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Jeu 2 Sep 2021 - 9:31
VENDREDI 07 AVRIL 2017



Il a presque obtenu la moyenne pour passer en classe supérieure, presque échappé à la colère de son père dans la cuisine, presque voulu fuguer, presque tenté de se calmer autrement qu'en s'explosant la main, presque eu le courage de demander le numéro de téléphone de Mora, presque éprouvé des regrets en lisant la tristesse sur le visage de sa mère, presque éloigné la Chose de son champ de vision, presque été un bon gardien de la plante offerte au White Day, presque voulu se débrouiller tout seul pour camoufler son œil au beurre noir, presque réussi ses tirs en kyudo cet après-midi. A ramasser les miettes de tous ces possibles tronqués. Sans jamais savoir ce qu'il serait advenu s'il avait réussi. Et ces échecs s'accumulent progressivement. Jusqu'à ce qu'un beau jour, ce soit l'échec de trop et que la pile se fasse instable et l'ensevelisse. Quand ce jour arrivera, il craint de ne pas pouvoir lutter et de disparaître, purement et simplement. Son existence réduite à néant d'un claquement de doigt. Remplacé avec joie par cette Chose plus belle, plus douée, plus aboutie. Après tout, il n'est que le brouillon avant la perfection.

Seito quitte rapidement le club de kyudo, agacé d'avoir raté tous ses essais. Pas assez patient, pas bien positionné et trop obnubilé par le résultat plutôt que la mise en place. Il se change en vitesse parce qu'en ce vendredi soir, il ressent une soudaine envie de changer d'air. Déjà la fin de la première semaine dans sa nouvelle classe et tout du long, ce sentiment tenace de déjà-vu qui ne l'a pas quitté une seule seconde. Alors, quand enfin sonne la fin des obligations, il souhaite se détendre en bonne compagnie. Il pourrait très bien vaquer dans la salle commune mais ce soir, il n'a pas envie de se confronter à une foule de gens. Le japonais souhaite de la simplicité et du naturel. C'est en remettant ses chaussures qu'un prénom surgit dans ses pensées. Mitsuki. Pas le temps de lui envoyer un SMS pour la prévenir de sa venue, il glisse son sac sur l'épaule et démarre au quart de tour. D'un pas pressé, il rejoint la piscine en espérant qu'elle ne soit pas encore sortie. Heureusement pour lui, le cours semble tout juste avoir fini et il lui faut se changer avant de sortir. Il se cale donc contre le mur, un pied contre la paroi et pianote distraitement sur son téléphone pour patienter.

Un coup d’œil rapide de gauche à droite du couloir et ses yeux accrochent un distributeur. Il lâche son portable et fouille dans la poche de devant de son sac à la recherche de monnaie. Deux canettes achetées plus tard, il se repositionne contre le mur. Finalement les premiers élèves passent les portes, il relève la tête. Quelques minutes supplémentaires s'écoulent avant qu'il ne voit apparaître la petite tête de Mitsuki dans la masse. Il se détache du mur et l'interpelle en lui faisant un signe de la main. Les gens se dispersent lentement et il se retrouve face à elle, un léger sourire aux lèvres.

« Alors... j'me disais que ce serait vachement cool qu'on aille se boire un truc quelque part, en dehors du campus. Genre pour fêter la première semaine de cours et se raconter notre vie, tout ça. J'm'y prends au dernier moment, je sais... mais j'ai eu envie maintenant et... j'comprendrai si t'as d'autres plans, hein. » déclare-t-il sans quasiment respirer.

Il passe une main embarrassée dans ses cheveux et réajuste la sangle de son sac sur son épaule. Quelle idée aussi de débarquer sans prévenir, sur un coup de tête. Bien sûr qu'elle aura autre chose à faire que de sortir avec un redoublant. Comme de traîner avec les troisième année par exemple. La classe où il aurait dû être s'il n'avait pas été idiot. Et puis, maintenant qu'il ne peut plus surveiller Mora, il y a des risques qu'elle tombe dans ses filets. Non pas que ça l'intéresse mais c'est une fille bien et elle ne mérite pas qu'il la blesse. L'adolescent s'efforce de couper ses pensées en plongeant un regard incertain sur Mitsuki. Il a presque envie de laisser tomber.




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Jeu 2 Sep 2021 - 21:16
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


Y a pas à dire, je me sens vraiment à l’école comme chez moi. L’eau glisse le long de mon corps, et j’enchaine les longueurs. Je n’ai pu aller que 4 fois à la piscine pendant les vacances. Depuis mon retour, je nage comme si ma vie en dépendait. L’heure tourne bien trop vite, et c’est déjà la fin de l’entrainement. Je me douche rapidement, prenant bien soin de ne pas mouiller mes cheveux. Mon nouveau bonnet est top ! En tissu sur l’intérieur et en silicone sur l’extérieur. Totalement imperméable. Il faudra que je remercie maman pour ça !

Après l’entrainement, j’aime bien mettre une tenue confortable plutôt que la robe que je portais en cours. Ça me fait beaucoup de linge à laver, mais tant pis ! Une fois sèche, j’enfile donc un de mes jogging molletonné et un sweat-shirt. Pff, c’est celui qui m’avait valu le surnom de « Kitty » par Pablo, quand je lui avais fait visiter le campus. Je souris à cette idée. Tout ça me semble loin, maintenant. Mon sac de piscine sur le dos, je sors en frissonnant.

Je parle avec les autres, tout en détachant ma tresse. Wow, mes cheveux vont être ondulés, j’adore ça. Un signe de main attire mon attention. OH ! SEITO ! C’est tellement triste qu’on ait moins l’occasion de se voir. Enfin, on se voit plus en cours quoi ! Heureusement, on est toujours colocataire. Avec un grand sourire sur mon visage, je m’excuse auprès des autres et m’approche de lui.

- Yo !

Il me raconte pourquoi il est là, et je le trouve trop mignon à m’expliquer tout ça. Parce qu’un « Salut, on fait un tour ? » aurait suffit à ce que je dise un grand « OUI » !

- Mais carrément ! Ca nous fera du bien de sortir prendre l’air en plus ! Et puis, on n’embêtera pas les colocs avec nos bavardages comme ça !

