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Seito Mori
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Sam 1 Mai 2021 - 22:44
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Enfin le week-end ne put s'empêcher de soupirer Seito le vendredi soir. A la sortie des cours, l'adolescent s'était empressé de jeter un œil à son casier dans l'espoir d'y trouver une réponse au petit mot qu'il avait osé déposer dans celui d'Haruka-sempai. A son grand désarroi, son casier n'avait pas reçu  de visite et cela le contraria plus que de raison. Bien qu'il ait posé une question ouverte à un échange, il aurait aimé que l'étudiant lui manifestât rapidement son engouement de le revoir. Au moins autant que lui en avait envie. De plus, son haïku était la preuve ultime qu'il avait travaillé dur pour l'impressionner. En attestait le nombre de pages raturées qui s'entassaient dans la poubelle de son bureau. Il était impensable que la forêt qu'il avait décimée ne l'aide pas à gagner les faveurs du plus âgé. Pour autant il préféra se montrer raisonnable et se dit qu'Haruka n'avait tout simplement pas eu le temps encore de passer dans ce couloir. Il aurait sûrement une réponse demain. C'est sur cette pensée rassurante qu'il reprit ses activités jusqu'à une heure tardive de la nuit.

Le jour se lève et Seito ouvre péniblement les yeux. Un livre glissé entre sa tête et l'oreiller, il constate qu'il s'est endormi en pleine lecture. Fort heureusement, l'ouvrage n'a rien, il passe un bras hors de la couette pour le poser sur sa table de chevet. Bras qu'il remet au chaud aussitôt après. Il ne sait pas quelle heure il est mais, au vu des masses sombres des autres lits, il sait qu'il est tôt. Beaucoup trop tôt pour un samedi matin. Il se tourne sur le ventre et enfouit son visage dans le coussin dans l'espoir de se rendormir. Après dix minutes à y penser très fort, il se rend à l'évidence. Il avait sauté du train du sommeil sans même attendre qu'il soit complètement à quai. Une erreur fatidique qui ne le met pas de si mauvaise humeur quand il y trouve l'occasion d'aller récupérer la réponse tant attendue dans son casier. Après une douche chaude et un petit-déjeuner copieux, Seito est en pleine forme. C'est le sourire aux lèvres qu'il débarque devant son casier. QUOI ? Son casier est vide. Enfin non, il a bien ses manuels et autres cahiers inutiles mais aucune trace de ce qui l'intéresse vraiment.

A mesure que Seito cogite, ses sourcils se froncent. Se pourrait-il que l'étudiant ne souhaite pas le revoir et qu'il n'ose pas lui dire ? Et cela voudrait-il dire que lui proposer de venir à la salle de kendo était le seul moyen de se débarrasser de lui ? Il referme un peu brutalement le battant et fait les cent pas dans le couloir. Soudain l'idée lui vient de confronter Haruka, histoire d'en avoir le cœur net. Il resserre l'écharpe qu'il a autour du cou et s'engage sur l'esplanade du campus. Fonçant tête baissée jusqu'aux dortoirs des étudiants, il ne se rend compte de l'absurdité de sa démarche qu'une fois devant la porte du bâtiment. En effet, Seito n'a aucune idée du numéro de chambre du sempai. Et bien qu'il soit particulièrement échauffé, il ne souhaite pas se mettre à dos tout le dortoir en toquant à chaque porte. Il tape de sa chaussure le premier caillou qu'il voit et soupire. Alors qu'il s'apprête à rebrousser chemin, la porte devant lui s'ouvre. Et, ô miracle, en sort Soren Haruka en personne. La coïncidence est trop belle pour qu'il la laisse filer.

« Oh je te cherchais justement ! » s'exclame-t-il aussitôt. Laisser passer la surprise, il se reprend et attaque : « Tu vas où comme ça ? Répondre à ma missive ? »




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Dim 2 Mai 2021 - 20:22
La veille.

Soren avait fini la séance de club assez tard et la plupart des membres s’en aller doucement pour retourner dans leurs chambres laissant le jeune homme rangeait les affaires comme à son habitude. Ce n’est pas qu’il ne voulait pas que les autres s’en occupent, mais plutôt qu’il voulait leur permettre de ne pas perdre plus de temps ici. Donc, dans les alentours de 19 h, le jeune homme quitta le club après avoir donné quelques coups dans le vide pour la forme et fit un détour par son casier.

Tiens un mot, l’espace d’une seconde, il avait craint un message d’amour ce qui dans la situation actuelle aurait sûrement été bien plus gênant qu’autres choses. Depuis son week-end à Nara, l’étudiant n’avait pas vraiment envie qu’une ombre vienne obscurcir le soleil radieux qui illimitait ses journées. Non, c’était un mot de Seito visiblement et un Haïku qui fit doucement sourire l’étudiant.

Non, il n’avait pas vraiment oublié ce jour à la bibliothèque et était même étonné que le lycéen s’en soit rappelle. En tout cas, il avait fait du très bon travail et Soren profita d’être à son casier pour récupérer une feuille blanche pour griffonner.

« - Très bon travail, je trouve que c’est vraiment inspiré et tu as un bon niveau contrairement à ce que tu m’as dit. Tiens, j’avais oublié, ce sera peut-être plus pratique que passer par un coursier. Voilà mon numéro juste en dessous. Comme ça, tu pourras me contacter plus facilement. Numéro de Soren»

Malheureusement, en cherchant le casier, Soren ne parvenait pas à trouver celui de Seito et c’était sans compter sur plusieurs messages répétés de sa sœur qui insistait bien sur le fait qu’elle attendait sur lui pour manger… Bon, le jeune homme se dit qu’il aurait bien le temps de lui mettre le message demain avant de partir en ville.

Le lendemain.

À peine avait-il ouvert les yeux que le jeune homme s’était douchés et habillés pour la journée. Son sac en bandoulière sur l’épaule et une tenue simple comme à son habitude. Soso quitta donc le dortoir pour tomber nez à nez avec Seito qui visiblement le cherchait aussi. Soren ne put d’ailleurs s’empêcher de dire d’un ton amusé.

- Eh bien, c’est plutôt à l’intérieur que tu as une chance de me trouver non ? Imagine si j’étais déjà parti.

Soso rigola doucement puis resta un petit moment surpris par la suite de sa réplique. Houlà, il semblait avoir mal pris le fait que Soren n’ai pas répondu. Bon, à vrai dire, l’étudiant n’était pas allé à son casier de la journée jusqu’au soir. Donc, qui sait depuis combien de temps le mot y était. Quoi qu’il en soit, il fit signe au garçon d’attendre et se saisit du mot qui traînait justement dans une poche extérieure de son sac.

- Eh bien, la session de club a fini un peu tard hier soir et j’ai vu ton mot qu’à ce moment-là. Comme je n’ai pas réussi à retrouver ton casier à temps, je comptais justement tenter de le déposer en revenant du musée… Bon maintenant que tu es là, tiens !

Il lui sourit en lui tendant le mot, répondant au passage à sa question.

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Lun 3 Mai 2021 - 23:30
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito n'a pas eu particulièrement l'intention d'agresser l'étudiant mais il se rend compte trop tard que sa question est un poil trop mordante. Au vu de la tête qu'il lui fait, l'adolescent se mord la lèvre inférieure et refrène l'envie pressante de se frapper la tête. Il se fait surprendre par la gentillesse de son interlocuteur. Un trait de caractère qu'il avait pourtant souligné lors de leur première rencontre. Ses yeux se posent sur le morceau de papier et il n'ose pas le saisir. Il ne sait si c'est de l'appréhension, en raison des explications que lui donne le sempai, ou de la peur, celle qu'en touchant le mot la bonté se mue en dédain, qui le paralyse. Il ne peut néanmoins pas rester les bras ballants et se décide finalement à le prendre. Le silence s'étend alors qu'il en lit le contenu. Embarrassé, il se passe la main sur la nuque et baisse les yeux au sol.

« Je... Désolé... Hum, merci. C'est gentil. Très gentil même. » souffle-t-il à demi-mots. Il rougit légèrement et marmonne : « Un bon niveau, faut pas exagérer. Ça m'a pris mille ans et j'ai au moins cramé vingt neurones dans le processus. En tout cas, merci pour ton numéro. » Un petit temps de pause et il rajoute : « Promis je t'embêterai pas trop. Au moins ce sera moins radical que de débarquer en trombe dans ton dortoir... sans savoir ton numéro de chambre. » Une petite moue sur le visage, il se sent honteux. « J'suis un boulet, désolé. » soupire-t-il.

Il relève alors les yeux et tente un demi-sourire. Ses joues chauffent et il se persuade que la température extérieure n'y est pas étrangère. L'immobilité ne lui sied guère. Il fouille dans ses poches et en ressort son portable. Le numéro mémorisé, il envoie un SMS à la con : Bouh.

« Tu as maintenant le numéro d'un idiot. » annonce-t-il sur un ton un peu plus enjoué.

Il remet le téléphone dans sa poche gauche et glisse le papier dans la poche opposée. Ce mot va certainement finir accroché au battant intérieur de son casier. Le compliment qui lui est fait lui va droit au cœur et à cette pensée, il se sent plus léger. Il se rend compte qu'il doit paraître bien lourd. Peut-être serait-il temps d'arrêter le massacre en s'éclipsant sans faire plus de vagues.

« Bon bah... je vais te laisser, hein. T'as sûrement mieux à faire que de m'écouter raconter de la merde. T'as dit que t'allais où ? » demande-t-il. Et soudain, ça lui revient. « Et mais attends ! T'as dit quoi ? En revenant du musée ? Tu vas au musée ? Tu vas à quel musée ? Il est où ? En centre-ville ? »

Seito s'arrête pour reprendre son souffle, laissant à penser qu'il n'a plus de questions. Son regard se pose sur Haruka. L'idée de ne pas faire de vagues lui paraît soudain superflue. Lui qui s'apprêtait à se morfondre dans sa chambre toute la matinée y voit l'occasion de redorer son blason. Un franc sourire fleurit sur ses lèvres alors qu'il ose demander :

« Je peux venir ? »




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Mar 4 Mai 2021 - 2:48
Seito n’était pas prêt à la réaction de Soren, ni à son explication et encore moins au reste. Il n’était pas dur de constater qu’il était clairement pris au dépourvu et ne savait pas trop comment réagir. Dans un premier temps, le lycéen remercia Soso en rougissant et marmonna auquel l’étudiant ne put s’empêcher de sourire. Avant la chute bien sûr, Soren avoua en rigolant doucement.

- T’inquiètes pas, tu n’es pas le seul boulet du coin. Ma sœur se fait une joie de me le rappeler souvent.

