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 [U-4] - Pas si discrète

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Ikuko Ninagawa
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Ikuko Ninagawa
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(#) [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyMer 19 Mai 2021 - 23:04

pas si discrète
dortoir chambre U-4
feat Ruriko Ninomae
Aujourd’hui, c’est jeudi ! Ikuko n’a pas eu cours de l’après-midi, et elle en profite. D’abord, elle a pris des photos pour le club, capturant les étudiants et les lycéens emmitouflés dans leurs tenues d’hiver. Puis, elle s’est réfugiée dans sa chambre, afin de se réchauffer, et de se mettre au travail. Elle a pris un peu de retard, à force de faire ce qui lui passe par la tête, et à force de prendre des photographies pour son club. Pourtant, elle a un exposé à faire. Elle doit aussi réaliser plusieurs projets artistiques. L’exposé, ce sera plus tard : c’est trop fatigant ! Ikuko, elle, a envie de s’amuser. Cet après-midi, elle devrait être seule dans la chambre.  Alors, elle sort de son carton à dessin deux feuilles format grand aigle, posées à même le sol. Elle ouvre une valise de matériel qu’elle éparpille sur le sol, son lit, son bureau…  ainsi que sur celui de Ruriko, sa colocataire.

Elle s’affaire, s'attelle, et peint. Ses mouvements ne sont pas précis, de toute manière, le figuratif ce n’est pas son truc. Ce qu’elle apprécie, c’est d’étaler ses sentiments, ses émotions, ce qu’elle ressent. Elle n’est pas certaine que ce soit beau, mais c’est thérapeutique. Et efficace. Lorsqu’elle peint, le temps passe super vite. L’espace disparaît, aussi. Après quelques heures de travail, elle est satisfaite des courbes, des traits et des couleurs. Mais les taches de peinture ont dépassé le canevas. Il y a du bleu, du noir, du blanc partout sur le sol, sur le bureau… et sur le lit de Ruriko. Eh zut.

Non, non, non, non… Elle va m’en vouloir, c’est sûr.

Ikuko s’en arracherait les cheveux, s’en mordrait les lèvres. En fait, c’est ce qu’elle fait. Aussi vite que possible, elle se rue vers la salle d’eau et imbibe des éponges et des torchons de savon. Elle frotte, encore et encore, jusqu’à s’en faire mal aux genoux et aux poignets. Elle rattrape le sol et le bureau, mais pas le drap de Ruriko. Une petite goutte déjà sèche refuse de s’effacer. La panique monte, le cœur d’Ikuko bat à en exploser. C’est pas possible, c’est pas possible ! La nuit tombe, et Ruriko arrive d’une minute à l’autre. A force de frotter, Ikuko rend la tache de peinture presque invisible. Elle range ce qu’elle peut, seule la toile, déposée sur le bureau, trahit l’activité d’Ikuko. Assise sur son lit, presque trop sagement, elle attend que sa colocataire rentre pour l’accueillir avec un grand sourire.

Ah ! Bonsoir Ruriko, tu as passé une bonne journée ?

Un sourire gêné, une voix tremblotante, Ikuko prie tous les dieux pour que Ruriko ne remarque pas la peinture sur le drap… ou du moins n’en tienne pas rigueur.



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Dernière édition par Ikuko Ninagawa le Mer 2 Juin 2021 - 16:59, édité 2 fois
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Ruriko Ninomae
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Ruriko Ninomae
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptySam 29 Mai 2021 - 12:56

