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Seito Mori
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Dim 4 Juil 2021 - 22:52
JEUDI 16 FÉVRIER 2017



Les examens sont dans deux semaines. Cette affirmation est à la fois fascinante et terrifiante. Seito a l'impression de ne pas s'être remis des examens de décembre qu'il doit déjà refaire des efforts pour ceux de fin février. Maintenant qu'il y pense, il s'aperçoit que le temps a filé à une vitesse hallucinante. Il se revoit gravir l'allée du campus avec sa valise bringuebalante et rencontrer sa future camarade de classe comme si c'était hier. Contrairement aux premiers examens, il se doit de travailler plus dur et avec plus d'enthousiasme. L'objectif a beau être le même, l'adolescent ne semblait pas avoir complètement compris les enjeux à ce moment-là. Sauf qu'il paraîtrait que les mauvaises notes ne garantissent pas un avenir radieux loin de ce qu'il cherche à fuir. Alors il a besoin de se motiver. Et pour ça tous les moyens sont bons. Ou dans l'exemple qui va suivre, le moyen est relativement mauvais. En effet, il se torture en ouvrant régulièrement le livre qu'a raturé la Chose. Il contemple les traits colorés de longues minutes jusqu'à ce que de son ressentiment jaillisse une piqûre d'inspiration suffisante pour qu'il saisisse ses manuels et ses cahiers et qu'il se mette à les compulser frénétiquement. Un autre moyen, plus raisonnable psychologiquement mais handicapant à terme physiquement, est de consommer une grande quantité de sucreries. Un exercice terminée, un bonbon et ainsi de suite jusqu'à ce qu'il ait mal au ventre. Pour finir, il reste un dernier moyen de générer chez lui un soubresaut de sérieux et c'est l'émulsion de groupe.

Heureusement pour lui, il a des colocataires studieux. Même Haruka-chan l'est un peu plus que lui. Alors, même s'il a tendance à faire sa mauvaise tête quand on lui demande de la boucler, Seito ne fait pas l'idiot longtemps et finit par les rejoindre dans leurs sessions de révision. Parfois de bon cœur et parfois à reculons, comme ce soir. Ce soir, c'est compliqué. Il est ressorti de sa journée de cours lessivé et le débat du club de littérature a fini de l'achever. Dans le bon sens du terme, il n'avait pas envie de s'arrêter. Et là réside tout le problème. Il a envie de relire les passages du livre dont ils ont parlé et de se documenter pour avoir le dernier mot. Tout le long de ces échanges, il n'a pas arrêté de secouer la tête pour dégager les cheveux qui lui mangeaient les yeux. Ça fait d'ailleurs plusieurs jours qu'il n'a de cesse de passer sa main dedans pour une meilleure visibilité. Lundi, en sport c'était l'horreur. Il est 19h30. En revenant de la cantine, il n'est pas surpris de voir Iroka-chan à son bureau. Sous ses airs joyeux, il sait parfaitement que ses notes comptent plus que tout. Il en tire souvent parti en la sollicitant si nécessaire. Mais à deux semaines des examens, la tension est montée d'un cran. Une certaine fébrilité dans l'air lui agresse les narines. Il referme doucement la porte derrière lui et fait en sorte de faire le moins de bruit possible.

Peine perdue, les cheveux dans les yeux, il ne voit pas les baskets qu'il a laissé traîner en plein milieu et se prend les pieds dedans. BOUM ! Les genoux au sol, il a bien tenté de se rattraper à sa chaise de bureau mais il n'a réussi qu'à l'emporter avec lui dans sa chute. Il lâche un juron et met aussitôt ses mains sur sa bouche. Toujours à quatre pattes, il se retourne et chuchote :

« Pardon ! T'en fais pas, j'ai rien ! Fais comme si j'étais pas là. »

La grosse blague. Même un éléphant n'aurait pas fait autant de bruit. Il se relève en grimaçant et remet la chaise sur ses quatre fers. Son manteau sur le dossier, il s'affale dessus et pose son sac contre le bureau. Son regard se pose sur la jeune fille, un peu envieux. Comme il aimerait être aussi assidu qu'elle ! Mais... qu'est-ce qu'il raconte encore ? Il le peut, il suffit juste qu'il sorte ses manuels tout de suite et qu'il l'imite. Oui, voilà. Dans un élan soudain de bonne volonté, il sort son matériel au complet, débouchonne un stylo et le cale dans sa bouche. Les minutes passent dans un silence absolu, seulement rythmées par une page qui se tournent de temps en temps. De son côté, son cahier ne se remplit pas à la vitesse escomptée. Pire, la tête penchée comme il est, ses cheveux lui rentrent dans les yeux et le démangent. Il les recale une fois, deux fois, soupire fortement, trois fois. A la quatrième, c'en est trop.

« Mais ces cheveux là aussi, comment tu veux que j'me concentre ! » s'exclame-t-il en lâchant son stylo et en agitant deux mains furieuses dans sa tignasse brune.