Le jeune homme se saisit de son téléphone et haussa doucement les sourcils en voyant le message que Seito lui avait envoyé quand celui-ci justifia qu’il aurait son numéro désormais. L’étudiant hocha la tête avec un léger sourire. Puis ce fut au tour de Soso de ne pas être prêt pour la suite. Pris au dépourvu dans un premier temps par son pseudo-départ alors que celui-ci avoua qu’il prenait congé.

Avant de revenir sur l’endroit où Soso avait dit qu’il se rendait. Remettant doucement la phrase dans le contexte, il semblait réaliser quelque chose d’important qui laissa l’étudiant dubitatif sur l’instant. Pourquoi une telle réaction ? C’était si surprenant que ça de vouloir aller dans un musée un samedi ? Soren venait à le croire jusqu’à la question final qu’il posa avec un sourire.

L’étudiant croisa les bras en se retenant de rire et lâcha d’un ton faussement sérieux.

- À une condition !

Évidement, il fallait une condition sinon ce n’était pas drôle. Soren ne fit pas attendre le lycéen trop longtemps et dit avec bonne humeur.

- Que tu respires un peu plus quand tu parles. Je ne tiens pas à ce que tu tombes dans les vapes par manque d’oxygène.

Il rigola doucement, évidemment, c’était une condition sans en être une. Mais il avait remarqué que Seito avait tendance a vite enchaîner les paroles. Non pas que Soren était gêné par cela, loin de là. Cependant, il n’avait même pas eu le temps de répondre à ses questions que Seito voulait déjà venir. L’étudiant soupira d’un air faussement agacé histoire de bien rendre la scène absurde et dit alors avec son habituel sourire.

- Je vais au musée municipal, pour des recherches en histoire. On m’a conseillé de m’y rendre comme il semble y avoir beaucoup d’information sur des époques avant l’ère Meiji. En gros, un truc bien ennuyant, mais bon pas le choix, c’est au musée que je pourrais en apprendre le plus.

Comme ça, au moins, Seito était conscient de toutes les informations à avoir avant de décider si oui ou non il voulait vraiment venir. Soren ajouta alors d’un ton détendu tout en se mettant à marcher

- Tu viens ? Si tu as d’autres questions, t’auras qu’à me les poser en route.

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Mer 5 Mai 2021 - 21:38
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito se fige à l'évocation d'une condition. Il observe d'un air curieux l'étudiant en attendant qu'il la pose. De l'appréhension se loge dans ses poumons alors qu'il retient son souffle. Qu'il relâche aussitôt la condition révélée. Il éclate de rire aussitôt.

« Et encore, j'suis pas sûr d'être à mon plein potentiel ! » glousse-t-il.

Haruka l'accompagne dans son hilarité jusqu'à la question fatidique à laquelle il répond par un soupir. L'adolescent se crispe et se mange à nouveau la lèvre inférieure. Quand parviendra-t-il à comprendre qu'il dérange les gens ? Il s'apprête à rétorquer qu'il plaisante mais le brun le prend de court.

« Ça a pas l'air si ennuyeux... » répond-il lentement.

Est-ce lui ou l'étudiant cherche des excuses bidons pour ne pas qu'il vienne ? Qu'à cela ne tienne, il se fiche pas mal que ce soit pour des recherches. A la seule évocation de l'ère Meiji, l'adolescent est convaincu d'office que cette activité sera bien plus intéressante que ses devoirs en biologie. En vérité, peu importe l'activité que lui aurait proposé Haruka, Seito aurait répondu par l'affirmative. Si ça n'avait pas été pour le musée, il se serait trouvé un autre passe-temps ce matin. Ce à quoi il réfléchit actuellement étant donné que l'étudiant ménage le suspens. Et soudain, la délivrance. Il sourit à pleines dents et, sans réfléchir une seconde de plus, lui emboîte le pas.

« Carrément que je viens ! Trop bien quoi. » jubile-t-il. Il le rattrape en quelques pas et ajoute : « En plus, j'suis encore jamais sorti du campus. »

L'occasion ne s'est jamais présentée et il n'en a pas senti le besoin. De la même manière qu'un chat dans un nouvel environnement, il lui a fallu plusieurs semaines d'acclimatation avant qu'il ne prenne réellement ses marques. Seulement alors il lui semble envisageable d'aller voir plus loin et d'explorer les alentours. Mais il ne conçoit pas de le faire seul. Il ressent le besoin d'être guidé. Le sempai, sans le savoir, l'autorise à se détendre légèrement et il l'en remercie silencieusement.

« Comment tu peux savoir que j'vais avoir des questions d'abord ? » s'enquiert-il, amusé. « Ah bah t'as raison, j'viens d'en poser une. » rigole-t-il juste après. Il retrouve un peu de son sérieux et demande : « Tu fais quoi comme recherches au juste ? Pourquoi t'as besoin d'aller au musée municipal pour ça ? C'est pour tes études? Ah tiens d'ailleurs, ça m'fait penser. T'es en quelle année ? »

Tout compte fait, il a en effet un nombre incalculable de questions. Il décide de s'arrêter là pour le moment de peur que son compagnon change d'avis subitement.




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Jeu 6 Mai 2021 - 2:32
La bonne nouvelle, c’est que Seito n’avait pas mal pris sa petite blague, ce qui était une très bonne nouvelle pour lui. Ils n’étaient plus à la bibliothèque et donc, Soso n’avait aucune raison de se retenir. Sauf qu’il y avait un temps pour tout, même pour rigoler. C’est ainsi que l’étudiant se mit à marcher en invitant le lycéen à le suivre. C’était toujours plus agréable de ne pas être seul et les réponses de sa sœur par sms étaient particulièrement éloquentes sur son attirance pour ce genre de milieu. Je cite.

« - Soso... Ce n'est pas que je ne veux pas, mais tu me vois dans un Musée ? »

Très vite suivis d’un autre sms.

« - Je viendrai quand on ira à la foire ! »

Le jeune homme avait levé les yeux au ciel sur le moment, mais souris malgré tout. Soit, si elle préférait la foire alors dès que l’occasion se présenterait, il se ferait une joie de la voir s’énerve sur le jeu des poissons de la feuille de papier. Le genre de jeu parfaitement fait pour elle d’ailleurs. Un petit défi bien placé et c’était une question de fierté pour elle ensuite !

Enfin, en attendant, il était avec quelqu’un qui semblait bien plus apprécier ce genre de sortie. Bien que l’étudiant ait été clair, un musée, c’était ennuyeux. Seito admis que c’était la première fois qu’il quittait le campus. Tiens, d’habitude la plupart des résidents avaient au moins fait un tour en ville non ?

Les questions fusèrent très rapidement et les voilà déjà devant l’arrêt de bus au moment où Seito posa visiblement la dernière. Soren sourit doucement en constatant que ça ne faisait pas du tout une question ou alors son affinité avec les maths été encore pire que ce qu’il pensait. Cependant, le jeune homme répondit calmement.

- Eh bien, ce sont des recherches par curiosité. J’aime bien en savoir un peu plus que ce qui est demandé. Surtout quand il s’agit d’histoire. Puis voir des objets, des écrits et des œuvres datant de cette époque… C’est l’idéal non ? Sauf si tu connais un meilleur moyen pour bien en apprendre sur le passé, je suis tout ouï. À défaut d’avoir une machine à remonter le temps. Il reste les musées.

Ce n’était pas totalement vrai, mais pas totalement faux non plus. Il ne pouvait pas admettre que c’était pour quelque chose de plus personnel dans la mesure où il ne connaissait pas bien le lycéen. Le reste de sa réplique était plus légère. Cependant, le reste des questions étaient déjà plus à sa portée.

- Pour mes études ? Disons que ce sera toujours utile, en effet, et je suis en 1re année artistique. Je ne te l’avais pas dit ?

Le bus venait d’arriver et le jeune homme laissa passer Seito en premier tout en payant son trajet. Le lycéen, au vu des circonstances, ne devait pas avoir prévu une telle journée visiblement. Une fois assis, Soren demanda d’un ton curieux.

- Et toi ? D’où te vient une telle passion pour ce genre de période ?

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Sam 8 Mai 2021 - 18:47
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Le sempai joue le jeu et répond posément à chacune de ses questions. Seito essaie de masquer son soulagement et acquiesce à tout ce qu'il lui raconte. Il s'autorise même quelques commentaires.

« Euh, ouais, carrément. Voir autre chose que les lignes d'un livre, ça met les choses en perspective. Genre c'est d'un coup plus vrai. » répond-il à une question qui n'attendait aucun retour. « Dommage que la machine à rem... ahah, t'as été plus rapide que moi ! » rigole-t-il. « Non, j'crois pas que tu me l'avais dit. Ou alors j'ai pas écouté, désolé. » s'excuse-t-il ensuite.

Il fronce les sourcils et non, aucun souvenir que l'étudiant lui ait déjà spécifié sa filière. Artistique alors, intéressant. Il ne sait pas trop ce que ça implique au juste. Beaucoup de dessin sans doute. Des cours d'art, mais encore ? Et plus important, dans quel but ? L'adolescent se demande si Haruka, en plus d'être un samouraï et auteur de haïkus, est aussi un bon dessinateur. Mais il n'en a pas l'occasion car alors qu'ils sont arrivés depuis un petit moment à l'arrêt de bus, ce n'est que maintenant qu'il s'aperçoit qu'il est parti les mains dans les poches. Et c'est sur cette réalisation que le bus arrive. Il aurait bien envie de se frapper.

« Est-ce que tu pourrais... » bafouille-t-il.

Avant de s'arrêter net quand l'étudiant lui paye le ticket. Il se sent un peu mal alors qu'il est celui qui s'est incrusté. Si seulement il avait eu son porte-feuille sur lui. Non pas qu'il regorge de petite monnaie mais quand même assez pour acheter un ticket de bus. Il se sent soudain comme un enfant qu'on superviserait en sortie scolaire. Un poil humiliant mais c'est soit ça, soit il rentre bredouille sur le campus. Il range son orgueil, ce n'est que partie remise.

« Oh, merci beaucoup ! Je te rembourserai en rentrant. » s'exclame-t-il en s'inclinant légèrement.

Le temps d'intégrer cette nouvelle marque de gentillesse, le japonais monte dans le bus et choisit une rangée de sièges vers l'arrière. Haruka le rejoint et s'assoit à ses côtés. Le bus tremble et s'éloigne doucement. L'étudiant lui renvoie alors la balle, il répond légèrement embarrassé :

« J'irais pas jusqu'à appeler ça une passion. Et puis c'est pas cette ère en particulier. C'est de la curiosité pour un peu tout en fait. J'aime bien, euh... apprendre des trucs nouveaux. »

Plus cliché, tu meurs. Il sourit maladroitement et détourne momentanément le regard vers la vitre. Les rues défilent sous ses yeux. Habitant à Osaka, il s'est déjà baladé à Kobe mais uniquement avec ses parents. Il se souvient être monté tout en haut de la Tour de Kobe, s'être extasié devant la grandeur du grand Bouddha de Hyogo et avoir visité le musée maritime. Des moments joyeux qui lui serrent le cœur.

