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A l'université ; 1è année
Ruriko Ninomae
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Ven 4 Juin 2021 - 23:02
Un livre d’histoire de l’art sous le bras, je tournais en rond dans l’école sans trop savoir quoi en faire. A vrai dire il ne s’agissait pas d’un simple livre et je ne tournais pas dans tous les sens pour rien. Ce n’était pas une attitude habituelle chez moi. Au contraire, j’étais une fonceuse et il était rare que je me laisse ronger par quoi que ce fût. J’étais plutôt de ceux qui agissaient et qui se disaient « advienne que pourra » sans trop se soucier des conséquences. Mais il y avait des exceptions. J’avais fait une grosse bourde, une belle bourde comme rarement on en faisait dans une vie, celle qui laissait un sentiment de honte au fond du ventre. Ou plutôt comme une sorte de culpabilité. Saleté de karma ! Il y avait des moments je me demandais si un espèce de diablotin ne se cachait pas derrière les nuages en train de nous regarder en se marrant et en mangeant des popcorns. Un diablotin qui provoquait exprès ces événements pour se donner du loisir et de l’occupation. Je soupirai rageusement me disant que s’il existait vraiment, j’irai bien lui coller un pain mais je savais bien que ce diablotin n’existait pas et que ce n’était que mon imagination. Comment aurais-je pu savoir que j’étais tombé pile poil sur celui qui m’avait été promis pour un mariage arrangé ? Si je commençais à prendre l’habitude au moins de demander le nom des personnes avec lesquelles je discutais, je n’aurais pas à gérer ce genre de situation.

D’ailleurs je me demandais la raison pour laquelle il était parti sans rien me dire en particulier. J’avais écorché son nom et clairement montré du dédain, il aurait pu se fâcher et me remettre à ma place mais il avait préféré partir. Peut-être l’avais-je vraiment blessé ? Ce n’était pas ce que j’aurais voulu. Blesser les autres n’était pas un plaisir. Mais après tout je ne pouvais pas savoir qu’il s’agissait du Haruka dont on m’avait parlé et j’avais été blessante sans le vouloir. Alors qu’est-ce que je devais faire ?, me demandais-je encore une fois en continuant mes aller-retours incessants. Je finis par mettre un coup de pied dans le mur accompagné d’un « fait chier » pour évacuer la rage que j’avais envers moi-même. Tout était fait pour que je passe une année sur les nerfs. J’allais devenir folle, c’était certain. Un beau jour des hommes en bouse blanche viendront me chercher et m’interneront de force. Après tout rien ne m’obligeait de lui rendre son livre en main propre, je pouvais tout aussi bien indiquer à l’université que j’avais trouvé ce livre et ils se  seraient débrouillés pour le rendre au propriétaire. Mais d’un autre côté je l’avais sans doute vexer et il allait falloir que je présente des excuses, il était donc plus judicieux que je le fasse moi-même.

M’excuser ? Juste l’action la plus difficile à faire au monde pour moi. C’était comme si on me demandait de gober une mouche. Pourtant il le fallait bien. Après tout j’allais devoir fournir des preuves de mon implication auprès de Haruka. Ma mère m’avait à l’oeil et chaque jour était un risque nouveau de ne plus pouvoir me retrouver sur les bancs de l’université. Je n’avais pas d’autre choix que de chercher à avoir sa sympathie et vu les débuts, ce n’était pas gagné. Je soupirai sur place, une migraine se profila à l’horizon et ne faisait que monter crescendo. J’allais devoir mettre une sacré claque à ma fierté. Je finis par me reprendre en main et allai demander à des étudiants en art s’ils savaient où je pouvais potentiellement trouver leur camarade. Le club de Kendo revint régulièrement dans plusieurs bouches et je finis par me résigner à m’y rendre. Si je l’y trouvais, j’allai ravaler ma fierté sinon je laisserais son livre et verrais pour une nouvelle tentative plus tard. Une fois sur place, je regardai un peu partout voir s’il n‘était pas quelque part. Puis n’y tenant plus je finis par interroger:

- Haruka ? Est-ce qu’un Haruka est ici ? T’as oublié un truc ! Mais comme tu t’es sauvé d’la bibli, j’ai pas pu te le dire de suite. Tu boudes pas j’espère ?