Ce jour-là avait été une journée éprouvante comme ma famille savait si bien en déclencher. Non seulement ma mère toxique était insupportable mais mon frère était tout aussi invivable. Ayant toujours été considéré comme celui qui devait porter l’honneur de la famille en exerçant un métier haut placé, il avait pris la grosse tête et faisait d’une arrogance qui dépassait toute limite. Cela était arrivé à un point que je ne prenais plus la peine de vraiment lui adresser la parole. Nos rapports fraternels étaient compliqués depuis notre enfance et avaient empiré peu à peu avec le temps. Je ne supportais plus ses mots, sa conception de la famille, la façon dont il traitait son épouse et n’ayant pas ma langue dans la poche, je ne me gênais pas de lui dire ce que je pensais de lui. Alors que j’étais en ville pour me prendre des boules quies afin de pouvoir travailler dans le calme, cet idiot de grand frère m’avait téléphoné comme cela, sans raison apparente sur le moment. Rien que d’entendre son ton suffisant me faisait hérisser les cheveux sur la tête, j’en vins même à me demander pour quelle raison j’avais décroché. Il me parla de son boulot, d’à quel point il était un membre essentiel de l’équipe. Ben voyons… Je l’écoutais distraitement parcourant les rayons d’une pharmacie lançant des « ah », « ouai », « mh » de temps à autre. Il ne fallut que quelques minutes avant que je ne perde patience et de lui répondre « bon tu finis ton blabla et t’en viens au fait, j’ai pas le temps là. ». Il me fit une remontrance m’incitant au respect. Je ne pus m’empêcher de le provoquer en ajoutant toujours d’un ton détaché: « bon accouche là, ce que t’es bavard ma parole… ». Ce fut là qu’il aborda la question de mon avenir, que je ne devais pas étudier, que je rendais notre chère maman malheureuse. Je soupirai et lui raccrochai au nez.

Une fois avoir trouvé ce que je voulais, puisque les cours étaient terminés depuis un petit moment, je me décidai à aller rejoindre ma chambre. Je ressentis soudainement comme une énorme fatigue et j’avais besoin d’être un peu seule. Je me dis que m’allonger un peu ne me ferait pas de mal et que ça me remonterait le moral. Je profitai au passage des réseaux sociaux pendant que je marchais vers les chambres pour discuter avec une amie du net. C’était une amie que je voyais très peu et qui vivait au Nord du Japon mais nous nous entendions bien et je pouvais discuter de tout avec elle. Etant plutôt joviale, elle contribuait à me changer assez facilement les idées en me parlant de tout et de rien. Je retrouvai donc un semblant de sourire. Je me dis que j’irai certainement faire un peu d’aïkido après mon repos. Il fallait que j’apprenne à gérer mes émotions et Dieu seul savait combien j’avais beaucoup de travail à faire à ce sujet. Une fois devant la porte de ma chambre, je m’étirai largement, rangeai mon portable dans la poche et entrai avec un sourire aux lèvres, heureuse à l’idée que j’allais pouvoir me reposer.

Néanmoins j’avais oublié un détail qui pourtant avait grandement son importance…J’avais une colocataire ! Comment ça avait pu me sortir de la tête ! Je devais être bien plus préoccupé que je ne le pensais. Mais ce n’était pas le pire. Non le pire c’était que j’avais l’impression que quelque chose clochait avec la chambre. Ikuko, celle avec qui je partageais cet espace, une adorable fille mais qui avait une fâcheuse tendance à rapidement me taper sur le système quand elle commençait à entrer dans des sortes de phase d’hyperactivité. La plupart du temps je préservai mon calme me disant qu’un jour je voulais devenir psychologue, que je travaillais dure pour cela et qu’il fallait donc que je me montre compréhensive du fait que ma colocataire avait un fonctionnement propre à elle. Ce jour-là pourtant j’étais suspicieuse, une odeur de peinture nauséabonde emplissait toute la pièce et le ton d’Ikuko suggérait que quelque chose s’était passée. La chambre paraissait même trop parfaite par rapport à d’habitude.

- Oui j’ai pas à me plaindre, j’ai pu acheter ce qu’il me fallait et je vais m’allong…, puis mon regard s’arrêta sur la toile présente sur le bureau, quelques gouttelettes traînaient sur le sol, Et toi, t’as pas un truc à me dire de ta journée ?
, demandais-je en croisant les bras.