« C'est marrant. Ça va être la première fois que je fais un truc comme ça sans mes parents. » déclare-t-il. Cette affirmation mérite une explication, il reporte son attention vers Haruka et précise : « Visiter un musée et juste me balader en autonomie dans une ville. C'est con mais ça m'fait un peu bizarre... »

Il ne sait soudain pas trop où se mettre et préfère regarder les gens qui occupent le bus. Comme ce vieux monsieur qui tient son journal si près de ses lunettes qu'il semble vouloir passer entre les lignes. Ou cette jeune maman qui jongle entre sa conversation téléphonique et la constante attention que lui demande son enfant. Ou encore ces deux jeunes filles qui gloussent devant le portable d'une des deux. Le bus s'arrête à de multiples reprises et Seito sort de sa torpeur :

« Fais gaffe à c'qu'on loupe pas l'arrêt. J'ai aucune idée d'où il est ton musée. J'suis qu'un suiveur dans l'histoire. » sourit-il, amusé.




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Sam 8 Mai 2021 - 20:51
Désormais installés dans le bus, ils avaient un peu de temps pour parler. Le jeune homme avait donc demandé à Seito le pourquoi du comment d’un tel engouement pour les époques avant l’ère Meiji. Cependant, pour toute réponse, il n’eut qu’un simple lieu commun. Juste de la curiosité ? L’étudiant reste tout de même sceptique sur l’instant. C’était un peu plus que de la curiosité de son point de vue.

La suite l’étonna un peu plus et il fronça les sourcils. Le lycéen avait avoué que c’était la première fois qu’il bougeait de la sorte sans ses parents avec lui. Effectivement, d’un certain point de vue, ça pouvait déstabiliser, tant de possibilité et tant de contraintes. On était libre d’aller ou on voulait, mais dans le même temps, on pouvait tout aussi bien s’ennuyer ferme ou se retrouver perdu.

Une autonomie totale pouvait prendre de cours. Cependant, ce n’était pas quelque chose de négatif, pas pour Soren. De son point de vue, c’était même mieux ainsi. Le jeune homme sourit doucement et dit d’un ton détendu.

- Eh bien, va falloir marquer le coup. Le musée ne va pas nous prendre toute la journée. Donc si tu veux, tu pourras choisir une activité que tu voudrais faire ensuite. Ce serait bête de s’en tenir qu’a un truc aussi banal pour ta première sortie en autonomie.

L’étudiant lui sourit, bien évidemment, il n’allait pas le laisser comme ça non plus. Seito n’avait sûrement pas envie de se retrouver seul en plein milieu de la ville. Donc, Soso ne rentrerait seul que sur sa demande. En attendant, il restait l’ainé et c’était à lui de faire en sorte qu’il n’arrive rien au lycéen non ? Possible.

Il voulait s’assurer que leur sortie ne serait pas gâchée par un oubli dans les arrêts. L’étudiant hocha la tête négativement en affirmant qu’il n’était plus très loin déjà. Puis une fois en dehors du bus à bon port. LE jeune homme tenta de se remémorer les différentes indications qu’on lui avait donné.

- Alors eeeeuuuuh c’eeeest … par là ! Enfin, je crois…

Soren sourit d’un air un peu amusé, c’était un peu le plaisir de sortir en autonomie. Il fallait chercher un peu quand on ne connaissait pas. Sauf que le musée fut rapidement indiqué et les voilà rapidement à l’intérieur non sans que Soren passe à la caisse une nouvelle fois. Le jeune homme avait un peu zappé que ce serait payant ici aussi. Mais bon, ce n’était pas très grave, les tarifs n’étant pas élevés, il n’allait pas être ruiné pour si peu.

- Bon nous y voilà, tu veux qu’on commence par quoi ? Logiquement, ce musée contient surtout beaucoup d’éléments d’ Edo a Meiji. On attaque par le début, ou la fin ?

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Mar 11 Mai 2021 - 22:25
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Cette journée s'embellit de minute en minute. Lui qui avait débarqué bougon devant les dortoirs de l'étudiant ne sait tout simplement pas comment réagir à sa proposition sans montrer la plus vive des exclamations.

« VRAIMENT ?! » s'écrie-t-il profondément interloqué. Voilà que l'entièreté du bus le regarde. Il sourit soudain gêné et s'empresse d'incliner la tête rapidement tout en scandant : « Oh pardon, excusez-moi. Excusez-moi. » Il se fait tout petit dans son siège et chuchote à Haruka : « Nan, sérieux, vraiment ? T'es pas obligé, tu sais. Le musée c'est déjà super cool. Et j'vois pas pourquoi tu t'obstines à dire que c'est banal. Si c'était si pété qu'ça, j'serais pas là actuellement. »

Heureusement pour eux, ils sortent du bus peu de temps après. L'étudiant ne lui aurait certainement pas accordé un nouvel écart de voix. Il se souvient qu'il s'était montré bruyant à plusieurs reprises à la bibliothèque et le senpai avait paru embarrassé. Seito a beaucoup de mal à contenir ses émotions et cette joie qu'il ressent à présent, il aimerait en faire profiter tous ceux qui l'entourent. Alors que le brun cherche son chemin, l'adolescent tourne la tête dans tous les sens et observe les alentours. Il s'imprègne des odeurs, de la fréquence des passants, du bruit du trafic. Il détaille l'architecture des bâtiments, les enseignes de certains restaurants, les affiches collées sur un mur. Il traite toutes les informations qu'il collecte dans un silence pour le moins étonnant. Finalement l'étudiant s'y retrouve sans son aide, qu'il n'a même pas proposé du reste, et le cerveau de Seito se réenclenche.

« Tu... crois ? Tu veux m'attirer dans une allée sombre, c'est ça ? Les serial killers ont jamais la tête de l'emploi. » déclare-t-il en dévisageant l'étudiant d'un air soupçonneux.

Puis il éclate de rire et suit son guide jusqu'au musée. Qui s'avère payant lui aussi. Seito a la désagréable impression de profiter d'Haruka. Pourtant ce n'est clairement pas son intention. Ce petit stress lui fait mâchonner la lèvre inférieure. Juste après que le brun ait acheté les tickets, l'adolescent s'incline rapidement de façon répétée pour exprimer ses remerciements :

« Encore merci senpai, je te revaudrais ça. »

Les joues légèrement rosies par son malaise, il finit par regarder autour de lui. Divers panneaux indiquent la direction vers les différentes sections du musée, apparemment segmentées par époque. Ses yeux se posent enfin sur le plus âgé.

« Dans l'ordre chronologique, c'est plus logique, tu crois pas ? Et puis la période Edo, ça claque. » répond-il, avant de pointer du doigt le panneau correspondant et d'ajouter : « C'est par là. »  Alors qu'ils se dirigent vers la première salle, Seito  reprend : « D'ailleurs j't'ai pas dit mais c'est pas tombé là-dessus à l'exam. Ni sur l'ère d'Heian. J'étais un peu dég', j'aurais eu une note abusée si ça avait été l'cas. J'aurais p't'être plus de chance à l'exam de mars ! »

Il sourit, faisant preuve d'une confiance aveugle dans les lois célestes du hasard. Ayant pénétrés dans la première grande salle, son regard est immédiatement attiré par des estampes dont la délicatesse des traits l'épate.

« On va pas s'mentir, c'est vraiment beau. » laisse-t-il échapper admiratif. Un coup d’œil vers Haruka et il demande innocemment : « Filière artistique, c'est bien ça qu'tu m'as dit tout à l'heure ? Toi aussi tu peins des chefs d’œuvre ? »




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Mer 12 Mai 2021 - 1:16
Sa réaction dans le bus n’avait pas laissé de place au doute. Malgré qu’il avait tenté de rattraper ça en faisant savoir au jeune homme que le musée était déjà une bonne sortie en soi. Soso se doutait bien qu’un petit plus après la petite sortie improvisé ne serait pas du luxe. Genre, manger au restaurant à midi par exemple.

Mais on était loin d’en être arrivé là encore. Donc, Soso ne releva pour le moment et se dit que plus tard, il aurait bien l’occasion de proposer à nouveau au lycéen si l’idée le tentait. En attendant, les voilà au musée et un premier dilemme s’était offert à eux. Si l’étudiant avait était seul, il aurait sans doute foncé vers ce qu’il voulait voir le plus en premier, sauf que dans le cas présent, il ne pouvait pas vraiment faire une chose pareille.

Bon, alors qu’il avait pris la décision de se diriger vers l’époque d’Edo. Soren ne pouvait s’empêcher d’être encore amusé par la réaction de son camarade de fortune. Ce n’était pas quelque place qui allait le ruiner à vrai dire. Donc, il lui avait offert avec plaisir, cependant, Soso douta que la gêne de Seito puisse disparai… Oh ben, autant pour lui, Seito sembla presque instantanément absorbé par ce qu’il voyait et en oublia tout le reste.

C’était dommage en revanche pour son examen, comme quoi Soren se trompait facilement dans sa prévision. Si l’étudiant avait était seul, il aurait sans doute foncé vers ce qu’il voulait voir le plus en premier, sauf que dans le cas présent, il ne pouvait pas vraiment faire une chose pareille.

- Désolé pour ton exam et oui, j’espère que tu pourras te refaire à ce moment. Si je peux t’y aider, ce sera la moindre des choses. Après tout, je t’ai peut-être conduit en erreur en t’affirmant qu’il fallait te concentrer sur des époques clés. Je te dois donc d’être prêt pour ton futur examen. Si tu veux bien de mon aide bien sûr.

C’était sincère, Soren tenait vraiment à se rattraper même si en soi, il n’était pas fautif. L’étudiant avait fait perdre un temps précieux au lycéen dans l’histoire et c’était la décision la plus humble que d’admettre sa faute pour pouvoir la réparer. La question de Seito l’avait pris de court.

- Eh bien, pas vraiment. Côté artistique et dessin plus précisément… Je ne sais que dessiner ce que je vois, le tout simplement au crayon. Rien de fantastique pour ce genre de milieu… Je ne suis même pas fortiche en peinture. À part en calligraphie peut-être.

C’était vrai, il ne savait que dessiner avec du matériel somme tout assez simple. Malgré ses efforts pour s’améliorer dans la peinture, l’étudiant était encore assez loin du niveau d’autres personnes de sa classe. En parlant de peinture, il repéra une œuvre de Yoshitoshi montrant Hangaku Gozen. Soren attira donc Seito devant en expliquant.

