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 La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]

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(#) La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mer 3 Fév 2010 - 20:39

    Fureur, crainte. Peur, colère. Rage, phobie. Si l’on continuerait ainsi, la liste sera longue. Mais vous vous en doutez, Sun ne savait pas quoi penser. Angoisse ou frénésie ? Deux émotions semblable et pourtant si éloigné niveau sens. Notre guitariste, au moment même où il se sentait submergé par ces deux ressentiments, était en train de faire des 200 pas sur le toit. Regardant par moment au dessus du bord puis ouvrant à nouveau la porte, allant se mettre assit dans un coin pour se relevé tout de suite, Sun se sentait stressé sur le point d’exploser. Mais préférant imploser, l’anglais continua à marcher de long en large, de droite à gauche, d’avant en arrière et passons tout les restes de pas possible. M’enfin, vous demander maintenant ce qui le mettait dans un tel état, non ? Eh bien, les raisons étaient simples, mais difficiles à expliquer.

    Soit, revenons quelques jours plutôt. Une semaine, pour être précis. Sun, venant tout juste de s’engager dans une nouvel relation avec Yume Nemaki et filant le parfait amour, apprit même pas 4 jours après, par une rumeur qui courait, que le prof de Philo avait envoyé un jeune homme à l’hôpital en lui tirant dans la jambe. Alors, sa curiosité suscité, il avait cherché à en savoir plus sur ce mystérieux blessé. Mais, on le sait tous : la curiosité est un vilain défaut. Ce fût donc, on ne peut plus choquer que Sun apprit que c’était Yume qui se retrouvait avec un poignet cassé et en chaise roulante. Ce qui, peu à peu, transforma sa tristesse en colère. Notre guitariste s’étonna lui-même de la fureur que l’on peut ressentir, ou plutôt que lui puisse ressentir.

    Donc, sur un coup de tête et le soir même, Sun s’était installé à son bureau. Durant tout le reste de la journée, il avait cherché un truc ^pour se venger. Certes c’était un prof, certes il avait l’habitude de se trimballer avec une arme et sans doute aussi la manie de tirer sur les élèves, mais Sun s’en contre fichait. Il n’aimait pas qu’on fasse du mal à SON amant. Tellement omnibulé par l’envie de venger Yume, notre jeune homme ne suivait plus les cours que d’une oreille distraite, ne mangeait pas et enfin, le soir venu, il s’installa à son bureau, un stylo en main et une feuille devant lui. Il commença ensuite à écrire. Quoi ? Vous le saurez bien assez tôt. Mais quoi qu’il en soit, Sun ne réussi à écrire un mot pour ainsi dire ‘parfait’ qu’au bout du 10ème voire 15ème essaie. Il était alors 23h30, lorsqu’il se recula pour se relire.



"Mon preux chevalier,
Enfin je me lance à vous écrire ces quelques mots.
Mon cœur chancelle rien qu’en vous imaginant poser vos beaux yeux noirs de jais sur ces paroles qui viennent du plus profond de mon être. Il m’en aura fallu du temps avant que je me lance dans ce périple, cette aventure dont on ne connaît la fin, un peu comme ces histoires qu’on doit lire jusqu’au bout pour savoir s’ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants.
Mais voilà, mes sentiments ont vaincu ma raison, ma main se met à écrire par la seule force de mon amour… Pour vous.
Oui, je vous aime, et aimerait tant que ce simple assemblage de syllabes, à la consonance si importante pour moi, parvienne jusqu’à vous. J’aimerai vous le dire en face. Bien sûr, ce n’est pas une décision prise à légère. J’en suis certaines, certaines de ce que j’éprouve à votre égare. Mon cœur semble éclater quand je me mets à penser à vous, je n’en peux plus, il faut que mes mots vous soient connus ! Il le faut ! Pour la continuité de ma lucidité… Un simple égoïsme de ma part…
Si vous le voulez bien, que vous acceptiez d’exaucer le rêve de toute une vie, rendez-vous au toit à 15h30. J’y serais, le cœur palpitant, une tunique claire sur moi, la pauvre princesse en détresse que je suis.
S.

    Une fois relut et fier de son travail, il esquissa un sourire satisfait et la plia délicatement pour la mettre dans une enveloppe assortie au papier à lettre qu’il avait chouré dans le tiroir de sa coloc. Un papier de plus ou de moins, elle n’y verra que du feu. Puis, la posant dans son cahier de cours, Sun alla se couché.
    Dès le lendemain, ses coloc étaient déjà tous partie, notre guitariste sortie à nouveau l’enveloppe pour y mettre la touche finale : quelques goûtes du parfum « Alien » qui faisait cocoter sa coloc.

    Un sourire afficher sur son visage, il alla poster la lettre dans le casier du prof avant de se dépêcher pour ne pas rater les heures de cours qu’il avait devant lui. Sun n’essaya même pas de se concentrer et suivre un minimum de cours, trop excité à l’idée qu’il allait faire. Mais, plus l’heure de rencontre avançait et s’approchait dangereusement, plus Sun ne sut quoi pensé. L’excitation se transforma alors en anxiété pour atteindre le point de stresse culminant lorsqu’il s’engagea sur le toit à 15h25.
    Pour savoir le reste, se référer au début de ce RP et alors attendre la suite.


