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 [U-1] Sentiments & Orgueil

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Akihito Nagao
« Elève ; en 5ème année »
(#) [U-1] Sentiments & Orgueil  Mar 13 Déc 2016 - 21:35


Sentiments

& Orgueil

Feat Akihito & Rikuo


Ses pas ni lents ni rapides le guidèrent à travers les allées et passant près de chaque bâtiment que constituait l’école de Kobe. Le jeune lycéen de dernière année avait divagué de son itinéraire d’origine. Il passa tout d’abord à travers le parc de l’école pour y réfléchir un peu. Comment allait-il réussir à tout mettre en un discours sans que cela ne paraisse trop disjoncter de sa part? Il n’en savait rien. Tout ce qu’il pouvait faire pour le moment était d’errer à son habitude. Sérieusement, pourquoi passait-il autant de temps à se perdre dans ses pensées?

« Tu ne dois pas t’en vouloir. C’est normal de paniquer sur le coup et de ne pas oser chercher à souffrir davantage… » Ces deux phrases le hantaient. Bien qu’il ait conscience que son jumeau de miroir avait raison et qu’il cherchait à le rassurer, il n’avait pas réussi à éliminer toute la rancune qu’il avait envers lui-même. Si seulement il avait gardé le sang-froid qu’il affiche quasi en permanence sur son visage à ce moment-là, aurait-il été en mesure de poser des questions à cette personne mesurant exactement la même chose que lui? Aurait-il été en mesure de réfléchir par lui-même et de trouver la réponse cachée derrière les paroles de Rikuo Morisada? Malgré les nombreux jours qui s’étaient écoulés, les mêmes questions se répétèrent perpétuellement dans son esprit. Il y avait également autre chose… « Est0ce que tu lui as posé des questions à propos de tout ça? Peut-être qu’il avait des problèmes de son côté et ne voulait pas t’impliquer dans ceux-ci? » Sincèrement, ce senpai avait eu le don de le remettre en question. Tout de même, il ne pouvait que s’en prendre à lui-même. N’avait-il pas causé ses propres malheurs? N’avait-il pas décidé de faire le sourd muet et de tirer les conclusions les plus faciles à rejeter sur l’autre? En même temps, leur relation battait de l’aile depuis… le tout début en fait. Akihito ne pourrait dire si essayer de tout remettre de l’ordre là-dedans aiderait ou si seulement ça détruira les peu de pièces restantes… S’il y en reste toujours bien sûr…

Il avait déjà passé beaucoup trop de temps dans ce parc. On pourrait presque le considérer comme sa seconde maison. Dire qu’il avait beaucoup plus de souvenir à cet endroit qu’ailleurs. Mais il devait se résoudre à s’orienter vers sa destination. Sans trop tarder d’ailleurs puisqu’Hikaru l’attendait dans sa chambre. Ce petit chaton avait déjà grandi. Ayant presque sa taille adulte maintenant.

C’est avec un léger sourire aux lèvres qu’il fit demi-tour sur lui-même pour quitter l’enceinte du parc. Grâce à Hikaru, il avait réussi à sourire depuis qu’il avait franchi la porte de sa chambre. C’est aussi avec un pas plus légers qu’il avança vers le bâtiment des dortoirs des étudiants à l’université. Par contre, plus que sa route rapetissait vers ce bâtiment qui était beaucoup plus grand que celui des lycéens, plus son cœur s’emporta. Il vint poser sa main droite sur ses vêtements au niveau de cet organe qui s’affolait pour un rien, souhaitant que ça le calme, mais sans succès. Plus il faisait de pas, plus les battements de son cœur s’accélérait. Était-il prêt à faire face à ce senpai dont il avait lâchement fais ses adieux dans la bibliothèque après avoir péter un câble? Il l’ignorait, mais une chose était sûr c’est qu’il voulait absolument avoir des réponses aux questions qui le hantaient depuis sa discussion avec Heisuke Kodoku. Le cœur, sur le point d’exploser à n’importe quelle seconde, Akihito franchit la grande porte d’entrée.

Il projeta son regard bleu à travers les verres de ses lunettes pour finalement y voir que personne ne prenait du bon temps en ces lieux. Il prit donc le chemin vers les escaliers et se positionna devant la chambre U-1. Cette même porte qu’il était venu un nombre inconnu pour justement souhaiter y faire la rencontre de la personne qui occupait cette chambre. Il vint pour cogner, mais aux derniers instants, il stoppa net son mouvement de poignet. Et si celui-ci ne serait encore pas présent? Ou simplement voudrait-il qu’il se présente devant le plus jeune? Voulait-il encore le voir? Souhait-il qu’il disparaisse à tout jamais de sa vie? Tant de questions vinrent se bousculer dans les pensées du lycéen. Ses pensées qui venaient l’anéantir et à la seconde suivante, une larme se forma du soin de son œil gauche, mais avant qu’elle ne s’échappe, Akihito vint l’essuyer pour la faire disparaître. Il n’était pas le moment de flancher, surtout pas maintenant.

Il cogna finalement en relevant la tête.

- Morisada-senpai? C’est Akihito Nagao.

Il fit une petite pause et tendit l’oreille pour percevoir le moindre bruit possible. Mais rien. Était-il absent? Ou bien l’ignorait-il? Mais il décida quand même de prendre le risque que l’étudiant soit là et c’est avec le cœur à la cadence saccadé qu’il ouvrit à nouveau la bouche.

- J’aimerais bien vous parlez si cela ne vous dérange pas.




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Rikuo Morisada
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(#) Re: [U-1] Sentiments & Orgueil  Sam 7 Jan 2017 - 23:07

Sentiments & Orgueil
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Rikuo Morisada & Akihito Nagao | (c) clyde pour epicode

Cela faisait maintenant un moment que j'avais eu ma discussion avec Keito mais je n'avais toujours pas fait le moindre pas vers Akihito depuis ce jour-là. Les mots de l'étudiant ainsi que le réconfort que m'avait apporté Lutecya cette même nuit m'avait cependant aidé à réfléchir plus sereinement à la situation dans laquelle je me trouvais. Je ne dis pas que mes idées avaient toutes reprisent leurs place du jour au lendemain grâce à eux mais au moins, au lieu de passer tout mon temps à me lamenter, la question de ce que je pourrais faire pour arranger les choses commençait petit à petit à germer dans mon esprit. Quoi que tout cela était tellement enfoui sous le poids de ma culpabilité que la solution miracle que je cherchais n'arrivait à aucun moment à m'atteindre.

« ... ne laisse pas les choses telles qu'elles sont. »

Ces mots que Lutecya avait prononcé résonnaient dans ma tête. Vue de l'extérieur ça devait être si facile à dire mais quand on est au coeur de la tempête ... C'est à peine si j'avais encore le courage et l'énergie de me lever pour aller en cours alors faire une nouvelle fois face a Akihito maintenant ... A chaque fois que je repensais à lui, la vision du regard glaçant qu'il m'avait jeté avant de disparaitre de la bibliothèque me transperçait de part en part. Je l'avais blessé... tellement de fois... Mes doutes et mes peurs étaient toujours présents, rien n'avait vraiment changé alors pouvais-je vraiment faire le choix égoïste de risquer de lui faire mal une fois encore en allant à sa rencontre ? Je ne sais pas, je ne sais plus ...

Plus le temps passait et plus les choses empiraient. A chaque fois que Lutecya me demandait timidement si je tenais le coup, je ne trouvais rien d'autre à faire que de lui adresser un semblant de sourire en lui disant de ne pas s'inquiéter et que j'allais bien malgré tout. Elle n'y croyait pas un mot et pour tout dire moi non plus mais on se contentaient de ça. Tout avait été dit lors de notre discussion sur le sujet et je pense qu'elle n'osait pas relancer la discussion de peur que je m'effondre d'un moment à l'autre.

D'ailleurs, en parlant de s'effondrer ... Aujourd'hui, en tant que membre du club de photographie, j'avais promis Lutecya de l'aider elle ainsi que d'autres élèves du club de journalisme à prendre quelques photos dans le lycée pour illustrer un article sur lequel ils travaillaient depuis le début de la semaine. Une histoire sur les activités de l'école il me semble mais pour tout dire je n'écoutais leur projet que d'une oreille. Tant qu'on me disait quoi faire le reste je m'en foutais totalement. Si j'avais accepté de les aider c'était avant tout pour essayer de faire le vide dans ma tête au moins une petite heure. J'avais presque réussi, presque ... Il a fallu que ce soit au moment où je commençais enfin à me détendre et à peu à peu lâcher prise que mon corps se décida à sonner la sonnette d'alarme. Un vertige, encore un ... ça m'arrivait souvent ces temps-ci. Le manque de sommeil et les nombreux repas "oubliés" j'imagine. Quoi qu'il en soit, ce nouveau tournis venait de me faire lâcher l'appareil qui s'écrasa sur le sol. Et merde...

« Ce n'est rien, il m'a juste échappé des mains. » Avais-je dis pour rassurer les autres.

Alors qu'ils rigolaient sur un supposé appareil photo fugueur Lutecya me fixa d'un regard lourd de sens. Elle avait comprit, je le savais, mais au moins elle avait la délicatesse de ne rien dire devant les autres et je la remerciais secrètement pour ça. Un fois l'appareil entre les mains, je constatais que ce dernier ne s'allumait plus. C'est bien ma veine, j'ai l'impression que cette situation m'arrive dix fois dans l'année. Bon, au moins les photos étaient prisent et au chaud sur la carte mémoire alors après avoir prévenu Lutecya que je lui enverrais les clichés au soir, je pris congé pour rejoindre ma chambre. Non sans avoir droit à un discret "repose-toi" de la part de ma mini-prof.

Une fois de retour dans la u-1, je sorti la boite à tournevis que j'utilisais d'habitude pour rafistoler mon vieux Polaroid et m'installa à mon bureau pour essayer de réparer la pauvre machine qui avait malencontreusement heurté le sol quelques minutes plus tôt. Il devait y avoir un faux contact quelque part, rien de plus puisque le reste semblait être en bon état.

Par contre, une fois de plus, je me retrouvais seul. Et qui dit solitude dit rendez-vous avec ses propres réflexions. Je soupirais un bon coup avant de relever les yeux vers le mur en face de moi. Au lieu de me pencher sur mon travail minutieux, je préférais vaguement regarder les nombreuses photos que j'y avais accrochées. Des anciennes, datant de mon enfance avec Kaori et Ikaru, des moin vieilles, illustrant ma vie au lycée de Tokushima et les plus récentes, représentant ma vie depuis mon arrivée à Kobe ... La soirée où Tooru et moi avions fait le mur pour nous faire une sortie karaoké, le voyage à Dynaland avec une Lutecya souriant sous la neige, La copie de celle prise d'Akihito et moi au concert de musique ... Je détournais la tête à la vue de cette dernière. J'avais du travail ... il fallait que je m'y remette...

Au lieu de ça, mes yeux furent attirer par un carnet que j'avais laissé trainer sur un coin du bureau. Ce même carnet que Keito avait ramassé le jour où je l'avais appelé au secours.

« Ecris lui ou parle lui, mais ne laisse pas les choses telles qu'elles sont. »

Encore ces mots ... mais écrire à Akihito était peut-être la meilleure chose à faire. C'était quelque chose au moins. Même si je ne lui envoyais pas le message ça m'aiderait peut-être à voir plus clair dans tout ce que je n'avais pas réussi à lui dire le jour du désastre. Délaissant l'appareil à moitié ouvert, je pris un stylo et ouvrit le cahier pour essayer d'y écrire quelque chose. Les minutes passèrent et aucun mots ne venaient noircir la page blanche du cahier. Rien à part quelques petites tâches d'encre que je faisais en tapotant la plume du stylo contre la feuille de papier. Je n'y arrivais pas... Je feuilletais rapidement les autres pages, relisant au passage la dernière lettre destinée à Kaori, la seule qui avait survécu le lendemain de ma rupture avec Akihito. J'étais parfaitement capable d'écrire de longues lettres à une fille qui m'avait oubliée depuis des années mais je n'étais même pas foutu d'écrire une simple ligne à l'homme que j'aime ... Ce que je pouvais me détester en prenant conscience de ça. Je laissa tomber le stylo sur le bureau, conscient que je n'arriverais à rien aujourd'hui. Je me balançais sur ma chaise en réfléchissant pensant encore et encore à Akihito. Si je continue comme ça, je vais finir par devenir fou ...

Perdu dans mes pensées, j'entendis malgré tout les coups donnés contre ma porte. C'était surement Lutecya. Elle revenait peut-être à cause de ce qu'il s'était passé tout à l'heure. Je n'ai pas trop envie de lui ouvrir la porte et de donner raison à son inquiétude en voyant que j'avais une fois de plus les larmes aux yeux. Je ne comptais pas répondre et faire semblant d'avoir tenue compte de son conseil en me reposant un peu mais ...

« Morisada-senpai? C'est Akihito Nagao. »

Je ... Akihito ? Je n'en croyais pas mes oreilles, c'était bien Akihito qui parlait de l'autre côté de la porte ? J'étais pétrifié au son de sa voix. Je n'arrivais pas à y croire. A tel point qu'il me fallut du temps pour réaliser la chose. J'étais tellement surpris que c'était un vrai miracle que je ne me sois pas déjà cassé la gueule de ma chaise.

« J'aimerais bien vous parlez si cela ne vous dérange pas. »

La surprise maintenant passée, mon coeur se serra en entendant ces mots. Je redoutais ce qu'il venait me dire. J'avais peur qu'il soit venu jusqu'ici pour me dire qu'à partir de maintenant, il avait décidé de tourner définitivement la page. C'est un peu ce qu'il avait laissé entendre dans la bibliothèque mais comme l'avait dit Lutecya, à ce moment-là il avait très bien pu dire tout cela sur le coup de la colère. Et si maintenant il venait me dire calmement les choses ... tout espoirs partiraient définitivement en fumée ...

« Attends, j'arrive. » avais-je finalement réussi à prononcer.

Je fis disparaitre les larmes qui avaient fait leur apparition d'un rapide coup de manche avant de prendre la direction de l'entrée. Je croyais que je n'y arriverais jamais, mes jambes étaient semblables à du coton et j'avais terriblement mal à la poitrine mais j'arrivais finalement à destination pour déverrouiller la porte. La main sur la poignée, je soufflais un bon coup avant d'ouvrir pour faire face à mon ex petit-ami. J'étais heureux de la voir, je ne le nie pas mais en même temps, le voir la devant moi en sachant pertinemment que plus rien ne nous liais me faisait atrocement mal. Une fois de plus, je n'arrivais pas à soutenir son regard et je détournais la tête vers l'intérieur de la chambre.

« Je ... viens, rentre. »

C'est tout ce que j'avais réussis à dire avant de quitter l'entrée.

   

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Tu veux un bonbon mon p'tit ? ♥

► Rikuo s'exprime en japonais (#669966) et en anglais (#ff9966)
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