Mon regard se pose sur la main qu’il avait passé dans ses cheveux, et qui retombe lentement. OH ? Il n’a plus son bandage ?? Sans réfléchir, je la prend dans la mienne et la relève près de mon visage pour pouvoir l’observer de mes yeux.

- Tu as enlevé ton bandage !

Mes yeux glissent de sa main à ses yeux, et mes joues s’empourprent aussitôt. Non pas parce que je suis gênée de tenir la main d’un garçon. Ça… Je m’en fiche un peu ! Mais surtout parce que je sais que Seito n’est pas tactile, lui, et que je l’embête surement. Je dis d’une voix un peu trop aigue qui trahit ma gêne :

- Ca cicatrise bien dis donc !

Je relâche sa main. Mais pas trop vite non plus, histoire de pas avoir l’air d’une hystérique. Bon, allez, c’est le moment d’y aller là !



Tenue de Mitsuki:
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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Jeu 2 Sep 2021 - 23:54
VENDREDI 07 AVRIL 2017



La jeune fille balaye toutes ses appréhensions d'un revers de la main et accède à sa requête avec tant d'entrain que Seito en est désarçonné. Il la regarde, un brin interloqué. Pas sûr qu'elle se rende compte de la pure innocence que renvoie sa tenue. Plutôt que de la regarder dans les yeux, il s'attarde sur la tête de chat sur sa poitrine. Avant de rapidement se rendre compte qu'elle est située sur son sein gauche. Ses yeux dévient vers le sol alors qu'il finit par se décoincer pour commencer à répondre mollement :

« Oh... bah... » Mais il se ressaisit bien vite et chasse définitivement ses sombres pensées et son incertitude. C'est sur un ton plus enjoué qu'il reprend : « Trop cool, j'avais peur que t'aies d'autres trucs à faire ! »

Alors qu'il s'apprête à s'élancer en direction de la sortie, Mitsuki le surprend avec un geste inattendu. A tel point que l'intégralité de son corps se crispe à son contact. Si elle n'avait pas posé ses yeux dans les siens, il n'aurait sûrement pas réagi mais ce regard échangé, bien que furtif, le paralyse. Ses joues ne sont pas les seules à réagir à cet affront. Il a bien du mal à camoufler la panique qui l'étreint et sa réaction première est de se mordre la lèvre inférieure. Pourtant, il sait que ce geste part d'une bonne intention. Quand elle lui avait demandé l'origine de sa blessure, il avait menti. Évoquant le parc où il s'était promené durant les vacances, il avait prétexté être tombé dans les escaliers et avoir éraflé sa main dans la chute. Comme il s'en était voulu d'avoir eu recours une fois de plus à une semi-vérité. Mais lui révéler la véritable raison reviendrait à lui avouer toute la supercherie de sa vie et il s'y refuse. Sentant sa prise se desserrer, il recule sa main sans plus de cérémonie et frissonne. Sa lèvre se libère de ses dents alors qu'il fait quelques pas en arrière.

« O-ouais... C'est bientôt parti. » dit-il simplement.

Et il serait temps qu'ils y aillent eux aussi. Surtout que ses joues ne se sont pas encore décidées à retrouver leur couleur initiale alors il prend les devants. Un petit signe de la tête pour lui indiquer vers où ils doivent aller et il se met en marche. Il passe le bras gauche dans la deuxième sangle de son sac à dos et pousse la porte donnant sur l'extérieur du bâtiment. A bientôt dix-huit heures, l'air frais le surprend. Il resserre sa veste et pose un regard sur Mitsuki.

« Tu vas pas avoir froid avec tes cheveux mouillés ? » demande-t-il, soucieux.

C'est alors qu'il se souvient avoir fourré son écharpe dans son sac à midi parce qu'il avait trop chaud. Il s'arrête un instant et met la main sur l'étoffe. Sans lui demander son avis, il s'approche d'elle et enroule l'écharpe autour de son cou. Satisfait du résultat, il lui sourit. A n'en pas douter, il n'a pas pris conscience du geste hautement romantique qu'il vient d'employer tant cela lui a paru naturel de faire attention à ce qu'elle ne prenne pas froid. C'est donc sans ambiguïté qu'il ferme son sac jusque là entrouvert et l'invite à poursuivre leur chemin. Ils traversent la cour, les longues allées du campus jusqu'à sortir de l'enceinte. Le japonais n'a pas l'intention de lui révéler vers où ils se dirigent, elle le découvrira bien assez tôt. En attendant, il décide de combler le silence par un début de conversation :

« T'as nagé comme tu voulais aujourd'hui ? »




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Ven 3 Sep 2021 - 20:47
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


Il s’est crispé. Je l’ai bien vu. Enfin, je l’ai plutôt ressenti. Je m’en veux un peu d’avoir franchi encore une fois la limite. Je suis beaucoup trop tactile. J’ai du mal à me retenir aussi, avec Sumire. Je me retiens de pousser un petit soupire. Je ne voudrais pas qu’il le prenne contre lui, alors que je blâme ma propre bêtise. J’étais juste tellement curieuse et contente de voir sa main… Idiote.

Même si je ne suis pas douée pour ça, je refoule tout pour ne pas laisser un malaise s’installer et j’affiche un sourire sur mon visage, du mieux que je le peux. On sort du bâtiment et l’air frais me fouette le visage. Vivement l’été ! J’ai hâte d’aller me baigner dans la mer. J’ai été un peu négligeante malgré mes efforts pendant la douche. Mes cheveux sont tout de même légèrement humides, surtout sur les pointes et le tour de tête. Je frissonne légèrement.

- Hm ? Non, ça devrait aller…

Je lui adresse un sourire pour le rassurer, et regarde un peu interloquée ce qu’il fabrique. Hé ? Héééééééééé ? Mon cœur rate un battement. Ça faisait longtemps ça, tiens. Boumboum. Me voilà de nouveau héroïne de drama. Le cœur battant la chamade, les joues rougies, je balbutie un :

- Me… Merci !