- Contrairement à ce qu’on pense, et même si elles étaient rares, il y a belle et bien eu des femmes samurai. Hangaku Gozen par exemple, ou également Tomoe Gozen. Ce dernier était connu pour ses talents à cheval, à l’arc et au sabre.

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Dim 16 Mai 2021 - 17:57
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito ne voulait pas que l'étudiant culpabilise en lui annonçant le résultat de ses examens. Si le brun savait à quel point il se fiche de ne pas avoir eu la meilleure note ! Il n'est pas à plaindre, il a réussi à s'en sortir quand même. Tout juste au-dessus de la moyenne certes. Mais c'est assez pour se maintenir à flot pour le moment. Il aura d'autres occasions de briller. Pour cela, il suffit qu'il y mette plus de bonne volonté et les choses devraient se faire naturellement. Il n'est pas bête, il est simplement dissipé. Et malgré le fait qu'il ait un but précis en tête, il a de sérieuses difficultés à maintenir le cap. Et dire qu'Iroka l'a surnommé capitaine. Un bien piètre meneur en vérité.

« Tu n'y es pour rien. J'ai voulu miser sur les époques qui m'intéressaient et du coup, j'ai négligé le reste. C'est ma faute, pas la tienne. J'te prends au mot pour une autre session de révision, ce serait génial. Mars, c'est dans longtemps, y'a le temps ! » répond-il avec engouement.

Il faudrait peut-être qu'il s'y intéresse dès maintenant. L'adolescent n'a pas conscience que janvier arrive à terme dans quelques jours et que le mois de février compte moins de jours que le reste des mois. Le mois de mars est à portée de main et avec lui son lot de changement. En effet, après les examens et les vacances débutera une nouvelle année scolaire. Mais tout ça lui paraît bien loin à l'heure actuelle. Il balaie ses pensées et écoute l'étudiant. Une fois de plus le senpai reste modeste.

« Te dénigre pas comme ça, j'suis sûr que c'est pas si mal ! La calligraphie, c'est super compliqué en vrai. Donc si tu dis que tu te débrouilles bien là-dedans, c'est déjà un accomplissement en soi. »

Il lui sourit et se laisse volontiers emmener devant une autre œuvre. Sur la toile, une femme aux allures de samouraï pose fièrement sur un cheval blanc. L'adolescent est ravi d'en apprendre plus sur l'inconnue. Il prend un air surpris et étudie la pièce d'art de plus près.

« Des femmes samouraï, c'est fou. Je savais pas. Et elles avaient le même enseignement que les hommes ? Ou juste cette femme-là, ce qui a fait qu'elle est restée dans l'histoire ? D'ailleurs, qu'est-ce qu'elle a fait de notable pour qu'elle ait une toile qui lui est dédiée ? » demande-t-il curieux.

Il mémorise son nom soigneusement et se promet d'aller faire de plus amples recherches à la bibliothèque une fois rentré. L'étudiant semble bien renseigné de son côté et Seito est avide d'autres anecdotes de ce genre. Ils se remettent en marche. Le japonais fait des arrêts devant d'autres estampes pour finalement s'immobiliser face à une vitrine contenant un set complet d'armure de samouraï. Ses yeux pétillent d'admiration, il doit avoir l'allure d'un enfant de cinq ans. Les nombreuses pièces en cuir qui constituent l'armure brillent d'un mélange de laque, de métal et d'autres alliages. La vitre lui renvoie son reflet et, en plissant légèrement les yeux, il a presque l'impression qu'il en est vêtu. Sentant la présence de l'étudiant derrière lui, il sort de sa contemplation et soupire :

« Et dire qu'on leur a retirés tous leurs privilèges. Même plus le droit de porter le sabre. T'imagines si y'en avait encore à l'heure actuelle ? Genre une sorte d'armée spéciale. Ils auraient intimidé n'importe quel envahisseur. »




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Sam 22 Mai 2021 - 1:11
On ne savait pas vraiment à qui était la faute pour les examens de Seito, les deux jeunes se renvoyant la balle de l’innocence à leur façon chacun leur tour. Quoi qu’il en soit, l’idée des époques, s’était Soren qui l’avait eu et sans cela, peut-être que Seito s’en serait mieux sortit. Dans tout les cas, c’était passé et seul un regard tourné vers l’avenir pourrait changer les choses. Donc, le lycéen semblait plutôt enthousiaste à la proposition de l’étudiant et cette fois, il ferait en sorte de ne pas se louper.

La suite dérapa sur la capacité de Soren en art, bien que le lycéen se veuille réconfortant à ce sujet, le jeune homme préférait ne pas voir un peu trop ses qualités. Non, la réalité, c’est qu’il voulait surtout travailler ses défauts. Donc, les réaliser, voir où il pouvait encore s’améliorer, était un excellent début à ses yeux.

- Peut-être, mais ce n’est pas en restant sur ses acquis qu’on avance. Donc, j’ai bien l’intention de réussir là où je rate, même si ce n’est pas simple.

Il lui sourit pour ensuite lui parler de samurai, évidemment, Soren avait bien compris que c’était un sujet phare pour Seito… On se demande bien comment d’ailleurs ? Peut-être son instinct ? …. Naaan ! Les questions du lycéen en revanche étaient un peu plus compliquées pour lui. Soren devait avouer que mise à part ce qu’on lui en avait dit, il n’avait jamais vraiment pu se pencher sur la question et sa réponse fut honnête.

- Je n’en sais pas grand-chose. Voir des femmes porter des armes étaient déjà quelques choses. Mais il me semble que c’étaient des femmes de samurai pour la plupart. Elles ont sûrement suivit leur époux jusque dans les combats. Au bout du compte, quand on regarde la simple pratique du kendo, de nombreuses étudiantes sont remarquables. Ce n’est pas quelque chose qui est arrivé à notre époque.
Pour ce qui est de cette femme en particulier… Je ne sais pas trop, je connais de nom et le fait qu’elle a prouvé son savoir-faire. Ça devait sûrement être impressionnant de voir une femme mettre la pâtée à des hommes de l’époque.


Il éclata de rire, c’était vrai en un sens. La suite, son avis risquait probablement de ne pas plaire au lycéen. Mais non, il était parfaitement d’accord avec le contexte actuel. Même s’il avait beaucoup de respect pour ses ancêtres, ils ne pouvaient pas s’adapter au changement du monde. Ils ne le voulaient pas non plus. Soren sourit doucement en écoutant Seito.

- Ils n’auraient pas intimidé grand monde en réalité. Les samurais avaient un code et des valeurs particulièrement respectables… Mais pour la plupart, une propension à rejeter tout ce qui n’entrait pas dans leur mode de vie. Les armes à feu par exemple étaient qualifiées de déshonorant. Je peux te poser une question, sais-tu pourquoi les Mongols n’ont pas envahi le Japon ?

Il lui sourit doucement et lui laissa un instant le temps de la réflexion puis l’attira vers ce qui semblait être une carte du Japon. Puis il expliqua calmement avec un ton sérieux.

- À la base, les Mongols on envahit sans aucun mal l’Ile d’Iki et de Tsushima, puis une fois prête à repartir, ils ont pris le large pour rejoindre les cotes japonaises. Ce qui a en grande partie sauvé le Japon à cette période, ce n’est pas les guerriers qui se sont complètement fait débordé par l’armée et les tactiques Mongols, plus fourbes et plus centré sur le résultat avant tout.
C’est bel et bien le temps, l’invasion, la seconde en tout cas, c’est déroulé durant la période d’un grand typhon que l’on appelle Kamikaze. Le fait que l’armée Mongols emploie principalement des navires prévu pour les fleuves a joué, ils n’étaient pas adaptés pour affronter une telle tempête et ils avaient perdu une partie de leur force d’invasion, ce qui a changé cruellement la donne.

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Sam 29 Mai 2021 - 19:22
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito aime l'honnêteté du jeune homme quant à son peu de connaissances sur le sujet. Plutôt que d'édulcorer, il préfère en rester aux faits, à ce qu'il connaît vraiment et c'est si admirable que l'adolescent ne peut qu'être de nouveau agréablement surpris.

« T'as raison, ça devait être quelque chose. En vrai, c'est con de se dire qu'une fille peut pas se battre, tu crois pas ? Elles ont des bras et des jambes comme nous. Par nous, j'entends nous, les mecs. Donc y'a rien qui les empêche de prendre un sabre et de foutre une bonne raclée. » répond-il en prenant parti. Un sourire vient étirer ses lèvres alors qu'il ajoute : « Y'a qu'à voir mes deux colocs filles, c'est des boules d'énergie. Enfin surtout une. Une blonde. C'est genre une pile électrique cette fille. Et elle a du répondant comme t'as jamais vu. Elle me fait trop rire ! »

Ah ça, rire il sait y faire. Et il est plutôt bon public. Alors, il n'y a pas à dire, quand Haruka-chan le prend de court avec son mordant détonant, il est juste plié et en redemande. Avec Iroka-chan, c'est sa bonne humeur qui est communicative. Il se surprend à toujours avoir le sourire aux lèvres à ses côtés, surtout quand ils partent dans des délires débiles. La mention du kendo le sort de ses rêveries et il acquiesce. Il regarde plus attentivement le tableau de la samouraï.

« J'irais regarder à la bibliothèque en rentrant, voir si y'a pas des livres qui parlent d'elle. Et plus généralement du rôle des femmes en tant que samouraï. J'me suis toujours focalisé sur ce rôle de guerrier purement masculin que jamais j'aurais pensé qu'il pouvait y avoir des femmes. En même temps, c'est pas souvent qu'on en parle. Et c'est con, si tu veux mon avis. Parce que clairement, j'aurais bien aimé voir ça aussi ! » rigole-t-il en imaginant la scène.

Alors que Seito contemple une dernière fois l'armure, sa remarque fait mouche et il constate qu'elle ne fait pas l'unanimité. L'adolescent regarde l'étudiant, surpris, mais le laisse avancer ses arguments. Il ne parvient pas à pleinement saisir où Haruka veut en venir. Il fronce les sourcils et demande :

« En quoi accepter les armes à feu est une bonne chose ? Y'a qu'à voir ce qui se passe aux Etats-Unis, c'est pas très glorieux. Les samouraïs avaient p't'être raison sur ce coup-là. J'veux bien croire qu'il y a des changements nécessaires à adopter mais celui-là, c'est clairement pas le bon. »

Il n'a pas le temps d'enchaîner que le senpai le déstabilise avec une question historique. Seito marque un blanc pour finalement rétorquer dubitatif :

« Euh... c'est quoi le rapport ? »

Et apparemment, il y en a bien un car il est gentiment poussé vers une carte du Japon. Qu'il regarde dans un premier temps avant de planter un regard interrogateur sur l'étudiant. Non. Vraiment. Il ne comprend pas. Parce qu'à bien y réfléchir, il a lui-même une propension maladive à rejeter une Chose précise de son mode de vie. Alors quoi ? S'il ne s'adapte pas, il disparaîtra ? Cette pensée macabre lui noue momentanément la gorge et un voile sombre lui obscurcit le regard. Voilà que l'étudiant, semblant réaliser le niveau de perdition de Seito, se lance dans un cours d'histoire improvisé. L'adolescent se concentre et écoute silencieusement.