Je m’assis ensuite dans le lit la regardant dans les yeux, attendant de voir ce qu’elle allait me dire. Je sentis sous ma fesse comme quelque chose de légèrement humide, j’y mis ma main sur ce qui semblait être de l’eau. Je tournai mon regard vers mes draps mais n’y vis rien de particulier. Je fronçai tout de même les sourcils me demandant ce qu’elle avait bien pu faire comme bêtise. C’était vraiment étrange et la colère commençait à monter légèrement en moi. Allez ne t’énerves pas Ruriko !

- T’as peint dans la chambre, non ?, dis-je me contenant autant que je le pouvais. Ton air innocent j'y crois pas ! Allez parle ! Je t’écoute !
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Ikuko Ninagawa
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Ikuko Ninagawa
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyDim 30 Mai 2021 - 10:06

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dortoir chambre U-4
feat Ruriko Ninomae
Dans un premier temps, Ruriko ne semble pas se rendre compte de la petite bêtise d’Ikuko. Alors, celle-ci se sent pousser des ailes. Ce n’est pas ce soir qu’on va lui tirer les oreilles, non. Elle va pouvoir passer une soirée tranquille, peut-être sur son ordinateur à retoucher quelques photographies, ou même se coucher tôt. Et surtout, elle ne met pas Ruriko en colère, et Ikuko le ressent comme un exploit. Les deux demoiselles ne partagent pas une haine commune, non, mais le caractère d’Ikuko est souvent extrême, explosif. Peu de personnes peuvent la supporter plus de dix minutes d'affilée. Peu de personnes n’ont à le faire non plus. Ruriko, elle, n’a pas le choix. A partir de vingt-trois heures, lorsque sonne le couvre feu, elles sont nécessairement ensemble et ce jusqu’au lendemain matin. Alors, oui, il y a la nuit. Mais même à ce moment, Ikuko se tourne, bouge, parle dans son sommeil, bref. Elle n’est rarement de tout repos. Lorsqu’on a besoin de silence, on n'a évidemment pas besoin d’Ikuko. On la fuit, même.

Et puis, Ikuko elle aimerait bien que Ruriko l’apprécie. Parce que fondamentalement, elle trouve le personnage assez impressionnant. C’est peut être son apparent calme, en tous cas son silence. Ou son regard affuté. Peu importe, Ruriko est comme le contraire d’Ikuko et cette dernière aimerait l’impression comme Ruriko l’impressionne. Bonne chance, Ikuko, pour y arriver. L’étudiante n’impressionne que très rarement les autres. Elle peut toucher, faire pitié, faire sourire, mais rarement impressionner, non. Puis, la question de Ruriko. Evidemment, qu’elle avait vu la peinture sécher sur le bureau. Mais à priori, Ikuko elle a le droit de peindre dans la chambre. Ruriko et elle n’ont pas pris le temps d’écrire un règlement strict et elles n’ont jamais parlé de cette contrainte. Alors, pour se donner l’air un peu sûre d’elle, Ikuko bombe le torse.

C’est gentil de me demander comment s’est passée ma journée, bien aussi. Il ne me semble pas que tu m’aies interdit de peindre. J’ai tout nettoyé. Et les fenêtres sont ouvertes, l'odeur va bientôt s’évanouir. Je voulais travailler sur ma technique. Tu sais, je suis plutôt du côté de l’abstraction et ça demande des toiles d’une certaine taille. Et il ne faut pas croire, ce n’est pas parce que ça semble facile à faire qu’il ne faut pas prendre le temps de l’exercice ! Alors j’ai profité de ton absence cet après-midi pour peindre, sans que ça te dérange. La peinture est derrière moi, si tu veux me donner ton avis. Mais je pense pas que ça va te plaire. ‘Fin j’en sais rien.. Peut-être que..