C’est quoi mon problème ? Pablo me fait un kabedon à la saint-valentin et mon cœur bat la chamade, Seito m’enfile une écharpe de manière la plus romantique qui soit et mon cœur bat la chamade ? Pourtant, Pablo drague juste tout ce qui bouge et je ne pense pas que Seito soit intéressé par moi. On commence tout juste à être des amis proches !

Je m’emballe parce que je manque d’attention ? J’en viens à me demander si c’était vraiment de l’amour avec Thomas, ou si je me suis juste emballée dans une sorte de frénésie. Genre… Amoureuse de l’amour, et pas de la personne en elle-même ? Mais généralement, c’est les méchants dans les dramas qui sont comme ça. Je ne veux pas avoir le mauvais rôle !

Je resserre un peu l’écharpe autour de mon cou. Elle sent bon. Les battements de mon cœur se calment légèrement. Je marche aux côtés de mon ami, tout en priant pour que les rougeurs quittent rapidement mes joues. Quelle plaie d’être un livre ouvert. Je ne pouvais pas être du genre beauté froide impénétrable ? Perdue de mes pensées, je sursaute légèrement quand il me pose une question. Comme si tous mes soucis s’envolaient, je réponds avec passion et entrain :

- Ouaiis !! Et j’y retourne demain, et dimanche ! Ça fait trop du bien. Ça m’avait manqué pendant la semaine ! J’avais peur d’avoir perdu, mais ça va. Par contre, j’ai complétement zappé le karaté cette semaine. Je me rattraperais la semaine prochaine ! Et toi ? Tes clubs, ça a donné quoi cette semaine ?



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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Ven 3 Sep 2021 - 23:49
VENDREDI 07 AVRIL 2017



L'enthousiasme dont elle fait preuve le fait sourire. Seito n'en attendait pas moins de sa part concernant la natation. Il ne sait que trop ce que ressent un passionné. Simplement, ils ne parcourent pas les mêmes lignes. Évidemment, la question lui est vite renvoyée. Repenser à la séance de tirs de cet après-midi lui fait froncer les sourcils un instant avant qu'il se montre honnête :

« Disons que j'ai pas vraiment brillé en kyudo. C'est vachement dur en vrai. J'ai genre trop du mal à m'concentrer assez longtemps pour que la flèche parte dans les meilleures conditions. J'ai pas réussi un seul tir de la semaine. » Affichant un petit air abattu, il hausse les épaules et ajoute : « Mais bon, c'est que la première semaine. C'est normal, j'imagine. J'suis pas un surdoué de l'arc. C'est chiant mais j'crois que j'm'en remettrai. » Ce à quoi il sourit puis, glissant les mains dans les poches de sa veste, il complète : « En tout cas, au club de littérature, rien n'a changé. Toujours aussi calme... sauf quand j'suis pas d'accord avec quelqu'un. »

Il sourit plus franchement et regarde devant lui. A temps pour bifurquer sur la gauche et continuer tout droit. Parvenus à un passage piéton, il profite de l'attente pour lâcher :

« En tout cas, ma semaine était moins pire que ce à quoi j'm'attendais. Même si ça a commencé par un cours de maths, t'y crois ça ? »

Incroyablement chiant si vous voulez son avis. Heureusement que la journée s'était terminée par deux heures de japonais pour recharger ses batteries avant d'achever les gens du club en se rappelant à leurs bons souvenirs. Bien sûr qu'il leur avait manqué pendant les vacances scolaires, pas besoin de mentir ! Le feu piétons se décide enfin à leur céder le passage et ils repartent. La plage n'est pas si loin que ça du campus et il imagine qu'à ce stade, Mitsuki sait où il compte se poser. Toujours sans se rendre compte qu'il envoie de gros signaux contradictoires. Après l'écharpe, la plage tous les deux. Mais rien de tout ça ne percute ses petites cellules grises. A la place, il relance :

« Au fait, tu vas pas être ravie d'l'apprendre mais y'a le gars dont t'es pas fan-là dans ma classe, Estarossa. Il est... spécial mais bon, ça m'a fait au moins un visage connu en arrivant le lundi matin et j'peux t'dire que ça m'a fait du bien. »

Seito ou l'art de mettre les pieds dans le plat. Pour distiller tout malentendu, il contrebalance avec une information plus légère :

« Mais tu devineras jamais qui y'a dans ma classe aussi ! – ou peut-être qu'elle le sait déjà et qu'il a un train de retard – Y'a la sœur de Barossa-kun. Elle a pas les cheveux rouges comme son frère, j'suis un peu déçu. »

Il rigole et esquive une poussette passant un poil trop près de lui. Encore quelques croisements à passer, au loin la plage se rapproche. Ils devraient arriver tout juste pour le clou du spectacle. Un coucher de soleil en bonne compagnie, difficile de faire mieux.




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Mar 7 Sep 2021 - 14:57
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


J’écoute attentivement sa réponse. Le kyudo, il a commencé il n’y a pas longtemps, non ? C’est logique de ne pas être bon tout de suite. Il a l’air super exigeant avec lui-même, l’air de rien. Je lui fais un grand sourire, et j’hoche la tête pour assurer ses propos. Bien sûr qu’il s’en remettra ! Il parle du club de littérature et ça me fait sourire. Je l’imagine bien entrain de se chamailler gentiment au sujet de quelque chose.

- J’imagine que les débats doivent être passionnés !

Je suis soulagée d’entendre que sa semaine c’est plutôt bien passé. Le pauvre, il doit s’habituer à une autre classe… Et refaire un programme qu’il a déjà en partie étudier. Je n’aimerais vraiment pas être à sa place. Je pense un instant à mon ami d’enfance, qui lui aussi a dû s’adapter à une nouvelle classe, et une autre école. Kazuhiko me manque malgré tout. Entre son départ et celui de Gideon pour l’université… Je suis heureuse de ne pas avoir perdue Seito.

- Bravo d’avoir survécu à cette semaine !

Un nouveau sourire, puis je me concentre un peu sur la route. Je crois que je commence à deviner vers où on se dirige, pour avoir pris l’un de ses chemins de nombreuses fois depuis mon arrivée en 2014.