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Lun 5 Juil 2021 - 16:11
L-1 | A un cheveu de l’échec |ft. Seito Mori

Le jeudi 16 février 2017

Les examens approchent, mais je me sens beaucoup plus sereine qu’en décembre. J’ai vraiment bien révisé, petit à petit. Je fais les cours, des fiches, je travaille sur les annales que papa m’a obligé à prendre. Non, je n’ai aucun doute sur ma réussite. De toute façon, je dois réussir. Il faut que ma rupture avec Thomas ait un sens. Je veux être persuadée que j’ai eu raison de choisir d’arrêter notre histoire. Et puis, je dois réussir pour que l’autre me lâche la grappe et pour que je puisse me concentrer sur la natation.

Pour autant, je ne me relâche pas. Ma détermination est inébranlable. Je ne pourrais rien exiger de mon père, si je ne suis pas au top. Je ne pourrais pas endormir sa méfiance et commencer sérieusement les compétitions, s’il m’enlève de KHS ou s’il met son nez dans mes affaires. Je ne sais pas depuis quand exactement je le considère comme un « ennemi ». J’ai… De moins en moins d’affection pour lui. C’est mon père, mais il a abandonné ma sœur. C’est mon père, mais il veut me forcer à avoir une vie dont je ne veux pas. Est-ce mal de moins l’aimer qu’avant ? Est-ce normal ?

Je chasse ses pensées, me concentrant de nouveau sur mon exercice. J’ai fait un « chignon de la honte ». Le genre de coiffure totalement déstructurée que je ne fais que pendant que je révise. J’ai mis une pince sur mes mèches, aussi. Je suis tellement concentrée que je sursaute quand j’entends la voix de Seito, manquant de tomber de ma chaise.

- Hé ?

Je me retourne et le vois à 4 pattes, sa chaise au sol. Mais qu’est ce qu’il fou ? Je me lève de ma chaise, mais au final il est déjà debout et je me rassois. Haaaaaaaaaaaaaa. J’atteins bientôt ma limite, je le sens. J’ai besoin de bouger un peu.  

- Tu ne t’es pas fait mal ?, je lui demande avant de me replonger dans mon annale.

Il fait de nouveau du bruit, et c’est le déclanchement qu’il me suffit pour poser mon propre crayon. J’ai besoin d’une pause !

- Tes cheveux ?

Je m’approche de Seito et le regarde, amusée.

- Ils sont très bien tes cheveux ! Tu veux une barrette ?

Je prends la paire de ciseau qui traine sur son bureau et l’agite. J’ajoute, en riant :

- Ou alors coupe-coupe !




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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Dim 11 Juil 2021 - 17:18
JEUDI 16 FÉVRIER 2017



Si, il ressent un échauffement au niveau de ses genoux mais juge sur l'instant qu'il n'est pas nécessaire de le mentionner. A la place, il préfère de loin s'exciter sur ses cheveux qui sont actuellement la cause de tous ses maux. Un tel poids sur sa tête, ce n'est jamais bon. A croire que cette masse informe empêche ses neurones de fonctionner correctement. Il n'y a qu'à voir ce qu'il a fait il y a deux jours... Une absence totale de jugeote qui lui a coûté cher. Il doit élaguer tout ça, peu importe la manière. Moins de cheveux, moins de problèmes. Alors quand la jeune fille s'approche de lui pour lui proposer son aide et qu'elle brandit tout sourire des ciseaux sous son nez, il n'hésite pas une seconde.

« Coupe-coupe ! J'en peux plus là. Ca m'démange trop. J'arrive même plus à lire, l'heure est grave ! » s'exclame-t-il aussi sec. Il la regarde amusé et reprend : « Et tu m'as vraiment proposé une barrette ? Tu m'vois vraiment me promener sur le campus avec des barrettes dans les ch'veux ? Mora la ramène déjà un peu trop, j'vais pas lui rajouter d'la matière à m'charrier. »

Et soudain, il réalise un problème de taille. Mais quel abruti il fait ! Il ne peut pas se couper les cheveux maintenant. C'est trop tôt, beaucoup trop tôt. Il ne pourra le faire que dans un peu plus d'une semaine si ça cicatrise bien. Bon sang, il doit faire machine arrière. Presque malgré lui, il a un léger mouvement de recul accompagné d'un air un peu affolé. Se cacher sous la couette est tentant mais clairement pas digne d'un ado de dix-sept ans. Il se mord violemment la lèvre et recule un peu plus. Ses yeux s'activent à chercher une excuse pour revenir sur ce qu'il a dit. Sauf que rien ne lui vient et de panique, il se lève de sa chaise et reste planté là comme un piquet. Il pose les yeux sur les ciseaux puis sur Iroka pour revenir sur les ciseaux et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un silence gênant s'installe. Ses cheveux lui mangent l'intégralité des yeux et il baisse la tête pour camoufler encore plus ce qu'il est parvenu à cacher jusqu'à présent.

