Le Deal du moment : -62%
XIAOMI Mi TV Stick – Google Assistant et ...
Voir le deal
23.07 €


Elève ; en 3ème année
Pablo K. Mora
■ Age : 28
■ Messages : 136
■ Inscrit le : 25/02/2021

■ Mes clubs :
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne MGjyI85


Mon personnage
❖ Âge : 17 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-2
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Pablo K. Mora

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Lun 1 Nov 2021 - 22:02
Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Vendredi 28 avril, 18h45.

On vient d’récupérer nos clés de chambres magnétiques et d’savoir avec qui on est colocs. Imaginez l’soupir quand j’ai appris que Mori serait avec moi toute la semaine dans le bus, mais aussi dans ma chambre ? J’espère juste qu’on va pas finir par se castagner, quoique les profs sont les seuls responsables pour avoir décidé d’nous foutre ensemble. J’dis au redoublant de se magner, ce à quoi il m’demande si j’suis fatigué. J’le regarde en souriant à pleine dents en ouvrant notre chambre :  

- Non j'suis pas fatigué, mais y'a pas besoin d'être fatigué pour pioncer !

J’entre le premier et balance mon sac sur le lit. Il m’parle vite fait du programme et du tac-o-tac, j’lui lâche que y’a rien de bien intéressant à mes yeux, vu que j’vivais ici avant. Sauf le zoo a la limite parce que j’aime bien les animaux, mais voilà quoi. Le reste ce sera que du bon temps avec les autres. En rangeant nos affaires, il tente de jouer le bon coloc en m’proposant de me prêter un bouquin si je m’ennuie. Un bouquin, la grosse blague quoi. J’éclate de rire en balançant :

- Tu me vois lire pour le plaisir, sérieux ? A part Harry Potter ou des comics, c'est mort. Et encore, j'me referai même pas deux fois le même bouquin alors laisse tomber la saga.
- Bah j’sais pas. Tu peux pas dire que t’aimes pas sans vraiment avoir testé. J’te dis pas de lire de la philo mais y’a des romans sympas.
- Ouais bah j'te met au défi d'm'en trouver un pour mon anniversaire si t'es si sûr de toi l'intello !
- Allez, j'te prends au mot. C'est quand ton anniv' ?
- Nan mais j'déconne, te fais pas chier avec ça mdr. En plus y'a genre 0.00005% qu'tu trouves, c'est mort.

Le gars a trop d’espoir, me trouver un bouquin c’est genre mission impossible. On finit par parler d'nos valises, du voyage en avion pendant lequel j'me suis amusé à le faire flipper et on en arrive au plus important, les trucs à savoir pour qu'la coloc se passe bien.

- Euh... Non juste j'me couche tard et j'me lève tard, mais on partage pas l'même pieu alors j'devrais pas t'emmerder vu que j'bouge beaucoup askip. Ah si, j'risque de passer quelques coups d'fils et euh, d'avoir besoin d'un peu d'la chambre pour moi… au cas où.
- Comment ça ? Pourquoi t'aurais besoin de la chambre au juste ?
- Bah, j'ai b'soin d'intimité parfois, tu vois ? Ou il faut que j’t'explique ?
- D'intimité ? Pour quoi faire ? Tu vas quand même pas...

J’accentue avec un sourire en coin et sa réaction est juste priceless. Il s’met à bégayer, à rougir jusqu’aux oreilles en s’imaginant des trucs. A mourir de rire ! J’le rassure après avoir rigolé en lui disant que j’peux avoir un appel que j’préfèrerais avoir tout seul, genre ma Madre ou les vieux. Idem si j’ramène Seiko pour mater un film ou quoi. Rapidement, j’ajoute que j’ferai pareil s’il a besoin pour un coup d’file ou autre. On continue de discuter et vu qu’il pose 150 questions ou parle de bouquin  ou d’apprendre des trucs toutes les deux secondes, j’finis par venir le faire chier alors qu’il est allongé sur son lit comme une larve.