« Donc, si je résume. Les samouraïs sont de piètres guerriers et heureusement qu'ils étaient japonais sinon ils seraient tous morts, c'est ça ? Comme les russes avec leur hiver aux températures délirantes, heureusement qu'au Japon, on a les typhons et les tremblements de terre ? P't'être bien qu'à la fin, les samouraïs ont appris de leurs erreurs et se sont justement servis de la météo pour gagner. Dans tous les cas, les mongols ont pas gagné. Ils étaient pas si intelligents que ça finalement. Mais ça me dit toujours pas quel est le rapport avec les armes à feu. Et puis, c'est pas si mauvais que ça de pas vouloir changer ses habitudes. En plus, comme tu l'as dit, ils avaient un code et des valeurs intéressantes. Donc bon, ils sont pas vraiment à blâmer. Des erreurs militaires, y'en a plus d'une et c'est pas pour autant qu'on s'est dit qu'il fallait arrêter de combattre. Au contraire, on a empiré le truc, justement avec des armes à feu. Pour en arriver à la bombe atomique. Super quoi. Ils disaient p't'être pas que d'la merde les samouraïs. » se permet-il de rétorquer.

Il sent qu'il s'embourbe dans un monologue inutile et cherche un moyen, n'importe lequel, de se sortir de cette situation. Il se mord la lèvre et, ô miracle, l'afflux de sang réveille son cerveau encrassé. Sans paraître gêné le moins du monde, il saute du coq à l'âne.

« Et mais attends, on parle, on parle mais t'avais pas dit que tu venais ici pour faire des recherches à la base ? » tilte-t-il soudainement. Il fouille dans sa mémoire et ajoute, sûr de lui : « Ah mais si si, j'm'en souviens maintenant ! C'est quoi qu'tu cherches ? Et pourquoi au musée ? On est dans la bonne salle pour tes recherches ? Parce que si c'est pas le cas, on change de salle tout d'suite ! »

Accessoirement, il reprend sa respiration.




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Dim 30 Mai 2021 - 0:15
Dans le fond, Seito avait raison. Même s’il prônait une véritable utopie sans même s’en rendre compte. Oui, les samurais avaient des valeurs, un code d’honneur et des façons de combattre bien propres à eux. Malheureusement, il ne sembla pas vraiment voir ou Soren voulait en venir. Ce n’est pas cet aspect-là des guerriers Japonais que l’étudiant pointait du doigt. Mais tout un monde changeant autour d’eux. Ce n’était pas une nouveauté dans l’histoire de notre terre que de nombreux peuples avaient fini par disparaître faute d’être à même de s’adapter face à un monde en plein changement.

Les samurais n’étaient malheureusement qu’un exemple de plus, car la liste pouvait être longue. Chaque peuple avait connu trois phases dans leur existence et encore, on pouvait parfois les raccourcis à deux. La naissance, l’apogée et le déclin. La variante propre au changement, était la durée du dit « Apogée. »

Alors si Seito semblait nimbé de bonnes attentions et pointé du doigt des vérités. L’évolution n’apportant pas que du bon dans le monde. Il semblait également passé totalement à côté de ce que Soren tentait de lui expliquer. Le jeune homme rigola doucement une fois que son monologue fut achevé.

- Je suis déjà entrain… C’est assez instructif de passer du temps avec toi.

Il lui sourit puis ajouta d’un ton plus détendu afin de ne pas le brusquer.

- Oui, tu as raison, sur ce point, je ne pourrais pas te contredire. Sauf que, comme tu le dis si bien, des valeurs comme ça seraient bienvenu dans notre monde. Je ne critique pas du tout cet aspect-là. Je te fais simplement remarqué qu’à force d’être retranché sur leurs positions, ils en ont payé le prix fort. Leur disparition, aussi tragique soit-elle, semble avoir été un mal pour un bien.

Il se doutait bien que cette partie ne plairait pas à Seito. Mais il expliqua.

- Attention, ne prend pas ça au mot. J’entends par là, que la situation aurait pu être bien pire. Le Japon a connu une avancer plutôt remarquable et se trouve aujourd’hui bien placer économiquement parlant. Uniquement, car le pays s’est adapté au monde qui l’entoure. Si les samouraïs avaient été de ce monde, il n’aurait jamais permis cela et qui sait quels pays auraient fini par nous envahir avec le temps. Si la tempête n’avaient pas arrêté les Mongols, alors, nous serions sûrement une de leur province aujourd’hui, car les guerriers de l’époque se trouvaient complétement dépassés. Les samurais ne savaient pas s’adapter contre d’autres adversaires que leurs égaux… Ce penchant de leur valeur aurait pu finir par nous coûter bien plus chère.

Il lui sourit et avoua.

- Malgré le grand respect que j’ai pour mes arrières grand parents, ils avaient réalisé que le monde dans lequel ils se trouvaient n’été plus fait pour eux. Certains avaient même accepté leur sort. Mais bon, désolé… Je me suis perdu. Quoi qu’il en soit, je défends aussi ton point de vue, c’est simplement, une hypothèse. De toute façon, on ne le saura sûrement jamais au fond dans la mesure où les choses sont ce qu’elles sont.

Effectivement, il avait découvert ça dans le journal de sa famille. Son ancêtre avait accepté le fait qu’il n’était pas fait pour les lendemains à venir. Peu importe, il avoua d’un ton calme au lycéen.

- Enfin, tu as raison, il faut que je me concentre sur mes recherches. En réalité, c’est précisément le moment de leur disparition qui m’intéresse. Donc, je suppose que nous sommes au bon endroit.

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Lun 7 Juin 2021 - 21:24
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito aurait bien aimé éludé complètement le débat pour se concentrer sur ce qui l'intéresse vraiment, c'est-à-dire satisfaire sa curiosité. Mais l'étudiant a encore des choses à redire sur ses remarques et, vu qu'il n'est qu'à moitié malpoli, il l'écoute patiemment. Surtout que dans un premier temps le senpai lui fait un compliment de taille et Seito ne peut s'empêcher d'avoir une bouffée d'orgueil. Alors comme ça, il est de bonne compagnie. Il tente de camoufler son air interloqué et reprend rapidement contenance alors que le brun avance ses arguments. Il n'a d'ailleurs pas le temps de le remercier tant il est sous le choc. C'est la première personne à le qualifier d'instructif dans le bon sens du terme. Généralement, on lui reproche d'être un monsieur je-sais-tout qui donne son avis sans même qu'on lui ait demandé. Et bien qu'il y ait du vrai là-dedans, l'adolescent ne voit pas ce qu'il y a de mal à ça. Oui, il a des choses à dire et alors ? En quoi est-ce mal de donner son avis ? Non vraiment, il ne parvient pas à comprendre les gens qui le lui reprochent.

« Un mal pour un bien ? Mais pourquoi ? » demande-t-il, s'enfonçant dans l'incompréhension.

Les explications ne tardent pas à tomber. Et force est de remarquer qu'Haruka n'a pas complètement tort. Pas complètement car Seito ne peut se départir de son amour pour les samouraïs d'un claquement de doigts. Il a décidé qu'il était tragique qu'ils aient disparu et peu importe qu'on lui mette la vérité sous le nez, il rechigne à accepter leur sort. D'autant qu'il ne partage pas entièrement les paroles de l'étudiant. Il attend qu'il finisse sa phrase pour répondre :

« Donc c'est pas vraiment les japonais le problème, c'est le monde en général. Enfin les hommes surtout, les hommes avec un grand H qui sont pas capables de s'contenter de c'qu'ils possèdent. Toujours à regarder dans l'jardin du voisin pour voir si l'herbe est plus verte. S'attaquer à son égal, ça devrait pas être une faiblesse mais un acte honorable. J'dirais même une forme de respect. »

Sauf que le brun ne s'arrête pas là et la suite fait tiquer Seito. Il se fout pas mal qu'on ne le saura jamais, tout autant que tous ces arguments ne soient qu'une hypothèse. Par contre, il remercie silencieusement l'étudiant pour s'être égaré. Car l'information qu'il a lâché sans le vouloir vaut son pesant de cacahuètes ! L'adolescent arbore un sourire malicieux.

« Oui oui, concentre-toi sur tes recherches... et hum... sur tes arrière-grand-parents. » susurre-t-il.

Le dernier aveu du senpai le conforte dans son idée qu'il cache quelque chose. Et il faut à TOUT PRIX que Seito sache de quoi il retourne. Sa curiosité s'affole et il se penche vers l'étudiant, un sourire carnassier aux lèvres.

« Au bon endroit, tu dis ? Dis donc toi, tu m'aurais pas caché que tu viens d'une famille de samouraïs par hasard ? »




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Mar 8 Juin 2021 - 19:23
Seito n’avait pas complétement tort à nouveau. Dans un monde parfait, la plupart des gens seraient honorables… Malheureusement, ce n’était pas un monde parfait. Personne n’était parfait et Soren se mettrait volontiers en tête de liste sur ce point-là. Mais le sujet n’était pas là et il avoua aux paroles du lycée.

- Oui dommage que l’honneur se soit fait remplacé par une fin qui justifie les moyens. Les raccourcis, les facilités… Ce n’est pas simple de ne pas tomber dedans. Les voies plus compliquées ne sont jamais attrayantes et beaucoup moins avantageuses… Les samurais en ont payé un injuste prix d’avoir esquivé la facilité. Mais, ils sont morts la tête haute, fière de protéger leur valeur dans un monde qui ne pouvait malheureusement plus les comprendre ou les accepter.

Il soupira avant d’ajouter d’un ton plus sérieux.

- Et oui, c’est injuste. Je suis entièrement d’accord avec toi sur ce point.

Soren lui sourit doucement avant que le sujet ne change définitivement sur sa propre famille. L’étudiant se raidit, comprenant parfaitement ce que cela impliquerait pour Seito d’apprendre un peu plus les origines de la famille Haruka. Mais bon, il creusait, encore et encore. Soren n’était pas dupe, il savait très bien d’où venait les petits murmures ou bien les dernières questions. Autant l’avouer.

