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 Tara Kurosawa

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Tara Kurosawa
« Non validé ; bouhouhou »
(#) Tara Kurosawa  Ven 19 Oct 2018 - 10:30


Tara Kurosawa

METIER : PROF DE THEATRE
ARRIVE EN : AVRIL


Nom : Kurosawa ♦ Prénom : Tara ♦ Date de naissance : 26 mai 1987 ♦ Âge : 28 ans ♦ Lieu de naissance : Kingston (Ontario, Canada) ♦ Nationalité : Japonaise ♦ Préférence sexuelle : Hétérosexuelle

Métier : Professeure de Théâtre ♦ Date d'arrivée dans l'établissement : Avril 2014 ♦ Personnage sur l'avatar : Azumi Oshitari (Maji de Watashi ni Koishinasai !)


Physique & Caractère :




Du haut de mes 1m75 (environ, tout dépend de la taille des semelles et des chaussures), je suis dans la moyenne de la taille, et pour le poids, je suis dans la norme – il est vraiment très malpoli de demander à une dame son poids exact. Mais si c’est vraiment une nécessité, je fais 66.5Kg pour le moment.

Je fluctue un peu, naturellement, entre les périodes fe têtes, où tout le monde prend du poids, et les périodes estivales où tout le monde essaie désespérément de prendre du poids pour ne pas avoir trop honte du moment où l’on devra montrer nos corps, que ce soit sur la plage pour certains, ou juste par des habits un peu plus moulants.

Mais j’essaie tout de même que mon poids n’impacte pas ma santé. Après tout, être bien dans son corps est un signe de bonne chance, mais si quelqu’un me fait une remarque désobligeante sur ma poitrine, je risque de m’énerver un tout petit peu, et dans ces situations là j’ai la gifle facile, ou au moins la remarque cynique.

Non, ils ne sont pas petits (et je voudrais même pas en avoir de plus gros, en fait), mais le fait que je vive autour de gens au buste plus que fourni laisse des traces. Après, je n’ai rien contre celles qui possèdent ou qui affichent publiquement le don que la nature – ou un mec un peu pervers – leur a fait.

Mais  passons sur ce détail sensible pour retrouver un ton plus léger : vous l’aurez sûrement remarqué, mais j’ai un teint mixte. Il est même plus proche de celui de ma mère britannique (et non canadienne, mais on y viendra plus tard) que de mon père japonais. Trouver un kimono qui s’accorde bien à mon teint sans me donner un air absurde est une mission extrêmement compliquée, m’obligeant généralement à dépenser plus que nécessaire pour obtenir un habit qui ne me donne pas un air… Totalement stupide.

J’utilise aussi du maquillage, pas au point de paraître comme une bimbo, mais assez pour me donner un air plus féminin que je ne suis réellement. Et souvent, cela implique – et passe par – un teint de peau plus clair, justement pour amortir un peu l’effet par rapport à mes habits du quotidien. J'essaie aussi, dans la mesure du possible, d'attirer un peu plus le regard sur mes yeux noirs, car ce sont bien le seul aspect de mon visage qui pourrait rappeler très clairement mon héritage japonais (et encore)  Mais dans ma stature, il y a deux points qui, je trouve, n’aident pas du tout mon air féminin:mes cheveux, et mes jambes. Mais laisse-moi vous expliquer plus en détail :

Tout d’abord, je n’arrive pas à garder des cheveux longs. J’ai beau me laisser pousser les cheveux autant que je peux, ils ne tombent jamais plus bas que mes épaules. Et pas un seul remède de grand-mère ne fonctionne, je n’ai jamais réussi à changer cette tendance. Et ça m’oblige à manoeuvrer avec une coupe de cheveux relativement courte, qui retire à mes yeux un peu de féminité. Et leur couleur penchant sur le brun foncé sans tirer sur le noir n'aide en rien. Après, je ne vais pas vous mentir, je n’aime pas avoir les cheveux foncés. Tout simplement car les tenues qui vont bien avec les teints foncés vont généralement mieux avec des cheveux clairs. Oui, je sais que les japonais ont naturellement les cheveux foncés, mais à un moment, faut savoir faire des compromis. Et puis, quitte à avoir des cheveux qui ne collent pas à l'image de la japonaise parfaite, alors autant aller jusqu'au bout ! Donc oui, je me fais un brin de teinture, mais en même temps, il faut bien que je puisse paraître un peu plus féminine de temps à autre.

Et pour mes jambes, c’est surtout que je me déplace presque exclusivement à vélo, dès que c’est possible. Pas par ferveur écologique – enfin, ce n’est pas ma raison principale, en tout cas – mais plus par souci économique, de confort, et de santé. En effet, un vélo est bien moins coûteux qu’une voiture, je trouve que c’est plus confortable (je ne supporte pas d’être enfermée dans une voiture. Ça me donne l’impression d’étouffer) et en plus, ça permet de rester en bonne santé, puisque c’est du sport ! C’est la meilleure chose possible non ?

En fait, pas vraiment. À force de pédaler et, merci le vélo manuel plus économique, de monter les côtes à la seule force de mes jambes, j’ai des cuisses relativement musclée. Et en conséquence, je n’apprécie plus tellement de porter des habits qui les laissent visibles, puisqu’elles sont pas vraiment très féminines. (Certains diront que je fais juste athlétique, mais je suis convaincue qu’une femme athlétique n’est pas féminine dans le sens classique du terme.)

J’ai beaucoup hérité de ma mère, en fait, même sur ces points là. C’est une femme respectable et forte, capable de tenir tête à n’importe qui, avec son tempérament pugnace et tenace, dont j’ai aussi hérité, mais gardons le caractère pour plus tard, déjà, je vais vous parler un peu plus en détail de mon style vestimentaire.

Dans mon armoire, il y a deux styles proéminents, ainsi que quelques autres tenues qui ressortent un peu plus et dont je vous parlerais après.

Tout d’abord, il y a mon style informel très occidental, et qui fait un peu masculin. Mais rassurez vous, c’est un style informel. Je ne l’utilise que quand je suis en dehors de Kobe, ou que je fais des choses qui n’ont pas de rapport avec Kobe, donc ce sera assez rare de me voir dans cette tenue dans l’enceinte de l’établissement. Ce sont des vêtements que je trouve bien plus confortables (et aussi plus adaptés à ma mentalité).

Mais d’un autre côté, ma tenue de travail, ou pour tout ce qui est sortie officielle, visite formelle, finalement tout ce qui touche de près ou de loin à mon image public, c’est le Komon (ou équivalent qui correspond le mieux à la situation). C’est un peu une habitude que j’ai gardée de mon ancien boulot, et que je ne risque pas de perdre, car ça rentre bien dans mon actuel métier.

Bon, je tiens à passer sur le maillot de bain, puisque nous ne sommes plus du tout dans la saison. Porter cette tenue représente un véritable enfer pour moi. Je suis loin d’avoir des hanches parfaites, bien au contraire, même, et généralement, c’est plutôt… Honteux de devoir les afficher publiquement, mais quand c’est nécessaire, il faut bien que je le fasse

Dans ma carrière de doublage (et mes quelques rôles amateurs dans des films), j’ai rapidement remarqué que c’était plus simple de rentrer dans un rôle quand on avait la tenue pour. C’était logique, en même temps, ça faisait partie du « kit » pour devenir une personne. Du coup, je possède encore aujourd’hui quelques rare tenues que j’ai gardées (ou plutôt que j’ai réussi à négocier). Je ne les détaillerais pas, car encore aujourd’hui, elle ne me servent que de souvenirs (bon ou mauvais, je ne sais pas trop)

Comme vous aurez pu le comprendre, je ne les porte plus. Non, à la place, je les regarde pour me rappeler que la malhonnêteté habite généralement ceux qui sont trop gentils et trop parfaits. Dans mon expérience, c’est toujours eux qui ont le profil de manipulateurs.

Petite anecdote qu’il me semble assez sympathique : il n’y a aucun pyjama dans ma garde-robe. Quand je dors, c’est dans des habits qui se veulent assez habillés, de façon à pouvoir sortir n’importe quand.

J’ai quelques problèmes au niveau de mon sommeil, il m’arrive parfois de me réveiller inopinément au milieu de la nuit. Ce n’est pas vraiment handicapant, j’ai juste une petite tendance à l’insomnie, parfois, mais il suffit que je prenne l’air quelques minutes – me mettre à la fenêtre, seulement, ça suffit – et ça passe. Et je pourrais me rendormir rapidement.

Parfois, je passe plus de temps dehors pendant la nuit. Après, j’essaie d’éviter ça le plus possible. Déjà que les nuits sont courtes, il ne valait mieux pas que je me fatigue encore plus que ça volontairement.

Mais permettez-moi maintenant de faire une transition pour vous parler de ma personnalité par mon plus grand atout, une qualité que l’on me vante parfois – et que j’aime moi-même à mettre en avant : ma voix. Je contrôle très bien ma voix, qui reste tout de même assez grave. J’ai tendance à avoir au naturel une voix assez forte, bien qu’un tantinet nasale par moment, et, si je suis souvent bien sur mes appuis, au naturel, ma voix est beaucoup plus forte et sérieuse que quand j’essaie de me montrer un peu plus gentille, au cas où j’essaie de calmer ma voix et de la faire passer au moins à une hauteur médiane pour une femme

Et, en plus de savoir parler anglais couramment, même si j’ai un accent canadien, et que j’ai eu de très nombreux problèmes pour me faire comprendre quand j’essayais de parler d’étage. Je suis aussi capable de supprimer mon accent de Kansai avec un minimum d’effort, je trouve qu’avec, je manque vraiment de raffinement, ce qui n’est pas du tout digne de mon rôle actuel.

Mais bon, maintenant, je vais un peu plus me détendre pour vous parler de moi, sinon… Sinon ça risque d’être un peu plus compliqué d’être très claire. Si je dois surveiller mes mots tout le temps, ça va pas le faire.

Donc oui, la personnalité que je prends pendant les cours (ou plutôt, généralement dans l’enceinte de l’établissement), c’est ma personnalité plus gentille, mais nous y viendront plus tard, car pour le moment, j’aimerais déjà présenter ma personnalité naturelle.

Déjà, je suis terre à terre, désabusée, pragmatique, vous choisissez le mot que vous voulez. Y a pas si longtemps, j’étais un peu plus fantasque, un peu plus romantique, beaucoup plus naïve surtout. Donc maintenant que je me suis bien rendu compte que l’amour comme dans les contes de fée ça n’existait pas et qu’avec un esprit aussi immature on allait juste droit au désastre, j’ai décidé de devenir un peu plus sérieuse.

Et justement, la première étape c’est d’être honnête. Mais pas juste honnête dans le sens « on évite de blesser les gens », non, je suis brute de décoffrage, je dis vraiment que ce que je pense, et sans essayer d’adoucir mes mots, car ça leur retirerait de l’impact. Si j’estime franchement que quelqu’un mérite d’être complimenté, je lui ferais des compliments, mais si quelqu’un fait quelque chose qui est mauvais, je n’hésiterais pas à lui expliquer clairement. Les compliments ne doivent pas être automatiques, sans quoi ils perdent de leur intérêt, bien sûr, la politesse et le tact jouent quand même, mais ça, ça relève plus du « savoir quand fermer sa gueule. »

Vous l’aurez sûrement deviné, mais j’ai un caractère très difficile, pour ne pas dire tout de suite que je suis tête de con, comme ma mère ! Bon, je précise, c’est surtout que j’attends qu’on m’écoute comme j’écoute les gens et qu’on me réponde aussi clairement que je réponds aux gens. Je préfère de loin une vérité blessante à un mensonge, la base quoi. Et aussi, j’ai mes propres convictions que je n’hésite pas à exprimer quand bon me chante (et quand la situation paraît appropriée, aussi, bien sûr).

Aussi, j’ai une tendance à être pugnace (ouais, j’adore ce terme, ça donne un petit côté femme d’action). Je tiens encore ça de ma mère, et j’en suis fière. Je n’aime pas laisser tomber, et j’adore relever des défis. Généralement, quand j’ai besoin de me motiver à faire quelque chose, ou qu’il faut surpasser quelqu’un, je me lance des défis.

Cela dit, je peux devenir un peu trop compétitive, parfois, c’est vrai, mais je suis toujours fair-play, j’y tiens ! Quand il y a une compétition, je retombe dans mon accent d’Osaka, et pas qu’un peu. Heureusement, c’est certainement l’accent de Kansai le plus « doux », ou le plus compréhensible au moins, donc ça ne donne pas l’impression que je parle une langue démoniaque totalement incompréhensible.

Même si, la dernière fois que j’ai balancé un Shaanai, j’ai eu le droit à un regard étrange des personnes autour de moi. Moi-même, j’ai eu du mal à me faire comprendre des Tokyoïtes, soit par mon accent d’Osaka trop familier, soit par mon dialecte dépassé et toujours beaucoup trop formel.

D’ailleurs, petite anecdote : En temps normal, dans mon accent d’Osaka, je fais référence à moi-même par Uchi, si cher à notre dialecte, là où quand je réprime mon accent et que je suis plus polie, je retombe dans un Ware très archaïque (et plutôt comique quand on ne me connaît pas).

Donc, comme je viens de le dire, sous mon apparence plus féminine, j’utilise Ware. Et attention, je dis bien plus féminine, car je suis féminine, même au nature. Et le premier qui dit le contraire risque de s’en prendre une. Mais je me concentre pour me présenter sous mon autre jour à vous.

Déjà, Nous sommes polie à outrance. Quand Nous donnons notre avis, Nous le faisons calmement, et en appuyant seulement que très légèrement sur les mots. Nous sommes beaucoup plus modérée, et Nous évitons de blesser gratuitement les gens avec Nos mots. Et ce car Nous souhaitons que Nos élèves ne soient pas traumatisés de Notre franchise.

Nous avons aussi un sourire permanent sur Notre visage, quelle que soit la situation. Nous sommes aussi capables de faire le célèbre sourire énervé, dons Nous seul avons le secret, et que Nous ne saurions pas reproduire dans Notre état normal. Sûrement sommes-Nous trop informelle pour qu’un geste aussi discret ne puisse avoir d’impact.

Nous ne supportons pas l’idée de former Nos élèves à quoi que ce soit de moins que la perfection. Nous Nous montrons toujours aussi serviable que possible, et Nous essayons sans cesse de pousser Nos élèves dans la bonne direction, et ce quelle que soit Notre mentalité.

Mais s’ils ne m’écoutent pas, ou s’ils font preuve de mauvaise foi, alors là, Nous cesserons simplement de les aider, tout du moins jusqu’à ce qu’ils Nous présentent de vraies excuses. Et par ça, Nous entendons bien sûr des excuses franches, écrites formellement et présentées directement par la personne. Et Nous n’autorisons qu’un seul faux pas (bien sûr, les petits problèmes peuvent exister, et Nous savons rester mesurées dans nos actions), Nous n’avons pas de temps à perdre avec des élèves qui se jouent de nous.

C’est éreintant de parler comme ça, vraiment. Mais passons, et revenons à quelque chose de plus général : ce que j’aime… Et ce que j’aime moins. C’est extrêmement important, car ça compose pas mal de ma personnalité, mine de rien.

Tout d’abord, je commencerais par les culture Japonaise et Chinoise. C’est en partie grâce à elles que j’ai appris à faire confiance à mes élèves, en suivant certains préceptes antiques, que je modernise en parlant d’une forme de responsabilité qui passe par l’assiduité et l’efficacité. C’est pour cette raison que j’essaie d’être aussi intransigeante que possible quand je note, je m’écarte de mes préjugés autant que possible, et j’essaie de donner la note la plus honnête que possible à mes élèves, pour qu’une forme de confiance basé sur l’honnêteté se construise entre nous. Bien ^sur, ma manière ne se prête pas trop à l’objectivité, mais j’ai mes propres critères, que je n’hésite pas à dévoiler à mes élèves. Pour éviter des problèmes de subjectivité, par exemple, quand je juge une intonation, je ne juge pas l’émotion exprimée par l’intonation, mais je juge l’intonation en elle-même ! Mais allons un peu plus dans les détails, puisque j’ai déjà beaucoup trop divagué pour l’instant :

Commençons d’abord… Par la culture chinoise ! C’est celle que j’ai découvert en premier. Déjà, ici, je devrais plus parler d’une partie de leur histoire, plutôt que de la culture en général. C’est toute la période des Royaumes Combattants, mais aussi et surtout des Trois Royauems de Chine. Que ce soit la version romancée et démesurée de Luo Guanzhong, ou la version réaliste où même les généraux ingrats sont en certains points illustres, et où Guan Yu est beaucoup moins parfait qu’il ne l’est présenté.
Mon personnage favori dans l’histoire (et que j’ai eu l’occasion de doubler pour un fandub anglais, hourra !) est Xiahou Dun, le borgne qui a mangé son propre oeil et sa fameuse expression : « Essence de mon père et sang de ma mère, je ne puis jeter ceci ! » Je… Vais m’arrêter ici, je pense, ça vaut mieux.

Mon autre période favorite est celle du Sengoku Jidai, les Royaumes Combattants du Japon, connu dans le monde entier comme le temps des samurai ! Leur idéal d’honneur, charmant et romanesque, est loin d’être mon point favori. Même s’il constitue un excellent code de vie en certains points, je préfère de loin toutes les manigances, les trahisons, les jeux d’alliance et tout ce qui touche à la vie un peu plus générale. Ça passe beaucoup par les films d’Akira Kurosawa sur ce point là.

Mais, plus récemment, je me suis mise à apprécier des films sur une époque beaucoup plus récente : tout ce qui touche aux Yakuzas (enfin, aux nobles Yakuzas qui suivent le code d’honneur, les Ninkyo-eiga comme les cinéphiles appellent ce style), avec comme acteur principal Ken Takakura, que j’apprécie plutôt bien. Il s’est construit une personnalité de Yakuza, là où en vrai, il ne buvait pas, détestait les jeux d’argent et restait généralement rangé et solitaire.

En parlant de ça, moi non plus je ne fume pas, et je ne bois que socialement. Je ne suis pas vraiment fan du goût de l’alcool tout seul, je ne peux boire que des cocktails plutôt sucrés, et ça ne me viendrait jamais à l’esprit d’en boire toute seule.

Malgré ça, je passe souvent mes soirées (et parfois, mes nuits d’insomnie) dans les bars. J’aime bien pouvoir boire un thé ou un café (oui, c’est peut-être une des raisons de mes insomnies), ou toute autre boisson, et trouver des gens avec qui, voire aller boire en bonne compagnie. Ça peut être n’importe qui, un professeur, un membre du personnel, un élève même, ça n’a quasiment aucune importance pour moi, tant que ça respecte les règles. Et même sans alcool, les langues ont tendance à plus facilement se délier dans un contexte aussi informel.

Dans les week-ends, si je n’ai rien à faire, j’aime faire des balades à vélo. Et une fois par mois, je retourne chez mes parents et mes cadets (qui sont à une heure de Kobe à vélo) et j’en profite pour prendre des nouvelles de tout le monde, prendre le repas généralement, puis repartir dans la soirée.

Et si je peux vous faire confiance pour garder un secret (qui ne sera probablement plus un secret au bout d’une semaine) : j’adore ce qui est sucré. Les pâtisseries occidentales et les sucreries, notamment. Quand j’étais gosse, par exemple, je rêvais de devenir boulangère ou d’avoir un magasin de bonbons pour pouvoir en manger toute la journée.

Un autre détail un peu plus stupide : j’adore les tomates, les carottes et les citrouilles. C’est totalement anecdotique, oui, mais je préfère prévenir : la quasi-totalité de mon livre de recettes personnelles inclut au moins un de ces ingrédients. (Oui, je sais cuisiner et oui, je me fais ma propre nourriture)

Par contre, je supporte pas les noix, les noisettes, les amandes, les marrons… ça me donne un peu l’impression de bouffer du bois pour dire la vérité. C’est un blocage mental, je sais, mais j’arrive pas à m’en empêcher, je trouve ça vraiment dégueulasse comme c’est pas permis.

Et surtout, surtout, le premier qui s’amuse à agiter un ver ; une larve ; un escargot ; une limace ou n’importe quel petite bête rampante et gluante devant mon nez, je la lui fait bouffer crue. Si vous voulez me montrer une araignée, un scorpion ou un serpent, allez-y, ça me dérange pas. Juste, pas de petits machins gluants.  Après, si vous voulez m’entendre briser le record du nombre d’insultes et de vulgarités envoyées à la seconde, ou du hurlement le plus puissant, allez-y, mais je ne réponds pas de mes acte. Après, si elle est « seulement » sur ma cuisse, ou mon bras, je la balancerais ou la balaierait plus ou moins violemment sans faire de commentaires.

Mais je pense que je vais m’arrêter là, avant de continuer à vous rabâcher les oreilles… J’ai vraiment l’impression de ne pas avoir réussi à vous faire part de tout ce que je voulais dire, mais il ne faut pas non plus ruiner la surprise.

Je vais quand même vous mettre en garde avant que vous ne lisez mon histoire : Mes parents vont très bien, sont encore en vie, sont toujours mariés (et heureux), je n’ai pas été martyrisée dans mon enfance, je suis en parfaite santé physique et mentale, je n’ai tué personne et la chose la plus proche d’un trauma que j’ai, c’est une délusion de jeunesse à propos de l’amour qui m’a fait être… Je dirais pas manipulée, c’est encore moins traumatisant, puisque je me suis manipulée tout seule et je ne me suis même pas retrouvée dans une secte. Voilà, c’est sensationnel, hein ?

Histoire :



Déjà, avant de vous parler de moi, je vais vous raconter vite fait l’histoire de ma mère. Je suis sûre que je peux vous la résumer en vingt mots.

Une femme britannique rencontre un homme Japonais, ils tombent amoureux, et il la suit quand elle veut partir au canada.

Bon, avec un peu moins de mauvaise foi, je vais développer. Ma grand-mère maternelle étant une française qui était partie au Royaume-Uni pendant la seconde guerre mondiale. Là bas, elle est tombée amoureuse d’un britannique, épicier, et ils se sont mariés juste à la fin de la guerre, en février 1947.

Quelques années après, ma mère était née – En novembre 1955 plus précisément – dans une petite ville à l’ouest, pas loin du pays de Galles.. Elle a vécu sa vie tranquillement, à part qu’elle a choisi de partir au Canada pour s’écarter du cocon familial et poursuivre ses études en droit international, bien qu’elle garde un contact proche avec ses parents, leur rendant visite régulièrement. Elle était capable de parler couramment l’anglais, le français et avait un excellent niveau de japonais, et plus récemment le chinois, et même aujourd’hui elle continue d’apprendre le coréen. C’est vraiment un modèle pour moi, qui ne suis capable de ne parler que trois langues.

Quand elle avait vingt-cinq ans, fin 1980, et qu’elle sortait tout juste de ses études, elle entamait un tour du monde en compagnie de ses parents. Enfin, je m’exprime mal, c’est plutôt que mes grands parents voulaient absolument faire le tour du monde de leur vivant, tant qu’ils en étaient encore capable, et ils l’avaient invitée pour qu’elle, comme le dirait mon grand-père, « apprenne à voir un peu plus loin que le bout de son nez ».

Ils auraient ben aimé le faire un peu plus tôt, mais ils préféraient attendre la fin des études de leur fille, pour éviter que ça ne lui cause des problèmes. Pour citer la lettre que ma grand-mère lui avait envoyés pour la prévenir « On n’imagine simplement pas de faire un tour du monde sans toi. Les cultures et les monuments n’auraient pas la même beauté si notre famille n’était pas au complet. Je ne peux pas imaginer un tour du monde sans toi, autant que je ne peux pas l’imaginer sans mon époux. »

Et c’est lors de l’escale au Japon qu’elle rencontrera son futur mari, mon père, un professeur de mathématiques, qui ne se souciait pas de parler un japonais correct, il estimait que son accent n’empêchait pas de comprendre les formules mathématiques. Mais je divague. En 1982, un an après qu’elle soit rentrée chez elle, il est venu au canada pour l’épouser, et il s’était rapidement établis dans leur vie après.

Mon père avait eu la chance de pouvoir trouver un travail comme professeur de Japonais dans un collège, et son accent ne posait pas trop problème, même s’il devait parfois essayer de faire attention à sa prononciation ou aux termes qu’il utilisait, mais globalement, il s’en sortait plutôt bien. Ma mère dût tracer un trait sur son idée d’ouvrir son propre cabinet d’avocat, devant d’abord être au service juridique d’une grande entreprise.

C’était un métier vraiment pas mal, mais elle n’y est pas restée longtemps du tout. Elle a démissionné quand elle est tombée enceinte en 1986, car elle avait peur de pas avoir assez de temps pour s’occuper de moi, et donc, c’est comme ça que je suis née au Canada. Rien de bien passionnant, n’est-ce pas ?

Depuis toute petite, je suis imprégnée des deux cultures de mes parents, et des trois langues que je parle maintenant avec plus ou moins d’efficacité. Petite, j’apprenais surtout l’anglais avec ma mère et l’école, et le japonais avec mon père, et, dans une bien moindre mesure, le français avec ma grand-mère.

Mon père qui  faisait apprendre les différents Hiragana a l’aide d’un jeu de Karuta pour enfant, et derrière je parlais beaucoup plus souvent anglais, surtout avec mes jeunes amis, mais je reviendrais là dessus un peu plus tard. Pour l’instant, ça peut vous sembler imbuvable, mais mine de rien, avec une bonne organisation, j’arrivais quand même à m’en sortir pour apprendre les deux langues. Bon, bien sûr, ça aide qu’on m’ait appris depuis mon plus jeune âge à gérer mon temps, comme ça je n’avais plus qu’à sacrifier une petite dizaine d’heure par semaine (ce qui ne représente rien, ne nous mentons pas) pour apprendre le japonais.

Pour le français, par contre, ce qui m’aidait énormément, surtout avant que je ne commence officiellement à en faire au collège, c’était les vacances que je passais souvent chez ma grand-mère, qui s’obstinait à me parler français. En vérité, elle avait juste du mal à parler anglais, malgré les années de vie qu’elle avait passé là bas

Et ne vous y trompez pas, j’avais déjà le caractère de ma mère quand j’étais petite. J’étais même pire, un vrai garçon manqué ! Je jouais au foot, je courais partout, je revenais presque tout le temps couverte de terre et de boue, je refusais de porter des robes ou des vêtements roses et je ne traînais presque qu’avec les autres garçons. Je me battais, aussi, accessoirement, mais juste des combats de gosses ou on ressort avec des bleus parce que quelqu’un nous a bousculé, ou qu’on était pas d’accord sur un sujet, ou… Vraiment, n’importe quelle raison, j’avais vraiment un sale caractère, en fait !

J’ai vraiment changé quand j’avais six ans.. Pour expliquer un peu plus, j’avais un petit frère (maintenant, j’en ai trois, et une petite sœur) et je les adore vraiment tous. Mon petit frère dont il est question ici n’a que quatre ans de moins que moi, et le problème, c’est qu’à deux ans, on est pas finis.
Donc un jour, ma grand-mère a décidé de nous faire manger des escargots, spécialité culinaire de la France, et moi ça me dérangeait pas du tout. Le problème, c’est que quelques semaines après, mon frère et moi, je crois qu’on jouais ou qu’un cherchais des trésors, je sais plus, on avait une bonne imagination. Bref, on était dans la terre, et mon frère est venu  me voir avec un escargot vivant, et me l’a mit dans la bouche.

Alors oui, c’était mignon, mais c’est aller un peu loin pour un jeu de dînette. Ça m’avait énormément choqué. Après avoir tout recraché (et accessoirement avoir vidé le contenu de mon estomac, la texture et le goût n'étaient pas vraiment très agréable, je vous déconseille l'escargot vivant), je commençais déjà à me sentir un peu mal.

Mais ce qui m’a vraiment achevé, c’est les sangsues. Enfin, un documentaire, j’ai jamais vraiment vu de sangsue moi-même. C’était à la télé, et il m’a fallu un cour entier pour me dire que les sangsues ne vivaient pas dans les jardins des gens et que c’était très rare qu’ils posent un danger mortel pour que je veuille enfin remettre un jour les mains dans la terre.

Heureusement, j’étais une gentille petite fille, donc j’ai vite pardonné à mon frère après l’avoir chassé avec un pistolet à eau dans tous le jardin pendant une bonne partie de l’après-midi. Après ça, je me suis un peu calmé, et j’ai en plus été victime de la séparation entre les garçons, qui préféraient rester entre eux loin des filles, et des filles, qui restaient aussi dans leur propre coin, me rendant d’autant plus docile.

C’est aussi vers cet âge, et à l’aide d’une compréhension assez basique du japonais, que je commençais à me construire un début de culture, que ce soit par certains mangas, choisis soigneusement par mes parents, ou des classiques de l’animation japonaise, généralement sous-titrés en anglais, puis ensuite en japonais.

Quand mon père a été obligé d’éduquer mon frère, il avait moins de temps à me consacrer, mais il ne me délaissait pas totalement non plus, il m’encourageait surtout à commencer une correspondance avec des gens qu’ils connaissaient et qui se trouvaient au Japon.
Par exemple, il y avait Kana-baa, une amie de ma grand-mère paternelle qui avait servi de nounou, de baby-sitter improvisée, pour mes grands -parents quand mon père était plus jeune. Elle tenait une animalerie qu’elle m’aurait bien fait visiter, malheureusement elle est morte en 1995. (D’ailleurs, mon nom était en partie inspiré de là)

Et puis, dans mon adolescence, surtout au collège, les livres, les films, les œuvres un peu plus sérieuses ! La découverte, notamment, des Trois Royaumes, avec les livres de Luo Guan Zhong et, dans une moindre mesure, quelques jeux de la série Romance of the Three Kingdoms, jeux de stratégie. Et aussi, le Sengoku Jidai, grâce aux films que j’ai pu découvrir dans la filmothèque de mon père. Après, ils ne portaient pas tous dessus, il y avait aussi des films d’autres styles.
Pour élargir un peu plus, il y avait les films d’Akira Kurosawa, ou de Gosha Hideo, deux de mes réalisateurs favoris, avec des véritables monstres comme acteurs dans ces films, comme Toshiro Mifune ou Ken Takakura, qui certes ne jouais pas dans les films de ce genre, mais plutôt dans un style de film de « Nobla Yakuza », ce que j’adorais au plus haut point.

Il y avait aussi certains livres qui me donnaient un intérêt accru pour la culture japonaise au sens global, surtout au niveau des mythes, notamment toute la série de Yoshikawa Eiji, qui racontait l’histoire de Musashi Miyamoto. Mais passons sur un autre point avec une citation que j’adore, de la part de Kenji Mizoguchi, un homme qui s’était fait attaquer par une Geisha « Il faut connaître la violence des femmes ».

Pour mon anniversaire, en 2001, mon père m’avait acheté un caméscope. (En sachant qu’à l’époque, le prix d’un bon caméscope était vraiment absurde) et je m’étais mis en tête directement de faire un petit film avec mes amies de l’époque.

Nous avions opté pour faire un film court, dans lequel des filles prenaient leur revanche sur une petite tyran qui n’arrêtait pas de les harceler. Il est encore disponible sur le net, si vous voulez le regarder, mais il relève bien plus d’une pièce de théâtre filmée que d’un vrai film. En même temps, à l’époque, on avait beau avoir des caméscopes numériques, les logiciels de montage ne suivaient pas forcément. Donc, obligés de faire avec un logiciel bancal, ce qui donne un résultat qui est regardable, mais qui donne vraiment l’air d’avoir été fait par des adolescents (ce qui est le cas, mais passons). Ah et le son sature un peu quand je hausse le ton.



Juste avant d’entrer au lycée, en 2003, notre famille a déménagé au Japon, faisant que je doive donc me forger sur le tas une personnalité bien plus gentille. J’étais pas sûre que mon comportement un peu garçon manqué et forte-tête passerait bien dans la société japonaise. Et surtout, fallait que je combatte mon accent, ce qui était le plus compliqué. Le peu que j’avais entendu de Japonais « standard », c’était quand ma mère parlait japonais (et là encore il y avait un accent) ou dans les films. Et en plus, avec ma voix qui ne cessait de descendre dans les graves, ça me gênait un peu.

Donc je me suis encore plus renfermé dans tout l’aspect vidéo, mais cette fois en rajoutant à l’équation les mangas et leurs adaptations, que je n’avais pas encore pu voir chez moi. Globalement, tout ce qui me permettait d’engloutir des œuvres d’arts à la chaîne pour combler ma solitude. Non, j’exagère. En vrai, j’avais pas eu trop de problèmes à trouver des gens qui appréciaient comme moi tout ce qui touchait à ce monde, dans un club de théâtre, et c’était justement eux qui m’avaient initiés aux mangas et à leurs dérivés, et qui me permettaient d’apprendre à mettre de la puissance dans ma voix.

Et c’est avec leurs encouragements que j’ai essayé de me lancer dans des études supérieures de cinéma. Mais malheureusement, je n’avais réussi l’examen d’entrer que d’une école de doublage, et je me retrouvais donc à entraîner ma voix. J’avais l’avantage d’être un profil relativement unique, en tout cas minoritaire, dans ma voix.

Pour renforcer un peu mon portfolio et rajouter des lignes à mon CV, j’ai chercher des endroits où prêter ma voix, que ce soit sur internet ou en vrai. Je ne vais pas vous mentir, je n’ai absolument rien trouvé pendant ma première année d’études, en même temps je ne voyais pas qui ferait confiance à quelqu’un qui venait tout juste de rentrer en école de doublage.

C’est dans la deuxième année de mon école de doublage que je me retrouvais à jouer un rôle sur internet. Je m’occupais de faire un personnage dans un manga amateur, où l’idée, c’était justement qu’ils avaient besoin d’une femme avec une voix très forte pour jouer le rôle d’une méchante autoritaire.
Enfin, je parle d’un manga, mais c’est à tort. C’était plutôt un storyboard d’un anime, à ce niveau. Le problème, c’est que leur notoriété n’a jamais dépassé la sphère locale sur internet. Le maximum qu’on avait eu, c’est sur l’épisode pilote, et on avait seulement réussi à avoir à peu près 15 000 vue en 1 an, et qui plafonne maintenant autour de 25-30 000, je devrais aller voir.
C’est un chiffre qui peut paraître énorme, mais qui est ridicule. Ça veut dire qu’en admettant que chaque vue soit une personne différente, il y a une chance sur 4000 qu’un japonais ait vu la vidéo. Donc c’est à dire qu’il n’y a potentiellement personne à Kobe qui n’ait vu la vidéo, et c’est en prenant l’estimation haute et sans compter les gens qui regardent plusieurs fois.


En 2007, alors que j’approchais la fin de mes études,j’avais déjà pu ajouter ça à mon CV, ça me faisait une preuve de ma compétence, même si la série avait été arrêtée au bout de quelques épisodes par manque de volonté de la part de l’auteur, je pense, qui avait découvert les réalités du monde.

Finalement, 2008, une agence me recrute après avoir vu mes performances, mais d’abord, il a fallu que je passe plusieurs auditions avec mon accent et sans mon accent, ainsi que ma capacité de passer de l’un à l’autre assez naturellement. Comme on me l’avait directement dit, je n’allais pas vraiment pouvoir choisir mes rôles, et j’allais certainement tomber dans l’archétype de la méchante ou en tout cas d’un rôle de personnage strict et autoritaire.

Mais heureusement pour moi, j’étais déjà très compétitive et j’aimais bien hausser le ton ! Et en plus, le manager (celui qui s’occupait de donner des rôles et de gérer une grande partie des doubleurs et doubleuses) était un bel homme. Il avait une tête stoïque, un peu comme Ken-san [nom affectif de Ken Takakura], dans sa bonne quarantaine, des cheveux grisonnants, un corps de rêve… Ouais, j’étais naïve. Et le pire, c’est que je crois que lui, s’il s’en doutait, il s’en fichait un peu, je devais pas être la première à tomber pour lui.

Au début, je faisais quelques lignes par-ci par-là, jouant souvent des rôles de garçon manqués, d’enseignante, de femme de Yakuza ou autre rôle tout aussi tertiaire, et parfois un peu disgracieux. Je progresse quand même plutôt bien, surtout grâce au hasard – ou à une décision délibérée, je n’en sais rien – de me mettre auprès d’une boîte qui a tendance à très peu changer ses voix, et propices au recyclage des mêmes doubleurs dans ses différentes œuvres.  

Je me retrouvais donc, vers 2011, à jouer quelques rôles secondaires dont je vous passerais les détails. Disons seulement que certaines personnes (dont mes parents) auraient préférés que je me redirige vers le cinéma, plutôt que ces productions

A l’époque, j’avais l’alias de « Karuta Gosha » en référence à mon réalisateur favori, et sur les conseils de mon manager, qui m’avait toujours expliqué que mettre en avant ma culture pouvait être une bonne option pour me permettre d’avoir des rôles plus particuliers.

J’étais toujours dans le même style d’oeuvres, des Chuuni [œuvres incluant généralement une société secrète et des personnages avec des pouvoirs magiques] ou des œuvres policières. Et toujours dans les mêmes rôles, soit la méchante, soit l’espèce de version féminine du détective de film noir.

J’aurais certainement eu un futur radieux dans ces rôles, si seulement l’année 2012 n’avait pas marqué le début et la fin de ma vraie carrière. C’était dans un fandisk [ajout d’une entreprise à une série de jeu, généralement sous la forme d’histoires parallèles] d’un chuuni particulièrement complexe à la timeline totalement incompréhensible.
D’abord, j’avais eu le droit à une « route » assez normale et gnan gnan, j’avais presque l’impression que c’était une plaque tournante dans ma carrière, même si ça me gênait un peu de devoir jouer d’un coup un personnage qui perdait son autorité et sa brutalité.
Mais ça, c’était sans compter sur la suite de ce fandisk, qui apportait un développement à ma route, et qui souhaitait l’emmener directement sur une piste perverse, pas forcément explicite, j’en sais rien, mais j’en ai rien à faire, car dans tous les cas je refusais de prêter ma voix à un personnage aussi dévergondé, il n’y a pas d’autre mot.
Du coup, ce jour en question, je m’étais énervée et j’avais poussé un coup de gueule, comme je sais si bien les faire. Je m’étais même prise la tête avec le manager, presque en larmes à l’idée d’avoir été trahie (alors que c’était la première fois que je venais le voir sur la nature de mes rôles). Et il se montrait… Très avenant. Il me disait que ça ne posait aucun problème, qu’on pourrait toujours passer mon rôle à une autre doubleuse – c’est une chose qui se passe souvent – et qu’il essaierait d’en trouver un autre.
Mais j’ai préféré démissionner, et mettre fin à ma carrière officielle. J’aurais pu continuer, et j’aurais très certainement dû, mais j’étais encore très naïve à l’époque, et je croyais vraiment que je n’avais aucune chance de mon relevé, à cause de mon coeur que je m’étais brisé toute seule. Je croyais vraiment qu’il m’avait trahi, alors qu’il n’en savait probablement rien et que j’avais juste agi sur un coup de tête.
Derrière, et encore aujourd’hui, je continue en amateur, bien sûr, mais à mon rythme et avec les personnages que je choisis. Généralement, je travaille avec des amateurs pour des cacahuètes, mais ça me permet au moins d’amortir l’achat du matériel, et de poursuivre un peu ce hobby sans trop de problèmes.

Quand à mon rêve d’enfance, d’arts visuels, c’est la raison qui me fait postuler à Kobe fin 2013. J’y suis allé avec tout un CV qui faisait peut-être un peu tâche pour le métier de professeur, mais j’avais derrière la motivation et l’énergie pour poursuivre mon objectif, un excellent niveau en anglais, mais j’avais aussi et surtout envie de pousser ceux qui avaient un talent ou une envie au train, et de les pousser à se dépasser.

J’en avais profité pour trouver un endroit près de Kobe, pour pouvoir me loger en colocation, et je n’avais bien sûr pas oublié une grande partie de mon matériel.

Au niveau des langues :


Japonais : Courant (Accent de Kansai quand je me laisse aller)
Anglais : Courant, avec un accent canadien plutôt prononcé
Français : Niveau lycée.
Chinois : Bonne prononciation, mais ne connaît rien (sauf les noms et les époques. San guo zhi, San guo yan yi, Lü Bu...)

Et moi derrière l'écran !


Prénom & Âge : Voir DC ♦ Comment as-tu connu le forum ? Un météore est tombé sur ma maison et un petit bonhomme vert m’a parlé de ce forum ♦ Premier ou second compte ? Second compte ♦ Combien de temps peux-tu accorder au forum ? Autant de temps que possible. ♦ Un truc à dire ? Apportez ce whiskey au vieux juge blond qui fume !

Personnage inventé ou scénario/prédéfini ? Inventé

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Dernière édition par Tara Kurosawa le Sam 3 Nov 2018 - 17:20, édité 2 fois
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(#) Re: Tara Kurosawa  Mer 24 Oct 2018 - 20:53


Re-Bienvenue sur le forum !

Re-Bienvenue sur Kobe! Je serais celui en charge de ta fiche en vue de la pré-validation 😉

Physique & Caractère :


Bien que cette partie soit longue, simplement y préciser couleur des cheveux/yeux - s’ils sont naturels ou pas, etc… (Je rappelle ici qu’un parent japonais donne au minimum un trait foncé, donc cheveux noir ou brun foncé + la même au niveau des yeux)

Rien ne semble se contredire dans la suite.

Histoire :


« Alors oui, c’était mignon, mais c’est aller un peu loin pour un jeu de dînette. Ça m’avait énormément choqué. Après avoir tout recraché (et accessoirement avoir vidé le contenu de mon estomac, pur réflexe biologique à la presque-ingestion d’un corps étranger qui m’aurait bloqué les voies respiratoires), je commençais déjà à me sentir un peu mal. »
- J’ai du mal à comprendre ce passage. L’ingestion est, plus exactement, l'introduction d'aliments ou de boissons par la bouche dans le système digestif. Cela dit, le système digestif n’est pas la même chose que le système respiratoire, bien qu’ils soient tous deux accessible par le pharynx. Le réflexe biologique d’un étouffement est une toux afin d’expulser le corps étranger de la voie respiratoire. Le fait de vomir provient du système digestif, non du système respiratoire. Si tu vomis en même temps de t’étouffer, j’avoue que t’es franchement mal barré ^^’ (S’étouffer par la faute de son vomissement est tout autre chose). Dans cette situation, donc, si ton personnage se vide de ses tripes, c’est par dégoût, et non parce qu’elle s’est étouffée. Bien que je détaille beaucoup pour une seule phrase, je juge qu’il est important de comprendre la nuance entre les deux, car, actuellement, ta phrase ne fait aucun sens.

« Après ça, je me suis un peu calmé, et j’ai en plus été victime de la séparation entre les garçons et les filles dans le primaire, me rendant d’autant plus docile. »
- J’aimerais comprendre ce que tu veux dire ici par la « séparation entre les garçons et les filles » ?

Le reste me semble bien dans son ensemble.

Au niveau des langues :


Tout me semble bon ici.

Petit mot de Heisuke~

Une fiche très longue, mais heureusement avec peu de corrections à faire. Étant moi-même adepte des longs textes, je tiens à dire que plusieurs passages auraient pu toutefois être résumé et être détaillé plus simplement. Si je peux te donner un conseil, lors de la rédaction de texte comme celui-ci, la relecture est la clé. Cela permet de remarquer si on se répète et si le texte est fluide. De plus, quelques petites fautes d’inattention ici et là, comme l’oubli de mot ou le mauvais verbe employé, peuvent être évité. En général, ta fiche est bien. On cerne le personnage sous tous ses angles et avec le moindre détail.

Je t’invite à mettre les modifications en gras afin de faciliter la relecture ainsi qu’à prévenir à la suite une fois que la fiche sera corrigée (Également pour m’expliquer le passage sur la séparation des filles et des garçons dans l’histoire).

Bon courage ^^

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Tara Kurosawa
« Non validé ; bouhouhou »
(#) Re: Tara Kurosawa  Jeu 25 Oct 2018 - 20:29

Et voilà, ça a été édité ! Et j'ai même expliqué le passage en prime !
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(#) Re: Tara Kurosawa  Ven 26 Oct 2018 - 17:02


Petit détail


Au niveau physique, un point est à corriger:

« Et ça m’oblige à manoeuvrer avec une coupe de cheveux relativement courte, qui retire à mes yeux un peu de féminité. ET LEUR COULEUR PENCHANT SUR LE BRUN FONCÉ SANS TIRER SUR LE NOIR N'AIDE EN RIEN. »

- Sur l’avatar, la couleur des cheveux ressemble beaucoup plus à un châtain qu’à un brun presque noir. Si tu tiens à ce que les cheveux soient foncés au naturel, préciser qu’il s’agit d’une coloration (Pâlir ses cheveux est populaire après tout au Japon et en Corée).

Pour le reste, tout est bon ^^


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Tara Kurosawa
« Non validé ; bouhouhou »
(#) Re: Tara Kurosawa  Sam 3 Nov 2018 - 17:22

Voilà, ça a été modifié, normalement ça devrait être bon maintenant !
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(#) Re: Tara Kurosawa  Mer 7 Nov 2018 - 18:17


Ça y est presque!!

Tout me semble bon de mon côté. J’envoie ta fiche à la validation finale ^^




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