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 [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]

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Anna-Maria Wittmann
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(#) [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Dim 2 Sep 2018 - 22:58

Alors comme ça il faut que je me fasse de l’expérience avant de pouvoir travailler dans ton bar ? Eh bien tu vas voir, Uonuma ! Je vais travailler dans un autre bar, juste le temps que tu m’acceptes ! En plus, y en a un pas loin qui n’est pas son concurrent direct, ce qui veut dire que je n’ai pas à avoir de scrupules.

Et la patronne…  A été drôlement réceptive. Je m’attendais à devoir ramper, à ramener des lettres des autres serveuses des Oktoberfest auxquels j’avais participé, voire même d’amener Yumiko directement, mais à la place, j’avais juste eu à parler avec elle autour d’un verre. Ou plutôt d’une bouteille. Je savais que certaines personnes acceptaient toujours de boire un verre pour essayer de faire dépenser le client, mais de là à savoir si elle n’était pareil, je n’allais pas ouvertement lui demander.

J’ai été raisonnable, aussi, je me suis arrêtée quand je sentais à avoir la tête qui tourne ! Bon, d’accord, c’est vrai que ça fait peut-être beaucoup, mais elle avait arrêté bien avant moi. Donc elle devait très certainement aller bien. En tout cas, elle m’avait donné rendez-vous ici le lendemain même pour travailler, donc je n’allais pas me faire prier !

C’est en me ramenant le lendemain que je comprenais qu’elle n’était peut-être pas aussi sobre que ça hier, car elle ne se souvenait pas du tout de sa proposition, bien qu’elle se souvienne de m’avoir parlé. C’est donc seulement à la fin de longues minutes à essayer de lui expliquer ma situation et ce qui me donne envie de travailler ici, ne serait-ce que pour une journée – à savoir, me faire de l’expérience – que je pus enfin rentrer. Heureusement, je connaissais à peu près la tenue réglementaire, et, à part la jupe que j’avais préféré échanger contre un pantalon, dans lequel je me sentais beaucoup plus confortable, j’étais bien habillée.

Quand je lui ai dit que je venais de Kobe, elle m’avait directement dirigé vers quelqu’un, un nom que je connaissais vaguement. J’avais dû le voir sur une liste, ou pendant un cours. En tout cas, la personne en elle-même ne me disait rien de particulier, bien malheureusement.

Euh… Bonjour. Je suis venue pour renforcer l’équipe, aujourd’hui.

Je suis vraiment pas douée pour parler à des gens comme ça. Normalement, j’aurais serré la main de la personne et je me serais directement présenté, mais j’avais la très légère impression que ce ne serait pas forcément une bonne idée. Ou, en tout cas,  pas une que je voulais suivre dans l’immédiat.

Je suis Anna-Maria Wittmann, enchantée de te rencontrer.

Mon nom complet. C’était… Beaucoup moins agréable que je m’y attendais, et je m’attendais à peu. Mais ce n’était pas grave, pour l’instant, c’était nécessaire. Le patron m’avait dit, comme Mina, qu’utiliser mon nom complet me donnerait tout de suite un air plus élégant, même si lui l’avait plutôt dit sur le ton de la blague.

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Dernière édition par Anna-Maria Wittmann le Dim 9 Sep 2018 - 18:48, édité 1 fois
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Lun 3 Sep 2018 - 16:02

Mizuhiro s'était levé ce matin avec une chanson dans la tête. Le genre de chanson que l'on écoute tard le soir avec son casque tout en farmant les items rares d'un mmorpg que l'on maîtrise si bien que l'on a même plus besoin de réfléchir à comment y jouer. Ce genre de chanson qui ne sont ni faites pour être considérées comme bonnes, ni faites pour l'être réellement, mais qui sont simplement faites pour nous rappeler que l'être humain n'est peut-être pas le plus brillant des primates.
Ce matin en se levant de son lit, Mizuhiro marmonnait presque sans s'en appercevoir :

— Yowaï pokemo~n, koi~kin-gu... ♪
(Le plus nul des pokémons, magikarpe...)

Et puis devant son miroir pour se raser, comme tous les matins, bien que sa pilosité asiatique ne lui permette pas de prétendre être méconnaissable après vingt-quatre petites heures sans se raser.

— Sekai de ichiban, yowaiyatsu... ♪
(personne au monde n'est plus faible que lui...)

En se brossant les dents, en prenant sa douche, en s'habillant, en prenant son sac afin d'aller en cours. Il ne pouvait pas y échapper, et pour cause, il n'avait presque pas conscience d'être pris au piège de cette chanson, qui avait infectée son cerveau aussi sûrement qu'un bourgeon de chair de Dio.

— Haneru pokemo~n, koi~kin-gu... ♪
(Le pokémon trempette, c'est magikarpe)

Les cours passèrent alors, et son cerveau lutta un instant contre l'infection mémorielle afin de mettre en oeuvre au moins le cortex préfrontale afin de prendre notes de ce que disaient les professeurs, reléguant alors petit à petit, et sournoisement, l'horrible chanson dans la mémoire à long terme du pauvre jeune homme, inconscient du sort terrible qui l'attendait à la fin de la matinée...

Midi, enfin la liberté. Celle de pouvoir retourner travailler au bar qu'il adorait. Retrouver ce petit endroit douiller où règne la fraîcheur et la propreté, ainsi que les douces lumières tamisées et colorés de l'éclairage aux leds. Et son bon vieux comptoir de zinc, sur lesquels il faisait glisser les cocktails les plus merveilleux, désaltérant, revigorant et délicieux.

Une fois arrivé sur place, il passa dans la réserve afin de retirer sa veste et d'enfiler son gilet de serveur, prenant soin d'être frais et présentable en se regardant dans un vieux miroir. Tout était parfait. Oui, parfait...

— Hitsumo pitapita, jun~pin~gu...! ♪
(Il gigote dans son coin, et c'est fini)

À cet instant, Mizuhiro se figea face à son reflet, qui lui renvoyait une expression de surprise et de panique.

— Qu'est-ce que je chante moi ? Je suis au travail, je dois me reprendre ! déclara-t-il en se frappant les joues, comme pour se réveiller.

Cependant, le mal avait été fait, et nul n'échappait à la terrible malédiction de la chanson dans la tête, jusqu'à ce qu'elle décide d'elle-même qu'il était temps de partir. Et contrairement au pokémon susnommé, sa chanson elle, était d'une ténacité sans précédent.

Pour se changer les idées, Mizuhiro commença à faire un brin de ménage, comme à chaque fois. S'installer dans une nouvelle routine était toujours rafraîchissant pour l'esprit et pour le corps, donc, cela le mettrait en bonnes conditions pour travailler... pensait-il !
Cependant, cela ne fit que reléguer la chansonnette plus profondément encore dans sa mémoire inconsciente.
Mais pensant en être débarrassé, il soupira de soulagement en s'essuyant le front une fois sa première tâche effectuée.

— Voilà, tout est prêt pour l'arrivée de ma nouvelle kohaï, heureusement qu'elle commence un mercredi après-midi, il n'y a pas trop de monde, c'est bien mieux pour apprendre, réfléchit-il à voix haute, croisant les bras et hochant la tête. En l'attendant, pourquoi ne pas me rafraîchir un peu ? se suggéra-t-il alors.

Puis, comme il le faisait très peu souvent et avec beaucoup de modération, du moins aimait-il le prétendre, il profita de l'absence de clients (et de sa patronne) pour se préparer un verre.
Il s'empara alors de son shaker préféré et y déposa une rondelle de concombre et un dé de citron verre. Il les pila ensuite avec dextérité et ouvrit le bac à glaçon afin d'en ajouter quelques uns.
Usant du doseur à cocktail, il versa alors quatre centilitres de rhum blanc, et deux centilitres de curaçao bleu. Il agita vivement et avec toute la dextérité qu'il avait acquise à force de répéter le geste, puis versa le mélange à travers le filtre du shaker dans un verre piscine remplit de glaçons.
Il allongea le tout de ginger ale bien fraîche, et décora d'une rondelle de citron vert le magnifique cocktail bleuté, dont la couleur d'un ciel d'été jouait gaiement avec les lumières du bar.
Et tandis qu'il levait son verre joyeusement, l'admirant, il se mit à chanter.
Mais pas à chantonner, non. À chanter avec toute la force et la conviction d'une personne sincèrement persuadée d'être seule et de ne pas pouvoir être entendue :

— Boku no pokemoooon, Koi~kin~gu ! ♪  Kimi ni sasageru, robu sooon-gu !! ♫
(Mon pokémon à moi, c'est magikarpe ! Et cette chanson d'amour, elle est pour toi !)

Ainsi, le grand piège de la vie que les êtres humains, dans leur grande frayeur, nommèrent Destin, se referma sur Mizuhiro Kawaguchi avec toutes la force et la férocité des mâchoires inextricables d'un grand requin blanc.
C'est pourquoi il se figea sur place, comme si le temps venait de s'arrêter pour lui par le simple pouvoir de la honte.
En effet, une voix féminine venait de l'interrompre avec politesse, le ramenant brutalement sur terre.
C'était elle, en effet, qui était venu pour renforcer l'équipe, comme elle le disait. En plus elle était mignonne. Avec une jolie poitrine. Et elle venait de l'entendre chanter, même si elle ne faisait semblant de rien afin de ne pas le malmener. Mais il savait, elle savait. Elle l'avait surpris en train de chanter à tue-tête une chanson débile, rendu encore plus niaise par son accent d'Osaka.

— Je suis... Mais il se crispa de nouveau, échouant à utiliser le "boku" de rigueur et retombant dans un "ora" bien paysan. Je suis... rectifia-t-il. Oui, vous êtes au bon endroit, Wittman-han... déclara-t-il en adoptant trop tard une posture distinguée, posant son verre devant lui. J'étais justement en train de... il toussota. De vérifier la fraîcheur de nos ingrédients et... des... glaçons.

Échec critique pour Mizuhiro. Il devrait s'en remettre à la politesse de cette personne, qui n'avait pas l'air suffisamment japonaise pour savoir qu'il était préférable de ne plus jamais mentionner ce qu'elle venait de voir ou d'entendre. Mais comme Mizuhiro était un serveur talentueux, il conserva sa posture décontractée, non sans serrer les fesses, et afficha un sourire poli :

— Je me présente, je suis Kawaguchi Mizuhiro, et je ferais de mon mieux pour vous apprendre le peu que je sais. déclara-t-il en s'inclinant légèrement.

Il n'avait pas l'habitude d'être le senpaï de qui que ce soit, alors il s'était présenté avec la phrase la plus bateau du monde, comme s'il cherchait à prouver qu'il était banal, et pas du tout un indécrottable otaku qui boit à son travail en chantant d'horribles chansons d'otaku.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Lun 3 Sep 2018 - 18:25

Il était… Assez sympathique. Bon, peut-être un peu qu’il était un peu tendu, mais ça me dérange pas le moins du monde. Au moins, lui, il faisait ça quand il pensait être seul, et ne semblait pas être le genre de personnes à parler avec une voix suffisamment forte pour être entendue dans tout un rayon de supermarché.

J’aurais juste besoin d’aide au niveau de la préparation de la plupart des choses – sauf des bières, par exemple – et… Du comportement à adopter envers les clients.

Ouais, l’étiquette était quelque chose d’important pour eux, et j’en manquais pas mal. Déjà, j’avais pas l’habitude de travailler dans des tenues aussi étouffantes. Bon, ça c’est compréhensible, mais quand même, travailler dehors avec ça… Promettait d’être très marrant.

Mais pour tout ce qui est service, porter des verres sans renverser, je suis au top. Le nettoyage, aussi, j’ai… Quelques tendances maniaques, on va dire.

Bon, je peux tolérer de voir de la saleté, mais si je peux la nettoyer, alors je le ferais dès que possible. Porter des chopes et porter des verres était bien différent, mais… En soit, la gestion de l’équilibre était la même. Pareillement, j’étais capable de gérer tout ce qui était monnaie d’une seule main, pour pouvoir être efficace en toute situation.

Et je perds très rarement mon sourire

Je disais ça en toute modestie. Tout simplement car ce sourire avait été presque gravé sur mon visage par des années d’optimisme et de fierté. C’était une des choses dont j’étais la plus fière en ce moment.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Lun 3 Sep 2018 - 19:08

Mizuhiro remercia intérieurement la demoiselle d'avoir eu la politesse de ne pas du tout faire mention de ce qu'elle venait de voir et d'entendre. Rien dans son comportement ne laissait entendre qu'elle méprisait le pauvre jeune homme ou qu'elle le jugeait outre mesure. Peut-être avait-elle vécu à l'étranger et que, là-bas, il n'était pas étrange de chanter à son travail. Cependant, le jeune serveur en doutait un peu, même s'il n'y connaissait rien en traditions étrangères.
Mizuhiro avait cependant noté qu'elle ne l'avait pas salué. Comme elle avait l'air étrangère, il n'aurait pas trouvé curieux qu'elle veuille lui serrer la main, mais il aurait préféré qu'elle s'incline, comme les gens normaux. Cependant, elle n'avait rien fait de tout cela. Mais pouvait-il lui en vouloir ? Après ce à quoi elle avait assisté.

— Oh, oui, bien-sûr. Je vous expliquerais comment préparer les choses les plus simples. Si vous ne savez pas faire, mieux vaut me laisser faire et que vous regardiez, plutôt que le client puisse-t-être mécontent, expliqua-t-il avec un léger sourire, s'inclinant encore une fois.

Mizuhiro avait du mal à avertir son regard, ou en tous cas à le garder chaste. Une étrangère blonde aux yeux bleus, pas très grande, avec une silhouette idéal, il n'en voyait pas tous les jours.
Enfin, il ne leur avait jamais adressé la parole, car il fallait tout de même dire qu'à l'université, il y en avait pas mal qui se baladaient dans les couloir. Cependant, Mizuhiro calma son esprit en récitant le mantra sacré de tout otaku qui se respecte : "les filles en 2D c'est l'avenir, les filles en vrai c'est les pires"...
Qu'il le pense ou qu'il ne le pense pas sincèrement, ça n'était pas le principe, il devait s'en convaincre, c'était tout.
Il attrapa son verre, en pris une gorgée et respira profondément avant de faire le tour du comptoir et de désigner le petit bar.

— Hé bien, comme vous voyez, Wittmann-han, il y a très peu de places en dehors du comptoir. Le service sera donc plutôt facile. En réalité, le plus difficile, ce sera... hésita-t-il en observant son visage, faute de mieux, même si ses yeux bleus étaient craquant. Comment dire ? souffla-t-il, cherchant un moyen courtois de lui faire comprendre qu'elle devrait être très polie sans pour autant la vexer. Je veux dire que nos clients sont des salarymen qui viennent ici se saouler avec leurs collègue, il faut donc se montrer tolérant à l'égare de leurs comportements. expliqua-t-il en s'inclinant encore légèrement, passant une main derrière son crane.

Il ne savait vraiment pas quoi dire ou faire d'autre, il n'avait jamais été le senpaï dans ce métier, mais il devrait se montrer à la hauteur s'il voulait que les choses se passent normalement. Il détestait que son quotidien se retrouve perturbé.
Si seulement il possédait un stand comme Killer Queen, délirait-il fréquemment, se répétant qu'il voulait juste vivre une vie tranquille.
C'est alors qu'il se trouva inquiet d'un détail en particulier qu'il ne savait pas comment aborder, alors il y alla à tâtons, ne sachant pas par quel bout prendre la chose tout en ne souhaitant pas que ça reste en suspend.

— Hum, bien-sûr, si un client à un... un geste déplacé, je compte sur vôtre bienveillance, mais... mais bien-sûr vous serez dans vôtre droit quoi qu'il arrive. balbutia-t-il, suant à grosses gouttes froides.

Tant et si bien qu'il reprit une gorgée de son verre.
Le féminisme dans la culture japonaise, et surtout pour un fils de paysan tel que lui, n'en était pas exactement au point mort, mais plutôt en marche arrière, avec le frein à main cassé et une brique posée sur la pédale d'accélération.
Mentalité différente oblige, on préférait toujours éviter un scandale plutôt que de faire du bruit. Mais en cette ère de mondialisation de la culture et d'ouverture du Japon au monde extérieur, ce genre de pensées étaient de plus en plus considérées comme condamnable, même si dans la pratique elles étaient toujours présente. Et dans l'esprit fatalement limité du pauvre Mizuhiro, la vieille culture lui tenait lieu d'éducation. Cependant, il n'était pas mal habile, grâce à ses cours de psychologie sans doute.

— Je veux dire par là ! reprit-il en marquant une pause, levant légèrement les mains. Je veux dire que ça n'a aucune chance d'arrivée ! Et qu'il vaut mieux laisser faire la police plutôt que de vous mettre dans les ennuis ! négocia-t-il avec un accent d'Osaka encore plus présent, signe de stress chez lui. Et puis, c'est surtout la patronne qui vous le dirait mieux que moi ! ajouta-t-il comme pour se dédouaner d'une faute quelconque.

Faisant mentalement volt-face, il leva la main en direction du comptoir et le désigna, faisant aller sa main du zinc aux tabourets avec un sourire encourageant :

— Je sais, vous prendrez soin du bar, afin qu'il n'y ai aucune goûte de liquide à sa surface et qu'il soit toujours brillant, et vous servirez les cocktails pour commencer ! En me regardant, vous apprendrez des choses plus difficile, qu'en dites-vous ? proposa-t-il avec un sourire un poil plus assuré.C'est très courant au japon, il faut simplement observer ses senpaï et apprendre... il marqua une pause, vida son verre et le rangea derrière le bar. Le plus important, c'est que vous soyez le plus japonaise possible ! déclara-t-il comme s'il avait trouvé la solution à une équation. Saluez souvent, parlez comme si vous vous adressiez à un prince, et approuvez tout ce que les clients disent quand ils sont saoul. S'ils vous demande des choses bizarres, excusez-vous en leur disant que c'est impossible et... je crois que c'est tout. Pour la propreté, j'imagine que je n'ai rien à vous apprendre, conclut-il en s'inclinant une fois de plus.

Encore plus que d'habitude, il avait hâte qu'un client vienne afin de commencer à travailler pour de vrai, car rester à se regarder dans le blanc des yeux avec sa nouvelle kohaï beaucoup trop mignonne lui semblait être une épreuve qu'il ne pourrait pas gérer.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Lun 3 Sep 2018 - 21:52

Beaucoup de parlotte pour peu de choses. Je pouvais sentir qu’il était nerveux, ce qui me donnait naturellement envie de l’aider. Avec un sourire, j’essayais de le calmer avec la voix la plus calme que je pouvais faire.

Ne t’en fais pas, je comprends. De toute façon, tous les métiers avec des relations humaines fonctionnent un peu sur ce principe.

Pendant que je parlais, je vérifiais le bar, à la recherche de traces de poussière ou de verres posés dessus, mais je n’y trouvais pas grand-chose pour l’instant.

Et pour les commentaires ou les gestes déplacés… De toute façon, je ne rentrerais jamais en conflit direct avec le client. S’il y a vraiment besoin, je viendrais plutôt vers toi ou la patronne. On a pas besoin de se faire mauvaise publicité.

Et puis, un petit quolibet ou un geste déplacé, tant qu’ils ne sont que des exceptions d’une personne bourrée, la meilleure solution est toujours de poliment – mais fermement – les faire sortir. C’est sûr que ça me donnait juste envie de leur mettre une gifle, mais d’expérience, ça se terminait très mal.

Je vois, ça ne change pas trop de là d’où je viens Sinon, je dois m’adresser à toi – enfin,  à vous, puisqu’on sera pas que tous les deux, si ? - comment quand il y aura des clients ? Je me doute bien, je dois te vouvoyer, mais est-ce que je devrais t’appeler Kawaguchi-sempai ?

En disant ça, je ne peux m’empêcher de rajuster mon col. Il faut vraiment que j’arrête ce tic nerveux. L’idée de le regarder sans rien faire ne me plaît pas, et je ne veux pas être un espèce de meuble. Mais… Je trouverais bien de quoi faire.

Par contre, ça dérange si je retire le premier bouton de ma chemise ? Je suis vraiment pas à l’aise, là.

Je savais que c’était une question bizarre, et un peu stupide, mais je voulais éviter de créer des problèmes. Après tout, je pourrais apprendre à vivre avec une chemise inconfortable, mais je n’avais aucune idée de ce qui serait considéré comme étant raisonnable ici. Je sais que de là d’où je viens, on est assez ouverts d’esprits là dessus, et ce n’est pas rare de voir des personnes avec deux ou trois boutons d’ouverts à leur chemise, sans parler de l’accoutrement traditionnel des serveuses à l’Oktoberfest, mais au Japon ? Aucune idée. Boarf, tant qu’on me demandait pas d’enfiler un kimono, tout m’allait. Surtout que, pour dire la vérité, cette tenue rendait assez bien. Même sur lui, en fait, il avait un côté raffiné et élégant qui me ferait presque douter sur la manière dont je m’adresse à lui en ce moment.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Mar 4 Sep 2018 - 11:02

Mizuhiro pris une profonde inspiration et souffla doucement en repassant derrière le bar, il devait rapidement surmonter la vague de stress qu'il avait ressenti en se faisant surprendre et en devant recevoir sa kohaï dans le même mouvement. Après tout, il n'était pas doué du tout pour ces choses là, il n'avait vraiment pas envie de changer son quotidien, pourquoi le devrait-il ? C'était la question anxiogène qui se posait à lui. Il se persuada alors qu'il était ridicule de penser ainsi et tapota le zinc de son bar en hochant la tête tandis qu'il écoutait la demoiselle.

— Très bien, je suis content de l'apprendre, fit-il d'un ton bien plus décontracté lorsqu'elle sembla approuvé son discours qu'il avait lui-même jugé un peu limite. Pour ce qui est de m’appeler, heu... C'est comme vous voudrez, il faudrait simplement se mettre d'accord pour que l'on s'appel de la même manière, c'est l'usage, en quelque sortes, tenta-t-il d'expliquer en prenant le verre qu'il venait d'utiliser afin de la laver soigneusement, s'occupant ainsi les mains et apaisant ses nerfs. Le "senpaï" fait peut-être un peu trop scolaire pour un bar de ce type cela-dit.

Il sortit le verre de l'évier et commença à l'essuyer. Nettoyer un verre piscine était une tache plutôt délicate si on ne voulait pas risquer de l’abîmer, ou même de le briser par mégarde. Ce qui permettait à Mizuhiro de restait un minimum décontracté tandis qu'il s'adressait à la demoiselle.
Puis il leva les yeux vers elle au moment ou elle défaisait un bouton de son chemisier.

— Je, eut-il le temps de dire avant de sursauter lorsqu'il sentit le verre se briser entre ses doigts.

Encore heureux qu'il fut en train de l’essuyer avec un torchon assez épais pour qu'il ne se coupe pas les doigts. Ce verre serait retenu sur son salaire, c'était certain. Et le torchon avec tant qu'il y était, puisqu'il laissa tomber les deux dans la poubelle sous le bar. Il ne pouvait pas risquer d'utiliser un linge dans lequel il pourrait encore se trouver des éclats de verre.

— D'accord... souffla-t-il, presque en désespoir de cause. Mais seulement le premier s'il vous plaît, soupira-t-il carrément. Ne changez rien, je vais vous montrer où se trouvent les choses importantes, et j'essaierais de faire en sorte que vous ayez toujours quelque chose à faire, d'accord ? proposa-t-il, plus désespéré que décontracté.

Il fit alors signe à la demoiselle de le suivre derrière le bar et entama de lui montrer où se trouvaient les ingrédients des cocktails, les cartes détaillées avec les choses disponible et leur prix, l'emplacement de l'évier, de la poubelle, du bac à glaçon, le fonctionnement de la caisse enregistreuse... Bref, il lui fit un inventaire quasi exhaustif de tout ce qu'elle aurait besoin de savoir afin de ne jamais être prise au dépourvu s'il lui demandait quelque chose.
Il essayait de voir les choses du bon côté, au moins, il aurait peut-être moins de travail.

— ...Et pour finir, ne confondez jamais les verres doseurs de deux et quatre centilitres, acheva-t-il d'expliquer avant de regarder l'heure sur son téléphone. Bien, c'était un tour rapide, ça ne nous a pris que quinze minutes, vous pensez que vous vous souviendrez de tous, Wittmann-han ? demanda-t-il alors, avant de marquer une pause... Pour être honnête avec vous, je n'ai pas du tout la carrure d'un senpaï, alors ne comptez pas trop sur moi pour les choses difficiles ou pour rattraper vos erreurs, précisa-t-il, à l'opposé même de la formule habituelle, avec un sourire si rayonnant et un visage si décontracté et apaisé qu'il aurait fait pâlir tous les personnages de shojo d'une librairie.

Finalement, Mizuhiro montrait son vrai visage, celui de quelqu'un qui est paradoxalement à la fois le fruit d'une culture et quelqu'un qui n'y est pas adapté. C'est pourquoi il pouvait être déconcertant parfois.
En réalité, c'était exactement la raison qui faisait de lui quelqu'un de définitivement déconcertant.
Puis, comme enfin heureux d'avoir dit ce qu'il avait à dire d'important, il attrapa une petite télécommande et appuya sur un bouton afin d'activer la petite musique d'ambiance du bar.

— Ahh... C'est pas la Velvet Room, mais ce bar est vraiment agréable, conclut-il avec un sourire de bienheureux. Vous avez des questions ?
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Mar 4 Sep 2018 - 13:05

Va pour Kawaguchi-san, alors.

Je n’étais pas trop fan de la politesse à outrance avec des gens que je connaissais, surtout ce degré de formalité – autant sempai pouvait passer de façon assez familière, autant là, il y avait une connotation très formelle, mais je n’avais pas à me plaindre. C’est seulement après avoir retiré un bouton que je me sentais enfin plus libre de mes mouvements.

J’apprenais assez simplement où tout se trouvait, et ça me semblait plutôt simple et ergonomique. Tout était fait à la perfection pour pouvoir travailler dans de bonnes circonstances sans avoir à trop faire d’allers-retours incessants.

Naturellement. je lui souriais Et puis, ne t’en fais pas trop. J’espère quand même pouvoir me débrouiller sans que tu n’aies à trop te préoccuper de moi. je riais légèrement à son expression proche d’une statue de bouddha. Il faudra juste faire attention à d’éventuels excès de zèle.

En disant ceci, je pris un mouchoir pour ramasser les rares bouts de verre qui restaient sur le comptoir, ratissant large par crainte d’en rater certains, avant de les jeter à la poubelle. Ensuite, je rajustais encore une fois ma tenue, un peu nerveusement. J’allais avoir beaucoup de mal à ne pas jeter sans cesse un coup d’oeil autour du bar pour voir s’il n’y avait pas besoin d’aide, donc… J’avais peur de faire fuir certains clients un peu plus discrets. C’est vraiment sa dernière phrase qui me fit grimacer et sourire en même temps.

Juste une. Est-ce que tu as un moment après ton service ? Histoire qu’on puisse parler, par pur exemple, du style graphique de Kaneko, ou des designs qui nous plaisent le plus.

Je connais pas grand-chose en matière de jeu vidéo, comme je l’ai déjà dit avant, mais il était assez commun que je passe mon temps sur un Visual Novel plutôt qu’un livre, car le premier avait l’avantage de me laisser les mains libres, et je pouvais donc dessiner en profitant d’une histoire. De même, j’avais suivi quelques aventures sur la série des Persona, mais j’avais toujours eu un avis partagé à ce sujet. D’un côté, c’était une excellente œuvre, mais de l’autre… C’était un jeu vidéo. Un truc qui nécessitait que je reste assise pendant plusieurs heures à ne rien faire d’autre que tenir une manette. Encore, si c’était quelque chose rempli d’adrénaline ou de réflexion, je pourrais prendre sur moi, mais là…

En tout cas, merci d’être franc avec m- Oh, bienvenue !

Je m’inclinais respectueusement, en gardant mon grand sourire, et je me dépêchais de me défaire de ma besace que je posais derrière le comptoir. Je l’avais presque oubliée, tellement j’y étais habituée.  Le client m’avait surpris, car je ne faisais pas attention à l’entrée. Heureusement, je m’étais tue à temps. C’était déjà un mauvais point, mais je comptais bien me rattraper.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Mar 4 Sep 2018 - 18:53

Mizuhiro hocha doucement la tête en rajustant son uniforme, cette demoiselle était au final plutôt facile à vivre dans son caractère et dans sa mentalité, c'était un bon point.
Cela retirait en tous cas au serveur l'angoisse de savoir si elle serait tolérante ou non envers sa personnalité particulière. Même si, sur leur lieu de travail, ils n'auraient pas forcément l'occasion de montrer ou d’entrapercevoir leurs vrais visages respectifs.

— Parfait, c'est absolument parfait, souffla-t-il, toujours aussi détendu en s’apercevant qu'au final, les choses se passaient plutôt bien. Je compte sur toi Wittmann-han, conclut-il avec un début de sourire.

Il n'y avait pas vraiment de tutoiement ou de vouvoiement en japonais, mais le pronom utilisé pour désigner son interlocuteur, autant que le suffixe qui devait s'y ajouter, montrait assez bien le statut de la relation établie. Mizuhiro se décida donc pour un "kimi" un brin plus personnel, plutôt que le "hanata" très poli et distancier qu'il utilisait jusqu'ici.
Il grimaça cependant imperceptiblement lorsque sa kohaï lui demanda s'il était libre après le service. Il savait qu'il était de coutume que des collègues de travail aillent boire ensemble après le boulot, mais il n'avait jamais réellement pratiqué la chose. De plus, il ne s'agissait pas de sortir en groupe de cinq ou six salariés masculins, comme il était d'usage, mais plutôt d'une sortie entre un homme et une femme. Ce qui l'ennuyait, même si ça n'était pas si exceptionnel que ça...

— Nous verrons... grommela-t-il alors en détournant le regard. Mais même si Kaneko-senseï à un bon style, je n'aime pas ses histoires, affirma-t-il avant de tourner les yeux vers la porte lorsqu'il entendu le bruit particulier de son ouverture.

Jetant un rapide coup d’œil au reste du bar, au comptoir et aux utensils à sa porter, il hocha légèrement la tête, comme pour approuver que tout allait pour le mieux et que la journée pouvait enfin commencer. Et de par son experience, il devina rapidement qui était le client qui allait apparaître. Après tout, il connaissait les heures clefs des clients les plus fidèles.

— Bienvenu au Karakara bar Tanaka-han, accueillit-il en s'inclinant légèrement, désignant un siège tout proche. Vôtre siège habituel est libre.

Il rendit alors chaque politesse offerte par le client en conservant le même sourire et la même attitude décontractée tout du long. Il était si aisé de suivre une routine, cela n'impliquait quasiment aucun effort de sa part, et c'était ce qu'il appréciait le plus.
Mais soudain, frappé d'une idée de génie portée par sa relative bonne humeur, ou peut-être encouragée par le parfum et la présence féminine à ses côtés, il sortit discrètement son téléphone de sa poche. Il se mit ensuite à y tapoter d'un seul pouce, et sans regarder, un message sans destinataire.

— Oh, Wittmann-han, veuillez me rincer ce verre je vous prie, fit-il en plaçant l'écran de son téléphone à côté du verre en question, qui était déjà propre.

Sur l'écran du téléphone, sa kohaï ne manquerait pas de lire le message affiché en gros caractères très simples :
"Tanaka essui un divorc difficil. Il est en congé forcé par son partron. Il bouit pour oublier. Va prndre sa commnde".
Évidemment, un message tapé à l'aveugle était lacunaire, mais elle comprendrait.
Lorsqu'il fut sûr qu'elle avait bien reçu le message, il rangea discrètement son téléphone et se tourna pour prendre un simple dessous de verre, mais avec lenteur et délicatesse, histoire de toujours avoir l'air occupé à quelque chose et ne surtout pas donner l'impression de guetter son client.
D'ailleurs, il avait rapidement appris que le mythe du barman toujours en train d'essuyer un verre tenait plus de ce genre de politesse que d'une véritable utilité.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Mar 4 Sep 2018 - 21:58

Congé forcé et divorce difficile donc on envoie… Une étrangère. Remarque, c’était un bon plan, et puis avec un peu de bol, je pourrais l’aider à remonter la… Mauvaise idée.

Qu’est-ce que je peux donc vous servir, Tanaka-san?

Comme d’habitude… Oh, vous êtes nouvelle ? Dans ce cas là, qu’est-ce que vous conseillez à un homme souffrant?

Je faisais mine de ne rien savoir sur son type de souffrance. Sur les alcools, j’avais une très petite connaissance, mais heureusement pour moi, je pouvais lui en recommander un en ce moment qui lui irait certainement très bien.

Je peux vous diriger vers un Jägermeister ou,si c’est plutôt un mal moral… Des alcools de marques plus nobles comme le Brandy et le Bourbon.

J’avais simplement sorti les alcools que je connaissais pour avoir vu mon grand-père en consommer, mais Tanaka semblait trouver ça amusant, car il affichait un léger sourire qui me rassurait, mais qui me laissait en même temps une mauvaise impression.

Décidément, vous êtes une femme d’affaire née. Mais ça ne répond toujours pas à ma question, qu’est-ce que vous me recommandez personnellement?

Oh, je vois. Ce n’était pas un test de ma culture générale, mais plutôt un cas pratique. Il était… Vraiment sympathique. Et d’un autre côté, je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir mal à l’aise avec ce qu’il me disait. En jetant un regard vers mon sempai, j’allais essayer de demander de l’aide, mais je me dépêchais de me recentrer pour réfléchir calmement.

En tout cas, pas la boisson allemande. C’est un bon remède miracle, mais le goût est… Disons que ce n’est pas très agréable. Très sucré, peut-être un peu trop. Sinon… Un whiskey sour. Quand on est triste, c’est pas mal. Ça réveille, disons.

Mon grand-père ne buvait presque que ça lors des anniversaires de ma grand-mère ou de mes arrière-grands parents. Heureusement pour moi, le peu de connaissance que j’avais des cocktails et des alcools me permettait au moins de répondre à cette question. Mais, dès qu’on tombait dans quelque chose d’un peu plus commun, j’étais totalement perdue.

Dans ce cas là, je vous fais confiance… En tout cas, Ichihara-san a vraiment eu du flair avec vous.

Je pouvais sentir qu’il se forçait un peu, juste sous prétexte que j’étais nouvelle et que je n’étais pas professionnelle. Il était temps pour moi de sortir une de mes techniques, apprises par un des vieux, frustré de mon manque de conversation et de manières.

Vous m’avez l’air d’un homme de bonne compagnie, pourtant. C’est rare de voir des gens comme vous seuls dans des bars.

Oh, vous savez, les problèmes habituels d’un homme de bonne compagnie… On finit mal accompagné, et les choses dégénèrent vite.

Le cocktail était assez rapide à préparer, et je lui servis donc rapidement, notant discrètement le prix sur un carnet pour ne pas oublier sa commande. En même temps, je continuais de lui parler, à voix un peu plus basse.

Pas facile de reprendre sa vie en main quand on a  l’impression que tout est contre nous… L’alcool est un bon moyen de passer les mauvais moments.

Bien plus que de le pousser à consommer, j’essayais d’en apprendre un peu plus sur sa situation sans trop le déranger, mais il se contentait de nier de la tête, toujours avec le même sourire, qui était plus celui d’un homme dépité qui avait arrêté de se battre qu’autre chose.

Je vois où vous voulez en venir, ça ne me dit rien de parler.

J’avais peur de l’avoir un peu brusqué, mais… Je n’arrivais pas à le lire. Il était fermé. Je le laissais donc boire tranquillement pendant que je me rétractais, surveillant ce qui se passait autour de moi tout en me dirigeant vers Mizuhiro.

Je crois que j’ai tout fait échouer

Je parlais en langue des signes, avant de me rendre compte de mon erreur, et d’utiliser le même carnet que j’utilisais pour garder les comptes, pour écrire cette même phrase et la montrer à Mizuhiro.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Mer 5 Sep 2018 - 11:43

Mizuhiro observa calmement et attentivement la manière qu'avait sa kohaï de gérer la situation.
De là à dire qu'il prenait un certain plaisir un peu malsain à la voir galérer, il n'y avait qu'un pas, qu'il ne franchirait certainement pas.
Même s'il devait bien avouer que c'était assez amusant à observer.
Il connaissait bien monsieur Tanaka, et il savait qu'il s'agissait d'une personne plutôt calme, patiente, et que la dépression rendait plutôt lent que nerveux. Ce qui était en partie la raison pour laquelle Mizuhiro avait envoyé la demoiselle s'occuper de lui, il savait que quoi qu'elle fasse, le client réagirait positivement. Le fait qu'elle soit mignonne aidant très certainement.

— Yowaï pokemo~n, koi~kin-gu... murmura-t-il en continuant d'observer la situation.

Il tiqua alors de la langue, se retenant de jurer. Lorsqu'il baissait un peu trop sa garde, il avait tendance à recommencer à chanter cette stupide chanson. Il l'adorait autant qu'il la détestait.
Et dire qu'une fois rentré dans sa chambre d'étudiant, il la ré écouterait très certainement.
Son attention fut alors attirée lorsque sa kohaï dû se lancer dans la préparation d'un Whisky Sour, pas le plus compliqué du monde, mais au moins, il pourrait vérifier si elle se débrouillait bien avec les ustensiles du bar et si ses gestes étaient précis.

— Bien négocié, Wittmann-han... murmura-t-il lorsqu'il lui passa un verre propre.

Du reste, il constata qu'elle se débrouillait plutôt bien, ce qui le rassura. Même s'il ne doutait pas que sa patronne eut engagé quelqu'un qui était un minimum qualifié.
D'ailleurs, l'exotisme de sa kohaï se constatait non seulement dans son apparence, mais également dans sa conversation et sa manière d'aborder les clients. Là ou Mizuhiro, très japonais, optait pour un minimum de conversation, restant toujours très poli mais très laconique, elle engageait une vraie conversation.
Selon lui, ça n'était pas vraiment une bonne idée, surtout avec certains autres clients, mais en voyant agir la demoiselle, il ne doutait pas qu'elle saurait faire la part des choses entre les clients avec lesquels elle pourrait se permettre de discuter et les autres.

— Non, ça va... exprima-t-il dans l'une des rares locutions allemandes qu'il connaissait.

Au moins, il pouvait parler à voix haute tout en passant inaperçu, de toutes manières, monsieur Tanaka semblait être trop occupé à siroter sa boisson avec plaisir plutôt qu'à tendre l'oreille à ce que disaient les deux employés.
Mais soudain, un bruits reconnaissable entre mille, du moins pour l'oreille entraînée de Mizuhiro, se fit entendre, avec tout ce que cela impliquait.
Un groupe de salarymen habitués, qui venaient ici boire rapidement un coup avant la fin de leur pause déjeuner.

— Wittmann-han, je crois que nous allons avoir quelques invités supplémentaires, je compte sur toi pour les accueillir comme il se doit, déclara-t-il dans un phrasé très poli de barman exemplaire.

Cependant, quelque chose dans le regard qu'il lançait à sa collègue exprimait plutôt l'idée de "branle bas de combat moussaillon, vague félonne en approche !".
Et il espérait véritablement qu'elle saisisse la subtilité de son regard.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Jeu 6 Sep 2018 - 17:45

L’épreuve du feu, hein ? Dans un groupe, il y avait toujours un lourd et un leader. Je devrais faire très attention à eux. Un rapide regard me laissait deviner qu’ils étaient assez stressés. Mais au moins, c’était des japonais, donc je ne risquais pas grand-chose à m’approcher… Enfin, ça, c’était en oubliant que politesse ne rimait pas toujours avec respect.

On a de la chance, on va être servi par une jeune fille bien charmante aujourd’hui ! Je me contentais de sourire.  

Qu’est-ce que je peux donc vous servir à vous tous ?

J’essayais de tester un peu. Et, forcément, celui qui répondait pour tout le monde était assis juste en face du bar.

Du Shochu pur.

Je comprenais un peu mieux le regard de Mizuhiro, maintenant. Non seulement ils étaient pressés, mais en plus ils n’avaient pas l’air d’être… Très agréables. Après, pour l’instant, je savais exactement comment faire. Je m’arrangeais pour faire le tour sans me faire remarquer. Maintenant que j’avais un peu vu ce qu’il se passait, je pouvais m’en occuper.

Pour ça, j’indiquais à mon sempai de m’indiquer le verre qu’il fallait. Avant d’emmener le plateau rapidement, sans trop de problèmes, et de leur donner à chacun, avant de vite repartir, non sans m’incliner avant, bien sûr.

En tout cas, quelle que soit leur réaction, elle ne pourrait pas être pire qu’à l’Oktoberfest. Je me souvenais d’un certain type de personnes qui avaient tendance à se montrer bien plus… toxiques après avoir bu.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Jeu 6 Sep 2018 - 18:27

— Bonjour messieurs, accueillit Mizuhiro avec son entrain commercial habituel. Un petit verre avant la reprise ? proposa-t-il, à dessein.

En effet, il savait qu'ils étaient là pour ça, et eux-mêmes savaient qu'il était au courant, puisqu'ils venaient assez souvent. Mais il leur faisait la suggestion par politesse.
Il ne voulait pas que ses clients puissent penser qu'il les jugeait, à boire ainsi avant de retourner au travail. Cependant, s'il leur proposait de prendre un verre, alors il les dédouanait de cette décision et prouvait passivement qu'il ne les jugeait pas, de par le fait même.
Il y avait beaucoup d'effets de manches de ce genre à connaître dans le métier, et même s'il ne les comprenait pas parfaitement, dans le sens où il serait quasi incapable de les expliquer, il les appliquait tout de même avec maestria.

— Un excellent choix, complimenta-t-il tandis qu'il passait les verres à sa kohaï. Merci de vous en occuper, Wittmann-han, dit-il alors, toujours très commercial.

Cependant, il y avait quelque chose dans le ton de sa voix qui pouvait, du moins l'espérait-il, laisser entendre qu'il complimentait sa collègue pour sa manière de gérer la situation.
De toutes façons, il aurait largement l'occasion de le lui préciser après leur service, lorsqu'ils iraient prendre un verre.
Normalement, à dix-huit heure, la patronne arrivait pour s'occuper du service de nuit. Ils auraient donc largement le temps d'aller boire, de discuter, et avec un peu de chance, il resterait suffisamment de temps à Mizuhiro pour geeker un peu sur son ordinateur.

Ainsi passa le temps, passèrent les clients et les épreuves pour la pauvre collègue du jeune-homme.
Ce fut à la fois amusant, intéressant, un peu stressant, mais aussi enrichissant pour lui de devoir gérer une kohaï.
Quoi que gérer fut un terme un petit peu fort, vu qu'elle se débrouillait franchement bien au bout de deux petites heures, le temps de s'habituer.
Cela dit, les clients n'étaient pas bien nombreux à cette heure ci, alors le service ne fut pas vraiment fatigant.
Mizuhiro eut l'occasion de préparer de délicieux cocktails, ce qu'il aimait par dessus tout. Et il en profita pour laisser sa collègue en faire quelques uns à son tour, quitte à lui souffler ce qu'elle devait faire de temps en temps.
Le temps, lui, passa donc relativement vite, jusqu'à ce que sonne l'heure de la fin du service.
Cependant, il restait encore à nettoyer et ranger, avant que la patronne n'arrive, en retard comme à sa grande et vieille habitude.

— Ahh, soupira Mizuhiro. Ça n'est pas ma partie préférée du boulot, mais... il tourna la tête vers sa collègue tandis qu'il achevait de rincer quelques verres, et eut un début de sourire. Mais avec toi, Wittmann-han, ça ira plus vite ! conclut-il en levant le pouce, vraisemblablement enthousiaste de ne pas avoir à faire tout le ménage tout seul.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Sam 8 Sep 2018 - 9:02

Enfin, on en avait fini avec le côté dur. Maintenant, je n’avais plus qu’à me laisser aller, et à machinalement bouger mes mains. Dès que je voyais une tâche, hop ! Un verre sur une table ? Au  sale et un coup d’éponge !

Je suis pas sûre. Je ne veux pas voir un brin de poussière à un endroit où les clients pourraient le voir. Je te laisse t’occuper des choses fragiles comme les bouteilles et les verres, je risquerais de les casser.

Je restais malgré tout assez sérieuse en nettoyant, que ce soit les tables, le bar, les chaises, en surveillant le sol, en allant même jusque dans les toilettes, pas un endroit n’échappait à mon regard. Seulement après avoir vraisemblablement épuisé tout mon mental, je m’arrêtais enfin, restant malgré tout debout pour éviter de tout salir.

Voilà. Tout est nettoyé, propre, nickel, maintenant faut juste éviter de toucher à quoi que ce soit.

En disant ceci, je repris ma besace – et donnant un coup de serpillière à l’endroit où elle était placée, bien sûr – et commençais à m’étirer

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Sam 8 Sep 2018 - 20:17

Mizuhiro hocha la tête à la déclaration de sa kohaï. C'était une bonne idée de sa part, la manière de repartir les tâches. Après tout, c'était là où il était le plus à l'aise, à nettoyer les ustensiles et le bar en zinc.
En définitive la demoiselle allait le délester des choses qu'il appréciait le moins de faire, ce qui n'était pas pour lui déplaire. D'ailleurs, son contentement le poussa à mettre du cœur à l'ouvrage.

— Tu as vraiment de bonnes idées, Wittmann-han, complimenta-t-il avec un sourire amusé tandis qu'il rinçait le shaker. En fait, tu me débarrasses des corvées que j'aime le moins ! précisa-t-il en soupirant d'aise. C'est donc ça, d'avoir un kohaï... c'est assez reposant au final, remarqua-t-il sans retenu.

Il continua ensuite avec le sourire d'enchaîner les verres sous le jet de rinçage avant de les essuyer, changeant de torchon entre temps, pour en prendre un qui était sec, ses gestes devenant de plus en plus rapides au fur et à mesures qu'il les effectuait, comme s'il prenait de plus en plus d'élan.

— Ari ari ari ari ari ari ari ari ari...! entonna-t-il comme un cri de guerre de héros de shonen.

Et pour cause, il piquait cette réplique culte à Bruno Buccelati, personnage secondaire de Vento Aureo, la sixième itération de sa série de manga fétiche : Jojo no kimyou na boken.
Et tandis qu'il accélérait toujours plus, se donnant en spectacle uniquement pour son plaisir personnel, ce qui pourrait paraître fou mais qui était pourtant la vérité, il continuait d’enchaîner ces deux syllabes.

— Ari ari ari ari ari ari ari ari ari ari ari ! s'exclama-t-il avant de saisir le dernier verre rincé.

Il l'essuya alors d'un geste ample, rapide et précis, puis l'envoyer tournoyer dans les airs avant de faire un tour sur lui-même et de le rattraper, certes de justesse mais nul ne pouvait le savoir, et de le poser sur son étagère en concluant :

— Arrivederci...!

Tandis qu'il prenait la pose emblématique de Giorno Giovana avec un éclat dans le regard qui laissait penser qu'il venait de prendre un immense plaisir à jouer au guignole et qu'il récidiverait à la première occasion.
Il passa ensuite une main dans ses cheveux et poussa un soupire mi satisfait mi soulagé :

— Aaah... C'est toujours bon, ce moment où on fini les corvée ! déclara-t-il en levant le pouce vers sa kohaï. T'as été super ! Et...

Il s'interrompit lorsqu'il entendit le bruits de bottes à talons haut sur la fine moquette feutrée du couloir de l'entrée. Il s'agita une brève seconde, comme s'il était paniqué, puis pensa à bien se tenir.
La patronne arrivait, et il espérait que sa collègue lise dans son regard qu'elle était sur le point de débarquer.
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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Dim 9 Sep 2018 - 13:17

Je les entendais aussi. Des bruits de pas. Immédiatement, j’avais le réflexe de regarder autour de la pièce si rien n’avait été laissé au hasard – tout était bien nettoyé, propre, du sol au plafond.

Certes, pas littéralement mais presque. J’avais vraiment fait tout ce que je pouvais pour nettoyer, mais je ne pouvais pas m’empêcher de rester assez tendue. Ichihara-san était peut-être une femme sympathique au premier abord, elle avait une réputation pour être une patronne intransigeante.

Même si elle avait un grand sourire en rentrant, c’était certainement à cause de nos postures respectives, qui témoignaient bien du respect qu’on lui portait. J’avais beau ne la connaître qu’en surface, je savais très bien que je ne voulais pas lui manquer de respect.

Bonsoir.

Bonsoir, Ichihara-san. Je ne savais pas à qui elle parlait donc je me raidissais directement. J’étais… Très peu confiante pour dire la vérité. Je n’irais pas jusqu’à dire que j’avais les jambes qui tremblaient, mais on ne devait pas en être loin.

Maintenant, voilà qu’elle fait le tour du bar en surveillant. Elle n’hésite pas à passer son doigt sur les surfaces pour voir s’il y a de la poussière.

Est-ce que tout s’est bien passé, Kawaguchi-san ?

Pendant qu’elle disait ça, elle continuait à regarder. Heureusement qu’elle ne s’adressait pas à moi, car je pense que ma voix aurait tremblé. J’avais fait de mon mieux pour tout nettoyer, et voilà qu’elle était en train de toucher tout ce qui était propre.

Bon travail, je vois que vous n’avez pas fait les choses à moitié, vous étiez motivés, tous les deux.

Merci, Ichihara-san.

Je suppose donc que je pourrais encore compter sur vous à l’avenir?

En disant ça, elle se retournait vers moi avec un sourire beaucoup moins… Professionnel. Vsiiblement, elle était assez satisfaite de mon travail. Juste au moment où je commençais à reprendre confiance en moi, elle enchaînait, maintenant qu’elle avait enfin vérifié tout ce qu’il fallait

Par contre, je pense que Kawaguchi-san a déjà dû vous le dire, mais je ne veux rien de moins bien que ça.

Je m'inclinais respectueusement, beaucoup plus prudente qu'à mon habitude. Je devais me faire de l'expérience avec les personnes de différents caractères, surtout qu'elle ne m'avait pas l'air bien méchante dans l'immédiat.

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(#) Re: [Bar]La rondelle de citron sur le verre [PV. Mizuhiro][Terminé]  Dim 9 Sep 2018 - 14:55

Mizuhiro laissa filer son regard à travers toute la pièce tandis que la porte s'ouvrait pour laisser entrer sa patronne. Tout était nickel, comme d'habitude en somme, car il avait rapidement appris que rien ne devait jamais être moins que nickel aux yeux de sa patronne.

— Bonsoir, Ichihara-chama ! déclara-t-il d'un ton quasi-militaire en s'inclinant bien bas.

Il espérait cependant que sa kohaï ne serait pas choquée de l'entendre utiliser un tel suffixe pour parler à sa patronne. En réalité, Ichihara avait rapidement été amusée par l'accent d'Osaka de son nouveau barman, ainsi que par la prononciation particulière des suffixes qui allait de pair avec l'accent ; Osaka ayant conservé une certaine culture linguistique même après la réunification du Japon.
Plus tard, la patronne du pauvre jeune homme l'avait défié dans un jeu à boire et avait gagné. Comme gage, elle avait demandé à être affublé du suffixe honorifique de "sama", que Mizuhiro prononçait bien évidemment à la mode d'Osaka.

— Tout s'est très bien passé, Ichihara-chama ! déclara-t-il en s'inclinant à nouveau.

La manière qu'il avait de formuler ses phrases, lorsqu'il s'adressait à sa patronne, comportait des éléments de politesse très formels, tel que des "itashimasu" en fin de phrase, typiquement martiaux, employé par les militaires et les club d'art martiaux.
Lorsque Ichihara complimenta le duo, simplement par politesse de ne pas simplement complimenté la nouvelle, vu qu'elle savait déjà que Mizuhiro était très discipliné, ce dernier s'inclina encore un petit peu.

— Vous êtes trop gentille, Ichihara-chama, déclara-t-il.

Il était typiquement japonnais de refuser les compliments, c'était même quasiment une obligation si on ne voulait pas passer pour un égocentrique. Cependant, la chose était souvent pardonnée aux étrangers, c'était peut être même pour cela qu'ils étaient tant appréciés.

Et lorsque la patronne se tourna finalement vers la petite nouvelle, afin de lui demander si elle pourrait compter sur elle à l'avenir, Mizuhiro haussa mentalement un sourcil. Comptait-elle la garder sur le long terme ? Se demandait-il. En tous cas, elle lui expliqua très clairement qu'elle exigeait d'elle une assiduité dans le travail aussi stricte que celle qu'elle avait produite aujourd'hui, à chaque jour.
Tel était l'implacable démon Ichihara. Dont le prénom avait toujours été inconnu, même de son employé actuel.
Puis, souhaitant sauver sa kohaï d'une situation qui pouvait mal tourner, Mizuhiro intervint alors. Après tout, il ne voulait pas que sa patronne, jalouse de la beauté des gaijin, commence à tripoter la pauvre Wittmann.
Certes, c'était un cliché fa,service de manga shonen, mais pour peu que Ichihara ait bu un ou deux verres avant de venir, les probabilités qu'elle en vienne à ça étaient pour le moins... "non nulles".

D'un même mouvement fluide, Mizuhiro attrapa un verre à pied, une bouteille, la dévissa, en versa le contenu, y ajouta des glaçons, une olive piquée et une ombrelle avant de ranger la bouteille derrière lui. Servant ainsi un martini bien présenté en moins de cinq secondes.
Et lorsque sa patronne se tourna enfin dans sa direction, lorsqu'elle fit attention à ce qui se passait du côté du comptoir, Mizuhiro lui présenta le verre avec un sourire poli.

— Ichihara-chama, votre martini habituel avant d'attaquer vos huit heures, présenta-t-il toujours avec la même politesse martiale que tout à l'heure.

Voyant sa patronne sourire de contentement en se dirigeant vers le bar, Mizuhiro commença à le contourner pour en sortir et rejoindre sa collègue, à laquelle il fit un signe discret. Le genre de signe qui signifie "l'ogre est occupé à boire, profitons-en pour fuir".
Puis il alla chercher son veston dans le petit local technique et commença à se diriger vers la sortie en faisant signe à sa kohaï de le suivre. Et il déclara à mi-voix, comme s'il avait peur de réveiller sa patronne :

— Bonne soirée Ichihara-chama... nous partons en réunion post-travail avec Wittmann-han...

Et lorsque sa patronne se contenta d'un bref salut en leur souhaita vaguement de passer une bonne soirée, Mizuhiro décida qu'il s'agissait du moment opportun pour tirer sa révérence.
Il fit donc signe à sa kohaï et l'invita à prendre la poudre d'escampette.
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