- Sojiro ?!! J’espère qu’il ne t’embêtera pas. Si il se montre déplaisant, dis le moi ! Mais oui, j’imagine que c’est toujours mieux de connaitre quelqu’un dans un nouvel environnement.

Même si ce quelqu’un c’est Sojiro… Si un jour il s’en prend à Seito, je vais lui faire payer super cher ! En tout cas, il a parlé aussi de la sœur de Montoro. Moi aussi je l’ai rencontré, hier à la laverie. Je ris à sa remarque sur les cheveux rouges.

- En tout cas, Gabriella Barossa a l’air aussi classe que son frère, même sans cheveux rouges !

On continue d’avancer, et maintenant je suis certaine de l’endroit où on se rend.

- Dans notre classe aussi, il y a des redoublants. Mon ami Tatsunosuke qui était en troisième année, il n’a pas réussi à passer. Oh, d’ailleurs Thomas n’est plus à l’école. Je me demande ce qui lui est arrivé… Les débuts d’années sont plein de changement.

J’hausse les épaules.

- En tout cas, tu me manque dans la classe ! C’est pas pareil sans toi. Heureusement qu’on est dans le même dortoir, on aura pas besoin d’aller faire un scandale au doyen !

Je repense à nos échanges de messages pendant les vacances, et j’ai un petit sourire qui se fait une place sur mon visage.



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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Jeu 9 Sep 2021 - 23:13
VENDREDI 07 AVRIL 2017



« Certains oui. Surtout quand ils ont complètement tort sur l'interprétation de certains passages. Franchement, des fois, y'en a ils vont chercher tellement loin alors que l'auteur a voulu exprimer un truc tout c*n. Et d'autres fois, c'est super recherché et là on te sort un truc super bateau et j'ai juste envie de me taper la tête contre les murs. Mais sinon, on s'entend bien hein, j't'assure ! » rigole-t-il sincèrement.

Il n'est pas anormal d'avoir des désaccords. Certains sont juste plus animés que d'autres. En tout cas, cette semaine a repris dans le calme et la sérénité et c'est un fait notable. Seito sourit franchement à l'acclamation d'Iroka et se montre rassurant quant à Sojiro.

« T'inquiète, j'pense pas qu'il me fera grand-chose. Et au pire, j'sais m'défendre. J'prends p't'être pas des cours de karaté comme toi mais j'ai quand même de la répartie. » s'enorgueillit-il.

Heureusement, la contrariété de sa camarade est de courte durée. D'autant qu'elle le surprend en mentionnant Barrossa-chan comme si elle la connaissait déjà. Il a l'impression d'avoir un train de retard et son visage se fait perplexe.

« Attends, tu la connais ? » demande-t-il aussitôt, pour ajouter juste après : « Mais tu la connais d'où ? J't'en ai déjà parlé ? Ou alors Barrossa-kun ? »

Non pas que ce soit important en vérité mais il aimerait tout de même avoir l'exclusivité de ce qu'il raconte. L'adjectif employé pour qualifier leur nouveau colocataire ne lui a évidemment pas échappé mais il laisse couler. Même si le terme est un poil trop surfait, il ne s'en rapproche pas moins de la vérité. Mais encore une fois, il ne surenchérit pas et se contente d'écouter la suite des nouvelles. Elle mentionne un autre redoublant et il se demande – cela lui effleure brièvement l'esprit – si elle lui fait grâce de cette information pour le rassurer. Ne t'en fais, tu n'es pas le seul à avoir échoué. Peut-être qu'il rencontrera cette nouvelle tête à l'occasion, à la cantine ou lors d'une pause, en compagnie de la japonaise. Pour Walker-kun, il l'avait su par un bruit de couloir et en avait été peiné. La graine d'une amitié n'avait guère eu le temps de germer que déjà elle rendait l'âme. Seito ne le dit pas mais il aimerait que ses relations avec ses anciens camarades ne s'effacent pas malgré l'écart de classe. Trouver un juste milieu entre sympathiser avec son nouvel environnement et s'ancrer plus profondément dans l'ancien. Et, comme en réponse à ses états d'âme, Mitsuki le désarme de façon adorable. Le rouge lui monte aux joues alors qu'elle désamorce ses aveux avec un trait d'humour auquel il éclate de rire.

« Tu sais que j'l'aurais vraiment fait en plus ! » s'exclame-t-il, le sourire aux lèvres. Puis il ajoute plus sérieux : « Moi aussi j'suis content d'être avec toi... et avec Haruka-chan aussi, et Barrossa-kun même si j'ai bien cru qu'il allait nous ensevelir sous sa tonne de vêtements. »

Sa dernière remarque lui soutire un gloussement. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, ils sont arrivés sur la plage. Foulant le sable, Seito ne se pose pas deux fois la question et s'emploie à retirer ses chaussures et chaussettes. Rien de plus agréable que la sensation du sable fin entre les doigts de pieds. Sable qui se révèle froid et lui arrache un frisson. Sans but précis, si ce n'est se rapprocher un peu de la mer, il finit par poser ses chaussures par terre. Qu'elle se soit souvenue de leurs échanges durant les vacances lui met du baume au cœur et il n'en faut pas plus pour que l'ampoule dans sa tête s'illumine de mille feux. Se faisant le phare en ce début de soirée, elle l'incite à ouvrir son sac et prendre une canette de thé glacé. Son sac rejoint ses chaussures. Alors qu'il décapsule la canette, son regard se pose sur la ligne d'horizon banalement droite. Le ciel s'ambiance de couleurs soutenues à mesure que le soleil se couche.

« J'ai pas fait d'bêtises, tu sais. Pas une seule. Et ça a été dur toute la semaine de tenir. » déclare-t-il de but en blanc. Lentement, il se retourne et pose un regard malicieux sur sa colocataire. Un sourire amusé sur les lèvres, il conclut : « Et j'crois que j'peux plus tenir. Vendredi, tout est permis, j'ai pas raison ? »

Sans plus attendre, il cale sa canette ouverte dans le sable et conserve la languette entre ses doigts. Comme bien souvent chez Seito, la blague outrepasse la peur, l'embarras et l’ambiguïté. Il raccourcit la distance entre eux, lui saisit la main gauche et lui pose la question fatidique :

« Mitsuki. Veux-tu bien ce soir, le soleil m'en est témoin, être ma partenaire de thé glacé ? »

Une bourrasque de vent s'engouffre entre leurs corps, agitant avec poésie les cheveux écarlates de la jeune fille, et dépose sur ses lèvres un sourire doux et avenant. D'un mouvement agile, il glisse alors la languette sur son annulaire puis se recule. Finalement, il se baisse vers son sac et en sort la seconde canette pour la tendre à Mitsuki.

« Tiens, c'est pour toi ! »




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Lun 13 Sep 2021 - 21:57
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


C’est vrai que Seito sait surement se défendre… Mais comme il a déjà été marqué au visage, et puis il s’est blessé à la main aussi… Ca m’inquiéterait que Sojiro lui fasse du mal. Enfin, ce n’est pas comme si j’étais sa mère ou sa petite amie. Je ne peux qu’observer de loin, et sortir les crocs s’il arrive quelque chose !

- Je l’ai rencontré hier, à la laverie ! Et puis, j’avais entendu que sa sœur était sur le campus, oui ! J’étais curieuse de la rencontrer !

Il me fait rire quand il me mentionne le fait qu’il aurait vraiment fait un scandale au doyen. J’imagine bien ! Mais bon, si ça lui avait valu une nouvelle colle, ou une exclusion, non merci ! Je remarque d’un coup d’œil rapide le rouge sur ses joues, et j’ai un petit sourire caché dans l’écharpe. Il est vraiment trop mignon !

La plage ! Je suis vraiment trop heureuse d’être venue ici. J’adore ce lieu, plus que tous les autres. Je me sens instantanément mieux. Ce n’est pas que je me sentais mal, loin de là. Juste, je me sens encore mieux. La fatigue de la semaine s’envole, la frustration aussi. En fixant l’horizon, avec la brise marine qui caresse mon visage, je me sens tellement biiien ! Je pourrais rester ainsi des heures. Mais Seito attire de nouveau mon attention. Woééé ? Des bêtises ??

- C’est vrai, et sans bêtise je ne peux pas tenir ma parole !

Oui, finalement je me suis dégonflée, je n’ai pas tiré les oreilles dès son arrivée sur le campus. Faut dire qu’il rougit dès que je le touche. Et puis, si je lui tire l’oreille, la prochaine étape c’est qu’il s’incruste dans mon lit… Je… Même pour rire, c’est un peu… Avant de sortir avec un garçon pour la première fois je n’aurais rien dis. Enfin, avec un ami sans ambiguïté je ne dirais rien non plus. Il n’y a pas vraiment d’ambigüité d’ailleurs entre nous. Mais l’écharpe et mon cœur qui a fait boumboum… Voilà quoi. Perdue dans mes pensées, je le regarde me prendre la main.

Quoiiiiiiiii ? Pendant qu’il me pose sa question plusieurs choses me traversent l’esprit. J’ai même l’impression d’être assailli de plusieurs pensées en même temps, chacune essayant de dominer les autres. Le spectre de la même scène, vécue avec de la pâte de barre énergétique mise au doigt par Thomas est bien vite remplacée par les battements de mon cœur – de nouveau bien trop fort – et par l’idée que Seito est en train d’installer de l’ambigüité entre nous. Si je ne le connaissais pas si bien, je pourrais même dire qu’il me drague. Sauf que… C’est Seito ! S’il me draguait, il serait rouge écarlate et bégayerait sans doute, le regard fuyant. Là, il est étrangement sûr de lui – ce qui lui donne d’ailleurs un boost de charisme.

- Avec plaisir, mon cher Seito !

Pour répondre à sa petite blague, j’enlève même la formule de politesse de son prénom ! Comme les couples. Mais après tout, c’est bien le minimum pour un partenaire de thé glacé. Ce n’est pas rien. Je prie fortement le rouge de mes joues de disparaitre. Je ne voudrais pas qu’il pense que j’ai pu croire à la blague, même une seule seconde.

Je regarde ma nouvelle bague, plus brillante que l’ancienne, avec un sourire sur les lèvres. Ca nous fera un bon souvenir. Mon sourire s’élargit quand il me tend une cannette. Mes doigts effleurent les siens, alors que je m’en saisi.

- Merci ! T’es le meilleur !

Quand je pense à Pablo, qui me vole mon thé glacé… AAAAAAAAAH. C’est vraiment deux types de garçons différents ! Je reporte mon attention sur le soleil qui se couche. Tellement parfait. Une scène digne de drama !

- Merci beaucoup. C’est vraiment cool d’être venu ici, voir ça. Et le thé glacé, c’est la meilleure boisson, haha !

J’ai l’impression de dire n’importe quoi. Mes pensées continuent de partir dans tous les sens, et mon cœur bat toujours un peu trop vite, alors que j’ouvre ma canette à mon tour.

- Je n’ai rien à t’offrir en retour, j’ajoute d’un ton un peu boudeur.



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« Dans l’eau, je me sens bien. Peut être que c’est l’habitude, mais même enfant j’adorais être dans l’eau. Pour moi, c’est doux et rassurant. Que ce soit le chlore ou l’iode, le calme plat ou les vagues, j’adore cette sensation lorsque mes doigts m’ouvrent un chemin et que l’eau glisse contre moi. »

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Mar 14 Sep 2021 - 23:18
VENDREDI 07 AVRIL 2017



Sans trop savoir pourquoi, Seito réalise qu'il n'attend que ça depuis la rentrée. Qu'elle lui tire les oreilles de manière parfaitement gratuite, comme ils en avaient ri dans leurs SMS. Une sorte de promesse de vacances idiote qui a trouvé une place douillette entre les nuages noirs de ses pensées. Alors il est ravi quand elle concède devoir tenir parole. Il s'agit peut-être d'une bêtise mais il déteste les paroles en l'air. Si bêtise il y a, la jeune fille devra s'acquitter de sa tâche ou il sera déçu. Heureusement, elle marque des points en réagissant de manière positive à sa blague. De manière un poil trop positive d'ailleurs. A l'instant-même où elle se permet de prononcer son prénom, vierge de toute particule, que ses joues s'empourprent, l'écharpe ne camouflant qu'à moitié le phénomène cutané, et qu'elle affirme, avec un sourire désarmant, qu'il fait parti de la catégorie tant prisée des meilleurs, la gêne s'empare de lui. Comme une marée noire, elle englue le moindre de ses gestes, parasite son système nerveux et se répand dans son cœur. La machinerie s'enraye, rate un battement puis deux. De son vaisseau de chair, il entend ses remerciements. Une feuille se tamponne pour valider son choix de boisson et s'envole se ranger dans un casier plus loin. Et cerise sur le gâteau, elle aurait aimé lui rendre la pareille.

L'adolescent, resté figé depuis bien trop longtemps, sent ses joues s'embraser. La chaleur est si intense qu'il s'empresse de se baisser au sol pour y récupérer sa canette ouverte. Avant même qu'il s'en aperçoive, il en a déjà bu la moitié. Il aurait été tout seul, il se serait giflé. Quand donc son cerveau arrêtera-t-il de le mener sur des pentes abruptes où l’ambiguïté est toujours au rendez-vous ? Après que son humour douteux l'ait marqué d'un bleu violacé avec Mora, voilà qu'il se la joue romantique à mourir avec Iroka. Tout en se demandant ce qui ne tourne pas rond chez lui, il se laisse tomber sur le sable comme un gros sac et tente de se concentrer sur le soleil qui décline pour se calmer. Sauf que cette vue à couper le souffle n'arrange en rien la situation. L'astre-roi se découpe, flamboyant, sur une palette carmin et ocre dont les coups de pinceau hachurent le ciel entre chaque masse de nuages. Sa lumière est si vive qu'elle lui brûle la rétine mais il ne baisse pas les yeux pour autant. Que le soleil se donne en spectacle est une aubaine et lui permet de gagner du temps pour se reprendre. Le bruit des vagues s'échouant sur la plage l'hypnotise et le fait glisser lentement dans un état second.

Son esprit se fait joueur et superpose en vrac des instantanés de ses petites attentions envers la jeune fille. Que ce soit depuis les vacances, durant la semaine, jusqu'à aujourd'hui où il accumule les errements. Et bon sang, cette blague étrange, une bague au doigt, rien que ça ! Toucher sa peau comme si cela ne signifiait rien à ses yeux. Un contact volé, les conséquences risquent d'être terribles. L'angoisse lui noue la gorge. Mais quel abruti sans cervelle ! Il boit une nouvelle longue gorgée, soupèse la canette et, constatant qu'elle est presque vide, il la finit. Entre ses deux mains, il l'écrase et la jette dans son sac sans faire plus attention. Seito ramène alors ses jambes contre lui et les entoure de ses bras avant de poser son menton entre ses genoux collés. D'une inspiration profonde, il emplit ses poumons d'air marin et parvient à décrocher quelques mots – l'océan aurait pu avoir le temps de se vider entre-temps :

« J'veux rien en retour. »

Sa voix est étonnamment claire après un tel silence. Le vent s'allie à l'intensité de ses paroles et les enveloppe d'une bourrasque surprenante. Le soleil n'est plus qu'une fine ligne qui enflamme tout l'horizon. Les couleurs sont plus vibrantes que jamais. La nature recèle de tant de poésie ; il suffit au voyageur de laisser son cœur ouvert aux émotions, or Dieu sait qu'il est difficile de s'autoriser à ressentir, et alors, au creux d'une vague, entre les grains de sable, à travers l'eau cotonneuse des nuages, seulement alors, la nature émeut. Sa cornée imprime les derniers touches de lumière et c'est le moment qu'il choisit pour briser à nouveau le silence. Le regard perdu dans l'écume, il dit d'une voix douce :

« Que tu sois là, maintenant, avec moi, me suffit. »

A ses yeux, Mitsuki est comme l'océan, sauvage, sereine, mystique et libre. Sauvage par son enthousiasme débordant, sereine par sa maturité épatante, mystique par cet attachement qu'elle semble avoir pour lui et enfin, libre par cette volonté de briser le carcan imposé par son père. Il décroche lentement son regard de ce qui lui fait face et, tournant la tête, le pose sur la jeune fille. Ses lèvres se parent d'un léger sourire.

« Je t'ai même pas demandé comment tu allais. » réalise-t-il tout haut. Il marque une très légère pause, son regard se faisant plus intense, et ne lui laisse pas l'occasion de répondre tout de suite : « T'avise pas de me dire que tu vas très bien, je sais que tu es triste pour Kazuhiko. »

Un drap de pénombre se pose sur leurs épaules.




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Mer 15 Sep 2021 - 10:04
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


Un coup d’œil vers Seito me permet de voir que la vengeance pour les battements provoqués à mon cœur a bel et bien fonctionné !  Est-ce que je m’en veux un peu ? Peut être bien, oui. Je n’ai pas envie de le mettre mal à l’aise. Mais bon, il fait des blagues limites ? Moi aussi, alors ! Il faut bien que je protège mon cœur faible, et que je m’empêche de prendre son comportement au sérieux ! Maintenant qu’il est aussi rouge que moi, je regarde de nouveau le couché de soleil. J’en oublie de boire, tellement c’est beau. D’ailleurs, le mouvement de Seito me donne envie de faire de même et je me laisse tomber au sol à mon tour. Le sable est froid, mais ce n’est pas grave.

Un petit silence s’installe, mais ça ne me dérange pas. Les vagues font bien assez de bruit pour que le silence entre nous ne soit gênant. Mais Seito reprend bien vite la parole. Rien en retour ? Hé, ce n’est pas sympa de donner sans laisser la chance aux autres de donner en retour ! Il faudra que je réfléchisse à quelque chose qui pourrait lui faire plaisir ! Je me contente de sourire, en regardant les jolies couleurs qui nous font face.

Quoi ??? Mais il veut ma mort ? Une crise cardiaque ? C’est ça ? Je crois que c’est juste des paroles amicales, mais avec l’ambiance d’aujourd’hui, je me sens bizarre. Je rougis de plus belle et avale une gorgée de thé glacé, pour me donner de la contenance. Et surtout, pour ne pas répondre. Qu’est ce que je pourrais répondre à ça de toute façon ? Décidément, il me prend au dépourvu aujourd’hui.