- P*tain mais à part apprendre, tu fais jamais rien d'autre en fait ? Y'a pas un bouton ou quelque chose pour t'arrêter ?
J’soulève son bras, sa jambe, remonte sa manche et j’sais pas comment ni pourquoi, il finit par paniquer et hurler en m’arrêtant :
- Mais BORDEL, tu fais quoi là ?
- BAH J'CHERCHE LE BOUTON !!! Nan mais t'as vu comment tu carbure au moindre truc aussi ? T'es entrain de surchauffer du cerveau et de la figure en même temps ! J'suis sûr c'est parce que t'essaie de trouver des explications partout ou à tout savoir là ! Si tu vivais au jour le jour, comme moi, bah tu t'prendrais pas la tête pour tout et n'importe quoi !

J’dégage mes mains et m’asseoit en soupirant blasé et perdu en même temps. J’le comprends pas ce gars. Il a aucun problème à m’prendre par les épaules comme si on était potes alors qu’on s’connaissait pas, mais dès que j’l’approche c’est la panique. C’est quoi son souci en vrai ? C’est parce que j’l’ai frappé ou…. AH, nan je sais.

- En vrai, c'est quoi l'problème ? Genre j't'ai mis mal à l'aise, c'est ça ? J'connais des meufs japs qui aiment pas trop ça alors bon, ptête que ça arrive aux mecs aussi.
- Y'a rien à savoir sur moi.
- Le mec qui veut tout savoir, mais qui ne veut rien dévoiler. y'a des trucs à savoir sur tout l'monde Mori, et si ça peut aider à ce que j'me fasse pas éjecter de la chambre par un surveillant ou un prof dès le premier soir, j'préférerais être au courant.
- Tu vois maintenant pourquoi être en couple c'est pas une priorité ? J'suis désolé, j'ai paniqué. J'ai juste du mal avec... Enfin j'suis pas super à l'aise quand on me touche. C'est... c'est chelou, je sais...
- T'excuses pas, c'est moi qui m'excuse du coup. J'suis méga envahissant et tactile. J'peux même pas mettre ça sur mes origines parce que suffit d'voir Monty pour comprendre que c'est pas tous les espagnols qui sont comme ça. J'comprends mieux pourquoi t'appréhende du coup ouais... Mais ptete que tu devrais essayer p’tit a p’tit d'toucher quelqu'un pour te faire au truc, non ? Fin pas toucher avec des intentions cheloues hein ! Mais genre, j'sais pas, s'faire un check de bro, une accolade, se pousser pour s'chamailler comme j'fais avec les gars parfois tu vois ? Tiens, j'ai une idée ! J'tends mon bras mais j'bouge pas, et toi, tu fais s'que tu veux ! Genre taper dessus, tirer ma manche comme j't'ai fait pour t'venger, j’sais pas mais ptete que ça t'aidera !

Le pire c’est que j’suis super sérieux en proposant mon aide. C’est l’minimum après les patates que j’lui ai envoyées, d’essayer de l’aider. Pour l’karma et puis aussi pour m’rattraper même si ça efface pas les fois où il m’a gonflé. Il m’envoie bouler en rigolant mais m’remercie, il fait bien ce qu’il veut mais au moins j’ai proposé. Faudra juste qu’il me rappelle le contexte si un jour il a besoin quoi, sinon ce serait grave chelou. Bref, j’m’étire et jsors mon téléphone pour aller m’allonger sur mon lit à moi, un p’tit épisode de The Walking Dead avant d’aller grailler, pour s’mettre bien et lui foutre la paix.


Made by Meuh

---------------------------------

Pablo te rentre dedans en #cc0000

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Pablosigna
Elève ; en 3ème année
Pablo K. Mora
■ Age : 28
■ Messages : 136
■ Inscrit le : 25/02/2021

■ Mes clubs :
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne MGjyI85


Mon personnage
❖ Âge : 17 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-2
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Pablo K. Mora

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty Re: [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Lun 1 Nov 2021 - 22:24
Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Samedi 29 avril, l’après-midi.