Je ne sus quoi dire d’autre ne voulant pas trop attirer l’attention sur moi. J’attendis quelques instants me disant que s’il n’y était pas je reviendrai le retrouver une autre fois. Il allait aussi falloir que je présente mes excuses d’une façon ou d’une autre.
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Lun 7 Juin 2021 - 0:06
La séance de club se passait bien et Soren avait fait quelques échanges en compagnie de sa sœur. Il lui avait parlé de cette histoire, en fait, c’était même elle qu’il était allé voir en première lorsqu’il était sorti de la bibliothèque après sa rencontre avec Ruriko. Cette histoire ne lui plaisait pas et il n’avait pas dormi de la nuit.

Habillé dans son Hakam, le jeune homme s’entraîné et un nouveau semblait avoir besoin d’aide. Le président prit donc congé de la blonde en la laissant retourner à ses affaires et s’assura de donner des bons conseils pour permettre de progresser. Jusqu’à ce qu’une voix lui glaça la colonne vertébrale. Soren se retourna et constata que sa sœur avait eu le même réflexe.

La mine blasée de Riku en dit long et elle lui indiqua Soren tout en la jugeant ouvertement du regard. Sur ça, Riku savait parfaitement afficher son dédain pour une personne en particulier. Soren soupira doucement en essayant de rester calme au maximum. Après tout, elle ne semblait pas méchante, peut-être comprendrait-elle que Soren ne voulait pas être mêlé à cette affaire.

Il lâcha d’un ton calme.

- Tu peux attendre deux secondes… Je suis à toi dès que j’ai terminé.

Ce n’était qu’un sursis, mais Soren n’allait pas arrêter quelque chose qu’il venait de commencer et donna des explications aussi clair que possible. Si Ruriko ne voulait pas attendre, elle n’avait qu’à pas se pointer en plein milieu d’une séance de club. L’étudiant ne fit cependant pas durer la mascarade bien longtemps et après un sourire au nouveau, il s’approcha de la jeune femme en tachant de ne pas se montrer désobligeant.

- Merci de me l’avoir apporté. Pardon, si je suis parti un peu précipitamment la dernière fois.

Une excuse, oui voilà, il devait sortir une excuse. Mais une excuse était un mensonge non ? Alors il devait en trouver une qui ne soit pas un mensonge. Quelle complexité inutile. Soren avoua d’un ton aussi poli que possible.

- Je devais rejoindre ma sœur qui avait fini ses cours. C’était important.

Oui, c’était la vérité. Maintenant, qu’allait-elle faire ? Dire ? Soren ne savait pas trop à quoi il devait s’attendre, après tout, la situation était tellement irréel pour lui. Tellement qu’il aurait volontiers souhaité que ce soit un rêve. Malheureusement, c’était un cauchemar et il était bien en face de lui actuellement.

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Jeu 10 Juin 2021 - 23:06
Une drôle d’ambiance régnait dans cet endroit. Je ne savais pas si c’était moi ou s’il y avait vraiment comme un espèce de nuage noir nauséabond qui tournoyait dans l’air. Après tout je n’avais aucune raison de me sentir mal à l’aise dans ce genre d’endroit, je ne faisais pas de Kendo mais cela restait familier à mes yeux. D’ailleurs j’avais aussi envisagé de pratiquer ce sport un jour, seulement, mes parents s’y étaient opposés jugeant qu’une seule activité suffisait et que je me devais de me focaliser sur ma vie de future mariée. Ce qui n’avait pas été plus mal dans le sens où j’avais commencé à entamer des études universitaires, je passais déjà tellement de temps sur la psychologie que je ne serais sûrement pas parvenue à me consacrer pleinement à deux sports. L’aïkido m’apportait déjà bien plus que nécessaire. Avec le recul je me demandais si je serais parvenue avec autant de facilité qu’aujourd’hui à traverser cette vie alambiquée sans la pratique l’aïkido. Au moins ce sport jouait un rôle essentiel dans la gestion de ma colère et j’avais encore un énorme travail à faire sur cela. Je n’étais plus autant bagarreuse qu’auparavant, ce qui, en soi, était déjà une grande avancée me concernant. Mais bref, tout cela n’expliquait pas la lourdeur que je ressentais jusqu’à ce que je tombe sur le regard d’une fille qui semblait avoir comme un problème. Une belle blonde aux yeux bleus, un peu à la façon des poupées Barbie. Enfin une Barbie peu aimable et qui aurait passé une très mauvaise journée, ou qui n’aurait pas pris soin de son teint. Je la regardai brièvement à mon tour prête à soutenir ce regard mais l’intervention de Soren m’en empêcha.