- Ce n’est pas rare, je te l’ai dit. C’est même assez commun, alors c’est fortement possible que ce soit mon cas aussi…

Ce n’était pas crédible et face au regard insistant de Seito, Soren comprit que s’esquiver ne pouvait plus rien donner. Alors il avoua sur un ton plus sérieux.

- Ok, tu as gagné…

Par où commencer ? Ce n’était pas simple car il y avait beaucoup d’info dont certaine n’était même pas encore sûr. Soren réfléchit un petit instant qui devait paraître une éternité sur le moment avant de convenir qu’il ferait mieux de s’en tenir à ce qu’il était sûr de savoir.

- Notre famille tient un Dojo depuis plus de 100 ans. C’est à cette époque que le Kenjutsu, à savoir les techniques à l’épée Samurai se sont transformé en Kendo, une forme plus simplifiée et métamorphosé. Mon ancêtre était l’enfant d’un samurai, cette reconversion dans l’enseignement des arts à l’épée était probablement la chose la plus intelligente à faire. Donc oui ! On est sûr qu’il y a eu au moins un samurai dans notre famille et c’est justement sur ça que je fais mes recherches.

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Sam 12 Juin 2021 - 10:41
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Un leurre pour détourner son attention. Que l'étudiant est naïf pour espérer ainsi que Seito lâche l'affaire. Maintenant qu'il a flairé un bon secret, il n'en démordra pas avant d'avoir planté complètement ses crocs dedans. Alors, voyant qu'Haruka filoute quelques secondes pour gagner du temps, le sourire de l'adolescent s'agrandit.

« Oui oui, tu me l'as déjà dit. Même moi je pourrais en avoir... Mais c'est pas ça que je demande. » insiste-t-il sans gêne.

Ses yeux ne quittent pas le senpai et, victoire ! L'étudiant s'avoue vaincu et Seito se retient de trépigner de joie. Parce que si le plus âgé renâcle tant à lui avouer, ça voudrait dire qu'il est tombé dans le mille. Et qu'il a VRAIMENT rencontré un samouraï. Enfin, les samouraïs sont ses ancêtres mais c'est presque la même chose. Seito est pendu aux lèvres d'Haruka alors qu'il lui raconte brièvement l'histoire de sa famille. C'est fascinant. A tel point que le japonais sent fourmiller des milliers de questions sous son crâne.

« Tu... Woaw... C'est trop ouf. » sont cependant les seuls mots qu'il parvient à dire.

Il réalise qu'il a la bouche légèrement entrouverte, prête à gober les mouches. Tout en la refermant, il organise ses pensées. Il se peut que ce soit commun, comme n'arrête pas de le soutenir l'étudiant, mais aux yeux de Seito, c'est inopiné et à la limite du surnaturel. Dans le sens où il sait bien que les samouraïs ont eu des descendants mais, sans trop savoir pourquoi, il ne s'était pas imaginé qu'en 2017 il était possible d'en rencontrer. Et encore moins que lui, adolescent lambda, en rencontrerait un. La vie, long méandre sinueux peuplé de peines et de difficultés, sait parfois récompenser l'endurance. Et quel beau cadeau lui fait-elle à présent ! Une vive émotion le prend à la poitrine et lui picote les yeux. Il inspire profondément et navigue dans ces eaux troubles jusqu'à retrouver le fil de ses pensées.

« Donc ça fait plus d'un siècle que ta famille fait du kendo. Toute ta famille en fait ou c'est un truc qui s'apprend de père en fils ? Quand tu parles de ton ancêtre, tu sais à quand ça remonte ? Est-ce que t'as une date ? Des indices pour remonter sa trace ? » le questionne-t-il.

Il s'interrompt quelques instants pendant lesquelles son regard court ça et là sur la multitude d'objets exposés dans la salle du musée où ils se trouvent. Une fraction infime du passé, figée sur des stands aux yeux de tous. Il reporte son attention sur Haruka, l'air déterminé.

« Si tu acceptes, j'aimerais t'aider. A faire tes recherches. Par quoi tu veux commencer ? » demande-t-il.




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Mer 16 Juin 2021 - 2:02
Soren avait dans un premier temps tenté d’éviter le sujet, mais c’était clairement peine perdue face à Seito. Autant être honnête alors, car de toute façon, l’étudiant avait vraiment la sensation que c’était inutile de faire durer cela plus longtemps que nécessaire. Soren lui déballa donc toute l’histoire de sa famille, la partie connu du moins et confirmé. Son projet était justement d’en confirmer une autre partie, plus ancienne.

Visiblement, il avait compris que sa famille n’avait pas ses origines à Kyoto, même si c’était admis que ses ancêtres venaient d’ailleurs, on avait jamais vraiment su d’où. Au cours de ses recherches, il avait réussi à trouver une piste plutôt solide, une piste qu’il faudrait sûrement vérifier sur place. Une île au nord du Japon. L’étudiant avait bien compris que des Haruka y vivaient, il y a plus de cent ans. Une famille de trois frères, tous samurais. Sa famille serait la descendante de l’ainé de cette lignée qui pour d’obscures raisons avait rejoint Kyoto.

Il avait également découvert qu’un métissage avait été fait à cette époque, car son ancêtre aurait fini par se marier avec une étrangère. Bref, Soren n’avait clairement pas chômé, mais maintenant, il avait besoin d’un maximum d’informations sur l’époque en question. Il avoua au jeune lycée en réponse à sa déjà trop nombreuses questions.

- Non, ce n’est pas un savoir transmis de père en fils, en tout cas plus maintenant. Riku a aussi appris le Kendo, elle est bien meilleure que moi, en grande partie à cause de mon handicap visuel. Concernant mon ancêtre… Eh bien, c’est obscur, il y a un peu plus de cent ans… Si tu veux m’aider, je devrai commencer l’histoire par le début… Mais je vais résumer parce que ce serait un peu long à expliquer.

Il lui sourit et l’invita à le suivre, autant faire d’une pierre deux coups en observant les divers objets et œuvres exposés. Tout en expliquant un peu tout ça. Soren commença alors par ce qui semblait être le début le plus logique.

- En fait… Ma famille possède beaucoup de vieillerie, armure, quelques sabres que nous avons eu l’autorisation de gardé a bu culturel et des ouvrages de l’époque. Dont un journal qui avait attiré mon attention, totalement, écris dans un Japonais assez vieux, j’ai réussi à le retranscrire en partie. Ça parle bien d’un ancêtre à moi visiblement, qui aurait vécu un peu avant la chute du samurai, ou plutôt ça parle d’une étrangère recueillis par mon ancêtre qui l’a aidé à rejoindre la civilisation. Ils ont eu un enfant et se sont mariés… C’est tout ce que je sais pour l’instant. Donc, j’avais un petit espoir d’avoir quelques éléments de réponses… Ou à défauts, pouvoir m’imprégner un peu plus de l’époque et mieux comprendre le contexte dans lequel il a été écrit.

Soren avait plus ou moins résumé, inutile de détailler sauf sur demande de Seito.

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Jeu 24 Juin 2021 - 21:26
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Erreur 404. Bug système détecté. Veuillez rebooter le système. Pour plus d'informations, adressez-vous à votre administrateur réseau le plus proche. Le cerveau de Seito s'est arrêté net à l'évocation du prénom Riku. Parce qu'il en connaît une, qu'elle est dans sa classe et dans sa chambre. Mais pourquoi diable Haruka lui en parle-t-il ? Oh mais qu'il est bête, c'est juste qu'il la connaît du kendo. Mais c'est quand même bizarre qu'il la mentionne l'air de rien dans une conversation. Après tout, il ne peut pas savoir que Seito la connaît. Tiens, maintenant qu'il y pense, ils ont autre chose que le kendo en commun. Haruka, le même nom de famille. C'est trop fou comme coïncidence ! Non parce qu'ils ne peuvent clairement pas être affiliés vu leur différence physique. Elle est blonde, rien de plus à ajouter. Pourtant cette familiarité lui met le doute. L'adolescent le laisse finir et préfère tirer les choses au clair avant de le suivre :

« Attends, attends. Y'a une magouille quelque part là. Tu parles d'Haruka-chan comme si c'était trop ta pote. Enfin, en tout cas, c'est la seule Riku que j'connais sur le campus et elle fait aussi du kendo. C'est qui pour toi ? Ta sœur ? »

Si c'est le cas, il sent que son monde va évoluer à la manière d'Inception. Changement de perspective, imbrication des pièces du puzzle, refonte complète de la génétique. Ils sont quand même radicalement différents, tant par le physique que par la personnalité. Ce serait presque drôle qu'il apprenne qu'ils sont frère et sœur. Cette interrogation mise de côté, il peut se concentrer pleinement sur l'histoire que s'apprête à lui raconter l'étudiant. Il le suit mais ne prête que très peu attention à ce qui l'entoure à présent. Tout concentré qu'il est pour ne pas perdre une miette de ce passé guerrier, il observera les vitrines que si le brun lui dit de le faire pour ses recherches. Une pointe d'envie le tenaille. Lui aussi aurait bien aimé mettre les mains sur un journal de samouraï. L'enjeu est tout autre que la chasse au trésor à laquelle il a participé avec Iroka-chan. Pas de bœuf ou de sucreries à la clé mais un vrai sentiment d'avoir accompli une tâche ardue. Et dire qu'il aurait pu passer à côté d'une telle épopée fantastique ! Heureusement qu'il s'est incrusté finalement.

« Quand tu dis 'un peu avant la chute des samouraïs', ça veut dire dans les années 1800. Un peu avant... hum... 1877, c'est ça ? Ça remonte à loin tout ça. Et donc, tu dis qu'il s'est marié à une étrangère. Tu sais quelle nationalité ? Ou encore pourquoi ton ancêtre l'a recueillie ? Et d'ailleurs, tu sais le nom complet de ce samouraï ? » demande-t-il à la chaîne.

Des questions, il en a des tonnes mais il n'a pas envie de noyer son interlocuteur avec. De plus il faut bien qu'il lui laisse le temps de répondre pour pouvoir enchaîner. Déjà qu'il trouve cette histoire d'étrangère bien intrigante. Les japonais ne sont pas un peuple reconnu pour son ouverture face à l'inconnu. Il est donc étonnement qu'un samouraï ait décidé d'héberger et ensuite d'épouser un gaijin.




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Dim 27 Juin 2021 - 17:39
Soren avait expliqué que dans sa famille, les traditions n’étaient plus vraiment respectées au pied de la lettre. Indiquant au passage que Riku était bien meilleur que lui en Kendo, ce qui occasionna une interrogation assez inattendue pour Seito qui avait visiblement fait le lien entre les deux Haruka. Un lien pas si évident et tout le monde le leur rappellent sans cesse. L’étudiant sourit doucement, toujours autant amusé par cet état de fait.