« Finalement, je crois pas que... enfin j'veux pas t'embêter avec ça... Déjà que j't'ai interrompu dans tes révisions. J'vais pas en plus te demander de me couper les ch'veux. J'ai pas huit ans, j'peux l'faire tout seul. » se justifie-t-il difficilement.

Il inspire profondément et relève doucement la tête. Une grosse mèche lui barre l’œil droit et il se retient fortement de la repousser bien qu'elle lui picote copieusement la cornée. Il a conscience que son comportement est plus qu'étrange et il ne serait pas étonné qu'Iroka refuse de le laisser tranquille à présent. Il recule de quelques pas et s'assoit tout penaud sur le rebord de son lit. Un soupir lui échappe des lèvres alors qu'il cale son regard sur ses genoux. Il en masse un machinalement et tente d'organiser ses pensées. Il se trouve répugnant à filouter de la sorte pour échapper à l'inévitable. Comme s'il allait pouvoir le cacher aux yeux de tous pendant plus d'une semaine ! Il n'y a qu'à voir comment il s'est ramassé en entrant dans la chambre. Et il refuse de vivre dans l'angoisse aussi longtemps. Tout du moins il ne se voit pas survivre à une autre angoisse que celle de rater ses examens. Le silence se fait aussi lourd que sa masse capillaire. Il ressent le besoin d'être honnête envers sa camarade de classe. Il se doit de l'être avec elle, plus qu'avec n'importe qui d'autre. Il lui doit bien ça. Arrêtons les simagrées.

« Panique pas... » déclare-t-il en guise de préambule.

Ses doigts se faufilent entre ses cheveux et il marque une légère pause. Il ne sait pas s'il fait le bon choix mais il n'en voit pas d'autres. Alors il relève la tête et plonge ses yeux dans ceux de la jeune fille. De sa main, il dégage la mèche de cheveux et dévoile l'objet de son malaise. Il ne soutient pas plus longtemps le regard d'Iroka et baisse les yeux au sol. Un coquard s'épanouit sur son œil droit.




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Jeu 15 Juil 2021 - 14:17
L-1 | A un cheveu de l’échec |ft. Seito Mori

Le jeudi 16 février 2017

Je lui ai proposé de lui couper les cheveux, mais c’est surtout pour rire ! Je veux dire, un coup trop droit ou trop court et hop, désastre capillaire assuré ! Il vaut mieux mettre une barrette en attendant d’aller chez le coiffeur, c’est sûr ! Mais je n’avais pas pensé à la barrette qui pouvait déranger. Une toute noire, toute simple… Pourquoi ça devrait être interdit aux garçons ? Ils n’ont pas le droit d’être confortable pour étudier ? C’est vraiment stupide cette catégorisation « filles » / « garçons ».

Mora ? Pablo ? Il embête Seito ? Depuis leur dispute à la cantine, je ne sais pas trop quels sont leurs rapports. Honnêtement, ça m’embêterait qu’ils s’entendent mal, car je les apprécie tous les deux. Même si Seito ne semble pas être du genre à demander de « choisir » un camp ! J’espère que Pablo ne l’a pu frapper en tout cas… La dernière fois déjà… Pfff.

Je regarde donc la paire de ciseaux, me demandant ce que je vais bien pouvoir faire – ou dire – pour empêcher le désastre, mais Seito semble vouloir le faire seul maintenant. C’est étrange… Je veux dire, il aurait pu le faire seul depuis longtemps si c’est ce qu’il voulait vraiment ! Je penche la tête sur le côté, en pleine réflexion et étrangement silencieuse.

Quand il s’assoit sur le lit, je sens un malaise grandir en moi. Il est comme d’habitude, mais en même temps pas vraiment comme d’habitude. Je fais les quelques pas qui nous séparent. Si je veux lui proposer de me parler, mieux vaut pas crier d’un bout à l’autre de la chambre, quoi.

Panique pas… Hééé ?? J’ai des raisons de paniquer alors ? Cette fois je m’accroupi directement devant lui, alors qu’il soulève sa mèche.

- Héé ??

Bravo Mitsuki, très classe. Je sais que Seito est pas fan des contacts physique, mais je dois avouer que sur le moment je suis incapable d’y penser. Je glisse mes doigts sous son menton et le soulève légèrement.

- Tu… Tu as mal ?

Puis je fronce les sourcils. Je sens que la colère gronde en moi. J’aime beaucoup Seito. Plus qu’un camarade de classe ou de chambre ; je l’aime comme on aime un ami.

- Comment c’est arrivé ? Qui t’as fait ça ?


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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Jeu 15 Juil 2021 - 21:39
JEUDI 16 FÉVRIER 2017



De cette question anodine jaillit un maelstrom d'émotions que Seito a bien du mal à contenir. Déjà qu'il survit à deux doigts à ce contact brûlant sous son menton. Il a ce regard perdu quand il pose ses yeux sur elle. Plus que surpris, il est encore une fois décontenancé par le comportement si amical de sa camarade de classe. A la voir si près de lui, il cherche quelque chose d'intelligent à lui dire. Pour désamorcer la bombe qu'il vient de lancer. Sauf que le mal est fait et sa main se décolle lentement de son front. Ses cheveux épars retombent aussitôt et camouflent l’œil au beurre noir. Il n'a pas spécialement mal. Tout du moins, la douleur n'est pas physique. Blessé dans son orgueil par contre... Il déglutit difficilement. Une sensation bizarre lui remue les tripes. Comme si sa salive s'était muée en lave et qu'elle descendait, incandescente, dans son œsophage jusqu'à ses intestins. Il ne sait si c'est la douceur dont Iroka-chan fait preuve ou sa volonté de s'impliquer dans cette histoire. Pas plus qu'il n'appréhende la raison pour laquelle elle est si inquiète. Ces traits soucieux qui se forment sur son front n'augurent rien de bon. Ils annoncent un ouragan qu'il n'est pas certain de pouvoir contrer. Ses doigts le démangent. Il a la soudaine envie de gommer cette colère. Que plus jamais elle ne s'inquiète par sa faute.

Pourquoi a-t-il fait le choix de lui montrer ? Ne pouvait-il pas se pourrir la vie tout seul plutôt que de contaminer celle des autres avec ses bêtises ? Il refuse qu'on l'aide à porter son fardeau. Il a toujours eu à cœur d'assumer ses erreurs. Voire même de les revendiquer s'il le juge nécessaire. Sauf que dans ce cas précis, il ne peut pas lui avouer la vérité. Et cette sombre révélation le fait déglutir à nouveau. L’œil hagard, il ne sait pas par quel bout prendre toute cette histoire. Deux journées ont passé. Quarante-huit heures de mortification à feindre l'ignorance. Cacher l'horrible vérité de ce qui est plus qu'un malheureux malentendu. Trahir la promesse qu'il s'est faite de ne jamais mentir alors qu'il se ment à lui-même de plus en plus souvent. Peu importe ce qu'il dira, il sait d'avance que ça ne sera pas suffisant. Elle voudra en savoir plus et il ne la blâme pas. Il ne se serait pas gêné de creuser si la situation avait été inversée. Une fraction de secondes seulement s'est écoulée. La main de la jeune fille est toujours là. Il ne l'a pas rêvée. Il se surprend à ne pas détester ce contact spontané. Tout naturellement, un transfert de chaleur s'effectue. Sur ses joues fleurit un champ de coquelicots.

Son regard retrouve le confort de ses genoux, nettement moins intimidants. Et maintenant quoi ? Il réalise que son plan s'arrête à la première étape. Tu parles d'un plan à la c*n. Pourtant il ne peut s'empêcher de se sentir soulagé qu'enfin quelqu'un d'autre soit au courant. Ce soulagement s'accompagne d'une honte sous-jacente tenace. Qui n'est pas prête de s'estomper avant un bon bout de temps. L'écorchure s'est élargie et il est encore trop tôt pour qu'il réfléchisse à comment colmater la brèche béante. Au point qu'il est incapable de formuler un début de réponse. Il doit néanmoins, à défaut d'étouffer, endiguer cette animosité dont les ondes puissantes le transpercent de part en part. Un souvenir lointain ressurgit.

« Tu te souviens la soirée où t'es arrivée dans la chambre en tant que coloc' ? » débute-t-il pensif.

Comme ils avaient ri ce soir-là. Et cette joie qu'il avait ressenti en apprenant la nouvelle. Avant même qu'il en prenne conscience, son subconscient avait associé la jeune fille à un souvenir positif. A de multiples souvenirs positifs. De surprise en surprise, elle avait été vecteur d'un flux continu d'énergie et de bonheur. Le peu qu'il avait livré sur lui, c'était à elle avant tout qu'il s'était confié. Il esquisse un tout petit sourire, à peine visible, et complète :

« Tu m'fais penser à moi quand j't'ai demandé le nom de celui qui t'avait emmerdé... »

Identité qu'elle n'avait pas déclinée et il compte bien faire de même. Mais ne pas lui dévoiler le qui ne veut pas nécessairement dire qu'il ne peut rien dévoiler du tout. Mentir est au-dessus de ses forces. Et surtout, pour dire quoi ? Qu'il s'est mangé une porte ? Qu'il est tombé dans les escaliers ? Qu'il traînait un peu trop près des terrains de sport ? Certes, il s'est pris une balle de baseball dans la tête pas plus tard que dimanche dernier mais il ne voudrait pas que la faute retombe sur la jeune fille qui l'avait lancé. Quant aux autres excuses, elles sont tellement bidons qu'il ne voit pas l'intérêt de tenter le coup. A la place, il choisit la vérité partielle. Sa gorge, comme prise au piège dans une cravate trop serrée, se contracte. Il ne peut plus reculer à présent. Il relève la tête et ses yeux convergent sur les siens. Tout doucement il avance sa main gauche et la pose sur celle d'Iroka-chan dont il s'empare pour lui faire lâcher son menton. De cette audace naît un long frisson qui court le long de sa colonne jusqu'à hérisser les poils courts de sa nuque. Il abaisse sa main jusqu'à ce qu'elle rencontre sa cuisse et laisse la sienne par-dessus.