La première journée de Golden Week est vachement mouvementée. Dès le matin, j’me fais chopper par Kobayashi-sensei pour le magnifique Oni que j’ai tagué sur son casier la veille. Point positif : il a quand même l’air d’avoir kiffé le style, c’est tout ce que je retiens. La balade dans le sanctuaire vaut l’coup quand on n’y est jamais allée, même si j’aurai préféré être tout le long avec les bros que rester avec le prof pendant une bonne partie. M’enfin, j’ai quand même bien rigolé.

La pause du midi était sympa aussi, surtout d’manger tranquille avec Seiko sous les cerisiers. Elle est toujours super calme et tout ça, mais la voir sourire devant l’paysage ça reste cool, même si c’est pas le genre à s’enthousiasmer. Ptete l’un des trucs que j’regrette d’ailleurs, m’enfin elle est juste trop réservée en fait j'crois. On passe un bon moment et l’affection se ressent, même si sa discrétion nous arrête vite avant de s’embrasser en public. On finit par se quitter en retournant dans le bus à nos places et j’lui souhaite d’avance une bonne aprèm avec ses copines pour le shopping, que j’compte bien esquiver. Tenir les sacs des filles, non merci.

Le trajet passe et quand on arrive dans le centre, les profs et surveillants nous libèrent. Certain(e)s se rue vers les magasins ou vers le carrefour cliché ou tout le monde veut prendre une photo, j’fais signe aux gars d’y aller sans moi et j’reste là à soupirer, sans avoir trop d’idées. J’irai bien voir les potes de mon ancien bahut à la sortie d’leur lycée tout à l’heure mais faut que je m’occupe en attendant. J’prends ma bouteille et bois une gorgée avant de la ranger dans mon sac, que je remets aussitôt sur mes épaules. J’regarde autour de moi en m’demandant où aller squatter en attendant, quand j’vois Mori venir vers moi. A croire qu’il peut déjà plus s’passer de moi et qu'on s'voit pas assez dans l'bus et dans la chambre, tsch.

- Tu veux quoi ?

Tenue:
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne 9a4f6395ef0eb3aa6fe9490fa5336fd7

Made by Meuh

---------------------------------

Pablo te rentre dedans en #cc0000

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Pablosigna
Elève ; en 2ème année
Seito Mori
■ Age : 30
■ Messages : 459
■ Inscrit le : 27/02/2021

■ Mes clubs :
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne DOAUR5R[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne UvBe1PB


Mon personnage
❖ Âge : 17 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-1
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Seito Mori

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty Re: [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Mar 2 Nov 2021 - 22:08
VENDREDI 29 AVRIL 2017



Absorbé par ses pensées, il ne décroche pas un mot de tout le trajet en bus. Il ressasse ce moment si spécial qu'il a passé avec Mitsuki sous les cerisiers en fleur et se revoit hésitant. Sa lèvre inférieure morfle. Comme il s'en veut de n'avoir rien fait. Oh bien sûr, il s'est montré agréable et avenant, comment pourrait-il en être autrement ? Mais il sait que ce n'est pas assez. Ses sourires ne sont pas assez, ses blagues ne sont pas assez. Il aurait dû oser. Faire fi des regards, des quand dira-t-on, des rumeurs que ce geste tout simple aurait pu générer. Par deux fois, sa main s'était rapprochée de celle de la jeune fille et, par deux fois, elle avait fui. La lâcheté l'étreint fermement. Avec Mitsuki, il se sent bien. Cette affirmation peut sembler enfantine mais aux yeux de Seito, c'est une première. Aucun orage dans son esprit, aucune tempête dans son cœur, aucune tourmente à l'horizon. Simplement deux adolescents de dix-sept ans qui, le temps d'une petite heure, se côtoient et s'apprécient. Être ainsi considéré le touche autant que ça le rend pensif.