Dernière édition par Sun Johnson le Mer 14 Avr 2010 - 18:44, édité 1 fois
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mer 3 Fév 2010 - 21:59

Soundtrack

    On s'imagine que c'est simple la vie d'un yakuza, que c'est l'aventure, la vie de bohème, qu'on fait ce qu'on veut quand on veut. C'est majoritairement vrai quand on y pense, mais il y a aussi ces mauvais côtés, le passé qu'on sacrifie, la famille qu'on oublie, les femmes. On en a à la pelle, mais aucune qui nous aime, aucune qui ne sera là quand vos larmes s'éclatent par terre. Le bonheur est comma la neige, ça nous arrive dessus, doux, pure, et ça fond.
    Philosophie de Pare-choc tiens. Je me levais pour regarder ma sale gueule dans le miroir de la salle de bain, il devait être cinq ou six heures du matin. J'étais matinale, l'habitude de la taule je pense. Au moins je pouvais prendre ma douche en premier sans attendre derrière mes colocs.
    Allez, douche,clope, thé, clope,saké, clope. C'est bon, mes colocataires se réveillent avec leur éternel tête de zombi. Moi je suis déjà en costume-cravate, je suis entrain de nouer mon noeud de cravate d'ailleurs, devant la glace, je vois quoi dans ce putain de reflet, tout ma sale gueule. Putain, quand je pense qu'y a une semaine j'ai tiré sur un gosse. Nan, en faite, lui avoir tiré dessus ça me gène pas, c'est le fait que ça me gène pas qui me gène. Je me suis fait comprendre? Je suis pas sur...

    Je sort, je monte sur ma moto, je jette ma cigarette et met mon casque et part vers un distributeur, je prend deux paquets de Red Apple histoire que ça me fasse la journée, puis je remonte et repart, j'arrive a mon casier, je l'ouvre, rien, vide, uniquement quelques bouquins de philo, une batte et c'est tout. J'y dépose mon casque, puis je retire ma veste, dévoilant par-dessus ma chemise mon holster avec mon arme. Je retire les deux. En cours, je risque pas grand chose. Je les dépose dans cette "boite" de métal et les regard quelques instants. Certainement mes amis les plus fidèle. Enfin.
    Sans rien ajouter je referme la porte du casier d'un mouvement sec, le bruit du métal vibre alors que je vais à pas lâche vers ma salle de cours. J'ai une bonne demi-heure d'avance sur tout le monde, mais je m'en fou, j'ai rien d'autre a foutre alors franchement.

    Puis le temps passa, les élèves arrivent, je clash, ils ferment leur gueule, puis la récré. Je bouge pas de la salle de cours. J'en suis à la moitié de mon paquet de clope, et j'continue la cadence. Putain, j'crois que je dois plus avoir de poumon. Dans deux trois ans je cracherais mes poumons, c'est claire, dans cinq ça sera du goudron et dans huit ça sera entre quatre planches de sapin.
    Un autre cours arrive, puis 12h, l'heure du repas. Putain, j'ai même pas faim et c'en est blasant. Pourquoi j'suis comme ça aujourd'hui? Pourquoi un putain de coup de blase? Bah, le coeur à des raisons que la raison ignore, c'est ce qu'on dit.
    J'ouvre mon casier pour prendre mon casque et ainsi me jeter sur ma moto pour aller acheter un truc a graillé quand je vois cette putain de lettre. Bordel, ça m'intrigue.
    une jeune étudiante, oui, certainement, roh, les rapport prof-étudiant sont interdis. Enfin, si on le sait pas, et si elle est canon, et si elle a la majorité sexuelle?
    Avec des si on mettrais Tokyo en bouteille disait ma vieille grand-mère. Et bien nous verrons si cela est vrai!
    Je manges pas finalement, je fume quelques clopes de plus en sirotant un thé d'une de ces machines automatique. Le de l'aprés-midi passe, puis vient le moment fatidique. J'ai pris ma descision, je vais voir qui m'a écrit cette lettre.
    Je marche jusqu'a mon casier, l'ouvre et la prend. Je regarde mon flingue, "pas besoin de le prendre", voila ce que je pense. Pourtant l'avoir loin de moi, ça me déplait. Tant pis.

    Je prend une clope de mon paquet. Le premier est vide maintenant. D'un geste désinvolte je le balance dans une poubelle du couloir et me dirige vers le toit, la lettre dans la poche intérieur de ma veste. je grimpe les escaliers en me tenant à la rembarre métallique. J'ai encore ces mots dans ma tête, ce parfum dans mes narines. Putain j'ai le coeur qui bat comme un gamin a son premier rencart.
    Je sort mon zippo, d'un cliquetis je l'ouvre, d'un geste je fais rouler la pierre. Je m'immobilise quelques secondes. La chaleur de la flamme lèche mon visage alors que le tabac se consume sous mes aspirations. je sent le gout si particulier dans ma bouche puis sur ma langue. Je referme le briquet dans un cliquetis alors que je ferme les yeux pour me calmer. J'ai l'impression que mon coeur vas exploser. Journée de merde tiens.

    J'ouvre la porte du toit dans un grincement sinistre, au début, le soleil m'aveugle, je me cache le visage le temps que mes yeux s'habituent a cet apport de lumière, puis je vois le môme là bas. C'est un mec. Je me suis fait enflé? Je fais quelques pas vers l'inconnu, la porte se referme et je balance :


    -Hé Gamin, cet endroit est interdit aux élèves...alors barres ton p'tit cul de là...

    Si ça se trouve, il a fait peur à S. elle l'a vu la et à préféré partir. Connard...
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Ven 5 Fév 2010 - 22:25

    Droite gauche. Gauche droite. Mur de gauche, mur de droite. Avant, arrière. Porte. Coup d’œil vers l’extérieur –ou plutôt intérieur-. Rien ni personne aux alentours. Stressé comme il l’était, Sun était bien partit pour faire une bonne dizaine de kilomètre et usé le revêtement du sol. Soupirant une énième fois puis se dirigea vers le bord du toit. Devant lui s’ouvrait le vide. Si maintenant il lui arrivait, par simple mégarde, de glisser sans être assez rapide pour se rattraper à la colonne de pierre, il en aurait pour bien 20 mètres pour réfléchir sur son destin. Peut-être que dieu fera défilé un best-off de sa vie devant ses yeux ? M’enfin, tant qu’à faire, plutôt mourir que de faire face au barge. Argh, insupportable cette vue du vide. Se sentant prit de vertige, Sun se redressa et ferma les yeux, une main s’accrochant à la colonne de pierre. S’efforçant de calmer sa respiration, il sentait qu’il n’allait pas tenir plus longtemps. Se sentant déjà défaillir, notre jeune homme prit un bruit affreux en compte. Celui du crissement de la porte qui s’ouvre.