- Oui, c’est bien ma sœur. Notre mère n’est pas japonaise. Ce qui explique aussi la couleur de mes yeux. Même si en ce qui me concerne, le métissage n’est pas aussi flagrant que chez ma sœur.

Voilà qui expliquait le cas Riku, quoi que génétiquement parlant, il y avait quand même peu de chance qu’une blonde aux yeux bleus vient au monde avec un métissage japonais. Le fait qu’il y avait déjà eu un métissage dans ses ancêtres donné sûrement un début de réponse. Le sang de son père n’était donc pas entièrement Japonais de base. Sauf que le sujet était passé à autre chose. Soren prêta l’oreille au lycéen.

Oui, il avait certaines réponses, mais pas toute. Cependant, il pouvait déjà répondre en partie. Soren tenta de rassembler ses souvenirs sur le sujet, peut-être serait-il plus pratique de prendre des notes la prochaine fois qu’il ferait des recherches sur le sujet d’ailleurs. L’étudiant n’avait pas pu travailler sur son projet depuis un moment à cause des examens et des vacances… Donc beaucoup de choses lui étaient sorties de l’esprit.

- Eh bien, l’étrangère était anglaise et si je ne dis pas de bêtise. Je sais que le bateau qui devait arriver au Japon a dû faire un détour pour faire escale sur une île située au nord du Japon. Sauf que l’époque était assez prompte au conflit interracial…

Soren observait une peinture tout en se remémorant ce qu’il avait traduit.

- Son convoi a été exterminé par des samurais et leur clan. Mais l’un d’eux s’est interposé avant qu’on ne s'en prenne à elle. Elle est devenue leur prisonnière puis avec le temps, il lui a laissé un peu plus de liberté… Le village où ils vivaient semble bloqué par période hivernal. Enfin bref, on sent que le samurai ne voulait pas la mort de sa captive, il parlait même de la ramener au Japon dès que possible.
Puis il est tombé malade et elle a pris soin de lui… Je pense qu’à force de passer du temps ensemble, ils ont fini par bien s’entendre, tout simplement. Mon ancêtre n’était pas mauvais, juste un peu sec.


Il sourit doucement et avoua.

- Après, je n’en sais pas plus pour l’instant, comment ils se sont mariés ? C’est un mystère et il faut que je continue à traduire le journal de cette femme pour en savoir plus. D’où mon besoin d’en savoir plus sur l’époque et son contexte.

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Jeu 1 Juil 2021 - 10:07
SAMEDI 28 JANVIER 2017



La tête de Seito face à la confirmation qu'Haruka-chan est bien sa sœur vaut le détour. Un mélange subtil d'effarement et de perplexité qui met sans aucun doute en valeur le teint de sa peau. Et dire qu'à la base, il pensait faire une blague en posant une telle question. Certes, tous les indices pointaient dans cette direction mais il est véritablement impossible de le deviner autrement. Il dévisage l'étudiant sans se soucier de la politesse et remarque en effet la couleur de ses yeux. Couleur à laquelle il n'avait pas fait attention jusqu'à présent. Peu importe, l'information est à présent connue et sera dûment mémorisée.

« Tu m'étonnes que c'est pas flagrant. C'est même carrément pas visible ! » s'amuse-t-il à répondre.

Il faudra qu'il en touche deux mots à la blonde. Elle rira sûrement d'apprendre qu'il a tenu la jambe à son frère sans même savoir leur lien de parenté. Il ne se retiendra pas de lui faire remarquer qu'elle aurait pu lui en parler et serait même capable de lui faire un mini-cinéma en lui reprochant qu'elle ne lui raconte rien, ce qui serait parfaitement faux, qu'on se le dise. Mais passons. Sa tête fourmille de questions à propos de ce fameux ancêtre. Et plus le senpai éclaire sa lanterne, plus la liste s'allonge. Faisant preuve de mesure, il fait appel à ses connaissances pour aiguiller sa réponse :

« En théorie, et corrige-moi si j'me trompe, mais c'est en 1858 que le Japon a abandonné le sakoku et que les frontières ont été ouvertes au monde entier. Donc jusque là, ça correspond qu'un bateau transportant une anglaise ait accosté sur les côtes japonaises. Mais tu dis qu'il a fait escale sur une île au nord. Y'a quoi comme île déjà ? C'est au nord nord ? »

Il réfléchit. La géographie, contrairement à l'histoire, n'est pas son fort. D'autant que des îles, il y en a pléthores. Îles d'Oki, île Sado, île flottante ? Pour le coup, il attend que l'étudiant lui donne la réponse parce qu'il est incapable à l'heure actuelle d'en citer plus. Il écoute avec calme le reste de l'histoire sans interrompre Haruka une seule fois. Cependant, dès qu'arrive une pause, il ne peut s'empêcher de commenter :

« Conflit interracial et conflits tout courts vu qu'en plus des samouraïs, les daimyos aussi perdent leurs privilèges. Du coup, cette anglaise a dû arriver en pleine période de révoltes. Mais de là à s'faire agresser dès la sortie du bateau, et par un clan de samouraïs en plus. Il était passé où leur code d'honneur ? S'attaquer à des gens innocents comme ça, j'comprends mieux pourquoi t'étais pas entièrement d'accord avec moi sur les samouraïs tout à l'heure. Bon d'accord, ils était pas contents qu'on annule leur existence, ça m'ferait chier aussi si on m'apprenait un truc pareil. Mais jusqu'à tuer des gens qu'ont rien demandé. Un coup d'chance qu'il y en ait un qui s'est interposé ! »

Sinon c'est simple, pas de rencontre avec le Haruka qu'il a sous les yeux. Il jette un œil pensif à la peinture devant laquelle ils passent. Le reste lui paraît tout droit sorti d'un film mais il se retient de le dire. Le malade, d'abord réticent, tombe amoureux de sa captive après qu'elle l'ait soignée. Iroka-chan aimerait à coup sûr ce scénario si un tel drama existait. Néanmoins, le lieu de cette romance mérite d'être connu.

« Le village où ils étaient bloqués, ils étaient bloqués par la neige ? Il n'y avait pas de nom dans le journal ? » demande-t-il en continuant d'avancer.

Ils dépassent plusieurs vitrines contenant des objets de la vie quotidienne. L'une d'elles attire plus particulièrement Seito et il s'arrête devant. Un arc d'une beauté à couper le souffle trône sur du velours. Sans le quitter du regard, l'adolescent pose une dernière question :

« Il te reste beaucoup à traduire du journal ? »




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Dim 4 Juil 2021 - 18:47
Soren rigola à la remarque de Seito sur ses yeux. Les cheveux sombres pouvaient bien masquer cette couleur qui n’était pas non plus très clair. On pouvait même facilement les confondre avec des yeux noirs traditionnels au Japon. Sauf que non, ses yeux se rapprochaient bien plus de ceux de sa tante, jumelle de sa mère. Donc, la génétique avait visiblement bien fait son travail.

Le sujet revint sur l’étude de Soren, Seito amena quelques questions plutôt pertinentes. Déjà concernant l’île en elle-même. Sur ça, le jeune homme avait déjà une idée bien précise de l’endroit où s’était déroulée l’action. D’autant que d’un point de vue topographique, il avait déjà ciblé trois endroits de l’île ou aurait pu se trouver un village potentiellement bloqué par l’hiver. Soren attendit donc que le jeune homme finit tranquillement de parler, l’écoutant attentivement. C’était agréable de trouver un partenaire aussi enthousiaste. Il répondit d’ailleurs à la dernière question en premier, sortant un petit carnet où il avait noté toutes les infos qu’il avait pu trouver.

- Eh bien, un peu, entre les examens et les vacances, j’ai dû arrêter. Cela dit, si je veux pouvoir me rendre sur place, il faut que je termine avant l’été. Le souci, c’est que le journal ne me donne que le point de vue de l’Anglaise qui par chance parlait le Japonais. Si c’est bien celle que je crois, alors effectivement dans notre famille, on la connaît pour être devenu une linguiste qui s’est acharné avec ses enfants pour bâtir le dojo familial.

Cependant, pas de trace du samurai dans l’histoire orale de sa famille… Ce qui ne laissait qu’une supposition. Il était mort en combattant. Comme de nombreux samurais de l’époque.

- Déjà, je suis certains d’une chose, l’île en question, c’est celle d’Okushiri. Mais elle a souffert d’un énorme raz de marée depuis. Donc, il y a de fortes chances que le village en question ne soit plus. Mais en cas de mer déchaîné, un bateau qui aurait longé les côtes de la Chine aurait pu faire un détour par la pour y déposé les passagers qui seraient amenés par barque.

La suite, concernant le samurai.

- Je pense que beaucoup de samurai se sont retrouvé dos au mur. Un peu comme un renard acculé dans le fond de son terrier. Dans un contexte comme ça… Les codes et l’honneur sont souvent délaissés par l’envie de survivre. Ce genre de dérive n’était pas si rare. Cependant, s’en prendre à des innocents qui n’ont rien demandé… Oui, je suis d’accord que c’est ignoble. Elle a été la seule survivante uniquement, car un homme s’est interposé à temps. Il n’avait rien à voir dans tout ça et elle précise qu’il a rappelé que ce n’était pas honorable. Il l'a prit avec lui comme prisonnière pour lui sauver la vie.

Il soupira puis montra une photo de l’île d’Okushiri et une carte de cette zone du Japon qu’il avait collé dans son carnet. Trois cercles rouges se trouvaient sur la carte de l’île et une grosse zone de la mère était barrée de ligne rouge.

- Avec les infos que j’ai pu tirer, je pense que le village a pu se trouver vers les zones en rouge. Quant au rouge sur l’eau, c’est la zone des typhons… Vu la date sur le journal, le bateau est arrivé au pire moment.

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Mer 14 Juil 2021 - 11:24
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Alors comme ça l'intégralité du journal n'est pas encore connu. Comme c'est mystérieux ! Mais ce qui rend Seito enthousiaste, c'est la motivation dont fait preuve Haruka. Qu'il souhaite carrément aller sur place n'est pas étonnant. Il aurait sans doute fait la même chose s'il avait été dans son cas. On est bien loin de quelques énigmes lors d'une chasse au trésor. Il s'agit ici d'une vraie traque et il en est fasciné.

« Avant l'été tu dis ? Ça te laisse encore...  – il compte sur ses doigts – cinq mois avant juillet ! C'est jouable, non ? Et du coup, tu comptes te rendre sur l'île cet été ou plus tard ? » demande-t-il.