Ikuko perd en confiance et elle balbutie. Les mots ne sortent plus très bien de ses lèvres et finalement elle se tait. Elle aimerait bien que Ruriko regarde sa peinture, lui donne de jolis compliments, du moins soit sensible à sa démarche, à la violence du mouvement, à l’épaisseur de la facture. Mais elle se rend compte que pendant son discours, sa colocataire semble moins intéressée par sa journée que par les preuves de sa bêtise. L’adrénaline monte, et le cœur bat de plus en plus vite. Les mains de Ruriko se rapprochent lentement de la cible. Elle le sait bien, Ikuko, que si elle a le droit de peindre ou de dessiner dans la chambre, elle n’a certainement pas le feu vert pour abîmer les affaires de sa camarade. Et ses yeux, qui se remplissent de fines larmes, trahissent la position de la tâche de peinture. Elle est très proche de Ruriko, juste à côté de ses jambes. Une chose est certaine : la tache est sèche. Au moins, sa colocataire ne va pas tacher ses vêtements. Et dans son malheur, Ikuko semble voir un peu de bonheur : ça ne pourra pas être un motif de dispute.




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Ruriko Ninomae
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Ruriko Ninomae
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyMer 2 Juin 2021 - 20:20

Les bras croisés, une jambe par dessus l’autre, assise dans mon lit, j’écoutais attentivement les balbutiements de ma colocataire. Elle ne s’embarquait pas dans des excuses oiseuses mais avait plutôt commencé comme une espèce d’explication de son travail, de la raison pour laquelle elle avait effectué cette peinture plutôt qu’une autre. Je poussai un profond soupir surtout lorsque mon regard se tourna de nouveau vers ce qui semblait être une tâche d’humidité dans mon lit. Le problème n’était pas que je ne m’intéressais pas à ce qu’elle me disait. Au contraire, elle avait des connaissances dans son domaine, elle était vraiment dans sa filière et elle allait sans doute réussir ses études sans problème. Car après tout, elle semblait être une étudiante dévouée dans ce qu’elle faisait. Sauf que là n’était pas le vrai souci. Et j’avais beau essayer de la comprendre, je ne pouvais m’empêcher d’éprouver encore plus d’exaspération devant cet argumentaire qui n’en était pas tout à fait un. Qu’est-ce que je devais faire concrètement ? Souffler un bon coup et ne pas se mettre en colère ? Ou se mettre en colère mais créer une atmosphère trop tendue, et qui allait devenir étouffante à la longue ? Le choix était très simple. Il fallait que je prenne sur moi encore une fois car qui pouvait savoir quelles conséquences cela aurait. D’autant plus qu’Ikuko n’était pas seulement la colocataire qui s’étale et qui en met partout, mais elle était en plus assez sensible par moment. Et je savais que je pouvais rapidement me retrouver à être la méchante de l’histoire.

Néanmoins une autre voix me disait que je ne devais pas laisser passer ça. Si je devais à chaque fois retrouver des tâches de peinture sur mes affaires, cela allait aussi rapidement devenir gênant pour moi. Surtout s’il lui venait un jour la bonne idée de faire de la peinture à l’huile ou que-sais-je encore, un matériaux qui serait impossible à détacher. J’observai distraitement la toile dont elle me parlait lorsqu’elle l’évoqua afin que je lui donne mon avis. Mon regard revient quand même rapidement sur elle. Je pris une seconde longue inspiration, au nom de l’aïkido et de la pratique que j’en fais depuis jeune, je me devais de savoir garder le contrôle. Vraiment, c’était difficile de se contenir. Après quelques instants j’ouvris enfin la bouche:

- Là n’est pas la question Ninagawa-san. Le pb c’est que tu t’éparpilles partout jusque dans MES affaires. Les chambres sont p’tites et j’peux comprendre que tu veuilles de l’espace mais si t’as b’soin de ça, ben je sais pas moi…va partout où tu veux mais pas la chambre !


Une fois ma petite tirade terminée en tentant d’élever le moins possible la voix, je me levai et m’approchai d’elle. Je m’emparai d’un de mes crayons et pointa la mine vers son visage en fronçant les sourcils. Puis la regardant droit les yeux, j’ajoutai cette fois d’un ton quasi chuchoteur:

- Sinon la prochaine fois c’est toi qui servira de toile pour l’art abstrait.


Une fois cela dit, je me dirigeai vers la fenêtre jetant le stylo sur mon lit. Moi qui avais espéré un moment de calme, j’allais devoir remettre cela à plus tard. Cette année n’allait pas être tranquille avec tous ces événements qui s’enchainaient les uns derrière les autres. J’avais beau me battre. Il m’arrivait parfois de me demander si un horizon se pointait vraiment pour mon avenir. Je savais par avance que mon combat n’était pas terminé et que ma famille infernale allait être un obstacle encore longtemps. Le mieux restait que je préserve une bonne entente avec ma colocataire sans quoi l’année serait intolérable. Puis Ikuko n’était pas une méchante fille, elle avait juste cette espèce d’hyperactivité. Restant à la fenêtre et tournant la tête vers elle, je finis par dire:

- C’est quoi cette technique que tu bosses ? J’veux bien te donner un avis mais j’pense pas être la best pour en juger. Ça me semble jolie mais pourquoi l’abstrait ? Ça signifie un truc en particulier ?, ajoutais-je curieuse.
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Ikuko Ninagawa
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyJeu 3 Juin 2021 - 9:44

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dortoir chambre U-4
feat Ruriko Ninomae
Ikuko semble se recroqueviller sur son assise en attendant que Ruriko s’emporte. Elle remonte ses jambes et les serre fort contre sa poitrine. Elle pose son menton sur ses genoux et ancre son regard dans celui de sa camarade. Elle est silencieuse. Elle respire. Fort. Ikuko sent son palpitant s’exciter. Si seulement elle pouvait lire dans les pensées et sonder la tête de Ruriko. Cela ne dure que quelques secondes, mais c’est une torture. A quoi va-t-elle être mangée ?

Et la pression retombe directement au discours de Ruriko. Les bras d’Ikuko relâchent leur prise, ses pieds touchent le sol et c’est comme si tout son corps s’ouvrait. Bien sûr, elle ne faisait pas la maline, mais elle attendait un peu plus. Que sa camarade se lève, qu’elle crie un peu plus fort ! Des grands mouvements, un peu brusques ! Peut-être quelque chose qui vole par la fenêtre : un pinceau, un tube de peinture, pire, la toile !

Excu..

Ikuko allait répondre à Ruriko lorsqu’elle entendit le chuchotement. Elle ne sait pas bien si elle doit en avoir peur ou en rire. A vrai dire, la réplique est relativement ridicule, et l’image amuse Ikuko. Pleine de peinture, étalée sur un chevalet. Elle essaye d’effacer son sourire pour ne pas énerver davantage sa camarade, et finalement le laisse envahir son visage. Après tout, ça ne peut que détendre l’atmosphère.

Excuse-moi Ninomae-san. Je vais faire attention la prochaine fois. Enfin, non. Il n’y aura pas de prochaine fois ici. Peut être des petits croquis, sur le carnet. Pas avec de la peinture odorante. Juste de l’aquarelle. Du crayon gris ? Un peu de gouache ? Sa voix se fait de plus en plus aiguë, comme pour sonder la réaction de Ruriko et s’assurer de son consentement. Bref ! Plus de peinture ici. C’est noté. Règle numéro 1 de notre dortoir. Pas de peinture.

Elle aurait voulu rajouter “mais quand tu veux, pour le bodyart”, mais Ikuko a finalement préféré se taire. Choix judicieux. La phrase peut sembler provocatrice, voire pire ! Tendancieuse. Maintenant que le calme semble être revenu dans la petite chambre, faites qu’il reste ! Le silence reprend ses droits et Ikuko en profite pour ranger ses pinceaux à peine secs dans une mallette à dessin qu’elle cache sous son lit. Et soudainement, Ruriko s’intéresse à la peinture. A sa peinture ! Véritable surprise qui prend de cours Ikuko, autant qu’elle l’exalte.

