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Seito Mori
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Seito Mori

La poésie naît de la douleur Empty La poésie naît de la douleur

Jeu 17 Juin 2021 - 17:43
DIMANCHE 12 FÉVRIER 2017



Qu'est-ce qui lui a pris de traverser comme ça sans regarder ? La faute au vent qui se glisse partout jusque dans les carnets. Pourquoi cette course effrénée ? Pour rattraper la feuille volante évidemment. Est-ce que ça fait mal ? Mais bon sang, ça suffit toutes ces questions ! Vous n'avez personne d'autre à embêter ? Rho, c'est pénible à la fin qu'on remette constamment en question tous ses choix. Et oui, on parle de choix idiots mais laissez-le faire des erreurs. Cette balle, espérons-le, lui servira de leçon.

8h30, le réveil a été dur ce matin. En effet, hier soir se tenait le bal de la Saint-Valentin. Bien que Seito n'y ait pas participé pleinement, il ne s'est pas fait prier pour se coucher très tard. Son occupation principale a été de goûter à tous les plats du buffet. Et il y avait du boulot ! Le reste du temps, il est resté en retrait. Alternant la discussion entre Iroka-chan et tous ceux qu'ils connaît de près ou de loin. Quelques boutades sur son écœurement face à tout cet amour dégoulinant avant qu'il ne remarque Mora draguer dans un coin. Ce qui l'avait agacé sans trop savoir pourquoi. Bien sûr, il aurait pu tourner ça à la rigolade en invitant l'espagnol à danser. Mais se faire rembarrer devant tout le monde ne l'avait pas tenté plus que ça. De plus, une surprise plus amusante l'attendait le jour J. Jolie plante sur l'étagère, il avait assisté à quelques slows sans y participer et s'était finalement lassé de cette atmosphère étouffante. Il s'était éclipsé dans sa chambre et avait lu sous la couette jusqu'à ce que ses colocataires reviennent.

Les yeux dans le pâté, il enchaîne douche, petit-déjeuner et devoirs. Et c'est à 10h30 qu'il envoie tout valser. Il a besoin de s'aérer la tête et c'est une chance qu'il fasse beau. Le froid lui picote les joues et le soleil lui fait plisser les yeux mais il apprécie malgré tout cet air vivifiant. Il n'est pas du genre à se balader avec pour seul but de marcher alors il a pris avec lui un carnet et un stylo bille. Ses pas le mènent au-delà des sentiers battus, pas très loin des terrains où il aperçoit quelques élèves s'entraîner. Il se cale au pied d'un arbre et laisse son cerveau s'évader. La mousse sur les racines est gorgée d'eau. Il y a une légère couche de givre sur la pelouse à l'ombre. Un oiseau appelle ses congénères, au loin. La pointe du stylo au-dessus du papier, il est prêt à noter. N'importe quelle bribe d'inspiration est bienvenue.

Étreinte glacée
Que l'amour adoucit
Rosée sur le cœur

Des haïkus, sa nouvelle lubie. A chaque fois qu'il trouve le temps, il en écrit. Sur le coin d'un cahier, dans un manuel scolaire, dans la paume de sa main. Il en a raturé des pages et froissé du papier. A la bibliothèque, il a emprunté les recueils des plus grands. Trois parties, chacune son rythme pour un opéra d'émotions. Un coup de vent le fait frissonner. Le ciel ne s'est pas encore départi de ses couleurs matinales. Il a bien fait de mettre des gants, ses mains auraient fini congelées.

Le vent emporte
Les nuages arc-en-ciel
Kaléidoscope

Et comme en réponse, le vent s'agite à nouveau. Il se fait joueur et il suffit d'une seconde d'inattention pour que la feuille sur laquelle il écrit s'envole. Il rumine et se lance à sa poursuite. Par deux fois il croit l'atteindre mais les courants d'air jouent à chat. Dans sa poursuite, il ne s'aperçoit pas qu'il a empiété sur le terrain de baseball. Pas plus qu'il ne remarque que des joueurs s'y entraînent. Il n'a d'yeux que pour le morceau de papier. Le vent finit par se lasser et dans un mouvement de triomphe, il pose prestement son pied dessus pour le bloquer. Il se baisse pour le ramasser et au moment où il se redresse... l'impact. Une douleur fulgurante lui transperce l'arrière du crâne. Ses mains se figent sur sa tête comme s'il essayait de contenir le nombre de chandelles qu'il voit défiler devant ses yeux. Mollement, la feuille retombe au sol.




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La poésie naît de la douleur Empty Re: La poésie naît de la douleur

Mar 27 Juil 2021 - 0:09
J’ai besoin de souffler. Me changer les idées. Je veux dire, j’adore m’entrainer au studio tous les soirs et les fin de semaines, mais là, j’ai l’impression de moins bouger avec mon temps d’études qui a considérablement augmenté en prévision des examens. Enfin.. Oui, je bouge avec le club des aventuriers et le club de baseball et toute les pratiques de danse en tant qu’idole, mais… mon horaire se résume à école, club, trucs d’idoles et études…

C’est donc en voulant briser la routine que j’ai décider de profiter de l’air frai pour aller tirer quelques balle, seule. Oui, oui, j’ai bien dit seule. Je sais que c’est contraire avec mon moi habituel qui recherche toujours à être avec les gens, mais là… J’ai vu trop de gens. Les filles au studio, mes amis, mais camarade de classe et de club, Joy, Eden et Youko pour étudier…. Ça doit être le stress de la période qui s’en vient qui fait que j’ai envie d’être seule un peu?