Ce journal de bord doit être incroyable. Un telle plongée dans l'histoire lui met l'eau à la bouche, surtout que l'anglaise a vécu dans une période troublée. Et dire qu'un samouraï l'a prise sous son aile, quelle chance !

« Si elle est à l'origine du dojo de ta famille, il y a forcément des documents qui attestent de ses faits et gestes. J'imagine que tu as demandé à tes parents et à tes grand-parents. Ta famille remonte à si longtemps qu'il doit y avoir des traces d'elle et donc du samouraï. Il peut pas avoir disparu sans rien laisser derrière lui. » énumère-t-il sans attendre spécialement de réponse.

L'île mystère est alors dévoilée et il fronce les sourcils pour faire appel à ses souvenirs. Ce nom lui dit vaguement quelque chose mais il ne saurait la situer avec précision sur une carte. Une carte ! Il lâche du regard l'arc qu'il contemplait.

« Alors attends, j'ai besoin de savoir précisément où c'est. » dit-il en faisant machine arrière pour revenir à la grande carte du Japon sur laquelle ils s'étaient arrêtés plus tôt.

Ses yeux scrutent la carte avec attention en se concentrant sur la partie nord du Japon jusqu'à ce qu'il repère la fameuse île.

« Ah la voilà ! » s'exclame-t-il en la pointant du doigt.

Alors qu'il étudie la position géographique, il se remémore les informations que l'étudiant lui a données. Raz-de-marée, village détruit, un classique au Japon.

« C'était en quelle année ce tsunami ? » demande-t-il. Ce qui lui fait subitement penser à autre chose, il pose une nouvelle question : « D'ailleurs, cette anglaise... est-ce qu'elle dit dans son journal ce qu'elle est venue faire au Japon ? Parce qu'il faut quand même être vachement motivé pour se taper un voyage en mer depuis l'Angleterre jusqu'ici. »

Surtout au vu des conditions de l'époque, il n'aurait vraiment pas aimé participer à une tel périple. Et si on rajoute à ça une mer agitée et des samouraïs sanguinaires, le tableau est loin d'être idyllique. La survie avant tout, quitte à devenir cruel, il ressent comme une certaine familiarité dans ces propos. Et cette réalisation soudaine lui serre le cœur. Il déglutit et se ronge l'ongle du pouce machinalement. Chassant ce début d'introspection, il se plonge corps et âme dans le carnet que l'étudiant daigne lui montrer. La légende expliquée, il parcourt la carte en proie à une intense réflexion.

« Tu pourras peut-être affiner la localisation en finissant de traduire son journal. Ou au moins réduire à seulement deux cercles. En tout cas, une chose est sûre. Elle est née sous une bonne étoile. Survivre à un typhon et à une attaque surprise de guerriers désespérés, c'est pas donné à tout l'monde... » commente-t-il pensif.

Son cerveau fonctionne à plein régime et des milliers de questions lui brûlent les lèvres. Il essaie de les trier, de les catégoriser, de ne conserver que les plus pertinentes de peur de noyer l'étudiant. L'adolescent trouve étonnant que le samouraï n'occupe pas une place plus importante dans cette histoire. Il a été identifié comme sauveur de demoiselle en détresse, a eu une descendance et puis plus rien.

« Tu crois qu'le samouraï est mort dans une bataille et que son corps a jamais été retrouvé ? C'qui expliquerait en parti pourquoi y'a pas de traces de lui ? » s'enquiert-il alors qu'il reporte son attention sur Haruka.




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Dim 18 Juil 2021 - 14:43
Soso avait plus ou moins tout expliqué au lycéen, au point où il en était, il n’avait plus grand-chose à perdre. Seito demanda alors si en 5 mois, c’était jouable… Soren n’en savait rien et d’autres soucis pouvaient parfaitement venir le ralentir dans son projet. Donc, autant dire qu’il était dans le brouillard.

- Je ne sais pas, c’est parfois un peu chaotique. Mais ça se tente. Pour ce qui est d’aller sur place, je pense que ce serait le meilleur moyen d’avoir le cœur net sur la véracité de cette histoire.

L’étudiant afficha ensuite une moue pensive en examinant diverses choses par-ci et par-là. Oui, il avait vaguement entendu parler d’elle, mais pas assez pour être sûr que ce soit bien la même personne. Le souci venait aussi que Soren n’avait pas une grande visibilité sur tout ce qui concerne le Dojo, comme le bureau de son père lui était interdit. Il y avait sûrement des infos sur tout ça, cependant, il avait déjà pris des risques la première fois qu’il avait pénétré dedans il y a quelques mois … Non, mieux valait ne pas recommencer.

Il suivit Seito jusqu’à la carte du Japon pour l’observer. Le lycée trouva sans trop de difficulté la fameuse île que lui avait montrée Soren, bien qu’elle ne soit pas immense, au dernier recensement, elle avait accueilli 2000 personnes environ. D’autres questions fusèrent et le jeune homme en avait justement les réponses.

- Le tsunami et le tremblement de terre sont assez récents. Attends je l’ai noté … Ici ! 1993, le 12 juillet. Pour ce qui est des raisons de sa venue au Japon… Je crois qu’elle devait se marier pour honorer un partenariat commercial de son père. Mais elle semblait déjà bien connaître le pays et savait même parler Japonais à son arrivée… Enfin, assez pour comprendre en tout cas.

Mais elle semblait déjà bien connaître le pays et savait même parler Japonais à son arrivée… Une chose est sûre, vu la langue dans laquelle elle avait rédigé le carnet, l’histoire du Japon semblait probablement l’intéresser. Seito avait entièrement raison sur un point, il pouvait affiner la localisation en continuant. En revanche, pas sûre que ce soit vraiment la chance qui a sauvé son ancêtre à ce moment. Il sourit et repris sa page de la carte de l’île.

- Une bonne étoile ou un bon capitaine ? Je pense que ce n’est pas idiot d’avoir fait un détour, à mon avis, ceux qui faisaient la navette entre le continent et le Japon était assez intelligent pour pas se jeter à corps perdu sur une eau déchaîne. L’idée de déposé tout le monde sur l’île le temps que les choses se calment et qu’ils prennent un ferry de l’autre côté était clairement la chose à faire… Ils n’avaient pas prévu que des clans hostiles se trouveraient là.

D’ailleurs, l’hostilité aussi était expliquée. Soren ajouta, dans un récapitulatif un peu désordonné.

- Si ça me revient ! C’était pour se venger… Je crois comprendre que le samurai qui a attaqué les voyageurs a perdu sa femme à cause d’étranger… Enfin, c’est ce que mon ancêtre avait compris. L'autre… Enfin, celui qui l’a sauvé semble aussi avoir perdu sa femme… Les deux clans étaient liés, car l’autre samurai était son beau-père. Mère et fille ont donc trouvé la mort ensemble durant un voyage au Japon… Selon eux, tués par des étrangers… Enfin pas que tuer visiblement, mais je n’en sais pas plus du coup. Pour ce qui est de la fin du samurai, c’est probablement ce qu’il s’est passé. Je pense que tu es tombé pile sur la bonne explication. C’était un corps inconnu au milieu d’autre et on n'a sûrement pas cherché à comprendre à l’époque.

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Mer 21 Juil 2021 - 21:19
SAMEDI 28 JANVIER 2017



Seito ingurgite toutes les informations qu'il reçoit et les range méthodiquement dans un dossier spécial Haruka. Pour être utile, il faut savoir se montrer pertinent. Et cela passe avant tout par une organisation millimétrée. Le mystère s'épaissit à mesure que le morceau d'histoire connue se déroule sous ses yeux. Il essaie de visualiser la jeune femme, son état d'esprit en traversant les mers, son appréhension en arrivant dans un pays étranger, sa fougue face à des guerriers armés. Il acquiesce à la remarque de l'étudiant concernant la lucidité du capitaine. La mer devait être particulièrement agitée pour qu'il ait pris une telle décision. Et le pauvre ne se doutait sûrement pas que l'île abritait des samouraïs sanguinaires. Destin tragique pour tous les autres qui n'avaient pas survécu et qui n'auraient sûrement pas survécu à un tempête non plus. A croire que cette anglaise devait vivre... pour faire parti d'une sombre histoire de vengeance.

Il écoute le moindre détail avec attention et repense au dilemme auquel il avait fait face à la bibliothèque. Combien seraient partisans d'une telle justice ? Les vies de proches contre celles de parfaits inconnus. Étrangers certes, mais en aucun cas les tueurs. Alors la vengeance se mue en folie qui dépasse l'entendement. Le samouraï, en croyant s'affranchir de sa douleur, a semé la mort et s'est lui-même perdu dans ces eaux sombres que sont la colère et la haine. Et une fois la limite dépassée, plus de remords, simplement un champ de bataille gigantesque et une fumée noire qui l'aveugle. La réponse à sa question met un point d'honneur à renforcer le silence dont il fait preuve. Un flottement muet qui s'apparente à une vague minute de silence pour le guerrier disparu. Que le destin est cruel. Sauver l'innocente n'a pas suffi à inspirer la pitié du karma. Mourir dans l'anonymat, son cœur se serre à cette simple pensée.

« J'peux pas croire qu'il ait pas été identifié. » déclare-t-il finalement.

Cette histoire ne peut se terminer ainsi. Il suffit juste d'une toute petite piste, comme un courant d'air, pour que le feu reparte. Alors il active ses méninges. Il entrevoit les liens entre les différents protagonistes. Se questionne sur la nature de leurs relations, sur leurs différents. Un air déterminé sur le visage, il ajoute :

« Si l'autre samouraï a laissé l'étrangère vivante, c'est qu'il respectait un minimum ton ancêtre. Ça voudrait dire qu'il occupait une position importante. Peut-être même le chef du clan, tu crois pas ? Et si c'est l'cas, il avait forcément un signe distinctif. Une insigne, un pendentif... son sabre ! »

Ses yeux s'écarquillent. Dans sa tête se dresse rapidement un sombre tableau qu'il espère incorrect. Pour autant, il reprend et l'excitation lui fait oublier la politesse d'usage :

« Son sabre mec ! Si il est mort en combattant, il avait forcément son sabre sur lui ! Imagine on lui a piqué... Ce serait affreux. Si on a pas placé son sabre sur son lit d'mort, il est toujours piégé là-bas. Sur l'île. Raison d'plus pour que tu te rendes là-bas, faut que tu libères son âme ! »

La dernière phrase est prononcée avec un très grand sérieux. Son imagination prend le relais alors que, sous ses yeux, l'esprit du samouraï hante un champ de bataille à la recherche du coupable. Celui qui l'aurait dépossédé et lui aurait privé le droit du repos éternel. Soudain, son regard dévie sur Haruka et il demande tout de go :

« Tu penses quand même pas que c'est son beau-père qui l'a tué ? »




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