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 Perdue, recherche Dortoirs [PV Kieru]

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(#) Perdue, recherche Dortoirs [PV Kieru]  Dim 2 Aoû 2009 - 23:08

*Alors, voici Kobe et son école... Mouaih... C’est pas si mal pour enterrer son passé.*

Le taxi la laissa là, sur le trottoir devant l'entrée de son nouveau lycée, de son nouveau foyer.
Sa valise était parterre, à ses pieds, seule... un peu comme elle, mais ce n'était pas un souci. Elle s'y ferait sans grand mal. Des gens allaient et venaient, passaient à côté d'elle mais elle ne les regardait même pas. Elle n'avait pas particulièrement envie d'aller vers eux, ils n'avaient pas le temps de s'approcher d'elle alors, soit, le monde continuait de tourner et ça lui convenait parfaitement. Ses deux pupilles vertes fixaient seulement le bâtiment qui allait la couper de sa famille... C'était peut-être ça son seul regret mais c'était pour son bien comme pour le leur qu'elle avait décidé de déménager, de revivre... ici.

Le vent emporta la fumée de sa cigarette, aussi grise que l'avait été une partie de sa vie.Objet à double-tranchant. Si elle éprouvait un énorme soulagement de l’avoir entre les lèvres et d’inspirer la saleté qu’elle créait, cette chose avait également le pouvoir de la tuer à petit feu. Mais, depuis le temps, elle avait saisi que tout ce qui faisait du bien faisait aussi du mal, et inversement. C’était à Kobe que tout allait recommencer pour elle, comme une renaissance.
Et puis, une fois dans le hall, elle n'aurait plus ce plaisir de fumer alors elle profitait des secondes qui lui restaient. Suicidaire? Non... Sylia avait pris l'habitude de consumer une cigarette quand ça n'allait pas.

*Il est l'heure, Yorushi.*

Sylia vérifia qu'elle avait tout. Elle posa sa main sur son petit sac en bandoulière devant elle, se remémorant ce qu'il y avait. On lui avait envoyé tous les papiers concernant sa chambre, l’école, les cours. Okay. Un regard sur sa valise. Elle n'avait rien oublié. Okay. Il ne faisait pas froid, aussi la jeune femme portait un pantacourt noir qui ne la serrait pas du tout puisqu’assez large ainsi qu'un débardeur d'un vert foncé, renforçant la couleur de ses yeux de… mi-française.
Finalement, Sylia attrapa sa cigarette, finissant alors sa vie dans une sorte de petite boite métallique qu'elle avait aussitôt remise dans son sac.

Sylia emmena son bagage roulant vers l'entrée, poussa la lourde porte et se retrouva dans un immense hall, capturant son attention pendant quelques secondes. Elle aimait beaucoup son architecture mais, abaissant la tête, fut dégoûtée de voir tout ce monde. La jeune femme était en train de se projeter dans une ruche, au milieu d’abeilles en grand nombre qui ne cessaient de gigoter dans tous les sens et de parler avec un langage qu’elle ne comprenait pas. Des « Bzz » par ci, des « Bzz » par là. Elle était à deux doigts de crier pour que quelqu’un traduise. Mais, ce n’était que son imagination et les abeilles redevinrent des humains, des êtres comme vous, moi et elle qui discutaient de tout et de rien... qui discutaient un peu trop.
Seulement, tenant toujours sa valise dans sa main, Sylia n’était pas ici pour parler du beau temps, du dernier potin de la journée ou encore de la raison de sa venue. Non. Elle voulait être dans sa chambre et assez vite. Un problème s’imposait : elle ne connaissait rien et dans ce « rien » figurait son chemin !


*C’est pas mon genre mais… Je vais pas rester planter là à attendre une bonne âme… ou plutôt à faire croire que je l’attends !*

Sylia tourna les yeux à droite, puis à gauche. Allez ! Si tous les chemins mènent à Rome, peut-être que tous les escaliers et couloirs de l'école mènent aux dortoirs! La jeune fille roula sa valise en direction d'un escalier, se battit avec pour la faire monter et arriva à un couloir. Seulement, il n'y avait aucun panneau disant " les dortoirs, par ici!". Rien et elle ignorait si elle avait au moins le bon étage ou non! Et si elle demandait? Après tout, Sylia n'était pas du genre à rester clouée sur place et attendre qu'on veuille bien lui prêter un peu d'attention.

Le premier qui passera devant elle… Voilà ! Elle tapota l’épaule de l’inconnu et prit la parole. Sûre d’elle, essayant de paraître plus sympathique que froide mais il fallait croire que le sourire n’était pas trop au rendez-vous, aujourd’hui !


-Excuse moi… Si tu as du temps devant toi, tu peux m’aider à trouver ma chambre ?
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(#) Re: Perdue, recherche Dortoirs [PV Kieru]  Lun 3 Aoû 2009 - 22:21

Kieru venait de quitter son domicile où il résidait en dehors de l’internat. Evidement, le premier endroit où il pourrait vouloir aller en sortant de chez lui serait son deuxième chez lui. L’internat de la ville de Kobe. Bien entendu, pour une fois il était sortit sans trop de problème, il n’y avait pas sa mère et donc il n’y avait pas eu de dispute. C’était peut-être aussi pour cela que son moral n’était pas entaché par la colère et la tristesse. Cette fois-ci ses sentiments étaient un peu joyeux, ne rongeant pas le noir à la première vue bien entendu. Mais il restait tout de même se sentiment de nostalgie qui pouvait ressurgir lorsqu’il se mettait à la recherche de sa chambre. Oui, une fois dans l’internat, la première idée qui lui passe par la tête, c’est de vérifier son casier avant de se diriger rapidement vers sa chambre où il peut s’y enfermer pour lire où dessiner pendant son temps libre. Dans le week-end il y prendrait même son bloc note avant de se rediriger vers l’entrée qui fait aussi office de sortie, de l’internat. Cette fois, ce sentiment de nostalgie était présent parce qu’il souhaitait qu’une chose nouvelle se passe, un peu comme à sa propre arrivée. Non pas qu’il cherchait absolument à résoudre une de ses envies, mais il était en fait très rare que Kieru se sente de bon humeur comme ce jour-ci.

Qu’est-ce qu’il devait réellement se passer dans sa tête lorsqu’il ne s’engueulait pas avec sa mère, lorsqu’il ne la voyait pas aussi. Il est vrai qu’à certains moment, il est triste parce qu’elle se fiche de lui, parce qu’elle l’ignore. Mais ce n’est pas pour autant que Kieru faisait exprès de s’entremêler avec sa mère rien que pour pimenter un peu le jeu. Ce n’était pas qu’il ne voulait pas se fâcher non plus. En fait, il commençait de plus en plus à ne plus trop aimer l’attitude de sa mère envers lui, peut-être commençait-il à peine à la détester. Mais il n’y avait pas que ça non plus. Que pouvait-il aussi bien lui passer par la tête lorsqu’il était joyeux, tout simplement ? Il faut dire qu’il n’y avait pas que ça qui pouvait le rendre joyeux. Parfois il se satisfaisait de lui-même lorsqu’il agissait comme jamais il ne pourrait agir en fait. Comme lorsqu’il pourrait enfin rencontrer une personne normalement. Ca, ça le rendrait très sûrement heureux. Même si à certains moment se voile de bon humeur disparaîtra sous une pluie indigeste… Les minutes ne s’en détourneront pas, et le bonheur est quelque chose qui se gagne durement.


La tête de ce gamin est comme un petit caillou, c’est imprévisible et quand ça se fait jeter, ça retombe toujours mal.

Il s’avança dans l’internat comme à son habitude après avoir prit le train. Il arrivait sans trop se précipiter, il n’avait aucun cours dans la journée mais il avait une folle envie de rentrer chez lui, là où il ne risque pas de s’éterniser dans une dépression. Il était dans le couloir maintenant, c’était à ce moment qu’une main venait tapoter son épaule. À la délicatesse de la main qui semblait se poser puis se relever à une certaine vitesse, vitesse constante pensait-il. À la façon à laquelle la délicatesse pouvait être posée sur son épaule, il pouvait donc deviner, c’était une fille. Un garçon aurait simplement crié pour avertit son futur interlocuteur. Après tout, les garçons ne sont pas physiques et n’ont pas le respect dans la peau. Crier comme les babouins, certains pourraient se limiter à ça pour se faire comprendre. Un babouin crie, certes. Mais à quelque reprise, les babouins à plus de chance de réussir sa démarche qu’un garçon. Il se retourna donc délicatement, pensant que comme c’était une fille, il aurait le temps de se retourner avant qu’elle ne commence à parler. Il voyait juste et pouvait donc se retourner sans trop se précipiter. Il examina la fille en version rapide une fois retourné. Si rapide qu’il n’eut pas le temps de terminer correctement que la fille lui parla. Elle lui avait laissé le temps de se retourner, mais de l’examiner, évidement que non. Elle avait enchainé trop vite pour lui, et après tout ça n’était pas si rapide que ça. Mais là, Kieru pouvait se sentir vraiment lent.

« Excuses moi… Si tu as du temps devant toi, tu peux m’aider à trouver ma chambre ? »

Kieru réalisa bien vite ce que la fille lui demandait, mais il n’avait pas finit de l’examiner de la tête aux pieds. Il avait ce petit rituel qui devait faire avant même de continuer ou de commencer à parler. Pour lui c’était quelque chose d’inconscient, presque d’instinctif. Lorsqu’il eut finit, il réalisa que ça avait duré à peine une seconde, il s’était aussi dit qu’il lui fallait une seconde de plus pour prévoir quelque chose à lui répondre. Parce que oui, pour le moment, il était encore en train de se demander si c’était bien à lui qu’elle parlait. Il secoua légèrement sa tête avant d’entrevoir une réponse qui puisse paraître tout de même correcte. Il n’y avait pas beaucoup de réponse pour ce genre de question. Mais il faut dire que Kieru cherchait toujours les meilleures initiatives à ses réponses. Il se mit soudainement à sourire, effaçant la joie qu’il avait de son visage, prenant une petite inspiration avant de se mettre à parler.
« Salut. »
Il hocha la tête.
« J’ai du temps, énormément de temps. Je peux te le consacrer, ça ne dérange en aucun cas, en fait… Je n’ai pas cours de la journée. Si tu veux, je peux même te faire la visite de l’internat et de ses alentours. »

Il s’annonça correctement et il y avait réfléchit. C’était cette option qu’il avait choisit. Une option simple, personnelle, rapide, non-doutable et surtout, c’était quelque chose de discret. Il n’aurait jamais pu supporter vouloir en faire trop. Il aimait être serviable et savait le faire remarquer. Mais en aucun cas il faudrait demander le nom de la personne où lui poser une question indiscrète sans lui demander son accord. Il est bien sûr qu’il pourrait demander le nom de cette fille au bout d’un moment, mais il faudrait d’abord qu’elle oublie de se présenter ou de lui demander son nom. Car oui, Kieru savait s’y prendre pour obliger les autres à se présenter. Il n’aimait pas vraiment ouvrir la marche, il s’y sentirait incruster dans ce genre de cas.
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