« J'ai énervé la mauvaise personne au mauvais moment. » dit-il dans un souffle.




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Sam 17 Juil 2021 - 9:20
L-1 | A un cheveu de l’échec |ft. Seito Mori

Le jeudi 16 février 2017

 Je ne comprends pas vraiment où il veut en venir, mais je hoche la tête. Je n’oublierais jamais cette soirée. J’étais tellement heureuse et soulagée de me retrouver avec ces trois-là. Gideon est un de mes amis depuis longtemps maintenant, Riku est adorable. Je peux être moi-même avec elle, puisque c’est aussi une pile électrique et qu’elle est franche. Et Seito… Même si je ne peux toujours pas l’appeler par son prénom, je l’adore lui aussi. C’est d’autant plus douloureux de le voir dans cet état au vue de l’affection que je ressens pour lui.

Son sourire, je le trouve triste. Il essaye de changer de sujet ? De gagner du temps ? J’essaye de contenir mon énervement. Ca ne doit pas être facile pour lui… De se montrer, d’en parler. Je ne dois pas le forcer, ni le brusquer. Ce ne serait vraiment pas gentil, ni aidant. Je ronge mon frein. Mon énervement ne compte pas, je dois penser à mon ami avant tout. Comment l’aider ? Comment le soulager ? De quoi a-t-il besoin ?

Je le laisse diriger ma main. Je me retiens à grande peine de le prendre dans mes bras. C’est comme avec Sumire, je me force à ne pas être tactile. Heureusement que j’ai de l’entrainement avec elle ! Son explication me bouleverse. Je pense à Sojiro qui m’avait fait un croche pied gratuit. Je pense en même temps à tout plein de choses. A mes yeux, Seito est un blagueur, parfois un peu lourd peut être, mais il reste profondément cool et gentil.

Les seuls qui méritent de se faire frapper sont ceux qui donnent le premier coup.

- Mais qui peut être assez débile pour faire ça ?

Je me mords la lèvre. J’ai envie de taper cette stupide bouche qui parle trop vite. Encore une fois, je prends sur moi. J’ai envie d’aller secouer cette personne comme un prunier. J’ai envie de pleurer pour Seito. J’ai envie de crier. Mais rien de tout ça ne lui sera bénéfique. Ce n’est pas pour rien que nous ne sommes plus des enfants. On est sensé réfléchir avant d’agir. J’ai encore du mal avec ça, je crois.

- Mori-kun… Je ne sais pas ce qui s’est passé. Rien ne justifie de se faire frapper. Peu importe ce que tu as fait, cette personne n’avait pas le droit ! Tu…

Je secoue la tête, puis je m’assois à côté de lui, tout en continuant :

- Tu peux m’en parler si tu veux, mais je comprendrais que tu ne le veuille pas. Ne te sens pas obligé.

Je lui fais un petit sourire, et j’ajoute encore :

- Mais vraiment, cette personne abuse. Tu dois avoir une raison pour ne pas en avoir parlé aux professeurs, mais je voudrais être certaine que tu ne te tais pas parce que tu as honte, ou un truc dans le genre ! Moi aussi, quand on m’avait un peu bousculé j’avais honte. Mais finalement, en en parlant avec mes amis j’ai compris qu’il n’y avait aucune raison de ressentir ça.


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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Lun 19 Juil 2021 - 15:02
JEUDI 16 FÉVRIER 2017



Ce début de rire qui s'échappe de ses lèvres est incongru mais il a le mérite de détendre légèrement l'atmosphère pesante qui les enlace. La question de la jeune fille n'avait pas vocation à être drôle. Pourtant Seito y voit une remarque désobligeante. Heureusement qu'elle ne sait pas qui elle traite de débile. Et espérons qu'elle ne l'apprenne jamais ou il aurait encore plus de problèmes. D'autant qu'il a sa part de responsabilité dans cette histoire. C'est d'ailleurs pour ça qu'il s'accuse :

« Moi... On va dire que la faute est partagée. » Il soupire et passe une main nerveuse sur sa nuque. Le besoin de se justifier est tenace, il ajoute : « Tu commences à m'connaître. J'suis allé trop loin pour une blague pourrie. Enfin, dans ma tête, c'était drôle... Mais cet abr... – il s'interrompt net et se reprend – … l'autre l'a mal pris. Et j'ai pas su m'arrêter... Alors j'l'ai un peu mérité... je crois... »

Bien qu'Iroka essaie de le défendre avec des arguments plutôt viables, elle ne parvient pas à gommer ce malaise tenace qui l'habite depuis deux jours. Les torts sont partagés, ou tout du moins c'est ce qu'il se répète en boucle pour ne pas se détester. Ce ne serait pas la première fois qu'il fait tout foirer. Le contact entre leurs mains se rompt alors qu'elle s'assoit à côté de lui. S'en suit un monologue pavé de bonnes intentions que Seito évite purement et simplement en marchant dans l'herbe. Il a envie de jouer aux idiots mais il courrait le risque de se la mettre à dos. Alors, plutôt que de la repousser, il décide d'expliquer en naviguant péniblement entre les mines. Avant ça, il se laisse tomber sur le lit, le dos contre le matelas et les pieds qui effleurent le sol. Ses mains viennent se positionner naturellement sur son ventre. Le regard vers le plafond, il se met à parler :

« C'est pas vraiment que je veux pas. La preuve, j't'ai montré mon œil. C'est que je peux pas. Et s'il te plait, va pas l'dire aux profs. J'veux qu'on oublie cette histoire. J'sais pas encore comment j'vais faire pour camoufler ça mais j'veux que personne d'autre soit au courant. Déjà que j'comptais pas t'le dire et puis... bah voilà maintenant tu sais et j'm'en veux un peu. Parce que j'voulais pas que tu sois mêlée à tout ça. Et c'est en partie pour ça que je t'en dis pas plus. Pour pas que ça t'retombe dessus. C'est mes erreurs, mon problème. »

Fixer un point imaginaire sur cette étendue de blanc a le mérite de l'apaiser. Une sensation fantôme sur le bout des doigts, il replie ses bras et les cale derrière sa tête. Calé de cette manière, il en vient à repenser à ses nombreuses observations de la voie lactée. Son père l'emmenait en rase campagne, une fois le soleil couché, et ils passaient des heures à observer le ciel. Il avait progressivement appris à repérer les constellations puis le nom des étoiles les plus brillantes. Depuis combien de temps n'étaient-ils pas sortis tous les deux pour admirer les étoiles ? Il ne sait que trop bien la réponse à cette question. Il ferme les yeux et continue :

« Je sais pas bien c'que j'ressens. C'est sans doute un truc dans l'genre comme tu dis. Et c'est p*tain de frustrant d'être dans le flou. Je sais pas quoi faire pour arranger les choses. A chaque fois que cette personne est là, j'ai l'impression de les empirer. J'dis soit un truc débile ou j'fais un truc débile. Et quand c'est pas un truc débile, c'est un truc profondément stupide... Genre j'suis pas capable de connecter mes neurones. »

Les mots lui pèsent et il se retient d'en dire plus au risque de vider son sac. En parler ne le soulage pas, il se sent encore plus idiot. Au démarrage il y avait tout au plus un pédiluve et maintenant il se tient devant une piscine olympique de... quoi ? Incapable de mettre le doigt dessus. Ses mains quittent l'arrière de son crâne et dans un geste agacé, il aplatit ses paumes sur ses yeux et les fait glisser sur son visage, dans ses cheveux jusque sur la couette.

« Pff... je sais même pas pourquoi j'te raconte tout ça... Ça t'est... » Les mots lui échappent. « ...tu as déjà... » Il se sent définitivement idiot. « T'as déjà ressenti... ça ? »




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Mar 27 Juil 2021 - 11:50
L-1 | A un cheveu de l’échec |ft. Seito Mori

Le jeudi 16 février 2017

 Hmmm… Des torts partagés ? En quoi la violence est une réponse appropriée ? Il suffit de partir dans le pire des cas. Quoi que… Quand je vois la rancune que j’éprouve envers Sojiro… S’il me provoquait, est ce que je serrais capable de lui donner un coup ? Non… Je ne crois pas. Je n’espère pas. Je ne veux pas être ce genre de personne. Mais si l’autre était un sanguin… Sa réaction serait surement logique. Une blague doit faire rire après tout. Si Seito estime être allé trop loin… C’est sûrement le cas ?

J’écoute attentivement la réponse de Seito, concentrée sur ses lèvres et ses paroles. Mon esprit a tendance à dévier beaucoup trop vite, mais là, c’est du sérieux ! Le camoufler ? Ca, je peux aider ! Heureusement que Kazuhiko se maquille, ça a totalement changé ma vision des hommes et du maquillage. Enfin, les idoles se maquillent aussi finalement. Ca ne me choque pas que les mecs se maquillent pour avoir l’air d’avoir une belle peau, et depuis que je regarde Kazuhiko et qu’il m’a apprit plein de truc pour moi-même, je pense pouvoir aider Seito !