Mora descend du bus en premier. Glissant son sac à dos sur son épaule, il se reconnecte à la réalité difficilement. S'il avait eu plus d'argent de poche, il aurait adoré ce quartier libre mais hélas, ses parents, dans leur extrême bonté, ne lui avaient accordé que le strict minimum pour survivre à ce voyage scolaire. Il ne s'en plaint pas, n'étant pas d'un naturel dépensier de prime abord. Il a juste bien du mal à se montrer aussi enthousiaste que ses camarades à l'idée de visiter un quartier plein à craquer de boutiques en tout genre. Cependant, il ne fait pas sa mauvaise tête et gratifie Mitsuki d'un grand sourire en lui souhaitant de passer une excellente virée shopping. Le flux des élèves s'amenuise à mesure que des clans se créent et, dans les quelques électrons restants, son regard se pose sur Mora. Aller à sa rencontre n'a rien de criminel mais il craint de ne forcer le destin qui lui a déjà fait gré d'une place de bus et d'une chambre d'hôtel. Sauf que Seito n'a jamais été d'un naturel prudent et l'idée de se retrouver seul dans un quartier aussi bondé l'effraie. Alors il prend son courage à deux mains et marche tranquillement jusqu'à l'espagnol dont l'hospitalité n'est plus à démontrer.

« Wow, range tes griffes le fauve, le zoo c'est pas cet aprem'. Tu passes pas une bonne journée ou quoi ? » rétorque-t-il en fronçant les sourcils.

Seito s'accorde un instant pour dévisager son colocataire de la semaine tandis qu'il réfléchit à quelle excuse utiliser pour justifier sa présence à ses côtés. Et, comme rien ne lui vient, il choisit l'honnêteté, bien que pitoyable.

« J'ai pas une thune alors, à part errer sans but, j'sais pas trop c'que j'vais foutre de mon aprem'. J'venais juste voir c'que toi, tu faisais. »

Un pot de colle intègre, ça lui fera sans doute une belle jambe. Le japonais esquisse un début de sourire qui se veut avenant et ajuste une sangle de son sac qui se fait la malle. Quelques coups d’œil de gauche à droite l'informent que professeurs et surveillants se sont éclipsés eux aussi. La foule les avale et l'oppresse. Il repose ses yeux sur l'espagnol et déclare :

« Bon, j'vais pas t'embêter plus longtemps. On se retrouve dans le bus plus tard de toute façon... » Il  fait un premier pas en arrière. « A ton plus grand plaisir. » ajoute-t-il malicieux.

Il pivote et son sourire disparaît. Ses mains agrippent le devant des sangles de son sac à dos, le regard happé par cette marée humaine. Son plan devrait être simple : trouver un banc et y patienter jusqu'à ce qu'il soit l'heure du rendez-vous. Mais au plus il regarde la foule s'amasser, au plus il perd son assurance. Il se mord la lèvre inférieure et se retourne lentement vers Mora, arborant un petit regard de chien battu.

« Euh... peu importe c'que tu fais, j'peux t'accompagner ? » demande-t-il tout penaud.


Tenue:
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne 81a61e10




---------------------------------

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Signature
Elève ; en 3ème année
Pablo K. Mora
■ Age : 28
■ Messages : 136
■ Inscrit le : 25/02/2021

■ Mes clubs :
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne MGjyI85


Mon personnage
❖ Âge : 17 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-2
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Pablo K. Mora

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty Re: [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Sam 20 Nov 2021 - 18:32
Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

J’hausse les épaules pour lui répondre, bonne journée vite fait ouais. J’me suis quand même coltiné Kobayashi-sensei une bonne partie de la matinée avec son histoire du sanctuaire et son architecture reloue là. Alors bon, ok j’ai mangé avec Seiko, mais ça reste un repas normal où il se passe rien de spécial, les cerisiers moi ça m’fait pas tripper en particulier. J’soupire quand il m’dit qu’il ne sait pas quoi foutre, et franchement j’en sais rien non plus.

- J’sais pas, flemme.

Genre j’ai passé 2 ans à Tokyo, j’connais déjà Shibuya quoi. J’jette un œil autour pour voir ce que font les autres, mais tout le monde s’est déjà cassé ou presque. Enfin, ceux avec qui on traîne surtout. Et puis les profs font leur vie aussi et bientôt, y’a pu que nous deux plantés là. Enfin nous et toute la foule de gens qui se promènent dans le coin. J’le regarde faire demi-tour en faisant le mariole, s’il croit que j’vais le retenir par le bras il peut courir. J’sors mon téléphone et envoie un SMS à un pote de mon ancien lycée, si ça s’trouve j’peux le capter tout à l’heure, quit à faire un truc. Je range mon portable et relève la tête, voyant Seito revenir tout penaud. C’est à ce point là ? Tsch… J’soupire et regarde à droite à gauche, avant de répondre :

- Euh, bah… Ouais. Toute façon, si j’te laisse là tu vas te paumer dans Shibuya et vu que j’suis le dernier à t’avoir vu, on va m’foutre en garde à vue, alors on y va.

J’me met en chemin, tout droit vers les magasins, et m’arrête quelques mètres après pour me retourner en voyant qu’il suit pas. C’est pas le moment de faire du boudin Mori.  

- Allez viens j’te dis, ça m’embête pas. Toute façon j’ai rien à faire jusque 15h30 alors vu que tu t’amuses à m’emmerder dans le bus, j’vais en faire autant ici. T’es jamais venu à Shibuya,  alors j’vais te baptiser ! Et crois moi, ça aura rien à voir avec les gars au temple ce matin.

J’étire un sourire en coin et fait un signe de tête pour lui dire de m’suivre, filant vers un centre commercial de weebs. On y arrive rapidement vu que je connais le coin. C’est pas son club de litté, mais y’a pas mal de mangas, de trucs d’animés, de figurines et tout le tralala alors j’pense y’a moyen qu’il apprécie quelques trucs. Moi ce qui m’fait sourire, c’est les étages supérieurs, mais comme il est pas habitué à ce genre d’énorme magasin j’doute qu’il s’y attende. Notre étage est le plus réglo : les mangas de bases et les shonen ai. J’fais quelques rayons en le laissant se promener, puis vient le retrouver et le taquiner.

- Ca change de la bibli non ?

J’lui donne une p’tite tape sur l’épaule, puis rajoute avec nonchalance en l’emmenant au prochain étage :

Bon ok, on a pas un rond, mais j’suis sûr qu’on va s’amuser. Fais. Moi. Confiance. Allez, on monte.

J’finis avec un sourire innocent et un clin d’oeil, j’ai trop hâte de voir sa tête quand on aura fini de monter les escaliers, et surtout les suivants.


Tenue:
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne 9a4f6395ef0eb3aa6fe9490fa5336fd7

Made by Meuh

---------------------------------

Pablo te rentre dedans en #cc0000

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Pablosigna
Elève ; en 2ème année
Seito Mori
■ Age : 30
■ Messages : 459
■ Inscrit le : 27/02/2021

■ Mes clubs :
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne DOAUR5R[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne UvBe1PB


Mon personnage
❖ Âge : 17 ans
❖ Chambre/Zone n° : L-1
❖ Arrivé(e) en : Fin Novembre 2016
Seito Mori

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty Re: [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Dim 21 Nov 2021 - 16:30
VENDREDI 29 AVRIL 2017



Pour de vrai ? Genre, vraiment ? C'est pas des blagues ? Y'a pas de caméra cachée dans la foule ? Seito jette un très rapide coup d’œil sur les côtés mais ne voit rien de suspect. Et c'est bien normal car la chose suspecte se trouve devant ses yeux et qu'elle accepte sans même qu'il ait à supplier. La scène est tellement surréaliste que sa mâchoire se décroche légèrement. Il encaisse la suite sans sourciller alors qu'il devrait se méfier de cette soudaine assurance dont Mora fait preuve. Dans sa bulle, il ne relève pas la pique, à moins que ça ne soit une blague. Pas plus qu'il ne capte le départ de l'espagnol, à présent à quelques mètres de lui. Sa main gauche vient pincer la peau fine du dessus de la droite. Assez fort pour qu'il soit convaincu de la réalité qui s'offre à lui. Cette nouvelle initiative à le suivre finit définitivement de le convaincre et il se met enfin en marche. Presque en courant pour combler la distance entre eux et rattraper ce sourire qu'il voit poindre aux coins des lèvres de son camarade.

« C'était pourtant intense ce matin ! Tu penses vraiment pouvoir faire mieux ? » demande-t-il sur un ton enjoué, sans attendre véritablement de réponse.

Toutes ces enseignes lui font tourner la tête. Il semble y avoir un choix non exhaustif de boutiques au point qu'il commence à comprendre l'énorme concentration de personnes défilant devant ses yeux. Le japonais se rapproche inconsciemment de Mora, rassuré de ne pas être seul dans ce fourmillement. Le centre commercial dans lequel ils s'engouffrent est gigantesque. La perspective écrasante de tous ces étages, reliés entre eux par des escalators, le laisse pantois un bref instant. Mais très vite, il se recentre sur son guide et ses yeux embrassent du regard les rayonnages du magasin dans lequel il l'a attiré. Ainsi donc, de tous les lieux auxquels Mora a pensé, il a choisi une librairie. L'étonnement se lit sur le visage de Seito qui ne parvient pas à saisir où se trouve le piège. A croire que l'habitude se soit faite un chemin discret entre eux, il se fait des films. Il laisse tomber sa méfiance. Pire, il en vient à penser – quelle drôle d'idée – que l'espagnol a voulu lui faire plaisir. Alors il remballe son appréhension et se faufile dans le rayon juste devant lui. Les mangas n'ont pas échappé à son appétit vorace de lecteur compulsif. De l'action, du combat, de l'horreur, même des histoires d'amour. Il a goûté à tous les genres et fait preuve du même intérêt devant un roman graphique et un livre classique. A sillonner les rayons, en s'arrêtant par moments pour lire quelques extraits d'un tome, il sursaute à la voix de Mora.

« C'est... différent, oui. » balbutie-t-il avant de se retourner. « J'adore tout autant. Tous ces ouvrages qui attendent qu'une seule chose, d'être lus. C'est fantastique ! Tu trouves pas ? » s'enthousiasme-t-il alors.

Il rougit discrètement mais ses joues, arbitres irrécusables de son embarras, s'amusent à rougir de plus belle quand la main de l'espagnol prend contact avec son épaule. Un tressaillement le trahit mais il fait comme si de rien n'était. Ses yeux se posent sur la cause de sa gêne. Il analyse silencieusement la situation et tente vainement d’interpréter les sombres secrets que cache ce sourire. Lui faire confiance est une décision terrifiante mais, une fois de plus, il échoue à déjouer ses plans. Il doit cesser d'être paranoïaque et repousse sa réticence très loin dans son esprit. A la place, il gravit les marches à côté de l'espagnol et, les mains sur les sangles de son sac à dos, il se permet de le vanner :

« T'appelles ça un baptême ? J'suis déjà allé dans une librairie, tu sais, j't'ai pas attendu. J'en ai même lu pas mal des mangas. Et toi ? D'ailleurs, si t'en cherches des biens, j'pourrais te donner des titres. Ca m'fait penser, y'a des mangas en Espagne ? »

Il est tellement concentré sur son interlocuteur qu'il ne remarque pas – tout du moins, pas immédiatement – le changement d'ambiance de l'étage où ils sont montés. Comme pour le rez-de-chaussée, il se dirige sereinement vers les premiers mangas à disposition, tout en continuant à parler :

« Des mangas à vous, j'parle. Parce que genre, c'pas possible que vous ayez des mangas japonais, si ? »

Ses doigts s'emparent d'un tome au hasard et l'entrouvrent sur une double-page évocatrice. L'adolescent quitte momentanément des yeux l'espagnol pour feuilleter le manga qu'il a saisi et s'arrête net. Entre ses mains, un jeune homme à la vitalité débordante se fraie un passage féroce dans un autre garçon dont le plaisir lui soutire des gémissements insistants. Ses yeux s'écarquillent de stupeur alors qu'il se transforme en poivron. Seito referme d'un geste un peu trop sec le manga et le remet à sa place, les mains tremblantes. Sa bouche devance son cerveau :

« C'est pas celui-là que je voulais te conseiller. »


Tenue:
[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne 81a61e10




---------------------------------

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Signature
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé

[Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne Empty Re: [Shibuya]Je vis au jour le jour et j’attends que mon heure sonne

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum