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Elève ; en 2ème année
Seito Mori
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Mar 2 Aoû 2022 - 1:12
SAMEDI 14 OCTOBRE 2017



Le festival est arrivé sans crier gare. Ce que le temps passe vite lorsque l'on se coupe du monde. A lécher consciencieusement ses blessures après le fiasco de son absence à l'anniversaire de la Chose, de l'altercation dans la bibliothèque, du sauvetage de Nolan, de la rupture avec Mitsuki, du départ de Marshall-senpai, de ses rendez-vous chez le psy. Seito ne s'était rendu à aucun club ces deux dernières semaines et n'avait pas jugé bon d'en informer les divers présidents. S'ils avaient demandé, il aurait répondu être occupé avec la préparation du Kobai-Sai, ce qui n'était pas faux en soi. Kyudo et Littérature n'étaient pas un problème, Mora l'était. Et, pour pallier à la confrontation, il avait appliqué une nouvelle stratégie : la distance. Plus de réaction. Plus d'argumentation. Plus de justification. Se retirer tout simplement, ou de manière plus terre à terre, en l'évitant.

Privé de bibliothèque, il avait élu régulièrement domicile dans l'atelier d'arts plastiques. A chaque fois que la salle était vide, il prenait place contre le mur et lisait, écrivait ou méditait. Par moments, Kobayashi-sensei l'y rejoignait. Ils ne parlaient pas tout le temps, certains jours étaient plus mordants que d'autres. Mais petit à petit, bien que par bribes, il se confiait. Le professeur avait finalement eu vent de ses heures de colle et l'exaspération avait pointé le bout de son nez et obscurcit l'inquiétude qui avait suivi. Seito ne retenait que cette tâche d'encre et s'était soudain senti idiot d'avoir cru à son salut. L'enseignant l'avait exhorté de ne pas croire aux mensonges de ses parents mais avait semblé, l'espace d'un instant, revenir sur sa parole. La peinture ne l'attirait pas. Il préférait de loin trouver un exutoire en griffonnant des histoires dans son carnet. L'absence de toute récréation avait favorisé l'avancée de sa nouvelle au point qu'il restait à écrire le chapitre final.

Quand il n'était pas à l'atelier, il se terrait dans sa chambre, dans sa salle de classe, mangeait en dix minutes à la cantine et allait se balader longuement sur la plage. La vue des vagues le calmait quand son âme bouillonnait. Avoir tiré les choses au clair avec Nolan était un soulagement. Cependant, il restait encore tant de pudeur en suspens qu'elle l'étranglait d'angoisse dès qu'il y réfléchissait d'un peu trop près. Investi par le festival, il avait participé activement à la fabrication du parcours. Et le temps avait filé. S'interrompant à chaque sonnerie de téléphone qu'il déclinait en voyant s'afficher le nom de ses parents sur l'écran fêlé. Le lycéen avait cru qu'ils abandonneraient au bout de la cinquième tentative mais vingt-six autres avaient suivi sans qu'il y réponde pour autant. A l'abri derrière l'enceinte de l'internat, il se croyait injoignable, et de ce fait invincible. Une erreur de jugement qui allait lui coûter la tranquillité du week-end festivalier.

A neuf heures tapantes, le stand de la deuxième année se tient prêt à recevoir la foule à venir. Il s'est proposé pour être le premier dans la liste du roulement et ne tarde pas à accueillir les premiers lève-tôt. Tout se déroule sans accroc, il est même ravi de voir les visages satisfaits des participants. Finalement, il cède sa place pour faire une pause et descend dans le parc pour prendre l'air et se dégourdir les jambes. L'odeur d'un stand attire son attention et, alors que son regard bifurque dans sa direction, des silhouettes familières apparaissent dans son champ de vision. Seito reste immobile. L'homme, la femme et la petite fille accrochée à elle lui font face en silence. Oh p*tain de b*rdel de m*rde ! Pardonnez sa vulgarité, mais rien de plus littéraire ne saurait exprimer la détresse qui l'étreint alors que son regard glisse lentement sur ses parents et s'échoue sur la Chose. Mué de stupeur, il peine à enclencher la seconde et le démarrage se fait par à-coups quand il y parvient. Pressant le pas jusqu'à eux, il se dispense d'un bonjour pour passer aussitôt au plat de résistance.

« Qu'est-ce que vous faites là ?! »

N'étant pas de bon goût de se disputer en public, ses parents esquissent un sourire de circonstance et enrobent leur discours d'une gentillesse nauséabonde.

« N'es-tu pas content que nous ayons fait tout ce chemin pour te voir ?
Ohayô Onii-chaaan !

Content ? Qu'est-ce que vous faites vraiment là ? »

Seito ignore complètement la petite fille et se concentre sur son père qu'un regard endurci alerte. Plus vite il connaîtra les raisons de leur présence, plus vite il sera fixé sur l'attitude à adopter. Étonnamment, c'est sa mère qui prend la parole. Son visage aimable tranche avec les reproches qu'elle profère, ce qui lui soutire un frisson d'effroi.

« Des jours et des jours que nous essayons de te joindre. Était-ce une fois de plus trop te demander d'y répondre ? A quoi t'attendais-tu Seito ? Nous savons ce qui s'est passé. L'école nous en a informés l'après-midi même.
C'est donc ça.
Ta mère n'a pas fini alors tu te tais. »

L'adolescent serre les dents. Faire bonne figure lui paraît insensé au vu de ce qu'on lui reproche. Ils auraient pu lui faire la mauvaise surprise n'importe quel autre jour, mais non, ils avaient choisi le pire pour débarquer. Tant d'yeux les observaient, tant d'oreilles baladeuses pouvaient engendrer des rumeurs. En cette matinée, il n'avait jamais autant craint Goshippu-chan.

