tellement pleine qu'un rien me fait rire. »

Cette fois-ci, son sourire se fait plus franc et ses yeux se posent sur le brun qui s'est allongé à même la table alors qu'il était de dos. Cette position, presque détendue, le surprend. Loin de lui l'idée de l'imiter, il préfère conserver la petite distance qui les sépare. Distance aussi symbolisée par le prénom qu'il lui a attribué temporairement. Il se doutait bien qu'il aurait une réclamation à un moment donné. Il se décale pour pivoter tout son corps et ainsi ne pas se tordre le cou en regardant le brun. La jambe droite repliée, la gauche qui pend dans le vide, il ne se départit pas de son sourire, quoi qu'un peu moins appuyé.

« J'me doute que t'as un nom. Mais t'as pas voulu me l'donner. Donc tant que tu l'fais pas, j't'appellerai Juliette. C'est joli Juliette, t'aimes pas ? » répond-il en haussant les épaules.

L'adolescent est capable de jouer à ce petit jeu pendant très longtemps. Et même s'il finit par avoir le nom du garçon, il se tâte à continuer à l'appeler Juliette. Peut-être pas de manière permanente mais comme un surnom pour se rappeler de leur rencontre. Il a alors une idée et appuie mentalement sur le bouton RESET.

« J'crois qu'on est pas parti du bon pied toi et moi. – Quel bel euphémisme. – Alors on va reprendre aux introductions. Mori Seito, enchanté. Et toi ? » demande-t-il calmement.




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Lun 2 Aoû 2021 - 11:20
Ce n'était finalement qu'une impression ? Un malaise de passage ? Estarossa demeurait impassible mais intérieurement, il était désarçonné. Il le regardait donc d'un œil mi-mauvais mi-curieux. Le mec se remettait à son humour merdique et pédant, ce à quoi Estarossa tiqua et roula des yeux par dépit. Mais il ne dit rien, il le laissa parler — puisque c'était lui qui l'avait lancé à son plus grand damne —. Il avait comprit que c'était vain de lui retourner l'agacement par mépris. Soit il rebondirait dessus en étant plus déluré, soit il rebasculerait dans un état second. Esta ne voulait ni l'un ni l'autre, ou plutôt, entre les deux maux, il préférait le moindre. Il préférait que le bouffon fasse sa bouffonnerie. Il n'avait juste pas à l'alimenter. Néanmoins, Estarossa ne le cachait pas au visage, il était très expressif quant à ce qu'il en pensait des conneries que l'autre lui sortait pour la ramener. Au fil des mots, il avait ce regard qui juge mais qui est blasé en même temps.

Instinctivement, lorsque le mec se tourna plus vers lui, Estarossa pencha la tête de l'autre côté. Il ne déclara rien aux propos du garçon. Il était silencieux mais ses soupirs traduisaient sa réticence. Il se montra des plus hésitants. Il écouta avec attention le nom qu'il découvrait, malgré qu'il n'en parut pas intéressé au premier abord. Seito Mori. Esta eut une sorte d'acquiesce brève, à la forme d'onomatopée sans trop d'expression. Aussi incertain que je-m'en-foutiste sur le moment. Lui n'avait pas envie de faire connaissance plus que ça. C'était en quelque sorte sa dernière défense avant de redevenir très désagréable. Puis, il entrouvrit la bouche et finit, au bout d'un certain temps — alors que le tambour de la machine se calmait progressivement — par céder.

Estarossa. dit-il tout en se redressant finalement. Pour toi, ce sera juste Estarossa.

Il laissait entendre qu'il ne voulait pas qu'il en sache plus sur lui. C'était plus que suffisant.

La machine s'étant enfin arrêtée, Estarossa descendit de la table et libéra ses vêtements de là. Pas de réel dégât à déplorer alors il balança tout dans le sac pour transférer jusqu'au sèche linge. Et là, ce fut un arrêt momentané. Il tirait la tronche parce qu'il n'avait vraiment aucune envie de rester là plus longtemps et encore moins l'envie de revivre une mésaventure avec l'autre machine — sait-on jamais —. Pourtant, il le fallait. À contrecœur, il fit ce qu'il avait à faire. Il donna vraiment attention aux boutons qu'il activait. Il prit la formule la plus courte et c'était reparti pour un tour.

Il hésita avant de retourner vers Seito, lui tournant le dos. Il se tenait juste debout à regarder que la première minute passe.

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Ven 6 Aoû 2021 - 22:19
DIMANCHE 15 JANVIER 2017



« Estarossa. » répète-t-il comme un psaume.

Il ne saurait dire pourquoi mais ce prénom chante à ses oreilles. Le fait que le garçon daigne lui confier son identité, bien que partielle, lui donne du baume au cœur. Ses yeux le détaillent discrètement. Sa peau claire, le châtain de ses cheveux jusqu'à son regard qui le fuit. Un éclair furtif couleur noisette qui l'interpelle. Tous ces détails l'amènent à penser qu'il n'a pas que des racines japonaises. A moins qu'il soit de ces gens qui trouvent le temps et l'argent de se teindre les cheveux et porter des lentilles. Seito aime les yeux clairs, sans doute parce que les siens sont d'un marron si foncé qu'ils en ressortent presque noirs. Dès que l'autre présente un brin de saturation supplémentaire, il en apprécie, stupéfait, la beauté. Il s'aperçoit que son regard est maintenant insistant et il baisse les yeux, les joues légèrement rouges. Heureusement qu'Estarossa ne le capte pas. D'un ton enjoué, il se permet de demander :

« Il est trop bien ton prénom ! J'aime bien la sonorité. Mais ça fait pas japonais. J'dis pas ça parce que c'est grave ou quoi, hein. J'aime juste savoir d'où viennent les choses. Ton prénom, il est de quelle origine ? »

L'adolescent le regarde transféré son linge dans la seconde machine. Entre temps, il jette un œil à la sienne. Plus que cinq minutes avant qu'il n'utilise le sèche-linge à son tour. Le temps est passé plus rapidement que prévu et bien qu'il y ait eu des hauts et des bas, il est content d'avoir un compagnon de lessive. Pas sûr qu'après la nuit cauchemardesque qu'il a passée, il soit resté éveillé en attendant que le cycle se termine. Maintenir la conversation avec cet énergumène lui demande une concentration de tous les instants. Le cerveau en ébullition, il constate blasé que le garçon ne compte pas faire plus d'efforts au-delà de son prénom. Il pourrait lui balancer son livre à l'arrière du crâne pour le faire réagir mais il a eu son quota de méchanceté pour la journée. A la place, il coule un regard mielleux sur le brun et s'arme d'un demi-sourire narquois.

« Dis donc juste Estarossa, t'aurais pas oublié un truc ? » l'interpelle-t-il dans l'espoir qu'il se retourne.

Ce qui évidemment ne suffit pas. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour se faire entendre... Il quitte à son tour la table et contourne d'un pas nonchalant le garçon jusqu'à se retrouver dans son champ de vision. Salut toi ! Sans se départir de son léger sourire, il croise les bras et s'adosse à la machine à laver derrière lui.

« Un truc important en plus. » ajoute-t-il en posant un regard malicieux sur lui.

Peut-être doit-il blâmer le peu d'heures de sommeil à son actif pour ainsi détenir la palme du mec le plus chiant de la Terre, mais c'est plus fort que lui. Le garçon pourrait porter une pancarte Emmerdez-moi que ça reviendrait au même. Seito ne fait pas ça par animosité. Il a juste ce défaut de tester les limites, comme s'il avait pour mission de juger le seuil de tolérance de la population. Voyant qu'il n'obtient toujours pas de réaction, il décide de lui donner la réponse :

« J'vais t'aider. Ça commence par Mer et ça finit par ci. Parce que jusqu'à preuve du contraire, si j'étais pas passé par là, tes fringues se seraient sans doute dissoutes dans la machine. »

Il laisse échapper un petit rire. BIIIP l'informe sa machine à laver.




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Dim 15 Aoû 2021 - 16:32
Estarossa n'avait pas très envie de faire poursuivre la conversation. Si bien qu'il ignorait volontairement ce que Seito pouvait bien lui baver, sans compter que celui-ci devenait des plus présomptueux. Malgré qu'il lui tournait le dos — et fort heureusement, sans quoi il aurait pu voir le regard mécontent s'aggraver de parole en parole — Esta l'écoutait mais il commençait sérieusement à perdre patience. Il préférait camper la position de l'indifférence en n'espérant qu'à sa patience de tenir bon, sauf que le rigolo avait bien compris que Estarossa était du genre à prendre mouche. Les dernières paroles étaient de trop, il tiqua très franchement avant de jeter ce regard noir dans la direction de Seito. Il était suffisamment bougon et frustré pour prendre les piques à la rigolade.

La ramène pas trop, j'ai peut-être pas totalement renoncé à te faire bouffer chaque page de ton bouquin. crache-t-il d'une voix lourde et colérique, luttant encore entre le désir de frapper et l'envie d'épargner.

Et il était plutôt sérieux. Il avait donné son nom, il connaissait le sien mais cela ne donnait aucun passe-droit le concernant. Il n'était pas d'humeur joueuse, son sarcasme était rapidement remplacé par un nouvel agacement. Il voulait partir. La délivrance arriva à point nommé avant que l'un ne perde définitivement sa patience du jour. Estarossa s'empressa de prendre son linge, il referma le hublot assez violemment, d'un bon coup énervé qui claqua. Il partit sans demander son reste mais le dernier regard qu'il adressa à Seito ne pouvait exprimer qu'une animosité bien sentie, qu'il lui ferait payer au prix fort si leurs chemins devaient se recroiser.

Sauf qu'il espérait ne plus jamais avoir affaire à ce bouffon.

#terminé

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