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 Un peu désespéré

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(#) Un peu désespéré  Sam 28 Juin 2008 - 5:50

Dans les rues, un soleil intense faisait briller l'asphalte. Pas de vent, beaucoup d'humidité. Torride journée dans la région. C'est dans cet enfer que se présente Marius De Roza, frais arrivé de Chine. L'homme à pied tenait ses seuls effectifs dans un sac-à-dos tout en lisant un dictionnaire espagnol/japonais de poche. Marius marchait en faisant de grands pas, l'air assuré. Il leva finalement les yeux de son livre lorsqu'il se rendit compte qu'il allait presque foncer dans une dame. Il se tassa sur le côté sans mot dire et chercha "pardon" dans le dictionnaire.

* Malheureux... Pourquoi prends-tu la peine? *

En fait Marius était désespéré. Il arrivait à peine à écrire une dizaine de phrases dans sa langue maternelle. Le peu qu'il sait, il l'a appris à l'église. Alors pour lui, les lettres étaient des codes complexes.

L'espagnol soupira et abandonna la tâche. Il rangea prestement le bouquin dans son sac, puis s'assit sur le bord du trottoir. Il regarda les passants, les nombreux passants, tous en chemise proprement rentrée dans des pantalons amples et chic, ou bien en robe légère. Certains même torses nus à cause de la chaleur. Pourtant, aucune goutte de sueur n'était visible dans le dos ou le front du jeune homme habitué aux canicules.

Il regarda alentours et nota qu'il y avait beaucoup d'étudiants. Le campus n'était pas loin du tout. L'homme observa d'un oeil précis la structure dans laquelle tous sortaient et entraient dans le lycée. Comme ils parlaient vite !


* Tsss... C'est quoi? Ils ont une vie si pressante qu'ils épargnent du temps en parlant ? *

Il fermât doucement les yeux et passa sa main dans ses épais cheveux, pris d'une petite fatigue. Il posa enfin sa tête entre ses mains, les paupières encore closes. Du col de son débardeur blanc sortir alors une chainette munie d'une croix dorée, laquelle pendait. Elle semblait toute menue et fragile accrochée à ce robuste cou. Doucement, une voix attira son attention dans la foule, Mairus redressant très lentement la tête.
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(#) Re: Un peu désespéré  Sam 28 Juin 2008 - 10:09

Après avoir déposé ses affaires dans sa chambre, Corail décida d'aller faire un petit tour en ville. Elle avait tourné en rond plus d'une heure avant de réussir à trouver sa chambre, elle avait besoin d'air frais. Il faisait chaud, le soleil tapait sur la tête des promeneurs. Mais Coco était habituée, elle venait d'Australie où le soleil était aussi brûlant qu'ici. La jeune fille marchait gaiement malgrès l'air chaud et l'humidité ambiante. Elle était heureuse, une nouvelle vie commençait pour elle. Corail passait à côté un marchand de glace, cela réveilla son estomac de gourmande. Il était presque onze heures et elle n'avait rien avalé depuis plus de cinq heures. Elle s'était levé tôt ce matin pour sa rentrée au lycée. La jeune fille s'arret donc quelques instant, le temps de s'acheter une glace.

*Hum, délicieux !*

Corail s'essuyait la bouche de temps à autre, la chaleur faisait fondre la crème glacée plus vite que prévu. Elle se promenait dans les rues, regardant tout et n'importe quoi. L'australienne avait grandi dans la petite ville voisine, elle ne venait que rarement à Kobe. Le foule ne lui faisait pas peur, elle se déplaçait aisément, slalomant entre les passants que la chaleur semblait faire cuire. Les femmes étaient en petites robes d'été et se rafraîchissaient à l'aide d'énormes éventails aux couleurs chatoyantes. Les hommes, la plupart torse-nu, les autres vêtus de chemises et de pantalons, pressaient le pas. Coco les regardait avec intérêt. Où ses hommes élégamment habillés pouvaient-ils bien aller, au point d'être si pressés ?

*Ils cherchent surement un coin d'ombre, ils doivent avoir chaud dans leurs costumes.*

Cette pensée fit sourire l'adolescente. Elle termina sa glace et continua sa visite. Elle regardait partout, sauf devant elle. Corail avait-elle vu le groupe d'enfants qui fonçait droit sur elle ? Non, probablement que non. Coco s'était arrêtée devant une vitrine d'une magasin de sport et regardait avec envie la magnifique raquette de tennis qui trônait y fièrement. C'est à ce moment que la jeune fille réalisa qu'il lui faudrait bientôt changer la sienne.

BAM !

Les enfants qui couraient l'heurtèrent de plein fouet. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Corail s'était retrouvée projetée sur le trottoir brûlant. Assise au milieu de la foule, elle mit quelques secondes à réaliser ce qui venait de lui arriver. La jeune fille se releva et pesta mais le groupe était déjà loin. Sa robe blanche était tachée par endroit, le soleil faisait fondre le goudron dont le sol était fait.

"Oh, c'est pas vrai ! Une robe de fichue."

Depuis qu'elle était enfant, Coco avait prit l'habitude de penser à haute voix. Elle sortit un mouchoir de son sac et tenta tant bien que mal d'essuyer les auréoles noires qui ornaient sa robe blanche. La jeune fille se sentit alors observée. Quelqu'un la regardait dans sa lutte acharnée contre les tâches. Corail se détacha alors quelques instants de son combat et leva la tête.
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(#) Re: Un peu désespéré  Dim 29 Juin 2008 - 3:47

Son regard levé, Marius entrevit à travers les passants la jeune fille qui avait attiré son attention. Juste avant il avait entendu des ricanements enfantins. La blondinette regardait d'un air anéanti le tissu de sa petite robe, maintenant salie par le sol.

"Malos chiquillos!" fit-il en se levant, dépassant d'un seul coup tous ces japonais.
(TRAD: "Sales gosses !")


Il n'avait jamais aimé la présence des enfants depuis qu'il n'en n'était plus un. L'étranger avança d'un pas décidé dans la foule, ne se gênant pas pour prendre sa place. Cette peuplade lui rappela son enfance, les petites rues des ghetto bondées, les marchands, les revendeurs d'Espagne. Sauf qu'à l'époque, c'est lui qui se faisait bousculer. Et aussi pillait-il ces gens un peu plus tard. Pour lui, c'était la survie et la vengeance, un esprit corrompu et dégoutant. Mais maintenant, il savait ce qu'était l'honneur et la dignité. Et dans ces principes bien ancrés dans sa tête, il y avait un fondement précis qui disait qu'on ne devait jamais offenser une femme.

Cela lui prit quelques secondes pour dévisager les traits délicats de celle qui se trouvait juste devant lui. En avant et derrière eux, les gens allaient et venaient. Ils étaient les seuls immobiles sur la chaussée. L'espagnol étudia l'état de la robe, qu'il trouvait fort jolie. Il put s'offrir alors les yeux de la jeune fille, qu'il fixa de son regard perçant. Puis enfin il prit la parole.

" Està... "

À ce mot, il se rendit compte de sa bêtise. Il n'avait pas l'automatisme de parler les langues étrangères lorsque c'était lui qui abordait. Il reprit d'un fort accent et lentement:

" Comment ça... va ? "

La phrase était correcte mais on dirait qu'elle n'était pas dans le contexte. Cette question-là, c'est toujours celle que l'on apprend en premier quand on étudie une langue. Bien que Marius sembla parler comme un robot, l'intérêt parut sincère quant à l'expression de son visage. Il trouvait les cheveux de la fille ravissants; ils brillaient de milles feux sous ce soleil éclatant. C'est alors que Marius remarqua la taille plus élancée de la jeune fille. Avait-il trouvé une étrangère comme lui ?
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(#) Re: Un peu désespéré  Dim 29 Juin 2008 - 22:10

Corail était immobile sur le trottoir, bousculée par les passants pressés. Elle était beaucoup trop affairée à essayer de récupérer un tant soit peu sa robe qu'elle ne faisait pas vraiment attention à ce qui se passait autour d'elle. Petite fille seule dans une ville immense...

"Elle est fichue, elle est fichue..."

L'australienne ne cessait de le répéter comme un automate dont le mécanisme aurait déraillé. Pourtant, l'espace d'un instant, l'adolescente releva la tête. Un homme d'une vingtaine d'années la fixait et s'approchait d'elle. Il était beaucoup trop grand et mat de peau pour être japonais. Sans vraiment savoir pourquoi, Coco commença à sourire. L'inconnu, qu'elle trouvait très charmant, dégageait la chaleur dont seuls les personnes originaires du sud européen ont le secret.

*Peut-être est-il espagnol ? Ou portugais ?*

Elle eut sa réponse quand le premier mot qui franchit les lèvres de l'homme fut en espagnol. Elle haussa les sourcils. Elle ne comprenait pas cette langue. Corail parlait anglais et japonais. Les deux jeunes gens se fixaient et la manière dont l'inconnu la regardait la gênait un peu. Elle avait l'impression qu'il cherchait la sonder. Puis, il se reprit et lui parla en japonais. Corail trouva sa voix bien jolie. Traînante et teintée d'un joli accent du sud de l'Europe.

"Je vais bien, merci. Mais ma robe est bonne à jeter à la poubelle."

Elle fit une boule avec son mouchoir et le fourra dans son sac. Le combat l'opposant aux tâches était perdu d'avance. Elle regarda une nouvelle fois ses vêtements et eut une moue enfantine. Cette robe était sa préférée. Tant pis, elle l'avait déjà depuis un bon moment, il fallait bien qu'elle s'en sépare un jour.

"Je m"appelle Corail. Je sais, c'est un prénom étrange. Et vous ?"

La jeune fille scruta l'homme, à l'affût de toute réaction de sa part. Son prénom avait toujours déclenché l'hilarité et Coco maudissait ses parents. Quelle idée d'affubler une enfant d'un tel prénom ! Elle aussi avait un léger accent mais beaucoup moins audible que celui de son interlocuteur. Elle était originaire d'Adélaïde en Australie mais elle résidait sur l'île d'Honshu depuis une dizaine d'années déjà. En attendant sa réponse, Corail prit le temps de le regarder: elle le trouva grand et fort beau. Son teint mat était mit en valeur par son tee-shirt blanc. Elle se demandait bien ce qu'un espagnol venait faire au Japon. Dans le fond, cela ne la regardait pas mais Coco était curieuse.
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(#) Re: Un peu désespéré  Lun 7 Juil 2008 - 2:32

Planté là à la regarder, Marius ne savait trop que faire pour la robe. Aussi idiot que ça paraissait, il voulait que la tenue de la jeune fille fasse honneur à sa beauté, ce qui ne s'associait pas à son dégout pour la superficialité. Cependant, compte-tenu de ses antécédents aussi boueux que les morceaux de tissus qu'il portait jadis, il ne savait que trop à quel point abimer ce que l'on porte souvent était fâcheux, étant donné qu'il devait endurer cet état des choses. À la recherche d'une solution simple et rapide pour en finir, Marius regarda la belle blonde livrer un drôle de combat contre les taches, ce qui l'amusa un peu. Par après, il fut alors honoré de la voix jeune et à l'air vaincue de la dame, qui lui assura qu'elle n'avait rien de mal. Elle se présenta, Corail, et insista sur le fait que son nom soit étrange. Sur ce, Marius n'était pas du même avis. Ses quelques années "religieuses" en France firent alors surface devant son regard qui se perdait dans la foule. Pour lui, c'était un souvenir étrangement doux et gracieux malgré tout. C'était ses "belles années".

S'il y avait bien une langue qu'il avait mieux apprise au cours de ses voyages, c'était bien le français. Et comme sa mémoire était excitée, il dit d'un sourire amusé:


" « Corail », c'est bien un nom français ? C'est rare et majestueux des coraux, tu sais. Je trouve que c'est un beau nom, moi."


Surpris de dire quelque chose qui aurait pu sonner comme une avance, il redressa les épaules et se dépêcha de se nommer à son tour.

"Je m'appelle Marius. Et je suis sûr que ta robe peut être sauvée, j'ai déjà vu pire."

N'empêche, même si Corail croyait sa robe "fichue", l'espagnol lui se disait que l'élégance de la senorita ne pouvait être atteinte de quelconque assaut.

Sous ce soleil ardent, devant des dizaines de piétons, Marius osa s'approcher un peu plus et retira son sac-à-dos de sur ses épaules.


" Senora, peut-être voudrais-tu que je t'accompagne jusqu'aux boutiques ? Il y a sûrement un nettoyeur."

Il sortit une gourde de son sac et en prit deux grosses gorgées. En fait, c'était une réaction inconsciente et un peu gênée d'un type qui s'y prend très maladroitement avec les gens. Il manquait de tact, de courtoisie, de volonté... Bref, il se trouvait médiocre et ridicule. Roooh et puis après tout, il n'avait rien à foutre de la journée. Autant profiter du regard de cette Corail... Il n'avait pas d'idée derrière la tête; il aimait seulement les belles âmes.
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(#) Re: Un peu désespéré  Lun 7 Juil 2008 - 11:50

Avec une petite moue boudeuse, Corail s’avoua vaincue et abandonna son rude combat contre les tâches qui noircissaient le bas de sa robe. Elle tenterait de la nettoyer au lycée, il devait bien y avoir une laverie. Elle regarda une dernière fois le tissus sali. Ce n’est pas quelques petites tâches qui allaient lui gâcher cette magnifique journée. Même si cela l’embêtait un peu de se promener dans la rue avec des vêtements poisseux, elle avait l’impression que tout les passants la regardaient, la montraient du doigt et se moquaient d’elle. Et ce n’est pas très agréable de se sentir observée, bien que cela ne soit pas le cas. Les promeneurs avaient que faire de cette australienne perdue au beau milieu d’une ville qui lui était inconnue et qui devait se promener avec une robe tachée.

L’espagnol, lui, la regardait, un brin amusé. Il devait surement trouver drôle que la jeune fille s’en fasse autant pour trois petites tâches de rien du tout. Mais Coco détestait se sentir sale, elle si maniaque de la propreté. Elle décida de faire l’impasse sur les auréoles noires de sa robe et de se concentrer sur ce que lui disait le jeune homme. Elle fut bien surprise qu’il trouve son nom joli. Cela amena un sourire sur son visage. Il ajouta même que les « coraux étaient rares et majestueux ». Corail rougit à ces paroles. Peut-être est-ce à cela que ses parents avaient pensé lorsqu’ils avaient dû lui donner un prénom ?


"A vrai dire, je suis Australienne. Mais je vis au Japon depuis une dizaine d’années, je n’ai jamais eu la chance d’aller en France. Et tu es bien la première personne à trouver mon prénom joli."

En effet, Corail avait été surprise que Marius n’ai pas rit lorsqu’elle s’était présentée. La jeune fille devait, depuis toujours, essuyer des rires et des moqueries. Elle avait toujours maudit ses parents pour ça, les tenants pour responsables. Et puis, elle aussi trouvait que Marius était un beau nom.

Ainsi il pensait que sa robe pouvait être sauvée. Il devait sûrement avoir raison. Coco espérait qu'il ait raison. Cette robe était un cadeau de son père. Et lorsqu’il osa s’approcher d’elle, c’était pour lui demander si elle voulait qu’il l’accompagne jusqu’aux boutiques. Il pensait qu’ils y trouveraient une laverie. Il sortit une gourde de son sac et but quelques gorgées. Elle attendit qu'il ait fini avant de lui répondre.


"Oui, avec plaisir. Et toi, tu as déjà visité la France ?"

Depuis toute petite, Coco avait toujours été curieuse. Elle posait tellement de questions qu’elle en fatiguait ses interlocuteurs. Mais, Marius et elle allaient être amenés à passer la journée ensemble et ils n’allaient pas se regarder dans le blanc des yeux durant toute l’après-midi. De plus, elle aimait parler avec lui. Elle trouvait sa voix chantante à l’oreille.

Le soleil était au rendez-vous, Coco trouvait Marius fort sympathique. Sa première journée à Kobe promettait d’être agréable.
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(#) Re: Un peu désespéré  Dim 13 Juil 2008 - 5:54

Marius mit ses mains dans ses poches et regarda un peu par mégarde les jambes dévoilées par la robe de Corail. Blanches et sans bourrelets. Même qu'elles avaient l'air musclées!

*Elle est active...*

Une qualité qu'appréciait le jeune homme. Le belle blonde lui dit alors qu'elle était d'origine australienne et qu'elle vivait au Japon depuis longtemps. Marius l'écoutait en regardant alentour de lui, pour rien. Quand elle lui dit qu'il était rare que l'on trouve son prénom joli, elle ré-attira son attention et il haussa un sourcil interrogatif. Pourquoi? Dans ce pays, il est coutume de donner des noms qui représentent quelque chose. Ce n'est pas le cas dans le pays de Marius. Les gens n'accordent pas de symbolique aux autres, normalement. Donner un prénom qui qualifie la personne peut être intéressant; ça donne une piste à suivre, ce que les parents ont voulu donner comme symbole. Ça renseigne sur comment ils perçoivent cet être qui est le leur. C'est alors que l'espagnol se rendit compte de la subtilité entre le pays d'origine de Corail et son prénom. Il eut une mine de "je-suis-fier-d'avoir-tout-compris".

Corail lui demanda gentiment s'il avait déjà été en France. Marius perdit un peu de son sourire sans toutefois avoir l'air malheureux. Il se mit en route en y invitant Corail d'un mouvement de bras. Ils discutèrent ainsi parmi la foule pour se rendre au centre commercial.

"Oui, j'y suis déjà allé. Ça fait... longtemps."

*Combien... 4 ou 5 ans ? 6?*

Peut-être même plus. Il se retourna vers le jeune fille en regardant par derrière son épaule.

"Moi je ne crois pas aller en Australie. Mais c'est dommage. Je suis sûr que c'est joli. Et toi, Corail, tu vas y retourner?"

Il fixa droit devant lui à nouveau, d'un pas ferme, ne laissant pas aux autres le goût de le frôler.
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