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A l'université ; 1è année
Ikuko Ninagawa
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Ikuko Ninagawa

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Lun 7 Juin 2021 - 20:36
Splendide découverte
jeudi 9 février
feat Rikuo Morisada
Dimanche dernier, Ikuko s’est promenée dans le centre-ville de Kobe. A vrai dire, elle en a surtout profité pour acheter un téléphone. Mais pendant ce périple, un jeune homme habillé tout en noir a profité de sa sympathie pour lui donner un flyer. En grosses lettres dorées y était écrit :

“Vernissage ! Exposition de photographies : divers artistes, entrée libre, jeudi 9 février.”

Et, miraculeusement, l’information n’a pas échappé à la mémoire de l’étudiante. Ikuko a gardé précieusement le document jusqu’à ce jeudi. Elle avait tout fait pour s’en souvenir : rempli son agenda, collé des post-its à côté de son lit, et même écrit la veille sur sa main au bic “exposition”. Pourquoi cet enthousiasme ? C’est parce qu’Ikuko adore faire des images. Elle peint depuis longtemps, mais en photographie, elle est débutante. Elle a un bon instinct et des points de vue intéressants, mais manque de pratique et surtout de connaissances. Le vernissage d’une exposition de photographies, c’est parfait ! C’est une occasion fantastique pour parfaire son éducation en la matière, pour faire un plein d’inspiration et peut-être même pour y rencontrer des artistes intéressants.

L'événement se tient dans une petite galerie indépendante, juste à côté du centre commercial. C’est le genre de lieu dans lequel sont exposés de très jeunes artistes, souvent inconnus, donc abordables. Ikuko trouve sans peine l’entrée, se faufile dans la foule et observe les photographies exposées. D’habitude, elle évite les musées. Elle n’a pas la patience de lire les cartels et de se poser devant chaque image. Mais elle découvre l’ambiance de la galerie. La petitesse du lieu, la vie qu’il s’en dégage. C’est fantastique.

Elle s’arrête devant quelques photographies. Des paysages, surtout, mais sans vraiment s’intéresser aux titres et aux auteurs. Jusqu’à tomber sur LA photographie. Magnifique, splendide, sublime. Les lumières, les textures, tout plaît à la sensibilité de l’étudiante. C’est ce qu’il y a de magique dans l’art, parfois on rentre en cohésion avec une œuvre et cela ne s’explique pas. Après s’être perdue une dizaine de minutes à détailler chaque parcelle de l’image, Ikuko s’intéresse au nom du photographe : Rikuo Morisada. Un nom inconnu. Mais qui l’impressionne immédiatement !

Alors, elle se met en tête de le trouver. A priori, c’est le premier jour de l’exposition, il devrait bien être là ? Même si c’est un tout petit événement et même si ce Rikuo Morisada n’a exposé que très peu de photographies… il doit être là ! Ikuko en est sûre, certaine, elle s’impose comme règle de ne quitter cet endroit qu’au moment où elle aura mis la main sur ce fameux artiste. Encore et encore, inlassablement, elle pose la question :

Excusez-moi, connaissez vous Rikuo Morisada ? Sauriez-vous s’il est là cet après-midi ?

Elle essuie de nombreux refus mais ne laisse pas tomber, dans le lot, il y aura bien une personne pour répondre : “oui, c’est moi”.




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Rikuo Morisada
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Rikuo Morisada

Splendide découverte Empty Re: Splendide découverte

Ven 9 Juil 2021 - 22:08
La bonne personne ?
Gareth N. Kobayash & Rikuo Morisada

Des jours comme celui-ci, dieu sait combien d’artistes en révaient. Pouvoir exposer son travail, le montrer à des personnes libres de tout jugement, recevoir peut-être des commentaires constructifs et tâter un peu le terrain de la vie de professionnel, … Oui, moi-même j’avais dû y songer de bien nombreuses fois sans savoir quand ce jour arriverait. Cependant, maintenant que le jour J était arrivé… J’étais tout bonnement paniqué rien qu’à l’idée de me rendre jusqu’à la galerie ! Aah ! C’est que je pensais réussir à me calmer une fois les préparatifs terminés mais… Il fallait croire que j’avais sous-estimé ma résistance face au stress.

Moi qui me décidais bien vite en temps normal, j’avais pris un temps fou à choisir ma tenue ce matin. Entre le costume beaucoup trop strict, la tentative d’être à la mode pour ne pas paraître trop ringard, le retour à la case départ pour ensuite aller demander conseil à mon meilleur ami si je n’en faisait pas trop, je ne vous dis pas à quel point je m’en faisais pour des choses insignifiantes. Enfin, insignifiantes. Je dis ça maintenant mais c’était surtout grâce à Jae car au début cela me semblait tout à fait crucial. Tout ça pour dire qu’après une bonne heure devant le miroir et après avoir enfilé l’un de mes nombreux ensembles T-shirt/gilets de tous les jours, non sans oublier mon portfolio, je pris la direction de la galerie du centre-ville.

Je ne savais pas ce que j’espérais en m’y rendant. Mon ego et ma fierté envers mon travail espéraient que le monde serait au rendez-vous et que tout s’y passerait pour le mieux. Ma mauvaise conscience quant à elle me chuchotait qu'un souci de dernière minute pouvait toujours arriver et retarder l’ouverture de l'événement ou que le public pouvait se montrer peu intéressé par ce genre d’expo. Comment dire plus clairement après ça que j’étais partagé entre la peur et l’enthousiasme ?

Pourtant, j’avais toujours beaucoup aimé ce que je faisais. Mes photographies de paysages, les travaux à thèmes que je rendais en cours ou même ceux que je réalisais pour moi-même, il n’y en avait rien dont je pouvais avoir réellement honte. Certains manquaient de technique peut-être ou dataient du début de mes études mais ils avaient en quelque sorte gagner un certain charme. Il n’y avait que les portraits que je devais encore travailler plus que les autres mais mon professeur me rassurait régulièrement sur le fait qu’on avait chacun sa spécialité. Cette lacune me hantait encore par moment mais je reconnaissais ne pas avoir de feeling particulier pour faire poser des modèles ni diriger une séance photo. Les jeux de couleurs, attendre le moment parfait en extérieur, trouver le lieu magique, ça, c’était ce qui me parlait à moi

C’est la musique dans les oreilles et surtout, la tête dans les nuages que j’entrais dans la salle d’exposition… Mais avant tout dans la porte vitrée de celle-ci. Aïe… Ça commençait bien. J’espère que personne n’avait fait attention à moi sinon c’était mal parti. Retirant mes écouteurs et faisant comme si de rien était, je baissa la tête la mine honteuse avant de quitter l’entrée en vitesse pour trouver l’endroit où ma photo était exposée.

Pour le moment, je ne faisais que survoler du regard les autres images affichées ici et là, me promettant de les admirer plus en détail une fois que je serais certain que la mienne n’avait pas souffert du voyage et que le monde se serait un peu éparpillé. Contrairement à ce que ma mauvaise conscience me susurrait à l’oreille tout à l’heure, le public était bien là. Ce n’était pas la folie mais on était loin du bide intégral. Un petit sourire satisfait sur le visage, mes pas continuèrent leurs routes jusqu’à ce que je reconnaisse enfin mon œuvre.

Une photo assez grande quand on la compare à celle d’à côté mais pour une raison très simple : Celle-ci était composée de quatre paysages qui au final n’en formait qu’un. Un ensemble harmonieux de la ville d’Osaka de nuit. Si la surexposition était souvent considérée comme un défaut pour un bon nombre de représentations, c’était une véritable mine d’or une fois utilisée dans des paysages aussi urbains et lumineux que les grandes métropoles japonaises. Les néons deviennent de vrais feux d’artifices, un détail se transforme en élément central d’un tableau, un reflet prend place au premier plan, …  J’avais adoré toute la série de clichés que j’avais pris ce soir là et, même si j’avais finis complètement trempé jusqu’aux os, je n’avais pas regretté une seconde mon tour nocturne de la ville une fois les premiers coups d’oeil jetés sur mon appareil.

Excusez-moi, connaissez vous Rikuo Morisada ? Sauriez-vous s’il est là cet après-midi ?

Alors que je me repassais le film de la soirée en tête, une voix féminine me sortit du doux rêve dans lequel je m’étais replongé. C’est donc un peu au dépourvu que je lui répondis.

Ah euh oui oui. C’est moi ! “ Lui dis-je à la hâte. “ Je-Vous travaillez ici ? “ Continuais-je l’air tout penaud. Je ne savais pas pourquoi mais la première chose qui me vint en tête était que j’avais zappé un truc en m’inscrivant pour l’exposition. Monsieur le self-control, quand tu es absent...

Photo:
La photo est composée de quatre plus petites photos : 1 - 2 - 3 - 4   Wink

Code par Aki — Epicode

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► Rikuo s'exprime en japonais (#669966) et en anglais (#ff9966)
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Splendide découverte Empty Re: Splendide découverte

Mar 3 Aoû 2021 - 11:27
Splendide découverte
jeudi 9 février
feat Rikuo Morisada

Elle ne sait même pas pourquoi elle s’obstine à trouver l’auteur de cette photographie. Ikuko n’abandonne pas. Elle ne veut pas croire qu’il est absent, ce soir. Ce n’est pas une grande exposition, tous les noms lui sont inconnus. S’il est débutant, l’artiste doit se trouver dans cette pièce. Le regard de l’étudiante parcourt la salle : des hommes, des femmes à perte de vue. Le photographe pourrait être n’importe lequel d’eux. D’habitude, Ikuko abandonne vite, trop vite. Mais elle multiplie les questions. Elle est trop tactile, alors, la plupart des inconnus la rejette avec dédain.

Et finalement, à force d’acharnement, elle tombe sur la bonne personne.

Quand Rikuo lui répond, elle n’en croit pas ses oreilles. Alors, interdite, elle ne fait que le regarder, la bouche en cœur.  

B-bonsoir.

La gêne est un mal qui se transmet. L’étudiante est aussi nerveuse que le photographe. Elle ne sait plus où se placer. Après de longues minutes de recherche, elle tombe enfin sur Rikuo Morisada. Elle pensait que sa recherche se solderait par un échec, mais non. Pourquoi l’avait-elle cherché ? Son regard détaille l’homme : grand, bien plus qu’elle - ce n’est pas difficile - bien mieux fringué, aussi. Tout de suite, il l’impressionne. Elle tente tout de même à répondre à sa question :

Je- Non. Je ne travaille pas ici. Pas du tout. Je viens juste regarder… admirer ?

Ses mains, moites, se recherchent. Elle noue ses doigts. Elle se rend compte que la situation est ridicule. Elle ne sait pas vraiment comment se comporter et plus les secondes passent, plus elle a peur de ce que pense le photographe. Si seulement elle avait pensé à son texte. Pourquoi voulait-elle lui parler ? Des toiles tendues, quelques mètres plus loin.

Alors, elle les pointe du doigt, soudainement.

C’est de vous ?

Bien sûr, que c’est de lui. Elle a bien vu le nom, sur le côté. Mais, en voyant de nouveau du coin de l'œil les quatre paysages, Ikuko se rappelle de la raison pour laquelle elle était si intéressée par ce photographe.

J’aime beaucoup. Vraiment beaucoup.

Comment mettre des mots sur le sentiment qu’elle a ressenti face aux œuvres de l’artiste ? Ikuko, très sensible, n’arrive pas toujours à décrire ce qui la touche. C’est ce qui lui manque, pour réussir ses cours de photographie. Elle n’arrive pas à froidement analyser les dynamiques, les couleurs, les formes. L’étudiante ne parle qu’avec le cœur.

Je me suis sentie comme… En sécurité, à l’aise, transportée dans cette nuit confortable.

Une main dans les cheveux, gênée.

Désolée, je vous prends du temps, mais je me rends compte de combien mon discours est creux.

Mais, finalement, une question lui vient :

Dites-moi, comment photographiez-vous ?

Est-il un photographe de l’instinct ? Prend-il des heures à poser son cadre ? Et ces couleurs, sont-elles naturelles, retravaillées, numériques, analogiques ? Finalement, Ikuko est envahie par un flot de question, mais pour ne pas brusquer son interlocuteur, elle les garde pour elle. Elle a envie de comprendre le cheminement du photographe. Débutante, Ikuko aimerait, un jour, pouvoir avoir une sensibilité aussi forte. Voir ces images, ça lui donne envie de devenir meilleure.




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