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Elève ; en 2ème année
Seito Mori
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Lun 18 Oct 2021 - 23:11
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Son téléphone portable vibre dans sa poche. Déjà deux jours que le japonais regarde son écran sans décrocher. Maman s'affiche en lettres noires sur fond blanc. La journée a été agréable, l'après-midi encore plus que la matinée. Ils viennent de sortir de table quand la dure réalité se rappelle gentiment à lui. A regarder bêtement son téléphone, le nom disparaît et laisse place à  la mention Un appel manqué. Seito soupire et passe une main agacée dans ses cheveux. Sa mère risque de s'inquiéter s'il fait le mort, il ne peut pas la laisser sans nouvelles. D'autant qu'elle est la raison pour laquelle il participe à ce voyage. Sans elle, son père n'aurait jamais signé le chèque. Malgré tout, c'est comme s'il ne parvenait pas à chasser l'image de son visage défait quand elle avait appris son redoublement durant les vacances. Pas plus qu'il n'avait apprécié les petites remarques qu'elle lui avait fait. Il s'était aperçu que sa confiance s'effritait. Elle aussi commençait à se lasser. Il ne savait pas encore combien de temps ce lien ténu les relierait mais il se doutait qu'il fallait qu'il se prépare au coup de grâce. Un test avant le bon enfant. Le processus amorcé plusieurs années plus tôt semblait suivre son cours et il participait à sa propre annihilation.

Seito s'excuse auprès de ses camarades et part s'isoler dans un coin au calme. Il s'éloigne des restaurants et avance, le nez sur son téléphone. S'égarant dans les couloirs, il finit par relever la tête et remarque toute une série de tableaux accrochés au mur. Son regard s'arrête brièvement sur plusieurs d'entre eux pour finalement apercevoir un renfoncement où quelques fauteuils ont été disposés. Il profite qu'il n'y ait personne pour s'asseoir dans l'un d'eux, les fesses au bord de l'assise, et reposer nerveusement les yeux sur l'écran noir où son visage sans joie se reflète. Mâchonner sa lèvre inférieure ne lui apporte aucun soulagement. Mieux vaut en finir rapidement. Il tapote l'écran et appuie sur Maman. D'une main fébrile, il approche le téléphone de son oreille alors que la tonalité résonne.

« Moshi moshi. »
« Salut maman. »
« Oh Seito ! Ca fait deux jours que j'essaie de te joindre ! Tu as un problème avec ton portable ? Comment vas-tu ? Comment se passe le voyage ? »
« Du calme maman, j'vais bien, j'suis pas mort. J'ai juste pas trouvé l'temps. On a un programme chargé, tu sais. »
« Mais raconte-moi, qu'est-ce que tu as fait aujourd'hui ? Comment as-tu trouvé ton voyage en avion ? Oh et tu as assez d'argent pour te nourrir correctement ? »
« Je... Ouais ouais, c'est bon. T'inquiète pas. L'avion était cool. Ç-ça m'a fait un peu bizarre au décollage mais après ça allait. C'était pas très long. Et euh... aujourd'hui, on est allé à une représentation de Kabuki. »
« J'espère que tu te comportes correctement. Que tu ne fais pas honte à tes professeurs et que tu... »
« Maman, pourquoi je fe... »
« Ne m'interromps pas Seito, tu te souviens de notre discussion concernant ce voyage. Il y avait des conditions, tu t'en rappelles. Le théâtre doit être joué sur une scène, pas à l'école, souviens-t-en. »

Sa main se crispe sur le téléphone alors qu'il se mord violemment la lèvre inférieure. Ladite conversation est gravée dans son esprit, comme une marque au fer rouge. Ne plus être un poids pour leur famille avait été le mot d'ordre. Terminées les frasques à l'école. Ce redoublement était sa dernière chance de prouver qu'il était un membre à part entière de cette famille. Ou tout du moins, c'est ainsi qu'il l'avait ressenti.

« Tu m'as bien compris Seito ? »
« O-oui, pas besoin de m'le répéter. J'suis pas idiot. »
« Alors prouve-le nous. Tant mieux si le voyage se passe bien. Tu as... - un grésillement se fait entendre – Oh ma puce, qu'est-ce que tu fais ? Je suis au téléphone Megumi, avec Seito. Tu veux lui parler ? Lui dire bonjour ? »

Sa respiration se coupe. La conversation n'aurait jamais dû durer aussi longtemps. Le voilà pris au piège et après ce rappel à l'ordre, il ne se voit pas raccrocher.

« Ouiiii ! Sei-tooo ! T'es où ? »
« Euh... à... à Tokyo. »
« C'est où ça Tokyo ? »
« C'est la capitale, regarde sur une carte. »
« Seito, sois plus gentil avec ta sœur. »
« Pourquoi t'es à la catipale ? »

Ses doigts massent ses yeux. Le dos penché, ses coudes se calent sur ses cuisses. Une sensation de brûlure dans la main, il peine à contenir son agacement.

« On dit capitale d'abord. Et j'y suis parce que c'est comme ça. »
«  Pourquoi c'est comme ça ? »
« Bon, redonne le téléphone à maman, j'vais devoir y'aller. »
« Mais moi j'ai fait des dessins. Un avec papa et maman dessus. Je vais te dessiner à la catipale. »
« Ca-PI-tale, t'es bouchée ou quoi ? »
« Seito, qu'est-ce que j'ai dit ! »
« Mais mam... »
« Dis au revoir à ton frère, Megumi. Un bon bain et au lit ma puce. »
« Au revoir Seito ! »
« Ouais... »
« Seito, je ne me répéterai pas. »
« Oh ça va, au revoir ! Voilà, t'es contente ? »
« On en reparlera. »
« Ouais, c'est ça, toujours parler... Ça m'intéresse pas, pourquoi tu lui as donné l'téléphone ? Elle sait même pas dire capitale. »
« Ça suffit Seito. Tu as raison. Comment ai-je pu croire que tu saurais te tenir ? »
« Q-quoi ? »
« J'arrive Megumi. Profite de tes derniers jours de vacances Seito. Une fois rentré, je veux un comportement et des notes exemplaires. Bonne nuit. »

Sa mère raccroche. Le silence est si soudain qu'il le laisse hagard. Les yeux dans le vague, il reste immobile pendant plusieurs longues secondes. Finalement, d'un geste lent, il baisse le bras et range son téléphone dans la poche de son jean. Il a envie de hurler et de s'encastrer la main dans le mur en face de lui. Et il se lève, déterminé à le faire.




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Mer 27 Oct 2021 - 15:39



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Le voyage n’a commencé que depuis seulement deux jours mais mon petit bout me manque un peu. Afin que je puisse participer au voyage Hanae le garde pour la semaine, pour son plus grand plaisir. Même si je lui fait parfaitement confiance pour s’occuper de lui, je n’y peux rien, j’ai besoin de l’appeler juste pour savoir comment il va. Un vrai papa poule. Sa petite voix qui traverse le téléphone me fait fondre. Heureusement que je me suis éloigné parce que, vous savez comme notre voix à tendance à changer lorsqu’on parle à un bambin. La virilité s’envole vers d’autres cieux.

Notre remise en couple n’est pas sans conséquences. A présent que les parents d’Hanae sont au courant, ils nous poussent à nous marier pour enfin officialiser notre relation comme il se doit. Le problème est que je n’ai premièrement pas envie de me marier, deuxièmement encore moins lorsqu’on me force la main, et troisièmement je ne suis même pas certain que notre couple soit dans une situation assez stable pour y penser de toute manière. Étonnamment, Hanae n’est plus aussi récalcitrante à cette idée qu’elle ne l’était auparavant. Je soupçonne que ce changement d’état d’esprit soit causé par son désir de me prouver que je n’ai plus rien à craindre et de retrouver l’approbation de son père. Une quatrième raison qui m’incite à reculer de la case mariage d’autant plus. Et puisque je suis l’homme et que nous sommes au Japon, c’est sur moi que repose toute la pression à présent. Mais je ne céderai pas.

Je raccroche dans un soupire et juste au moment où je m’apprête à rejoindre les étudiants, une voix familière me parvient. J’ai conscience qu’écouter les conversations des autres est incorrecte, mais le ton employé par Seito-kun fait écho à notre conversation de la dernière fois. C’est sans mal que je déduis qu’il parle à sa petite sœur. J’esquisse un sourire peiné à ses réponses. La pauvre a l’air de vouloir discuter avec lui malgré le fait qu’il la repousse constamment. Il s’y obstine mais elle ne lâche pas l’affaire. Plus tard elle lui reprochera de l’avoir toujours rejeté quand lui... Qu’avait Seito-kun contre sa sœur au juste ? Non, pas réellement sa sœur, mais plutôt les conséquences de sa présence... A l’entente du mot «contente», j’en déduisis qu’il devait parler à sa mère.

Je suis appuyé au mur adjacent du renfoncement où il est assis et me redresse. En se levant, Seito-kun me verra forcément. Et je ne doute pas qu’il n’appréciera pas le fait que j’ai happé sa conversation, mais étant donné l’huître à laquelle j’ai affaire... C’est en quelque sorte le seul moyen d’en apprendre plus sur son problème. Je ne peux effacer de mon esprit l’image de lui renversant toutes ces chaises les unes après les autres, ça m’est impossible. Seito-kun se lève et bien sûr, me croise.

« Désolé d’avoir entendu des bribes, je passais aussi un appel... »

Ce qui n’est qu’une partie de la vérité mais passons ce détail.

« Le spectacle de Kabuki t’as plu ? Je sais que certains ont trouvé ça un peu bizarre et ennuyant, le traditionnel a la vie dure ! Et oui j’entends vos petits chuchotements, pouvoir de prof. »

Je souris malicieusement à Seito-kun en espérant parvenir à quelque chose en débutant par une conversation lambda. Avec lui entamer un sujet aussi délicat de front ne reviendrait qu’à le braquer.