    Ce fût donc, plein d’espoir que ce n’était qu’un élève égaré, que Sun se retourna. Le rictus de ses lèvres qui devait matérialiser un sourire, s’effaça instantanément à la vue de cet homme. Notre guitariste crut réellement que son cœur allait s’arrêter. Alors, occupé à ne pas crever sur place, Sun s’efforça à paraître calme, bien que son stresse venait d’atteindre un point critique.


    -Hé Gamin, cet endroit est interdit aux élèves...alors barres ton p'tit cul de là...

    Ce furent ces paroles que, bizarrement, donnèrent une once d’espoir à notre jeune homme. Certes, la voix de l’homme était grave –avec toutes ces clopes- et visiblement, le prof était énervé, ce qui pouvait aussi se comprendre. Mais avait-il au moins découvert qu’il était victime d’un coup monté ? Sans doute, vu la façon dont il réagissait. Ce fût aussi à l’instant même où le philosophe prit la parole, que Sun se rappelait pourquoi il lui avait écrit cette lettre, l’invitant à le rejoindre sur le toit et digne d’une psychopathe-fan-girl. Rien que la pensé à ce petit bout de papier, lui arracha un sourire amusé et, bien qu’il était encore stressé, sachant pertinemment qu’il ne fallait pas grand chose pour que ce prof tire sur tout ce qui bouge, eu le courage de répondre tranquillement, mais fermement :

    « Non. » Une réponse monosyllabe, dit d’une voix bien décidée, lui donnait assez de courage afin de continuer sur sa lancé « Je sais que tu es prof et que, généralement, les élèves leur doivent respect … foutaise toutes ses règles ! J’en ai rien à faire de ce que tu penses, ou pourrais penser. » Sun s’arrêta quelques instants, observant les réactions de l’homme, avant de reprendre tout aussi fermement « J’exige, sur le champ, des explications sur le pourquoi du comment tu t’es promené avec une arme et pourquoi tu as choisis Yume comme cible. »

    Non non, je vous jure, Sun n’est pas suicidaire. Bien qu’il joue sans doute avec sa santé, voire même sa vie, il garda son regard figé sur Harima. Le stresse, bien que encore présent, s’était fortement atténué faisant maintenant place à la colère. Cette haine qu’il ressentait envers ce meurtrier –appelons les choses par leur nom- était inégalable. Sun le savait, mais ne se laissa pas déstabiliser.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Lun 8 Fév 2010 - 19:24


    La loose avec un grand L. Je venais de comprendre que le connard qui était en face de moi avait probablement écrit cette lettre à la con, pourquoi? Je n'en avais au début aucune idée, pas la moindre du tout, après tout, cet inconnu qui avait un de ces air d'émo de service
    Ouais, sapé de noir avec sa gueule de pucelle, rond. Que pouvait bien me vouloir le vairons de service? Ouais, j'avais remarqué que l’œil gauche étant d’un bleu terne, à la limite du gris, l’autre ayant un bleu plus profond. Il avait dans son regard une sorte de haine profonde. Quoi, qu'est-ce que je lui avait fait? Je lui avait piqué son biberon au mioche?

    Enfin, perso, c'était pas le genre personnage a m'impressionner.En plus, il devait faire quoi, une tête facile de moins que moi, alors franchement. Tout cas est il que le mioche se prenait pour un caïd. "Non", ouais, d'accord, tu veux jouer ton mariole en faisant le rebelle. Tu te crois où mon garçon? J'suis pas un de ces profs pédales douce qui se font mettre en boite par leur élève. Alors j'ai commencé à faire un pas vers le mouflet quand il a commencé à déblatérer ses conneries du genre que j'étais un prof et que patatipatata...

    Je m'en foutais mais alors un truc monstre, franchement, il pouvait dire toute ses conneries me réciter l'Odyssée par coeur, me faire un numéro de claquettes j'aurais eu la même réaction passive du "je m'en fou".

    Le seul truc qui me choqua, fut l'énoncé de ce Yume sur lequel j'aurais visiblement tiré. Mais qui est Yume? Moi je demande pas un nom de quelqu'un quand je lui tire dessus. Je le fais, ensuite, on improvise!
    Yume, nan sérieux, ça me disait rien. Bon, usons un peu de logique, on a un gamin en face de moi, donc, j'ai du tirer sur un autre mioche, et le seul mioche sur-lequel j'ai tiré c'est le moche la dans mon appartement car il fouillait des choses qui étaient pas à lui. Ha, ok, bah ouais, c'est cool mon gars.

    J'ai commencé à faire quelques pas vers lui, le sol était doucement, mais inexorablement martelé par mes pas, ce qui rendait à la scène un air de règlement de compte un peu à la western. Il pensait a quoi ce mioche? Sincèrement, que son petit manège allait me faire effet, et puis Yume, c'était qui pour lui? Son frère? Certainement pas vue la différence physique flagrante, alors quoi. Je me postais à quoi? Même pas un mètre du clown et j'lui ai balancé dans la gueule :


    -C'est qui pour toi Yume? Ton p'tit ami? Ton meilleur pote?

    Je pris une bouffée de ma cigarette et renvoyer la fumée vers la gueule du trou du cul en herbe. Putain, quel merdeux, il méritait une bonne claque dans la gueule et rien d'autre. Ainsi, je lui lançais une nouvelle réplique d'un air dédaigneux :

    -Pauvre tâche vas... Retournes te toucher avec tes potes aux lieux de venir chercher les noises aux grands.

    Non, j'ai jamais dit que je faisait dans la poésie...
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mar 16 Fév 2010 - 12:17

    «Ton P’tit ami ? Ton meilleur pote ? » Eh voilà. Si Sun avouait qu’il était avec Yume depuis peu, ce serait comme s’il trahissait la confiance de son amant, sachant par expérience que ce dernier avait horreur de s’afficher en public au bras d’un autre homme. Si maintenant notre guitariste disait quelque chose, il n’oserait sans doute plus le regarder en face et dans les yeux. Ah, mais attend ! Cet homme complètement dérangé n’étai en aucun cas dans le droit, ni même dans le besoin de connaître une information aussi confidentiel. Donc, bien décider à ne rien révéler ce connard de philosophe, notre jeune homme croisa ses mains derrière son dos et continua à soutenir le regard du dénommé Harima. Celui-ci reprit la parole

    -Pauvre tâche vas... Retournes te toucher avec tes potes aux lieux de venir chercher les noises aux grands.

    Les muscles de la mâchoire de notre guitariste se raidirent lorsqu’il serra les dents et fronça les sourcils. Accentuant quelques peu son regard, il s’avança doucement. Sun savait qu’il ne courait aucun danger, ou du moins, voulait le croire. Le prof s’était préparer à avoir rendez-vous avec une fille sur le toit et n’avait donc, sans aucun doute, pas prit ses colts, révolvers, carabine ou je-ne-sais-quoi-d-autre avec lui. Pourtant, une petite voix disait à notre cher ami de faire attention, au cas où l’ex Yakusa décidait d’en venir aux mains. Face à un homme de cette taille et cette corpulence notre petit Sun serait rapidement réduit en bouillis.

    Mais, refoulant cette idée, il resta arrêté à un pas, deux à tout casser, du barje. De là où il se trouvait, Sun sentit l’odeur de la cigarette à plein nez. Il inspira profondément, le visage impassible. Puis, se penchant en avant, il s’avança légèrement et dit tranquillement :


    « Peut t’importe ce que représente Yume pour moi. Au fond tu n’en as que faire. Si je te disais que c’est mon meilleur ami, mon amant ou mon ennemie, ta réaction sera la même. » Sun redressa légèrement son menton et, sans quitter Harima des yeux, il continua « donc au lieu de dire des paroles insensées à ce point, tu me réponds. Maintenant. »


    Sun avait rapidement ajouté le « maintenant » pour que le prof comprenne bien qu’il ne plaisantait pas, comme il aurait sans doute tendance à le croire. De plus, de cette manière ce merdeux était bien obligé d’admettre que c’était un ordre et non une demande. Alors, attendant une quelconque réponse, Sun se recula légèrement, agrandissant ainsi de quelque malheureux centimètre son périmètre de sécurité face au salaud.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mar 9 Mar 2010 - 11:58

    C'était étrange la façon dont réalisé le gamin, je sais pas, comme si c'était une affaire personnel. Putain, les gamins, que dieu me protège d'avoir un fil ou une fille, et ceux que se soit pour mon bien comme pour le leur.
    En tout cas, je crois que ça m'a amusé de voir la gueule du gosse quand je l'ai vané, genre le mec qui fronce les sourcils, fait sa tête de vénère, il croyait quoi? Qu'il allait m'impressionner? Moi? Le Great Teacher - ouais je sais, c'est un délire que j'ai eu en lisant un manga, je me sent un peu comme ce prof là, onisuka, fin bref - sérieusement, il pensait pouvoir ne mettre plein la vue à un ancien -peut être pas si ancien que ça - yakuza?
    En tout cas il avait du cran, à moins que se ne soit de la folie. Il s'approcha de moi, il devait se dire que je ne devais pas être armé. Gamin, la meilleur arme d'un hommes c'est ses deux grosses paluches, et jte jure j'avais qu'une envie là, lui balancer dans sa salle petite gueule d'émo en mal d'amour.

    Ca vous est déjà arrivé de penser qu'on lisait dans vos pensés? Moi si, la preuve en image, il s'arrêta juste devant moi, à un pas, assez suffisant pour que je le frappe, mais ce qu'il fallait pour tenter une esquive. Tout cas est-il qu'il n'était pas dans mon espace vitale, cette zone que l'on peut définir par une longueur de notre bras, mais passons, le p'tit con commença une envolé lyrique et là, je sut, c'était un travelo, encore un de ces gosses qui roule des patins à leur pote sous la douche, putain, je sors de prison pour plus voir de village people et je retombe sur un autre gaye. Vie de merde...
    Pauvre tarlouze...

    Ouais, je vous entends "oh l'homophobe", j'en ai pas peur, j'aime pas c'est tout, soyons logique, c'est pas naturelle, sinon comment tu veux assurer la survie de la race? C'est du darwiniste mon gars! Quoi que j'aime bien les lesbiennes. J'suis comme elle, j'aime les femmes...

    Bref, le policier - sauf qu'il avait rasé sa moustache - me lança un truc que j'ai pas kiffé comme dirais les jeunes : "Donc au lieu de dire des paroles insensées à ce point, tu me réponds. Maintenant"

    Attends attends gamin, d'où tu crois pouvoir me donner un ordre? Tu m'as pris pour ton pote? Pour un de tes sbires? Un mec de ton groupe de pédale à frange? Je restais impassible, mis au fond de moi il y avait cette petite voie qui me hurlait "VAS Y!!! DEMONTE LUI LA GUEULE!!!" et une autre toute petite aussi "non, soit gentil...Tu es prof, tu doit être sage..."
    Je sorti une autre cigarette, balançant celle consumé au pieds de Sun, je le fixait un instant de mes yeux blasés. Pauvre gars vas, je me suis alors retourné en balançant un :


    -Tocard... Ta même pas été capable de protéger ta pédale de Yume. Met pas ta faute sur celle des autres.

    Et je commençais à me rediriger vers la sortie, mais je le jurer sur les dieux, si la p'tite frappe n'essayait ne serais-je qu'esquisser un mouvement pour me frapper, je lui fouterais la branlé du siècle et ça serait avec une paille qu'il devrait bouffer ses prochains repas.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Jeu 11 Mar 2010 - 18:04

Sun soutenait longuement le regard du prof, laissant le silence s’installer entre eux. Observant discrètement le visage, les yeux et la bouche, du philosophe, Sun remarqua que ce dernier semblait bel et bien énervé. De l’étonnement, il passa en une fraction de seconde à la haine. Pourtant, il arrivait admirablement bien à se retenir. Peut-être était-il sur le point d’exploser et, à vrai dire, c’était le but de Sun.

Il était insolent, énervé et sans doute très chiant. Sûrement, donc, qu’une bonne raclée lui ferait le plus bien. Dans où cela restait à des coups point, des os brisés ou une épaule déboité, Sun serait vite remit à sa place. Ainsi, au moins, il ressentirait la douleur de Yume lorsqu’il s’était retrouvé à l’hôpital avec une balle dans la jambe.

Arborant donc cette manière de pensée, ainsi qu’une mine neutre, il observa rapidement le prof, l’écouta parler et le regarda se détourner et partir. Il réagit au quart de tour et lui emboîta le pas. Atteignant la porte avant lui, Sun se plaça dos à elle et, regardant le prof dans un froncement de sourcil, il dit froidement :


« Non. Je ne te laisserais pas partir, tant que je n’aurais pas de réponse concrète et d’une excuse valable sur le pourquoi du comment tu as choisis Yume. »

Sun soutenait à nouveau et sans problème le regard furieux du prof, gardant tout de même ses autres sens alertes. Ainsi il pourrait feindre une esquive de l’éventuelle attaque du prof. Mais, comme dit auparavant, il bien se laisse faire, même s’il devait crever dans d’atroce souffrances sur place.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mar 23 Mar 2010 - 16:46

    Putain, il cherche les baffes la tarlouze là? C'est ça, c'est un putain de sadomasochiste, bordel il fallait que ça tombe sur moi, il fallait que je tombe sur quasiment le seul fêlé du lycée, c'était bien ma veine.
    Allait connard bouge de devant cette porte, bouge de là je te dis ou je vais te défoncer la gueule, tu comprend, t'éclater à coups de poings dans ta sale face, te briser chacun de tes os un par un juste pour avoir la satisfaction de t'entendre hurler et demander pitié, je vais t'arracher chacune de tes dents, lentement, doucement, pour que tu souffres bien avant d'arroser chacune de tes plaies par de l'acide.
    Je crois que je m'emporte là.


    « Non. Je ne te laisserais pas partir, tant que je n’aurais pas de réponse concrète et d’une excuse valable sur le pourquoi du comment tu as choisis Yume. »

    Stop, temps mort, la tu me gaves, ouais mais alors vénère, "Yume par ci", "Yume par là", connard ton Yume a voulu jouer au plus malin et tu crois quoi, que je dois m'expliquer avec une pédale d'émo comme toi? Mais tu t'es cru où la? Ici sur ce toi ça allait plus être Kobe, ça allait être Bagdad!
    J'attrapais le col du jeune homme et le repoussais violament sur la droite. Gardant ma main agrippé à son haut, je le menaçais :


    -Tu redis la moindre phrase, tu ouvres la bouches pour parler, je te le jure tu souffriras comme ton p'tit copain...

    Ma main gauche qui le menaçait voyaient ses jointures devenir blanches tellement mon poing se serré. Je le juerais s'il ouvrait son claque merde, je lui ferait passer l'envie de m'emmerder et lui ferait comprendre la signification du mot respect.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mer 24 Mar 2010 - 19:12

Sun n’avait qu’une envie : venger Yume. Mais maintenant qu’il se retrouvait devant ce prof, qui avait quand même tiré sur son amant et qui n’était pas réputé pour être super gentil, il se sentie défaillir. Non pas au point de se retrouver paralysé de peur et de ne plus rien réussir à dire un mot. « Considère la peur telle ton ami, et non comme ton ennemie car elle est la preuve à quel point tu tiens à la vie » certes, mais là ce cette citation n’entrait pas en vigueur étant donné que Sun avait peur de l’homme mais faisait tout pour l’énerver encore plus. Non, il n’avait pas de tendance suicidaire, oui il tenait à sa vie, mais alors, pourquoi ?

Mais, l’anglais n’eut pas le temps pour y penser d’avantage. Evidement, Sun avait réussit à deviner les intentions du philosophe – un petit tic qu’avait tout les hommes ou femmes avant de passer à l’acte et frapper, l’avait grillé- mais, comme dit avant, Sun resta en place et se laissa violement remettre en place. Ainsi, il se retrouva projeter sur la droite et eu tout juste de rentrer la tête dans les épaules pour pas se l’éclater contre le mur.

Il n’eu donc pas trop de mal à retrouver le regard furieux –pour pas trop changer …- du prof qui lui fit bien comprendre que s’il ouvrait la bouche, il souffrirait autant que Yume. Tant mieux, allais-je dire. C’était l’idée principale de Sun. Mais il n’allait pas l’avouer et continuerait tout simplement comme ça. Ainsi donc, ce connard de philosophe ne voulait pas qu’il parle ? Très bien, il ferait le contraire.

N’hésitant alors plus très longtemps, il agrippa la main de Harima et, enfonçant ses ongles dans la chaire, il garda le regard rivé sur le prof. Les muscles de sa mâchoire se contractant, il accentua son regard et … le coup parti. Un coup de poing bien placé, atteignant le prof à la mâchoire. Alors que celui-ci se recula sous le choc, Sun se délivra et partit hors des champs d’atteinte de l’homme. Mais, il s’arrêta rapidement … devant le bord du toit. Oui, dans la hâte il n’avait pas réfléchit et n’avait pas pensé de sortir par la porte.

Alors, se retournant lentement, il voyait, non sans étonnement, le prof s’approchant lentement de lui. Trop lentement. Il avait arboré un air encore plus furieux que d’habitude sur son visage. Sun se sentit paralysé. Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Ses muscles, tétanisés, ne répondaient plus. Rah bordel, bouge-toi de là ! Sauve-toi tant qu’il en est encore temps ! Bordel de merde !
Dans un instant de panique, il gueula

« T’APPROCHE PAS !! »

Bien que sachant pertinemment que ses paroles n’auront aucun effets sur le prof …
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Sam 3 Avr 2010 - 8:24

    Le poing qui lentement se lève, non, il ne vas pas oser frapper un prof? Si, vraiment? La douleur aigu au menton, ce poing vengeur qui vient de vous frapper, cette rage alors qui nait, cette envie de tuer, cette envie d'arracher la carotide du jeune homme à main nue ou mieux, d'un coup de mâchoire, de voir le sang couler au sol et de le voir mourir, lentement, suffoquant dans son propre sang.
    Je fais un pas en arrière de surprise, je commence a réalisé qu'il vient de me frapper, moi!
    Je pause ma main sur le lieu de l'impacte, je sent un mince filet de sang couler de ma lèvre, le gout cuivré du liquide est rassurante, ce liquide chaud faiseur de vie. Sun, Sun...
    Sais tu que le diable danse au claire de lune?

    Je tourne doucement ma tête vers toi, tu vois mes yeux? Ce regard carnassier? Ce regard d'un chasseur qui voit que sa proie ne peu s'échapper, je fais un pas en ta direction, puis deux, tout mes geste sont contrôler, tu n'as nul par où aller, tu es condamné!
    Je ne suis que rage et haine, je suis Jack, le côté refoulé d'Harima - nan, je déconne, je ne suis pas skyzo, quoi que... -
    Son cri, vous entendez ce cri :


    « T’APPROCHE PAS !! »


    Je le trouve tellement doux à mes oreilles, j'arrive sur lui, d'un geste simple, presque expert, je me saisit de son bras, d'un mouvement rapide, violent, je frappe son articulation, le bras fait un nouvel angle, mais peu conventionnel, je viens de lui briser en deux, une belle frappe, une belle fracture.
    Je n'entends même pas ses cris de douleurs, je suis trop haineux pour les entendre, d'un geste, je l'attrape par le col et le penche au dessus du vide, je le regard, j'ai le sourire au lèvres, j'ai du sang sur ma chemise blanche, mais je m'en fout, je souffle comme le ferait un bourreau à un condamné à mort :


    -Une dernière volonté?

    Je n'ai pas l'intention de le lâcher, mais je veux qu'il ai peur, je veux qu'il m'implore, oui, on pourrait dire que c'est du sadisme, mais il m'a trop énervé pour s'en tiré à si bon compte.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Dim 4 Avr 2010 - 11:02

Une douleur ? Non, on pouvait même plus appeler ça « douleur », c’était tellement plus fort. Sun s’était déjà faite des égratignures, avait vu des bras cassés dans les films et documentaires à la télé, mais jamais, oh non jamais, il n’aurait put s’imaginer à quel point ce pouvait être douloureux, insupportable même !
Au moment même où le prof lui attrapa son bras, Sun se doutait ce qui allait suivre. Il posa sur lui un regard remplit de crainte espérant vainement que ce putain de philosophe ne fasse rien. Que l’immobilisé. Rien d’autre … Mais, alors qu’il leva sa main et l’abattit en direction du coude, Sun ferma les yeux et détourna rapidement le regard. Non, il ne voulait pas voir comme son bras formerait un autre angle. Il ne prit en compte qu’un bruit abominable, une sorte de « crac » et une horrible douleur qui suivit. A l’instant même où son bras fit un autre angle, la douleur se rependit instantanément dans son corps, lui arrachant un énorme cri de douleur. Surement que celui-ci se laissait entendre dans tout le lycée, n’empêche, qu’il ne pouvait faire autrement.

Il sentait que ses larmes montaient. Non, pas pleurer, surtout pas pleurer, pas devant le prof. Sun se mordit l’intérieur de la joue et ferma les yeux, crispant le visage. Insupportable. Horrible. Il luttait pour ne pas perdre connaissance au moment où il se sentit attraper et pousser en arrière. Il pouvait sentir le vide sous lui et tournant doucement la tête, il ouvrit les yeux. Le cœur de notre jeune homme ne fit qu’un bond, en voyant la hauteur à laquelle il se trouvait. Et si ce connard de prof le lâchait, par pur sadisme de le voir s’écraser au sol ? Il en serait, sans aucun doute, encore capable.

Portant ensuite son regard, emplit de crainte et de douleur vers le prof, il constata avec effroi que celui-ci souriait. N’avait-il donc aucune pitié ? Ouais, Sun connaissait son passé de Yakuza et oui il savait aussi qu’un bon Yakuza ne connaissait pas la signification de « pitié ». Ainsi donc, bras gauche pendant comme mort, les vagues de douleur successive lui traversant le corps, l’anglais sentit une larme traverser ses paupières, rapidement suivit par d’autre. Il avait jusqu’alors essayé de contenir ses pleurs du mieux qu’il pouvait, mais la douleur venait d’atteindre son summum. Demander pardon ? S’excuser ? Implorer ? Demander pitié ? Tant de chose qu’en temps normal Sun n’aurait jamais fait. N’empêche que quand on a un bras cassé qui pendait lâchement le long du corps et qu’on était à deux doigts de tomber et s’éclater à 20 mètre sur le béton, alors je pense que même le plus réfléchis d’entre nous ne réfléchirait pas plus. Ce fut d’une voix étranglé, hésitante et entre coupé, que Sun parla

« Non … je … t’en supplie … je … » il ferma un instant les yeux, sentant une autre vague de douleur prendre possession de lui, avant de reporter son attention sur le prof, grimaçant « je … traites moi de tout les noms … fait moi ce que tu veux … mais … ne … fait pas ça. Je … je… suis trop jeune pour … mourir »

Sun referma les yeux, pinça les lèvres et se mordit la joue, ne pouvant soutenir le regard du prof plus longtemps. Etait-il réellement près de tuer un élève en le balançant par dessus le toit ? Certes, le philosophe avait la vie de plus d’un être humain sur la conscience, mais était-ce vraiment ce qui devait attendre Sun, juste parce qu’il l’avait frappé ? C’était quand même ce que l’on appelait plus communément de l’auto défense, non ? L’anglais était dans une mauvaise posture, il n’aurait pas put faire autrement. Si, il aurait put se laisser faire, mais qui dit qu’Harima n’aurait pas fait pire que de lui casser le bras ? Mais, en y réfléchissant bien, Sun l’avait cherché. Il avait provoqué la colère de l’homme. Il n’avait que ce qu’il méritait. Mais la mort, ne serait-ce pas aller un peu trop loin ?

Les doigts de son bras droit se tenaient au poteau de pierre qui se trouvait juste à côté de lui. Certes, il aurait tout le mal du monde à se tenir, étant donné qu’il était gaucher et qu’il n’avait pas autant de force dans le droit que dans le gauche, mais le simple fait de sentir la pierre entre ses doigts le rassurait. Sun ouvrit à nouveau les yeux, reportant un regard tel une proie craintive jette à son prédateur avant de mourir, avant de détourner à nouveau la tête. La simple vue de cet abominable sourire lui faisait amèrement regretter son geste.
Lâchant ensuite la colonne de pierre, il attrapa d’un geste vif le poignet de l’homme. Au cas où celui-ci venait à le lâcher, Sun tomberait, entrainant le philosophe avec lui, dans sa chute …
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Lun 12 Avr 2010 - 13:05

    Tu souffres? Tu as mal? Pauvre petit choux, Ouin-ouin, je veux ma maman! Ca fait quoi de se faire frapper l'émo de service? On se sent en vie hein? On se dit que l'on veut vivre, que l'on ne veut pas mourir, que l'on veut s'accrocher, que l'on refuse de tout quitter!
    Oh, je vous vois déjà entrain de vous dire "ce mec n'as pas de coeur, il est sans pitié", tss, comprenez vous seulement ce que veux dire le mot pitié? Prendre quelqu'un en pitié, il n'y a rien de plus insultant, il n'y a rien de plus blessant. La pitié était un manque totale de respect de la personne. Alors oui, si vous voulez, je n'ai pas de pitié et je suis un monstre, mais je l'assume.

    D'ailleurs en parlant de monstre, je n'avais qu'une seul envie, c'était rire, rire tel un dément quand le "jeune homme" si tant soit peu que l'on puisse appeler cela un homme se saisit de mon poignet avec force, comme s'il pensé pouvoir me retenir, comme si en s'accrochant a moi il prolongé sa vie de quelques centièmes de secondes. Je crachais un peu de sang sur le sol et commençait à débiter :


    -Tu sais, on peu calculer le temps de chute d'un objet sous la forme t²=2hauteur+g. Soit dans ce cas, avec une hauteur de 20m, un g d'environ 9, je dirais que tu mettrais un peu plus de sept secondes avant de te fracasser sur le sol.

    Je marquais une courte pause avant de rire, un rire dépourvus de la moindre humanité, un rire que l'on pourrais aisément qualifié de cruel. Je continue :

    -Comme quoi la physique ça sert de temps en temps.
    Tu vois Sunnyboy, dans la vie y a des gens, faut pas que tu les emmerdes, car ils sont plus fort que toi. Ouais, c'est ça dans la vie t'as les forts et t'as les faibles, et y aura toujours un plus fort que toi.
    Et quand y a un plus fort que toi, tu l'attaques pas.


    Je fit un léger break, et, avec une certaines violence, je balançais Sun vers le sol en béton du toit en continuant mon monologue :

    -Avant d'essayer de reporter tes fautes sur moi, remet toi en question, ton Yume a fait le con, il en a payé les conséquences. Si t'as des questions poser, demande le a lui, pas a moi. En venant me voir t'as chercher quoi? Rien hormis essayé de te déculpabilisé, t'as juste tenter de fuir, fuir car t'aurais dut être là pour lui, t'aurais dut prendre la balle pour lui, t'aurais dut l'empêcher de faire ce qu'il a fait.

    Là, tu viens de recevoir la punition dût a tes actes, maintenant, tu dois assumer. Fuir encore? Pu faire face en acceptant.


    Je marquais une courte pause avant d'ajouter, dévisageant Sun de mes grands yeux sombres :

    -Alors, que fais tu maintenant...
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Lun 12 Avr 2010 - 15:45

Sun ne voyait plus rien et n’était plus en mesure de réfléchir correctement. La douleur lui embrouillait l’esprit. Heureusement, dirais-je, qu’Harima le tenait encore par le col le maintenant ainsi debout. De sa main droite, Sun lui avait agrippé le poignet mais avait gardé le regard rivé sur le sol. La voix du prof lui semblait bien lointaine, néanmoins, il distingua quelques mots, qui s’apparentaient plus à des reproches qu’à des paroles en l’air.

Il commença par parler de physique. Bordel ! Qu’est ce qu’on avait à faire de physique dans ce cas ? Sun était sur le point de finir en bouillie écrasé contre le sol 20 mètres plus bas et ce connard lui parlait de physique ? Et non justement, ça ne sert à rien. Il continua, se perdant dans sa logorrhée. Sunny Boy. Cette façon de l’appeler eu l’effet d’une énorme baffe sur notre jeune homme. Sunny boy … il n’y avait eu que Yume pour l’appeler ainsi. De quel droit ce connard s’autorisait-il d’emprunter ce surnom? Putain, qu’il aille crever en enfer!

Sun porta sur lui un regarde emplie de crainte, de haine et de douleur. Il voulait répliquer, ou du moins « tenter » de dire quelque chose, lorsqu’il se sentit soulevé. Une petit lueur d’espoir de ne pas avoir à réfléchir sur son avenir pendant 7 secondes de chute, illumina son regard, mais disparut si tôt que l’enfoiré de philosophe le souleva du sol et le jeta de manière violent contre le sol. Sun tomba sur le dos et se cogna la tête, pendant qu’une violente douleur éclata au niveau de son coude, l’envoyant directement dans les ténèbres de la nuit.

Lorsqu’il reprit connaissance -ce pouvait être deux minutes après, comme ce pouvait être deux heures et deux jours plus tard- Quoi qu’il en soit, Harima était encore là, se tenant devant lui. Sun cligna plusieurs fois des yeux le temps qu’ils s’accoutument à nouveau à la lumière du jour et constata avec effroi que le prof le regarda. Un regard froid, non, glacial. Un frisson parcourue le corps de l’anglais, mais il arriva à garder son regard fixé sur l’Homme. Il se redressa légèrement, mais un cri de douleur le résigna. Sun ferma les yeux et crispa le visage dans un rictus traduisant sa souffrance.

Il attendit que la douleur s’apaise légèrement, sachant pertinemment qu’elle ne disparaîtra jamais totalement. Alors, se soutenant de son bras valide, il prit son courage à deux mains, serra les dents et se redressa, se retrouvant assit sur béton. Recroquevillé sur lui, yeux fermés, il se mordit sa lèvre inférieure, réprimant ainsi un second cri de douleur. Puis, après avoir réussit à prendre un peu sur lui, Sun redressa la tête, son regard se figeant dans celui d’Harima. Il s’efforça de paraître calme, bien qu’il sache pertinemment que le prof n’était pas dupe et prit la parole, sa voix trahissant sa douleur et sa souffrance

« Fuir ? Tu … ne peux pas t’ima … giner à quel point j’ai … merais … le f ... Faire » Il soupira et crispa le visage avant de continuer, doucement « Mais, peut t’importe. Tu ne … veux que me … me voir souffrir, n’ai je pas raison ? »

La dernière partie de la phrase prononcée sur un ton un peu plus ferme, lui coûta ce qui lui restait de force. Sa vu se brouilla à nouveau et il se sentit choir en arrière. Puis plus rien. Le noir total. Et ce n’était pas plus mal, tient.
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(#) Re: La vengeance n'est pas un plat qui se mange [PV Harima]  Mer 14 Avr 2010 - 18:16


    "Tu ne veux que me voir souffrir" et gnagnagnagna, bordel, encore des paroles d'émo en manque d'affection qui pense que la vie c'est trop dur et que les gens ils veulent vous voir souffrir car ils sont pas beau pas gentil. Bordel, il faudrait qu'un jours les gens s'enlève les doigts du cul et se bouge. Bon, maintenant que le village people à frange était évanoui, il me restait plusieurs solutions :
    a)-Le balancer dans le vide
    b)-Le tabasser à mort
    c)-l'amener à l'infirmerie
    d)-le laisser là sur le toit et attendre que quelqu'un le découvre
    Bien il fallait que je prenne en compte les différents éléments. Une partie de moi avait une envie folle de soulever ce sac à merde, de le faire tournoyer et de le lancer en l'air avant de lui foutre un coup de pieds pour qu'il soit projeter 20 mètres plus bas sur le dur béton du sol en hurlant "HARIMA KICK!", malheureusement, je risquais quelques soucis, déjà lui avoir pété le bras c'était pas sûr qu'il cafte pas comme un péteux qu'il était, alors lui faire ça.
    Raah...Pourtant j'en avais bien envie, en plus ça serait marrant! Bon, il fallait aussi prendre ses responsabilité de temps en temps. Sans rien dire à haute voix, je saisissais le jeune "homme" par la taille, il en avait quand même eut des couilles pour ouvrir sa gueule, mais même quand on en a une sacrée paire, faut savoir fermé sa gueule de temps en temps.
    Ainsi, j'attrape "la chose" et le hisse sans mal sur mes épaules. Le petit est bien léger comparé à ce que je soulevais. Ouais, en prison, on a rien a faire hormis soulever des poids, encore et encore. Je descend les escaliers doucement, arrivé en bas, je croise un élève qui me regarde moi et Sun (dont le bras fait un angle bien étrange) avec une lueur de terreur, je lui glisse :


    -Il a glissé dans les escaliers, il est tombé dans les pommes et son bras doit être pété...Appel une ambulance tiens.

    Je vois l'élève hocher la tête alors qu'il sort son portable. Merveilleusement invention, bah de toute façon bientôt on verra des mômes de 10 ans avec des iphones vu comment on est partie. Je vais dehors sous le regard des rares élèves, déjà des rumeurs circule "une tentative de suicide empêché par le barje", "une dispute violente sur de la came" voir "un passage à tabac a fin de l'intégrer dans un gang". Bref, elle court elle court la rumeur, moi je m'en bat les couilles, c'est pas mon soucis. L'ambulance arrive, je pose Sun sur un Brancard, les pompiers tapotent le visage de "l'émo" en lâchant des "Monsieur! Monsieur! Si vous m'entendez serrez ma main".
    Je regarde quelques instant le spectacle qui s'offre à moi en sortant une nouvelle cigarette de ma veste. Je remarque le sang séché sur ma chemise, ça va être galère à faire partir. Tant pis.
    J'allume ma clope et reste en plan même quand l'ambulancier ferme la porte arrière du véhicule, je sais même pas s'il s'est "réveillé" alors que le véhicule s'éloigne dans le tintamarre des sirènes.
    C'était une sale journée quand même...
    Ouais...
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