« Je ne pensais plus jamais recevoir d'appels de ce genre, tu nous avais promis. T'attirer des ennuis, tu veux que ça recommence ? Tout ça pour saccager la bibliothèque.
Une étagère seulement est tomb-
Seito.
C'était un accident.
Te disputer pour un livre, tu ne trouves pas ça ridicule ? Que cherches-tu à la fin ? Tu veux te faire expulser à nouveau ?
J'étais en col-
Haha, j'ai faim ! »

Cette fois-ci, ce n'est pas son père qui l'interrompt mais la Chose. Il serre violemment les poings pour ne pas exploser. Son honneur est en jeu autant que celui de sa famille.

« On y va juste après Megumi, patiente encore un peu ma chérie. Je finis de parler à ton frère, en attendant réfléchis à ce que tu voudrais manger, d'accord ?
Mmh... OK !
Une autre expulsion et plus personne ne voudra de toi. Et alors, comment vas-tu vivre ? Ce n'est pas en participant à des stands ridicules que tu vas gagner ta vie !
J'sais pas, en écrivant peut-être, qu'est-ce que ça peut vous faire ?
Ta mère te parle d'un vrai métier, Seito. Ton cursus scolaire est honteux, aucune entreprise ne saurait tolérer ça. »

Le lycéen vibre d'une colère noire qu'il contient avec grand peine alors qu'il aperçoit des visages connus plus loin. Ne pas faire d'esclandre. Ne pas hausser le ton. Ne pas leur donner raison. Et le clou du spectacle, ne pas vriller lorsque la Chose annonce le dessert mûrement choisi.

« Je veux un dorayaki ! »




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Mer 10 Aoû 2022 - 22:08



♫ A ceux qui savent combien vivre fatigue ♫
Vendredi 13 octobre 2017 - Après-midi

Aider les élèves à préparer le Kobai sai s’est avéré plus épuisant que prévu ! Entre les idées qui se croisent, les loupés qui ne rendent pas aussi bien que sur le papier, retrouver d’autres activités pour les remplacer, sans parler du matériel. Bref, beaucoup de mouvements ! Je me suis donc dis que c’était une bonne occasion que Chiaki passe la semaine chez sa mère car j’aurais du mal à m’occuper de lui en même temps que le reste comme je le voudrais. Par contre je tiens à l’emmener au Kobai sai, qu’il voit tous les stands, puisse jouer un peu et goûter quelques nouvelles choses. Je réponds à un mail quand mon téléphone sonne. C’est Hanae. On échange des banalités avant d’arriver à la raison de son appel.  

« Je ne pourrais pas garder Chiaki pour le week-end dis ? »
« Aaah... Mais tu sais que je veux l’emmener au Kobai sai, je te l’ai dis. »
« Oui mais bon, cinq jours ça passe si vite... »
« Je sais bien... Mais au pire tu peux y venir aussi. »
« Moui... Non, ça ferait trop bizarre, tes collègues poseront des questions... »
« On s’en fiche de ça. »
« J’aurais trop honte Gareth... Ils savent pas vrai ? »
« Très peu savent, je ne raconte pas ma vie à tout le monde. »

Hanae pousse un soupire de soulagement. Il est vrai qu’au Japon une mère perdant la garde de son enfant et de surcroît pour son boulot, est extrêmement mal vu. Aussi, très peu de collègues sont au courant et aucun dont je suis certain qu’il jugera.

« Je ne préfère pas, puis il n’est pas trop petit pour vraiment profiter ? »

Je roule des yeux. C’est tout Hanae quand elle veut quelque chose, trouver le moindre petit argument pour faire changer d’avis.

« Il aura de quoi faire, il y a plein de stands différents. Tu le ramènes pour dix-huit heures du coup ? »
« Mon avis ne compte même plus... »
« Hanae... »
« Quoi ? C’est pas vrai peut-être ? »
« Bien sûr que non. Même s’il compte on s’est mit d’accord. Je t’ai proposé de venir j’aurais pu ne pas le faire, de quoi tu te plains ? »
« De devoir quémander pour voir mon fils. J’ai pas le droit ?! »
« Quémander ? Tu sais qu’il y a des centaines de pères qui n’ont même pas la chance de voir leur enfant après séparation ? Je te demande toujours quand tu veux le prendre, alors ne dit pas ça... Cette loi craint mais je ne l’ai pas écrite. »
« Je sais... Mais... J’ai plus le droit de rien exiger, tu ne peux pas comprendre. Je ne suis même plus considérée comme sa mère ! Et maintenant c’est toi qui décide quand je le vois ou pas, quand il rentre ou pas... »
« Je sais... Je ne peux pas imaginer ce que ça fait... Mais à part continuer à bien s’entendre pour que ça ait le moins d’incidence possible, on n’y peut rien. Et ça peut marcher que si on se fait confiance Hanae. Je te priverai jamais de le voir mais oui, quand je te demande de le ramener, j’aimerais que tu le fasses. Pardon si je parais dur, c’est pas contre toi et tu seras toujours sa mère peu importe ce que dit la loi. Je ne veux pas que tu t’inquiète à ce sujet, comme je ne veux pas avoir à m’inquiéter non plus. Tu vois ce que je veux dire ? »
« Oui, bien sûr. Je n’ai pas voulu te faire penser que... A ce soir du coup. »

Nous raccrochons et je pose ma tête entre mes mains, las. Depuis le passage au tribunal pour la garde de Chiaki, je sens bien qu’Hanae craint parfois de ne plus compter dans sa vie du jour au lendemain. Je n’ai cependant pas oublié ma conversation avec Ayame-san, qui ne voit plus sa fille depuis des années. De mon côté je tente de faire taire cette minuscule crainte qu’un jour elle ne le ramène pas, j’aimerais qu’elle ne lui donne pas raison, jamais. Pour éviter d’y penser je reprends mes tâches jusqu’à ce qu’Hanae arrive avec Chiaki et qu’on s’explique davantage en face.


