-40%
Le deal à ne pas rater :
Nike Sportswear Phoenix Fleece – Pantalon oversize taille haute
35.97 € 59.99 €
Voir le deal


Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Deux semaines à Kyôtô

Dim 18 Déc 2011 - 18:04
Le matin. C'était le matin, même s'il était 10h30. Néanmoins, ce n'était pas un matin habituel. En effet, la veille, la jeune Haru avait eu bien du mal à s'endormir. Ses colocataires voulurent se renseigner sur le pourquoi de cet agissement mais elle avait simplement répondu qu'elle partait en vacances le lendemain, pour deux semaines, sans leur donner plus d'explications. Pas la peine.
Rien que l'idée de partir pour un séjour de deux semaines quelque part la rendait comme ça : incapable de fermer l’œil. De toute façon, à chaque fois qu'elle avait hâte à quelque chose, elle devenait ainsi. Ce comportement n'était pas nouveau chez elle.

Cependant, cette fois-ci, c'était un peu différent , car, en plus de ses parents, une autre personne allait se joindre à eux. Celle-ci s'avérait être l'un des plus récent ami de la lycéenne, savoir Masashi.
Par contre, il y avait une chose qui la dérangeait : Depuis qu'elle s'était rendue compte des véritables sentiments qu'elle avait à son égard, elle avait peur de ne plus se montrer aussi naturelle qu'avant avec lui, de ne plus être capable de prononcer un mot ou même de plus pouvoir parler du tout. C'était ça : Elle appréhendait ce voyage pourtant tant désiré. Oh là là... Que faire pour se sortir ces idées de la tête ? Même s'il avait changé de statut dans son cœur, Masashi restait la même personne, celle qui l'avait, pour ainsi dire, en partie sauvée de cette fausse culpabilité qu'elle avait enfouie au fond d'elle pendant tout ce temps. En fait, il fallait tout simplement qu'elle se comporte comme d'habitude avec lui. Malheureusement, de la pensée à l'agissement, il y avait un peu, voire beaucoup de chemin à faire.

Elle souffla. Elle avait besoin de se remettre les idées en place. Après mûres réflexions, quo de mieux qu'une petite séance de Karaté improvisé pour y parvenir ? Haru décida donc qu'après le déjeuner et après avoir finalisé ses bagages, elle irait au gymnase afin de se défouler.

Jusqu'à midi, la jeune fille ne fit pas grand chose à part lire et empiler sur son lit les vêtements et autres affaires qu'allait emporter, avant de les ranger plus tard dans sa valise.

Donc, après avoir mangé et fermé sa valise à présent prête, elle se rendit au gymnase avec, bien entendu, sa tenue de Karaté sous le bras. Une fois arrivée à destination, elle se changea dans les vestiaires avant d'entrer dans la salle et commencer son entraînement

Cela faisait assez longtemps qu'elle n'avait pas pratiqué son sport favori et il faut dire que cela lui fit du bien. Elle put ainsi se vider la tête et oublier tout ce qui la préoccupait rien qu'un instant. Enfin... Un instant, c'était vite dit car ce fut plutôt des heures qui s'écoulèrent, avec malgré tout des pauses par-ci par-l qu'elle s'accorda volontiers. Elle ne sut pas combien de temps elle resta dans cet endroit. Lorsqu'elle s'arrêta encore pour aller boire, elle jeta un coup d’œil sur l'heure qu'il était et vit qu'il était à peu près 16h30. Wouaw ! Et ben dis donc, elle était restée plus qu'assez longtemps.
Elle retourna dans les dortoirs afin de prendre une douche et se préparer pour le grand départ. Pour ce qui était de sa tenue, qu'elle avait posée sur son lit avant d'aller au gymnase, elle avait opté pour une simple robe unie de couleur bleu ciel à manches courtes, accompagnée de sandales blanches.

Une fois qu'elle eut vérifiée de n'avoir rien oublié, munie de ses bagages, elle se dirigea vers l'entrée de KHS, là où ses parents s'arrêteraient pour les prendre.
Elle regarda sa montre : 17h15. Un quart d'heure au moins à attendre. Ce ne sera pas très long.

En tournant la tête de droite à gauche, elle remarqua l'absence de Masashi. Elle espérait qu'il ne serait pas en retard.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 19 Déc 2011 - 21:35
Un lutin avide de sensations fortes n'aurait jamais trouvé mieux que de s'être perché à cet instant précis sur sa valise. Chaque cahot l'envoyait d'une bonne dizaine de centimètres vers le ciel, et Masashi courrait à nouveau du mieux qu'il le pouvait. Il était 17h35, et comme par hasard, pour ne pas changer de ses bonnes habitudes, il était en retard. Mais là, un petit flashback s'impose...

~ La veille : 15h30 ~
Même course effrénée et même valise fonçant comme un bolide à la suite de Masashi. Ce dernier arriva de justesse à sauter dans le bus qui était à l'arrêt, et qui se dirigeait en direction de la gare de Kobe. Le prochain train partait... Bientôt. A vrai dire il avait déjà oublié l’horaire, mais il savait qu'il avait très peu de temps. Il trouvera bien son train sur le panneau d'affichage...

Il eut largement le temps de reprendre son souffle dans le bus. Une fois arrivé à la gare, il ne décida pas de sprinter, mais se contenta de courir un peu plus lentement. Il regarda sa montre : 15h55. Son train partait à... 15h57. Et il n'avait pas encore de ticket. Tant pis pour le ticket.

Nouvelle course jusqu'au quai. Il sauta dans le train alors que la sonnerie annonçant la fermeture des portes retentissait. Maintenant, restait le problème du contrôleur. Tout lui expliquer, ou bien l'éviter? Il n'avait aucune idée de quelle était la meilleure chose à faire. Il commença néanmoins par s'installer à une place libre, avant de continuer sa réflexion sur comment réagir face au contrôleur. Finalement... Il n'avait pas vraiment envie de payer, mais l'amende allait être beaucoup plus salée qu'un simple billet de train. Et puis rien ne prouvait que s'il allait lui expliquer sa situation avant qu'il ne le contrôle, il ne reçoive pas d'amende. Dans ce cas là, mieux valait éviter le contrôleur...

Il rabattit alors la tablette servant à travailler, manger, ou poser quelque chose dessus, s'empara d'une feuille blanche et d'un stylo noir, et il y griffonna un "HORS SERVICE" en grand. Puis il pris un peu de scotch, pris ses affaires, le scotcha sur la porte des toilettes sous les regards étonnés des passagers qui s'étaient installés aux alentours, puis il s'enferma dans les toilettes, en espérant que son petit jeu allait fonctionner et que personne n'allait le dénoncer. En même temps, qu'est-ce-qu'ils en avaient à faire que quelqu'un avait envie de s'enfermer dans les toilettes. Enfin... ils auraient peut-être envie d'y aller eux aussi, mais il y en avait d'autres de l'autre côté du wagon. Et sinon ils avaient qu'à se retenir un peu!

Il passa alors le voyage le plus chiant de sa vie. Pas de fenêtres, il ne fallait pas être claustrophobe. Impossible de regarder défiler le paysage. Il saurait néanmoins quand il sera arrivé à destination grâce à a petite voix qui annonçait les prochains arrêts régulièrement. Il entendit d'ailleurs le contrôleur passer avec sa phrase habituelle, qu'il devait bien répéter un bon millier de fois par jour. Ça ne devait pas être un boulot très passionnant...

Il sembla passer sans vraiment s'attarder devant les toilettes. Tant mieux. Masashi décida toutefois d'y rester bien caché au cas où il ferait un deuxième passage, sait-on jamais. Il ne repassa pas, et la voix annonça la gare de Tokyo. Il était temps de descendre. Et il s'était en plus rendu compte qu'il n'avait même pas informé ses parents qu'il rentrait pour la soirée. Ou bien il ne s'en rappelait pas...

Il retrouva l'air libre et la lueur de l'astre solaire avec un soupir de soulagement, et avec son porte-monnaie toujours aussi rempli qu'avant. Finalement, il n'en était pas trop mécontent, et il n'aurait qu'à faire une surprise à ses parents. "Surprise! Je pars en vacances demain et j'aimerais bien un peu d'argent!"... C'était un peu ça, en fait...

Se repérant sans mal dans la mégalopole, il se rendit à son domicile, et décida de rentrer en utilisant ses clés. Pas envie de sonner... Il mit bien deux grosses minutes à les retrouver, mais il finit par y arriver, et rentra chez lui comme si de rien n'était. Il failli recevoir un coup de poêle en pleine tête d'ailleurs. Il avait un peu agit comme un voleur, et sa mère se tenait prête à l’assommer... Elle était toujours aussi... Parano.

Passons sur les retrouvailles assez mitigées et les négociations les plus sportives qu'il n'avait jamais réalisés de toute son existence. Il se coucha un peu épuisé de toute cette parlote, mais avec un sentiment de victoire puisqu'il avait à peu près obtenu ce qu'il voulait. Il dormit comme une marmotte, après avoir commencé à préparer sa valise.

Le lendemain, il termina de préparer sa valise, jeta un œil aux horaires de train sur internet et vit qu'il avait encore le temps. Enfin le temps... Il lui rester trois ou quatre heures de libre devant lui et il pensait avoir tout bien préparé. C'était le moment ou jamais d'aller passer le bonjour à ses amis qu'il n'avait pas revu depuis... longtemps.

Connaissant assez bien le temps que mettait tel ou tel trajet, il partit de chez un ami pile à temps pour rentrer chercher ses affaires et aller prendre son train. Il allait arriver avec une heure et-demi d'avance à Kobe... Le train suivant arrivant à une heure légèrement trop tardive pour lui permettre d'être à l'heure.

Mais, comme par hasard, alors qu'il était dans le bus, il eut droit à des monstrueux bouchons dus à des travaux sur la voie publique, ce qu'il n'avait pas prévu. Ce fut donc une énième fois qu'il arriva en retard, et il loupa son train. Il allait donc devoir prendre le suivant, et être en retard. Et même pas moyen de prévenir Haru, puisqu'il n'avait pas son numéro.

Bref... il paya son billet pour Kobe, et passa le voyage à regarder le paysage qu'il n'avait pu observer lors du voyage aller. Il fut d'ailleurs assez fier de présenter son billet au contrôleur, qui ne remarqua pas. En même temps, le contrôleur s'en fichait un peu sûrement...

Une fois arrivé à Kobe, la course avait commencé. Il fonça vers l'arrêt de bus le plus proche, remarqua qu'il n'y aurait pas de bus avant 15 minutes, pas moyen, il allait trop être en retard. Il couru donc vers un autre arrêt de bus, plus loin, qui se rendait aussi prêt de KHS, mais plus loin que l'autre bus. C'était donc une course en plus, mais aussi sûrement un gain de temps. Il regarda les horaires. Deux minutes. Il trépignait en attendant le bus. Il arriva à l'heure.

Il s'y engouffra, et ne put même pas rester assis durant tout le trajet, pestant intérieurement à chaque feu rouge, ou à chaque fois que le bus prenait trop de temps. Le bus aurait fait du 100 à l'heure que cela l'aurait arrangé, et même pas effrayé. Sauf qu'il respectait bien sûr toutes les limitations.

17h35, le bus s'arrêta, Masashi bondit hors du véhicule avec sa valise et était parti pour un sprint cahotique.

Cela lui prit bien cinq minutes pour arriver jusqu'à KHS, ralentit par sa valise. En même temps l'arrêt n'était pas tout proche. Il était 17h41, et ce fut totalement en nage, exténué, le souffle très très court, qu'il arriva devant le portail de l'établissement. Il avait envie de s'effondrer par terre, de tirer la langue tel un chien après un effort physique, de boire une marmite d'eau, mais il ne pouvait pas pour ne pas passer plus con qu'il n'avait déjà l'air en arrivant autant en retard. Restait à espérer qu'ils l'avait attendu... Mais pour onze minutes... ça devrait être bon. Enfin il espérait.

Haletant, il regarda autour de lui en espérant voir une voiture déjà bien occupée ou un visage connu...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Ven 23 Déc 2011 - 20:59
Un petit quart d'heure plus tard, au loin, Haru crut apercevoir deux personnes s'avancer vers elle en lui faisant des signes. C'est alors qu'elle reconnut ses parents, qu'elle fut très contente de revoir mais en même temps très étonnée qu'ils soient venus à pieds. Aucune voiture à l'horizon. Une fois qu'ils furent arrivés à sa hauteur, elle le leur demanda.

- Dites-moi, où est la voiture ?

- Oh, en fait nous l'avons garée un peu plus loin, dans un parking à environ 500 mètres.

- Ah d'accord, je comprends.

Puis, son père s'approcha afin de porter sa valise jusqu'à la voiture. Il s'apprêta à y aller lorsqu'il dit :

- Mais dis-moi Haru, tu es toute seule à ce que je vois. Où est donc passé ton ami ?

- Et bien...

La jeune fille baissa la tête avant de la retourner et regarder derrière elle, pour voir s'il allait arriver cependant, personne en vue.

- ... je pense qu'il ne devrait pas tarder.

- Bon. Et bien en attendant, allons mettre tes affaires dans le coffre.

Sur ce, ils se rendirent tous les trois au lieu mentionné plus tôt, tout en discutant. Le sujet principal fut bien évidemment les journées de la lycéenne à KHS mais surtout, l'état de celle-ci. Dans son message de la veille, sa mère, Arisa, lui avait fait part de leur inquiétude à ce propos. Elle et son mari étaient donc plus qu'heureux de revoir le vrai sourire de leur fille. Celle-ci fut d'ailleurs très touchée de cette attention qu'ils eurent à son égard. Elle les rassura en leur disant merci et que ça allait beaucoup mieux.

Une fois la valise rangée dans le coffre, Haru dit à ses parents qu'elle retournait devant le portail de l'école attendre Masashi. Elle emprunta alors le chemin inverse et remarqua que, plus elle s'approchait, plus une silhouette, apparue quelques secondes auparavant, devenait nette. Juste avant de stopper ses pas, elle vit qu'il s'agissait de leur dernier passager.


- Ah ! Tu es enfin arrivé, Masashi-kun ! … Are ?

Il ne répondit pas tout de suite et pour cause : Il était en nage et reprenait son souffle tant bien que mal. Il avait dû courir comme un forcené pour se retrouver dans un tel état.

- Tu te sens bien ? Tu as l'air complètement épuisé... Je vais t'aider à porter ta valise si tu veux...

Le jeune homme n'eut même pas le temps de répondre car, joignant le geste à la parole, Haru venait d'empoigner les bagages de son ami et commença à se diriger vers le parking. C'est vrai que c'était un peu lourd. Elle eut un peu de mal à avancer. Bien entendu, le propriétaire de ce qu'elle portait voulu reprendre son bien néanmoins, ce fut Mr. Kawai qui s'en chargea, les ayant rejoint depuis peu pour les aider. Haru put souffler. Déjà qu'il faisait chaud mais bon... Elle n'allait pas se plaindre. Pas aujourd'hui.

Devant la voiture vinrent les présentations :


- Ah ! Le voilà cet ami, euh... Masashi c'est ça ? Ravie de faire ta connaissance ! Je suis là mère de Haru, Kawai Arisa. Et voici mon mari, Hiroshi.

Dit-elle de manière assez enjouée.

- Enchanté de même. =)

Dit l'interpelé en s'asseyant côté conducteur. Les autres l'imitèrent : Arisa côté passager, à côté de son mari, et nos deux jeunes lycéens se placèrent à l'arrière. Une fois que tout le monde fut prêt, le véhicule s'engagea sur la route qui allait les mener vers leur destination finale.

Il n'y eut pratiquement aucune discussion dans la voiture, Arisa préférant attendre d'être arrivés avant de faire plus ample connaissance et disant qu'ils devraient plus profiter du voyage pour se reposer. Haru n'en pensait pas moins. Sa séance de quasiment trois heures de Karaté ajoutée à la chaleur l'avait vraiment épuisée. Masashi devait l'être aussi, vu la course qu'il avait dû faire.
C'est alors qu'elle ferma les yeux dans l'espoir de vite trouver le sommeil qui, en effet, ne tarda pas à l'emporter. À présent complètement endormie, elle ne put donc pas remarquer que, lors d'un virage assez important, sa tête avait basculée pour se retrouver sur l'épaule droite du garçon étant assis à côté d'elle.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 25 Déc 2011 - 21:24
Personne. Aucune tête connue, aucune voiture suspecte. Rien. Il était arrivé trop tard? Étaient-ils limités à la minutes près? Il aurait du demander le numéro à Haru avant de partir, ça aurait pu lui permettre de les prévenir de son (léger) retard... Sauf qu'il ne l'avait pas, et donc il ne voyait plus trop quoi faire.

Il était déjà courbé en deux après ce sprint monumental qui avait semblé durer une éternité. Il était en train de penser à se coucher sur sa valise tel un mollusque décérébrée, ce qui reflèterait assez bien son état physique du moment, lorsqu'une voix qu'il connaissait l'interpela.

- Ah ! Tu es enfin arrivé, Masashi-kun ! … Are ?

Elle ne dut pas comprendre sur le coup son état actuel. Il aurait pu faire une sieste de trois jour que cela ne l'aurait pas dérangé. Bon, dans quelques minutes, il aura peut-être retrouvé un minimum de forme...
- Konbanwa.. lâcha-t-il entre deux bouffées d'oxygène.
- Tu te sens bien ? Tu as l'air complètement épuisé... Je vais t'aider à porter ta valise si tu veux...

Il allait lui dire qu'il ne le voulait pas, qu'il pouvait sans problème marcher quelques mètres en plus, mais il n'eut même pas le temps que déjà sa valise lui échappait des mains.
- Hoy! Haru attends un instant!
Mais ça ne servait pas à grand chose. Elle semblait déterminée à rapporter sa valise jusqu'à... jusqu'à où en fait? Sûrement la voiture de ses parents était-elle garée plus loin. Masashi, toujours un peu lent à la détente, rattrapa l'étudiante d'un pas assez rapide.
- Te fatigue donc pas et rend moi cette valise...