Il semblait se comporter comme à la bibliothèque, c’est-à-dire qu’il parlait d’un ton calme mais cette fois je ressentais clairement comme une forme de froideur dans sa voix. Il y avait comme une envie de mettre de la distance. Et surtout, je ne supportais pas que l’on me fasse attendre notamment pour une chose aussi rapide que de rendre un simple bouquin d’histoire de l’art. J’aurais été tout aussi gagnante de le déposer et de m’en aller aussi sec mais ce n’était pas si simple. C’était cela qui m’énervait le plus. Le fait que je n’avais même pas la liberté d’agir avec autant de froideur. Il allait falloir que j’attende comme monsieur me l’a demandé…Rien que l’idée de devoir me soumettre à une toute petite suggestion que ce soit me mettait déjà sur les nerfs. Ma mère avait les yeux trop partout, je ne pouvais pas me permettre un faux pas. Et d’un autre côté il m’était difficile de lutter contre ma propre personnalité. Cet Haruka ne paraissait pas bien méchant en somme, il était poli et plutôt d’un tempérament conciliant au premier abord mais je sentais bien que c’était une manière de m’éloigner. Et je ne pouvais pas laisser faire cela. Après tout, il devait bien être au courant pour cette affaire de mariage. C’était même certain au vue de sa réaction. Néanmoins, ce fut plus fort que moi, je ressentis le besoin de sauver les apparences:

- T’excuses pas, j’pensais t’avoir vexé juste pour avoir écorché ton nom. J’me disais quel susceptible celui-là…Et pour ta gouverne, j’ai la sympathie de te ramener ton bouquin, donc cool tu t’es excusé et c’est vraiment sympas de le faire, mais au moins tu me fais pas attendre et t’me dis merci ! J’comprends l’urgence tout ça tout ça, mais pas besoin d’être aussi froid.

Je lui remis le livre dans les bras d’un geste sec. Les mots sortirent de ma bouche que je les regrettais déjà. Il fallait que je prouve que l’on s’entendait bien et voilà que je me mettais à tout gâcher à cause de mon sale caractère. Il fallait dire que le nuage nauséabond de « non-bienvenue sur ces lieux » qui tournoyait autour de moi ne m’aidait pas à rester totalement zen. Et maintenant que j’étais partie, il serait difficile de m’arrêter:

- Et c’est quoi son problème à cette fille ?, demandai-je en regardant la jolie blonde aux yeux bleus.

Je ne parvenais pas vraiment à comprendre ce qu’il se passait. Est-ce qu’il avait été contraint à accepter ? L’avait-il fait de son plein gré ? Dans quelles circonstances ce mariage arrangé avait été annoncé ? Aux vues des réactions, je ne pouvais que conclure que quelque chose clochait. Je ne pouvais pas mettre le doigt dessus exactement. Puis voulant mettre un peu de piment dans l’atmosphère je finis par attraper Haruka par le bras:

- Aller t’es mon futur mari après tout, pas besoin d’être si distant !
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Mar 15 Juin 2021 - 21:39
Le jeune homme ne pensait pas avoir été irrespectueux envers Ruriko, mais il n’avait pas vraiment envie de la voir pour autant. Elle lui rappelait trop que son père lui avait encore fait un sale coup et sa présence ici était bien plus parlante qu’autre chose. Soren avait la sensation d’être forcé, mais en attendant, il revint auprès d’elle après une brève explication et des excuses au moins aussi faméliques.

Ce que la jeune femme aux cheveux cendrés ajouta n’améliora pas vraiment l’humeur de l’étudiant. Non mais de quel droit elle venait lui balancer un truc pareil, surtout à la vue de tous les autres membres du club et sa sœur qui semblait avoir un regard plutôt mauvais sur le moment. Aie, Ruriko en rajouta une couche en parlant de Riku ouvertement. Soren l’observa calmement, il aurait pu jurer que des éclairs avaient circulé entre les deux femmes lorsqu’elles avaient croisé le regard.

Avant toute réponse de la part du jeune homme, il fut surpris par un geste totalement inattendu. Complètement pris au dépourvu, il lui fallut un petit moment avant que les mots de Ruriko soient assimilés par son cerveau et déjà, il voyait Riku lancé un regard encore plus mauvais qu’auparavant. La blonde avait d’ailleurs déjà commencé à faire un pas dans leur direction, mais Soso leva discrètement la main, intimant l’ordre de ne pas intervenir. Après quoi, Riku quitta le cours sans demander son reste en pestant ouvertement. Soren de son côté en profita pour repousser Ruriko, ça n’avait duré que quelques secondes. Il lâcha en tâchant de ne pas laisser la frustration prendre le pas.

- Ne refais jamais ça ! Plus jamais…

Il s’écarta à une distance raisonnable et les regards des autres membres du club étaient éloquents. Soren soupira et reprit sa contenance habituelle avant de lâcher d’un ton strict.

- Cette fille comme tu dis, c’est ma sœur. Concernant mon attitude, pour info, tu t’es permise d’entrée durant une séance de club sans permission. Alors ne viens pas me reprocher de faire passer mes devoirs de président avant ta petite personne. Je te remercie d’avoir ramené mon livre, cela dit, mais ça ne te rend pas prioritaire pour autant vis-à-vis des autres.

Bon, une chose était dite, maintenant la suite. Soren posa la pointe de son shinai sur le sol devant lui et garda ses deux mains sur la garde. Il enchaîna sur un ton calme, s’efforçant de ne pas s’énerver.

- Concernant cette histoire de mariage, je vais être clair. C’est mort ! Je refuse catégoriquement tout mariage arrangé sur lequel je n’ai pas eu mon mot à dire avant, ce qui n’est pas non plus au goût de ma sœur qui n’a pas plus apprécié le geste que moi. Donc, je ne suis pas ton futur mari et je garderais la distance que j’estime nécessaire. Sauf que ce n’est pas le lieu pour en parler, ici, on apprend et pratique le Kendo. Alors soit tu mets une tenue et tu t’entraînes comme tout le monde, soit je te prierais de sortir. Nous parlerons de ça une autre fois.

Le message était clair, ce n’était pas un casse-toi, mais presque. Un casse-toi poli au moins ! Soren l’observa calmement, essayant de ne pas lui manquer de respect pour autant. Il estimait simplement que la situation et le lieu n’était pas les plus propices pour ce genre de discussion.

- Je ne te raccompagne pas et je te souhaite une bonne fin de journée.

Il tenta un sourire, mais n’avait pas le cœur à ça.

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Dim 20 Juin 2021 - 23:23
Décidément cette journée n'allait pas bien se terminer. Je savais par avance que le chemin serait parsemé d'embûches, dès l'instant où cette histoire de mariage arrangé avait fait surface. Et mon interlocuteur m'aidait de moins en moins à voir une issue favorable à tout cela. D'ailleurs, pouvait-il seulement y avoir une issue favorable à une situation aussi atypique ? Combien de personnes rencontraient des problèmes comme ceux-là ? Je ne savais pas pour quelle raison mais je ressentais une colère et elle se faisait de plus en plus grande. Peut-être avais-je été trop brusque pour lui mais était-ce une raison pour me rejeter ainsi ? Sans compter cet étrange blonde avec son regard froid qui avait fait peser une ambiance de plomb. Celle-ci avait néanmoins disparue sans que je me rendisse compte sur le moment.

J'étais bien trop occupé à fixer cet Haruka. Ma mission allait échouer lamentablement. Peu à peu, je sentis le contrôle me perdre, non seulement je voyais s'écrouler toute possibilité de prouver que j'essayais de créer un lien pour faire face à la surveillance de ma mère, mais aussi ses réactions m'énervaient au plus au point notamment lorsqu'il me rejeta. Au fond je le comprenais, qui aimerait être pris par le bras par une parfaite inconnue ? Mais quand même je faisais de mon mieux. S'il connaissait la situation, il devait bien savoir que ce comportement nous desservirait. Bref, je soupirai marquant du regard mon hostilité et croisai les bras avec un air de dénégation. Alors cette drôle de blonde, c'était sa soeur ? Je ne pus m'empêcher de lâcher spontanément un "on ne dirait pas comme ça..." avant de le laisser continuer faire sa tirade. Et je dû fortement serrer les poings pour parvenir à le laisser finir. Il me mettait furieusement sur les nerfs. Je fronçai les sourcils l'air sombre. Non mais pour qui il se prenait ? J'encaissai et encaissai jusqu'à ce qu'il dise le mot qu'il ne fallait pas dire. Celui qui pourrait changer à jamais mon avenir. Je serrai les poings si fort que j'en éraflai la paume et grinçai des dents.

Ce "bonne fin de journée" sonna le glas définitif, j'explosai peu importe que ce fut le lieu ou non. J'avançai vers lui afin de l'empêcher de partir, bien déterminée à ne pas laisser les choses comme cela et je le bousculai légèrement, me retenant au maximum de ne pas retomber dans mes travers, à l'aide de ma paume au niveau des épaules. Je ne pus me retenir plus longtemps:

- Ah ouai ? Ça y est t'as fini ?! C'est hors de question !, hurlai-je, je me fous de ce que ta frangine pense ! Je l'ai pas sonné ! J'étais pas obligé de la jouer à la cool en te ramenant ton put*** de bouquin à la noix ! Ça ne va pas se passer comme ça !, continuai-je le bousculant légèrement à nouveau.

J'avais totalement perdu mes moyens. Mais ce que je ressentais le plus était en réalité une anxiété intense. J'étais néanmoins trop fière pour lui montrer mes faiblesses et j'estimais que je n'avais pas à lui révéler la vérité sur ma situation. De plus, j'étais si embarquée dans ma colère de surface que je fis le choix de me laisser guider par elle:

- Tu te prends pour qui ?! Tu crois que t'es le seul à pouvoir parler de travers ? Et il y a eu un engagement derrière ce mariage arrangé, et les engagements ça se tient ! On n'en fait pas comme ça pour ne pas les tenir espèce d'idiot !, finis-je par dire sans me rendre compte que je ne savais pas de quoi je parlais non plus.
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Mar 22 Juin 2021 - 0:00
La situation n’aurait pas plus mal tourné… Pourtant, Soren était resté poli bien que contrarié par la situation. Sauf que niveau contrariété, il était loin du niveau de son interlocutrice qui ne tarda pas à exploser sur place. Décidément, il ne lui fallait pas grand-chose… . Quoi qu’il en soit, la situation échappa totalement au contrôle de Soren qui se fit ballotter par les paroles comme un simple fagot de bois peut se laisser ballotter par le courant.

En quoi le fait de lui ramener son bouquin donnait le droit de lancer des sujets comme ça en exigeant limite que les choses lui soit acquises. Soren n’avait rien demandé et on ne lui laissait à nouveau pas le choix ! Mais hors de question ! C’était trop et son père allait le payer cette fois-ci ! Le jeune homme tremblait de tout son corps et ce n’était clairement pas de peur.

Comme si les braises n’étaient pas suffisamment enflammées, Ruriko en rajoutait une couche en attaquant à nouveau. Soren resta impassible, mais son regard et son visage se crispait peu à peu. Jusqu’à la fin, les derniers mots qu’elle avait prononcés avaient achevé de lancer l’incendie. Il n’avait fait aucune promesse, on les avaient faites pour lui et elle ne semblait pas le comprendre. C’est pour ça presque a l’instant où elle avait fini. Soren n’en pouvait plus qu’on fasse les choses à sa place.

- Ferme-la !!!

S’ils n’avaient pas l’attention des gens dans la pièce, maintenant, c’était le cas. Soren avait crié tellement fort qu’il s’en était surpris lui-même, ça ne lui ressemblait tellement pas de dire cela, encore plus de le crier. Ce n’était pas quelqu’un qui insultait. C’était trop, il accumulait bien trop les choses et ça ressortait enfin. Son regard balaya la pièce, à mi-chemin entre détresse et colère. Que quelqu’un, n’importe qui le tire de cette situation… Mais il ne pouvait pas demander de l’aide pour autant. Son regard se reporta sur Ruriko et il lui tint tête… Mais elle avait de la chance, il ne s’énerverait pas cette fois… Il devait se calmer est vite, car ce n’était pas du tout le lieu ... Pas avec tous les membres des clubs qui les observaient.

Son regard croisa celui de Tessa, l’espace d’un instant, on aurait pu croire que Soren allait lui demander quelque chose… Il se ravisa et dit d’un ton calme, quoi qu’un peu plus sec qu’il ne l’aurait voulu aient tout le monde dans la pièce.

- La séance du club est finie pour moi. Je reviendrais fermer la pièce plus tard… Je …

Soren s’éloigna sans laisser le luxe a Ruriko de l’en empêcher cette fois et juste avant de sortir, ne parvenant pas finir sa phrase. Il se tourna pour s’incliner en balbutiant des excuses à peine compréhensives tout déposant le Shinai à l’entrée. La gorge un peu trop nouée pour parler pleinement. Un seul endroit lui vint en tête, le parc, il avait juste besoin de respirer et se calmer.

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Sam 26 Juin 2021 - 15:17
Séance d’aïkido. Voilà les deux mots qui me vinrent immédiatement en tête. Chaque jour je pouvais au moins remercier les kami d’avoir amené les Japonais à créer ce sport et à en faire une véritable pratique sportive impliquant des années et des années d’entraînement. Et clairement je venais de mettre en l’air en quelques secondes tous les préceptes que j’ai pu y apprendre et l’un des principaux: le contrôle de soi-même. Je n’avais plus le moindre contrôle sur moi-même, autant dire que je pouvais être particulièrement mécontente. Je réalisai qu’il suffisait de quelques minutes seulement pour mettre en l’air des années de travail et surtout des concepts de base que je travaillais chaque jour. Il était certain que si mon maître était ici il me réprimanderai sévèrement et m’obligerait à une pratique encore plus intensive que d’habitude. D’ailleurs il avait plutôt le don de sentir ces choses-là et vu mon état de nerf, je savais par avance qu’il verrait qu’il y avait une anomalie et que je n’étais pas dans mon état normal. Je n’allais donc pas y échapper en y allant en fin de journée. Peut-être serait-il plus judicieux que je trouve une excuse pour directement aller dans ma chambre et faire mon entraînement de manière fictive de mon côté ? C’était à méditer.

Néanmoins ce n’était pas tout, je venais aussi de perdre le contrôle de l’adversaire qui lui ne répondit pas par la moindre offensive. Ce qui ne manqua pas de me faire perdre encore beaucoup de points. A sa réaction je sentis que la colère n’était pas une émotion habituelle chez lui. Me réduire au silence était une réaction purement défensive, du moins je le ressentais ainsi. J’étais rouge de colère complètement estomaquée de cette soudaine vulgarité mais je n’ajoutai effectivement rien, non pas par soumission, mais parce que je sentais qu’il était à bout. S’il avait voulu continuer il n’aurait pas hésité à attaquer en retour mais cette façon de couper court à la conversation manifestait une volonté de passer à autre chose aux plu vite et à évacuer la situation. Ce qui n’était pas bon signe du tout. C’était même pire que la possibilité d’envisager une contre-attaque. J’aurais même préféré qu’il agisse ainsi, j’aurais au moins eu une chance infime de rattraper quelque chose mais là qu’est-ce que je pouvais bien faire ? Et à force d’analyse de la situation, les bras croisés, je me rendis compte que d’autres regards se tournaient vers nous. Pour comble je n’avais fait preuve d’aucune discrétion.

Clairement je m’étais plantée sur toute la ligne, il fallait bien le reconnaître. Qu’est-ce que j’allais faire maintenant ? A part envisager de fuguer dans un autre pays lointain pour y faire mes études sans me faire choper, ce qui relevait du véritable défi à notre époque actuelle, je ne voyais pas comment j’allais pouvoir sauver ma peau. Sauver la possibilité de pouvoir mener une vie comme je l’entendais et pas celle que l’on m’avait programmé de toute pièce. Pendant ce temps il avait commencé à partir et de manière tellement rapide que je dû courir pour ne pas le perdre de vue. Il fallait que je pense à quelque chose, n’importe quoi pour l’en empêcher mais qu’est-ce que j’allais bien pouvoir faire bon sang ?! Je tentai vainement, m’éloignant du gymnase, de crier un:

- HARUKA TON LIVRE, TU OUBLIES TON LIVRE…

Je n’étais pas très certaine ni qu’il m’avait entendu, ni si ça suffirait à le faire revenir. Le plus sage était sûrement de le laisser. Est-ce que m’excuser suffirait ? Non non non…juste impossible ! Puis à bout de nerf aussi, je finis par lâcher un:

- ROH MAIS QUEL SENTIMENTAL…

Peu importait qu’il l’entende ou non, je m’assis par terre, son livre d’art toujours à la main. Après tout il fallait bien que je me remette de mes émotions et que je réfléchisse à un plan. Mais le quel ?
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