Je suis inspirée du peintre Wang Yan Cheng ! Ikuko marque un arrêt, pendant lequel elle cherche sur son téléphone des peintures du personnage afin de les montrer à Ruriko. Ce qu’il peint, on appelle ça de l’abstrait lyrique. Evidemment, je ne suis pas à son niveau, mais je trouve ça touchant. C’est comme raconter des mots à partir de textures, de couleurs, de formes, de lumières ! C’est une peinture à l’acrylique, parce que ça sèche vite. Et parce que ça permet des lumières vraiment brillantes. Et c’est brossé. Une facture un peu violence. Plein de couches, pour avoir des endroits un peu empâtés. Il y a quelque chose aussi du hasard, de l’inattendu, de la poésie du mouvement et ça j’aime bien. Après, c’est sûrement parce que je ne suis pas très précise. Alors les portraits… pas pour moi ! Mais ça, je trouve ça fort. Si un jour je suis triste, énervée, je peux laisser aller mon corps et que ces mouvements fassent quelque chose de beau. Mais bon, pour que ce soit aussi bien que Wang Yan Cheng, il faudrait que je trouve quelque chose à moi. Une technique particulière. Lui, il fait des retouches après, des glacis à la peinture à l’huile. C’est trop cher. Ne t’inquiète pas, y’a peu de chances que ça sente la térébenthine ici.

Image d’une peinture de Wang Yan Cheng:
 

Les mots d’Ikuko sont sortis sans interruption, sans qu'elle ne puisse prendre de respiration entre deux phrases. Alors, il est possible que certains mots soient peu intelligibles. A vrai dire, ce n’est pas grave, ce qui est important à noter surtout, c’est la joie de la jeune femme. Son plaisir à parler de sa peinture. Il est clair, dans son explication, qu’elle prend soin de ce qu’elle fait. Elle ne peind pas de l’abstraction juste parce que c’est plus simple. Elle a conscience de la démarche derrière, de l’histoire. Finalement, elle relève son regard et observe Ruriko.

Je parle beaucoup, pardon. Mais toi, tu fais quoi quand les émotions sont trop fortes et qu’elles débordent ?

Question indiscrète, mais question sincère.




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Ruriko Ninomae
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyJeu 10 Juin 2021 - 18:45

Le regard vers l’extérieur de nouveau, j’écoutais les réponses de ma camarade de chambre. C’était bien ce que je pensais, c’était une fille assez gentille. Dans le fond elle était simplement très spontanée et naïve et il était difficile de vraiment lui en vouloir quand elle se mettait à faire des bêtises. Comme l’épisode de la toile, je sentais qu’elle n’avait nullement l’intention de le faire exprès pour m’embêter. C’était juste que lorsqu’elle avait une idée en tête, elle la suivait et ne se posait pas la moindre question sur les conséquences. Il y avait des personnes comme elle, capables d’agir comme bon leur semble sans se prendre la tête, sans qu’aucun obstacle vienne barrer le chemin. Je fus donc amusée de son attitude enfantine. Oui c’était cela. Cette fille était comme une enfant, elle réagissait de la même manière, recherchait mon autorisation de la même manière lorsqu’elle m’interrogea pour savoir si elle pouvait utiliser d’autres matériaux que la peinture. Néanmoins je n’étais pas non plus un tyran et je ne me permettais pas de prendre le contrôle sur la vie des autres. J’avais beau m’énerver assez facilement, j’avais à coeur de ne pas être imbuvable et de me permettre de dire aux autres ce qu’ils avaient à faire. C’était une chose que je ne supportais pas que l’on fasse avec moi alors je ne me voyais pas faire le faire avec les autres. Ma mère était par ailleurs le pire exemple en matière de contrôle. Si j’avais pu être un robot programmé elle aurait certainement préféré. Après tout c’était ce qu’elle voulait que je sois: l’image de la femme parfaite telle qu’elle l’imaginait dans son esprit.

En tous les cas je ne répondis pas de suite aux paroles d’Ikuko. Je sentis qu’elle avait encore bien à dire et je n’avais pas à coeur de la couper. Après tout, bien que j’aurais préféré être seule pour réfléchir à ma drôle de vie alambiquée, l’écouter parler de peinture était une bonne distraction pour m’empêcher de penser à tout cela. Au moins je n’étais pas focalisée sur le sujet et je pouvais me centrer sur d’autres problèmes de la vie, du moins d’autres intérêts plus positifs. Elle se mit donc à faire un long monologue. Quand Ikuko partait dans sa passion, elle était impossible à arrêter, j’étais convaincue que si je la laissais aller à fond, elle pourrait parler ainsi pendant des heures. Elle prit même le temps de me montrer une peinture de cet Wang Yan Cheng. Je ne connaissais pas ce peintre mais ce n’était pas inintéressant. Cela pouvait largement avoir un lien avec la psychologie alors j’avais peut-être tout intérêt à écouter plus attentivement ce qu’elle me disait. Après tout nous étions en plein essor de l’art thérapie, du besoin de se guérir par l’art. C’était une conception très moderne mais justement puisque c’était dans les moeurs, cela ne pouvait qu’être un plus dans le cadre de mon projet futur. Guérir par la peinture. Cela ferait un slogan assez intéressant. Pourtant j’étais assez ouverte pour savoir que l’art c’était bien plus que cela et que les peintres d’antan ne ressentaient pas un besoin aussi ardent de se concentrer sur eux-mêmes de manière narcissique. Ils avaient davantage à coeur d’exprimer quelque chose de la réalité et du monde.

Puis vint donc la question des émotions. Concernant les émotions j’étais un véritable volcan prêt à exploser en éruption à tout moment. Ikuko parvenait peut-être à ce niveau de calme et d’innocence grâce à la peinture, parce qu’elle prenait le temps d’exprimer tout ce qu’il y avait en elle. C’était fortement probable. Pour ma part j’étais davantage secrète, je n’étais pas du genre à exposer mes ressentis, je voyais cela comme une forme de faiblesse et de vulnérabilité. Pourtant un détail me chiffonna et je la repris aussitôt sur ce sujet:

- Je trouve ça drôle que tu parles du corps, la peinture c’est pas une création de l’esprit au final ? D’après la photo j’ai quand même l’impression qu’il faut un peu de détail, même si ce sont des espèces de détail flou. Je n’y connais rien aux techniques et produits, et ça c’est ton rayon mais ça m’donne cette impression en tout cas. Vu toutes les idées qui te passent par la tête je crains rien pour toi, tu trouveras ton style assez vite. Ça a l’air de surchauffer grandement dans la caboche. Et si j’comprends bien, c’est une forme de thérapie pour toi, de peindre ou autre ?

Je n’avais toujours pas quitté la fenêtre, je me contentais de lui parler en la regardant. J’aimais à sentir le frais caresser mon visage. Et cette discussion amènerait une forme de rafraichissement. J’ajoutai quand même avant qu’elle ne reprenne la parole:

- Et au fait la seule chose que je te demande c’est de pas envahir mon espace à mettre des tâches de je ne sais quoi partout. Tu peux faire ce que tu veux tant que ça reste sur ton territoire. J’suis pas là pour t’dire quoi faire de ta Life. Bref sujet clos maintenant, annonçai-je en souriant de nouveau. Et pour t’répondre, ça déborde que quand j’ai envie de fracasser quelqu’un mais j’le fais pas. Je fais de l’aïkido depuis l’enfance, ça implique une certaine pratique de vie, dont le fait de prendre sur soi. Et toi des activités sportives ?
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Ikuko Ninagawa
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(#) Re: [U-4] - Pas si discrète  [U-4] - Pas si discrète EmptyVen 11 Juin 2021 - 9:56