Il n'eut à nouveau pas le temps de dire ouf que ce fut un homme qu'il ne connaissait absolument pas qui s'en empara pour l’amener jusqu'à la voiture. Il s'était à coup sûr fait fiché en tant que grosse feignasse pas capable de porter sa valise toute seule, puisque Haru était partie devant avec sans son accord. Il allait encore faire mauvaise impression super...

Ils arrivèrent enfin devant la voiture. Ce fut la mère à Haru qui fit les présentations, s'étant révélée être la plus bavarde. Il s'inclina légèrement comme il était de coutume..

- C'est bien moi. Enchanté de faire votre connaissance, et merci de me laisser participer au voyage. répondit-il le souffle encore assez court. Ils connaissaient déjà son nom, pas la peine de le leur dire. Et désolé pour le retard... ajouta-t-il à mi-voix, un peu gêné bien que ses paroles restaient parfaitement audibles.

Il s'installa sur la banquette arrière, les parents de Haru s'étant installés devant, ce qui était une disposition tout à fait logique. Le début du voyage se déroula dans le calme, mais il pensait bien que ce silence était parfaitement voulu et qu'une voiture n'était pas le meilleur lieu pour faire connaissance. Et puis il devait avouer que s'assoir sur un siège faisait le plus grand bien après l’exploit olympique qu'il avait réalisé. Surtout par cette chaleur étouffante.

La fatigue et le trajet qui était calme l'endormirent à moitié. Un contact sur son épaule le tira de sa torpeur. Il réalisa que c'était Haru qui s'était endormi. Cela était.. assez gênant, mais il n'allait tout de même pas la réveiller. Tant pis si ses parents se faisaient des films... De toute façon il avait lui aussi envie de dormir. Il posa sa tête contre la vitre, laissant Haru dormir sur son épaule, et s'endormit à son tour après quelques courtes minutes. le voyage sera moins long, et il sera peut-être plus en forme une fois qu'ils seront arrivés...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 26 Déc 2011 - 18:57
À l'avant de la voiture, les parents de Haru remarquèrent que les deux passagers à l'arrière venaient de s'endormir.

- C'est à croire qu'ils n'ont pas dormi cette nuit.

Phrase qui n'obtint pas de réponse. Celle qui l'avait dite sourit néanmoins devant cette scène qui s'offrait à ses yeux.

- Mais bon, ce n'est pas plus mal, non ? Comme ça ils seront plus en forme quand nous arriverons à Kyôtô.

Dit Hiroshi en se tournant un instant vers sa femme avant de reporter sa tête vers la route.

- Oui, tu as raison.

Arisa remit son visage face à la route. Elle continua de parler avec son mari, tout en faisant attention à ne pas parler trop fort afin de ne pas réveiller les deux lycéens.

- Il a l'air gentil, tu ne trouve pas ?

Hiroshi, qui comprit de suite de qui elle voulait parler, hocha la tête en signe d'approbation.

- C'est vrai que c'est l'impression qu'il dégage, mais nous ne le connaissons pas encore assez bien pour nous faire une idée de ce qu'il est. Nous avons deux semaines pour ça. Ne soit pas si impatiente.

- Je sais. Mais, Hiroshi, comprends-moi. Tu me connais assez pour savoir que je ne suis pas vraiment du genre impatiente, surtout en ce qui concerne notre fille. Dois-je te rappeler que la seule amie qui soit allée en vacances avec elle était Natsumi-chan ?

- Je m'en souviens, oui. Et alors ? Tu as peur que cela ravive des souvenirs ?

- J'avoue que j'ai cette appréhension.

- Allons... Cesse de t'inquiéter ainsi. Aie confiance et tout ira pour le mieux.

Ceci vint clore la discussion alors que sur la banquette arrière, un sourire se dessina sur le visage de la jeune fille. Sûrement à cause du rêve qu'elle fit.


# dream #

Deux petites filles d'environ 10 ans étaient entrées dans la chambre qui leur était destinée comme des folles. Elles étaient toutes contentes de pouvoir passer leur premier séjour dans une auberge traditionnelle. Ce qu'elles trouvaient amusant dans ce genre d'endroit, c'est que tout le monde portait des kimonos ; bleus pour les hommes et roses pour les femmes. Les deux fillettes avaient hâte de voir ce que cela donnerait lorsqu'elles aussi seraient habillées de la sorte. C'est alors que leurs parents arrivèrent.


- Bon, les filles, nous comptons sur vous pour ne pas faire de bêtises pendant notre séjour, vous avez compris ?

- Oui !!

Disent-elles en choeur.

- De plus, ne sortez pas avant qu'on vienne vous chercher, d'accord ?

- D'accord !!

Sur ce, les deux petites filles se retrouvèrent seules dans la pièce. Elles décidèrent de commencer à ranger leurs affaires.

- Je sens qu'on va passer un chouette séjour, hein Haru-chan ?

- Oh oui ! Tes parents ont été vraiment gentils de nous inviter.

- Tu oublies que c'est moi qui leur ai demandé.

- Oui, c'est vrai. Je te remercie beaucoup, Natsu-chan !

Le soir, elles allèrent, accompagnées de leur mère, dans les sources chaudes réservées au femmes. Elles firent la course jusqu'au bassin, puis sautèrent dedans avant de ressortir la tête pour éclater de rire.

# dream #



La voiture s'arrêta enfin. Les deux adultes sortirent du véhicule pour aller réveiller leur fille et son ami. Arisa, en ouvrant la porte du passager derrière elle, retint celui-ci par l'épaule pour ne pas qu'il tombe car il avait la tête posée sur le rebord de la fenêtre. Elle le secoua légèrement.

- Masashi-san ♪~... Il faut se réveiller ~..

Le jeune homme émargea doucement, suivi de sa voisine, qui elle, fut surprise de la position qu'elle occupait et qu'elle avait occupée tout le long du voyage. Elle sorti vite de la voiture et se retrouva face à l'auberge où ils allaient séjourner. C'était vraiment magnifique comme endroit.

Ne perdant pas de temps, ils prirent chacun leurs bagages et se dirigèrent vers l'accueil. Là, Mr. Kawai informa la demoiselle de l'accueil au sujet de leur réservation. La jeune femme fut un peu perdue lorsqu'elle découvrit que le nombre de places réservées n'était pas celui qu'elle avait devant elle. Bien sûr, elle demanda des explications.


- Et bien en fait, nous avons invité une quelqu'un après avoir réservé. Mais comme nous n'avions pas le temps de changer la réservation, nous avons décidé de voir sur place ce que nous pourrions faire pour y remédier. En somme, avez-vous une chambre de libre ?

Arisa et Hiroshi avaient réservé deux chambres : Une pour eux et l'autre pour Haru. Cependant, comme ils l'avaient dit, Masashi, lui, n'en avait pas. Il n'allait tout de même pas dormir avec eux, et encore moins avec leur fille, c'est pourquoi ils espéraient qu'il y aurait une chambre en plus.
La secrétaire d'accueil releva la tête, après avoir cherché ce qu'ils voulaient, mais avec un air désolé, ce qui ne leur plus pas vraiment.


- Je suis désolée mais nous sommes complet.

Haru resta scotchée. Complet ? Plus aucune chambre à disposition ? Non... Ce n'était pas possible. Qu'allaient-ils pouvoir faire ? Ils n'allaient pas le jeter dehors quand même ? Cela ne se faisait pas ! En plus,.. en plus...

Hiroshi, les yeux fermés, semblait réfléchir à une solution et visiblement, une seule lui venait à l'esprit. Il en parla à sa femme qui fut surprise et un peu hésitante mais qui finit par accepter sa proposition.

- Les enfants, l'auberge est complète. Nous ne pouvons réserver une chambre supplémentaire. Cependant, il n'est pas question d'annuler ce voyage et encore moins d'exclure un inviter, qui a eu la gentillesse d'accepter l'invitation de notre fille.

Haru appréhendait un peu ce que son père s'apprêtait à dire.

- Donc, je m'excuse à l'avance mais je ne vois qu'une solution pour palier à ce problème : Que vous dormiez dans la même chambre.

Haru fut toute retournée et tellement prit au dépourvu qu'elle ne bougea pas d'un cil mais avait des yeux ronds et les joues roses. Il plaisantait là ?

- M... Mais enfin,.. otôsan... je...

- Tu veux qu'il reste, oui ou non ?

Elle se tut. Elle se tourna vers Masashi, qui semblait lui aussi assez retourné par ce qu'il venait d'entendre, avant de souffler.

- Bon... d'accord... On fait comme ça.

Satisfaits, ses parents en informèrent la demoiselle de l'accueil qui modifia la réservation de l'une des chambres, pour non plus une mais deux personnes. Les quatre voyageurs furent ensuite conduis vers leur chambre respective.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 26 Déc 2011 - 20:19
Un sixième sens. Il n'avait pas d'autre explication sur le fait qu'il arrivait toujours à se réveiller quand les voyages touchaient à leur fin. Il avait toujours pu dormir sans crainte, il se réveillait toujours quelques secondes avant l'arrêt du véhicule. Ça pouvait être un train, un bus, ou une voiture, c'était toujours pareil.

Il ouvrit un œil, vit la voiture s'arrêter. Dans un train, il aurait rassemblé ses affaires, mais là il n'y avait pas le feu au lac et il avait encore un peu l'esprit embrumé. Il décida donc de faire comme tous les jours : Garder les yeux fermés autant qu'on peut, même si au final, la vitre froide n'était pas si agréable que ça. De toute façon, Haru dormait encore...

Soudain, la porte s'ouvrit. Un déséquilibre, une chute, rien de mieux pour réveiller quelqu'un. Impossible de rester endormi lors d'une perte d'équilibre, et plus spécialement une chute. Dans les cauchemars où l'on tombe, on finit bien sûr toujours par se réveiller. Faites perdre l'équilibre à quelqu'un d'assoupi, il finira à coup sûr par se réveiller.

Là, il était déjà un peu réveillé, mais dans une tentative aussi désespérée que futile, il battit des bras pour tenter de ne pas finir la tête dans la poussière. Il était encore assez assoupi pour battre n'importe comment des bras pendant un court instant, tel un oiseau totalement ivre. Mais il fut rattrapé à temps par la mère de Haru. Et oui, il était bien temps d'émerger de son sommeil...

Il devait avouer que le lieu était sympa. Très sympa même. Les vacances s'annonçaient prometteuses. Il marcha jusqu'à la valise, l'esprit encore un peu embrumé alors qu'Haru quittait le pays des songes à son tour. Le pire, c'est qu'il était encore plus fatigué qu'avant... Enfin il en avait l'impression.

La père à Haru se dirigea ensuite vers l'accueuil, puis revint les informer de la situation, et bien sûr, il n'y avait plus de chambre. Bon, Masashi n'avait pas amené sa tente, mais finalement il aurait dû. Une nuit à la belle étoile dans ce genre d'endroit, ça avait l'air cool. Car oui, sous ses airs un peu trop citadins et totalement désintéressés, il n'avait rien contre la campagne et les nuits à la belle étoile. Il n'en avait jamais fait et aurait sûrement mis trois heures à monter une pauvre tente, mais au fond il aurait aimé. (Après, il ne pensait pas à l'armée de moustiques qui n'attendait que sa venue, sales bestioles...)

Bref, le père à Haru continua son explication, et il avait peur d'en connaître la suite, qui ne tarda pas à arriver. Il ne savait pas trop comment réagir à une telle annonce, mais il garda contenance. Il laissa donc les Kawai parler un peu alors qu'il essayait de trouver une solution convenable. Après tout, c'était lui qui s'incrustait dans leur voyage, mais c'était logique qu'ils ne voulaient pas "l'abandonner"...

Il réfléchissait, et alors que la nuit était en train de tomber, il remarqua que la ville pas loin, devait bien avoir au moins une chambre de libre dans un hôtel lambda. Si ça se trouve, une chambre se libèrera bientôt dans l'auberge et il n'aurait qu'à passer une nuit ou deux en ville, même si c'était... très compliqué à organiser. Surtout que la nuit tombait, et qu'en ces périodes de vacances il n'y aurait pas forcément énormément de place, voire pas du tout. Le pire était qu'il était un peu tard pour essayer désespérément de dénicher une place.

Il décida donc de faire partager son idée même s'il lui avait déjà trouvé quelques points noirs.

" Euh... Sinon il reste peut-être une place à un hôtel en ville? Ça permettrait de rester sur ce que vous avez prévu en attendant qu'une chambre se libère ici dans un jour ou deux... Si tout n'est pas déjà réservé. "

Le problème était qu'en ces périodes de vacances, ça risquait fort d'être le cas. Ce genre de séjours était assez prisé, et au fond Masashi n'avait pas du tout envie de passer toutes les vacances dans un hôtel miteux en plein milieu de la ville, surtout que les parents à Haru devraient le chercher chaque jour à la ville... Au fond, c'était pas une super idée, en plus de se forcer à trouver une place en catastrophe le soir. En plus, vu que la majorité n'est atteinte qu'à la vingtième année au Japon, son âge risquait de poser peut-être quelques petits problèmes...

C'était vraiment pas une bonne idée, mais revenir soudainement sur son idée sans explications le ferait passer pour un gros pervers qui voulait dormir dans la même chambre qu'Haru, alors que ce n'était pas le cas. Et il n'avait pas vraiment envie de démolir lui-même sa propre idée, alors il attendait que les parents de Haru le fasse à sa place, pendant qu'il réfléchissait éventuellement à une autre solution... Au final, il n'avait pas eu une idée si lumineuse que ça...

Et puis, il ne connaissait pas vraiment la tête qu'aura la chambre, si ça se trouve ça ne posera aucun problème. Et puis... rien qu'à voir la façade, ça donnait sacrément envie d'y passer la nuit.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mar 27 Déc 2011 - 20:06
Alors qu'ils se dirigeaient tous vers les chambres qui leurs étaient réservées, les Kawai se retournèrent à l'entente d'une proposition de Masashi :

- Euh... Sinon il reste peut-être une place à un hôtel en ville ? Ça permettrait de rester sur ce que vous avez prévu en attendant qu'une chambre se libère ici dans un jour ou deux... Si tout n'est pas déjà réservé.

Arisa et Hiroshi se regardèrent alors que Haru, bien qu'ayant l'air étonnée, ne le fut pas tant que ça. Le fait de vouloir aller en ville prendre une chambre d'hôtel, afin de ne pas les déranger, était tout à fait normal. Il devait se dire que dormir dans la même chambre qu'une fille allait le faire passer pour un vicieux qui profiterait de la situation. Pourtant, ce sont ses parents qui avait parlé en faveur de cette idée alors, il ne devait pas avoir de problème pour eux. Concernant la jeune fille, elle le connaissait assez bien pour être certaine que Masashi n'était pas le genre de gars souhaitant être avec une fille pour une seule et unique raison (que vous avez sûrement devinée). Néanmoins...

- Allons, ne dis pas de bêtises. Il fait presque nuit et nous sommes en plein mois d'août. Ce serait miraculeux qu'il y ait de la place quelque part. Rien qu'ici il n'y en a plus.

Le jeune homme semblait encore hésiter. N'étant pas du tout patiente, ou peu souvent, Arisa se plaça derrière lui et lui mit les mains sur les épaules.

- Hiroshi a raison. Cesse de te faire du soucis pour rien et va t'installer.

Finit-elle en le poussant en avant.
Il se fit donc une raison et suivi l'une des employée de l'auberge jusqu'à sa chambre. Enfin, celle qu'il partagerait avec Haru. Celle des parents de celle-ci était juste en face de la leur. Avant de partir, l'employée les prévint qu'elle leur apporterait leur kimono dans pas longtemps, puis qu'elle allait les chercher de suite.

Comme c'était un réflexe chez elle, la première chose que fit Haru fut de déballer ses affaires et les ranger dans l'une des armoires disponibles. Elle ne disait rien et se contentait de faire ce qu'elle faisait. De toute façon, elle n'arrivait pas à trouver quoi que ce soit à dire. Sa bouche était fermée comme s'il y avait du scotch dessus. Tout ce à quoi elle pensait en cet instant était qu'elle n'allait pas dormir seule durant ces deux semaines, qui plus est avec Masashi. Elle ne parvenait pas encore à réaliser cette évidence.


- Et... Et ben voilà... Apparemment, on va dormir ensemble pendant notre séjour...

Dans ces paroles, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure que ce n'était pas naturel. Elle avait essayé de sortir quelque chose histoire d'habiller le silence présent mais sans grande conviction. D'ailleurs, elle se sentait vraiment bête d'avoir dit un truc pareil.

- ... Ça fait bizarre...

Ces derniers mots, elle voulut se les garder à elle-même cependant, elle les avait prononcés à voix haute sans le remarquer.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Ven 30 Déc 2011 - 0:55
Bon, comme il fallait s'y attendre, il n'étaient pas trop pour son idée. Même si elle était mauvaise, il l'aura au moins proposé. Bon, restait à voir à quoi allait ressembler la chambre. En espérant qu'il y aurait assez de place pour deux. En tout cas ça ne semblait pas gêner la direction de l'hôtel (tout du moins la dame à l’accueil).

Suivant la réceptionniste jusque dans leur chambre, trainant sa valise derrière lui et toujours assez fatigué, le sommeil dans la voiture n'ayant pas vraiment été réparateur, il finit par arriver au lieu où il allait sûrement passer quelques nuits. Haru bien sûr était là aussi. Elle rangeait déjà toutes ses affaires dans une armoire. Lui, et bien... Il ne faisait rien. Il s'était couché, tête sur sa valise. Il n'aimait pas déballer ses affaires dés son arrivée. Tant que ce n'était pas trop bordélique, il se servirait de sa valise comme armoire, mais sûrement ne tardera-t-il pas à ranger lui aussi ses affaires dans une armoire.

En attendant, il ferma un peu les yeux, pas pour faire la sieste, mais pour un peu penser à tout et à n'importe quoi, et surtout aux derniers évènements qui l'avaient amené jusqu'ici. Bon, de toute façon, apparemment leur kimono allait arriver dans pas longtemps...