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Lun 1 Nov 2021 - 18:38
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Ses phalanges mordant avec aplomb la surface compacte, sa chair éclatant après plusieurs allers-retours, son sang marbrant ses doigts de veinures rouge carmin et, en toile de fond, ce feu qui embrase la moindre parcelle de son corps et qui l'accueille avec chaleur dans son âtre cendré. Des étincelles rougeoyantes comme des milliers de paillettes qui gravitent autour de lui, se collent à ses paupières et brouillent sa vue d'une colère grandissante. Il plonge dans ce brasier à corps perdu et se laisse bercer par les flammes, perfides tentatrices à la langue acérée. Les derniers mots de sa mère tourbillonnent dans les circonvolutions de la fumée qui noircit ses poumons. Qu'avait-elle voulu dire ? A effleurer la vérité, il craint la brûlure au troisième degré. Ainsi carbonisé, il ne serait alors plus qu'une enveloppe indolore. Un simple morceau de carton charbonneux que le vent prendra plaisir à effriter, effaçant une bonne fois pour toute son existence insignifiante. Il serre les poings si fort que ses ongles, bien que coupés court, s'enfoncent dans ses paumes. Bouillonne, fermente, bourdonne le sang que pompe son cœur et pulse dans ses veines. Vibre, frémit, gronde le gémissement coincé dans sa gorge. Surchauffe, enflamme, calcine ce cœur desséché.

Jusqu'à la douche froide. Seito manque de peu de rentrer dans cette masse sombre que la voix interpelle. Ses yeux papillonnent. Doucement, il refait surface. Et alors il déchante. Son regard incrédule se pose sur le professeur d'arts plastiques dont il ne saisit pas immédiatement les paroles. Quelques secondes à faire pâlir l'éternité avant que les pièces du puzzle s'imbriquent une à une et qu'il appréhende dans son entièreté l'horreur de la situation. Des bribes dit-il, ses sourcils se froncent et sa mâchoire se serre. Il ne soutient pas longtemps le regard du sensei. Très vite, le noir de ses pupilles cherche refuge sur la moquette du sol. Qu'a-t-il véritablement entendu ? Quelles conclusions a-t-il pu en tirer ? A-t-il fait le rapprochement avec l'incident de janvier ? A mesure que les questions pleuvent, il se referme. Une couche après l'autre, il regrette la chaleur qui l'irradiait quelques instants plus tôt. Il veut retrouver le cocon protecteur de cette haine méticuleusement nourrie. Mais le professeur ne lui en laisse pas la possibilité. Pire, il use de moyens détournés pour l'atteindre. L'adolescent relève la tête, le sujet lui parle et lui insuffle la volonté de répondre, quand bien même il se doute que c'est un piège.

« Oui, pas foutu d'apprécier la culture japonaise à sa juste valeur. Une bande d'ignares ceux qu'on dit ça, si vous voulez mon avis. » répond-il d'un ton tranchant où transpire sa colère soudainement refoulée.

Il lève les yeux au ciel et tente de se calmer en se raccrochant au sourire de Mitsuki. Mais son  animosité vient entacher jusqu'à ces éclats de joie. Sa lèvre, déjà martyrisée pendant l'appel, absorbe à nouveau ses pulsions meurtrières alors que ses yeux retrouvent le réconfort de la gravité. Une bonne chose finalement que le professeur soit arrivé à ce moment précis. Il se sent capable d'une terrible bévue. Ses mains tremblent, il s'empresse de les fourrer dans ses poches. Tiraillé entre un désir de s'enfuir et la conviction que ce membre du corps enseignant est actuellement le seul à pouvoir le canaliser.




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Mer 3 Nov 2021 - 0:33



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Un volcan depuis des millénaires endormi, calme, sa chambre magmatique se gavant de lave ardente à l’abri des regards. Jusqu’à ce que la pression soit trop forte, que la chambre doive se rompre, que la cheminée s’embrase et souffle les premières fumées cendrées annonçant le déluge de flammes. Telle est l’image qui se calque sur le lycéen devant moi lorsque je l’observe se débattre avec ses propres émotions. La première étincelle incandescente traverse le cratère et les gouttelettes m’éclaboussent quand Mori-kun me répond.

Je sens leur morsures. D’un coup elle m’apparaissent sous la forme des griffes d’un petit chat s’agrippant à mes vêtements dans l’espoir d’atteindre un lieu plus sécurisé où il pourrait se lover sans jamais qu’on ne le repose au sol. Un lieu où il pourrait miauler son mécontentement sans qu’on ne lui en tienne rigueur. Quand ce genre de métaphore prennent vie dans mon esprit, la raison pour laquelle on affuble les artistes de divers surnoms fantaisistes me revient et me paraît d’un coup moins ridicule. Je préfère néanmoins avoir à calmer un petit chat en manque de repère qu’un volcan enragé à coup de boules de béton déversées dans son gosier.

« Hm moui... Ou des jeunes manquant de recule, en grandissant on change de point de vue sur ce qui nous paraissait ennuyant à mourir auparavant. »

Je le sais assez intelligent pour comprendre que le message s’adresse autant à ses petits camarades qu’à lui-même. Et assez également pour comprendre que c’est tout à fait volontaire de ma part. Mes yeux quittent sa personne pour se tourner vers un distributeur automatique présent dans le couloir, toujours là où il faut pour le consommateur.

« Tu veux boire quelque chose ? Je sens que ça te ferais du bien. Ramune ? »

C’est la première fois que j’ai peur de réveiller un volcan en pleine phase d’endormissement. Je me revois me faufiler dans la chambre de Chiaki, encore tout bébé, afin de m’assurer qu’il dort toujours, craignant que mon arrivée ne brise ses doux rêves et que je me proclame pire père de l’année. Je me rapproche du distributeur et choisi le goût litchi, espérant que Mori-kun n’en aura pas profiter pour me faire faux bonds en cavalant sur les quelques mètres qui le séparent de ses amis.

« Tu as déjà été à Tokyo avant ? »

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Jeu 11 Nov 2021 - 23:31
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Sous ses yeux, le piège se déploie. L'adolescent n'est pas dupe et il comprend. Il n'est pas question de lycéens ou d'étudiants ; il est question de lui, de son point de vue, de son évolution. Ou plutôt de son échec à passer outre. De nouveau il serre les dents et déglutit. Grandir ne réglera pas le problème, il ne fera que l'empirer. La Chose sait déjà marcher et parler, il est trop tard pour désamorcer l'inévitable. L'expliquer ne résoudrait rien. Des années qu'il s'échine à démontrer l'ampleur des dégâts, la fatalité de cette vie qu'on lui a imposé et le vide qui lui a répondu de son entière attraction. L'ennui n'a aucun rapport avec le problème, mourir par contre est un mot qu'il connaît bien. La noirceur de ses pensées est à l'image de ce verbe dont l'évocation effraie habituellement. Combien de fois a-t-il contemplé cette éventualité avant de se ressaisir, il ne saurait le dire. Pour, à chaque fois, retourner cette conclusion morbide sur cet être qu'il exècre. Ses yeux se posent brièvement sur le professeur. Que cherche-t-il à accomplir ici ? Fait-il de la peine à ce point pour que cet adulte, par deux fois, s'intéresse à sa personne et creuse là où jamais personne n'a creusé ? Et lui, comment doit-il réagir à ces intrusions répétées ? Un faible espoir d'être entendu, à défaut d'être compris, le maintient aux aguets autant qu'il lui donne envie de prendre ses jambes à son cou. La demande le surprend plus qu'elle ne devrait. Il répond trop vite, sans réfléchir un instant :

« C'est que je v- »

Mais s'arrête tout aussi rapidement. Je voulais déguerpir d'ici et me faire mal au point de ne plus rien sentir, de ne plus penser, de ne plus exister l'espace d'une seconde pour que, la seconde d'après, la douleur fasse éclater au grand jour la vie qui pulse dans mes veines à chaque battement de mon cœur. Je voulais m'enfuir très loin, aussi loin que mes pas me portent et me perdre dans la ville, qu'elle me mâche et me recrache jusqu'à n'être plus qu'une pluie de confettis éparpillés au sol. Je voulais être le seul, l'unique être qui vaille la peine et ne jamais contempler cette lente fanaison qui pourrit ma relation avec ceux qui m'ont enfanté, ceux que je vénérais, ceux qui, hier encore, m'appelaient leur trésor. Ce laïus meurt entre ses lèvres. La colère a disparu, il ne reste plus que des cendres froides que la tristesse arrose.

« D'accord. » prononce-t-il tout bas, un léger trémolo dans la voix.

Il acquiesce de la tête au choix de la boisson. Tant qu'il y a du sucre, le choix lui importe peu à vrai dire. Détaillant le sensei de dos, Seito ne peut s'empêcher de se demander pourquoi une telle gentillesse. Les bras ballants, il attend comme un enfant la boisson promise. Une nouvelle question passe le rideau de son intimité. Il ne se sent plus d'attaque à s'emporter, tout du moins pas dans l'immédiat. D'un ton qu'il souhaite indifférent, il déclare :

« Une ou deux fois, quand j'étais petit. C'était y'a longtemps, j'm'en souviens à peine. »

Trois fois rien, des souvenirs que le temps a effacé. Il s'empare de la bouteille de limonade que le professeur lui tend et, s'étant peu écarté des fauteuils, il se rassoit dans celui des tourments. Le bouchon cède, le gaz s'échappe. La première gorgée lui pique la langue, la deuxième étanche sa soif. Le sucre l'a toujours apaisé, sans qu'il sache trop pourquoi. Il soupire, les deux mains tenant la bouteille fermement. Après un trop long silence, il relève la tête sans pour autant regarder directement le sensei. Crever l'abcès est l'unique solution qui s'offre à lui.

« Vous avez entendu quoi au juste ? » demande-t-il de but en blanc.




