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Personnel ; prof d'arts plastiques
Gareth N. Kobayashi
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Mon personnage
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Gareth N. Kobayashi

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Mer 11 Mai 2022 - 20:08



♫ La boucle est bouclée, une page qui se tourne ♫
Mercredi 2 août 2017

La fin du mois de juillet rime pour beaucoup avec vacances, mais certains malheureux n’ont pas cette chance. Avec mes collègues nous nous partageons donc les cours de rattrapages et je m’occupe de ceux du matin deux jours par semaine. Cela me permet de profiter du beau temps avec mon fils Chiaki et sa mère qui a pris quelques jours ce mois.

Hanae est déjà chez nous quand je passe la porte d’entrée. Le soleil éblouie le salon et la scène devant moi. Chiaki s’essaie à replacer les pièces de son puzzle à 16 pièces, aider par sa maman. Je n’ose même pas déranger ce tableau qui me serre le cœur autant qu’il me rend heureux. Dix mois que nous nous sommes remis ensemble, et je ne parviens toujours pas à faire taire mes appréhensions. Celles qui me crient sans arrêt de ne pas faire machine arrière et reformer notre foyer. J’ai peur. Peur que ce mot fasse tout voler en éclat de nouveau. Aujourd’hui j’ai de plus en plus l’impression que c’est moi qui gâche notre histoire... Pourtant, je n’ai pas le sentiment d’éprouver encore de la rancune envers Hanae. Non, si tel avait été le cas, jamais je n’aurais pu recoller les morceaux avec elle. Alors pourquoi, pourquoi je n’arrive pas à lui faire totalement confiance ? Pour quelle raison ai-je encore peur qu’elle reparte ? Qu’elle regrette ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

« Eh bien, pourquoi tu restes planté là ? Regarde chéri c’est papa ! »

Chiaki abandonne son puzzle et court vers moi. Je sens son petit poids atterrir sur mes jambes et le hisse contre moi. Son odeur de bébé me rassure et j’oublie toutes ces pensées déprimantes. Hanae se met sur la pointe des pieds pour venir m’embrasser. J’ai une faim de loup ! Pendant que Chiaki retourne à son puzzle comme un grand, nous mangeons tous les deux du katsudon qu’elle a préparé.

« Si on allait au parc cet après-midi ? »

Un grand bol d’air nous ferait du bien. A peine le déjeuné avalé, nous préparons quelques affaires dont des jeux et achetons de quoi grignoter sur la route. Beaucoup de familles ont eu la même idée que nous mais un coin verdoyant à moitié à l’ombre et au soleil nous attend. Nous verrons pour les jeux extérieurs un peu plus tard, quand le soleil ne sera plus au zénith.

Quand j’ouvre les paupières et croise les yeux bruns d’Hanae, je me rends compte que j’ai fini par m’endormir. Et que Chiaki fait sa sieste sur mon torse. Hanae caresse doucement mon nez du doigt et me sourit.

« Je suis accompagnée de deux marmottes. »
« Pardon, j’ai même pas senti le sommeil arriver. »

Nous rions tous les deux avant de s’arrêter net aux mouvements du bambin dans mes bras. Oups. On en profite pour sortir un des jeux de sociétés sans faire trop de bruit. Une journée paisible dont j’avais bien besoin.


Mardi 22 août 2017

Deux jours que je suis revenu du camp d’été avec le club de basket ! J’en ressors épuisé, mais bien content qu’ils aient apprécié ! Ça a permis à tout le monde de se défouler et changer d’air. Resserrer les liens aussi, notamment avec les nouveaux arrivants au club. J’ai encore quelques courbatures aux jambes et tout ce qu’à trouver Hanae, c’est d’inciter Chiaki à imiter ma démarche de pingouin !

« C’est ça apprend lui à se moquer de moi, je te le revaudrai ! »
« Papa pingouin ! »

Chiaki marche vers moi en se dandinant de gauche à droite et j’éclate de rire. J’entoure sa petite tête de mes mains et l’embrasse sur le front.

« T’es le bébé pingouin de papa. »
« Ouiii ! »

Adorable, je suis juste complètement gaga.


Jeudi 24 août 2017

Depuis mon retour, je trouve Hanae différente. Elle me paraît souvent pensive, ses sourires se font du bout des lèvres et je jurerais qu’elle esquive parfois mes étreintes. J’attends que notre fils soit profondément endormi pour sa sieste avant d’enfin oser lui en parler aujourd’hui. Je n’aime pas ce sentiment... Elle agit comme le soir où... C’est la même pointe d’inquiétude que ce soir là qui refait surface. Assis sur le canapé, j’attends qu’elle revienne avec son verre de thé glacé pour amorcer le dialogue.

« T’es sûre que ça va ? Je te trouve... Différente d’avant mon départ... »

Hanae sait qu’il ne sert à rien d’essayer de me mentir une fois que j’ai remarqué ce genre de chose. Chaque fois que j’ai fais cette remarque, c’est qu’il y avait quelque chose d’important.

« Mes parents m’ont appelé la semaine dernière... Tu sais déjà à quel sujet. »

Un petit rire amer m’échappe.

« C’est à croire que tu viens ici en mission pour leur compte... »
« Tu sais très bien que non ! »
« Peut-être, mais ça y ressemble de plus en plus à force. »
« Ca fait presque un an Gareth... Je vais finir par penser que... »
« Que quoi ? Que je ne veux pas de toi ? N’inverse pas les rôles s’il-te-plaît. »

Ok pause. Il faut que je me calme. J’ai déjà remué la question dans ma tête un nombre incalculable de fois. C’est de l’histoire ancienne, je ne lui en veux plus. Je n’aime pas voir cette expression à la fois blessée et choquée à ma réplique.

« Pardon, ce n’est pas... »
« Tu m’en veux toujours... »
« Non ! Pas du tout ! C’est pas ça... Si je t’en voulais toujours on en serait pas là, tu me connais. »
« Alors dis-moi ce qui te gêne. Je veux juste comprendre, si je peux faire quelque chose qui te rassurerais... »

Le problème est là. Elle n’a absolument rien à faire si ce n’est cesser de me parler de ce mariage que je ne veux pas. Pas pour l’instant en tout cas. J’ai bien conscience que ses parents lui mettent la pression, qu’elle aura bientôt 27 ans et qu’à son âge la majorité des femmes sont déjà mariées. D’autant plus qu’elle a déjà un enfant et ce sans s’être mariée une première fois, alors retrouver quelqu’un ensuite sera très difficile pour elle. Je représente le dernier espoir pour ses parents de garder leur honneur qui compte plus que tout le reste, qu’ils puissent affirmer fièrement que leur fille est mariée à un professeur d’un établissement privé international. Voilà le problème.

« Même si je t’aime... Je refuse qu’on m’impose quoi que ce soit. Je refuse l’idée que toi qui repoussais l’idée du mariage autant que moi avant, veuille me faire croire que tu le souhaite soudainement maintenant. Parce que tu ne veux te marier que pour retrouver l’approbation de ton père. Il n’y a pas que ça, c’est vrai que j’ai aussi, un peu peur que tu te lasses de nouveau... »

« Je ne peux pas le nier, pour mon père, il y a une part de ça, mais ce n’est pas tout ! J’ai compris avec notre séparation que je voulais être avec toi. C’est pour ça que j’arrive mieux à envisager le mariage. Et je t’ai déjà promis que je ne ferai plus la même erreur. Qu’est-ce que tu veux de plus à ce sujet ? Tu ne me fais pas confiance ? »

Je le sens à sa voix que je viens encore de la blesser, le sentiment que ses efforts ne paient pas l’atteint. Je m’en veux de ressentir ça. Ses mots me touchent et je devrais en être foncièrement heureux et comblé. Les miens ne se forment pas dans mon esprit. Que dire ?

« Dis-moi clairement. C’est plus l’affaire avec mon père le problème, ou c’est la confiance ? »

Je passe mes mains sur mon visage, signe du combat intérieur que je mène pour trouver la réponse. Mon plus grand défaut a toujours été la rancune. J’en ai tellement nourris durant plusieurs années à cause de mon métissage que je n’autorise plus quiconque à me blesser une seconde fois. Ainsi lorsque l’amour s’en mêle, je ne sais plus sur quel pied danser. Laisser parler mon cœur ou mes doutes sans fondements ?

« Dis quelque chose ! »
« J’en sais rien ! »
« Si tu ne sais pas, comment veux-tu qu’on avance... Je ne te comprends pas. Je t’ai fais du mal en te quittant, je suis revenue vers toi, tu as accepté qu’on se reconstruise. Et maintenant je te demande qu’on reforme un foyer et tu refuses ? Ça n’a aucun sens... »
« Je le sais bien... Et je déteste être comme ça... »
« Au fond de toi je crois que tu m’en veux toujours. J’aimerais tellement revenir en arrière... »

Peut-être bien que c’est la vérité et que seuls mes sentiments parviennent à me rattacher encore à notre histoire. Je me sens tellement stupide. La femme que j’aime veut me retrouver pleinement, est même prête à se marier avec moi, et je la repousse. Alors que j’ai pleuré son absence durant des mois il y a plus d’un an de cela. Un abruti, c’est ce que je dois être.

« Non, c’est moi qui complique tout. »

Hanae secoue la tête, je la fixe, attendant qu’elle s’exprime.

« Si c’est pour qu’on se marie et que tu sois rongé par l’idée que ce n’est que pour l’honneur, alors c’est peut-être mieux ainsi. Je me fiche du mariage, je voudrais juste vivre avec toi comme avant ! »

Ses larmes perlent et s’écrasent sur ses joues et cette vision m’est si douloureuse que je ne trouve rien d’autre à faire que la prendre dans mes bras.

« Je t’assure que c’est ce que je voudrais aussi... »

Son poing retombe sur ma clavicule, une petite douleur la traverse et Hanae relève la tête. J’ai dis quelque chose qui ne lui plaît pas.

« Alors pourquoi ?! Pourquoi même l’idée qu’on habite sous le même toi est si insurmontable ? Pourquoi pas une seule fois tu m’as dis, d’accord pour habiter ensemble mais le mariage ça attendra. Tu refuses Gareth, et tu me dis que c’est ce que tu veux. »
« Mais l’un entraînera l’autre... Je n’ai pas envie de vivre sous pression ! J’en ai déjà assez au quotidien c’est pas pour qu’on veuille aussi contrôler ma vie privée ! »
« Ce serait si dur que ça d’être mon mari ? »
« Mais c’est pas la question ! T’écoutes ce que je te dis ? »
« J’écoute, j’entends très bien. Mais même si on nous force un peu la main c’est vrai, on a la chance de s’aimer nous, on ne pourrait pas juste en profiter ? Ce serait pas juste un mariage pour garder la face, il y a des sentiments ! »
« Si je te demande en mariage je veux que ce soit parce que je l’ai décidé et que je me sens prêt à le faire, pas parce que ça arrangerait tout le monde ! J’y crois pas, tu t’es disputée avec ton père parce qu’il jugeait avoir été déshonoré et maintenant tu me reproches de ne pas juste plier à sa volonté. »
« Est-ce vraiment mal de juste vouloir que mon père soit fière de moi et cesse de m’ignorer ? »
« Demande-toi plutôt si un père qui aime sa fille a besoin qu’elle soit mariée pour être fière d’elle ! »

Cette mentalité bien nippone me répugne. Si tu n’es pas dans le moule, alors tu es synonyme de honte. Rien ne pourra rattraper ton cas à moins de te plier à la volonté du plus grand nombre ou de tes parents. J’ai été élevé avec deux cultures, ce qui me permet d’avoir moins de mal à mettre des mots sur ce problème qui ronge le Japon à petit feu. J’en suis fier quoi qu’on en dise. Hanae ne sait pas me répondre. Elle sait au fond que j’ai raison, mais désir plus que tout retrouver sa famille et je le comprends. Mais ce ne sera pas au détriment de ma liberté. C’est à eux de changer et non à nous de nous adapter à leur bon vouloir. Un bruit dans la chambre me fait me rappeler que Chiaki dort. Nous tendons l’oreille mais heureusement il semble s’être rendormi.

« Ton père ne changera jamais d’avis. Je ne compte pas céder non plus. Il n’y a... Aucune solution... Je crois que... Toi et moi, peut-être que c’est notre destin qui est écrit ainsi... »

Mon Dieu que ça fait mal de dire ces mots. Ma vue se floute et je plaque mes doigts sur mes yeux pour empêcher le flot de couler. Nous ne sommes peut-être tout bonnement pas fait pour finir notre vie ensemble en tant qu’amants et encore moins époux. Elle fera pourtant toujours partie de la mienne et inversement et je ne souhaite pas qu’il en soit autrement.

« C’est injuste... »

Hanae se lève et s’en va dans la chambre. Je l’imagine se recroqueviller sous la couverture, serrée entre ses doigts, et pleurer jusqu’à s’en épuiser. Je reste assis le regard vide, sans réagir aux sillons qui trempent mes joues.

Cette journée signera notre rupture, définitive cette fois... J’ai encore du mal à le réaliser. Je me sens... Amorphe... Comme si ce n’était pas à moi que ça arrivait. A un autre Gareth qui souffre en silence dans un coin de ma tête, mais pas à moi. Son histoire à lui est terminée, mais pas la mienne. Maman reviendra un autre jour et rien ne changera je te le promet.


Mercredi 30 août 2017

Une semaine que je ne parle à personne. Le minimum de politesse à mes collègues, je me suis contenté de parler au téléphone avec mes parents et mon petit frère, juste avant de passer en sourdine. Dire que devais me rendre à Tokyo mais je n’ai pas la force d’affronter leur pitié, leur soutien ou remarques du genre «on t’avais prévenu». Si j’entends ça, je crois que j’explose et casse quelque chose. Cette fois, Hanae n’y est pour rien. Je dirais même que ce sont ses parents le vrai problème !

Retour à la case départ. Comme si j’étais emprisonné dans une boucle infernale. Fin août 2017 ressemble trait pour trait à fin août 2016. Le seul qui me permet de ne pas péter les plombs est haut comme trois pommes et adorable comme tout. En voilà une autre chose qui n’a pas changé. Dorénavant il n’y a plus que lui qui compte. Le reste n’a plus d’importance. Je mets tout sous cadenas et jette la clé. Et peu importe si une créature désespérée cogne contre les parois.

Codage par Libella sur Graphiorum

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Gareth gazouille en japonais #00cc99
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Chiaki gazouille en japonais/anglais #6699cc
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