Samedi 14 octobre 2017

On y est enfin ! Après des jours de préparation, le campus est plus beau que jamais avec toutes ses décorations ! Chiaki est littéralement émerveillé et montre tout ce qui l’impressionne du doigt. Hanae a finalement changé d’avis pour venir avec nous. Je mentirai en disant que je n’ai plus de pincement au cœur en pensant à notre histoire, mais en tant que parents, nous devons vivre avec, faire des concessions. Le sourire de notre bébé n’a pas de prix.
Si seulement tous les parents pouvaient penser ainsi. A quelques mètres de nous, je remarque ceux dont m’a déjà parlé maintes fois Mori-kun. Ses parents. Aux visages incroyablement fermés pour une si belle journée. Pour l’avoir analysé à plusieurs reprises, je note sans mal la raideur dans la tenue de mon élève, il se retient d’exploser. Une petite voix me souffle qu’il vaudrait mieux que j’aille désamorcer la bombe. Après tous les efforts qu’ils ont tous fait pour préparer ce week-end, rien que le fait d’imaginer ses parents le gâcher suffirait à me mettre en rogne.

Je laisse Chiaki avec Hanae et me rapproche d’un pas soutenu du quatuor. Tiens, voilà donc la petit sœur, toute mignonne. La pauvre. D’avoir de tels parents. J’entends leur conversation au moment où sa mère parle de l’incident de la bibliothèque. Nous en avons parlé et il est vrai que j’ai montré une certaine lassitude pour cette engueulade qui aurait pu être évitée avec un peu plus de sang froid... Je veux bien le soutenir mais je ne peux approuver ce genre de chose.

L’échange se poursuit. Sa mère a raison, une seconde expulsion serait très problématique pour son dossier. En revanche, des stands ridicules ? Voilà un manque de respect des plus charmants pour le travail des autres. Ecrivain n’est pas un vrai métier ? Allons bon, allez leur dire. Allez, on se détend, on souffle, on met son masque. Je ne dois pas faire de vagues qui lui porteront préjudices. En ce qui me concerne, ils peuvent me critiquer autant qu’ils veulent, tant que rien ne retombe sur Mori-kun. Allez donc nourrir votre fille, une tâche qui je l’espère est à votre portée.

« Bonjour Mori-san, c’est toujours un plaisir de rencontrer les parents de nos élèves. Je suis sûr que mes collègues professeurs de littératures sauront vous montrer les opportunités d’avenir derrière le métier d’écrivain. Leur stand a été pensé avec soin et ne souffre d’aucun ridicule soit dit en passant. Pour les dorayaki, il y en a de très bons dans l’allée juste à droite. »

Avec un sourire de convenance bien évidemment.

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Jeu 11 Aoû 2022 - 22:01
SAMEDI 14 OCTOBRE 2017



Rien ne pourrait décemment décrire la haine qu'il ressent envers ses parents qui lui font l'affront de l'insulter en ce week-end de liesse. Cette nonchalance avec laquelle ils piétinent son avenir est au moins aussi insultante que le choix de l'en-cas de la Chose. Le simple fait qu'elle puisse aimer la même chose que lui, alors que c'est précisément leur odeur qui a attiré son attention en premier lieu, est une énième attaque qui attise le feu ardent qui lui dévore les entrailles. Seito se sent soudain tellement seul qu'il maîtrise à grand-peine ce frisson de dédain qui lui chatouille la peau. Il ne doit pas céder, pas ici, pas maintenant. Plus que de la honte, il s'écroulerait sous la disgrâce qu'un tel acte engendrerait. Mais il est si dur de ne pas abdiquer devant ses pulsions qu'il endigue jour après jour. Ne se rendent-ils vraiment pas compte des efforts qu'il fait quotidiennement pour endiguer cette irritabilité constante ? Ne pourraient-ils pas se montrer compréhensifs alors qu'il se fait violence pour dompter cette tendance nocive à l'auto-destruction ? Et, pour une fois, ne pourraient-ils pas lui accorder l'attention qu'il mérite plutôt que s'occuper des désirs de madame la Chose ?

Oh mais non, sûrement pas ! Allez-y donc gaiement en l'enfonçant avec des piques toutes plus méchantes les unes que les autres ! Et n'oubliez surtout pas de mentionner qu'il ne réussira jamais dans la vie et que, bien que cela ne soit pas mentionné à voix haute, son existence est inutile. Un ange providentielle retient sa hargne en la présence de Kobayashi-sensei. Seito cligne des yeux, incrédule. Un masque de stupeur sur le visage, il dévisage l'enseignant avec un soulagement non dissimulé. Sa colère, pourtant si fulgurante, a purement et simplement disparu, neige fondue devant ce soleil éclatant que représente le soutien de son professeur. D'une voix mal assurée, il le salue à son tour en s'inclinant respectueusement.

« Bonjour Kobayashi-sensei. » Un coup d’œil vers ses parents et il s'empresse de présenter l'inconnu : « Kobayashi-sensei est mon professeur d'arts plastiques. »

Il ne suffit que d'un millième de secondes pour que s'opère la transition entre le jour et la nuit. L’irascibilité fane au profit de sourires mielleux et polis. Ses parents s'inclinent à leur tour et ne semblent pas atteints par les propos tangents du professeur. Son père, en tant que bon père de famille, prend la parole :

« Un plaisir partagé. Nous nous faisons une joie de découvrir pleinement le campus dans lequel notre fils évolue. D'autant que les diverses animations ont l'air d'avoir été préparées avec soin. Nous vous remercions pour le conseil et en prenons bonne note. Ce serait une joie de rencontrer ses autres professeurs.
—  Oui, en effet Kobayashi-san, c'est un réel plaisir de vous rencontrer. Merci beaucoup pour le stand, nous y allons de ce pas. Seito, tu veux quelque chose ? » demande sa mère.

L'adolescent est tellement désarçonné par la question qu'il répond :

« Euh ouais... j'veux bien le même dessert qu'elle.
—  Nous revenons bien vite. » dit-elle en souriant.