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Dim 12 Déc 2021 - 22:23



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Sa voix tremblotante a l’effet d’un petit pique au cœur. Ma pièce glisse dans l’interstice et le mécanisme bruyant de la machine meuble le silence. J’en prends une deuxième pour moi et la lui tends, sourire bienveillant aux lèvres. A sa réponse je me fais la réflexion de mieux travailler mes phrases d’approche, sous peine de me prendre un vent la prochaine fois. Dans un hochement de tête, un fauteuil à une place d’écart de Mori-kun m’accueille. M’intéresser à lui tout en respectant son espace s’avère difficile. Plusieurs fois je me suis demandé si j’étais à même de l’aider d’une quelconque manière. Présent juste à un mètre de lui, cette question a retrouvé la force de me tirailler. Elle réfute chacune de mes réponses d’un revers, peu convaincue et insatisfaite d’être emprisonnée à l’intérieur d’un esprit naïf.

Temps mort. J’ouvre ma bouteille et observe la bille transparente, coincée à l’intérieure dans la partie supérieure. J’imite mon élève en buvant une gorgée. Nous sommes au moins d’accord sur le fait que la boisson remplie parfaitement son rôle de diversion. Il faudra pourtant bien aborder un autre sujet lorsque l’air viendra à nous manquer. Mori-kun est plus rapide que moi pour briser la glace, surprenant. Sa question en revanche m’étonne moins.  

« Hm... A partir du moment où tu parlais de capitale avec ... Elle. »

J’ignore par quel instinct, un triangle rouge m’est apparu juste derrière un mot plus précis. Je n’ai pas de soeur, m’avait-il dit ce jour-là. Comme la dernière fois, je ne passerai pas par quatre chemins. Jusqu’à maintenant, c’est qui me réussie le mieux, entre autre.

« J’ai l’impression qu’entre ta mère et toi c’est assez tendu. Vos problèmes familiaux ne me regardent pas en tant que prof, sauf quand ils peuvent agir sur tes résultats scolaires... »

Qu’un élève comme lui ait fini par redoubler m’a laissé bouche bée. Impossible de croire au fait que cela soit uniquement dû à un manque de travail ou au stress.

« Ça c’est en théorie, notes ou pas j’aurais été quand même là à boire cette Ramune trop sucrée avec toi. Tu ne veux pas vider ton sac ? Ça soulage, promis je ne relèverai pas les mots fleuris. »

Je me rappelle que je n’aime pas spécialement les boissons gazeuses, j’ai juste pris la première chose qui m’a sauté aux yeux pour qu’il ne s’enfuit pas.

« Tu te demandes peut-être pourquoi j’insiste... Parce que quand j’étais élève comme toi, j’aurais aimé qu’un prof prenne le temps de voir que je n’allais pas bien... »

L’idée de faire partie de ces professeurs cachés derrière leurs œillères devant le fait accompli m’horripile. On ne peut pas tout ignorer bien que faire l’impasse sur certaines choses est nécessaire à notre santé mentale.

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Dim 19 Déc 2021 - 0:23
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Seito grimace à la mention de la Chose. Ses doigts se crispent sur la bouteille qu'il tient entre les mains, si fort que ses phalanges blanchissent. En allant droit au but, il savait que le sujet serait mis sur le tapis mais il ne peut s'empêcher d'être copieusement agacé. Il est tout de même surpris par l'emploi du pronom et le trouble se reflète sur son visage. Plutôt que de regarder le professeur, il se concentre sur sa boisson. Ne sachant pas quoi répondre, il laisse toute la place nécessaire au sensei de poursuivre et il lui en coûte. Car la suite est loin d'être reluisante. Parler de sa mère le crispe d'avantage, il ferme momentanément les yeux. La magie éphémère du voyage scolaire vole aux éclats et révèle la laideur de la réalité. Un garçon de dix-sept pas bien dans sa tête, pas bien dans son corps, moyen en tout qui, par miracle, est encore vivant et parasite de sa présence détestable la vie des autres. Ses épaules s'affaissent. Il rouvre lentement les paupières et soupire. L'impression tenace d'être le cobaye d'une expérience sentimentaliste le tenaille au point qu'il paraît presque blasé en demandant :

« Pourquoi ? Vous dites ça comme si vous aviez vécu un truc similaire. »

Le professeur semble impliquer que dans sa jeunesse le ciel n'était pas au beau fixe non plus. C'est idiot mais il a bien du mal à se projeter sur un possible miroir entre le sensei et lui. Bien qu'il se souvienne avec clarté la mention d'un démarrage chaotique avec son frère. Alors qu'il en est à des années gâchées de colère non digérée.

« J'dis pas que j'suis spécial, c'est vraiment pas l'cas. C'est juste que j'vous vois pas galérer comme moi je galère. » précise-t-il en fronçant les sourcils.

Il devrait se montrer plus formel vis-à-vis de l'enseignant mais il n'en trouve pas la force. Son cerveau a été vidé par cette échange compliqué et il est las de lutter. Le foyer, encore chaud, s'est tari. Les cendres froides retombent mollement sur sa silhouette frêle et menacent à chaque instant de l'ensevelir. Jurer ne lui vient même pas à l'esprit alors que quelques minutes à peine il était prêt à s'encastrer la main dans la surface la plus dure possible. Ce calme est si violent que même le sucre ne saurait contrer les effets néfastes d'une telle mise en abyme. A sa respiration, on peut percevoir la difficulté qu'il rencontre à rassembler ses pensées éparses. Pourtant, c'est d'un naturel presque déroutant qu'il déclare :

« Je crois que c'est trop tard. J'ai franchi le point de non-retour. »

Il marque de nouveau un blanc. Cet aveu est si terrible qu'il déglutit difficilement. D'un coup de talon rapide il ôte ses chaussures pour caler ses pieds sur le fauteuil, les cuisses contre son torse qu'il enserre de ses bras. Le japonais se sent soudain très petit et terriblement fragile. Il essuie rageusement la buée qui lui floute la vision et parvient à compléter :

« Parler n'a jamais aidé en rien, je vois pas comment ça pourrait être le cas maintenant. Et comme vous l'avez dit, vous avez sûrement mieux à faire que vous soucier d'un branleur comme moi. » Il met sa main devant sa bouche et marmonne en inclinant la tête pour s'excuser : « Pardon... un paresseux. »

On pourrait croire qu'il est dur envers lui-même mais il a pleinement conscience d'avoir papillonné avant ses examens. D'avoir nagé à contre-courant pendant trop longtemps, jusqu'à en être complètement lessivé. Ses convictions ont beau avoir été taillées dans la roche, l'eau ne les érode pas moins. Le processus semble même s'être accéléré depuis qu'il est à Kobe.




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Mer 22 Déc 2021 - 21:42



♫ La personne que tu étais me manque ♫
La torsion de ses muscles faciaux et le bruit de ses doigts sur sa bouteille ne trompent pas. J’ai eu raison de taire le mot sœur ou il se serait peut-être bien levé de son fauteuil par pur réflexe de répulsion. Mori-kun est tellement traversé par des émotions différentes que si moi je ne parviens pas à le lire, je doute qu’il y parvienne lui-même. J’aimerais tellement réussir à lui faire mettre des mots sur ce qui ne va pas. Je sais comme les ruminations finissent par nous ronger, dans le pire des cas, causer des nécroses qui ne guériront jamais.

Sa remarque me laisse pensif, est-ce qu’il sous-entend d’office que je ne sais pas de quoi je parle, ou est-ce vraiment une question. Il me perturbe avec cet air blasé mais heureusement, clarifie assez vite sa pensée. C’est vrai que je ne donne pas l’impression d’avoir souffert et pourtant, il m’arrive encore de me plonger dans mes pensées peu reluisantes. Cela arrive souvent lorsque plus personne ne peut en être témoin, que le rideau tombe et que la lumière s’éteint. La chaleur de mon lit n’est pas toujours aussi agréable et paisible que l’on peut l’imaginer.

« C’est sûr que là comme ça je n’en donne pas l’air, mais j’ai eu mon lot de problèmes, existentiels. »

C’est encore bien peu pour le convaincre, j’en ai bien conscience. Entendre un adolescent, encore si jeune, affirmer avoir déjà franchit le point de non-retour me rend triste. On ne finit jamais d’évoluer, encore moins à cet âge. Mon estomac se sert d’autant plus à mesure que ses genoux se rapprochent du sien, comme pour le protéger. Et ses yeux qui menacent de céder face au ras de marée salé qu’ils retiennent. Je hoche la tête lorsqu’il s’excuse, j’ai bien dis que je passerai les mots fleuris.

« Tu n’as rien d’un paresseux, on a tous des hauts et des bas, un échec n’est pas une fatalité, ça fait mal, on se sent nul mais on se relève pour mieux faire. Dans dix ans tu ne penseras même plus à cet examen loupé. »

J’ai envie de le prendre dans mes bras comme je le fais avec Asahi quand il est triste.

« Je n’ai rien de mieux à faire qu’être là. Parler n’aide pas quand on s’adresse à des personnes qui ne sont pas à l’écoute, c’est vrai. Mais je le suis, et pas parce que je suis prof ou parce que je veux me prouver que je peux t’aider. La vérité c’est que je ne sais même pas si je peux. J’en ai juste envie parce que je n’aime pas te voir aller mal, c’est aussi simple que ça. Si tu me voyais mal en point, je suis sûr que tu ferais pareil. »

Je m’adosse contre le fauteuil, prend du recul, de quoi le laisser respirer. Etant donné notre échange de la dernière fois, je n’opte pas pour lui raconter mon vécu. Tout ce que je veux, c’est qu’il comprenne que je souhaite être là pour lui autant qu’il m’est possible de l’être.