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feat Ruriko Ninomae
Ikuko a la bougeotte. Elle ne tient pas tranquille, sur son lit. Alors, elle change de position toutes les trente secondes. C’est comme si la plante de ses pieds la démange et que mille et unes fourmis remontent le long de ses jambes. Ce n’est pas une sensation étrangère, bien au contraire. Et pour retrouver la pleine possession de ses membres, il lui faut la bonne position. Après quelques ratés, elle y arrive. Allongée sur le lit, tête penchée vers l’arrière, les cheveux tombant au sol. Elle espère ne pas avoir ennuyé Ruriko avec ce petit épisode, mais surtout, de ne pas avoir perdu son attention. Même si elle n’en a pas l’air, Ikuko est intéressée par sa colocataire et boit ses paroles. Elle aimerait en connaître un peu plus sur ses passions, sur qui elle est. Et ce n’est pas seulement parce que les deux vivent ensemble. Non. C’est aussi que Ruriko semble tellement différente d’Ikuko qu’elle a envie de comprendre comment elle pense et comment elle vit.

Mais Ruriko, toujours accoudée à la fenêtre, lui répond. Une thérapie ? Certainement. Ikuko ne pense pas avec un jargon médical, mais elle le vit de cette manière. Ce n’est pas tant pour expier des mauvais souvenirs, des traumatismes, mais plutôt pour canaliser son énergie. Mais, le résultat est le même. Produire des images, ça lui permet de s’ancrer dans la réalité et de ne pas partir trop loin dans ses pensées et son imaginaire. Ce qui peut sembler étonnant, sachant qu’elle n’a pas vraiment le goût du figuratif. Mais la permanence de l’image ancre le geste dans une réalité temporelle. Elle a été là, au moment où elle a peint, elle a vécu un sentiment, une sensation, elle l’a vraiment vécu et elle ne l’a pas rêvé.

Je ne sais pas si je suis assez philosophe pour pouvoir débattre sur cette question. Mais, je peux peut-être te parler de mon expérience. Parce que je ne pense pas vraiment quand je peins, j’agis, mon corps bouge. Parce que. Bah… Tu le vois quoi. Il bouge souvent. Et là, il bouge pour produire quelque chose. Et pour poser des émotions. Et c’est lui qui agit. Evidemment, je ne suis pas éteinte, ce n’est pas de l’écriture automatique. Mais pour moi, c’est certain que peindre est nécessairement lié au geste. Peut-être que c’est d’ailleurs ma limite. Il faudrait que j’accorde plus d’importance au concept et pas seulement au mouvement. Parce que j’aimerais bien faire de l’art tout le temps, pour vivre. Et pas seulement comme une forme de thérapie.

Ikuko ponctue sa phrase d’un grand sourire. Il lui faut encore travailler, c’est certain, pour comprendre ce qu’elle veut vraiment faire. Elle n’a aucun doute là-dessus : si elle a quelque chose à dire, quelque chose à peindre, c’est déjà un grand pas dans le chemin de l’exposition. Et si elle aspire à une vie de plasticienne, il lui faudra se détacher de son geste, pour penser à ce qu’elle fait. Même si cela implique de revenir ensuite au mouvement.

Promis, je resterais bien dans mon coin. Si en plus tu fais de l'aïkido, je ne voudrais pas m’y risquer. Dans cette conversation bien sérieuse, Ikuko répond avec bonheur par un trait d’humour. De mon côté, rien de vraiment glorieux. Je ne déteste pas le sport. C’est lui qui me déteste. Je n’ai encore jamais trouvé d’activité qui me corresponde. Je suis trop maladroite et trop peu coordonnée pour la danse. Pas assez rapide pour l’athlétisme. Et je vise trop mal pour les jeux de balles. Ikuko sourit, comme désolée. Enfin, si tu as un autre sport en tête, moi je suis prête à essayer.




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Ikuko Ninagawa.Parle en japonais en #3399cc et en anglais en #cc6699.
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