Ce sourire s'imprime dans ses rétines et fait battre son cœur si fortement qu'il en oublie momentanément la présence du sensei. Il faut dire que cela faisait bien longtemps qu'elle ne lui avait pas adressé une expression si sincèrement positive et, aussi étonnant que cela puisse paraître, l'humain en lui se réveille et aspire à cet amour si longuement désiré. La dernière fois qu'il l'avait vu remonte à deux mois déjà et il cauchemardait encore de son visage emprunt d'une tristesse ravageuse à l'idée qu'il décide de quitter le foyer familial de son plein gré. Relégué à l'état d'enfant turbulent, il suit sa mère et sa sœur du regard alors qu'elles se dirigent vers le stand mentionné. Son père maintient les apparences en poursuivant la discussion avec un commentaire dont Seito se serait bien passé :

« Nous espérons que notre fils ne vous a pas trop posé de problèmes en cours d'arts plastiques. Il a parfois une imagination quelque peu débordante. »



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Ven 19 Aoû 2022 - 15:37



♫ A ceux qui savent combien vivre fatigue ♫
Sans mal je perçois le soulagement de Seito à travers son regard désespéré. Cette vision me comprime un peu plus l’estomac. Comment osent-ils en ce jour si spécial ? N’ont-ils donc plus rien qui bat dans leur poitrine ?

« Bonjour Mori-kun. »

Les présentations faites, ses parents enfilent comme une deuxième peau leur hypocrisie répugnante. Garder la face, préserver l’ordre, tous ces préceptes appris, enregistrés dès la maternelle donne à notre société un arrière goût amer baigné dans le mensonge. C’est parce qu’il faut préserver les apparences que nous sommes poussés à taire nos souffrances.

Qu’on me reproche de ne pas adhérer à cette mentalité car mon sang est à moitié rebelle, que j’en serais d’autant plus fier. Regardez-les, prier pour que leurs paroles mielleuses convainquent mes oreilles d’avoir failli à leur mission et déformé leurs propos précédents. Et moi en tant que représentant du corps éducatif, voué à leur faire savoir que leur prière ont été entendues. Et jetées aux flammes.

« J’espère que vous passerez une très bonne journée, ils en ont grande hâte également. »

Poser ses doigts sur ma carotide ferait immédiatement tomber le rideau. Mes nerfs ne  se calment que lorsque mes yeux sont témoins d’une scène, déchirante. Seito comme absorbé par le sourire offert par sa mère. Alors qu’il doit se douter que ce dernier n’est que factice, voilà tout ce qu’il lui reste. Une comédie des plus chaleureuse jusqu’à ce que les lumières s’éteignent, laissant le vent glacial reprendre son souffle. Le mien voudrait geler cet homme se proclamant comme père et en détruire la statut de glace. Ainsi donc il est incapable de reconnaître le talent de son propre fils.

Si Seito n’excelle pas aux ateliers pratiques, j’ai toujours pu noter les efforts qu’il met à l’ouvrage. Ses excellente notes à l’écrit que ce soit en dissertation ou en composition n’en sont que la preuve.

« Ce serait un comble pour un professeur d’arts plastiques de reprocher à ses élèves une imagination trop fertile, vous ne pensez pas ? Mori-kun a un esprit très vif qui lui permet de produire d’excellents écris, notamment quand il s’agit d’interprétation artistique d’œuvres d’arts. Il s’intéresse beaucoup à ce qui l’entoure, ça en fait un élève très cultivé. Vous devriez lire quelques unes de ses copies, votre fils possède un vrai talent pour l’écriture. »

Parce qu’il est évident qu’aucun des deux n’a jamais pris le temps de s’intéresser en profondeur à son travail. Je ne m’attends pas à ce qu’il comprenne un traite mot à ce qu’il lira cela dit. Une trop grande réflexion est nécessaire pour une personne incapable de lire le mal être de sa progéniture. Ou plutôt, refusant d’y poser les yeux.

« Je comprends votre inquiétude liée aux récents événements mais sachez qu’en cours, et mes collègues confirmeront, il a un comportement exemplaire. Ce qui, pardonnez ma question quelque peu privée, me pousse à vous demander, si vous auriez une raison pouvant expliquer ce revirement ? Nous cherchons toujours à nous assurer du bien être de nos élèves sur le campus et cela ne serait possible sans ces échanges précieux avec leurs parents. »

Voyons voir quelle immondice monsieur Mori me servira. J’échange un regard avec mon élève et lui réserve un sourire plus sincère qu’à son paternel.

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Ven 19 Aoû 2022 - 22:08
SAMEDI 14 OCTOBRE 2017



Le japonais ne peut s'empêcher de sourire discrètement à la remarque de Kobayashi. Il est vrai que le commentaire de son père est relativement hors de propos, ce qui n'est pas aberrant au vu du peu d'intérêt qu'il porte aux arts créatifs en général. En attendant, son père ne se départit pas de son propre sourire poli et écoute patiemment les éloges qui lui sont faits. Seito baisse les yeux, les joues rougies d'un plaisir évident. Le professeur exagère mais il est heureux de noter que quelques personnes dans ce monde attestent de ses efforts dans les domaines qu'il travaille avec assiduité. L'écriture étant son fer de lance, il jette un coup d’œil à son père, espérant y déceler une once de fierté sur son visage. Quel idiot. La déception se peint sur le sien au rythme des mots qui franchissent les lèvres de son géniteur.

« Avoir de la culture ne fait pas nécessairement de quelqu'un un bon écrivain. Mais il est vrai que ce garçon passe son temps à lire et à écrire, il n'est pas anormal qu'il se débrouille à ce niveau-là. Je tâcherai de retranscrire vos compliments à ma femme avec soin, elle en sera ravie. »

Pas anormal mais pas incroyable non plus. Son père a sûrement raison, tout le monde sait écrire. Le reste n'est qu'un choix de mots minutieux et la subjectivité fait son office. Rien de trépidant si ce n'est de gâcher du papier avec des sottises. A l'évocation de sa nouvelle frasque, il décroche. Le professeur peut bien appliquer toute la pommade du monde, jamais ses parents ne changeront d'avis à son sujet. La Chose est née, il a sur-réagi. L'histoire est vieille comme le monde et ne mérite pas l'attention qu'on lui accorde. Il est le seul à persister dans cette direction, contre vents et marées, et, à chaque pas qu'il fait, un fragment de son âme se décroche. La voix de son père le sort de ses pensées.

« Seito, peux-tu aller aider ta mère ? »
Mais elle a pas besoin d'aide. »
Peux-tu, s'il te plait, a- »
D'accord, d'accord. »

Seito a le mauvais réflexe de lever les yeux au ciel, ce qui lui vaut un regard noir de la part de son père. Sans tarder, il part retrouver sa mère, non sans glisser un regard inquiet sur son professeur. Ils vont parler de lui, de ses défauts et rien que d'y penser, ses entrailles se tordent et s'entortillent. Imaginer son paternel avancer des arguments irréfutables de sorte que le sensei n'aurait d'autre choix que de retourner sa veste le rend malade. A mesure que ses pas le portent jusqu'au stand à l'odeur alléchante, son visage pâlit.

Mori-san quitte son fils du regard pour se concentrer pleinement sur le professeur dont il juge que le discours mérite un certain éclaircissement voire quelques modiques corrections. En effet, il n'apprécie pas que son éducation soit remise en question par cet enseignant, sans mentionner le fait qu'il enseigne les arts plastiques. Passons sur ce détail méprisant et focalisons-nous à présent sur la gravité qu'adopte son visage tandis qu'il donne sa version des faits. Car peu importe ce que croit connaître ce professeur, il ne voit que la partie visible de l'iceberg.

« Les récents événements sont la raison de notre venue. Nous sommes inquiets par le cercle vicieux dans lequel notre fils semble être entraîné. Vous devez déjà savoir qu'il n'en est pas à son coup d'essai en terme d'esclandres. Aussi, veuillez m'excuser si nous ne prêtons pas un œil attentif à ses écrits mais essayons dans un premier temps de rétablir un cercle vertueux dans lequel il cesserait de causer du tort à son futur et, plus globalement, à son entourage. »

Il reprend tranquillement sa respiration, signalant cependant par son attitude qu'il n'en a pas fini. Un bref regard vers les stands lui confirme qu'il peut poursuivre sans risquer d'être interrompu, et il s'exécute.

« Votre démagogie est toute à votre honneur, néanmoins nous gérons son comportement erratique depuis maintenant cinq ans. Bien qu'ouverts à son développement personnel, nous avons récemment requis à nouveau l'aide du corps médical pour nous assister dans cette tâche et nous espérons qu'il comprendra en ce sens notre démarche de l'encourager sur la bonne voie. Ce n'est donc en aucun cas un revirement de sa part. C'est une énième bosse dans son parcours que nous nous efforcerons de lisser. Comprenez-vous, le talent que vous lui attribuez est admirable, mais il n'est rien comparé aux difficultés qu'il éprouvera s'il ne rentre pas dans le rang. »



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Dim 4 Sep 2022 - 15:14



♫ A ceux qui savent combien vivre fatigue ♫
Je me retiens de sourire face à tant de mauvaise foi. Il est donc trop difficile à cet homme d’être tout simplement fier de son fils et de le complimenter. C’est à se demander s’il a encore ne serait-ce qu’une forme d’affection pour lui. Lorsqu’il mentionne retranscrire mes compliments à sa femme, je n’en attends rien de bon si ce n’est des moqueries sur mes propos et un sarcasme dont il doit avoir le secret sur le lit conjugal.

« Vous avez raison mais elle y contribue. Il n’est pas donné à tous de manier assez bien les mots pour sortir du lot, je vous le concède, mais c’est notre rôle en tant qu’adulte d’encourager les jeunes à suivre la voie qui leur plaît et leur correspond. »

Faire naître le meilleur en chacun de nous, n’est-ce pas un slogan qui lui parle ? Sinon pourquoi avoir dépenser autant d’argent pour y inscrire son fils ? S’en débarrasser ? Quelle idée abjecte, j’ose espérer que ce n’est pas la vraie raison. Le père de Seito décide de lui demander, ou devrais-je dire, lui ordonner d’aller aider sa mère. Pour la première et la seule fois j’en suis certain, nous sommes bien d’accord. Je pourrais parler plus librement avec cet homme. Je suis l’échange entre les deux sans rien dire et me contente d’offrir un sourire se voulant rassurant à mon élève. Me mettant à sa place, j’ai conscience de ce qui l’effraie sûrement. Que mon soutien à son égard s’estompe sous les mots de son père. Cela ne risque pas d’arriver. Quel que soit ses torts, Seito souffre et rien ne pourra effacer cela.

A nous deux maintenant. Le ton est grave, je suis prêt à l’assumer. Des semaines que l’envie de les rencontrer me taraude. C’est à mourir de rire. Je dois tenir bon. Ne pas lui souffler que peut-être, il se pourrait que, il y a possibilité... Qu’ils soient à l’origine de ce cercle vicieux ? Une idée saugrenue n’est-ce-pas ? Laissons-le continuer, ce pauvre homme si inquiet pour son fils qu’il met tout en œuvre pour l’aider, voyez quel homme honorable il représente ! C’est que Mori-san en a gros sur le coeur, peut-être devrais-je le plaindre.

Cinq ans, sans aucun changement, aucun progrès si ce n’est vers le bas. Il serait temps de se poser les bonnes questions. Le corps médical ? Je fronce les sourcils, ne voyant pas le lien avec son problème. Inspire, expire Gareth. J’avais prévu de jouer le petit professeur lisse et compréhensif, souhaitant préserver l’intégrité de chacun. Mais ça, c’était avant. Simple de déduire que Seito voyait certainement un psychologue, mais parce qu’on lui avait encrer en tête qu’il en avait besoin pour régler ses problèmes de comportement et non pas pour se confier sur son mal être et que ce n’est pas la première fois. Je feins la surprise sur chaque chose que Mori-san me révèle, comme choqué de découvrir le vrai visage ô combien peu glorieux de mon élève !

« J’entends tout ce que vous me dites. Et je suis persuadé que vous voulez le meilleur pour votre fils, Mori-san. »

Plus pour vous et votre image que pour lui mais c’est un détail que je ne divulguerai pas, au risque certain de mettre fin à l’échange.

« Permettez-moi juste d’avancer une hypothèse. Si au bout de cinq ans, on n’obtient pas le résultat qu’on recherche, c’est peut-être le signe que toutes les méthodes utilisées et réutilisées jusqu’alors ne fonctionnent pas. De toute évidence, Mori-kun s’empêtre dans ce cercle vicieux et s’en est même accoutumé. Il ne connaît plus que ça. »

Pardonne-moi, mais je dois prêcher le faux pour mener au vrai.

« Pour qu’il rentre dans le rang encore faut-il lui en donner l’envie. Turbulent comme il est, il ne s’y résoudra jamais par contrainte, au contraire, il fera plus, toujours plus. La vraie question est, pourquoi ? Tel que vous me le décrivez, Mori-kun m’a tout l’air en manque d’attention, tout est bon pour attirer votre regard sur lui, même le plus sévère. En résumé, vous jouez son jeu Mori-san, il attaque, vous contre-attaquez. Et il gagnera à ce train, lorsque vous n’aurez plus de cartes à jouer. Pour briser le cercle vicieux, il faut le surprendre, lui montrer que vous avez compris son manège. »

Affirmer toutes ces choses m’est douloureux mais on n’a jamais gagné de bataille en jouant franc jeu dès le début. J’espère pouvoir planter mon idée initiale en le caressant dans le sens du poil. Si Seito m’entendait, est-ce qu’il comprendrait ma démarche ou est-ce qu’il penserait que je l’ai trahi ? Rien qu’à cette idée mon estomac se serre.

« Si vous adoptiez une démarche différente qui lui est inconnue, peut-être parviendrez-vous à entrevoir une faille. A quand remonte votre dernière discussion entre père et fils, sans tension, à cœur ouvert ? Si vous reveniez au basique, lui demandiez pourquoi il fait tout ça, ce qu’il pense et ressent ? Il ne s’y attendra pas, et là vous le bousculerez, il sera pris au dépourvu. »

A cercle vicieux, méthode vicieuse. J’affiche un sourire quelque peu énigmatique. Il pourrait penser que je me jouais de son fils tout à l’heure au travers de mes compliments, ce qui m’aiderait je l’avoue. Néanmoins, si son père s’obstine, je ferai tomber le masque sans me poser plus de questions...

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Sam 17 Sep 2022 - 14:34
SAMEDI 14 OCTOBRE 2017



Seito marche vite. Il slalome entre les gens à la vitesse de l'éclair. Objectif : trouver sa mère au plus vite et interrompre la conversation qui se joue dans son dos entre son père et son professeur. Rien de bon ne peut en ressortir. Au plus il s'éloigne, au plus il étouffe. Fort heureusement le stand apparaît devant ses yeux ainsi que deux silhouettes connues dans la file.

« Haha, tu crois qu'y'a des dorayakis à la banane ?
Qu'est-ce tu racontes ? Pourquoi y'aurait c'goût-là ?
Oh ! Seito, qu'est-ce que tu fais là ?
Chichi m'a envoyé t'aider. »

Sa mère ne lui accorde pas le même sourire resplendissant que précédemment. Comme si elle savait de quoi il retourne. Et soudain, elle s'exclame :

« Quelle étourdie, c'est votre père qui a mon porte-feuille ! Je reviens, garde ta sœur Seito. »

Le japonais tombe des nues et pose sur elle un regard épouvanté. C'était donc ça le plan depuis le début ? Il n'a pas le temps de rétorquer que déjà elle s'en est allée. L'angoisse lui serre la gorge, il jette un regard anxieux vers les deux tâches au loin, bientôt rejointes par une troisième. La Chose lui saisit la main, il meurt de l'intérieur.

Forcé de reconnaître l'argumentaire bien ficelé de son interlocuteur, Mori-san n'en reste pas moins campé sur ses positions. Néanmoins, il ne veut pas paraître inconvenant et se doit donc d'aller dans le sens du professeur. Pour autant, ce dernier avait bien commencé. Le paternel se souciait en effet du bien-être de son enfant. En douter serait une déclaration de guerre à ses yeux. Il acquiesce simplement de la tête car renchérir par des mots est inutile. Pas une seconde il ne croit cet adulte capable de penser le contraire et se félicite d'avoir gagné son respect. Il faut dire qu'il souhaite réellement le meilleur à son fils, aussi surprenant que cela puisse paraître. Bizarrement il ne parvient toujours pas à comprendre comment Seito a pu se mettre en tête que ses parents ne l'aimaient plus. Alors, plutôt que de trouver une cause rationnelle, il a lentement choisi de croire à une maladie mentale. Quelque chose dans sa tête qui aurait court-circuité sa psyché au point de fausser son jugement et endommager sévèrement les liens qui les attachaient à eux. Il ne s'attend pas à ce que le professeur comprenne, pas plus qu'il n'essaiera de le convaincre du bien fondé de ses actions.

« Je suis d'accord avec vous sur le fait qu'il s'y est accoutumé. Son quotidien a drastiquement changé. Il n'est plus le petit garçon que nous avons élevé et, croyez-moi, nous ne l'avons pas élevé avec de telles valeurs. »

Son ton n'est pas insolent, mais réellement attristé par ce changement. Comme si l'arrivée de sa femme était préméditée, il se retourne au moment où elle réapparaît auprès d'eux. Un instant il ne se préoccupe plus du professeur et demande à son épouse :

« Tu l'as laissé seul avec Megumi ?
C'est risqué, mais oui. Qu'ai-je raté ?
J'expliquais à Kobayashi-san la raison de notre présence ici.
Je vois. »

Le mari et la femme reposent leur attention sur leur interlocuteur. Le père reprend la discussion là où il s'était interrompu, sans avoir réfléchi auparavant à ce qu'il s'apprêtait à dire avant que son épouse débarque.

« Nous disions ? Ah oui. Vous n'êtes que son professeur d'arts plastiques, aussi je ne vais pas m'épancher sur tout que notre fils nous a fait vivre. Néanmoins, il n'a pas toujours été turbulent. La naissance de sa sœur est la cause de toute cette incompréhension et je peux vous assurer que nous avons tout mis en œuvre pour que ce sentiment d'abandon qu'il ressent ne prenne jamais racine. Vous pouvez nous blâmer de ne pas avoir essayé assez longtemps mais cela n'enlèvera en rien nos efforts pour y parvenir. Efforts que nous continuerons à mener étant donné la situation dans laquelle nous nous trouvons actuellement. Nous savons pourquoi il fait tout ça. Bien sûr nous pouvons lui redemander, tenter le dialogue une fois de plus, j'admire votre idéalisme. »

Sa femme jusqu'alors silencieuse demande soudain :

« Avez-vous des enfants, Kobayashi-san ? »

Elle pose sur le professeur un regard intense. La force qu'elle dégage affadit la figure paternelle à côté d'elle. Sans attendre de réponse, elle poursuit :

« Si oui, je vous souhaite que jamais il ne vous arrive cette peine. Car c'est une véritable douleur que de voir son enfant dériver de la sorte. Mon mari et moi sommes fatigués, c'est un fait. Cependant il serait malvenu de croire que nous abandonnons notre devoir pour autant. »



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Sam 1 Oct 2022 - 13:15



♫ A ceux qui savent combien vivre fatigue ♫
En me plaçant du côté de Mori-san, j’espère faire mouche et le pousser à m’en dire plus, détailler sa vision afin de mieux savoir sur quel angle répliquer. Son père me semble croire dur comme fer que ses méthodes conviennent en tout point à la situation de son fils. Malheureusement, à faire preuve d’un excès de pragmatisme on en oublie de laisser son cœur parler, nous ouvrir les yeux sur les vrais problèmes.

« Oui, je n’ai aucun doute là-dessus soyez-en certain. »

Je n’ai cependant aucun doute sur le fait que Mori-kun ai obtenu une bonne éducation emplie de respect et de valeurs fortes. Trop peut-être. Son raisonnement n’était pas sans me rappeler mon beau-père. Trop ficelé à sa droiture ancestrale pour se laisser attendrir par le mal être de sa fille, en oubliant presque que le rôle d’un père n’était pas réduit au maintient de l’ordre.

Je salue la femme de mon interlocuteur avec surprise. C’était donc un signal caché ? Une méthode des plus vicieuse, le laisser seul avec sa petite sœur pour mieux contre-attaquer le professeur empathique. Si le dégoût avait une saveur, ce serait celle de la bile qui me monte à la gorge. Risqué, comme si Mori-kun allait soudainement décider d’étrangler sa sœur devant l’assemblée. La confiance règne. C’était un garçon doté d’une résilience certaine, ne serait-ce que pour vous supporter... S’ils pensent qu’être deux me déstabilisera, c’est mal me connaître.

« Je ne veux pas que vous pensiez que je remets en cause vos efforts, cela je ne me le permettrai pas. Je crois en revanche, que Mori-kun est encore trop jeune et encore trop immature pour comprendre vos décisions, votre façon d’être avec lui. Peut-être le pensez-vous apte à saisir que malgré vos agissements qu’il perçoit comme négatifs, vous ne voulez que son bien, mais sa perception est toute autre. Je parle en tant que grand-frère moi-même, j’ai vécu ce changement à la naissance de mon petit-frère. Ce besoin d’attention qui ne tarie pas à moins de retrouver au détail près, un morceau de ma vie d’avant sa naissance. Qu’ils me disent clairement que je compte toujours même si ça leur semblait évident. C’est pour ça que je pense qu’il faudrait en reparler avec lui, le rassurer. Qu’il cesse de penser que ses bêtises auront l’effet escompté alors que dans votre cœur rien n’a bien évidemment changé à son égard. »

Il faut admettre que la mère de Mori-kun dégage quelque chose en plus que son mari, mais elle me fait simplement penser à ma mère. Et personne à mes yeux n’est plus effrayant que ma propre mère.

« Un petit garçon de 2 ans. Je souhaite également ne pas avoir à vivre cela avec mon fils. Ce serait une véritable douleur pour moi aussi, qu’il se persuade devoir faire des pieds et des mains pour obtenir mon attention et être sûr que je l’aime toujours. »

Le message ne peut être plus clair. Mon regard partage la même intensité que le sien. On ne résout rien sans risquer quelques pots cassés.

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Dim 9 Oct 2022 - 21:46
SAMEDI 14 OCTOBRE 2017



La mère ne bronche pas. Pas un seul tic nerveux ne la traverse alors qu'elle reçoit de plein fouet ce qui pourrait s'apparenter à de lourds reproches. Elle cligne des yeux lentement tandis qu'un léger sourire étire ses maigres lèvres. Plongée un instant dans ses pensées, l'évocation d'un petit de deux ans lui rappelle le Seito innocent dont l’insouciance ferait pâlir la plus vile effronterie du présent. L'espace d'une seconde, elle s'imagine refaire l'histoire mais se ravise bien vite. Rien ne saurait effacer le comportement de leur enfant, quand bien même elle lui aurait tendu la main jusqu'à ressentir les courbatures d'un refus permanent de coopérer. Elle se sent soudain lasse. Son mari pose une main chaude sur son épaule. Le sourire s'efface, aussi furtivement qu'il était apparu.

« Que vous considériez votre enfant trop jeune pour penser cela est juste. Concernant notre garçon, je pense qu'il a passé l'âge d'avoir notre constante approbation. Il refuse de grandir. Le mois prochain, il aura dix-huit ans. Pourtant, son comportement me fait parfois penser qu'il n'en a que douze. »

Tout bien considéré, il n'y a qu'un seul moyen de lui faire comprendre à qui il a à faire. Si ce professeur souhaite aider son fils, comme son éducation et son avenir semblent lui tenir à cœur, alors il doit savoir. Et elle est presque peinée d'avoir à jouer l'oiseau de mauvais augure. Mais elle en a vu des praticiens et autres éducateurs, la rassurer sur leur capacité à gérer la situation. Et voilà où ils en sont. Figés dans le temps, dans un cercle vicieux. Cet été, elle avait retenu ses larmes. Elle avait cru bêtement que Seito serait affecté par l'horreur dans ses yeux alors qu'elle avait intercepté la mixture infâme. Mais au lieu de ça, il avait bravé leur autorité pour s'enfuir. Son regard ne faiblit pas et soutient celui du professeur, qu'elle juge bien trop confiant.

« Quand sa sœur est née, nous pensions qu'il serait le grand-frère idéal. Rien n'aurait pu nous préparer à cette déferlante de violence et on m'aurait prévenu que jamais je ne l'aurais cru. Ses colères ont été virulentes et j'ai voulu passer outre les pires choses qu'il ait jamais dites. En pensant naïvement qu'il n'en pensait pas un mot. Que jamais il ne nous ferait l'affront de nous...
—  Chérie, tu es sûre de vouloir-
—  Oui. Je crois que c'est important.
—  Je te laisse finir alors.
—  Il n'y avait eu que des menaces orales. Assez terribles pour être prises au sérieux, mais nous avons fait taire notre angoisse. Mais cet été il a cherché à l'intoxiquer. Une nouvelle menace physique et nous serons contraints de chercher de l'aide ailleurs que dans un établissement conventionnel. »

Son regard s'affaisse, alourdi par le poids de propos qu'elle n'aurait jamais pensé prononcer un jour. Si cela venait à se produire alors elle saurait qu'elle a fait tout ce qui est en son pouvoir pour protéger son deuxième enfant de la folie dont son premier semble avoir succombé. Ses cils papillonnent et révèlent à nouveau ses yeux bruns, d'une noirceur similaire à ceux de Seito.

« Alors oui, je l'aime toujours. Mais j'aime aussi ma fille. Protéger mes enfants, que ce soit des autres ou d'eux-mêmes, est ma priorité absolue, Kobayashi-san. Soyez-en assuré. »

Seito avait flanché à l'évocation d'un centre spécialisé. Elle avait espéré que ce sombre présage fasse son chemin dans son esprit étriqué. Mais il n'en était rien. De nouvelles heures de colle, de nouvelles dégradations lui avaient démontré qu'elle ne pouvait pas lui faire confiance. Inverser le processus en prônant son amour lui paraissait inutile mais peut-être... Il suffisait d'une pincée de foi supplémentaire pour que, peut-être, elle inverse la tendance. Inquiète, elle jette un regard en arrière. Son fils n'oserait pas faire du mal à sa sœur devant ses camarades. Pourtant la file devant le stand ne semblait pas si longue quand elle l'avait quittée.



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Dim 20 Nov 2022 - 17:05



♫ A ceux qui savent combien vivre fatigue ♫
« Et si j'vous disais que je la déteste tellement que j'ai eu envie qu'elle crève, vous voudriez encore m'aider ? »

« Oui.Parce que sans elle tout irait bien, on ne ferait pas attention à toi uniquement pour te faire des reproches ou te rabaisser, tu n’aurais pas l’impression de ne pas avoir ta place dans le cercle ou même qu’on t’en rejette, d’être le problème qu’on cherche à écarter, celui qui fait tâche sur la photo de famille, tu pourrais espérer te sentir accepter. »

« [...] être pris dans une spirale de l'enfer et tourner, tourner, tourner... [...] ILS l'ont voulu, pas moi. ILS assument, pas moi. »

Comment oublier ces mots forts et lourds de sens sortis avec autant de hargne ? Pendu aux lèvres de la mère de Mori-kun, j’accuse sa révélation, inexpressif. Je repasse en boucle, chaque bribre de conversation que j’ai pu avoir avec son fils. J’ai totalement conscience de l’aversion qu’il nourrit à l’égard de sa soeur, compris que son souhait le plus cher serait qu’elle n’est jamais existé. Tout ça, je le sais. L’idée même qu’il ait pu passer à l’acter et tenter le pire me compresse la poitrine. Non, je ne peux le croire.

Je refuse d’imaginer, qu’après toute la détresse qu’il m’a confié, son désir de retrouver l’approbation de ses parents et sa place, qu’il n’ait pu que penser que ce soit une solution. La voix du doute tente bien évidemment de se faire sa place dans mon raisonnement, mais je réprime autant que possible. J’ai beau demander plus de précisions à ses parents, ils estiment en avoir déjà trop dit, oh ça oui !

La douleur de sa mère, je la perçois également, c’est elle qui donne de la force à cette voix lointaine qui me souffle de la croire. Il est trop tard, celle de son fils m’a déjà atteint davantage. Je ne peux croire que s’il représentait un tel risque, ils le laisserait seul avec elle. La foule n’a jamais empêché un esprit corrompu d’accomplir sa basse besogne. Qui remarquerait s’il s’éloignait tranquillement à l’écart de tout ? Qui ne comprendrait pas qu’il ait pu perdre sa petite sœur aventureuse de vue et qu’un malheur soit arrivé ?

« J’en suis assuré Mori-san et c’est tout à votre honneur. Néanmoins, comprenez qu’en l’absence de plus de détails à ce sujet, je ne peux vous croire sur parole qu’il ait tenté une telle chose de sang froid... Cela me semble contradictoire avec son désir de retrouver votre approbation. Pensez-moi naïf mais, ça ne fait aucun sens... Il y a forcément un malentendu, je ne peux voir les choses autrement. »

Je lâche un soupir, las de ce combat dont je ne trouve pas le moyen de prendre l’ascendant.

« Je comprends malgré tout que vous soyez méfiants et protecteurs. Mon but n’est pas de vous tenir tête, je n’ai qu’un souhait, que votre situation s’améliore. C’est pourquoi... Je vous implore, d’essayer une dernière fois de renouer le contact par la manière douce, qui pourrait désamorcer cette tension installée depuis si longtemps qui vous épuise tous les deux. »

C’est à mon tour d’abaisser le regard. Il ne me reste plus aucune carte à jouer sinon la plus sincère de toutes. Ce trop plein d’empathie qui me coûtera un jour mais qui fait partie intégrante de ce que je suis.

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