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Mar 28 Déc 2021 - 16:35
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Était-il obligé de préciser la nature de ses problèmes ? A mettre une étiquette dessus, Seito ne peut s'empêcher de trouver le tout ridicule. Les adultes trouvent toujours le moyen de tourner en dérision les maux des plus jeunes. Sans même s'en rendre compte parfois. Cet adjectif, une fois ajouté, sonne faux. Comme s'il est impensable qu'un adolescent puisse faire face à des interrogations sur son existence. Pire encore, qu'il est hautement improbable qu'un adolescent ne survive pas à l'absence de réponse satisfaisante. Il ne voit pas ça comme un challenge mais un affront. Tous ces adultes qui se targuent d'avoir survécu jusque là, sans avoir vraiment expérimenté le chaos généralisé de son propre mal-être. A rire au nez de ses enfantillages et à la barbe de ses caprices. Sans chercher à véritablement comprendre le pourquoi de son aigreur. Le japonais relève légèrement la tête et dévisage le professeur, sceptique.

« Ça devient une fatalité quand les deux mains suffisent plus pour compter les échecs. » répond-il sur la défensive.

Les actions individuelles s'effaceront mais leur but survivra à l'épreuve du temps. Et le sentiment général ira alors au-delà de simplement se sentir nul. Quand bien même il se serait relevé après chaque épreuve. Rien ne saurait stopper cette vague corrosive qui le détruit à petit feu. L'idée d'un possible antidote est un mirage, une illusion qu'il se garde bien de maintenir. Car alors les risques d'un anéantissement total seraient trop importants pour être ignorés. En premier lieu, le discours du sensei est éculé. Ses parents étaient soit-disant là pour lui, eux aussi. La bonne blague. Il se referme comme une huître, le menton contre les genoux. Jusqu'à la dernière phrase qui fait voler ses certitudes en éclats. Ses yeux écarquillés se braquent sur le professeur comme des projecteurs.

Interloqué, sa bouche s'entrouvre mais aucun son n'en sort. Comment diable sait-il une chose pareille ? Seito a beau être une girouette, il n'en reste pas moins une âme dévouée si les gens le méritent. Alors oui, il n'est pas avare de son aide quand il peut l'offrir. Et même si l'aide devait être donnée à un professeur, et qu'il se prendrait sûrement de nombreux quolibets pour cela, il la donnerait avec plaisir. Sans aucune arrière-pensée à part celle de servir à quelque chose. Quelle merveilleuse sensation que de se sentir utile. Son regard dérive lentement sur le sol alors que son cerveau l'inonde d'ordres impérieux sur la marche à suivre. Seito ferme les yeux, le visage soudain grave. Sa plus grande qualité a le tranchant d'une lame de rasoir. L'honnêteté coupe dans le silence comme un katana affûté dans une rangée de bambous. Net et précis, tel est le ton qu'il emploie pour demander :

« Et si j'vous disais que je la déteste tellement que j'ai eu envie qu'elle crève, vous voudriez encore m'aider ? »

Ses paupières s'ouvrent pour admirer le spectacle. Il va de soi que la première expression qui se dessinera sur le visage du professeur déterminera le reste de leurs échanges.




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Mer 19 Jan 2022 - 1:10



♫ La personne que tu étais me manque ♫

Hmm, est-ce que nos possibilités d’échec ne dépendent que du nombre de doigts que la nature a bien voulu nous donner ? Alors la vie est bien plus longue que ce qu’un être humain peut en assumer. Mes mots le surprennent sans que je ne comprenne pourquoi. Qu’avais-je dis de si étonnant à ses yeux ? Il m’a semblé que c’est ma dernière phrase qui lui a fait relever la tête. Eh bien oui, j’ai pu voir qu’il se souciait de ses camarades en cours.

Quand il en aide un qui n’a pas pu tout noter, en lui passant sa feuille ou en soufflant l’avant dernière phrase. Quand il chuchote une réponse que l’autre ignore, alors interrogé. C’est peu dit comme ça, mais la salle des professeurs ne sert pas qu’à s’égosiller sur le dos des perturbateurs. Petites remarques misent bout à l’autre, un portrait se dessine, celui d’un garçon qui va vers les autres mais qui, pour une raison inconnue, peine à recevoir la même chose en retour. Ma bienveillance à son égard ne s’effondre pas au poids de ses mots lourds de sens.  

« Oui. »

Davantage à présent qu’il livre le fond de sa pensée.

« Parce que sans elle tout irait bien, on ne ferait pas attention à toi uniquement pour te faire des reproches ou te rabaisser, tu n’aurais pas l’impression de ne pas avoir ta place dans le cercle ou même qu’on t’en rejette, d’être le problème qu’on cherche à écarter, celui qui fait tâche sur la photo de famille, tu pourrais espérer te sentir accepter. »

Le parallèle entre nos vies n’a pas été difficile à dresser. Ce désir qui prend aux tripes de vouloir voir disparaître la source de nos souffrances, s’il fait naître un sentiment de honte qui nous torture, n’en reste pas moins humain. Je me souviens encore de ce soulagement qui s’était insinué dans mes veines alors qu’il annonçait à la classe qu’il allait déménager. Ses copains qui pleuraient son départ et moi qui m’en réjouissais intérieurement.

Cependant, Mori-kun n’a pas l’espoir de la voir s’en aller avant qu’elle n’ait terminé ses études et trouver sa paire d’ailes. C’est à ce moment que les lignes de nos vies s’éloignent et quittent les rails qui ne se croisent jamais.

« Tu veux m’en dire plus ? »

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Sam 29 Jan 2022 - 22:56
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Trois petites lettres qui explosent dans sa face sans prévenir. Ses lèvres s'entrouvrent, très légèrement, tandis que ses sourcils se soulèvent et que ses yeux s'agrandissent. Il ne voit pas de dégoût dans les yeux de son professeur. Aucun mouvement de recul ne vient parasiter son champ de vision. Pas une once de dédain dans les paroles qui suivent. A mesure que l'adulte décrit la situation, sa mâchoire cède progressivement. Sa respiration devient difficile, ses inspirations plus bruyantes et le souffle relâché plus haché. Ses iris tremblent en observant silencieusement cette bouche d'où sortent les pires vérités. Les mots le projettent dans un état second tandis qu'une bouffée d'anxiété lui étreint le cœur. Ou serait-ce la lame du couteau qui remue dans sa plaie béante.

« C'est pas une impression. » lâche-t-il, les yeux dans le vide.

Seito ferme momentanément les yeux pour contenir le raz-de-marée qui déborde dans sa poitrine. Le navire prend l'eau, les frontières entre réalité et ressenti se brouillent. Les dires du professeur se mélangent à ceux de ses parents, auxquels se rajoutent sa propre vision des choses. En résulte un trop-plein qui lui donne presque la nausée. Pourquoi en dire plus quand tout a déjà été dit ? A moins que l'enseignant souhaite qu'il poursuive la liste. Donnant-donnant. Il rouvre les yeux et les laisse vaquer sur le décor. Après avoir observé une longue minute de silence supplémentaire, il tranche dedans sans prévenir :

« Être un fardeau quotidien, n'apporter que du déshonneur et de la détresse, se contenter de soi-même, se manger toujours les mêmes remarques, subir les comparaisons débiles, les félicitations alors qu'elle galère à parler, être placé en dernier dans leur liste de priorité... »

Sa main tremble quand il porte la bouteille à sa bouche. Le temps d'une pause gazeuse avant de reprendre sur le même ton monotone :

« ...Devoir endosser un rôle dont t'as jamais voulu, encaisser les reproches sur ton manque de maturité, ton absence du sens du devoir, ta mauvaise volonté face aux responsabilités dont t'es pas responsable, se prendre la tête après chaque mot déplacé, être pris dans une spirale de l'enfer et tourner, tourner, tourner... »

Sa voix s'amenuise à mesure qu'il répète le même verbe. Tourner jusqu'à se perdre dans un dédale de pensées sombres, jusqu'à s'en vriller le cerveau. Ses mâchoires se contractent, sa voix se durcit :

« ILS l'ont voulu, pas moi. ILS assument, pas moi. »

La bouteille, de nouveau calée entre ses deux mains, subit une pression soudaine où s'exprime la contrariété qu'induit ses affirmations. L'envie d'écraser le verre contre le distributeur et d'éventrer à l'aide d'un tesson les fauteuils sur lesquels ils sont assis jaillit et lui paraît, l'ombre d'un instant, légitime.




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Lun 31 Jan 2022 - 19:04



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Au fil de mes mots j’ai le sentiment de lui avoir ouvert le cœur pour en sortir une partie de ce qui cause sa douleur, et ce sans anesthésie. Comme s’ils s’étaient transformés en marteau-piqueur creusant la terre jusqu’à atteindre l’os, en passant par ses poumons qui se démènent à mener l’oxygène à bon port tout en sachant qu’il n’y a plus rien à faire.

« Respire Mori-kun, expire doucement... »

Je me sens coupable d’avoir creusé jusqu’à la nappe dont l’eau s’immisce dans ses alvéoles pour le noyer. Mais d’une certaine façon, ce choc le fait de nouveau se débattre plutôt que de se laisser couler. C’est peut-être un mal nécessaire finalement. Comment être sauvé si on ne fait pas remarquer qu’on en a besoin, qu’on est là, qu’on attend juste qu’une bouée veuille bien nous approcher sans se dégonfler sous la pression.

Même si je ne connais pas toute l’histoire et le contexte, une part de moi est en colère contre ses parents. Être exigeant envers son enfant est une chose, lui détruire son estime de soi en est une autre. Mes phalanges deviennent blanche à mesure qu’il me décrit son calvaire. Il faut cependant que je garde les idées claires, que je prenne un peu de recul.

Je comprends à quel point la naissance de sa sœur l’affecte parce qu’il y a perdu l’attention dont il jouissait auparavant. Cependant, Mori-kun semble aussi avoir un problème avec le partage, qui découle directement du comportement de ses parents vis-à-vis de lui mais, le sien est plus exacerbé, plus radical. Il veut tout, comme avant, comme lorsqu’elle n’existait pas et n’était pas même un projet. Et cela, c’est impossible. Tant qu’il continuera à espérer ce retour dans le temps, jamais il ne pourra avancer.

