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Personnel ; prof d'histoire-géo
Yukio Ogawa
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Mon personnage
❖ Âge : 27 ans
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❖ Arrivé(e) en : Fin Janvier 2017
Yukio Ogawa

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Lun 6 Juin 2022 - 23:42




Tout va très bien, Madame la Marquise !
vendredi 08 septembre 2017


Musique d'ambiance

Tout va très bien Madame la Marquise - Yukio & Bébé Chiaki Image_25


18h50, prise de service. Le gamin est là. Il me regarde avec des yeux sournois. Qu'est-ce qui m'a pris d'accepter de m'en occuper ? Le père est parti depuis maintenant deux minutes et trente-huit secondes. J'assure. J'assure grave. Tout va bien se passer. On ne panique pas. TOUT VA BIEN SE PASSER. On ne panique pas. Ce n'est qu'un enfant, il ne peut rien te faire Yukio. Rien à part mettre le feu à l'appartement, et déclencher une inondation, et te renvoyer à la condition instable de ta psychologie mais à part ça il ne peut rien te faire. C'est un mioche, ça va bien se passer.

Pourquoi est-ce qu'il me regarde comme ça ? Quel coup fourré est en train de lui passer par la tête ? Nos regards se jaugent, c'est une sorte de bras de fer. Le premier qui baisse les yeux a perdu. Je ne céderai pas. Si je cède maintenant, ce sera terminé, il aura pris l'ascendant et il me fera des misères toute la soirée. Surtout ne pas baisser les yeux. Il est retors l'animal, il joue de son aspect innocent pour essayer de me faire croire qu'il n'y pas d'enjeu dans cette baston de regard. Vicieux petit lutin, on ne me la fait pas à moi, je suis inflexible. Du haut de tes deux ans, penses-tu pouvoir m'infliger si cuisante humiliation ? Non, non non non non non. On a dit pas les yeux mignons. Pas les yeux mignons, nooooooooooooooooooooon.


19h30, repas du sale gosse. Ma chemise n'a que douze tâches de purée de carottes. C'est de ma faute, j'ai laissé la cuillère sans surveillance pendant deux secondes et six dixième. Erreur fatale, le saligaud s'est servi de mon innatention pour attraper l'ustensile sur le plateau et frapper un grand coup. Je crois que j'ai une projection dans les cheveux, pas eu le temps de me regarder dans un miroir. Qui a le temps d'être coquet quand il est plongé dans la boue des tranchées ? Ici, c'est la guerre, je crois que j'ai aussi pris un éclat dans l'oeil. Ma vision s'est troublée le temps qu'une larme vienne chasser la bouillie de légume. Je ne sais pas si j'ai pleuré à cause de l'acidité de la carotte ou parce que je sais que la soirée ne fait que commencer. J'ai peur: après avoir commis son acte terroriste à coup d'agent orange, le mioche a fait un grand sourire. Je crois qu'il essaie de m'intimider. Il est plus malin qu'il en a l'air. Il va avoir ma peau si je ne suis pas vigilant. J'ai prévu des tours de garde entre mon hémisphère gauche et mon hémisphère droit cette nuit, je refuse de crever ici.


19h58, vidange de couche. Sierra Oscar Sierra Mike Echo Romeo Echo, l'ennemi n'a pas ratifié la CIAC. C'est une guerre sale, une put** de guerre sale. L'adversaire n'a aucun respect pour le droit international humanitaire, il vient de mener une embuscade sur un objectif sans portée stratégique. Je pensais n'avoir aucun fétiche sur le fait de me faire uriner sur le visage. Maintenant, j'en suis certain.


20h14, moment de grâce. J'ai emmené le gamin dans la coursive de l'immeuble pour voir les étoiles. Il m'a souri. Je crois que la paix est possible Maman. Ces gens sont comme nous au fond. Pourquoi la haine a-t-elle creusé un si grand fossé entre nos conceptions de la vie. Moi aussi j'aime manger de la purée. Moi aussi j'aime regarder les dessins animés à la télévision. Ne sommes-nous pas semblables. Ce qui nous rapproche n'est-il pas plus puissant que ce qui a pu nous éloigner ? Mère, j'ai regardé le ciel nocture, et en voyant les astres porter la lumière sur son visage étonné, je crois que j'ai trouvé la voie du pardon. Terminé la violence, je suis déterminé à construire un monde de tolérance, je crois que lui aussi.


20h47, les hostilités ont repris. Cette fois, la bataille a tourné à l'usure. Il refuse que je quitte la chambre tant que je n'aurai pas lu pour la 9ème fois l'histoire de Carabistouille la petite grenouille. La 8ème fois, il m'avait déjà fait croire que c'était la dernière, je commence à avoir des doutes sur sa bonne foi. Je récite désormais l'histoire de Carabistouille de tête, sans regarder le bouquin. Il ne s'en rend pas compte, il ne sait pas lire. C'est l'histoire de Carabistouille qui se trouve bien heureuse dans l'étang, avec ses parents Bêbête la rainette et Jeannot le crapaud. Un soir, Bêbête et Jeannot s'en vont chanter à la chorale de la mare aux canards, laissant Carabistouille seule avec Bavard le gros têtard, chargé de la surveiller. Après de multiples péripéties, au cours desquelles Carabistouille manque de se faire avaler toute crue par Tut Tut la truite pas fut fut, Bavard rend leur progéniture au bons soins de Bêbête et Jeannot. Bavard s'en va, retournant dans le fond de la mare, chargé de souvenirs et un peu triste d'être à nouveau seul. Pourquoi me fait-il répéter ? Faut-il y voir un message ? Une intimidation psychologique ? Bon sang, il est fort.


21h12, retraite consommée enfermée dans la salle de bains. J'ai failli ouvrir de l'alcool, je me suis rappelé que j'étais toujours en service. Le petit s'est endormi je crois. Le silence règne, c'est reposant. Encore cinq minutes et j'irai vérifier. Pour l'instant, j'ai juste besoin de fermer les yeux et de souffler.


21h17, panique à bord, le chiard a décampé, il est plus dans son lit, et je me suis aperçu que j'avais mal fermé la porte en revenant de la contemplation de la voute étoilée. Je suis dedans jusqu'au cou, encore plus qu'à 19h58. Expédition en urgence, faut retrouver le gamin.


21h24, j'ai croisé la voisine du 3ème, la veille bique avec ses perruches en cage, elle rentrait de ses courses et m'a assuré n'avoir rien vu. Pour être tout à fait franc, j'ai pas été totalement honnête sur ce que je cherchais, mais un minus à doudou qui déambule dans les coursives ou dans le hall, elle m'en aurait parlé d'elle-même, je la connais l'ancêtre. Tout ça veut dire qu'il est encore dans l'immeuble. Il faut trouver une méthodologie pour les recherches.


21h33, j'ai bloqué la porte de l'immeuble en coupant le fil de la serrure magnétique, il ne pourra pas sortir. J'ai récupéré les plans et calqué un quadrillage dessus. Plus qu'à épuiser les zones A001 à Z210 jusqu'à trouver le nouveau héros de la grande évasion. Il va pas m'échapper, je vais le débusquer, foi d'Ogawa.


21h58, toujours aucune trace. Dans le doute, j'ai monté un piège dans le hall de l'immeuble, avec des oursons en guimauve comme appât. La bête est maline, mais elle ne pourra pas résister. Au cas où il préférerait ses proies vivantes, j'ai filé un coup de cutter dans l'ourson le plus gros et fait des bruits d'emballage plastique, ça devrait le faire sortir.


22h14, l'attente, toujours l'attente, il ne se montre pas. Il est malin le gnome. Il a du flairer la trappe. J'aurais pas du le forcer à finir sa purée, ça l'a visiblement calé assez pour qu'il ne ressente aucun besoin impératif à se jeter sur de la nourriture. Ou alors il a senti les somnifères glissés dans les nounours, peut-être qu'il a un odorat surdéveloppé. En tout cas, je ne bouge pas, sa vision est basée sur le mouvement.


22h28, j'ai replié le piège, je suis dépité. Il est trop intelligent pour moi. Fin des recherches, je fais de l'hypoglycémie, je remonte.


22h39, vous allez rire. En fait il n'avait jamais quitté l'appartement, il était juste sorti de son lit pour se coller sur le tas de couvertures de sa penderie. J'ai monté un trépan avec une table à repasser, des chaises pliantes et des cordes à linge, je vais le retransborder dans son lit en toute douceur. Surtout, ne pas le réveiller, sinon, on est repartis pour un deuxième tour.


22h42, je ne dirais pas que c'est un échec, ça n'a pas marché. Enfin, à moitié. Disons que le transbordement a réussi mais que dans l'opération, la bestiole a attrapé mon index avec la patte gauche. Il refuse de le lâcher. Si je secoue la main, ça va le tirer de son sommeil. Je vais éviter de bouger et réfléchir à la situation.


22h46, j'ai une crampe. Il faut trouver une solution, et vite.


22h51, j'ai substitué un bout de doudou au bout de doigt, en y allant par étapes, ça m'a pris du temps mais je suis tiré d'affaires.


23h15, fin des combats. J'ai fumé une clope le long de la fenêtre. Je crois que Gareth ne m'en voudra pas, j'en avais besoin. Je suis maculé de purée de carottes, je pue le stress, j'ai la tête verte de Carabistouille qui me revient en tête par flashs à chaque fois qu'il y a un bruit, je tremble, et j'ai un fil de serrure à réparer, mais globalement, je crois que tout s'est bien passé.


23h47, la serrure de l'immeuble est réparée, ça m'a bien pris dix minutes. J'ai trouvé un vieux babyphone pour surveiller le dragon endormi pendant mon ouvrage. Sans vraiment savoir pourquoi, je suis crevé. Si je m'allonge quelques minutes sur le canapé, je ne risque pas de m'endormir, n'est-ce pas ?

23h48, Il est confortable ce canaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa...








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