D’ailleurs, pourquoi je dois me justifier pour aller faire du baseball? Oubliez ce que j’ai dit plus haut. Jen ai envie et c’est tout! Et c’est ainsi que je me retrouve seule au terrain de baseball par ce bel avant-midi de février. Je lance des balles, et des balles et des balles… Je pratique ainsi mes lancers et plus, c’est défoulant. Je m’arrête quelques minutes, le temps de me désaltérer et prends ma balle à nouveau pour m’installer sur le monticule, me concentrer, me positionner, prendre une bonne inspiration en ne fixant qu’un point vide devant moi, lancer de toutes mes forces et TOUCHER!!!

Hein?? Toucher?? Woh! Mais.. Ma balle a soudainement heurté un omni -objet marchant non identifié- qui passait par la. Je regarde stupéfaite l’obstacle inattendu quelques secondes avant de réaliser que.. AH! Mais C’est un gars!! UN HUMAIN!!! Je m’élance alors vers lui, soudainement paniquée.

-HEY ÇA VA??!!

J’arrive rapidement à sa hauteur -enfin, sous sa hauteur vu ma petite taille- et m’exclame vraiment désolées.

-Je suis vraiment désolée! Je ne t’avais pas vu est-ce que ça va? Je ne t’ai pas tué j’espère? T’as besoin d’eau? Je dois t’amener à l’infirmerie? C’est quoi ton nom? OH! J’AI COMBIEN DE DOIGT?? Tu m’entends? Tu vois bien???? La balle t’as frappé où? T’es mort??????

Je tente de lever un doigt pour qu’il compte, mais j’enchaine les questions sans même lui laisser une chance de répondre tellement je m’en veut de lui avoir lancé une balle… Quelque part…

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Seito Mori

La poésie naît de la douleur Empty Re: La poésie naît de la douleur

Aujourd'hui à 11:23
DIMANCHE 12 FÉVRIER 2017



Qui est l'idiote qui lui demande si ça va ? Bien sûr que non, ça ne va pas. Et puis, est-elle vraiment obligée de lui crier dans les oreilles ? La douleur est déjà bien assez intense. Les mains toujours à l'arrière du crâne, il entrouvre les paupières et aperçoit une petite brune se ruer vers lui. L'adjectif est important car une fois à sa hauteur, il doit baisser la tête pour regarder le phénomène. Il a envie de l'insulter mais elle ne lui en laisse pas le temps. Après l'avoir bombardée d'une balle, elle l'ensevelit sous une tonne de questions. Son envie de grossièreté s'évanouit aussitôt alors qu'il la regarde avec des yeux ronds. A-t-il percuté un miroir ? Ce débit de paroles, ces questions sans queue ni tête, cette facilité à aller au devant de la catastrophe qu'elle a causée... et sa petite taille. Un sosie féminin ? Bon sang, le choc a dû lui retourner le cerveau. Si ça se trouve, il est actuellement allongé au sol, entre la vie et la mort, et se voir en fille est une hallucination que lui renvoie son esprit à l'agonie. A première vue, il n'est pas mal non plus dans un corps féminin et il se sent rassuré. Mais avant d'être pleinement satisfait de l'échange, il doit vérifier certaines choses. Comme sa capacité d'adaptation à un humour douteux et son potentiel à surenchérir.

Seito se masse l'arrière du crâne et ouvre complètement les yeux. Il pourrait répondre à toutes ses questions, l'une après l'autre, mais ce serait si banal que cette solution ne lui effleure même pas l'esprit. A la place, il se focalise sur la dernière interrogation et, malgré la douleur lancinante qui prend gentiment ses aises, il y voit l'occasion d'embêter le monde. Ce qui ne serait pas cher payé au vue de la perte de neurones qu'elle lui a infligée. Alors il la regarde dubitatif et baisse les yeux sur ses mains. Il y compte dix doigts.

« Mort ? Mais... comment ? » demande-t-il sur un ton un peu inquiet.

L'adolescent relève la tête et regarde autour de lui. Tiens donc, il a franchi les limites du terrain de baseball. Cela explique le risque élevé de se prendre une balle. Maudit vent ! Il pourrait arrêter la blague ici mais la tentation est trop forte. Il poursuit sur sa lancée :

« Tout semble... pareil. Me dis pas que j'suis au purgatoire ? J'suis même pas croyant, qu'est-ce qu'ils vont m'faire ? Ou alors, j'suis condamné à errer sur l'campus jusqu'à c'que quelqu'un libère mon âme. »

Mourir d'une balle de baseball, c'est quand même pas de chance. Il espère de tout cœur que sa mort sera moins stupide. Un nouveau va-et-vient dans ses cheveux dans une vaine tentative de chasser la douleur et il pose ses yeux sur la brune.

« Mais toi... qu'est-ce que tu fais là ? T'es une âme perdue ? Qu'est-ce que t'as fait pour mériter un tel châtiment ? » s’enquiert-il en maintenant un visage anxieux.

Qu'on lui décerne un Oscar. Il se pourrait qu'il se délecte un poil trop de ce petit jeu. D'autant qu'il est capable d'y jouer pendant longtemps.




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