C’est ce que ses parents doivent prendre pour de l’immaturité. Espérer l’impossible, frapper du poing pour l’obtenir tout en sachant qu’il n’y a aucun espoir que le vœu se réalise. Sa sœur est là, et bien là, et elle le restera. Mais ils ont un fils, il est là, et il ne faut pas l’oublier. Et maintenant quoi Gareth ? Qu’est-ce que tu comptes dire à cet enfant qui s’accroche à toi, alors que tu n’es qu’un piètre nageur qui espère avoir assez de forces pour deux ? Je l’ai voulu, pas lui. Je dois assumer, pas lui.

« Je comprends que tu n’acceptes pas ce changement dans ta vie que tu n’as pas demandé. Parfois on se demande même pourquoi on est venu au monde alors qu’on ne l’a pas demandé... Enfin, petit ça m’arrivait souvent de me poser cette question... Mais on là, qu’on le veuille ou non... Comment on s’en sort avec ça... »

Je prends une gorgée, elle me paraît acide. J’espère qu’il me pardonnera de prendre le temps de peser mes mots. Mes dents martyrisent ma lèvre inférieure, telle une menace : trouve une réponse ou sinon...

« Tes parents en ont attendu trop de toi, comme s’il était évident que tu allais sauter de joie à la nouvelle. Ils ne sont jamais posés pour te demander ce que tu ressentais, ils n’imaginent pas être responsable de ce déchirement, c’est leur erreur... Ne jamais t’avoir assuré qu’ils t’aimeront toujours autant, parce qu’on a beau dire on a besoin de l’entendre, quand on est jeune ce n’est pas une évidence. »

J’adore mon petit-frère, mais j’ai moi aussi craint de passer au second plan à sa naissance, comme n’importe quel aîné. Cette partie était la moins difficile. J’ai presque peur d’aborder la plus délicate mais il le faut. Cette spirale intérieure, c’est lui qui doit la briser avant de pouvoir espérer quoi que ce soit. Je ne peux que lui tendre le marteau qui l’y aidera, à lui de le saisir.

« Ce que je vais te dire maintenant ne va peut-être pas te plaire mais, essaie de garder à l’esprit que je le dis pour toi, pour essayer de t’aider, je ne te juge pas... Tu te fais du mal en priant pour retrouver ta situation initiale Mori-kun... C’est à tes parents d’ouvrir les yeux sur ton mal-être, mais ta sœur, plutôt que juste la voir comme celle qui t’as tout pris, pourquoi ne pas tenter de la voir comme celle qui peut aussi tout te rendre ? »

J’inspire et passe ma langue sur mes lèvres sèches.

« S’il y a une personne qui ne te juge pas dans ta famille, c’est elle. Tous les deux vous avez un point commun, vous n’avez rien demandé. En la rejetant sans prendre le temps de passer juste un petit moment avec elle, tu reproduis le schéma de tes parents... Tu leur en veux parce qu’ils l’ont mis au monde, elle t’en voudra parce qu’elle n’a pas demandé à être ta sœur. Essaie, juste pour toi, ton propre bien-être, de ne plus nourrir cette colère envers elle, d’apprendre à la connaître. Tu verras que si ça marche, tes parents, par effet d’entraînement, ouvriront une petite brèche, ne verront plus juste un fils capricieux, puisqu’il ne comprennent pas ton rejet et sont aveugles. A ce moment-là, tu pourras t’y infiltrer et engager le dialogue en espérant qu’ils comprennent le mal que leurs mots te font... »

Ce ne serait que toucher à la surface du problème mais un grand pas en avant de fait.

« Et s’ils n’ouvrent pas les yeux malgré cet effort... C’est qu’il leur faudra un avis extérieur pour les y forcer. »

Je cherche son regard et lui sourit. Ce n’est pas pour rien que les professeurs sont amenés à rendre visite aux parents d’élèves. Si je peux lui servir de voix alors je m’y engage.

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Lun 7 Fév 2022 - 22:37
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Inspirer profondément l'air par les narines, le sentir glisser dans sa trachée, gonfler ses poumons, les pensées aussi flottantes que ses côtes. Puis expirer sans ménagement cet air vicié, visualiser son trajet retour jusqu'à exhaler ce souffle échauffé, à l'image de ce dégoût que la conversation lui inspire. A ce stade, nier les faits serait inutile voire saugrenu. La détresse qu'il ressent lui noue la gorge et l'empêche de proférer plus d'évidences. Tokyo n'est apparemment pas assez éloigné pour qu'il se sente en sécurité. Il lui faudra retenter l'expérience en ajoutant quelques centaines de kilomètres. La distance ne suffit pas à couper ces fils qui relient chacun de ses membres. Plus il tire dessus, plus il confirme la présence du marionnettiste. Et plus il s'insurge de cette captivité qui obscurcit son jugement. Il ne doit pas céder à ce nouvel assaut de sentiments exacerbés. Il en va de sa survie et de sa crédibilité face à son interlocuteur. D'autant qu'après un silence pesant, où il se pourrait bien qu'il ait pesé le pour et le contre, le professeur devient très loquace. Seito ne le regarde pas. Les yeux rivés sur la moquette, il préfère se taire. Les trémolos de sa voix briseraient l'illusion de sa nonchalance.

Ah tiens, de nouveau cet écho entre leurs deux âmes. Il ne l'attrape pas au vol, ne rebondit pas dessus pour l'amplifier, bien au contraire. La question prend de la place, se répercute dans sa boîte crânienne au point qu'il se recroqueville un peu plus dans son fauteuil et enfonce sa tête entre ses mains. Il mentirait s'il disait qu'il n'avait jamais pensé en finir. Des nuits blanches à broyer du noir. Ne plus être lui est apparu comme la solution adéquate à de multiples reprises. Mais ses errements ont toujours été freinés par sa lâcheté. Atteindre à sa vie semble facile quand on y réfléchit mais, au moment de passer à l'acte, la peur, l'appréhension, la douleur refont surface et soudain l'envie de vivre est plus forte. Elle prend le pas sur la tristesse qui étreint les cœurs esseulés et insuffle une petite dose de confiance. De quoi se remettre sur pied le temps de réaliser que l'issue était la fin. Commettre l'irréparable puis le néant, salvateur mais terriblement effrayant. Comme le sensei le dit si bien, simplement être. Sans s'embarrasser de comprendre le pourquoi d'une telle fantaisie et ne surtout pas imaginer qu'il a été désiré car alors il n'aurait que plus de ressentiment.

Ses veines sont déjà par trop empoisonnées. Le venin s'infiltre dans son cœur, pourrit la moindre de ses réflexions. Le sensei ne s'imagine pas à quel point il a tort. Des questions, ils s'en sont posés. Mais les réponses leur ont déplu et leurs interrogations sont venues remettre en doute son existence-même. Il n'a pas été des plus aimables pour cracher ses vérités. Il n'a pas mâché ses mots pour leur montrer son mécontentement. Il ne s'est pas fait prier pour s'emporter dans des colères noires face au peu d'attention qu'il recevait face à la Chose. Ses dents mordent profondément dans la chair de sa lèvre. De l'amour ? Qu'est-ce donc que cette supercherie ? Sans doute un mirage pour faire passer la pilule sur les erreurs des parents. Depuis quand sa mère ne l'a-t-il pas pris dans ses bras ? Cela fait si longtemps qu'il ne se souvient même plus de la sensation. Pas étonnant que les contacts l'effraient. Il ne sait plus faire, il a oublié. Contre toute attente, Seito laisse échapper un rire. Aucune joie n'y transparaît, le rire est jaune. La salive dans sa bouche a un goût métallique.

Et il n'est pas au bout de ses peines. Alors qu'il se dit avoir peut-être trouvé un adulte plein de bon sens, le couperet ne tarde pas à tomber. S'il avait envie d'entendre des choses déplaisantes, il aurait pu rester au téléphone avec sa mère et la Chose ; il se serait évité le partage de sentiments dégoulinants et détestables. Sa faiblesse le dégoûte. La tête toujours enfoncée entre ses épaules, il fronce les sourcils. Il a toujours détesté qu'on lui dise quoi faire. Et le conseil que lui donne le sensei est inacceptable. Un affront, pire une atteinte à sa personne ! Ses doigts se crispent violemment sur la bouteille de limonade. Il ose continuer à parler ? À PARLER D'ELLE EN BIEN ? Son sang ne fait qu'un tour. Seito se lève subitement. L'immobilité n'a jamais été son fort et, devant tant d'idioties, il ne peut que se montrer outré. Il se voit hurler sur le professeur. Lui crier ses quatre vérités et l'inviter, sa gentillesse et lui, séance tenante à déguerpir tandis qu'il délivrera sa colère peu importe comment. Sauf que le peu de satisfaction qu'il en tirerait serait annihilé par une montagne de problèmes qu'il n'a pas la force de gravir. Seito jette violemment la bouteille de limonade dans la poubelle à côté du distributeur. Ses yeux lancent des éclairs, il les braque sur le professeur. La dernière phrase a beau être conçue pour désamorcer sa fureur, c'est à peine s'il l'entend.

« Vous... Vous... » est le seul mot qui parvient à franchir la barrière de ses lèvres.

S'il s'élance, il craint de fauter et de ne jamais pouvoir s'arrêter. Le professeur ne passera pas outre ses propos fleuris s'il en vient à l'attaquer frontalement. Le visage déformé par l'ahurissement, son corps bouillonne. Il est allé trop loin. Ce raisonnement logique l'effraie. La lave qu'il avait contenu jusqu'à présent palpite sous sa chair cramoisie. Le lycéen abandonne toute tentative de retenue. Son cœur, au bord de la rupture, tambourine contre ses tempes et assourdit le discours qu'il tient :

« C'est quoi que vous avez pas compris dans 'je la déteste' ? J'veux même pas en entendre parler, j'veux pas qu'vous en parliez, j'veux pas qu'elle vous intéresse. Elle est rien, elle est pas là en c'moment, elle existe que si on parle d'elle. Alors on arrête. TOUT DE SUITE. J'ai rien en commun avec elle. Mes parents, ça compte pas. Ça sert à rien d'essayer de trouver des trucs qui f'raient que ça ira mieux ou je sais pas quoi. Parce que ça ira PAS mieux. Je veux pas... »

Le thermomètre éclate. Sa voix se brise.
« Je peux pas... »
Un souffle à peine.
« J'ai pas la force... »
Le volcan déborde. L'explosion emporte décence et réserve.
« J'ai pas... »
Sa mâchoire se serre. Sa bouche se fige en un rictus mauvais.
« FAIS CHIER ! »

Sa main s'encastre dans le distributeur.