Je ne l’interrompe pas, car il semble avoir beaucoup de choses à dire encore. Ce qu’il me dit fait écho à ce que j’ai vécu avec Sakura, avant qu’on ne se rapproche. Je faisais plus fuir ma sœur qu’autre chose, avec mes gros sabots qui cachaient finalement mes bonnes intentions. Intentions qui étaient plus qu’égoïstes d’ailleurs. Ça n’est pas un membre de sa famille puisque l’agresseur est ici… Et ca me semble beaucoup pour une histoire d’amitié… Mais je vois mal une fille lui faire un tel coquard… Ou alors… LA boite de la St Valentin… ? NON ! NON ! Ça ne me regarde pas ! Je ne dois pas faire de supposition ! C’est possible qu’il soit histoire de bromance !

- Avant tout, ne t’inquiète pas, je ne vais pas insister pour savoir qui ! C’est ton droit de ne pas en parler, et si tu estime que c’est mieux… Je respecte ça ! Et ne t’en fait pas pour moi. Je te considère comme mon ami. Je ne peux pas résoudre tes problèmes, mais je peux toujours être une oreille attentive et t’épauler !

Je me lève et prends ma trousse de maquillage. J’ai du neutre, Kazuhiko m’a toujours dit de prendre des bases neutres pour corriger la peau, sans effet paillette et tout. Heureusement, je me maquille que dans certaines occasions et le week-end. Je pose la trousse sur le lit. Je vais attendre qu’il se remette dans une bonne position.

- Hm, et pour tout t’avouer… Je n’en ai parlé qu’à Kazuhiko et Gideon mais…

Je pousse un soupire. Je n’aime pas parler de ça, car je n’aimerai pas que cela porte préjudice à ma sœur. Mais Seito a beau avoir une grande bouche, je pense que jamais il ne me ferait du mal sciemment.

- En fait, avant que j’arrive à Kobe, ma sœur et moi on était comme des étrangères l’une pour l’autre.

Je pose mes mains sur le lit, et fixe le plafond. C’est un euphémisme. On était vraiment des étrangères. Elle ne connaissait pas mon existence.

- Moi, tu vois, ça faisait longtemps que je voulais apprendre à mieux la connaitre, me rapprocher d’elle.

Je pousse un soupire. Je ne suis vraiment pas fière de moi.

- Je n’ai jamais pensé à ses sentiments à elle, à cette période. J’ai déboulé dans sa vie, j’ai voulu la forcer à avoir une relation avec moi. Je n’entendais pas ses signaux, ses refus, ses craintes. Moi, je voulais juste qu’on soit proche, qu’elle m’aime.

Je n’étais vraiment pas mature à l’époque. Je pense que c’est ma sœur qui m’a fait autant murir.

- Et donc… Je lui ai fais du mal. Inconsciemment. Moi, je l’aimais, je voulais être proche d’elle. Mais elle, elle avait besoin de temps. Elle avait besoin d’imaginer notre relation, j’imagine, d’apprendre à me connaitre. Elle avait besoin de place pour m’aimer en retour, mais je ne lui laissais aucun espace. Je faisais même que des conneries. Mais genre, violent quoi ! Tout ce qu’il ne fallait pas faire, j’enchainais. J’étais de plus en plus désespérée.

Je fini par me frotter les yeux, parce que fixer le plafond, ça pique.

- Mais finalement, on a eu un jour une conversation à cœur ouvert. J’ai pu lui dire ce que je ressentais, et elle aussi. A partir de là, on a fait toutes les deux des efforts, et petit à petit on s’est rapprochées naturellement.

Je pose mon regard sur Seito et lui tapote le bras gentiment.

- Je ne sais pas trop quelle est ta relation avec cette personne, mais soit toi-même, tout en essayant de te mettre à sa place ? Si certaines choses le rendent mal à l’aise, essaye de les éviter ? Petit à petit, vous arriverez sans doute à vous ajuster l’un à l’autre ?

Mouais, bon, mon conseil est un peu nul, mais j’y peux rien si je sais pas de quoi il veut parler ! Je reprends ma trousse, et ajoute :

- Je crois avoir une solution pour ton œil, regarde-moi !


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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Mer 28 Juil 2021 - 15:39
JEUDI 16 FÉVRIER 2017



Ami. Il se le répète en boucle dans sa tête. Ami. Ami. Ami... Et elle ? La considère-t-il comme une amie ? La maternelle est loin derrière lui, de même que la question fatidique 'Tu veux être mon ami ?'. En grandissant, les lignes se sont brouillées jusqu'à l'adolescence où elles ont pris un malin plaisir à s'entrecroiser. Et l'amitié ne suffisant plus, il a aussi fallu parler d'amour. Quant aux sentiments négatifs, ils se sont multipliés. La jalousie, la haine, la tristesse, la solitude, la détresse ont pris des proportions monstres. Plutôt que de les chasser, il a dansé avec. Tant et si bien que Seito a perdu de vue le contact humain. Il s'en est détaché, convaincu qu'en se libérant de tous ces liens, il en ressortirait plus libre. Alors ce simple mot – ami – écaille ses convictions. Il réalise que, malgré lui, il s'est confié auprès de quelqu'un qu'il ne connaît que depuis deux mois, à propos d'une personne de la même temporalité. N'est-ce pas prématuré ? Remis dans son contexte, il y a de quoi perdre pied. Étonnant comme de garçon turbulent et insolent, il a dévié en garçon blagueur et am... Juste blagueur.