- Hm ?

Je vais toujours bien moi, pas la peine de demander ! Je tourne mon visage pour le regarder, et je vois bien à quel point il est sérieux. Oh non, non, non, non ! Je n’ai pas envie de parler de ça. Vraiment pas.

- Je…

Je ne dois pas pleurer. Je passe un bon moment – bien que déroutant – je ne dois pas pleurer.

- Ce serait mentir de dire que tout va bien, c’est sûr.

Je pose mon regard sur la mer qui a revêtu son manteau de nuit. Elle est tellement belle, la nuit. J’espère que cet été il fera assez chaud pour s’y baigner la nuit. Oui, j’essaye de penser à tout sauf à notre conversation.

- Le départ d’Hiko est un coup dur. Se retrouver après tant d’année loin l’un de l’autre, et être de nouveau séparé… Et puis, il laisse un grand vide, forcément. Même si on a promis de se revoir pendant les vacances, ça ne sera plus pareil. Je regrette un peu d’avoir mit tant de temps à lui reparler, l’année dernière. Si j’avais su qu’on aurait si peu de temps…

Je pousse un profond soupire.

- Mais bon, c’est la vie.

D’ailleurs, Seito aussi me manque en cours. Mais je ne vais pas lui dire, il doit déjà être bien assez triste de ne pas être avec nous cette année. Refouler l’envie de pleurer, check ! Bravo Mitsuki.

- Et toi ? Comment ça va ?

Je le regarde à nouveau et j’ajoute :

- Genre, vraiment ?

Parce que bon, il n’a pas passé de super vacances non plus, et il doit s’adapter à une nouvelle classe. Je me demande aussi comment ça se passe entre lui et … Pablo. A force d’y réfléchir, j’ai fini par comprendre que c’était sûrement Pablo, dont il était question pour son œil. Tous les éléments mis bout à bout, leur attitude l’un envers l’autre… Ca ne laisse pas vraiment place au doute. Entre ça et le coup dans le ventre… Je me demande pourquoi il réagit comme ça. Je n’approuve pas du tout, d’ailleurs. Mais je ne peux décidément pas m’en mêler. Je veux dire, je ferais sans doute pire que mieux et puis, puisqu’il ne veut pas m’en parler explicitement, je dois respecter ça.



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Jeu 16 Sep 2021 - 22:43
VENDREDI 07 AVRIL 2017



Ainsi donc le japonais a touché dans le mille. Ce qui est étonnant vu ses maigres performances au kyudo. Mais quand il s'agit de mettre les pieds dans le plat, Seito trouve toujours le moyen de sauter à pieds joints. Ce n'est même pas pour la mettre dans l'embarras qu'il la pousse dans ses retranchements, ni même pour la faire souffrir. Aucune mesquinerie ne se cache derrière ses paroles, seulement une pointe d'inquiétude mêlée à un désir plus profond de s’immiscer dans sa vie pour la comprendre un peu mieux. Cette hésitation le trouble un instant. Un tout petit instant où il pense à faire machine arrière, lui dire de laisser tomber, qu'il ne lui en tiendra pas rigueur si elle ne répond pas. Et intérieurement, il aurait compris. Parce que des choses à cacher, il en a des tonnes et il ne lui viendrait jamais à l'idée de s'épancher sur la plus grosse de toutes. Il aurait compris cette réserve écœurante qui le pousse bien trop souvent à prendre ses distances quand il frôle de trop près des sentiments inopportuns. Et pourtant, ce que déclare la jeune fille se fait vague fracassante et ébranle sévèrement ses positions. Alors qu'elle le quitte des yeux, son regard se fait trouble. Le mot menteur s'imprime comme une marque au fer rouge dans sa tête.

L'adolescent émerge doucement en écoutant ses regrets. Une fois de plus, il se laisse surprendre par cette confiance qu'elle lui accorde. Son cœur se serre en repensant au mensonge qu'il lui a servi à la rentrée pour expliquer ses bandages. Les lumières de la ville les éclairent faiblement, éloignés qu'ils sont de la route. Malgré tout, le visage de Mitsuki se découpe sur la mer d'encre et il ne la quitte pas une seule fois du regard. Il ressent soudain l'envie de la réconforter mais n'a aucune idée de quoi faire. Mettant de côté l'aspect tactile, il constate qu'il ne lui reste que les mots pour apaiser, rien qu'un peu, la peine qui l'étreint. Alors il s'élance, dans l'espoir qu'elle trouve des bribes de paix intérieure dans sa philosophie de comptoir :

« Je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire mais ça sert à rien les regrets. C'est juste un poids mort que tu traînes et qui t'empêche d'avancer. Surtout que tu t'doutes bien qu'on doit pas avoir que deux ou trois regrets dans une vie. Si c'est pour finir avec une enclume à tracter, non merci... Mais j'comprends qu'tu sois triste. Après, comme tu dis, c'est pas comme si t'allais plus jamais le voir, juste moins souvent. Et puis y'a les sms et tout. C'est pas pareil que d'être dans la même école mais c'est pas rien non plus. »

Et puis, évidemment – comme si cela aurait pu en être autrement –, la question lui est retournée. Avec le même point d'honneur à ce qu'il soit honnête. Autant cette qualité devrait lui parler, autant il redoute le moment de l'être. Après tout, il n'y a rien de plus anodin que de demander si ça va. On la pose à tout va, à n'importe qui, sans se soucier vraiment de la réponse. En espérant même que la réponse ne sera pas autre que 'Ça va'. Car, alors, il faudrait montrer de l'empathie, se sentir concerné et s'impliquer autant serait source de fatigue. Tout va bien. Un concept attrayant en apparence, un mantra que l'on se répète pour se rassurer, un mode de vie auquel on aspire mais que jamais personne n'atteint ; et ceux qui disent le contraire sont des menteurs. Seito est devenu un gros menteur ; ou l'a-t-il toujours été, il ne saurait le dire. Mais cette réalisation soudaine lui fait tellement mal au cœur qu'il baisse les yeux et se mord violemment la lèvre. Il repose son menton entre ses genoux, sans relâcher la pression avant quelques secondes. Sa main gauche se détache de ses jambes et se fraye un passage entre les grains de sable qu'il caresse du bout des doigts. Son regard agrippe ses phalanges où subsistent encore quelques croûtes.

« Comme tu l'as dit, ce serait mentir de dire que tout va bien. » dit-il d'un ton neutre.

La constance de la mer est un phénomène épatant. Les vagues se succèdent, avec plus ou moins de violence, mais jamais ne tarissent. Pas d'étoiles dans le ciel ce soir, les nuages gonflés d'eau recouvrent la voie lactée et menacent d'éclater. Il doit cesser d'être un menteur. Et cette résolution est effective immédiatement. Une poignée de sable entre les doigts, les grains s'écoulent rapidement par les multiples trouées. Seito prend une belle inspiration et se confie :

« Je t'ai menti. A la rentrée, quand tu m'as demandé ce que j'avais à la main, je t'ai menti. C'est c*n mais sur le moment, j'me suis dit que ce serait mieux. Que ça évit'rait à tout l'monde de s'inquiéter, surtout à toi. Sauf que c'est débile et j'le comprends que maintenant. J'ai pas trébuché dans des escaliers, c'est genre la pire excuse du monde en plus... La vérité est si moche, j'te jure, c'est trop d'la m*rde... Quand mon père a posé les yeux sur mon bull'tin, j'ai su que j'étais foutu. Mais je m'attendais pas à ce qu'il me gifle, encore moins aussi fort. J'étais tellement en colère, tu peux pas savoir à quel point j'étais énervé. J'me suis enfui, j'ai couru dehors comme un c*n jusqu'à c'que j'me retrouve dans un parc. J'arrivais pas à m'calmer. Alors j'ai fait la première chose qui m'passait par la tête, c'est là qu'la vérité est moche. J'ai tapé dans un tronc d'arbre jusqu'à c'que j'sente plus ma main. Et bizarrement, ça m'a calmé. Et c'est pour ça que j't'ai menti. »

Une petite coquille vide, agitée par le vent, voilà ce qu'il est. Le japonais prend son courage à deux mains et affronte le regard de Mitsuki. C'est sur un ton un peu plus bas qu'il s'excuse :

« J'suis désolé. C'est pas que j'te fais pas confiance ou quoi, je sais que j'peux te faire confiance. C'est juste que je... je sais pas, j'ai flippé. Comme je flippe actuellement que tu te barres en courant après c'que j'viens de te dire... »




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Dim 19 Sep 2021 - 9:42
Vivre une vie de « presque » |ft. Seito Mori

Le vendredi 07 avril 2017


Les regrets, ça sert à rien ? Hmm, ce n’est pas comme si on choisissait de regretter. Si je pouvais ne pas y penser, je le ferais. C’est vrai quoi, c’est plus simple de vivre en pensant qu’au lendemain. Mais bon, moi je pense que les regrets ça sert de leçon tout de même. Autant s’en souvenir pour mieux avancer. Les regrets d’hier peuvent nous éviter de répéter les mêmes erreurs.  Enfin, il essaye de me réconforter, alors je ne vais pas le contredire. Et puis, son état me préoccupe bien plus que tout ça, d’où ma question !

Son langage corporel parle bien plus vite que ses lèvres. Il a l’air tellement… Abattu ? D’instinct, j’ai envie de le prendre dans mes bras. Mais bon, je sais que ça ne le réconfortera pas. Au contraire, il serait sûrement mal à l’aise. Aussi, je sers fort ma cannette pour occuper mes mains.

Apprendre qu’il m’a menti me fait mal, même si je m’en doutais un peu. Plutôt que de le prendre pour moi et de me vexer, je me concentre sur ses paroles, ignorant le picotement qui me prend au cœur. Je suis prise de colère quand il me raconte l’histoire avec son père. La violence, c’est vraiment l’arme des faibles d’esprit. Quand on perd patience, qu’on a plus les mots pour discuter. On en vient à vouloir soumettre l’autre par la force. C’est déguelasse. Je ne mets pas dans le même sac le fait de frapper pour se défendre, ça, ça a rien à voir.

Je suis prise d’une nouvelle envie de le câliner, quand il me raconte ce qu’il a infliger à cet arbre pour se calmer. Je n’imaginais pas du tout Seito comme ça. C’est vrai. Je le voyais comme quelqu’un d’intérieurement calme. Il fait le pitre, est très expressif mais… Je le pensais calme face à l’adversité. Entrevoir cette nouvelle facette ne change en rien l’affection que j’éprouve pour lui. Au contraire, j’ai l’impression d’un peu mieux le connaitre. Il est du type cocotte-minute ?

Je suis restée silencieuse tout le long, pour ne pas l’interrompre, mais je vois bien qu’il attend une réaction de ma part à présent. Je crois que j’ai un sourire plutôt doux sur le visage. Je ne peux pas continuer à serre cette pauvre cannette, je n’y arrive pas. Je pose ma main sur son avant bras, et je le tapote doucement.

- Ne t’inquiète pas, je ne vais pas partir en courant.

Je cherche un peu mes mots, mais j’ajoute rapidement :

- Hm, bien sûr ça me fait pas plaisir que tu m’ai menti. Mais je comprends pourquoi tu l’as fait. La seule chose que j’éprouve, c’est de la tristesse pour toi qui ai dû traverser ça tout seul. Ce n’est pas… Bizarre d’avoir besoin de laisser exploser ses émotions parfois. Quand on ne peut pas les vivre pleinement, on les gère comme on peut. Oui, voilà. Tu as fait comme tu as pu. Mais c’est triste que tu te sois blessé dans le processus …

Mon sourire disparait, parce que j’ai peur qu’il m’envoi bouler. Mais je prends mon courage à deux mains et j’ajoute :

- La prochaine fois que tu te sens mal comme ça… Appelle moi, ok ? Je ne sais pas si je pourrais être utile, mais … Enfin… Je suis là pour toi, quoi.

Et voilà que je rougis encore. Heureusement que la nuit est tombée.



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