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Mer 9 Fév 2022 - 17:56



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Mes intuitions sont rarement mauvaises et ce qui devait arriver arriva. Quand on retient trop longtemps ses émotions, elles finissent par exploser et tout ravager sur leur passage. Le volcan entre en éruption et je n’échappe à la coulée de lave qu’en me cramponnant sur un rocher surplombant le reste du cône volcanique. Son mouvement brusque pour se lever me fait légèrement sursauter, et je me lève à mon tour lorsqu’il choisit le distributeur comme réceptacle de sa colère. La même que celle de la dernière fois avec les chaises. Est-ce que ça lui arrive souvent ?! Je m’en veux de provoquer tout ceci, mais ce n’est pas en le brossant dans le sens du poils que quoi que ce soit changera ! Je me rapproche de lui mais me retient d’attraper son poignet pour m’assurer qu’il ne se l’est pas foulé.

« Tu vas te faire mal ! C’est bien toi qui m’intéresse mais ton problème, tu sais mieux que moi par qui il est causé. Tu dis qu’elle n’est rien et pourtant elle te met dans tous tes états, tu lui donnes beaucoup d’importance malgré toi. Tu dois bien t’en rendre compte même si tu essaies de te convaincre du contraire. Je me doute que trouver la force de faire le premier pas est difficile voire impossible actuellement, mais c’est à toi que tu dois penser. »

Qui le fera sinon ? Puisque ses parents s’en fichent. Tant qu’il n’estimera pas avoir à changer sa façon de voir les choses, c’est certain, rien n’ira mieux. Ça ne tient qu’à lui, je ne peux rien s’il ne le souhaite pas...

« Encore faut-il que tu en ai envie, d’aller mieux... C’est plus facile de laisser tout exploser, de ruminer, de ressasser, mais ça n’apporte rien à la fin si ce n’est un vide ! Je sais ce que c’est de détester quelqu’un à ce point, j’y ai passé vingt ans de ma vie. Ne plus avoir cette personne devant moi et ne pas en parler n’y a rien changé, son souvenir suffit à tout raviver. »

Encore aujourd’hui j’y suis empêtré et c’est Irumi qui tente tant bien que mal de me faire aller de l’avant. Ce n’est pas très concluant pour le moment, mais j’arrive déjà à me trouver dans la même pièce que Yukio sans avoir envie de lui sauter à la gorge. Ce qui est un progrès au vu de toutes les fois où je m’imaginais lui rendre tous les coups qu’il a pu me donner et de sa manie de se donner en spectacle et faire son intéressant dès qu’il ouvre son clapet.

« Tu ne peux pas empêcher tes pensées de s’y diriger, c’est comme un aimant, tu t’en éloigne mais c’est plus fort que toi, tu y reviens à chaque fois. C’est pour ça que tu as besoin de quelqu’un pour t’y arracher. Tu souffres déjà beaucoup, ça ne pourrait pas être pire d’essayer de changer la donne. Je ne te demandes pas de prendre une décision là comme ça, mais réfléchis-y, au moins... »

Je ne crois pas pouvoir dire davantage qui puisse avoir une quelconque utilité. La balle est dans son camp. Si la situation continue à se dégrader, je n’aurai pas d’autres choix que nous réunir tous les cinq dans une même pièce. Bien qu’elle soit radicale, je doute que ce soit la meilleure option... Pour l’heure je me sens totalement impuissant et rien ne peut m’affecter plus.

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Mar 15 Fév 2022 - 22:53
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Bien sûr qu'il va se faire mal ! C'est le but pardi ! Taper jusqu'à que ce que le sang jaillisse et lui prouve qu'il est humain, qu'il est vivant, comme tous ceux qui l'entourent. Qu'il n'est pas une machine sans émotion que ses créateurs ont jeté dans la fosse aux lions sans le mode d'emploi. Il a besoin de cette violence pour se convaincre qu'il vaut plus que ces jugements de valeur sur sa personne chétive. A purger sa peine dans la douleur, il en vient à croire que c'est le seul moyen pour lui de s'éveiller à l'injustice à laquelle il doit faire face et par-dessous tout à la détresse qu'il ressent quand une fois de plus il constate que personne ne le comprendra jamais. En vérité, il ne saurait même plus dire s'il le souhaite toujours. Ou même s'il le remarquerait si cela venait à arriver. A l'heure actuelle, il s'en fiche pas mal. La réaction du professeur lui donne raison et il se garde bien de pousser ses réflexions. Gratter la surface ne serait pas à son avantage, aussi il se complaît dans cette colère vibrante qui crépite dans ses veines et fume dans sa respiration. Du magma en fusion dans le cœur, il est à l'image d'un dragon blessé. Acculé, il ne voit d'autre solution que de cracher le feu en travers de sa gorge et noyer ses opposants sous un torrent de lave. Tout plutôt que de céder le trésor qu'il chérit. Ce trésor puéril qu'est l'amour de ses parents.

Le sensei s'étant rapproché, le japonais fait un pas de recul, la mine furibonde. Il a bien fait de ne pas le toucher ou il aurait véritablement explosé. Et alors il aurait pu dire adieu à ce voyage, à ce campus, à sa vie. En un claquement de doigts, il aurait été rayé de la surface de la Terre. Sur l'instant, son opinion tronquée le souhaite fortement. Il n'aurait alors pas à faire face à tous ces sentiments qui le clouent au sol et l'empêchent d'avancer au quotidien. Rongé par sa part d'ombre, il n'a pas fait attention qu'à mesure que le temps passait son éclat se ternissait. Il ne s'est pas soucié des ténèbres qui plongeaient progressivement son cœur dans un chaos impardonnable. Pas plus qu'il ne s'est remis en question une seule fois sur la possibilité qu'il ait tort. Aussi il abhorre toute personne ayant le culot de lui faire ce genre de remarques. Après tout, à part les notes dans sa matière, que sait vraiment ce professeur de lui, à part ce qu'il lui a déjà livré ? Peut-être s'est-il renseigné sur son dossier, son conseil de discipline, son renvoi. Peut-être même a-t-il lu la lettre insistante de ses parents auprès du doyen pour appuyer sa candidature dans ce campus. Toujours est-il qu'il n'a effleuré que les conséquences du problème. Seito s'agace :

« Je lui donne pas d'importance. Elle est juste PARTOUT. J'peux pas lui échapper. On parle que d'elle, tout l'temps. Un jour, elle a fait ça, l'autre jour elle a fait un autre truc. On lui prête des talents incroyables alors qu'elle apprend juste à parler comme tout l'monde et qu'elle sait même pas bien l'faire. »

La dernière phrase de Kobayashi-san interrompt son plaidoyer. Et puis quoi encore ? Il ne voudrait pas aussi qu'il lui fasse un câlin pendant qu'il y est ! Rien que l'idée lui soutire une grimace. Ce qui ne l'empêche pas de répondre :

« Pourtant j'compte plus le nombre de fois où on m'a dit que j'étais un égoïste. J'ai fait que ça de penser à moi. Ça m'a super bien réussi, vous trouvez pas ? »

Rien de mieux que l'humour grinçant pour maquiller l'échec complet de sa vie. Franchement, à bien y regarder, il se demande encore comment il a la force de se lever chaque matin. Oh bien sûr, il a rencontré des personnes géniales à Kobe. Là n'est la question. Le souci est qu'il ne parviendra jamais à se détacher véritablement de ce poids qu'il refuse de mentionner à qui que ce soit. Parce que la Chose est une tâche indélébile qu'aucun solvant ne pourra jamais déloger. Pire elle lui survivra, de ça il en est convaincu. De sa main droite, il tient sa main meurtrie. Son regard, vide, se pose dessus. Une des phalanges est écorchée. Malgré lui, il ne peut s'empêcher de prêter attention aux paroles du sensei. Sa curiosité prend le pas sur sa colère. Il met de côté la sagesse des propos suivants pour poser une question bien plus intéressante à ses yeux :

« Qui ça ? »

Il relève la tête pour poser un regard d'une intensité sans pareille sur le professeur. En reformulant, il répète :

« Qui vous a bouffé vingt ans de vot' vie ? »




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Mer 16 Fév 2022 - 0:21



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Je suis en train de le perdre. Je crois. J’ai en même temps l’impression que je touche à quelque chose mais... C’est comme tâtonner dans le noir... Et avoir peur de tomber sur une lame aiguisée. Je n’y échapperais pas je crois. Pourquoi est-ce qu’il refuse de déposer les armes juste une seconde ?! D’avoir peur de ne pas forcément avoir raison sur toute la ligne.

« Mais tout comme toi à son âge Mori-kun ! Tes parents s’extasiaient tout autant quand tu commençais à prononcer tes premiers mots, quand tu leur faisais tes premiers dessins qui ressemblaient sûrement à des gribouillis, quand t’as réussi la première fois à faire du vélo sans les petites roues ! Tout ce que fait notre enfant est génial à nos yeux, parce qu’on l’aime. Tes parents se sont aimés, puis t’ont aimé toi et ils aiment maintenant ta sœur en plus de toi, ça ne diminue pas l’amour qu’ils te portent. »

J’encaisse son sarcasme et essaie de mieux expliquer ce que j’ai voulu dire.

« Il y a plein de façons de penser à soi. Si les engueulades ne changent rien, il faut tenter un autre angle. Toi qui aime lire, tu as dû remarquer que lorsqu’une guerre ne donne rien, le conflit se règle par la diplomatie et un armistice, juste avant que l’un des deux pays ne soit plus capable de se relever. Combien de temps tu penses encore tenir avant que ce soit ton cas ? »

Il va finir par se tuer à la tâche et le pire, c’est que je n’ai pas l’impression que ça l’inquiète. Il contient tellement de rage. Une rage que je parviens à remplacer in-extremis par de la curiosité. J’observe sa main meurtrie et prend une inspiration. Ses yeux croisent les miens et j’y retrouve la lueur dont j’ai l’habitude. J’ai aussitôt peur qu’elle s’éteigne dans la seconde. J’appuie mon épaule contre le mur.

« En primaire, j’avais un bourreau d’enfance... Étant métis et chétif j’étais une cible facile... J’ai passé un peu plus de deux ans à entendre que je n’étais pas à ma place, que je ne serai jamais comme les autres, que mes yeux étaient moches, que j’étais moche, que je sentais mauvais, que je parlais mal et qu’on ne me comprenais pas... Que je ne serai jamais japonais en somme, je me détestais de ne pas être comme il faut... Même chose au collège et au lycée, même si je me défendais mieux. Grandir avec ces mots-là, même en étant entouré, ça laisse des traces. Tu te sens rejeté par la Terre entière, la seule que tu connais. J’ai toujours des moments où je ne me sens pas à ma place, quoi que je fasse, même en étant prof. »

Surtout en étant prof... Des parents pas très rassurés à l’idée que j’enseigne à leur progéniture, j’en ai croisé... Ils sont rares et pourtant, sont ceux qu’on retient le plus. On omet sans mal les compliments que l’on reçoit pour se concentrer sur les critiques négatives, les doutes...

« Les gens se retourneront toujours sur moi comme face à un touriste alors que j’ai grandi sur la même terre qu’eux. Y’en aura toujours qui penseront que mes valeurs sont moins fortes que les leurs parce que j’ai une moitié différente... Il y a toujours des moments, où j’aimerai être quelqu’un d’autre. J’ai essayé de mettre tout ça de côté, mais les mots reviennent sans prévenir, ma haine avec, parce que je ne m’en suis pas défait... Je n’ai pas envie que tu traînes ce boulet comme moi... »

Croiser les bras sur le torse est signe qu’on cherche à se protéger et masquer une insécurité, je pense plutôt qu’il sert à la montrer. Mes ongles martyrisent mes bras sans que je ne puisse rien y faire.

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Dim 27 Fév 2022 - 12:23
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



La colère s'amalgame jusqu'à compresser ses côtes. Bien sûr qu'ils s'extasiaient ! Il était après tout le seul et l'unique sujet de leur attention. Tout ce qu'il représentait était une nouveauté. De sa première marche à ses premiers mots, de ses premières amitiés à ses premiers litiges, il a posé les jalons d'une nouvelle vie où ses parents découvraient leur vie d'adulte. La vraie, celle où soudain tu prends conscience que d'autres dépendent de toi et que tu n'as plus le droit à l'erreur. Celle où tu t'émerveilles d'avoir créé un être par la force d'un amour peut-être pas toujours très brillant, mais bien là pour autant. Celle enfin où tu comprends que la demi-mesure devient un enjeu quotidien et que mettre de l'eau dans ton vin est une discipline dans laquelle tu excelles. Le professeur n'a pas tort. Ses parents l'ont aimé. Malheureusement, comme le temps l'indique, l'information est passée de mode. Et c'est précisément là où le sensei se trompe. L'amour qu'ils lui portaient a bel et bien disparu. Chassé comme un malpropre par l'attrait du plus neuf, du plus beau, du plus réussi. Une version 2.0 de leur progéniture après un brouillon potable mais clairement pas suffisant.

Alors le brouillon s'insurge. Il se débat dans une vaine tentative de prouver que sans le modèle initial pas de suite, pas d'amélioration possible. Puis il réalise son état d'inachevé. Il aperçoit ne pas correspondre à l'idéal que ses parents veulent atteindre. La perfection n'est pas un standard dans sa machinerie. Quand bien même il se débrouillerait dans certains domaines. Que le professeur évoque son domaine de prédilection l'agace mais participe au maintien de son attention. Sa mine sombre reçoit la question sans enthousiasme. Combien de temps ? Il réfléchit. Aussi longtemps qu'il le faudra, pense-t-il immédiatement. Tout du moins, jusqu'à ce que l'envahisseur ne soit plus une menace, qu'il ait été refoulé aux frontières de l'acceptable, qu'un cadre de vie plus favorable à son épanouissement ne soit convenu. En attendant, il n'a pas fini de bombarder le territoire litigieux. De nombreuses batailles ont été perdues mais la guerre ne saurait souffrir de ces échecs. Laisser gagner la Chose reviendrait à avouer que cette guerre n'était pas légitime dans son ensemble. Qu'il s'est emporté dans une colère disproportionnée et que la situation dans laquelle il se trouve à présent est de son entière et seule responsabilité. Cela l'anéantirait.

Alors plutôt que de s'avouer fautif, il louvoie dans sa colère et se surprend à percevoir dans la douleur des autres une source d'apaisement. Il n'est pas seul, d'autres souffrent. Une fois de plus, Kobayashi-san le surprend. Immobile, Seito assiste à ce flash-back sans fard, sans faux-semblant, sans artifice. La franchise dont fait preuve le professeur lui soulève le cœur, attise l'ardeur de son souffle brûlant et l'emporte dans un flot de pensées bigarrées, majoritairement outrées et compatissantes. Son visage se défroisse à mesure que la stupéfaction voile son emportement. L'image d'un petit garçon apeuré fait son chemin dans son esprit bouillonnant. Puis d'un adolescent aguerri aux critiques. Dans le miroir, le reflet ne le quitte pas des yeux. Il le défie de faire mieux, de bifurquer sur un autre chemin, de mettre de côté ses différents dans l'espoir que les bourgeons vérolés fleurissent plutôt qu'ils ne fanent. Ces paroles le perturbent. Jamais il n'aurait imaginé que le professeur ait vécu tout ça. Jamais il n'aurait pensé qu'un autre que lui ait souffert de la sorte. Non pas qu'il considère avoir le monopole de la douleur mais cela fait un moment qu'il n'a pas fait un tour d'horizon du ressenti des autres. Et c'est une grossière erreur. Il se passe plusieurs longues secondes avant que Seito n'émerge. D'abord hésitant, il lâche avec plus de fermeté :

« Vous êtes un super prof', monsieur... Laissez personne vous dire le contraire. »

Ses joues s'empourprent. Seul un fayot dit ça à un sensei. Le japonais baisse les yeux tandis que ses dents choppent un morceau de lèvre. Le besoin de dire plus l'étreint. Toute cette conversation n'a plus aucun sens, alors à quoi bon se plier à des règles pré-établies. La barrière tacite entre un professeur et son élève a déjà par trop été franchie. Une fois de plus n'a plus aucune importance. Se massant doucement la main endolorie, il cherche ses mots. Mais encore une fois réalise l'inutilité de son entreprise. Il ouvre la bouche et advienne que pourra :

« J'avais jamais parlé de ça à personne ici. Personne d'autre que vous sait pour... elle. Et c'est très bien comme ça. Je déteste en parler. Je me déteste de détester ça. » Il marque une pause. Un instant, il fronce les sourcils, comme troublé par ses propres pensées, puis reprend : « Vous savez écouter, vous êtes pas comme les autres. Vous avez vécu des trucs et vous osez en parler. Personne a jamais eu les cou*lles, euh pardon, le... courage de montrer que c'était normal de ressentir c'que j'ressens. Sans forcément dire que c'est mal ou bien. Même si vous dites quand même que c'est pas super bien... et que ça me soûle. Je... » De nouveau, il s'interrompt. C'est avec une émotion non dissimulée qu'il parvient à terminer sa phrase : « Je pensais être le seul à vouloir être quelqu'un d'autre. »




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Mer 2 Mar 2022 - 12:46



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Le festival d’émotions se déchaîne si fort sur les traits de Seito, que j’ignore sur laquelle il s’arrêtera. Laquelle me répondra, me criera que tout ça ne change rien ? J’attends. Comme on attend d’entendre le grondement de l’orage après que l’éclair ait ébloui le ciel. Sera-t-il sourd tel un ronronnement, ou tonitruant à l’image d’un rugissement. Aucun de ceux-là. Sa rage s’estompe mais la douleur persiste, un mugissement qui m’appelle et à la fois me repousse. J’esquisse un faible sourire.

Un super prof, je ne sais pas... J’essaie d’être présent, d’être cette oreille que beaucoup n’ont pas. Est-ce suffisant ? Le doute persiste encore. Néanmoins la coquille s’effrite ; j’aperçois l’ombre apeurée qui se démène pour se dissimuler à l’intérieur. Ses faibles rougeurs le rendent tout d’un coup attendrissant. L’envie de le rassurer en le prenant dans mes bras refait surface mais j’inflige pendant encore quelques instants mon poids au mur qui me soutient. J’avais bien deviné à sa manière d’en parler qu’il n’avait jamais vidé son sac auparavant. Savoir que j’ai pu l’aider ne serait-ce qu’à mettre des mots sur ses sentiments me soulage. Je ne peux que comprendre celui d’être enfermé par ses propres démons, lorsque le désir de s’en sortir n’est pas aussi puissant que celui de nourrir toujours plus notre rancœur. Parce qu’on se persuade que c’est ce qui nous fait tenir.  

Je comprends également qu’il n’en a jamais parlé par peur d’être jugé. Il est vrai que pour certains, sa pensée peut paraître immorale. Le risque de perdre le peu de liens qu’il a pu créer le dissuade d’en faire part. Et ce n’est certainement pas vers un professeur qu’il se serait tourné en temps normal. Ses paroles me permettent de me rendre compte que j’ai été plus utile que ce que je pense réellement. C’est un nouveau poids qui s’enlève de ma poitrine. Il pensait être le seul hein, s’il savait... Je me redresse et lui fait signe pour qu’on retourne s’asseoir.

« J’essaie de faire de mon mieux, si j’ai pu te soulager rien qu’un petit peu, j’en suis heureux... Crois-moi, plus de gens que tu penses aimeraient être une autre personne. En fait, je pense que rare sont ceux pleinement satisfaits de leur personne... Dans un monde où on est sans cesse critiqué, il est difficile d’avoir une pleine estime de soi. Et quand on l’a, on passe pour un prétentieux arrogant, ce n’est jamais ce qu’il faut. Le plus dur c’est de choisir de faire avec ou tenter de changer... »

Je fais craquer ma nuque à gauche puis à droite, ne m’étant pas rendu compte d’à quel point je m’étais tendu.

« Ta peur d’être remplacé, me fait penser à une autre image. Tu as dû remarquer que j’aime bien ça, mais je les trouve mieux que les mots parfois... Comme beaucoup de gosses j’ai eu un doudou, je le traînais tellement partout qu’il en est devenu décrépit, un œil, une oreille voire un bras en moins, avant que ma mère ne le rapièce. On m’en a offert un nouveau tout neuf, tout pareil, mais je n’ai jamais voulu jouer avec. J’aimais mon vieux doudou, parce que c’est avec lui que j’ai crée mes premières histoires, que j’ai combattu les premiers monstres sous mon lit. Alors, quand tu te sens comme un vieux doudou, n’oublie pas que tu es le premier, celui qu’on ne peut pas oublier. Les premiers sont toujours spéciaux, regarde-nous ! »

Rire est ce qui nous manque à présent, relâcher la pression. Je laisse le mien parvenir jusqu’à lui en espérant dérider un peu ses traits jusqu’à faire apparaître ne serait-ce qu’un sourire.

« Même si tu n’aimes pas en parler, j’ai l’impression que ça t’as fait du bien. Ça vient peut-être du fait que tu as peur d’être mal jugé ? Tu peux venir me voir quand tu as besoin. »

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Mer 2 Mar 2022 - 22:06
DIMANCHE 30 AVRIL 2017 - LE SOIR



Se défaire de ce corps où le mal-être s'enracine si profondément qu'il est presque impossible de discerner le début de la fin. Dans cet imbroglio de ramifications se terre l'espoir depuis trop longtemps enseveli de faire pencher la balance sur un avenir plus radieux que celui qu'il s'est construit. D'imbriquer une pierre colorée dans cette tour qui s'effrite et qui affadit toute pensée positive concernant sa situation familiale. Seito regarde cet adulte que la vie a malmené et n'arrive pas à se départir de cette impression que cette fois-ci, c'est la bonne. La bonne personne à qui s'adresser pour qu'enfin les choses changent, et ce dans le bon sens. A vrai dire, il en est le premier surpris. A trop chercher l'approbation, il ne croyait plus possible l'échange à cœur ouvert. Une telle personne ne pouvait exister tant il avait fait face à des murs. Des montagnes de savoir qui n'avaient aucune fibre émotionnelle. Qui jamais n'avaient estimé indispensable de se mettre à sa place, l'espace d'un court instant, et qui pourtant juraient connaître son ressenti mieux que lui.

Peu lui importe de ne pas être unique en matière de sentiments. Tout ce qu'il a jamais voulu entendre est qu'il mérite de la considération, quand bien même il aurait des pensées radicalement opposées à la masse populaire. Une telle animosité envers ses frères et sœurs ne devrait même pas exister, lui avait dit un invité de ses parents. Le japonais en a sa claque qu'on lui dise comment réagir, comment se comporter, comment vivre. A rêver de voler de ses propres ailes, il a contribué à ce goudron qui les lui cloue au sol. Et, à présent qu'une personne sensée le met devant le fait accompli, il grimace mais constate malgré tout à quel point il est fatigué de lutter. Il en vient à imaginer une réalité où tous ses efforts pour garder la tête haute n'auraient pas lieu d'être. Où il pourrait respirer sans anticiper le dernier souffle. Où, enfin, il ne serait pas contraint de se barricader derrière des omissions éhontées, à croire que personne ne s'intéressera à ce pan de vie dont il ne parle délibérément pas. Avant il ne s'en souciait pas. Il n'avait pas besoin d'en parler. Seule lui importait la colère qu'il maniait avec brio à travers ses farces à l'humour douteux. Mais le vent a tourné. Il le sent onduler dans son dos et s'amuser de le voir ramer dans ses semi-vérités qu'il a de plus en plus de mal à ne pas dévoiler. Pour l'instant, il refuse de céder.

A terme... il est trop tôt pour le dire. Seito capte l'invitation et y répond par un simple mouvement de son corps vers les fauteuils que l'emportement a délaissés. Il ne compte pas y traîner sa carcasse esseulée bien longtemps. Toute cette panoplie d'émotions intenses l'a lessivée. Comme une impression d'avoir été déchiré en une multitude de petits papiers et de tenir dans ses bras malingres ce tas de cotillons. Alors qu'il enfile lentement ses chaussures, il marque une pause en écoutant la métaphore du professeur. Malgré lui, il tourne la tête vers lui et lui jette un regard désabusé. De toutes les images dont il dispose, il n'a rien trouvé de mieux qu'un doudou ? Sa bouche se tord en une moue réprobatrice. Ainsi donc il se considère lui aussi comme un bout d'humain mal en point. Comme il le dit lui-même, l'attrait du neuf a été plus forte. En vain, mais plus forte quand même. Et c'est ce point précis qui l'horripile. Grand bien leur fasse d'être spéciaux. Si le prix à payer est le traitement qu'ils ont reçu, il ne souhaite à personne de l'être. Il pense à rétorquer une pique agacée mais n'en fait rien. A la place, il détourne les yeux et finit de se rechausser. Alors qu'il noue ses lacets, il lâche honteusement :

« C'est elle qui l'a... mon premier doudou. »

Cette information est inutile et empreinte de tant d'enfantillage qu'elle n'aurait jamais dû franchir ses lèvres. Pour autant, maintenant qu'elle s'est échouée, il n'a plus la main dessus et doit en assumer les conséquences. Seito se lève du fauteuil, fait quelques pas en avant puis, après quelques tergiversations assassines, se résout à faire face à Kobayashi-sensei. Le professeur aime parler en images, il en fera de même. Son regard charbonneux se plante dans le sien.

« Le procès a déjà eu lieu. Tout c'que j'peux faire maintenant, c'est voir si j'peux faire appel. » répond-il simplement, avant d'ajouter après quelques secondes de réflexion : « Et si jamais j'ai besoin d'un avocat... »

L'adolescent ne termine pas sa phrase. S'il s'avérait qu'il ne puisse se défendre seul à la barre alors il craint de ne pas être de taille face à la vie dans son ensemble. Ébranlé par cette brèche que l'enseignant a creusé, il choisit de prendre congé. Il a besoin de réfléchir, ou de ne plus penser à rien, ou de dormir pour cesser d'exister le temps de quelques heures. Sa main le lance toujours un peu mais c'est à peine s'il la sent. Son cœur par contre est chamboulé.

« Passez une bonne fin de soirée, Sensei. Meilleure que comment elle a démarré... Et merci pour la limonade. »

Et pour le reste, même s'il est trop dur de l'admettre sur le moment. Le japonais s'incline respectueusement et s'engouffre dans le couloir adjacent, direction sa chambre d'hôtel.




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Gareth N. Kobayashi
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Gareth N. Kobayashi

[Hôtel] Quand la personne que tu étais te manque Empty Re: [Hôtel] Quand la personne que tu étais te manque

Jeu 3 Mar 2022 - 12:32



♫ La personne que tu étais me manque ♫
Ou on peut aussi terminer cette conversation sur une note foireuse, oui ça me ressemble bien aussi. La moue de Seito me suffit à comprendre que je n’ai pas pris le bon sujet, bah j’aurais essayé et puis il y a d’autres choses positives qui ressortent de cet échange. Tandis qu’il se relève, il m’apprend que c’est sœur qui a récupéré le dit doudou. Pour moi c’est un effet bien trop personnel pour simplement être passé de la sorte, c’est une dépossession, oui je le dis. Les enfants ont besoin de pouvoir se raccrocher à ce qui les rassure, ce n’est pas pour rien qu’on leur en donne un très tôt. Et je ne croirai personne affirmant avoir passé l’âge sans preuves !

« Hmm... Voilà qui est fâcheux.

Pour ne pas dire scandaleux. Mon frère a interdiction d’avoir le mien, oui même maintenant. Il est bien sagement dans mon armoire et je le vois tous les matins. Il n’y a pas d’âge pour aimer son doudou. Et j’ai bien l’intention de fièrement défendre cette cause. Que Seito accepte à demi-mot de faire appel à moi en cas de besoin, me touche je dois le dire. Je pensais ne jamais parvenir à créer une brèche en lui et pourtant, en persévérant, une petite part de lui se sent prête à me faire confiance.

« Je ne suis pas inscrit au barreau mais compte sur moi. »

Je me lève à mon tour. Cette discussion m’a vidé de mon énergie et je ne dirais pas non à un petit remontant. Seito a l’air tout aussi épuisé, voire bien plus. C’est lui qui a fourni le plus d’efforts. D’un hochement de tête son salut lui est rendu et je l’observe s’en aller.

« Toi aussi Mori-kun, surtout toi. Il n’y a pas de quoi et met de la glace sur ta main. »

Je lance, tout en étant persuadé qu’il ne le fera pas. Les gosses... Penser cela me fait me sentir plus vieux que je ne le suis. Oui, un tour au bar s’impose, je trouverai forcément quelques collègues déjà sur place ou volontaires.

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#terminé

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