Attends... Il y allait même y avoir des kimonos pour eux? En même temps il n'avait pas été vraiment informé du déroulement du voyage. C'était presque miraculeux que ses parents aient acceptés une telle chose alors qu'il ne savait pas grand chose sur ce voyage.


- Et... Et ben voilà... Apparemment, on va dormir ensemble pendant notre séjour... Ça fait bizarre...

On pouvait sentir que c'était surtout pour dire quelque chose, mais Masashi ne savait pas du tout quoi répondre à ça. Oui, c'était un peu bizarre alors qu'il s'étaient connus il n'y a... pas si longtemps. Bon après, ce n'est pas parce-que l'on a connu quelqu'un il y a longtemps qu'on le connait forcément bien, et on peut bien connaître quelqu'un en peu de temps. Seulement il ne pouvait pas vraiment dire s'ils se connaissaient vraiment bien. C'est vrai qu'à force, ils commençaient à savoir des choses sur l'autre, et à bien se connaître... En tout cas, il se hasarda à dire quelque chose...


- C'est pas comme si on avait le choix... Enfin, j'ai pas trop envie de dormir dehors non plus...

Il se redressa, abandonnant sa valise qui jouait le rôle de coussin pour s'assoir en tailleur.

- C'est joli ici quand même.. Nan?

C'était juste histoire de discuter un peu avant que les kimonos ne leur soient prêtés. D'ailleurs, des pas feutrés se laissaient entendre et approchaient. C'était peut-être l'employée de l'auberge qui revenait?
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 1 Jan 2012 - 22:06
Il ne répondait pas. Remarque, que pouvait-on répondre à ce genre de phrase ? Après tout, ça ressemblait plus à celles dont la réponse était soit oui soit non. Oh, mais pourquoi s'en faire pour quelque chose d'aussi insignifiant ?

Elle souffla.
Pour dire la vérité, elle ne comprenait pas trop quelle était était la raison qui faisait qu'elle se comportait de la sorte enfin... Si, elle le savait. D'un côté, cela la fatiguait un peu. Est-ce que toutes les filles amoureuses étaient comme ça lorsqu'elles se retrouvaient seules avec celui qui occupait leurs pensées ? Si Haru en connaissait, elle pourrait se renseigner auprès d'elles, malheureusement, ce n'était pas le cas, elle devait donc faire avec. Et puis quoi ? Ce n'était pas comme si elle le rencontrait pour la première fois ou qu'elle était seule avec lui. Enfin bon, là ce ne serait pas la même chose puisqu'il s'agissait de partager la même chambre.


- C'est pas comme si on avait le choix... Enfin, j'ai pas trop envie de dormir dehors non plus... C'est joli ici quand même.. Nan ?

Ses affaire rangées, la jeune fille ferma l'armoire avant de se retourner vers son interlocuteur, qui était assis en tailleur par terre. Elle lui sourit.

- Oui, c'est vrai que c'est un très bel endroit.

C'est alors que quelqu'un frappa à la porte qui coulissa ensuite, laissant apparaître la jeune femme de tout à l'heure portant des vêtements dans ses bras.

- Je vous apporte vos kimonos.

- Ah, je vous remercie. Dit Haru en les prenant.

- Je vous en prie. En vous souhaitant un agréable séjour parmi nous.

Elle s'inclina pour saluer les occupants de la chambre et s'en alla. Ensuite, Haru donna le kimono bleu à Masashi.

Bon et bien, il était temps de les mettre. La lycéenne expliqua à son ami qu'elle allait se changer dans la petite pièce derrière les portes coulissantes (shôjis), qui était une sorte de petit salon dont les fenêtres donnaient sur un magnifique paysage qu'étaient les montagnes et vallées aux alentours.
Donc, une fois les shôjis fermés, elle retira les vêtements qu'elle portait jusqu'à lors et enfila son kimono. Certaines filles auraient pu être gênées dans ce genre de situations parce que, la lumière faisait que l'ombre de Haru était visible sur le papier des portes. Mais bon, cela n'était pas un problème en soit. Il valait mieux que ce soit son ombre et non elle-même qui soit visible quand elle se déshabillait.

Une fois qu'ils furent changés, ils n'eurent pas le temps de dire un mot que Arisa déboula dans la chambre.


- Ah, je vois que vous êtes prêts. Ça vous dit d'aller dîner ?

Comme pour y répondre positivement, leur ventre se mit à gargouiller. Ils se rendirent alors au restaurent de l'auberge où les Kawai purent enfin discuter avec le nouvel ami de leur fille. Ils furent d'ailleurs ravi de découvrir que c'était quelqu'un de sympathique à leurs yeux. Par contre, Hiroshi rit aux éclats lorsque Masashi eut la bonne idée de leur raconter la fois où ils durent passer un savon à un loubard ainsi que le fait qu'ils furent poursuivi par un sanglier. Sa femme le rejoignit dans son fou-rire à ce moment-là, suivi de sa fille, qui se souvenait parfaitement de cette journée plus que mémorable. Le repas terminé, ils retournèrent dans leur chambre respective après s'être souhaité une bonne nuit.

- Alors ? Je te l'avais dis que tu n'avais pas à t'en faire. Il est sympathique ce garçon.

- Oui je sais, je m'en fais toujours pour rien. Néanmoins, je suis heureuse que notre Haru est retrouvé le sourire. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vue rire ainsi.

- Je le pense aussi. Espérons que cela va durer.

- Cela va durer. J'en suis certaine.

De retour dans la chambre d'en face. Les deux jeunes avaient finis d'installer leurs futons et étaient également en pyjama. Après avoir éteint la lumière, ils se glissèrent dans le leur.

- Bon, et bien... Oyasumi, Masashi-kun.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 8 Jan 2012 - 14:49
Les Kimonos venaient d'arriver. Il ne savait pas du tout de quoi il allait avoir l'air dans cette tenue, il n'en avait porté qu'à de rares occasions et il était assez petits. Maintenant qu'il avait bien grandi, il espérait qu'il n'aurait pas trop l'air ridicule dans cette tenue.

Ce fut Haru qui récupéra les Kimonos, et elle lui donna le kimono qui était destiné au jeune homme. Logique, les kimonos masculins sont toujours ou presque de couleur assez sombre. Bref, Haru indiqua qu'elle allait se changer dans la pièce à côté, alors que lui... et bien lui, il n'avait aucune idée d'où se changer. Il n'allait pas le faire dans la chambre quand même, si Haru finissait avant, il aurait l'air con, si quelqu'un rentrait dans la chambre, il aurait l'air con aussi. Bref, mieux valait attendre qu'elle ait fini.

Il reposa sa tête sur sa valise, parce-que ne rien faire, c'était dés fois bien. Par curiosité, il regarda quand même vers où Haru était allée. On voyait son ombre, projetée sur la porte par la lumière. Il ne put s'empêcher de rester légèrement intriguée un court instant, afin de voir si c'était bel et bien son ombre et pas une dessin fixe dans la porte qu'il n'avait pas remarqué avant. Puis il détourna le regard, si disant qu'elle n'aimerait peut-être pas qu'il observe cela. Après, ce n'était qu'une ombre, mais ça se faisait quand même pas.

Bon, il jetait quand même un coup d’œil rapide de temps en temps pour voir si elle avait bientôt terminée ou non. Puis la porte s'ouvrit, alors qu'il était toujours couché sur sa valise, le kimono plié à côté de lui. Il se redressa à ce son, et se leva, et la regarda pour voir à quoi elle ressemblait en Kimono.

" Et bien, ça te va super bien! " lui lança-t-il. Bien sûr, il le pensait vraiment. En même temps, le Kimono allait bien à presque toutes les jolies filles, et elle ne faisait bien sûr pas exception à la règle. Bref, c'était son tour d'aller se changer. L'ombre, il s'en fichait, c'était pas important pour lui. De toute façon, c'était qu'une ombre, alors bon...

Il rentra dans la pièce, referma la porte et observa un court instant le paysage, qu'il ne put s'empêcher de trouver joli. Il se changea plus rapidemment qu'Haru, et sortit à son tour, n'ayant aucune idée de ce à quoi il ressemblait en ce moment précis. Arisa, la mère de Haru, entra au moment où il sortait et leur proposa de venir dîner. Il n'allait pas dire non, il mourrait de faim. Depuis son sprint il n'avait rien mangé, et le sport, ça creuse l'appétit!

Le dîner se passa... bien. Disons qu'il avait un peu raconté les derniers évènements à ses parents -peut-être de temps en temps en exagérant un tout petit peu, mais rien de bien marquant- et que ça semblait leur avoir plu, puisqu'une bonne ambiance régnait à table. Bon, il faisait souvent des pauses parce-qu'il avait très faim, et que parler alors que tous ces mets semblent vous supplier de les manger, c'est trop dur.

Puis après le repas, ils se quittèrent ils retournèrent dans leur chambre. Il avait bien mangé, et le voyage lui avait donné un peu sommeil, mais il avait encore la force de rester éveillé sans trop de mal. Après la mise en place logistique de la chambre et du reste, il alla vite fait bien fait se préparer pour la nuit, et alla se coucher une fois la lumière éteinte.

- Bon, et bien... Oyasumi, Masashi-kun.
- Oyasuminasai!

Sûrement voulait-elle dormir, et si elle ne disait plus rien, il ne tarderait de toute façon pas à s'endormir à son tour... Normalement. Pour une raison qu'il ignorait, il avait énormément de mal à changer de lit. Il n'avait presque pas dormi les première nuits à l'internat, et il espérait que cette fois ci, ça ne se produira plus, et qu'il pourrait être un minimum reposé demain...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Sam 28 Jan 2012 - 18:51
Bon et bien, il était temps de dormir. Allongée dans son futon, la tête tournée vers le mur, Haru n'eût aucun mal à s'endormir étant donné la journée qu'elle venait de passer. Il ne lui fallut que quelques minutes, après avoir fermés les yeux, pour tomber dans un sommeil réparateur. Elle profita longuement de celui-ci puisqu'elle n'ouvrit les yeux que vers 10h du matin. Elle se redressa doucement en position assise, bailla un petit coup et s'étira les bras. Puis, en tournant la tête, elle vit que Masashi était toujours en train de dormir. Remarque, c'était normal selon elle. Après l'avoir vu essoufflé la veille, comme s'il avait couru on ne sait combien de marathons, il avait grandement besoin de se reposer, peut être même plus qu'elle. Néanmoins, elle espérait qu'il n'allait pas rester couché toute l'après-midi.

Haru se leva, en faisant attention à ne pas faire trop de bruit, et alla prendre son kimono. Elle se dirigea vers la pièce où elle s'était changé la veille afin de l'enfiler. En ré-ouvrant la porte, les rayons du soleil venant de derrière elle, du dehors, conduisirent ses yeux vers le visage de son ami, qui dormait toujours. Elles resta quelques instants sans bouger puis, elle s'avança, se mit à genoux devant lui et commença à le regarder. Après plusieurs secondes, un sourire se dessina sur le visage de la jeune fille. Elle trouvait cela apaisant de le contempler ainsi. Elle remit même en place des mèches de cheveux qui lui barraient le visage. Ah là là... Mais qu'est-ce qui lui prenait de faire ça ? Ah... Bien sûr. À cause de ça.

Elle ne sait pas combien de temps elle resta à le regarder. Cela aurait pu continuer encore des heures, cependant...


- Réveillez-vous, bandes de marmottes !!

… Arisa déboula d'un seul coup dans leur chambre. Plus que surprise, Haru était surtout gênée de la position dans laquelle sa mère l'avait découverte. Elle n'arriva pas à sortir un seul son audible de sa bouche, bien que celle-ci se soit ouverte. En plus de ça, elle devint rouge comme une pivoine. Et comme si cela ne suffisait pas, sa mère avait fait tellement de bruit en débarquant que cela avait réveillé Masashi, qui avait le regard tourné vers la lycéenne avec un air de "qu'est-ce qui se passe ici ?". Haru, toujours rouge, ne savait plus où se mettre, si bien qu'elle sortit en courant et en criant un truc incompréhensible :

- C'est pas moi, j'ai rien fait !!

Arisa se tourna vers Masashi, visiblement ne comprenant rien du tout à la situation. La mère de Haru s'excusa auprès de lui et s'élança vers sa fille, qu'elle finit par rattraper dans le hall d'entrée.

- Mais enfin ma chérie, qu'est-ce qui te prends ?

- Ne fais pas comme si tu ne savais pas.

Dit-elle honteuse, de dos à sa mère.

- Quoi, tu réagis comme ça parce que je t'ai prise dans une position compromettante ?

Haru se retourna d'un coup.

- Ne dis pas ça comme ça ! Ça laisse sous-entendre des choses...

- Mais je ne sous-entends rien du tout. Après tout, je t'ai simplement vue à genoux, le regard rivé sur celui de ton ami, rien de plus.

- Et en plus tu dis ça si naturellement...

- Pourquoi, je ne devrais pas ?

- C'est si gênant...

Arisa laissa passer un blanc durant lequel sa fille regardait ailleurs, les joues rouges et quelque chose dans ses yeux qui ressemblait à de la crainte mêlée à de la gêne. Un sourire de compréhension s'afficha sur son visage. Elle avait compris.

- Je vois. Tu ne serais pas amoureuse de lui par hasard ?

Haru piqua un far.

- Qu... Qu... Qu'est-ce qu... Qu'est-ce qui te prends de dire ça ??!!

- Allons, ne me prends pas pour une idiote. Moi aussi j'ai été amoureuse, et le suis toujours naturellement, Ha Ha Ha ! Donc, il me semble que je peux reconnaître les manifestations de ces sentiments. Surtout lorsqu'il s'agit de ma fille, tu ne crois pas ?

La jeune fille ne sut que répondre. Elle ne fit que baisser la tête.

- Bon, sur ce, on en reparlera plus tard d'accord ? Allons chercher ton père et Masashi-san et allons manger un morceau.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 5 Fév 2012 - 20:32
Et voilà, un jour de cours supplémentaire. Tout semblait normal, sauf un tag qui avait fait son apparition sur un mur de l'internat. Le pire était qu'il ne voulait absolument rien dire. Il y avait une certaine géométrie, ce n'était pas un gribouilli informe, mais ça ne voulait... rien dire.

Il rentra dans la salle de classe, comme d'habitude, s’installa près de la fenêtre, comme d'habitude. Cette fois ci, le cours de maths ne ressemblait à rien. le tableau était remplis de sigles étranges et bizarres qui ne voulaient rien dire. Ou bien le prof était un alien et il essayait de communiquer avec eux. C'était encore moins compréhensible que les cours de maths de d'habitude, pour vous dire à quel point ça ressemblait à rien...

Soudain, la prof la dévisagea, la porte de la classe s'ouvrit brutalement.


- Réveillez-vous, bandes de marmottes !! cria la prof de physique, avant de lui lancer une règle en bois en pleine tête.

Il ouvrit les yeux dans un endroit tout à fait différent, pas mécontent d'être sorti de son rêve pour une fois, mais pas heureux de devoir se lever non plus. Il se frotta rapidemment les yeux, vit Haru, pas très loin, et Arisa, à la porte. D'ailleurs, il y avait comme un petit blanc, Haru était toute rouge et finit par s'enfuir dans le couloir sans que l'esprit tout à fait embrumé de Masashi ne trouve une explication rationnelle à tout ça.

Haru cria qu'elle avait rien fait tout en s'enfuyant, rapidemment poursuivi par sa mère. Masashi se demanda si en fait, il venait pas plutôt de rêver actuellement voire s'il était dans le coma après s'être mangé cette règle en pleine poire et qu'il était en train d'être transporté à l’infirmerie sur un brancard improvisé par ses camarades de classe...

Encore à moitié endormi, il se retourna dans sa couverture, deux fois. Il pouvait entendre vaguement une discussion dans le couloir mais leur voix étaient trop faibles pour qu'il puisse comprendre un seul mot. Il se serait bien rendormi, et c'est ce qu'il aurait fait s'il était chez lui. Seulement il n'était pas chez lui, et il valait mieux ne pas manquer de politesse. Il bailla, s'étira...

On vient le chercher pour le petit déjeuner, alors qu'il était encore dans les draps. Il leur fit signe qu'il les rejoindrait rapidemment. Il se leva, remit son kimono. Puis se remit compte qu'il avait un besoin urgent. Mais où diable étaient les toilettes? Il était certain qu'on ne lui avait rien dit à ce sujet. Il chercha un peu partout après avoir constaté qu'il n'y en avait pas dans la chambre. Et il finit par trouver. Pas trop tôt.

Il arriva ensuite dans la salle où ils prenaient le petit déjeuner, s'installa avec un peu de retard dont il s'excusa rapidemment. Puis il dit comme d'habitude avant de commencer à manger "Itadakimasu!", et puisqu'il mourrait de faim, il commença à manger. Qu'importe s'ils l'avaient attendu ou pas. Même s'il était à moitié endormi encore, et que ça pouvait éventuellement se remarquer, il mangea avec un grand appétit, comme à son habitude. Après avoir calmé son estomac, il demanda : "Quel est le programme pour aujourd'hui?". Question classique de celui qui est venu en vacance avec eux mais qui ne sait pas du tout ce qu'il va y faire. De toute façon, il se contenterai de tout...

Quelques instants plus tard, alors qu'il était reparti vers sa chambre chercher des affaires pour la journée à venir, et qu'il fouillait dans sa valise -qu'il n'avait pas très bien faite, d'ailleurs-, il se rappela son réveil, et il n'hésita pas à demander à Haru, qui était là aussi : " Dis, il s'est passé quoi ce matin? ". Son réveil avait été en effet... intriguant! Et il était bien curieux de savoir ce qui s'était passé pendant son sommeil...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mar 14 Fév 2012 - 16:53
C'était arrivé. Haru n'avait pas pensé que cela arriverait aussi tôt, mais c'était quand même arrivé : Sa mère avait deviné. Elle avait deviné à propos de ses sentiments. Dès le début, la lycéenne s'était douté que ses parents finiraient par le savoir. Cependant, que ce soit dès le premier jour du voyage ça, elle ne s'y attendait. De plus, elle savait parfaitement que son père n'allait pas tarder à être au courant, mais également que sa mère ne dirait rien à Masashi. Elle n'était pas ce genre de personne. Haru savait tout ça. Néanmoins, il y avait quand même quelque chose qu'elle ignorait et qui se résumait à une question : Que devait-elle faire à partir de maintenant ? Elle croyait au début que la réponse était de faire comme d'habitude, de se comporter normalement à l'égard de tout le monde, surtout à l'égard de Masashi. Mais maintenant que ses parents étaient au courant, cela allait sûrement devenir plus difficile qu'elle ne le pensait.