Il apprécie cependant être écouté. Ça lui fait d'ailleurs bizarre de s'épancher sur son ressenti. Il n'a pas l'habitude d'être aussi expansif à ce sujet. Parler beaucoup oui, mais jamais en introspection. Faire rire les autres plutôt que de s'embourber dans de vaines émotions. Il a soudain envie de contrebalancer. Revenir à la normale et effacer cette question troublante. Trop tard. Voilà qu'Iroka-chan s'élance à son tour dans le grand bain. Sous l'étonnement le plus complet de Seito qui se redresse en s'appuyant sur ses coudes. Il ne se souvient pas avoir été témoin d'une telle confidence. Cette confiance nouvellement acquise, il attrape un coussin et se recule pour le caler sous sa tête. La nuque inclinée, il jette un regard patient sur la jeune fille. Le couperet tombe et les mots affûtés coupent à travers le silence comme dans du beurre. Il se s'attendait pas à une introduction si prenante et se redresse complètement, le dos contre le mur. Comme si la nonchalance de son corps ne pouvait lui permettre d'être attentif.

Il n'émet aucun commentaire qui pourrait interrompre cet épanchement. Pour autant, il reste aux aguets. Ses yeux ne la quittent pas une seule fois du regard. Il dissèque sa posture, sonde les traits de son visage, s'immisce dans ses soupirs. Passée la surprise, il repère des similitudes. Des morceaux piochés pelle-mêle qui font écho à ce qu'il vit actuellement. A railler les pancartes fléchées, à se foutre des signaux clignotants, à négliger ses accès de colère. Avec cette volonté sourde de se rapprocher. Sans vraiment savoir pourquoi. Une intuition qui le pousse à aller au devant du danger jusqu'à en payer le prix cher. Il encaisse sans rien dire, même quand elle fait preuve d'une maturité qui le sidère quant au ressenti de sa grande sœur. Laisser de la place, tout un concept qui lui échappe complètement. Ses réflexions sont très vite interrompues par un vif intérêt pour les conneries qu'Iroka déclare avoir faites. Son imagination prend le relais alors qu'elle conclut tranquillement. Il ne peut croire que, derrière ce doux visage – parfois espiègle certes – se cache une âme similaire à la sienne.

« Je fais que ça d'être moi-même. Et v'là où ça m'a conduit. » répond-il en désignant son œil. Il inspire et reprend : « Le truc c'est que le malaise est tout l'temps là. Limite à chaque fois que j'ouvre la bouche. Alors si j'dois l'éviter, bah... c'est soit je parle plus ou très peu. Ou alors je m'approche plus trop non plus. Mais dans c'cas-là, comment on fait pour communiquer ? Parce qu'à mes yeux, c'est pas s'ajuster ça... c'est s'effacer. »

Ce ne serait que la deuxième fois qu'on lui impose de le faire. La première disparition étant loin d'être finie, il se peut que la seconde passe toute seule, sans même qu'il en ressente les remous. Pourtant il s'est juré que plus jamais on ne le piétinerait. Les conseils de sa camarade lui paraissent aberrants. Il réplique :

« Même si j'fais des efforts, qu'est-ce qui me garantit que la personne appréciera et fera un geste en retour ? Si c'est pour me ramasser d'la m*rde, autant rien faire. J'préfère rester moi-même comme tu dis, plutôt que de changer pour quelqu'un qui l'mérite sans doute pas. J'vais faire le gros égoïste là mais si la personne est pas capable de m'apprécier comme je suis alors je f'rais mieux d'abandonner. » Il soupire et réalise son erreur en soufflant très fort par les narines. « Mais p*tain, y'a que les nuls qu'abandonnent ! Toi t'as l'courage de m'dire que t'es mon amie et moi j'suis là à même pas arriver à aligner trois mots cohérents avec quelqu'un. C'est n'importe quoi... »

Il décolle son dos du mur et se rassoit au bord du lit. Aller de l'avant. Un pas après l'autre. A commencer par ce camouflage de fortune. Ensuite seulement il pourra réfléchir à la suite. Car oui, il y aura une suite. Et même si elle se solde par de nouveaux échecs, il persévérera. Ses yeux se posent sur la trousse puis sur Iroka. Il ne peut s'empêcher de revenir à ce qu'elle a dit précédemment :

« Alors comme ça... t'as fait des conneries ? Genre quoi ? »




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