Arrivée dans la salle de restauration, elle vit que son père s'y trouvait déjà. Par contre, aucune trace de leur invité. Dormait-il toujours ? À vrai dire, ce n'était pas le premier de ses soucis. En fait, qu'il ne soit pas là était peut-être mieux. Au moins, il ne la verrait pas perdue dans ses pensées comme elle l'était. Elle mangeait son plat mais sans le savourer totalement.

De son côté, Arisa avait attiré son mari un peu à l'écart de la table afin de lui révéler ce qu'elle avait découvert.


- Que viens-tu de dire, Arisa ?

- Ce que tu as entendu : J'ai l'impression que... Non ! Je suis certaine que notre fille considère Masashi-san plus que comme un simple ami, si tu vois ce que je veux dire.

- Tu en es vraiment sûre ?

- À 100 %. Elle a avoué il n'y a même pas 5 minutes.

Hiroshi se retourna vers Haru, qui ne semblait pas avoir remarqué leur absence.

- Et que comptes-tu faire ?

- Rien du tout enfin ! Si je m'en mêle, je risque seulement de compliquer les choses, qui le son bien assez comme ça. C'est à elle seule d'agir pour ce qu'elle veut. Tout ce qu'on a le droit de faire, c'est l'encourager et la conseiller quand cela s'avérera nécessaire. Tu n'es pas d'accord avec moi ?

- Bien sûr que si.

C'est sur ces bonnes paroles qu'ils se mirent à table et entamèrent leur petit-déjeuner.
Quelques minutes plus tard, Masashi les rejoint en s'excusant de son retard. Malgré cela, c'est lui qui finit son assiette avant tout le monde. Autant dire qu'il avait très bon appétit. Il demanda ensuite quel serait le programme pour la journée, ce à quoi les Kawai lui répondirent qu'ils n'avaient pas encore décidé, hésitant sur certaines activités.

Le repas terminé, chacun retourna dans sa chambre respective, sauf Haru qui préféra aller se balader un peu dans les jardins de l'auberge avant d'aller se préparer. Elle trouva un banc, sur lequel elle s'assit, et se mit à regarder le ciel. Un soupir s'échappa de sa bouche. Décidément, elle ne savait plus quoi penser ni faire. Elle qui souhaitait simplement profiter pleinement de ce séjour, voilà que ce souhait venait de basculé à cause d'un petit incident de rien du tout. De rien du tout, enfin... Pas vraiment pour elle. Bon, il y avait tout de même un point positif, c'est que Masashi ne lui avait pas fait de remarques par rapport à cela et ça, elle en était soulagée.

Après plusieurs instants passés dans cet endroit, elle se dit que ce n'est pas en fuyant de la sorte qu'elle allait faire avancer les choses. Après tout, elle avait déjà fui auparavant et cela ne lui avait rien apporté de bon. Rien apporté à part la faire souffrir.
Sur ce, elle se leva et se dirigea vers sa chambre, dans laquelle Masashi était en train de fouiller dans sa valise, vraisemblablement pour y trouver quelque chose à se mettre pour la journée. Haru quant à elle ouvrit le placard où elle avait rangé ses affaires la veille et choisit les vêtements qu'elle porterait aujourd'hui. Alors qu'elle s'avançait vers la porte pour se rendre dans la salle de bain, son colocataire lui posa une question :


- Dis, il s'est passé quoi ce matin ?

On ne pouvait pas dire qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il le lui demande. Le problème, c'est qu'elle ne pouvait lui dire de but en blanc qu'elle l'avait regardé dormir, en lui remettant une mèche de cheveux au passage, et que sa mère l'avait prise la main dans le sac. Non, elle ne pouvait en aucun cas le lui dire. Rien qu'en y repensant, elle se mit à rougir, donc elle détourna la tête pour qu'il ne le voit pas.

- Hein ? De quoi parles-tu ? - Elle fit semblant de réfléchir. - Ah oui ! Oh... Ne t'inquiètes pas pour ça,... ce n'est vraiment rien... rien du tout, je t'assure.

Sans même savoir s'il l'avait cru ou non, elle sortit en vitesse et se rendit dans la salle de bain.

Environ une demi-heure plus tard, tout s'était rassemblé autour de la voiture. Les parents de Haru avaient finalement opté pour une visite du temple Gioji, suivi d'une randonnée dans la forêt de bambous située à côté. Celle-ci étant assez grande, ils en auraient pour une bonne partie de la journée. Si jamais ils avaient le temps pour faire autre, ils aviseraient sur place, iraient se balader ailleurs...

Tout le monde étant d'accord, ils montèrent dans la voiture et se mirent en route. Arisa et Hiroshi se mirent à parler de choses et d'autres, sur comment allait être la journée, de ce qu'ils allaient bien pouvoir voir... Finalement, Haru décida à se joindre à la conversation, bien que sans grand enthousiasme malgré le sourire qu'affichait son visage, appréhendant que Masashi n'ait pas abandonner l'idée de savoir ce qui l'avait rendue, disons..., étrange le matin.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mar 28 Fév 2012 - 17:13
Elle ne semblait pas avoir voulu lui répondre. Pourquoi? Il n'en avait pas la moindre idée. Enfin, elle avait essayé de lui faire croire qu'il ne s'était absolument rien passé, mais il n'était pas naïf à ce point. Il avait toutefois compris qu'elle n'avait pas envie de lui expliquer, donc il n'insista pas. Mais il n'oubliait pas, et était extrêmement curieux de savoir ce qui était arrivé...

Quelques temps plus tard, ils étaient partis vers le temple Gioji (ou quelque chose comme ça). Ils grimpèrent dans la voiture pour le voyage. Le voyage se passa... Normalement. Sans incidents quelconques, le jeune homme passa la majorité de son temps à regarder le paysage par la fenêtre, qui contrastait énormément avec le paysage urbain de tous les jours. Ça donnait envie de vivre à la campagne...

Il continuait de rêvasser, jusqu'à ce que le véhicule ne s'arrête, et se gare dans les emplacements prévus à cet effet à proximité du temple. Il était temps de quitter le véhicule. Il ouvrit la porte, posa le pied sur le sol en gravier, et s'étira, même si le voyage n'avait pas été très long.

Il n'avait pas emmené grand chose avec lui, si ce n'était son porte-feuille et son téléphone mobile. Il ne savait pas vraiment de quoi d'autre il aurait eu besoin. Donc il n'avait emmené que ça. En y pensant, il avait intérêt à ne pas se perdre, puisqu'il n'avait aucun moyen de contacter la famille Kawai... Et il ne se rappelait déjà plus du nom de l'hôtel. C'était pas très rassurant, mais il n'était quand même pas nul à ce point, et ce n'était plus un gamin.

De loin, le temple semblait bien bâti, pas moche du tout. Après, ce n'était pas son intérêt premier dans la vie, donc ce n'était pas forcément les visites les plus intéressantes pour lui. Mais cela ne le dérangeait en rien. Il marcha quelques mètres pour rejoindre le chemin principal, puis se retourna pour attendre la famille Kawai. Pour une fois que ce n'était pas lui qui était le dernier...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Jeu 15 Mar 2012 - 20:06
Fort heureusement, aucune question ne sortit de la bouche de Masashi durant tout le trajet. Cela avait rassuré la jeune fille. Elle se dit qu'il avait peut-être pensé que ce qu'il s'était passé le matin n'était pas d'une grande importance et que finalement, il oublierait bien vite cet épisode, si ce n'était pas déjà fait. C'est vrai après tout. Maintenant qu'elle y repensait, elle se dit que cela arrivait tout bonnement à cause de sa bêtise de vouloir transformer, parfois, un petit incident en une grosse catastrophe.
L'attitude du jeune homme eut le mérite de la détendre si bien qu'elle pu entrer pleinement dans la conversation qu'elle menait avec ses parents, à défaut de regarder le paysage par la fenêtre.

Malgré tout, il y avait encore cette petite voix dans le fin fond de sa tête qui lui disait de se méfier, d'essayer de trouver une réplique à lui lancer au cas où il reviendrait à la charge avec ses questions. Cela pouvait très bien être le cas. Si ça avait été elle, c'est sûr qu'elle n'aurait pas lâché l'affaire. Curieuse comme elle l'était, c'était impossible. Donc, de ce point de vue, elle le comprenait. Néanmoins, que pourrait-elle lui répondre ? Lui dire la vérité était inenvisageable, alors quoi ?

Finalement, elle n'avait pas envie de se prendre la tête avec ça pour l'instant. La jeune fille était venue aux sources chaudes afin de se changer les idées, en plus de mettre un peu d'ordre dans son esprit, et elle ne devait pas gâcher cette chance.
Rangeant l'évènement du matin dans un coin, elle rejoignit ses parents et son ami devant l'entrée du temple. Une fois dans celui-ci, elle fut littéralement éblouie par autant de verdure. C'était vraiment magnifique et très reposant.

Étant donné qu'elle profitait de cette tranquillité, elle avait finie en queue de file : Ses parents étaient loin devant, suivis par Masashi qui lui était devant elle. Mais elle ne le remarqua même pas, trop occupée à s'imprégner des lieux. À un moment, son regard fut attiré par le jardin de mousse du temple. Elle s'arrêta, posa ses mains sur les rambardes et commença à le contempler.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 18 Mar 2012 - 16:38
Le temple était magnifique, c'était la moindre des choses à dire. Il valait le coup d’œil, le soucis est que ça risquait de devenir assez lassant s'ils y restaient trop longtemps, mais à priori ça ne sera pas le cas. Ou bien il suffisait de trouver une activité. Les lieux semblaient assez calmes bien qu'ils n'étaient pas les seuls touristes dans le coin. Mais, comme toujours, il y avait un problème...

Il y avait ce genre de vendeurs de souvenirs devant le temple qui viennent vous harceler pour vous refourguer leurs trucs inutiles et hors de prix. Ils gâchaient sans aucun doute toute la tranquillité du lieu en s'agitant comme des forcenés pour arnaquer les touristes qui ne sont pas assez méfiants. De toute façon il n'achètera jamais leurs trucs, déjà qu'il était très juste au niveau de l'argent pour ce voyage, il n'allait pas acheter ce genre de trucs.

Aussi, dés qu'il s'approcha pour essayer de lui vendre des choses, il lança assez poliment mais visiblement assez agacé par la présence du vendeur de souvenirs:
" Non merci, je veux rien! "
Toutefois, il décida d'insister en lui présenta brièvement quelques produits dont l'inutilité était tout à fait flagrante. Il répondit en élevant la voix, assez froidement, afin qu'il comprenne qu'il ne voulait rien et que s'il continuait de le faire chier ça allait peut-être mal finir. " Vous êtes sourd? J'ai dis que je voulais rien donc allez voir ailleurs! "

Il ne s'énervait pas souvent, mais quand il le faisait il avait toujours une bonne raison. Il alla ensuite importuner la famille Kawai. Masashi n'avait aucune idée de comment ils réagiraient mais même s'ils allaient moins s'emporter que lui, Masa pensait qu'ils allaient refuser également. De toute façon ce n'était plus vraiment ses affaires. Ça lui était déjà passé plusieurs fois par l'esprit de tabasser ce genre de type chiants, mais la violence n'était pas du tout sa nature, et de toute façon ça ne lui aurait absolument rien apporté. Il n'était pas fou au point d'en venir aux mains avec un type qui essaye juste de gagner un peu d'argent. D'ailleurs, il ne se battait jamais, ou presque.

Il finit par entrer dans le temple, toujours en premier. Il regarda autour de lui, trouvant les lieux très reposants. D'ailleurs, l'énervement qu'avait provoqué l'autre vendeur venait de disparaître. Tant mieux. Comme quoi, le fait que ce genre de lieu aide à restaurer la paix intérieure, c'était pas n'importe quoi. Il se retourna et attendit les autres -surtout Haru.


" Il était chiant le type dehors, non? " laissa-t-il échapper à mi-voix pour ne pas trop perturber la tranquillité des lieux, à destination de Haru et ses parents. Puis il poursuivi : "Au moins, l'endroit est joli..".

C'était plus pour lâcher quelques mots et rompre un peu le silence qui s’était installé. Il espérait au moins qu'il ne serait pas fiché comme un garçon très colérique et qui s’emporte facilement. Il avait juste une sorte de haine à l'égard de ces vendeurs de babioles. Puis ils continuèrent la visite.

Haru était à priori un peu derrière lui, et lorsqu'il se retourna, il vit qu'elle s'était arrêté près d'un jardin, accoudée sur une rambarde, pensive. Il décida d'aller la voir, alors que ses parents continuaient leur visite. Il approcha doucement, puis se plaça à côté d'elle et s'accouda. Il jeta un nouveau coup d’œil au jardin de mousse, puis tourna la tête vers elle.

" Tu penses à quoi? " demanda-t-il. Puis il se dit que ça pourrait être le bon moment pour essayer de revenir sur les évènements matinaux qui l’intriguaient toujours. Il détestait qu'il se passe des trucs derrière son dos, et la réaction d'Haru lorsqu'il s'était réveillé était très étrange. Il se demanda si c'était pas ça qui la rendait pensive... " Tu penses au ' rien du tout ' qui s'est passé ce matin? "

C'était quitte ou double. Ou il visait juste, ou bien il avait l'air totalement con. Il espérait quand même avoir visé juste, elle avait semblé très troublée quand elle lui avait répondu 'rien du tout' quelques instants auparavant. Donc c'était sûrement quelque chose d'assez important pour elle... Sauf qu'il n'avait aucune idée de quoi il s'agissait.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 18 Mar 2012 - 18:48
Elle ne savait pas pendant combien de temps il lui serait possible de rester là, accoudée sur cette rambarde à contempler ce jardin étrange puisqu'il s'agissait d'un jardin de mousses, chose qui n'était pas vraiment commune. En tout cas, elle trouvait cela très joli. Bon, il y eut tout de même un moment où entendit un peu de bruit. Elle s'était donc retournée pour apercevoir un vendeur à la sauvette qui tentait de refourguer des babioles en tout genre aux personnes étant venues visiter le temple. Elle le vit aller voir ses parents et voir ceux-ci refuser tout en bloc, ce qui ne l'étonna absolument pas.
En reportant son regard devant elle, ce qui devait arriver arriva, elle se mit à rêvasser. Elle fit surtout le constat du comment était son état deux jours auparavant et maintenant.

C'était assez incroyable que l'on puisse ressentir quelque chose un jour et en ressentir une autre même pas deux minutes après, ou encore rien qu'une seconde après.
Il y a deux jours, elle était complètement abattue, résignée devant le fait qu'elle s'était persuadée être responsable de la mort de Natsumi, de n'avoir rien pu faire pour empêcher cet horrible événement d'arriver. Aujourd'hui, même si elle se sentait encore un peu coupable, elle se disait que finalement, ce n'était pas vraiment sa faute à elle seule. De plus, elle repensait à la promesse qu'elle s'était jurée de tenir : De continuer à vivre et être heureuse, justement pour ne pas que sa meilleure amie, là-haut, s'inquiète et pour qu'elle soit heureuse elle aussi. Cependant, à force de s'en vouloir pour sa mort, de trouver pleins de raisons pour ça, elle avait petit à petit oublié cette promesse. Et au moment où elle s'en était enfin souvenue, ce fut comme si le mur qu'elle s'était forgée autour d'elle durant tout ce temps avait commencé à se fissurer. À ce moment-là, elle s'était dit qu'elle s'était comportée d'une manière idiote, presque égoïste pour ne pas avoir pensé à la peine qu'elle pouvait procurer autour d'elle.

Heureusement, ça allait un peu mieux à présent. Bon, l'idée d'être responsable n'avait pas encore disparue à 100 % de sa tête, mais c'était en bonne voie.

C'est sur cette pensée qu'elle entendit deux bras s'accouder à sa droite. En se retournant légèrement, elle vit que c'était Masashi qui l'avait rejointe.


- Tu penses à quoi ?

Lui demanda-t-il, la tête tournée vers elle. Elle ne sut quoi lui répondre tant il y avaient de choses se bousculant dans son esprit. Elle réfléchit un peu avant d'ouvrir la bouche.

- ... Et bien en fait je...

Mais elle n'eût pas le temps de terminer sa phrase car elle entendit ceci :

- Tu penses au "rien du tout" qui s'est passé ce matin ?

Sursaut suivi d'un mini flashback qui survint dans sa tête, la faisant se revoir le matin, à genoux devant son ami, souriant devant celui-ci toujours endormi, lui remettant une mèche de cheveux en place... Haru se mit à rougir violemment tellement cette question, bien qu'elle l'appréhendait, fut soudaine. Bon, la réponse à cette question était non bien sûr néanmoins... cela pouvait très bien être oui parce que, de toute manière, elle y pensait indirectement non ? Le fait qu'elle aille mieux et qu'elle se souvienne de sa promesse, c'était en grande partie, même que grâce à lui. Et puis, du fait qu'elle ressente plus que de l'amitié envers lui, il occupait continuellement ses pensées, même si elle pensait à autre chose au premier plan.

Les joues toujours rouges, elle détourna le regard, ne savant plus où se mettre.


- Euh.... je.... non... pas vraiment, enfin....

Et zut alors ! La journée allait être plus chargée qu'elle ne l'aurait imaginée. Haru, dans quel pétrin t'es-tu mise ?
Ne voulant pas lui répondre, du moins pas tout de suite, elle s'était apprêtée à partir, en lui disant qu'il fallait rattraper ses parents, et se retrouvait donc dos à son ami, continuant de marcher. Malheureusement, comme elle s'en était doutée, il lui dit d'attendre. Résultat, elle s'arrêta alors que lui se rapprocha. La jeune fille ne sut pourquoi, mais elle sentait sa détermination à trouver le pot aux roses. Ça n'allait pas être facile de lui échapper.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 19 Mar 2012 - 0:22
Si ça se trouve elle ne pensait à rien du tout. Ça lui arrivait des fois d'un coup que son cerveau soit comme déconnecté, comme endormi. Et il avait l'air pensif quand ça lui arrivait. Enfin ça restait assez rare qu'il ait ce genre de 'bug'.

Haru décida... de lui mettre un vent. Elle dit qu'elle allait rattraper ses parents et s'enfuit. Oui, il appelait ça une fuite. Elle avait rougie, bredouillé quelques mots qui n'avaient aucun sens et lui avait tourné le dos. Pour lui c'était en quelque sorte un aveu de sa part, qui voulait dire qu'il avait visé juste. Mais il voulait surtout savoir ce qu'il s'était passé.

Il resta planté là quelques courtes secondes, puis il se dit qu'elle ne s'en tirerait pas comme ça. Il soupira.

" Attends... " lui demanda-t-il. Il savait qu'elle voulait fuir en ce moment, mais elle s'arrêta et il s'approcha. A sa hauteur il lui donna une pichenette sur le front.
"N'esquive pas ma question s'il te plaît. " lui dit-il ses yeux bleus fichés droits dans ceux d'Haru, e la même couleur que les siens. Ce n'était pas vraiment son genre de forcer comme ça la main à quelqu'un, mais il n'avait pas trop aimé le fait qu'elle ne lui dise pas ce qu'il s'est passé et qu'elle l'ignore.

Le pire est qu'il savait que ça le concernait mais elle ne voulait rien lâcher. Il se remémora son réveil, même si la scène était encore bien floue. Arisa qui déboule dans la chambre en criant de se réveiller, et Haru qui part en criant que c'est pas elle...

Ça ressemblait à une réaction de gamin qui avait fait une bêtise. Mais quoi comme? Elle avait fait quelque chose qui le concernait de manière directe -sinon elle le lui dirait-. En temps normal avec ses amis il aurait pu s'imaginer qu'ils lui aurait peint sur la tête (même si ça ne lui était encore jamais arrivé, ça ne l'étonnerait pas..) ou fait un autre coup moche quelconque. Il s'était réveillé tout à fait normalement, sans peinture de guerre ou sans autre soucis. Alors quoi?

Elle pourrait avoir fouillé sa valise mais il l'aurait sûrement remarqué. Vu comment elle est partie en vitesse, elle n'aurait pas eu le temps de fermer la valise, et il aurait vu qu'elle était ouverte. Puis quel intérêt de fouiller dans sa valise? Elle n'avait pas non plus tagué un mur de la chambre, cassé quelque chose... Il ne voyait pas du tout de quoi il pouvait s'agir.

Puis il se rappela que lorsqu'ils s'étaient rencontrés, elle était moins timide, et elle rougissait moins souvent et moins fortement que ces derniers temps....
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mar 20 Mar 2012 - 23:56
Elle le reconnaissait, ce qu'elle essayait de faire en ce moment, c'était fuir. Bien qu'elle s'était arrêtée de marcher, tout ce dont elle avait envie, là tout de suite, c'était partir en courant, le plus loin possible, en espérant qu'il ne la suive pas et qu'il laisse tomber ce sujet. Pour un temps en tout cas. Car elle savait très bien que, même s'il avait laissé tomber aujourd'hui, il aurait recommencé à poser des questions un peu plus tard.

D'un côté, ce n'était pas plus mal que cela soit maintenant néanmoins, il y avait cet sorte de blocage en elle qui faisait que, malgré le fait qu'elle voulait sûrement le lui dire, elle n'y parvenait pas. Pourquoi ce blocage ? Par peur sans doute. La peur est souvent le principal coupable à ce genre de problème. Ici, c'était certainement parce qu'elle redoutait que, suite à des révélations de sa part, leur relation s'en trouve modifiée, qu'ils ne puissent plus se parler et s'amuser (malgré le peu de fois qu'ils s'étaient vus) comme avant. Elle aimait beaucoup ces liens qu'elles avaient tissés avec lui et ne souhaitait les gâcher pour rien au monde. Remarque, Haru se dit que, vu la façon dont ça partait, c'était mal barré pour que cela se réalise. Elle comprit que, de toute manière, avec l'attitude qu'elle adoptait depuis peu, leur relation en avait déjà, un peu, fait les frais. C'était peut-être la raison pour laquelle elle s'était stoppée à l'entente de sa voix : Inconsciemment, elle avait dû avoir saisi tout ça.

Pichenette pour elle.


- Aïe !

Elle s'essuya le front, en fermant les yeux par réflexe au léger coup qu'elle venait de recevoir.

- N'esquive pas ma question s'il te plaît.

C'était vraiment pénible ce genre de situation. Si la peur ou l'appréhension n'existait pas, dire simplement je t'aime à la personne qui occupe notre coeur serait un moyen beaucoup plus rapide de révéler ce que l'on ressent réellement pour elle, sans perdre du temps inutilement.

En ré-ouvrant les yeux, Haru remarqua que Masashi avait les siens rivés sur eux. Alors déjà qu'il était revenu à la charge et qu'il se trouvait en face d'elle, il fallait maintenant qu'ils se regardent les yeux dans les yeux. Mis à part le malaise qu'elle ressentait à cet instant, le point positif de cette position était que la lycéenne pouvait distinguer certaines chose dans ces yeux bleus qui l'informaient que ce n'était pas la peine de fuir, de se cacher ou même de mentir, car cela finirait de la même manière dans tous les cas : elle avouerait sûrement. Et ça, elle en était consciente. Elle savait parfaitement qu'elle n'avait pas assez développé sa personnalité pour que celle-ci résiste longtemps et fortement à ce genre de problème et donc qu'elle lui déballerait son sac tôt ou tard. Mais d'un autre côté, elle n'appréciait pas trop cette position parce qu'elle avait l'impression que son ami en profiterait pour essayer de lire en elle afin de trouver la réponse qu'il cherchait. Elle le sentait qu'il la sondait et qu'il était déterminé à mettre la main sur ce qu'il voulait.


*Masashi-kun...*

Être en face de lui comme ça, elle n'avait qu'une envie, c'était l'étreindre afin de s'excuser. Mais elle savait qu'elle ne le pouvait pas. D'ailleurs, elle s'étonnait d'y avoir pensé. « Si tu m'as trouvée étrange, surtout avec toi, depuis ces deux derniers jours, c'est parce que je t'aime. Et ce matin, pour cette même raison, je t'ai regardé dormir. » Si la peur et l'appréhension n'existaient pas, ce seraient ces mots qu'elle lui aurait dit. Cela la frustrait et l'attristait de ne pas être capable d'une chose aussi simple.

Elle soupira en baissant la tête. Son regard était à présent rivé sur ses chaussures.


- Je suis désolée.

Première phrase sortant de sa bouche. Apparemment, cela réussit à le calmer un petit peu.

- Je ne fait pas exprès. Je t'assure que je n'ai pas fait exprès de me comporter ainsi depuis ces derniers temps... avec toi. Moi-même au début, je n'en connaissais pas les raisons.

Elle laissa quelques secondes passer.

- Mais maintenant, si.

Ne souhaitant pas rester ainsi devant lui, ni lui dire tout de suite ce qu'il y avait eu le matin, elle préféra se détourner pour reprendre doucement sa marche vers la sortie, où ses parents les attendaient sans doute. Étant donné qu'elle savait que cela n'allait pas lui plaire, elle s'arrêta un instant et se retourna vers lui, un léger sourire sur le visage, accompagnant un regard qui suppliait le jeune homme de comprendre qu'elle aussi se sentait mal de cette situation mais qu'il lui fallait encore un petit peu de temps de réflexion. Cependant, sans qu'elle ne sache pourquoi, une idée lui vint en tête, laquelle ne lui déplut pas.

- Si demain je me réveille encore avant toi, je crois vraiment que je vais refaire ce que j'ai fait ce matin. Donc, je me dis que, si tu arrives à te réveiller avant moi mais que tu fais semblant de dormir, tu auras la réponse à ta question.

Sur cette proposition plus qu'étrange de sa part, laissant Masashi certainement perplexe, qu'elle reprit sa route, l'air cette fois plus détendue.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 1 Avr 2012 - 18:40
C'était une réponse sans en être une. Disons qu'elle l'avait totalement laissé dans le vague. Maintenant il allait y penser toute la journée. Et puis ça ne lui expliquait en rien ce qui c'était passé ce matin, sauf que ça confirmait que ça le concernait bel et bien de façon directe. Il devait avouer qu'elle n'était plus du tout comme avant. Il s'était passé quelque chose d'étrange, sans qu'il puisse vraiment deviner quoi -même si il en était arrivé à se douter de quelque chose. De toute façon il verra bien demain.

Sauf qu'il y avait un soucis... Lui demander de se réveiller avant, c'était comme demander à un chimpanzé de jouer aux cartes. C'était possible, mais la probabilité pour que ça arrive était très faible. Mais vu que sa curiosité n'avait jamais été aussi intense, il pensait à un moyen de se réveiller avant. Le réveil était irréalisable, ça la réveillerai aussi. Juste le vibreur du téléphone pourquoi pas, sauf qu'il n'avait pas de poche quand il dormait. Bref, ça n'allait pas être facile.

En tout cas, il lui décida de la laisser tranquille et de faire ce qu'elle avait proposé. Si il dormait toujours demain matin, tant pis. La visite continua. Le lieu était sympa mais les derniers évènements lui occupait trop l'esprit pour qu'il puisse pleinement en profiter. Finalement, le temps passa. Il n'y pensait plus tout le temps, mais toujours fréquemment. A force, il pensait toujours exactement aux mêmes choses encore et encore, sans que ne vienne une quelconque nouvelle idée ou avis sur tout ce qui se passait actuellement.

Leur dernier dialogue avait comme jeté un petit froid entre eux deux, encore plus que les derniers jours. Certes de temps en temps ils parlaient mais ça ne valait pas du tout leur premiers dialogues. Ajouté à cela que Masa essayé d'agir comme s'il ne s'était rien passé et comme s'il ne se doutait de rien. Et pourtant il n'arrêtait pas d'essayer de trouver des indices pouvant confirmer ses hypothèses. Ça allait le rendre totalement fou.

Ils décidèrent ensuite d'aller se rendre dans une forêt de bambous. A nouveau, cette journée sembla comme "gelée". Il ne se passa pas grand chose. Le lieu était très joli au début mais il devenait assez vite monotone, et Masashi commençait à être impatient d'être demain. Il voulait savoir. Il hésita à lui redemander, voire à lui dire tout ce qu'il pensait, mais il décida de le garder pour lui, par respect pour elle. Il avait accepté de ne plus en parler avant demain matin, s'il avait la chance d'être réveillé avant elle. Puis en plus ses parents étaient juste à côté...

Finalement, c'était déjà la fin de l'après-midi. Ils se rendirent de nouveau à l'hôtel, et même si cette journée n'avait pas été très physique, elle avait été mentalement épuisante pour lui, et peut-être pour elle aussi. Ils décidèrent de se coucher assez tôt. Il ne dormit pas pendant plus d'une heure, l'esprit toujours occupé. Puis le sommeil vint de lui même. Il n'avait prit aucune précaution quand à son réveil qui se devait d'être plus matinal que d'habitude.

Malheureusement, la nuit s'était déroulée sans rêves pour lui. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'avait pas été réveillé en sursaut par la mère de Haru comme la fois dernière, donc qu'il était en avance. Mieux encore, il avait entendu le parquet grincer sous les pas pourtant très discrets de quelqu'un. Son esprit était toutefois comme chaque matin complètement embrumé. Ses yeux ne s'étaient pas ouverts et il ne bougeait pas, mais il avait l'impression d'avoir oublié un truc, même s'il y avait pensé toute la journée d'hier.

Puis il s'en rappela, et forcément il en arriva à se demander quelle expression il avait quand il dormait. Il se rappelait qu'il devait faire semblant de dormir, mais il n'avait aucune idée de comment ressembler à quelqu'un qui dort. Surtout qu'il n'était pas un très bon acteur. Bref, il décida d'essayer de se calmer, d'avoir l'air détendu et de ne pas faire de grimace. Il pensait s'être endormi en regardant la porte, dos à Haru, donc cette dernière ne pourrait pas forcément le voir dés qu'il se réveillerait. En espérant que le petit instant ou des expressions contradictoires avaient défilés sur son visage était resté inaperçu aux yeux de la jeune femme.

Il ne savait pas vraiment ce qu'elle allait faire, mais il écoutait ses pas, qui n'auraient en temps normal pas pu le réveiller. A priori elle contourna la couchette de Masa, puis silence complet. Elle semblait s'être arrêté. Il ne savait pas du tout ce qu'elle faisait mais il se contenta d'attendre, même si c'était insoutenable. Après une courte minute, il ouvrit un œil et dit "Ohayô!" d'une voix qui n'était pas aussi endormie qu'un matin normal...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Dim 8 Avr 2012 - 23:43
Tout en rejoignant ses parents, Haru se demandait de quelle façon avait réagi Masashi à l'entente de sa drôle de proposition. Même elle s'interrogeait sur le pourquoi de sa création. Comment avait-elle pu pensé à un truc aussi bizarre que ça ? Parce qu'elle-même était comme ça ? C'était une possibilité. Mais bon, on ne pouvait plus revenir en arrière maintenant que c'était fait. Elle n'avait plus qu'à tenir cette promesse qu'elle avait prononcé indirectement.

Quelques minutes plus tard, elle aperçut ses parents, qui se trouvaient devant l'autel. Ils lui lancèrent qu'ils les avaient attendus avant de formuler leur souhait. Faire un souhait au temple et prier pour qu'il se réalise... En y repensant, cela lui ferait peut-être du bien. Donc, elle lança des pièces à travers la grille de bois, secoua la grosse corde qui fit sonner quelques cloches, frappa deux fois dans ses mains et formula son voeu :


*Kami-sama, je vous en prie... Faites que la rentrée se passe le mieux possible pour tout le monde et... et j'espère également être capable de révéler mes sentiments à Masashi-kun... et aussi... peut-être... que ceux-ci soient acceptés... Mais déjà le lui dire ce serait un grand pas !*

Une fois cela fait, ils se dirigèrent tous vers la sortie. Sur le chemin, Haru senti plus que bien le malaise palpable autour d'elle et de son ami. Bien qu'ils se parlèrent un peu parfois, cela ne ressemblait pas à un vrai échange. Cela avait plus l'air d'être des paroles dites afin de combler le silence qui s'était encore invité sur les lieux.

Ce qui se passait ne lui plaisait pas. Elle avait de la peine que leur relation ait évoluée dans ce sens. Non pas qu'elle s'était aggravée, car ce n'était pas du tout le cas, mais c'était le fait de se parler comme s'ils étaient encore de parfaits inconnus l'un envers l'autre. Le pire, c'est qu'elle se rendait compte que c'était un peu de sa faute. Non, même carrément de sa faute. Pourquoi avait-il fallu qu'elle tombe amoureuse de lui ? Si ça se trouve, elle l'était depuis plus longtemps qu'elle ne le croyait mais ne s'en était aperçu que récemment. C'était ça en fait. Avant qu'elle ne s'en aperçoive, cela se passait beaucoup mieux entre eux. Elle aurait aimé que cela dure...

Devant les deux lycéens, les Kawai ne comprenait pas vraiment ce qu'il se passait. Il s'en inquiétaient d'ailleurs. Ils se rapprochèrent et chuchotèrent entre eux :


- Quel retournement de situation... Je me demande bien comment il a pu se produire ?

- Moi aussi, Hiroshi...

- Pourtant, à voir ta tête, j'ai l'impression que tu as une petite idée sur la question.

Elle souffla de résignation.

- Décidément, on ne peut rien te cacher.

Donc, afin qu'il ne soit plus dans le flou, elle lui raconta le petit incident du matin, bien que ce n'était pas vraiment le mot approprié. Disons qu'elle avait omis de frapper avant d'entrée et que du coup, elle avait mis sa fille dans une position un peu gênante pour elle. De plus, cela avait réveillé l'autre occupant de la chambre, qui n'avait rien compris à la scène. La connaissant, et voyant dans qu'elle état elle était maintenant, ainsi que Masashi, ils devinèrent la raison de cette légère tension qui régnait entre leur fille et son ami : Celui-ci voulait sûrement savoir ce qui s'était passé mais elle ne voulait pas ou plutôt, n'arrivait pas à le dire. Ne préférant pas intervenir, de peur d'envenimer la situation, ils préférèrent laisser Haru gérer ce problème par elle-même. Si besoin, comme le dit Arisa, elle lui mettra un bon coup de pied aux fesses.

De retour à l'auberge, le dîner passa assez rapidement, les quatre voyageurs étant vraiment fatigués de cette journée, surtout deux d'entre eux où ce fut plus le mental que le physique qui avait travaillé. Moins de trois quarts d'heure avait passés entre le moment où ils s'étaient installés à table et celui où ils retournèrent dans leur chambre respectifs afin de se coucher. Dans celle des parents, Hiroshi s'endormit en premier après avoir souhaité bonne nuit à sa femme. Celle-ci mit un peu plus de temps, souhaitant que tout se passe bien pour sa fille. En parlant de celle-ci, elle n'avait presque pas prononcé de mot de toute la soirée. De retour dans sa chambre, elle s'était toute de suite mise en pyjama, avait installé son futon et s'était glissée sous la couverture, attendant que le sommeil vienne. De plus, elle s'était couchée de dos à Masashi pour ne pas, disons... être perturbée. Cela pouvait paraître un peu bête mais bon... C'était Haru, il ne fallait pas chercher plus loin.

Elle ne sut pas combien de temps s'était déroulé avant qu'elle ne s'endorme, mais elle finit par rejoindre les bras de Morphée.
La nuit ne fut pas aussi agitée qu'elle pensait qu'elle le serait, ce qui la rassura. Le lendemain, en se réveillant, elle se félicita pour avoir passé une bonne nuit malgré la journée d'hier. Assise dans son lit, elle tourna la tête vers la gauche et constata que son colocataire était toujours allongé. Se rappelant alors de ce qu'elle lui avait promis la veille, elle pensa qu'il n'avait as réussi à se réveillé avant elle. Cela la décevait un peu car elle aurait aimé qu'il réussisse, d'abord pour enfin se débarrasser du fait qu'elle lui cachait quelque chose comme ça, mais aussi pour faire disparaître cette tension qui régnait dans cette pièce à cause de ses occupants. Bon, la deuxième chose ne serait pas aussi facile à faire que la première néanmoins, si elle pouvait s'alléger, ce serait déjà pas mal.

Soudain, en reposant les yeux sur lui, elle remarqua qu'il bougeait. Super ! Elle s'était trompée ! Il était bel et bien réveillé ! Bon, maintenant qu'elle était certaine qu'il faisait semblait de dormir, c'était à elle de passer à l'action. Donc, elle se leva le plus doucement possible, ça serait quand même bête qu'elle fasse du bruit, et marcha silencieusement vers le fond de la chambre, contourna Masashi et se plaça devant lui de la même façon qu'elle l'avait fait le matin précédent.

Même quand il faisait semblant, elle semblait apaisée lorsqu'elle le regardait ainsi. Cela l'amusait, ce qui fit naître un sourire sur son visage. Ensuite, voyant que les cheveux de son ami était une fois de plus en pagaille devant son visage, et sa main tremblant d'envie de les lui remettre en place, elle céda à cette envie, même si elle savait qu'il était réveiller. Dans sa tête, elle se traita de folle mais sur le coup, n'y prêta pas trop d'importance.

Alors qu'elle tenait toujours une mèche de cheveux dans sa main, celui à qui ils appartenaient ouvrit un oeil et souhaita le bonjour à la jeune fille.
Encore une fois, Haru ne sur plus où se mettre, bien que cette fois la scène était différente. Elle resta interdit quelques secondes avant de vite replacer sa main sur ses cuisses, puisqu'elle était à genoux.


- O... Ohayô...

Bon. Que dire à présent ? Lui déballer tout d'une traite ? Non, cela n'avait aucun sens. Ah là là... Elle se forçait à rester, à ne pas s'enfuir, mais c'était dur. Les joues un peu rouges, elle avait baissé la tête un instant avant de la relever.

- Et bien... À ce que je vois tu... tu as réussi à te réveiller avant moi...

Oh mon Dieu.... Un tas de phrases défilaient dans sa tête, tellement rapidement qu'elle n'arrivait à toutes les lire, c'était impossible. Les unes disaient de partir en courant, d'autres de rester... Il y en avaient même qui lui disaient de lui sauter dessus et de tout lui dire. Raaahh ! C'était infernal, mais elle faisait son possible pour garder son calme et cacher son trouble. Et dire que c'était elle qui lui avait fait cette proposition... Elle se demandait maintenant si elle avait bien fait.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mer 11 Avr 2012 - 22:02
Deux jours de suite que son réveil était unique en son genre. Ça changeait beaucoup des réveils banals d'une journée de cours. Le réveil auquel il avait eu droit hier avait été plus brutal, mais c'était définitivement ce qu'il était en train de vivre en ce moment qui était le plus troublant. Hier, ça n'avait été que de l'incompréhension. Aujourd'hui, une nouvelle pièce s'ajoutait au puzzle, et elle en concrétisait la forme.

Il venait presque à se demander pourquoi il s'était réveillé? Pourquoi n'avait-il pas continué à dormir comme il le faisait chaque matin depuis des années? Ce qui n'était encore hier qu'un vague doute était désormais renforcé par une preuve. Ce n'était pas encore certain, bien au contraire. Mais il commençait sérieusement à penser que les sentiments de Haru à son égard allaient au-delà de la simple amitié. Et même si ça devrait être gênant pour elle, ça l'était pour lui aussi.

Il était toujours un peu dans le flou. D'ailleurs, qu'est-ce-qui lui était passé par la tête au moment où elle lui avait proposé ça? Pensait-elle qu'il n'arriverait pas à se réveiller? C'était peut-être ça. Mais même, pourquoi lui en avait-elle parlé? Il n'y comprenait rien.


- Et bien... À ce que je vois tu... tu as réussi à te réveiller avant moi...

- Oui.. Ça m'arrive pas souvent... , répondit-il directement. il avait hésité à ajouter un 'malheureusement', ou bien un 'heureusement' à la fin de sa phrase. Mais dans les deux cas la réponse voudrait dire quelque chose de toute à fait différent. A la base il avait hésité entre les deux, mais il avait décidé de ne rien dire. Ça avait dû ce se voir qu'il avait failli ajouter quelque chose à sa phrase.

Mieux valait juste qu'il se taise peut-être? Si Haru l'avait prévenu qu'il devait se réveiller plus tôt s'il voulait savoir, c'est qu'elle avait quelque chose derrière la tête? Pourtant elle semblait aussi perdue que lui.

Il décida de ne pas rester couché il avait l'air ridicule ainsi. Du moins c'est ce qu'il se disait à lui-même. Il se redressa donc en position assise, les draps le recouvrant toujours en grande majorité. Le soucis était, et maintenant? Cette situation était assez affreuse dans la mesure où chaque acte, chaque mot, pouvait faire très mal. Et Masashi ne voulait que le bien à Haru. Au fond, peut-être qu'il l'aimait aussi? Ou bien peut-être pas. Il ne savait pas quoi penser. D'ailleurs, son cerveau commençait à lui dire n'importe quoi, ça devenait trop compliqué.

Alors il faisait quoi? Faire comme si de rien n'était? Rester sur le sujet présent? Dans le deuxième cas, il devrait s'y prendre comment? Il avait presque l'impression de l'avoir forcée à faire ça en insistant sur ce qui s'était passé la veille, au réveil. Ne sachant pas lui dire avec les mots, lui avait-elle proposé de lui faire comprendre avec les gestes?

Il se trouvait incroyablement stupide et honteux de l'avoir forcée à en arriver là. Maintenant il se retrouvaient tous deux dans une situation qui ne devait pas les avantager. Tout du moins c'était son cas, impossible de savoir ce que pensait Haru.

Alors quoi? Faire comme si de rien n'était? Parler du temps qu'il faisait dehors? C'était ridicule. Et pourtant, il ne voyait absolument pas de quoi parler. Il pourrait dire n'importe quoi, il y trouverait toujours un défaut. Alors à quoi bon se démolir le cerveau? Suffit de se lancer et de dire une phrase conne.


" Bien dormi? " demanda-t-il en souriant.

Là, en cet instant précis, il n'avait qu'une seule envie. Se saisir d'un objet contondant quelconque, et s’assommer avec. Sauf qu'il n'y en avait pas à portée de main...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Jeu 12 Avr 2012 - 17:04
En cet instant, tout ce que la jeune fille souhaitait était que tout cela ne soit qu'un mauvais rêve, qu'il soit possible de remonter le temps jusqu'au début de la journée précédente afin que celle-ci n'ait jamais existée. Oh, bon sang... Les vacances sont supposées nous apporter du repos, de la tranquillité et pas de prise de tête alors que là, c'était exactement le contraire. Que n'aurait-elle pas donné pour lui avoir tout dit la veille et non cette proposition idiote... D'ailleurs, qu'avait-elle cherché en faisant cela ? Du temps ? Mais pourquoi prolonger l'échéance puisqu'elle aurait quand même lieu ? En vrai, ce fut simplement une pensée un peu folle qui avait réussi à s'immiscer dans son esprit et qu'elle avait eu la bonne (ou plutôt mauvaise) idée d'exprimer à voix haute. Oh là là... Haru se dit que la prochaine fois, elle se tairait avant de sortir un autre truc dans le genre.

- Oui.. Ça m'arrive pas souvent...

Haru était tellement perdue dans ses pensées qu'elle n'avait même pas remarqué que Masashi avait hésité avant de terminer sa phrase. De toute manière, cela lui importait peu car, tout ce qu'elle avait en tête en ce moment précis était "comment se sortir de cette situation assez périlleuse ?" Le plus simple, bien évidemment, ce serait de tout lui avouer, absolument tout. Pas seulement ce qui s'était passé hier matin mais également la vérité sur ses sentiments. Cependant, c'était plus facile à dire qu'à faire.

Jusque là tête baissée, la lycéenne releva la tête et constata que le jeune homme s'était mis en position assise, néanmoins les jambes toujours recouvertes par sa couverture, et qu'il semblait pensif lui aussi. En regardant de plus prêt, elle remarqua de l'interrogation sur son visage, ce qui lui paru tout à fait normal, mais également un peu de gêne, ce qui cette fois la surpris. Malheureusement, elle ne pouvait pas savoir à quoi il pouvait bien penser pour afficher un visage comme celui-là. Non... Se pourrait-il... Se pourrait-il qu'il ait deviné ? Non. Impossible que se soit le cas ! Enfin... Avec le comportement qu'elle avait adoptée devant lui ces derniers temps, même en faire l'hypothèse était chose aisée. Elle souffla. Décidément, elle n'était pas une bonne actrice.

Raah ! Et puis zut ! Elle n'allait quand même pas laisser cette atmosphère régner pendant le reste du séjour ? Non. Elle ne le voulait pas. Ce qu'elle voulait, c'était qu'ils puissent se parler aussi facilement qu'avant. Quand elle y repensait, même le jour de leur rencontre avait été plus amusant que ça. Cela la fit sourire.
Oui... C'était ça qu'elle voulait. De plus, s'il avait deviné ou même s'il n'avait ne serait-ce que l'ombre d'une hypothèse quant à ses sentiments derrière la tête, à quoi bon continuer à le cacher ? C'est sur cette pensée qu'elle serra la poings sur ses cuisses et, sur un air déterminé, elle l'interpela :


- Masashi-kun !

Celui-ci, apparemment surpris, lui fit face. Elle devint un peu stressée, ceci dû au fait qu'ils étaient face à face, mais tenta de rester calme. Il fallait qu'elle se libère, au moins un peu, de ce qui la rongeait en ce moment. Tellement de choses se bousculaient en elle... Il fallait qu'elle fasse de la place. Allez, courage !

- Euh... Par où commencer ?... Ah oui ! Hier matin... Ce... Tu sais, il ne s'est rien passé de grave... Si j'ai crié avant de sortir de la chambre c'est simplement parce que ma mère m'a... enfin... elle a vu ce que je faisais... Mais ce n'est rien du tout je t'assure !

Et ben... À force de jurer ainsi, le garçon en face d'elle n'allait certainement pas penser que ce ne fut rien. Il allait plus être impatient de savoir de quoi il était question. Et elle, qui semblait avoir repris de l'assurance, redevenait gênée, avec le rose sur ses joues.

- Hé hé... Je me demande d'ailleurs pourquoi je ne l'ai pas dit avant... C'est... C'est quelque chose d'insignifiant en plus...

Faux. Si elle le disait, c'est que ça ne l'était absolument pas. Son colocataire l'avait sûrement deviné, et ça, elle en était consciente.

- Voilà... Ce... En fait hier matin, comme tu le sais, je me suis levée avant toi. Ensuite, je suis allée mettre mon kimono derrière les shôjis et... en ressortant je... mes yeux se sont arrêtés sur....

Là, elle eût du mal à continuer. Allez Haru, vas-y ! Tu es arrivé si loin dans ton explication ! Plus que quelques mots ! Mais son visage était si rouge qu'elle se demandait si elle allait y arriver. Donc, pour être sûre de le dire, elle le dit d'une traite, en plissant les yeux :

- Mes yeux se sont arrêtés sur toi !

Grand silence. Mon Dieu... Elle n'avait jamais été aussi gênée de sa vie. Mais, maintenant que cela était dit, elle pouvait continuer sur sa lancée. Difficile d'être aussi gênée que ça. Si ? C'était possible ?

- Ça va peut-être te paraître stupide de ma part mais... voir ton visage endormi, cela m'a en quelque sorte... apaisée... Je ne pensait plus à rien... Tout ce que je faisais c'était... te regarder.

En fait si. C'était possible d'être encore plus gênée car là, elle avait l'impression que de la fumée sortait de ses oreilles.

- Après, quand ma mère est entrée d'un coup dans la chambre, je ne savais plus vraiment où me mettre alors... j'ai eu peur et je me suis enfuie.

Ouf ! Incroyable. Elle se félicitait elle-même pour avoir pu dire tout ça. À présent, elle avait tout de même un peu de difficulté à rester ici. Maintenant qu'elle lui avait révélé le petit incident de la veille, et comme cela avait été un gros effort pour elle de laisser sortir ces mots de sa bouche, elle se leva, toujours rouge mais un peu moins, pris des affaires de toilettes et se dirigea vers la porte, qu'elle ouvrit.

- Je vais prendre une douche.

Dit-elle avant de se rendre dans la salle de bain.

Arisa, qui sortait de sa chambre, la vit s'éloigner dans le couloir. Elle vit la porte de la chambre des adolescents ouverte et y jeta un coup d'oeil. Elle découvrit Masashi, assis par terre, visiblement dans ses pensées. Elle le tira de ses songes en lui annonçant qu'aujourd'hui serait une journée libre, ce qui voulait dire que tout le monde pouvait faire tout ce qu'il voulait. Après la journée d'hier, elle et Hiroshi s'étaient dit que c'était ce qu'il y avait de mieux à faire. Cependant, ils se devaient de revenir à l'auberge avant 20 h, car le soir, il y avait un festival pas loin, suivi bien sûr d'un feu d'artifice. Tout en lui faisant un sourire, et pensant à voix haute qu'elle avait hâte de porter un yukata, elle partit en lui souhaitant une bonne journée.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 23 Avr 2012 - 23:06
C'était peut-être l'une des plus longue minutes qu'il avait vécu dans son existence. Il se demandait même si ce n'était pas la plus longue. Ça passait encore plus lentement qu'un cours de philosophie, pour vous donner une idée...

Et il ne savait toujours pas quoi faire. Là, il hésitait à lui dire "On oublie tout! " et à se rendormir comme s'il s'était rien passé. Mais il savait pertinemment qu'il était trop tard pour faire marche arrière. Et elle le savait sûrement aussi. Ce qui est fait et fait et il ne l'oublierait sûrement plus jamais. Et même s'il l'oubliera un jour, ce sera pas demain la veille.

Visiblement, Haru retrouva une contenance, et semblait plutôt déterminée. Cela le tira de ses pensées lorsqu'elle l'interpela. Il sursauta presque. Il se contenta de la regarder, écoutant attentivement ce qu'elle avait à dire. On pouvait voir qu'elle était assez stressée, mais aussi déterminée. Il était vrai que dans ce genre de situation, chaque mot comptait... Et il ne perdait pas une miette de ce qu'elle lui racontait.

Que sa mère l'ait prise sur le fait, cela avait été presque une évidence. Mais maintenant il savait sur le fait de quoi. Et il comprenait pourquoi elle ne voulait rien lui dire, et surtout pourquoi elle s'était enfuie. Ses parents en étaient-ils arrivés à la même conclusion que lui? Est-ce-qu'elle le leur avait déjà confirmé quand Arisa avait suivie Haru dans le couloir? Et surtout... Était-ce pour ça qu'elle l'avait invité à ce voyage? Il commençait à y croire. Des indices, et toujours plus d'indices... Il savait de moins en moins comment réagir. Enfin il fallait déjà qu'il écoute tout ce qu'elle avait à lui dire. Il espérait juste qu'elle ne s'arrêtera qu'aux actes, ce n'était pas vraiment l'endroit pour les sentiments.

Elle dit que c'était insignifiant. A l'entendre parler, on pouvait deviner que non. Et c'était très loin de l'être. Même si ça aurait été tellement plus simple si ça l'avait été...


- Voilà... Ce... En fait hier matin, comme tu le sais, je me suis levée avant toi. Ensuite, je suis allée mettre mon kimono derrière les shôjis et... en ressortant je... mes yeux se sont arrêtés sur....- Mes yeux se sont arrêtés sur toi !

S'en suivit un long silence. Un silence encore pire que ceux qui les avaient précédés. Il se sentit même rougir, un peu. Et pourtant c'était pas vraiment à lui d'être gêné. Enfin Haru était toute rouge. Et il devait avouer que ça la rendait mignonne. Mais il se garda bien de faire ce commentaire. Il aurait été totalement déplacé...

Il restait toujours silencieux, de toute façon il n'avait aucune idée de quoi répondre à ça. Et il doutait que beaucoup de monde saurait quoi répondre. Elle continua encore, décrivant plus en détail pourquoi elle était restée ainsi. Ça ne lui laissait que des preuves en plus. Elle finit par achever son explication. Il avait su ce qu'il voulait savoir, et pourtant il n'en était pas vraiment heureux. Au fond, cela ne le dérangeait pas, mais le soucis était que ça rendait les choses beaucoup... beaucoup... beaucoup plus compliquées.

Il essaya de trouver quelque chose à répondre. Mais quel que soit ce à quoi il pensait, cela le rendait ridicule. Haru choisit d'aller prendre une douche. Elle commençait à reprendre contenance, et sûrement qu'elle ne savait pas vraiment non plus comment continuer cette discussion. Alors il se contenta d’acquiescer. Il n'avait finalement pas dit grand chose. Mais c'était normal..

Elle finit par quitter la pièce, et lui, il resta là, sans bouger. Il ne se demandait qu'une chose... Et lui, où il en était? C'était comme si son cœur refusait tout accès à sa conscience, l'amour n'était pas toujours facile à cerner. Il n'eut pas le temps de penser à grand chose qu'Arisa ouvrit la porte de la chambre.

Il essaya de ne pas prendre un air trop pensif, ça pourrait être mal interprété. Arisa vient lui signaler qu'aujourd'hui était quartier libre, et qu'ils devaient être ici avant 20h. Car il y avait un festival d'été accompagné d'un feu d'artifice. Il n'était pas allé à ce genre de festival depuis tellement longtemps, ça allait lui rappeler des souvenirs. Arisa laissa échapper qu'elle avait hâte d'être en yukata, puis lui souhaita une bonne journée.


" D'accord! Bonne journée et à ce soir! " répondit Masashi pour confirmer qu'il avait bien tout saisi. Puis Arisa s'en alla. Il n'avait aucune idée si elle allait mettre Haru au courant ou non...

En tout cas, il ne pouvait être sûr que d'une chose, c'est qu'il avait faim. Et plus que jamais au vu des évènements qui venaient de se dérouler. Il se prépara donc rapidemment avant de se diriger vers la salle où le petit déjeuner était servi. Il prendra une douche ce soir, avant le festival, puisqu'il en avait déjà prise une hier soir avant d'aller dormir.

il s'installa à table après s'être servi. Les parents à Haru n'étaient pas là, peut-être avaient-ils déjà mangés ou bien... Mince peut-être fallait-ils qu'ils mangent tous ensemble? Il n'y avait pas pensé sur le coup, étant un peu troublé...

De toute façon c'était trop tard pour faire marche arrière, il ne pouvait pas tout ranger et repartir comme si de rien n'était. Il commença donc son repas, seul, reprenant là où le fil de ses pensées avait été interrompu.

Alors de son côté... Comme ça il n'en savait rien. Il ne trouvait pas vraiment de défauts à Haru. Elle était gentille, belle, et ils avaient déjà passés d'excellents moments. Il sourit en s'en remémorant certains. Et il n'y avait aucune raison pour que ça cesse. Ni même aucune raison pour qu'il se mette à hésiter, à faire un peu son timide. Rien n’empêchait le fait qu'ils puissent rigoler comme avant, il n'avait pas vraiment à être gêné.

Mais pourtant... A agir comme avant, ne risque-t-il pas d'étouffer la flamme de Haru? Il n'avait pas envie de la rendre malheureuse, il voulait même tout faire pour la rendre heureuse, et passer du temps avec elle, l'entendre rire. Ça ne faisait pas de lui un homme amoureux? Possible, mais pas certain. Les bons amis agissent de même. Mais était-ce toujours de l'amitié?...

Il continua à se torturer l'esprit en mangeant, n'arrivant plus à dégager grand chose de bien convaincant sur ses sentiments à lui. Le flou persistait. Et il se demandait même s'il ne faisait pas tout à fait fausse route? Et si Haru ne l'aimait pas et qu'il découvrait que lui, si? La situation deviendrait alors désastreuse pour lui.

C'était là où il aimerait que tout soit moins aléatoire, moins complexe. Il y avait des chances pour qu'Haru soit éprise de lui, mais à quel pourcentage? C'était tout à fait impossible à déterminer. Il se tapa sur le coin de la tête en pensant à des maths. C'était tout à fait impropre de parler de pourcentage pour ce genre de choses.

Il finit son repas, rangeant là où il venait de manger, puis reparti vers sa chambre. Même s'il avait beaucoup réfléchi, il avait mangé assez rapidemment. Il ne savait pas du tout si Haru était déjà de retour... Il ouvrit la porte, et trouva la chambre vide. Peut-être prenait-elle son temps et réfléchissait-il sous l'eau...

Il alla s'assoir comme ce matin, au-dessus de la couette cette fois. Haru arriva peut de temps après. Il tourna la tête vers elle et lui transmis le message à Arisa.

" Aujourd'hui c'est quartier libre. On doit juste être rentrés ici avant 20h pour le festival d'été. Je sais pas si tu le sais déjà.. "

Ça tombait à pic pour recommencer une discussion plus... normale. Il faisait un peu comme si de rien n'était, l'air jovial, comme avant. Après tout elle lui avait dit ce qu'il voulait savoir.

" Si tu veux rester seule ça ne me dérange pas du tout. Sinon, tu as une idée de comment occuper cette journée? " poursuivi-t-il. Il était sérieux quand au fait que cela ne le dérangerait pas. Ça permettrait de réorganiser un peu mieux ses idées. Même si une journée ça faisait assez long... Et puis si elle n'avait pas d'idées, il trouverait bien quelque chose.

Il regarda ensuite vers l'extérieur, par la fenêtre, et se mit à sourire en repensant à ce matin. C'était presque équivalent à du harcèlement, de le regarder dormir de la sorte. Mais il n'y voyait rien de mal. Il trouvait ça même plutôt amusant, d'où son sourire. Sûrement juste un tic nerveux. Ou bien finalement, en était-il heureux?...
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Sam 28 Avr 2012 - 20:25
Fort heureusement, il n'y avait personne dans la salle de bain. Elle en était soulagée. Elle se dirigea vers l'une des douches, en prenant au passage un bac où mettre ses vêtements. Elle se déshabilla, ne prenant pas le temps de plier ses habits qui finirent enchevêtrés dans le bac. S'avançant vers les robinets, elle les actionna afin de faire tomber l'eau du pommeau de douche. Ensuite, elle ne fit rien. Elle se contenta de rester là, debout la tête baissée, ne se préoccupant pas de l'eau qui continuait à s'écraser sur sa peau et s'écouler jusqu'au sol. Haru n'entendait même pas le bruit de l'eau. Son esprit entier était occupé par ce qui venait de se produire.

La jeune fille n'arrivait pas à réaliser ce qu'elle venait de révéler à son ami. Elle se demandait quelles forces avaient réussi à lui faire sortir ces mots de sa bouche. Elle se repassait sans cesse la scène dans sa tête : Elle, le regardant dormir en sachant parfaitement qu'il était réveillé, lui qui ouvrait les yeux et la découvrait à genoux devant lui, le silence les recouvrant encore une fois, et enfin... elle..., lui révélant ce qui pesait son coeur depuis plusieurs jours, surtout depuis le début du voyage. Bon, c'est vrai, elle ne lui avait pas dit les "3 mots" néanmoins..., ce fut comme si c'était le cas. Surtout avec les mots qu'elle avait employés, ainsi que l'attitude qu'elle avait adoptée en sa présence, les jours antérieurs et celui-ci.

Bien qu'elle était ravie et soulagée de s'être ainsi confiée à lui, Haru se sentait toujours aussi perdue. Elle lui avait dit ce qu'il voulait savoir, d'accord. Et maintenant ? Que devait-elle faire ? Déjà qu'avant de lui révéler l'incident de la veille et son pourquoi elle ne le savait pas mais là, c'était encore pire. Cela la tiraillait. Ce sentiment, mêlé au stress ressenti tout à l'heure dans la chambre et qui retombait d'un coup, fit naître une larme sur sa joue. Celle-ci fut suivie par une autre. Et une autre, et encore une autre. La lycéenne réalisait qu'elle pleurait. Cela rendit ses jambes molles. Elle posa ses mains sur le mur en face d'elle, afin sans doute de s'éviter de chuter. Cependant, elles glissèrent et Haru finit accroupie puis à genoux sur le sol trempé. La tête baissée, cachée entre ses bras toujours tendus, les mains collées au mur, elle profita du vide de la pièce pour pouvoir extérioriser ses pleurs. Vraiment..., son attitude la rendait malade. Elle avait l'impression de vouloir prendre la fuite. Cela la fit repenser à sa meilleure amie, Natsumi, qui avait péri l'année précédente et dont, bien évidemment, elle ne s'était pas remise de l'absence. Elle repensait à elle car même à cette époque, elle ne s'était pas rendue compte qu'elle fuyait. Elle faisait croire à tout le monde que ça allait alors que ce n'était pas du tout le cas. Pourtant, en cet instant, que n'aurait-elle donné pour qu'elle soit là, à ses côtés, afin qu'elle puisse l'épauler, l'aider, écouter ses peurs et ses joies...


*Natsu-chan... Si seulement tu étais encore là...*

Qu'aurait-elle dit ? Que lui aurait dit sa meilleure amie en la voyant comme ça ? Tout en commençant à se calmer, la réponse lui apparue comme évidente : De ne pas lâcher prise. Si elle avait été là, elle l'aurait soutenue et lui aurait dit de ne pas baisser les bras tant qu'elle ne saurait pas ce que lui pense d'elle, ce que lui ressentait pour elle. Elle releva la tête et s'essuya les yeux. Puis, elle se releva et désactionna les robinets. L'eau ne tombait plus. Les larmes non plus.
Elle prit la serviette qu'elle avait apportée et s'essuya avant de se rhabiller.

En sortant de la salle, les cheveux mouillés, elle tomba sur sa mère qui avait le bras tendu. Visiblement, elle s'était apprêtée à rentrer.


- Je me doutais bien que tu étais là-dedans.

Sa fille ne répondit rien, se contentant de sortir et empruntant le chemin vers sa chambre. Lorsqu'elle passa devant elle, Arisa remarqua que ses yeux étaient rouges. Elle devina donc qu'elle avait pleuré. Cela l'inquiétait de la voir ainsi. Cependant, elle décida de ne pas lui en faire part, sachant parfaitement qu'elle ne lui dirait rien. Elle préférait espérer, même si c'était dur.

- Je voulais te prévenir : Aujourd'hui, c'est quartier libre pour tout le monde.

Cette phrase la fit se stopper. Elle se retourna et dévisagea sa mère, signe qu'elle voulait des explications.

- J'ai bien remarqué ton manège d' hier. Je ne pense pas qu'en repasser une pareille t'aidera à te sentir mieux. Si ton père et moi avons décidé de cette journée libre, c'est en grande partie pour toi. Et pour ton ami aussi. Il avait l'air vraiment fatigué hier le pauvre.

Et la raison à cela, Haru ne la connaissait que trop bien. Il avait dû se torturer les méninges afin de trouver des réponses à ses questions. Tout ça à cause d'elle..

- Au fait, je l'ai mis au courant pour aujourd'hui.

Dit-elle en allant dans la même direction que sa fille. Elle marchèrent toutes les deux vers leur chambre respective quand soudain, Arisa s'arrêta et se tourna vers Haru.

- Dis-moi, tout à l'heure, lorsque je suis allée prévenir Masashi-san pour cette journée de quartier libre, il avait l'air plongé dans ses pensées. Lui aurais-tu dit quelque chose ?

D'abord surprise par cette question franche et directe, l'interpelée souffla. Elle lui répondit qu'elle lui avait tout expliqué pour l'incident de la veille. Sa mère comprenait mieux. Elle pensa même qu'ils avaient bien fait, elle et Hiroshi, de décider de cette journée. Cela ne pourrait que l'aider, qu'elle lui dit.

- Ah oui ! J'oubliais : C'est journée quartier libre mais soit de retour ici avant 20h. Il y a un festival pas très loin.

Et c'est avec un "Ganbare", qu'elle quitta sa fille en retournant dans sa chambre afin de se préparer. Haru fit de même.

Une fois revenue dans sa chambre, elle découvrit que Masashi s'y trouvait toujours. Ah ? Non, il avait dû sortir un peu parce qu'il ne se trouvait plus sous sa couverture mais au-dessus. Et il était habillé. Elle le regarda un instant avant de détourner la tête, encore gênée par ce qu'il s'était passé.

- Aujourd'hui c'est quartier libre. On doit juste être rentrés ici avant 20h pour le festival d'été. Je sais pas si tu le sais déjà..

- Oui, je suis au courant. Ma mère vient de me le dire.

Dit-elle en allant vers son futon pour le plier ainsi que sa couverture.

Elle ne parvenait toujours pas à tourner la tête vers lui. Pourtant, qu'est-ce que cela lui coûtait ? En plus, c'était elle qui voulait retrouver une relation plus joyeuse avec lui, comme le jour de leur rencontre alors, pourquoi s'en empêchait-elle ? Quelle idiote elle faisait ! De plus, ce n'est pas parce qu'il ne lui avait rien répondu tout à l'heure que tout était réglé. Au contraire. Bien qu'elle ne lui avait pas dit ouvertement ses sentiments à son égard, elle était convaincue qu'il avait deviné. Cependant, elle, ne savait pas ce qu'il en était de son côté. Elle ne savait pas ce que lui ressentait pour elle mais pourtant, elle devait le savoir. Néanmoins, elle n'utiliserait pas la précipitation. Elle se doutait bien qu'il devait réfléchir et mettre de l'ordre dans ses pensées. Sa mère lui avait confirmé cette idée. Donc, comment agir ? Et bien... comme d'habitude, enfin... Pas comme hier mais comme au début. Et même si cela pouvait vouloir dire "faire comme si rien ne s'était passé", tous les deux savaient pertinemment que ça n'était pas le cas. Que même s'il agissait de façon normale et joyeuse, dans un coin de leur tête, ils y penseraient toujours jusqu'à ce que Haru ait sa réponse. Et puis, de toute façon, elle ne comptait pas désespérer. Il ne le fallait pas. Natsumi la regardait de là-haut et l'encourageait, elle en était sûre. Elle ne devait pas la décevoir. Ni Natsumi, ni elle-même.

Elle ferma les yeux quelques secondes. Inspira et expira avant de se retourner vers son ami.


- Si tu veux rester seule ça ne me dérange pas du tout. Sinon, tu as une idée de comment occuper cette journée ?

À sa première phrase, Haru eût l'impression que c'est lui qui voulait rester seul. D'abord déçue, elle se dit ensuite que c'était tout à fait compréhensible de sa part. Il avait sûrement besoin de réorganiser ses pensées. Et elle d'aérer les siennes.
Elle s'apprêta à répondre à sa question lorsqu'elle le vit regarder le paysage par la fenêtre. En fait, c'est surtout le sourire qu'il affichait qui l'intrigua. Mais elle ne parvint pas à l'interpréter. Était-ce un sourire amusé ? Mais par quoi ? Un sourire heureux ? Mais pourquoi ? Elle n'arriva pas à se faire une opinion. Mais, d'un autre côté, elle s'en fichait. Le voir sourire ainsi était un réel soulagement pour elle. C'est pourquoi, elle sourit également. Elle trouva même la force d'aller s'asseoir à côté de lui et se joindre à sa contemplation de l'extérieur.


- Non, je n'ai pas encore décidé de comment j'allais m'occuper en attendant ce soir. Je pense que je vais aller me promener et visiter les alentours.

Elle ne lui demanda pas pour lui. Pas la peine. S'il lui avait posé la question, il n'avait peut-être pas de réponse à lui donner en ce qui le concernait. Sinon, il pourrait lui dire sans qu'elle n'ait besoin de lui demander. Elle reporta son regard sur le paysage du dehors.

En tout cas, être capable de dire cette simple phrase la rendait vraiment heureuse. Elle se rendait compte qu'elle était capable de retrouver une relation normale avec son ami, même si au fond, elle souhaitait l'approfondir. Mais elle ne baisserait pas les bras, enfin essaierait, et serait patiente. Pour l'instant, le simple fait d'être là et d'avoir retrouvé un tant soit peu de jovialité la ravissait. D'où le sourire qu'elle affichait.
C'est alors qu'elle se tourna à nouveau vers lui.


- Arigatô... Masashi-kun.

Lui dit-elle d'un regard qui en disait long et un sourire chaleureux. Elle le remerciait. Le remerciait pour l'avoir écoutée, pour ne pas l'avoir interrompue ni critiquée, mais aussi pour vouloir prendre le temps de réfléchir et également de toujours agir normalement avec elle. Elle se dit que, quelque soit la fin, elle était heureuse de l'avoir rencontré.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Lun 28 Mai 2012 - 21:29
Il ne s'était pas creusé la tête de la sorte depuis quelques temps. C'était surtout faute de sujets intéressants sur lesquels réfléchir, ceux qu'on lui offrait en cours étaient assez loin de l'intéresser. Puis n'avait-il pas déjà pensé à tout? C'était ce qu'il se mettait à croire, même s'il était bien prétentieux de penser un telle chose.

Néanmoins, il aurait bien besoin de se vider l'esprit. Il n'avait juste aucune idée de comment. Il était encore un peu rêveur, bien qu'il attendait une réponse, lorsqu'il remarqua qu'elle venait s'assoir à côté de lui. Elle ajouta tout à fait normalement qu'elle n'avait pas décidé non plus. Elle pensait néanmoins visiter les alentours.

Il ne savait pas non plus ce que lui réservait les alentours de l'hôtel, et il n'était pas contre faire un peu d'exploration. Mais il aurait cruellement l'impression de tourner en rond s'il s'adonnait à ça toute la journée. Lui, il pensait descendre vers la petite ville en contrebas, visiter également. Elle n'était pas très grande, par rapport à Tokyo ce n'était qu'un minuscule village, mais y trouver une occupation ne devrait pas être très compliqué.

Oui, c'était sûrement ce qu'il allait faire après avoir jeté un œil aux alentours de l'hôtel, de façon à priori assez rapide. Il avait une grosse marche à faire jusqu'en ville. Heureusement, l'aller était globalement en descente. Le retour promettait d'être plus physique.

Puis pour une raison qu'il ne comprit pas, Haru le remercia. Pour qu'elle raison? Il ne le savait pas du tout. Elle s'était peut-être attendue à une réaction agressive de sa part suite à ce qu'elle lui avait dit il y a quelques minutes? C'était assez mal le connaître. Enfin, il n'en savait rien, mais il décida de répondre bêtement un "Euh.. de rien! ". Il ne manqua pas de remarquer qu'elle semblait tout à fait sincère et sérieuse. C'était facile de le comprendre rien qu'en la regardant. Mais il n'arriva pas à soutenir un tel regard bien longtemps, puisqu'il se contenta de sourire avant de regarder à nouveau vers l'extérieur.

Il avait sûrement eu l'air de ne pas avoir compris pourquoi elle l'avait remercié, mais c'était prévisible. Sûrement que ça n'étonnera même pas Haru. Bref, autant lui dire ce qu'il comptait faire de sa journée. Cela ne le dérangeait absolument pas qu'elle l'accompagne. Le but qu'il s'était fixé pour cette journée était de se vider un peu l'esprit, de se reposer un peu après avoir passé une journée et un début de matinée à réfléchir. Après tout, ce n'était pas le rôle des vacances de décompresser et de se reposer?

" Pour ma part, je vais aussi voir ce qu'il y a autour de l'hôtel brièvement puis je descendrais vers la ville. Il doit bien y avoir plein de choses à y faire. "
lui dit-il en se tournant vers elle. D'ailleurs, il se dit qu'il ferait mieux de ne pas traîner. Il se releva donc et alla vers sa valise chercher quelques affaires. Il s'empara de son porte-feuilles et son téléphone. Le ciel était parfaitement bleu, donc il n'aurait à priori besoin de rien d'autre. Il regarda à nouveau Haru.

" N'hésite pas à venir avec. Ça fera une grosse marche, par contre. " prévint Masashi.

Il attendit néanmoins sa réponse et qu'elle soit prête avant de partir. Et même si elle n'était pas d'accord, ils pourraient toujours explorer un peu les environs de l'hôtel avant qu'il ne se dirige en ville. (Réaction bien ironique pour des vacances à la campagne)
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Sam 2 Juin 2012 - 21:52
Apparemment, il ne comprit pas le sens ni le pourquoi du remercie qu'elle lui avait donné. Elle aurait pu être déçue par ça cependant, elle n'en fit rien. Au contraire. En fait, elle trouva sa réaction plutôt amusante avec l'air d'incrédulité qu'affichait son visage. Celui-ci ne resta pas longtemps face au sien d'ailleurs car il la tourna bien vite, le regard qui fixait de nouveau l'extérieur. Elle sourit d'amusement avant de faire de même.

- Pour ma part, je vais aussi voir ce qu'il y a autour de l'hôtel brièvement puis je descendrais vers la ville. Il doit bien y avoir plein de choses à y faire.

Après avoir dit cela, Haru le suivit des yeux lorsqu'il se leva pour aller prendre quelques affaires dans son sac. Le jeune homme se tourna ensuite vers elle.

- N'hésite pas à venir avec. Ça fera une grosse marche, par contre.

Hein ? Que voulait-il dire ? Était-ce... une invitation ? Non. Impossible, se disait-elle. Cela ressemblait plus à une proposition amicale. Ah là là... Qu'est-ce qu'elle pouvait se montrer bête parfois avec ses idées saugrenues. C'était certainement dû à la matinée qu'elle venait de passer. Pourtant, elle ne sentait pas fatiguée. Enfin... Elle n'allait pas s'étendre là-dessus.

Revenons au sujet principal. La jeune avait prévue de faire le tour de l'hôtel, ça s'était sûr. En fait, elle avait également le projet de se rendre en ville par la suite, mais... initialement, elle voulait y aller seule. Même si elle semblait calmée, ce n'était bien entendu que les apparences car en réalité, elle était encore un peu retournée par ce qu'elle avait fait il y a environ une demi-heure. Il se trouvait qu'elle souhaitait s'aérer l'esprit en allant marcher. Cependant, maintenant qu'elle y repensait, était-ce une bonne chose d'y aller toute seule ? Est-ce que cela pouvait au contraire faire en sorte qu'elle retombe dans sa tristesse ou dans ses pensées pessimistes ? Oui, certainement. Et ça, elle ne pouvait se le permettre. Donc, elle n'avait qu'une seule réponse à dire.


- Ça ne me dérange pas.

Sur ce, elle se leva à son tour et prit son sac qui contenait essentiellement son argent et son portable. Elle vérifia si celui-ci avait assez de batteries car, si jamais il y avait un problème lors de leur après-midi, cela serait problématique si elle n'avait aucun moyen de prévenir ses parents. Ouf. La batterie était pleine. Après ça, elle invita Masashi à la suivre dans leur exploration de l'auberge. Bien sûr, ils n'allèrent pas partout, pas dans la cuisine ou les autres endroits réservés au personnel. Non. Ils se rendirent dans les jardins, longèrent les couloirs, et bien évidemment, ils prirent connaissance du chemin les menant aux sources chaudes, qui étaient juste à côté des jardins. Ils n'entrèrent pas mais en tout cas, Haru avait hâte d'y aller. À ce qu'elle avait entendu, lorsque vous vous y trouvez, vous pouvez admirer le paysage montagneux et verdoyant pendant que vous vous baignez. Cela devait être magnifique. Rendus dans le hall d'entrée, Masashi vérifia si Haru souhaitait réellement l'accompagner jusqu'en ville, ce à quoi elle répondit oui, après avoir mis ses chaussures. C'est vrai qu'il y avait du chemin à faire, et en descente, mais cela ne la gênait absolument pas.

Quand ils arrivèrent en ville, celle-ci ressemblant plus à un village comparé à la capitale ou même à Osaka, sa ville natale. Néanmoins, son air un peu traditionnelle était vraiment relaxant. Ne sachant pas quoi faire tout de suite, ils continuèrent à marcher. En silence. Ce silence qui s'immisçait une fois de plus entre eux. Haru détestait ça. Vraiment. Mais bon, que pouvait-elle y faire ? Engager la conversation s'avérait être une solution, mais pour dire quoi ? Si la phrase qu'elle prononçait n'amenait pas à un développement, cela ne servait à rien. D'ailleurs, Masashi ne semblait pas savoir quoi faire non plus. Il devait sûrement se dire qu'il avait eu tord de lui proposer de venir avec lui. Il devait se dire que cela lui plomberait l'après-midi jusqu'au soir et que cela allait lui gâcher le festival. Oh mon Dieu ! Et s'il le pensait réellement ? Et si, dans la minute qui suit, il lui demandait de partir et de le laisser tranquille ? Non... Non... La lycéenne était sûre que ce n'était pas son genre. Mais elle l'appréhendait quand même. Quelle idiote.

Alors qu'elle se demandait si elle avait fait le bon choix en venant ici, en levant la tête, elle aperçut quelque chose qu'elle ne pensait absolument pas voir ici : un pousse-pousse. Haru ouvrit de grands yeux et s'arrêta devant ce moyen de locomotion. Puis, le chauffeur se tourna vers elle et lui demanda si faire un tour avec l'intéressait. À elle et son ami bien sûr. Elle regarda ce dernier en lui faisant comprendre qu'elle le voulait. Elle le paya et c'est parti pour 30 minutes de balade. Au début, il alla doucement ce qui ne fut pas pour lui déplaire. La brise qui rentrait dans leur cheveux en les faisant onduler était vraiment agréable. Enfin quelque chose qui réussit à la détendre. Plus tard, leur chauffeur leur dit de se cramponner et accéléra le pas jusqu'à courir. Cela étant un petit peu soudain, et parce que Haru était encore dans les nuages, celle-ci fut tellement surprise qu'elle ne sut pas où s'agripper. Donc, réflexe ou pas, elle n'en savait rien, elle s'accrocha au bras gauche de Masashi en le serrant bien fort. Elle ne s'en rendit compte que quelques secondes plus tard, et en fut gênée mais elle ne le lâcha pas pour autant. Elle avait moins peur comme ça. Néanmoins, même s'il la prenait pour une imbécile, elle s'en fichait. Là, elle commençait peu à peu à s'habituer à la vitesse et même à en profiter. À présent qu'elle appréciait cela, elle se déserra de son emprise, en gardant tout de même son bras droit autour de celui de Masashi, et se mit à extérioriser son amusement et le plaisir qu'elle ressentait. Plus surprenant, pour elle en tout cas après toutes ces péripéties, elle se mit à rire. À rire réellement, de tout son coeur. Des jours, peut-être des semaines que cela ne lui était pas arrivé.

Lorsqu'ils durent descendre du pousse-pousse, pour elle, ce fut un peu à contre-coeur. Elle aurait aimé que cela dure un peu plus longtemps. Mais bon. Elle n'allait pas se plaindre. Après tout, elle venait de passer un moment inoubliable. En se tournant vers Masashi, du rose vint colorer ses joues et elle détourna le regard immédiatement. Le fait de lui avoir pris le bras la travaillait un tantinet. L'avait-elle fâché ? Elle espérait que non. C'est donc avec un sourire qu'elle lui dit qu'ils devaient y aller, ce qu'ils firent en recommençant à marcher.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Jeu 5 Juil 2012 - 21:12
Ils allèrent donc faire le tour de l'auberge, visitèrent chaque recoin où il leur était permis d'aller. Elle avait accepté de l'accompagner un peu plus tôt, bien qu'au début il avait hésité à s'y rendre seul. Finalement, il s’ennuierait sûrement beaucoup moins, même si certaines situations risquaient d'être des fois... étranges. Enfin il verrait bien. Il n'en avait pas peur.

Pour sa part, il n'avait emmené que le strict minimum. De l'argent, son téléphone dont il n'avait pas fait attention à la batterie, et c'était tout. Une fois tout équipé, en T-shirt, ce qui n'était entre parenthèses pas vraiment un équipement, il alla donc entamer la descente vers la ville avec Haru.

La route l'avait très vite ennuyé, alors il avait proposé de passer par un petit chemin, beaucoup plus long et périlleux que le goudron. Une chute en glissant sur un cailloux pouvait s’avérer grave, et il regretta bien assez vite d'avoir quitté la route principale. Il glissa quelques fois mais évita la chute à chaque fois sans trop de mal, tout en gardant toujours un œil vigilant sur Haru. S'il lui arrivait quelque chose à cause de ce fichu sentier, il ne se le pardonnerait pas. Néanmoins, d'ici la vue était sûrement beaucoup plus belle que depuis la route, et ils ne risquaient pas de se perdre puisqu'il suffisait de descendre.

Après une petite heure qui le laissa déjà à moitié épuisé, ils finirent par arriver en ville. Heureusement, il lui restait pas mal d'énergie. Ils vadrouillèrent un peu. Masashi se contentait d'observer la ville, beaucoup plus petite que la capitale d'où il venait. Le changement était bien présent, bien que l'environnement soit toujours urbain. Certes, ça ne valait pas une forêt ou quoi que ce soit de sauvage, mais ça suffisait pour le convaincre qu'il n'était plus tout près de chez lui. Et il n'en était pas mécontent. Ça permettait de lui vider la tête des péripéties de ce matin.

Haru finit par trouver un pousse-pousse. La ville n'était pas énormément touristique, mais visiblement tout de même suffisamment pour trouver ce genre d'engins. En moins de temps qu'il n'en fallait pour faire un lacet, Haru décida qu'ils feraient un tour de pousse-pousse. Et bien soit, c'était moins fatiguant que de marcher pour visiter la ville, puis ça pouvait être amusant. Il n'oublia pas de payer au moins la moitié -bien entendu-, et ils furent partis.

Il pouvait voir qu'elle était assez heureuse de ce tour en pousse-pousse. Lui-même ça ne lui déplaisait pas, même si son expression était un peu plus neutre. Il se tordait des fois un peu le cou pour voir dans quelques échoppes ou des bâtiments qui sortaient un peu du commun. Puis le chauffeur, si l'on peut l'appeler comme ça, se mit à accélérer. Amusant. Un petit vent frais mit à fouetter leurs visages, et Haru se cramponna rapidemment à lui même si la vitesse n'était pas excessive.

Cela le fit immédiatement repenser à ce début de journée, mais il ne s'en formalisa pas, et lui offrait volontiers un appui stable durant la course. A moins que ce n'était qu'une excuse pour se cramponner à lui, mais il ne pensait pas que ce soit le cas, cela n'avait rien à voir, du moins pas directement. Il se mit à sourire, la journée se poursuivait bien. Il pensa néanmoins à sa réaction dans un grand huit. Lui, il n'avait plus peur de la vitesse depuis bien longtemps.

Il finit par ralentir un peu, mais Haru ne le lâcha pas. Tant mieux, au fond il aurait été presque déçu, puisque sûrement comme elle, il n'en était pas mécontent. La promenade se termina sur une note de bonne humeur, puis il quittèrent le véhicule. On pouvait facilement deviner que c'était à contre-coeur pour Haru. Il croisa son regard et elle rougit et détourna les yeux. Il sourit, sans qu'elle ne le remarque, un peu amusé. Finalement, tout s'expliquait, mais il était bien trop fin pour être indiscret sur ce point.

Vu que l'après-midi avait déjà commencée et qu'ils n'avaient rien mangés à midi, il décida de se rendre à un petit stand de nourriture, et demanda quelques Yakitori à emporter, en plus de Takoyakis. Une fois cuits sur le stand, il les paya et offrit la moitié à Haru. Pas très très romantique, certes, mais au fond, son but était surtout de manger et de ne pas mourir de faim avant ce soir.

Il grignotait tranquillement, plus occupé à manger qu'à parler, lorsqu'il aperçu une fête foraine, ou quelque chose qui y ressemblait au loin. ça pouvait tout aussi bien être le festival en préparation, en tout cas ils verraient bien en se rendant sur place!

Durant le trajet, il se décida à poser une question.

" Tu t'es toujours aussi bien entendue avec tes parents, dis moi? "

Question pertinente, sachant que dans son cas, c'était tout l'inverse. Puis ça permettrait de rompre le silence aussi.

HRP : J'espère que j'ai pas encore posé cette question, ça fait longtemps que j'ai plus RP xD
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Mar 10 Juil 2012 - 16:29
Le chauffeur du pousse-pousse s'en alla en leur faisant un signe de la main, auquel Haru répondit, en le remerciant pour cette chouette balade. Oui, elle en était contente car cela avait permis de faire baisser la tension qui régnait entre les deux jeunes gens depuis le début de la journée, et même depuis plus longtemps que ça en fait. Mais là, ils avaient tous les deux compris que ce n'était pas en se comportant ainsi qu'ils se feraient de bons souvenirs de ces vacances. Donc, en mettant tout ça dans un coin de leur tête, ils profiteraient de ce séjour au maximum.

Assise sur un banc, Haru attendit Masashi, qui était parti leur chercher à manger. Celui-ci revint avec deux portions de Yakitoris en plus de Takoyakis. Elle ne sut pas s'il le remarqua mais les yeux de la jeune fille brillèrent à la vue de ces mets car, il fallait le dire, elle adorait ça ! C'est donc avec entrain qu'elle piqua dans une des boulettes de Takoyakis et la mit dans sa bouche. Miaam ! Trop bon, pensait-elle.

Tout en savourant le reste de son repas, elle observait, comme son voisin, les stands du festival en train d'être montés. Ils décidèrent ensuite d'aller y faire un tour.


- Tu t'es toujours aussi bien entendue avec tes parents, dis moi ?

Tiens, pourquoi cette question ? Oh et puis, cela n'avait pas grande importance. Cette question en valait d'autres, peut-être aussi pour empêcher le silence de s'installer. De plus, il n'avait jamais rencontrés ses parents avant, c'était donc logique qu'il pose ce genre de question.

- Je ne peux pas dire que je n'ai jamais eu de disputes avec eux mais, oui, j'ai toujours eu de bonnes relations avec mes parents. Il faut dire qu'ils étaient là quand ça n'allait pas, quand je me sentais triste...

Elle repensa un instant à certaines choses mais les évacua rapidement de son esprit.

- Chaque fois que j'avais besoin d'aide, ils étaient là. Je suis fille unique alors, je suis vraiment contente d'avoir de tels parents.

Haru se demanda donc tout naturellement quels genres de personnes pouvaient bien être les parents de Masashi ? S'il lui avait posé cette question, ne serait-ce pas plutôt parce que sa réponse serait le contraire de la sienne ? Vérifions.

- Si tu me demandes ça, c'est parce que toi, tu ne t'entends pas bien avec les tiens ?

En même temps qu'elle le demandait, ils arrivèrent devant l'endroit où se déroulerait le festival.
Invité
Invité
Anonymous
Invité

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Jeu 19 Juil 2012 - 22:49
Elle lui répondit calmement. Une réponse qui ne le surpris absolument pas : On pouvait sentir qu'ils formaient une famille parfaitement soudée et unie. C'était un peu tout le contraire de sa famille à lui. C'était aussi ce qui l'avait au départ donné l'impression d'être un peu comme un grain de sable dans la mécanique bien huilée de leur famille. Mais finalement cette sensation avait majoritairement disparue.

Après tout, ils laissaient à Haru toute sa liberté, l'assistait, la réconfortait... Tout ce que les siens n'avaient jamais fait. Enfin Masashi devait reconnaître sa part de responsabilité. Il n'avait jamais vraiment eu besoin de réconfort et il n'aimait pas trop profiter de leur assistance. Bref, c'était compliqué.

Le soucis est qu'il n'avait pas trop envie d'en parler. Sauf qu'il s'agissait d'Haru. Elle lui avait déjà confessé tant de chose alors que lui, il ne lui avait pas dit grand chose. Bien qu'il n'avait pas grand chose à dire... Il prit la parole et se força néanmoins à parler, regardant à moitié les stands qui étaient en train d'être montés, en essayant de prendre des repères pour être plus efficace ce soir.


" Ne pas s'entendre bien disons que c'est autre chose... Disons que ça se passait mieux quand on se voyait moins. C'est pour ça que je suis à KHS aussi : Je suis loin d'eux, et ça nous arrange tous les trois.. "

Au fond, il était aussi fils unique, et leurs relations avec leur famille était totalement opposées. Il était parti en vacances avec toute la famille à Haru, sa propre famille ne l'y inviterait même pas. La seule chose positive qu'il devait leur reconnaître, c'est qu'en l'envoyant à KHS, il avait rencontré celle qui se trouvait à ses côtés en ce moment..

" Et au fond.. Il ne me laissait jamais faire ce qui m'intéressait le plus... Je te parlais même pas des vacances, j'avais l'impression d'être un toutou. Au moins les tiens sont à l'écoute, et nous laissent même quartier libre. " ajouta-t-il. Bon, il était aussi plus âgé de quelques années et ça changeait peut-être tout, mais dans son esprit, c'était pareil...
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé

Deux semaines à Kyôtô Empty Re: Deux semaines à Kyôtô

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum