Partagez | 
 

 Money, money...[pv Kaori]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
« Invité »
(#) Money, money...[pv Kaori]  Mar 18 Mai 2010 - 21:19

Bande son

    Le fric! C'est chic! Ouais je suis d'accord, mais faut avouer aussi que fric c'est aussi et surtout utile. Ouais, alors je vais vous donner un exemple, trois paquets de clopes (et encore je suis loin du compte) par jours, ajoutez à cela l'alcool que je consomme trop sans oublier l'essence pour la moto et le prix exorbitant pour les costumes et chaussures de marques et vous obtenez un compte bancaire dans le rouge à cause de ce putain de salaire de fonctionnaire du ministère de l'éducation à la con!
    Alors bon, bah quand on est professeur de philosophie, on a quand même des bases de savoir, alors bah voilà, j'ai foutu dans le couloirs de l'école une petite annonce :


    Citation :
    Professeur de philosophie
    offre des cours particuliers contre rémunération.
    Tout niveau, programme adapté pour élève en difficultés.
    Contactez le ...

    j'avais indiqué le tarif (pas si élevé que ça quand on voulait un cours particulier et j'avais laissé mon numéro personnel mais avais eu la bonne idée de pas mettre mon nom. C'est pas que mon nom avait tendance a faire peur aux gens, mais quand même. J'avais eu une personne un peu intéressé mais qui n'avait pas de qui amener le pognon et finalement j'ai reçut un message dans me casier pour me dire qu'une personne était intéressé par mes cours.
    Il fallait juste que je dise l'heure, le jours et le lieux. J'appelais donc le numéro et convenait avec la personne du jours et de l'heure. J'avais eu au téléphone une jeune femme, une jolie voie certes, mais je me faisais pas d'illusion, j'aurais le droit à Ugly betty! Ouais, les femmes belles veulent rarement des cours, surtout de la philosophie!
    Enfin bon, quand on a besoin d'argent, on fait comme on peu, J'avais donné rendez vous a 20h chez moi, en gros ça laissez le temps à mon élève de bouffer chez elle après les cours. J'avais la chance mes colocataires étaient pas là (certainement chez leur petit ami respectif). Ainsi je me retrouvais seul à attendre la venu de mon élève, je fumais une clope tranquillement quand j'entendis la sonnette de l'appartement. Putain, je savais même pas si elle était à l'heure, en retard où en avance. Je m'empressais d'écraser ma cigarette dans le cendrier, approchais de la porte et l'ouvrit en m'attendais à l'apparition de frankeinstein...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mer 19 Mai 2010 - 20:51

    J'sais pas vraiment par quoi, ça à commencé, j'sais pas non plus quand ça finira cette pression que mon grand-père exerce, le fait qu'il m'a si facilement. Peut-être parce qu'il me connait par cœur? Peut-être parce qu'il savait que j'allais redoubler, quoiqu'il arrive. Et cette fois là, il m'a posé un ultimatum. Cette année , je dois passer, obtenir mon diplôme et devenir médecin. C'est ça, ou je me fais déshéritée. Je n'ai donc pas eu le choix. Pour m'assurer, que je passerais cette année, je dois prendre des cours particuliers,cours du soir et sortir les bouquins. Fini, ma solitude morose. Fini, mes nuits d'insomnies. Et croyez-moi ou pas, c'est dur. Je n'ai jamais plongé dans mes bouquins autant. Je n'ai jamais fait marcher mon stylo aussi longtemps. Franchement, ça me fait peur. Terriblement peur. Tout n'est pas normal. Je sens que je ne peux plus rien risquer, je sens que je ne suis pas "moi" et ça me donne envie de vomir.

    Voilà pourquoi, j'en étais venue à contacter le prof' de philo et voilà pourquoi j'étais dans la rue , un café à la main. J'avançais tranquillement. Mes talons claquaient vaguement sur le sol, entrainant, énergique , j'avançais vite et bien. Mon débardeur gris foncée, très masculin était rentrée dans mon jean noir qui montait haut sur ma taille donnait une impression de grandeur vis-à-vis de ma petite taille. Le tout était surmonté, d'un blouson en cuir noir s'arrêtant à la moitié de mon bras. En guise d'accessoire, j'avais adopté un collier très spécial, il s'agissait d'un collier long supportant pour pendentif des plaques militaire. Mes cheveux lâchés retombaient avec grâce dans mon dos. J'avançais toujours aussi tranquillement jusqu'à l'appartement du prof'. J'avais mangée rapidement, très rapidement. Je montais les escaliers, le papier à la main contre le café. Je mis bien 5 bonne minutes à trouvé le bonne étage et la bonne porte, pour finalement sonner. Je m'étais adossé au mur d'en face, je patientais, et là ce fut le choc quand la porte s'ouvrit. je m'attendais à un vieux à lunettes proche de son cinquantième anniversaire. Au contraire ce fur un homme qui semblait approcher la trentaine, rasé, costard cravate. On pouvait très nettement voir le détailles des muscles qui semblait vigoureux et très bien dessinés sous la chemise. Je lui lançais un regard froid avant d'ajouter de ma voix fluette « Professeur Hagi...? ». Vraiment, si c'était lui, j'étais sur le cul.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Jeu 20 Mai 2010 - 8:09

    Et la porte s'ouvrit et...
    Faisons une petite pause, bon, vous savez, je suis un ex-taulard, j'ai une certaines attirance pour les jeunes femmes, surtout si elles sont belles, si elles sont majeurs, je fonce. Maintenant je dois vous parler de ce que j'ai vu quand j'ai ouvert la porte. Une bombe, le genre de nana tu te mort le poing pour pas hurler comme le loup dans texa avery, bordel mais regardez là, avec son côté un peu genre "garçon" manqué, cet air si féminin pourtant. Putain, pourquoi je suis pas tomber sur, je sais pas moi, tiens Laura Ingals où cet peste de Mary Olson!
    Là, franchement, c'était la rage, me retrouver à donner des cours particulier à une jeune femme sachant que forcément, le premier cours que j'avais concocté était "le désir". Bon, de toute façon, j'étais un prof, j'étais cool et je savais me retenir. J'avais mes clopes au cas où, ça allait juste me couter un prix fous en clope. PUTAIN mais merde! d'habitude ce genre de situation ça arrive un peu dans les fantasme! Pas dans la vie réel!
    Enfin, heureusement qu'elle n'avait pas débarqué en mode sous-vêtement. Et puis non, ouais cool mon gars, ça devait être le genre de fille à papa bourré de pognon, pas du genre a sauter sur les homme, surtout moi, avec ma réputation de déglingué, mon air de mafieux sortie d'un film chinois et mon odeur de clope peu de chance que je sois son genre de proie!

    Ouais, j'étais pas du genre bobo des quartier chics moi! J'viens de la rue, enfin, bon ok j'arrête mon char. Revenons à la scène, j'ouvre la porte et je vois Miss j'suis une bombe sexuelle en puissance qui sonne, c'est bon, je sais que c'est pour moi, enfin, non, c'est pour les cours qu'elle viens. Comment s'appelle-t-elle? Kaori September? Non, Roh, un truc avec un moi...October? Non...PUTAIN Harima souviens toi sinon ça va pas le faire! Ouais! December! Putain ouais c'était décember, j'en étais (presque) sûr!

    Je reste donc une fraction interdite et lâchais finalement en réponse à sa question :


    -Tout à fait Mademoiselle December...
    Entrez donc et nul besoin de m'appeler professeur hors des cours scolaire. Entrez donc..


    Je me décalé d'un pas sur la droite en m'inclinant légèrement, ça sonnait faux, tout le monde s'en serait rendu compte, même mes bosses le sentaient avant quand je faisait la "comédie" pour respecter les règles. Ouais, je comptais pas froisser mon gagne pain alors je jouais le "soumis" pour qu'elle n'ai pas, je sais pas...Peur? Ouais surtout pour pas qu'elle se casses avec le pognon!
    Fin bref, j'étais pas moi même, je jouais le mec respectueux et tout comme si j'avais a faire à Aniki (mort le pauvre). Ca sonnait faux mais peut être ça marcherait. Enfin bref, dès qu'elle eut un pieds dans l'appartement j'enchaînai rapidement en tapotant nerveusement mon paquet de cigarette alors que ma main droite refermait la porte derrière elle et que je dénouais un chouilla ma cravate pour respirer un peu mieux sans avoir pour autant l'air "négligé" et "je m'enfoutisme" qui faisait ma réputation et que j'aimais tant :


    -Veillez me donner votre manteau je vais le pendre et aller donc vers la séjours, nous commencerons le cours quand vous serez à l'aise.

    Putain j'aimais pas vouvoyez, là ça faisait bon prof et tout, tu parle, je tiendrais jamais deux heures, je le savais, surtout que le pire dans tout cela, ça serait de me retenir de fumer. J'avais déjà une envie incontrôlable de nicotine en temps normale, alors avec le stresse. Vite, me concentrer sur quelques choses, tiens, sympa le bijou! Non c'est au niveau de sa poitrine! Vite tourne les yeux, tiens... Y a une toile d'araignée au plafond...
    L'Enfer c'est les autres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Ven 21 Mai 2010 - 17:55

    Je n'en revenais toujours pas. Moi qui m'attendait à un vieux machin croulant sous la graisse et au lunettes de taupe, me voilà bien déçue. Au contraire, j'avais sous mes yeux cet homme à la chevelure épaisse et aussi noir que les nuits les plus sombres, ses iris de la même couleur semblaient avoir été plongé dans le feu d'une tempête si inexpressif et pourtant si brutal, violent. Sous son un mètre quatre-vingt , je devinais les muscles agités , nerveux et détenteur d'une poigne titanesque qui me mettrait à terre en un instant. Ses longs doigts semblaient avoir vécu bien des choses, aussi noir que blanche, aussi fantastique que dangereuse. Et cette odeur si familière de la bouffée du poison qui enterre nos poumons progressivement. Si désirable poison, nommé nicotine. C'était une habitude de sentir cette odeur muette, pour moi. Il se retenait, tendu comme une flèche dans un arc, il se débattait pour être complaisant. Alors qu'il est si facile de céder à la tentation, cette garce de tentation. Alors cède, libère-toi de ce qui t'enchaîne, redeviens-toi même, n'aie aucune crainte, aucune, je ne jugerais pas. Je suis moi-même trop dépendante de bien des choses pour assouvir mes besoins. Je n'y peux rien, je ne suis qu'une femme. Soumise entièrement à ses pulsions,ses désirs, ses rêves. La seule différence, c'est que je piétine les autres pour obtenir ce que je souhaitais.


    J'étais entrée très calmement, me débarrassant de mes talons par la même occasion. Le Longchamp noir à bout de bras, j'avais rapidement dépassé le professeur. Dos à lui, je m'étais tout simplement stoppé à quelques centimètres de lui. J'avais posé le sac à mes pieds , étant donné qu'il était chargé de livres et de différentes choses. Je pris donc doucement la parole en tirant un élastique de ma poche. « Bien. Comme il vous plaira. » je glissais ma main dans mes cheveux, les soulevant en une queue, pour aller mettre l'élastique à ses derniers « J'ai néanmoins une ou deux conditions. Premièrement, ne soyez pas aussi tendu, je ne vais pas vous manger et oublier la politesse ça sonne faux sur vos lèvres. J'ai beau être une fille à papa, je ne prends pas peur facilement & être traité avec courtoisie n'est pas toujours bon. Je suis là pour apprendre la philosophie, pas pour avoir un cours de bien aisance. » Tranquillement, je me retournais vers lui pour l'observer, lui et ses phalanges qui blanchissaient sur sa poche, d'où je devinais la forme de la boite de clopes. Un fin sourire s'étira sur mon visage délicat « Deuxièmement, vous risquez de faire du mal à vos doigts, si vos phalanges continuent à blanchir comme ça. L'odeur de la fumée ne me dérange pas, vous pouvez parfaitement prendre une ou deux cigarettes... ». Chassant deux ou trois mèches un peu trop chiante de mon front, je me débarrassais du manteau, m'étant à nu mes bras fins et d'une pâleur étrange et captivante. Je pliais légèrement les genoux pour déposer le manteau sur le sac. En me baissant, je laissais apparaitre vaguement mon décolletée. « Si ça ne vous dérange pas, je préfère le garder.» De quoi parlais-je exactement de mon haut ou de mon manteau? Seul moi le savait vraiment.


    Je me savais belle, extrêmement belle et désirable. Après tout, l'apparence était un facteur essentiel de cette société. En cause donc, mon apparence pour duper, pour enflammer les âmes, les cœurs. J'en avais besoin pour cette réputation d'électron libre de la haute société, pour cette beauté qu'on comptait comme une merveille dans les plus grandes soirée de ce siècle. Et pour les paris qui se faisaient en coulisse sur qui deviendrait mon époux.Qui aurait l'honneur de m'enlever cette vertu que tous s'arrachaient avec démence? Nulle ne le savait, mais mon apparence n'était que faite pour être une toile d'un piège et qui compte si collait en faisait les frais. « Alors, où se déroulera mon premier cour?»
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Ven 21 Mai 2010 - 20:06

    ...
    ...
    Grillé...
    Comme un débutant, elle venait de me mettre à nue, arracher le masque de la bienséance en le piétinant a moitié sous ses paroles simples mais diablement efficace. Vous savez, on pense, non, plutôt les psy que j'ai côtoyé pensent tous que je juge sur les apparences et que ensuite je suis faussé. S'il comprennent pas c'est qu'il y a Moi et mon masque, le masque c'est qui? Harima, un putain de barré, un fou sans peur ni loi, sans compassion, sans âme, bourré de préjugé à la con.
    CA c'est ce que je joue, en gros le model du yakuza, fort, directe, sans réflexion, fonctionnant à l'instant, mais ça comme je vous l'ai dit, c'est la façade, derrière le masque il y a un homme fracassé par la vie, tenant entre ses mains ses rêves brisés trop tôt.
    Mais cet homme que j'étais savais juger les gens, et je les jugés bien, j'avais appris a côtoyer le faux, à savoir quand quelqu'un mentait (souvent pour ma propre survit) et cette nana jouait, elle jouait la comédie, blindé de tune comme elle devait être elle devait se laisser aller à pas mal d'excès, pourquoi? Mal dans sa peau?
    Ouais tu étais pas à ta place, je l'ai sut en regardant pendant une fraction de seconde tes yeux, plongeant mon regard dans le siens. Manque d'amour? Bien entendu des hommes et peut être même des femmes t'ont aimé, mais était-ce pour toi? Non, plutôt pour cette beauté de glace que tu es, cette femme à la pâleur lunaire.
    T'es enfermé dans un corps que tu utilises. Pfff tu tourneras mal si tu restes dans tes chaînes, regarde moi, jouant les dur, jouant les forts, les hommes sans failles, fumant et buvant jusqu'à ce que l'esprit ne soit embrumé. Incapable de faire confiance à quelqu'un. On se ressemble Kaori.

    Elle parle avec un franc parlé que j'aime, elle a une voix douce qui tranche avec ce nom. Kaori, un nom de mec quand on y pense, December, un nom de ricain. J'aime pas les américains, vieilles rancune d'un pays défait, et aussi deux trois truc persos...Bref, je te regarde, mes muscles semble se détendre soudainement, je vais de haut en bas, mon visage se détends, on aurait un autre homme.
    Je défais complètement ma cravate et sort ma chemise me donnant un air légèrement débraillé. Je ne dit rient tout de suite, je reste presque sans voix, la regardant comme si je la jugeait, pas vraiment un regard de loubard qui reluque une jeune femme, plutôt de celui qui juge, qui observe une œuvre d'art en connaisseur, cherchant à comprendre la technique. Je secoue la tête, ça ne se fais pas, je ne suis pas devant une recrue ou un futur adversaire.

    Je passe ma main dans mes cheveux et indique le salon en emboitant le pas à la jeune femme :


    -On va bosser dans le salon, il y a plus de lumière et si mes colocataires viennent on ira dans ma chambre j'ai un bureau, mais bon, j'pense qu'ils rentrerons pas. Ils ont une vie sociale eux...Fin bref, nous verrons tout le programme, on commencera le premier cours sur le Désir.

    Sous entendu concernant mes collègue : 'pas moi', c'est vrai que je n'avais pas d'ami, des connaissances ouais, mais des amis qui sont pas justes des collègues avec qui tu rigoles, des gens qui sont là quand t'as vraiment besoin d'eux. Allez, j'arrête le mélodrame, je tire là chaise pour qu'elle puisse s'assoir avant de me poser à côté, je sort une cigarette l'enfourne dans ma bouche et tends le paquet vers Kaori :

    -Cigarette?

    J'pensais qu'elle fumait, je sais pas, p'être pour se donner un genre ou juste pour oublier les soucis, moi au début c'était pour faire genre, se donner un air, puis petit à petit c'était devenu ma drogue.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Ven 21 Mai 2010 - 23:48

    Je me dis parfois qu’avoir un cœur ne sert à rien. J’ai trop de soucis avec mon cœur. Parfois, on me l’arrache, d’autre fois il s’arrête rien qu’un quart de seconde et c’est bien trop. J’en ai marre de supporter ses vagues successive de bonheur et de malheur. A chaque vague, j’ai envie de vomir, à chaque tournant mes traits se creusent. Crevée avant l’heure, j’habite dans un monde vide de tout avec un cœur trop plein. Désabusée & Désillusionnée, j’ai voulu croire à ses mensonges qu’on nous raconte au coin de l’oreiller, sur nos écrans de télévisions. Pauvre petite chose bien naïve, j’ai essayé d’aimer mon père adoptif, autant qu’il mettait possible, croyant que l’amour était plus fort que la haine. Encore & encore. L’amour n’est jamais venu, car je n’étais pas sa progéniture, j’étais ce que tout le monde dit tout bas, mais pense tout haut « une battarde ». Pour me rattraper, j’ai cru comme toute petite fille au prince charmant sur son cheval blanc. Ce salaud de prince est venu, mais il s’est cassé avec la belle au bois dormant, cette connasse blonde au bonnet C. De fil en aiguille, je n’ai plus rien ressenti, plus rien voulue ressentir. Morne, vide comme une coquille. Je souffrais et je faisais partager cette souffrance. Je ne voulais pas être la seule qui soit mal dans sa peau. Je voulais meurtrir et bruler ce qu’il restait d’amour, de tendresse & de beauté. Spectatrice d’un monde qui va me détruire. Et je n’agis pas, je reste plantée là. Avec deux mots sur les lèvres « Quelle conne ». Et pourtant, aujourd’hui on est là, au bord du gouffre, on est face au néant, n o t r e néant. J’crois bien que je n’ai pas envie de plonger, j’ai plus envie de me laisser bouffer par les ténèbres. Il est déjà trop tard. Je tombe et je sais que la chute ne s’arrêtera pas, il est impossible de toucher le fond, le malheur, la tristesse n’ont pas de limite. Et, le problème, c’est que je reste vide et stoïque à ma détresse. Je ne veux pas exposer mes failles.

    Ses failles que je m’efforçais de combler devant cet homme, cette solitude que j’essayais de foutre en l’air. Personne ne doit comprendre et pourtant, lui, je le sais, il a lu dans mes yeux. Car, il est semblable à moi. Seul. Complètement seul. Enfermé, bridé dans des apparences qui nous étouffent. Nous nous meurtrissons. Blessure brutale, qui saigne lentement d’un sang crasseux et noir. Plaie imaginaire, mais plaie bel et bien réel pour nous deux. Je le fixe. J’ai cruellement envie de me blottir contre lui, de fourrager dans ses cheveux, de glisser mes doigts contre sa mâchoire et de me saouler avec son odeur. Mais, je ne ferais rien, car se serait me mettre à nue. J’aime pas me mettre à nue, c’est flippant, c’est se regarder soi-même dans le creux du regard, se cueillir au coin des sentiments. Je ne veux pas faire ça, car j’ai peur de pleurer. Je le vois se détendre, je le vois rompre la politesse, la douceur. Il prend un visage qui lui va bien mieux. Il dénoue sa cravate, la laissant pendre négligemment autour de son cou. J’aime cet aspect de lui, j’aime ce qu’il reflète. Et tranquillement, je sens une bouffée de chaleur dans mon cœur et, je ne peux pas me retenir, j’esquisse un sourire furtif, un vrai sourire. Il me juge en fin connaisseur, me caresse du regard esquisse un regard différent. Complètement différent. Je me sens percer, saisi sous toutes les coutures. Il estime, grave les détails dans sa mémoire. Il ne me regarde pas seulement comme une chose précieuse, mais comme un adversaire, comme une nouveauté toute entière. C’est étrange, mais tellement expressif… Et soudain tout se stoppe, inconsciemment un grognement échappe à mes lèvres. Son d’un autre âge qui s’effrite brutalement contre les oreilles de Hagi. Mécaniquement, je détourne les yeux des siens, je me referme sur moi-même tant dit que je le suis vers le salon. Je saisi rapidement ses propos, je prends note de sa vie sociale vide. Je l’avais remarqué même au téléphone, cette vie sociale qu’il n’entretenait pas, effectivement, ou sinon il serait en ce moment même au bar du coin, en train de boire une bière avec d’éventuel potes, ou en train de peloter une copine. Encore un point commun. Je m’assois sur la chaise qu’il a tirée et le laisse s’asseoir sur l’autre. Surprise, par le paquet de clope qu’il me tend. Je souris et refuse simplement. Si je commence à fumer maintenant, c’était fini. J’oublierai la douleur et je me suis rendue compte que je préférais la subir que l’ignorer. Tranquillement, je fixe Harima …Je cherche de nouveau ses yeux, à m’y plonger. Et je l’ai trouve rapidement. Et alors je me sens aspirer vers ce regard, complètement envahie. Et brusquement ma voix résonne « Recommence, ce regard…De toute à l’heure. » silence. « …S’il te plaît… ». Dans mon élan, je ne me rends même pas compte que je l’ai tutoyé. Tout ce qui m’intéresse, c’est son regard. C’est stupide, mais j’y tiens. C’est ridicule, mais je m’en fous, je veux ce regard. Donne le moi, je t’en prie.

    Et brusquement, je me rends compte de ma stupidité et brusquement comme une enfant devant le miroir de sa mère qui dépose du rouge à lèvre carmin sur sa bouche, je suis honteuse. Absolument honteuse, vis-à-vis de ma requête. Alors, je fais ce que tout le monde ferait « …Excusez-moi… ». Je ferme les yeux et je renverse ma tête en ajoutant « …Tout ce passera à l’oral ?Alors allons-y. »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Sam 22 Mai 2010 - 2:20

    Je crois que vous l'aurez compris, nous étions deux, deux âmes éperdu ans un monde qui n'était pas fait pour eux, elle avait été trahis par de l'amour non réciproque, moi. Moi... Vous le savez peut être pas, mais je suis orphelin, je suis un gosse adopté, et mon père adoptif qui me donnait tant d'amour, bah il m'a trahis, trahis en quoi? Hum, l'enfoiré a accumulé des dettes de jeu, et quand il est mort, qui a remboursé? Moi.
    C'est pour ça que je me suis renfermé sur moi, jamais, jamais plus je ne ferrais confiance a quelqu'un, pas question que je me retrouve de nouveau transpercé par la rage, la rage au cœur d'avoir le sentiment d'être dupé, d'être un con. Des fois je me demande ce qui serait passé si j'avais pas eu ça dans ma vie, quel type de personne je serais. Bah, il vaut mieux pas essayer de chercher.

    Je me trouvais là, ici et maintenant et je pouvais rien y changer, je joue le jeux de la vie. LA vie, une putain de pute, une catin qu'essaye de te faire payer le prix chère. Allez, j'arrête de parler de ça, comme d'hab, je fous une compresse sur la plaie, on la voie pas, on la devine a peine, tout le monde n'y voit que du feu , tout le monde est content et c'est tant mieux.

    Elle refuse une cigarette, je me suis trompé ainsi. Ça arrive, c'est comme ça, je range le paquet dans la poche intérieur de ma veste et je sort mon zippo, d'un claquement sec je fais naître une flamme. Quand je pense que sans le feu nous serions encore des primates vivant dans les jungles... Sans ces soucis d'apparence et autre! Juste la sélection naturelle. J'aspire une première bouffée en rangé mon briquet à côté du paquet de cigarette. Putain ce que ça fait du bien de fumer, sentir ce truc au fond de sa gorge puis descendre lentement mais inexorablement. J'men fous si j'vais en creuver!!
    Soudain, elle me demande mon regard, elle insiste en me lâchant un "s'il te plait". Je suis gêné, je ne réagis pas. Mon regard? Quel regard? de quoi parles tu? Je ne sais quoi répondre, quoi faire. Le regard, je déteste fixer longtemps quelqu'un dans les yeux, j'ai l'impression que la personne vas lire en moi aussi, que je vais être pris au piège. Ouais, les yeux, les fenêtres de l'âme...
    Putain j'veux pas montrer mon âme, je veux la garder pour moi et...

    J'ai rien le temps de dire qu'elle s'excuse et fait comme si on passait à autre chose, on aurait dit une gamine entrain de se faire prendre en flag' après avoir mangé un bonbon alors qu'elle avait pas le droit. Je restes silencieux, je juge, je me juge. Il faut que je fasse attention, que je garde tout sous contrôle, que je fasses pas de faux pas. Je soufflais d'une vois Neutre :


    -Exactement, mais il te faudra prendre des notes pour plus tard pouvoir "réviser" où revoir deux trois trucs...

    Je marquais une courte pause en aspirant une nouvelle fois ma cigarette. Mes yeux, qu'avais mes yeux pour que tu souhaites "revoir ce regard?", lentement, presque malgré moi, je reposais mes yeux sur elle, fixant ce visage, cherchant à la jauger, je la fixe comme je fixe un flingue, je sais que c'est dangereux, j'essaye de comprendre, de démonter l'ensemble des yeux pour comprendre le mécanisme, le pourquoi du comment, putain qui es tu? Quel genre de fille se cache sous le vernis que tu offres? Tu crois que je suis genre a prendre que les apparences? J'vis d'apparence!
    J'vois en toi une sorte de...de quoi? De comparse? D'adversaire? A qui de nous deux sera le meilleur pour cacher sa vrai nature? Malgré mes yeux fixé et mes bouffés de tabac successifs, je lâche d'une voix un peu lointaine comme si mon observation avait pris le pas :


    -On va commencer le cours sur le Désir. Qu'est-ce que tu désires le plus au monde?

    Ce qu'on désire le plus au monde, on désire tous la même chose au final, mais ça chut, c'est mon cours.
    J'attends ta réponse Kaori, je pense qu'elle peut être surprenante...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Sam 22 Mai 2010 - 19:48

    J’suis malade. Malade de tout. Malade de cette vie triste, malade de tenir entre mes mains mes rêves déchus. Et pourtant, je la ferme. J’me plains pas. J’essaye d’avancer. Mais ce monde est pourri, pas rose du tout, complètement noyé dans sa propre décadence. On n’entend rien de sa détresse, et on continue à croire que tout s’arrangera tant que l’horreur reste loin de nos mains. Mais, on se rend pas compte, que c’est nous qui nous tachons les mains en fermant nos yeux. On veut rien voir, rien entendre. Je suis pareille, je ne veux rien entendre de ma douleur et de mon manque total de sentiment. Je me bouche les oreilles, mais maintenant tout de suite, je la ressens au plus profond de mes triples, glissant le long de mon sang. Je cherche ma respiration, nerveusement, je cherche ce qui me manque. Ce qui me manque, je le sais, mais je refuse de l’accepter, je refuse de comprendre. Je me cherche des excuses. J’suis pitoyable et pourtant je cours encore dans le mauvais sens. Je m’enfonce. Comme si je cherchais mon malheur. De tout mon être, je bascule le buste en avant, c’est comme si je me jetais dans les flots glacés, pour me donner un coup de fouet. Ça ne sert à rien, je ne suis qu’une coquille vide.

    Lui & moi, sommes exactement pareille. Un couteau enfoncé dans le cœur, l’amertume sur le bout de la langue. On lâche rien, on se débat, on arrache notre respiration aux autres. On veut se croire indépendant, mais on s’étouffe dans le goudron de nos souvenirs. On n’a ni bonnes fées, ni une fin heureuse. Alors, pourquoi, on ressent ça comme un face à face ? Pourquoi, on ne se débarrasse pas de notre masque ? Car, on est fière, beaucoup trop fière. On ne veut pas laisser notre cœur apparaitre. On se persuade, qu’on est plus fort que ça. Mais le sommes-nous vraiment ? Alors, qui se retrouvera face contre Terre ? Qui lancera ses coups en premier ? Nous l’ignorons, comme toute cette histoire. Je le vois tranquillement, allumer sa cigarette et puis les volutes de fumées qui atteignent le plafond. Je respire aussi. Poison qui se meure dans mon sang, ralentissant de quelques secondes ma vie. Je vois la cigarette craché ses étincelles de feu, se consumer progressivement. J’observe, attentive. Ce n’est pas la première fois que je vois une clope, ce n’est pas la première fois qu’une personne fume devant moi. Mais à chaque fois, j’aime regarder, décrypter, apprendre. Je souris, glisse une main dans mes cheveux. Je pense à ce regard, ce regard que tu m’as lancé, que j’aurais aimé revoir. Je fais taire ce désir. Frustration. J’ignore le battement enfoncé de mon cœur, faisant buter ma cage thoracique. Je grimace rapidement. Tranquillement, je sors le cahier de note, prend le stylo, le fait rouler entre mes doigts.

    Surprise, je te fixe. Je t’expose à la pression de mes yeux, je te perce, je cherche, je fouille. Ce que je désir ? Là maintenant, tout de suite ? Des sentiments ? Ma liberté ? L’amour ? Ou tes yeux sur ma silhouette ? De l’ombre ? De la lumière ? Un empire ? Le soleil ? Je cours après quelque chose, mais j’ignore ce que c’est. Je cours pour me sentir vivante. Je cours pour mettre un nom sur ses lèvres tremblantes. Je cherche l’hiver en été et l’été en hiver. Mais ai-je peur que le chemin s’achève ? C’est toujours la même course, mais jamais pour les même raisons.

    Alors, je tends ma main, vers tes lèvres, attrape ta cigarette et la retient en otage entre mes lèvres, je tire deux ou trois éclat de fumé, en fermant les yeux. « Ce que je désire ? » je rouvre les yeux, libérant les émeraudes de mes iris. Je capture ton regard et j’annonce « Désiré une seule chose serait un bien piètre mensonge, chaque matin on se réveille en se disant» aujourd’hui, je veux si ou je veux ça » et bien moi la maintenant tout de suite, ce que je veux… » Je te fixe toujours, aucun sourire sur mes lèvres, aucun éclat dans mes yeux « ...ton regard... ». Je n’ai pas mentie. Je ne me suis pas cachée. Je reprends une bouffée du poison en continuant « ...ce regard de celui qui juge son adversaire, qui le traite comme son égale, se mesurant à lui et la traitant dans un éclat de la même façon qu’une œuvre d’art. Vous comprenez ? » . Je lui tends la cigarette, pour qu’il reprenne son du.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Dim 23 Mai 2010 - 11:28


    Le cours commençait à partir un peu n'importe comment. Normalement, quelqu'un continué à peu près comme vous et moi aurez dit l'argent, être avec son copain / sa copine. Ou d'autre truc de ce genre, mais non, elle, elle était en dehors du cadre.
    Déjà, elle pris ma cigarette de ma bouche, c'était une Morley, peu de gens en fument, a vrai dire à pare ça et les Red Apple j'aime pas grand chose. Les Morley à l'inverse des Red sont plus corsé, elle vous prennent les poumons, les envahisse d'une simple bouffée, vous donne une impression de ne plus respirer et de n'être que tabac. C'est le genre de cigarette qui fait tourner la tête aux jeunes fumeurs. A des gens comme moi, plus vraiment. En y pensant mes poumons doivent être deux bâtonnets de réglisse dégueulasses.
    Mais je reprend, les Morley vous laissez longtemps ce goût en bouche, ce truc si spéciale qu'a la nicotine si bien que cinq minutes après la première bouffée, vous pouviez passer votre langue contre les parois de votre bouche et ressentir le goût de la cigarette.

    Pourquoi Kaori? Pourquoi me prendre comme ça ma cigarette? Tes mots résonnes dans mes oreilles, tu me tutoies, tu me vouvoies, tu te perds avec moi, je dois rester calme, concentrer, j'suis quoi? UN prof, un prof considéré comme barré, dérangé, violent. Arrête, arrête avec ces yeux, arrête avec tes grands yeux de me regarder. Tu n'aimes pas te mettre à nue, et moi donc? Moi c'est plus que le fait de ne pas aimer, c'est une question de survie, c'est comme ça, je ne peux pas montrer de faiblesse, je n'en ai pas le droit.
    Allez, imaginons que je sois vrai avec toi, que ferais tu? Hein? J'imagine déjà la scène "Oh mais Harima il est pas si méchant que ça et tout...".

    Je suis le méchant de l'histoire, j'frappe mes élèves, je bois dans les bas, j'fume jusqu'à ce que mon paquet soit vide et j'en rachète un autre. Alors laisse tomber Kaori, t'es pas mon égale, t'as encore du temps devant toi!
    Je me saisis doucement de ma cigarette, la tenant avec le pouce l'index droit. Je fais preuve de dextérité en portant la clope à ma bouche. Je sent presque comme un baisé quand je porte la cigarette qui l'instant d'avant embrassé les lèvres de la jeune femme.
    Je réprime un frisson. Putain, ça aurait dut être un cours normal avec une mauvaise élève et là je me retrouvais avec un "monstre", quelqu'un qui jouait sur mon terrain de chasse, et je crois que ça me faisait un peu peur de voir ce pâle reflet de mon âme. Je tire une nouvelle bouffée de ma cigarette avant de l'écrabouiller dans le cendrier d'un geste un peu dur.
    Je garde la fumée dans ma bouche et détourne mes yeux de la jeune femme en recrachant doucement mais inexorablement ma fumée. Ma voix résonne comme une déclaration à mort, tel le jugement d'un juré qui condamne à la peine de mort :


    -J'arrête tout de suite, t'es pas mon égal. T'as rien avoir avec moi, rien du tout.

    Je repose un regard glacé sur elle, ouais, c'est faux ce que j'ai dit, c'est presque cruel de dire ça quand quelqu'un vous dit la vérité sans se cacher. Mais moi je ne suis pas vraiment courageux, je préfère me cacher derrière le sarcasme, la méchanceté et la dureté quand je sent que j'ai pas assez de contrôle. Maintenant elle risque de se renfermer sur elle même, ou bien de me haïr, de me détester car je rentre pas dans le jeu.
    Encore que, si ça se trouve j'ai tout faux et elle aura une réaction totalement différente. Je fais alors celui qui n'a pas entendu le coup du "ton regard" pour mettre fin à cette sorte de relation sur laquelle je n'ai aucun contrôle qui est entrain de se mettre en place et je continue :


    -Toute les choses que l'on désire, on ne les désire que pour une chose...
    Avoir du bonheur... Es-tu d'accord avec cela?


    Je sortais une nouvelle cigarette et l'allumais presque aussi tôt. Connerie de dépendance à la con! Bon allez mazelle December, t'es d'accord avec moi non?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Dim 23 Mai 2010 - 16:32

    Don't wanna kiss… Putain, pourquoi tu as besoin de ce masque ? Pourquoi tu as besoin de me blesser ? Tu en as pas marre de tourner autour du port, tu ne voudrais pas arrêter de te cacher comme un enfant sous sa couette ? Affronte la réalité, merde ! Cesse de croire que tu es le dindon de la farce. Oui on souffre, oui on en a marre de ce monde pourri, mais on vit de dans, on respire l’oxygène enfumé par les usines. On marche, on court. Alors débats-toi ! Ne laisse pas ce monde désabusé te baiser comme un rien. T’es pas un j o u e t , Harima ! Alors, ne me laisse pas te torturé. Ne me laisse pas toucher tes faiblesses. J’suis jeune, comme tu le dis si bien, mais je sais ce que je veux, ce que je vaux. J’sais quand tu mens, parce que nous mentons comme nous respirons. Nous sommes deux êtres faits dans la même terre, coulée dans le même acier. Deux âmes errantes avec ce goût de métal sur les lèvres. Je me sens si proches de toi et à la fois si loin. Qu’est-ce qui te retient, merde ? Ton statut ? Ce regard de la société ? Non, c’est plus profond, je le sais. C‘est lâche aussi. Le découvrirais-je un jour ? C’est comme si tu perdais progressivement le contrôle, la raison. Je te renvoie à ton propre mensonge, à cet aspect de toi qui se veut fort. Tu n’es pas le grand méchant loup avec son cigare dans la bouche, même si tu voudrais le croire, tu n’es pas le loup. Certes, tu es amer, tu es brisé, tu es ignoble, violent, chiant, brutal. Mais, ça ne fait pas de toi, la vilaine marâtre dans Cendrillon. Tu es juste un être humain, Harima. Seulement, un être humain.

    Don't wanna touch… Je te fixe, tout le temps. Toujours. Mes poings se sont formés sur ma cuisse, tirant sur le tissu à tes mots. Tu mens, mais ça me blesse, ça rouvre une blessure. Si, tu n’étais pas si aveugle, tu pourrais la voir cette blessure grande ouverte, dont s’écoule le sang amer qui laisse une brulure dans ma bouche. Et, ça fait mal. Pourtant, je respire, pourtant, je fais sans. Je t’observe, noyant ma peine sous le jeu que sans raison, tu viens de refuser. Ce jeu qui allait tisser une relation. Tu n’en veux pas. Tu la balaye. Mais, je ne suis pas d’accord, je ne te laisserai pas faire. Jamais. Tu viens sans t’en rendre compte de me déclarer la troisième guerre mondiale. Il n’y a rien qui parait sur mon visage, mais à l’intérieur ça fulmine, ça bouillonne. Le silence s’installe, palpable, étrange, grave. La paix est morte, je tâte doucement l’herbe pour déposer mon premier pion. Tu me condamnes à mort si facilement ? Tu n’es pas au courant que les morts reviennent sur Terre, pour se venger, pour soulever une gerbe de souffrance. Je te hais, à cet instant. Je détache mes cheveux, rendant ainsi sa liberté à ma fantastique cascade noir de cheveux. Je secoue la tête, remettant ainsi les mèches de mes cheveux devant mes yeux. Brusquement, un aspect plus sauvage reprend le dessus, vint secouer mon âme. L’humanité vient juste de prendre une claque phénoménale, pour laisser place au reflet sombre de ma colère. La tension nerveuse s’agite dans la pièce, l’air devient chaud, brulant, irrespirable. Je me remets doucement debout, dominant de ma petite taille ton visage de la chaise, brusquement j’attrape la cigarette que tu viens d’allumer et, l’écrase brutalement dans le cendrier. Faisant crachoter, les dernières étincelles de la cigarette, je te nargue, je te provoque dans un geste. « J’emmerde la politesse que je te dois & le vouvoiement. J’emmerde ta condamnation à mort. J’emmerde tes pensées. » . Dans un mouvement du poignet, j’enlève toute vie à la cigarette, je la dépossède de sa lumière. En un instant, la cigarette se retrouve fichue. Je viens de tuer la dernière étincelle de l’espoir. A mon tour, je suis juge. Violente, je ne ferais aucune pitié, aucun compromis. Je lâche tranquillement, la cigarette, qui retombe mollement sur le côté dans le cendrier. J’avance mon pion sur l’échiquier.

    Don't call my name… Fermant les yeux, je lance d’une voix forte, imprimé d’une assurance que mes ancêtres m’ont refilée à travers les siècles « Regarde-moi ! ». Boom, boom, mon cœur explose dans ma poitrine. Ça me compresse, ça me meurtrie. J’ouvre les yeux et je les plonge une dernière fois dans tes yeux d’ébènes. Je me grise sur le fil de la vie, je me sens en danger & j’aime ça. J’embrase mes sens dans un souffle et crache brutalement mon venin dans un autre « Tu es le pire connard que j’ai jamais connus ! Le plus chiant, le plus emmerdant, et celui qui se cache le plus. Ce n’est pas la solution. ». Je glisse mes doigts vers sa poche et vint chercher le paquet de cigarette. Je le dépose brutalement sur la table, toujours la main dessus « Tu pense que tu as besoin de ça pour te sentir mieux ? Si c’est le cas, va te jeter d’un pont immédiatement car tu es con. Complètement con. ». Je déchire l’air d’un soupir affligé. C’est comme si j’avais arraché l’oxygène à un autre ; comme si je me débattais avec moi-même. « Ne me condamne pas aussi facilement. Je suis une fille qui a du caractère, ne me mens pas, je suis exactement comme toi. Je me connais bien, je sais exactement comment tu mens, comment tu respires… ». J’agrippe fortement ses épaules, et je sens une chaleur peu naturel m’envahir à son contact, je suis plus proche de lui que je ne le devrais. Je suis en train de l’exposer à mon odeur. « Le bonheur ne se trouve pas dans un simple désir, il faut beaucoup plus pour l’obtenir. On doit se battre, souffrir pour mieux le savourer. Tous ceux qui se disent heureux sont des cons, ils croient qu’ils l’ont, mais ils n’ont pas fait la moitié du voyage vers l’apothéose qui mène au bonheur. Ils se mentent. »

    Just Stop… Mes longs cils recourbés, je t’observe une dernière fois, tranquillement, je glisse l’enveloppe sur la table, te donnant ton du, ce pourquoi tu donne ce cours… Je lâche tes épaules. Je te tourne le dos et je récupère le sac, prenant garde à reprendre le stylo, je me détourne de toi en lançant un « Je me casse. ». La porte s’ouvre brutalement…Et puis soudainement sans même sortir, je la referme, pour retourner vers toi « Oh et pis, merde! », et tel un papillon, je me dépose contre tes lèvres, t'offrant un baiser rapide et chaste, pour finalement me retourner toute aussi vite et me casser vers la porte à grandes enjambées. Je ne sais pas ce qui va se passer et quelque chose me dit que je ne veux pas le savoir.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Dim 23 Mai 2010 - 19:49


    Ris et l'on rira avec toi.
    Pleure, et tu pleuras seul... C'est la philosophie de la vie, c'est comme ça. Mais j'aime pas sourire, alors je pleures pas, je donne juste mes coups de couteaux acerbes qu'on appel des mots. Tu penses que je suis humain, faux, j'ai décidé d'arrêté d'en être un. Je suis un monstre, mais ce n'est pas parce que je suis un monstre que je n'ai plus le droit de vivre.

    Je remarque à peine ta fureur, je met cela sur le compte de ma réplique, je peux comprendre, moi aussi j'aurais la rage, si ce n'est que moi j'ai appris a me maîtriser quand cela est nécessaire, pourquoi maitriser cette haine? Car dans le milieu que j'ai vécu, c'est pas juste des gros yeux que tu risque, mais une balle dans la tête dans le Meilleur des cas. Dans le pire, non, il ne vaut mieux pas parler de ceux qui ont manqué de respects aux chefs...
    Je te vois te détacher les cheveux. Ca te va bien je trouve, plus sauvage, mais bon, c'est pas mal. Soudain tu te lève, je jette mon regard sur toi. Qu'est-ce qui va pas? Un problème? Mademoiselle supporte pas qu'on lui résiste?
    Tu attrapes ma cigarette. Tu me joues quoi là? Une scène? Tu penses que je suis le genre de mec qui va être impressionné? J'ai vu des mecs me pointer avec leur flingue et me menacer de mort alors ton numéro. Pourtant, malgré cette pensée, je ne peut dévier mon regard de ma clope entrain de mourir sous tes coups violents, dommage, j'en allumerais une autre...
    Tu la lâche, telle se fracasse dans sa tombe improviser, pauvre cigarette, une de moins pour le cancer de toute façon.

    Tu me fixe de tes grands yeux mais n'y voit qu'une âme habitué à ce genre de situation, presque blasé par simple volonté, tu commences à m'insulter. Quoi? Ca t'amuse? Tu essaies de me rabaisser? Tu crois percer ma carapace?
    Arrêtes, t'es ridicules. Je ne fais que de m'étaler un peu plus sur mon fauteuil, te fixant comme si de rien n'était, comme si nous discutions de chose et d'autre, j'attends patiemment mon temps pour te répliquer. Tu te saisis de mon paquet, tu me le montre comme s'il s'agissait d'une preuve. Mais ta gueule, laisse moi en paix, tu crois que tu vas me changer? Tu sais quoi? La ce que tu engueule c'est toi, c'est pas moi, ouais tu t'engueule toi même!
    Tu ne saisis pas Harima, tu te saisis toi même. Soudain, tu as fini ta tirade grandiloquente, tu as fini ton récital, c'est bon? T'as fini ton show?

    Oui, tu l'as fini, je te fois prendre tes affaires, je commence a me redresser, je ne dis rien, tu fais bien ce que tu veux, je vois l'enveloppe frapper la table d'un air lourd, pire qu'une insulte, ouais voilà ce que tu dis par ce geste "ton frics pauvre tocard!". J'entends tes pas marteler le sol. J'ai rien a dire finalement, t'as raison et je peux pas le nier, faut être honnête, alors je reste sur cette chaise, amorphe, devinant déjà le gout du saké quand tu auras claqué la porte.
    La porte se claque d'ailleurs, mais j'entends encore tes pas et tes mots que tu me jettes en pâtures :


    « Oh et pis, merde! »

    Merde? Merde à quoi? Qu'est-ce que tu vas faire? Je te vois venir vers moi, tu vas faire quoi? Me frapper? M'engueuler encore? Non, encore une fois j'ai totalement faux, tu m'embrasse, ce n'est pas un baisé plein de passion, plutôt comme si tu avais envie de gouter à mes lèvres. Je me fixe, ça a bout durée à peine quelques seconde, je sent le doux parfum de tes lèvres, je sent ton parfum. Le lilas, parfum exotique pour notre pays, pourtant je le reconnait. Où ais-je déjà put le sentir? Je n'en ai aucune idée, il était si envoutant. Tu recules...
    Restes... Je n'arrive pas à articuler ces mots, je te vois juste partir, tu claques la porte. Je restes assis, je me lève doucement, presque choquée, caressant mes lèvres de mon pouce.

    J'ai perdu le contrôle totale de la situation. Je ne sais pas quoi faire. La rattraper? Pourquoi? Et surtout quoi dire? Quoi faire? "Salut euh, c'était bien ton baisé?" Arrête ton char Ben-Hur, soit réaliste, elle a fait ça sur un coup de tête. Je regard l'enveloppe, je m'en saisit. Putain, qu'est-ce que je dois faire?
    Je sais pas pourquoi, je me saisis de l'enveloppe. Elle est déjà en avance sur moi, il faut que je la rattrape. Pour lui dire quoi, je sais pas encore, mais il le faut.
    Je risque de ne pas la rattraper, je passe par la fenêtre, il y a l'escalier de secoure. Je saute les marches quatre à quatre, je cours à en perdre haleine, putain je les sent mes paquets de clopes. J'arrive en bas en sautant presque un étage complet, j'arrive au coin du bâtiment, je la voie de dos, je cours vers elle, je pose ma main sur son épaule.
    Je l'agrippe et la force a se retourne pour la fixer. Je l'ai tirer contre moi, il n'y a même pas deux pommes d'espaces entre nos deux visages. J'ai la respiration haletante, chaque bouffée d'oxygène me fait sentir son parfum. Je sais pas quoi dire putain. Je plaque cette enveloppe contre elle, je ne la lâche pas et je souffle :


    -J'en veux pas de ton fric et... et...

    Et quoi? Je sais pas! Je suis entrain de refuser du fric putain... MAIS QUEL CON! Je balaye le sol d'un regard et je continue entre deux respiration. Je sent mon souffle plus régulier, plus lent je continue :

    -Prend ton fric et fermes ta gueule... Je suis ce que je suis...

    Je suis ce que je suis... C'est ce qu'avait dit "Dieu" pour se justifier de son châtiment. Je n'étais pas dieu, loin de là...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Lun 24 Mai 2010 - 20:28

    QUE DEVIENNENT LES RÊVES QUI
    SE BRISENT ?
    les rêves ne se brisent
    pas.que deviennent les rêves qui se
    brisent ?
    LE TERREAU DES RÊVES A VENIR.


    Ainsi va et tourne ce monde. Des gens qui s’embrassent, qui s’aiment et se détestent. C’est ainsi. Je l’ai accepté. Alors, pourquoi, lui avais-je volé ce baiser ? Pourquoi est-ce que j’avais ressenti le besoin de glisser mes lèvres contre les siennes ? Parce que, je l’avais fait sur un parfait coup de tête, une envie d’enfant. Car, oui, j’étais encore une enfant. Une enfant perdue, mais une enfant, quand même. En tout cas, j’avais ce goût de cigarette sur les lèvres, ce goût salé et sucré qui formaient un magnifique mélange épicée et savoureux. Comme si, j’avais une explosion de saveur sur le palais, une feu d’artifice qui me donnait envie de recommencer à gouter à ses lèvres, mais cette fois plus longtemps. Avec plus d’application, plus de fermeté, pour bien saisir toute les saveurs. Bien entendue, ce désir resterait muet, il n’aurait aucune réponse. Et ça me frustrait. Oui, c’était étonnant comment, ça me frustrait. Je me pinçais, donc les lèvres, fermement décidé à m’éloigner de l’appartement du professeur. Plus vite, je serais hors de vue du bâtiment, plus vite je serais calmé. J’avais donc pressé le pas, entrainant avec moi le très léger rougissement de mes joues que mettaient les gens alentour sur le compte de la chaleur pesante de l’été... Moi-même, je voulais me persuader que c’était due à la chaleur et pas à cause du baiser, j’avais déjà embrassé, je connaissais la sensation, alors pourquoi aurais-je rougi d’un tout petit comme ça ? C’était absurde. Totalement, absurde… Je secoue la tête, regarde ma montre à mon poignet. Une demi-heure avant le passage du prochain bus, vers la rue de mon appartement…Je soupire…

    Et, je n’entends pas le pas de course derrière moi, je n’entends pas la respiration saccadé et je n’entends pas non plus le martèlement de ses godasses sur le goudron. Au contraire, j’hurle quand, on me tire vers l’arrière, quand on me propulse dans les bras de l’homme. Surprise & Sonné, je mets quelques secondes à comprendre. Je l’observe. Nous sommes si proches et je sens son souffle rauque, appuyé et chaud contre mon front, soulevant les mèches de mes cheveux. Je passe ma langue sur mes lèvres. Mauvais point, le goût des siennes y est encore. Il a du mal à respirer, du mal à reprendre son souffle. Il plaque l’enveloppe contre ma poitrine, j’hausse un sourcil. Il n’en veut pas ? Je ne comprends plus rien. Il faisait ses cours particuliers pourquoi alors ? Hein, pourquoi ? Je lui ai donné son fric, c’est quoi son ‘bléme ? Je le vois fixer le sol. Il reprend progressivement son souffle. Et, enfin, j’entends ses mots. Je souris. Annonce avec douceur. « Je le prendrais pas et je la fermerais pas. ». Sentence, irrévocable, c’était certes dit avec douceur mais aussi avec une certaine fermeté. Je tente de me dégageais de son étreinte, pour pouvoir me casser, mais j’ai beau tirer rien y fait, il me plaque avec force « Lâche-moi. ».

    Bordel, s’il ne me lâche pas maintenant, je risque de l’embrasser avec plus de force ou de lui en retourner une. Je ne suis plus certaine de répondre à quelque chose. Je le fixe posément, conservant l’incroyable emprise de mes yeux. Je me mords une nouvelle fois la lèvre en tombant sur son regard. Bizarrement, toute fureur s’en est allé, toute compréhension aussi. C’est comme, si j’étais partie très loin. Comme si, ça ne servait plus à rien. Néanmoins, je tente, tant bien que mal de le repousser, de le faire reculer, rien n’y fait, il ne bouge pas d’un centimètre. Je grogne comme un animal et lance d’une voix glaciale « Lâche-moi ou je ne réponds plus de rien. ». Et brusquement, j’ai la mauvaise idée de me coller à lui et de aire basculer mon corps en avant, nous nous déséquilibrons, mais ne tombons pas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Lun 24 Mai 2010 - 21:14

    Had I the heavens' embroidered cloths,
    Enwrought with golden and silver light,
    The blue and the dim and the dark cloths
    Of night and light and the half-light,
    I would spread the cloths under your feet:
    But I, being poor, have only my dreams;
    I have spread my dreams under your feet;
    Tread softly because you tread on my dreams.

    William Butler, je connais cette strophe par coeur, elle est magnifique, elle parle d'un homme qui offre à la femme qu'il aime son bien le plus précieux, ses rêves. Moi je n'ai plus de rêves, j'ai tout perdu, il me restes juste l'espoir, l'espoir qu'un jours je serais vraiment moi même.
    J'ai le coeur qui bat fort dans ma poitrine? La cause? Je sais pas...Certainement cette course effréné pour la rattrapé. Putain, il frappe fort, j'entends son tambourinement excessif contre ma poitrine, je le sent frapper encore et encore comme s'il voulait s'échapper de mon corps; J'entends distinctement chaque afflux de sang dans mes oreilles. C'en est désagréable.

    Tu te débats, je ne déserre pas mes mains, que crois tu? Que je suis comme les joué avec lesquels tu t'amuses? Penses tu avoir une quelconque influence sur moi? Un quelconque effet? ... Je sais bien que je suis pas revenu que pour te donner ton fric, je sais que je joue avec le feu et que je vais me brûler, putain, faut pas que je cède, faut que je reste concentré, surtout, ne pas toucher l'abime de tes yeux, surtout ne pas me noyer dans tes senteurs...

    Je garde mon regard sur elle comme tenu par un charme surnaturelle. Sorcière, tu es loin d'être une princesse, tu charmes les hommes, combien ont chuté? Combien sont tombés dans tes griffes, combien as-tu jeté après les avoir eu? Tu ne m'aura pas! Tu grogne alors, tel un animal pris au piège. Tu me souffle un froid :


    « Lâche-moi ou je ne réponds plus de rien. »

    Tu sous entends quoi par là? Que tu vas me frapper? Tu crois quoi? Que tu vas me faire mal? J'ai pris bien plus de coup dans la gueule que tu ne pourrais imaginer, c'est pas toi qui va me faire peur. Pourtant, au fond de moi j'appréhende, je sais que je ne te rendrais pas le coups, non, ce serait trop in-descend d'abimer ton visage.
    Tu t'avance un peu, comme menaçante, mais tu "rates" ton coup, tu te retrouve serré à moi, a moitié en équilibre, j'approche mes lèvres près des tiennes, je t'...

    NON!

    Je stop mon action, je ne dois pas, je ne dois pas te succomber, je ne dois pas me laisser aller. Je suis pas un de tes jouets, je suis libre, je n'ai nul autres chaînes que les miennes. J'arrête mon emprise sur toi, je reste immobile une fraction de seconde, mon poing droit se ferme, je sent mes ongles rentré dans ma chaire, il faut que je retombe sur terre. Mes jointure deviennent blanches tellement je serre fort, je me recule d'un pas mon visage se détourne du siens pour fixer le sol, j'inspire doucement en tremblant légèrement. Ne pas toucher l'eau...Surtout ne pas toucher l'eau. Je lâche d'une voix un peu plus faible qu'a mon habitude :


    -Je euh...

    Je me racle la gorge gorge pour me l'éclaircir, je relève les yeux alors que mes mains chercher nerveusement mon paquet de cigarettes. Putain, j'ai oublié que je l'avais laissé là haut dans le salon, elle me l'a pris avant de... De rien! Je lâche alors :

    -Jte lâche... Et garde ton fric! J'en veux pas!

    D'un geste sec, presque brutale, je fourre l'enveloppe dans l'une des poches de jean de Kaori et fait volte face d'un tours de talon. Putain, je me suis connu plus courageux. Je commence alors à repartir vers mon appart'. Mon regard se porte sur la rue, peu de monde, en même temps il se fait tard, le soir est là, bientôt les lampadaires vont s'allumer, d'ailleurs il reste peut être encore un bus ou deux en circulation. Bientôt les étoiles vont briller et jvais me poser sur le bord de la fenêtre, serrant avec force un verre d'alcool (fort de préférence) en fumant clopes sur clopes, putain, y a des fois je me dit que j'aurais du rester juste Yakuza!
    je replonge ma main machinalement dans ma veste en continuant de marcher doucement, Toujours pas de clopes, juste le vide et la douceur du tissue...
    Putain, j'ai tout perdu aujourd'hui, le beurre, l'argent du beurre et l'bisous de la crémière...

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mar 25 Mai 2010 - 21:03

C’EST AU FOND DE TES YEUX
là où le monde effleure tes rêves
LÀ OU LE BONHEUR N’EST PLUS QU’UN MYSTERE.

    Je crois qu’il faudrait si peu de chose, pour que je craque et me montre vulnérable, enfin. Il me manque des mots, c’est sur. Des choses, qui ne peuvent pas combler ma faiblesse. Alors, je mets en arrière ses choses. J’essaye de toujours choisir ce qui me rend plus forte, ce qui me rapproche de mes désirs. Pour la première fois de ma vie, je sais que je vais devoir changer mes pulsions, mes envies. Parce que , je veux essayer de te toucher. Je veux essayer de te capturer réellement dans le creux de mes pupilles, pour pouvoir mieux te sentir et comprendre ce cœur qui s’agite dans ma poitrine. Cet organe qui secoue le flux et le reflux de mon sang, le propulsant plus ou moins vite, plus ou moins dangereusement. Brusquement, violement, l’objet de mes soucis s’agitent quand je me retrouve un peu plus coincée contre toi, refermant l’étau du piège sur mon corps. Tes lèvres se rapprochent dangereusement, j’écarquille les yeux, Je sens l’odeur de la cigarette, le battement puissant de ton cœur et j’ai la tête qui tourne de cette effusion de parfums et de senteur m’attire vers le bas. Toujours plus bas, j’ai les mains qui tremblent sous tes doigts. Ultime frisson. Ultime illusion.

    Tu te rétractes. Mes mains se détendent. Je ne peux m’empêcher de pousser un soupir de soulagement. Alors que j’ai ce goût métallique et désagréable dans la bouche, j’ai ses mots sur ses lèvres, ce besoin de dire « LÂCHE » de tout mon être. Je n’esquisse pourtant aucun geste. Et pourtant, tu peux pas savoir comme j’ai envie de te frapper à cet instant…Comme, j’ai envie de glisser mes doigts sur tes joues, de te sentir apposer tes lèvres sur les miennes. Serre-moi plus fort, souffle mon âme. Tu fais le contraire, tu me lâche. Je suis libre ? Et déjà, la chaleur, l’écrasante emprise de ton étreinte me manque. J’suis pas logique…Complètement contradictoire dans mon comportement…J’aimerai changer le temps et glisser contre le vent, me faire respirer par toi & t’empoisonner de tout mon être, à cet instant. J’entends ta voix, elle me semble déjà tellement lointaine. Je sens ton geste et pourtant je suis muette comme une tombe. Complètement choquée. Je te vois partir, lentement, surement. Je te fixe, stoïque et étrangement amorphe. Violemment, une bouffée de rage monte. Je la retiens et je te cours après. Je te cours après pour avoir une chance, une seule chance. Je m’arrête à quelques centimètres de toi et lance le premier objet qui me passe sous la main. Il atterrit mollement, sur ta tête et je reconnais le paquet de clope. Je lance d’une voix forte « Fuis pas, Baka… ».

    Je franchis les derniers mètres et brusquement attrape la ceinture qui retient le pantalon de ton costard. Je la retiens fortement, consciente que tu pourrais très bien m’emporter avec toi. Je tire sèchement dessus, ramène la ceinture contre moi et donc toi. Tu es complètement de dos. Je soupire. Attrape l’enveloppe et murmure dans un souffle plus calme « Lâche. » et avant que tu es prononcé le moindre mot, je fais tomber l’enveloppe et l’écrabouille bien avec mon pied. Personne ne se battra plus pour ce qu’elle contient. Ironiquement, je tire un billet de ma poche, le roule entre deux doigts à la manière d'une cigarette et le dépose entre tes lèvres. Geste ridicule, passible et synonyme de provocation... Je te lâche et recule. Satisfaite…Terriblement satisfaite.
    Tu n’as encore rien perdu, Hagi. Au contraire, tout ne fait que commencer. Alors finalement que désires-tu ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mar 25 Mai 2010 - 22:54

    Pof...
    Le bruit sourd du paquet de cigarette qui s'éclate sur ma tête, je n'en ai cure, comme si ça allait changer quelques choses, je jette un regard sur le projectile improvisé. Un paquet de cigarette, ha, Hahahaha cruel jeu du destin que ce soit ça qui me frappe, mes membres tremble presque de rage a la vue du paquet. Qui a bien put lancer ça?
    Franchement ais je vraiment besoin de me pauser la question? La seul personne capable de cela December, maudite sorcière, connasse! JE TE HAIS! Hein! Tu l'entends ça! Je te hais! Je te hais car je me sent faible en ta présence, je te hais car tu es moi, je te hais car j'ai envie que tu embrasse une nouvelle fois mes lèvres, je te hais car j'ai peur d'aimer.
    J'ai peur d'aimer ton parfum de fleur de lilas, d'aimer ces cheveux d'obsidienne, d'aimer cette rage qui t'anime, ce culot, ce cœur de pirate, cet air de gitane! Je te hais Kaori!

    Oui, une haine qui me dévore comme le loup s'attaque a l'agneau! Chacune de mes inspiration me brûle la gorge, putain de cœur à la con! JE sais pas ce qui me retiens de pas me retourner et de te foutre la mandale du siècle, de te frapper, encore et encore, de te savater jusqu'à ce que j'entends le craquement sinistre de tes os briser, de te frapper jusqu'à ce que ton visage ne soit plus qu'une bouilli infâme de sang et de chaire!

    Pourtant je ne me retourne pas, je fuis comme tu dis si bien, mais c'est pour mon bien, notre bien, ouais, c'est mieux ainsi, ça évitera les cris les hurlements. Pourtant, pourtant Kaori tu ne le comprend pas. Tu attrape ma ceinture, j'arrête de marcher, ma haine disparait comme par enchantement. Sorcière! Que m'as tu fais?
    Tu me tire contre toi, je me retourne, je suis face à toi coller à toi, je peux sentir ton parfum enivrant une fois de plus!
    Lache? Quel mot cruel mais tellement vrai, il me transperce de part en part, mais je l'assume, je suis lâche car j'ai peur, peux tu comprendre cela? La peur? Celle qui vous prend les entrailles et vous tétanise vous empêchant de courir même si votre vie est en jeu!

    Tu jette l'argent au sol. Sais tu combien de personne crève de faim chaque jours? Non? Moi non plus et là je m'en fout totalement! Je suis là contre toi, tu glisse ce billet comme le ferait un homme dans le soutient-gorge d'une stripteaseuse dans un bar. Je te fixe de mes grand yeux et souffle soudainement projetant le billet en l'air , je lâche d'un air mécontent :


    -T'as cru quoi? Que j'étais un gigolo?

    Je l'attrape presque avec violence par le col, j'ai la haine, mais une nouvelle fois, elle disparait. Mes mains frôle la peau de cou. Sorcière.. Alors je frappe, en plein coeur, un seul coup, un unique, ni plus ni moins.
    Non, ce n'est pas un coup de poing, ce n'est pas un coup de pieds, c'est mes lèvres, mes lèvres qui se pose sur les sienne avec presque une certaines violence, je l'embrasse avec une passion que je peux pas cacher. Mon dieu que ses lèvres sont délicates, qu'elles semblent si finement réalisé par un orfèvre de génie. Quel joaillier t'as fabriqué Kaori?

    J'arrête mon baisé et la relâche, que dis-je, je la repousse presque, une lueur de peur dans mes yeux. J'ai succombé, j'ai pas réussit a tenir, je crache alors tel du venin :


    -C'est bon? T'as gagné? J't'ai pas résisté...T'es contente hein?

    Sans écouter sa réponse ou attendre une réaction quelconque, je fais volte face et reprend mon chemin pour l'appartement, mes pas se font plus grand, plus rapide, d'un revers de manche j'essuie mes lèvres où réside encore le tendre gout de celle de Kaori. Et voilà, j'ai encore merdé...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mer 26 Mai 2010 - 15:21

    Foutue journée. Foutue vie. Je m’écorche un peu plus contre ta voix, je m’éclate un peu plus contre chacun de tes pas. Je me noie dans tes yeux encore et encore. Je ne m’en lasse pas et je ne comprends plus. Tu dis que je te fais un effet étrange, mais qu’en est-il de l’effet que tu me fais ? As-tu conscience qu’à chacun de tes mots je tombe inanimé sous des coups invisibles ? Sens-tu mes doigts tremblés quand je te retiens contre moi, j’ai si peur de tes réactions, de ta fureur, de tes coups… Et je supporte tout en silence. J’suis douée pour ça, extrêmement douée… J’me frustre constamment, tout le temps. Je fais taire mes désirs & ça m’étouffe. J’suis qu’un masque, un foutu masque…Je l’appose sur mon visage, l’épouse pour avoir cette confiance et cette solitude qui me protège. Je fais que me protéger, c’est la seule et unique raison qui me saute aux yeux. Mais c’est faux & j’le sais très bien…

    Ce désir, cette envie de toi. Je me dis que c’est passager, je me dis que c’est juste parce que tu me fascine, tu me trouble. Mais c’est faux, je ne pourrais jamais te comprendre, car à travers tes yeux, je vois ce que j’aime pas. Je voudrais m’en foutre, je voudrais ne pas avoir besoin de toi. Tu reflète ma pire terreur, ce qui ronge mes cauchemars : moi-même… Je déteste ça…Je ne comprends pas. Explique-moi, c’est quoi mon problème. Explique-moi pourquoi tu fais ressentir à mon être cette répercussion… Qu’est-ce qu’on s’est fait ?

    Je te vois rejeter le billet qui s’entrave au vent, prenant des aspects de parachute en haute voltige. Mais, je m’en fous, j’attends ton coups, j’attends la souffrance. Je te fixe de mes yeux de chasseresse, j’espère que tu ne fuiras pas. Alors, il m’attrape, il frôle ma peau, je frisonne. Et brusquement, ses lèvres s’aplatissent contre les miennes. J’écarquille les yeux, je suis comme un chat effrayé, le poil hérissait et les griffes sortent , sauf que mes griffes se sont mes ongles qui s’enfoncent brutalement dans ton épaule, venant lacéré la chemise et la veste. Je suffoque, et pourtant je m’agrippe violemment à tes lèvres. Étreinte subtile. Je sens le goût de la cendre sur tes lèvres, des mots inavoué et d’une retenue brusque. Passion. Frustration. Haine. Désir. Tout ce mélange, j’en ai mal à la tête, j’en ai mal au cœur. Débâcle complet. Décalage de l’âme. Toute implose. Toute explose. Il a cette sensation de violence, de rage étouffé dans tes lèvres, que j’en ai mal. Je suis perdue dans ton souffle. Boom, je retombe trop vite sur terre, quand tes lèvres quittent les miennes. Tu m’écarte, rapide, sec, précis. J’ai gagné et pourtant, cette victoire sent le soufre. Je passe ma langue sur mes lèvres, c’est certain ; J’en veux plus.

    Je ne fais pas attention à ton venin, je ne fais pas attention à tes pas. Je passe un doigt sur mes lèvres. Plus question de fuir… Plus question d’oublier. J’emboite ton pas, avec difficulté. J’attrape ta manche, tes doigts, ta main, ton poignet, ton bras. Brusque, je pivote sur moi-même, te fais doucement reculer contre un mur, ma jambe droite entre les tiennes pour t’empêcher de fuir, mon corps penché sur le tiens. Je reprends mon souffle saccadé. Je noue mes doigts aux tiens et t’arrache une seule et unique chose. Un baiser agressif, persuasif et ardent. Je te brule avec mes lèvres, je te fais suffoquer avec la tendresse de mes lèvres. Ma seconde main sur ta nuque, je quitte d’une façon étonnante tes lèvres, mordant légèrement ta lèvre inférieure. « Maintenant, je suis satisfaite… ». Je te libère et je tourne les talons. Putain, j’ai loupé mon bus !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Jeu 27 Mai 2010 - 23:28


    Il a beau faire encore à peu près jours, dans mon coeur c'est la nuit noir, un nuit sans lune ou l'on marche à tâtons, où l'on se prend les pieds dans les obstacles qui peuplent le sol. Je marche dans le noir car t'as pris ma lumière, j'ai le coeur explosé, tu l'as frappé avec rage et violence.
    J'ai les viscères répandu sur le sol par tes coups de griffes. Il fait beau dehors mais en moi il pleut, il pleut a en perdre raison, il pleut encore et encore, une pluie de cendre, loin de la pluie salvatrice et réparatrice. Il pleut encore et encore...
    J'ai encore le gout de tes lèvres, je ressent encore cette passion, cette envie, tu me tue, tu me brûle, chaque souvenirs de cette étreinte si présente me perfore et me donne envie de hurler, hurler de rage et de haine, mais je ne fais rien, je n'ai fait que me retourner pour y aller. Soudain, je sent ta menotte
    qui cherche ma main, je sent cette peau si douce qui me rend si fou. Je sent tes doigts qui cherche ma main, je sens ta poitrine et ta ta taille fine qui s'écrase contre moi juste là. Tu m'embrasse et e sens sous tes lèvres une odeur de fièvre. Sous cette caresse, je sens une ivresse qui m'anéantit.

    Tes lèvres qui se serrent contre les miennes, cette communion pleine de passion, j'ai envie que cette étreinte dure à jamais, j'ai envier de te le hurler, mais je reste sans voix car je t'ai près de moi. Tu me relâche, tu as l'air satisfaites. Sadique, tu es tellement cruel, tu me brûles les ailes. Restes près de moi, ne t'enfuie pas. Je t'en prie...Ta main se pose sur ma nuque, comme si tu voulais m'emprisonner, puis, tu quittes mes lèves, emportant avec toi une partie de mon âme, une partie de moi quand tu retire tes lèvres de façon casi-sauvage, j'ai envie de te retenir mais je sais que ça sera vain. J'suis devenu ton jouet et j'suis quasiment sûr que tu vas me casser par pure plaisir.
    Oublie moi Kaori, j'suis pas ce genre de type collant que tu manipuleras! J'vais te tenir tête, j'vais pas céder à tout tes caprices comme ça. Je te regarde t'en aller, satisfaite, mais, je ne peux m'empêcher de pouffer un peu de rire quand tu remarques ton bus qui s'en va au loin, t'as l'air conne a attendre une demi heure ton prochain bus hein?
    Vas y, j'suis pas une pute, du moins pas tout les jours, on a qu'a dire qu'aujourd'hui c'est mon jours de congé. Alors j'mapproche de toi, je me baisse pour ramasser l'enveloppe, c'est bon, je sais que t'en a fini avec moi, t'es comme un de ces gosses qui s'amuse avec une chose et une fois qu'ils ont fini, chance de jouet. Pfff, pauvre conasse, vas y, continue avec cette philosophie et tu deviendras une pauvre conasse, seule, désespérément seule...
    Ouais, en faite tu risque de finir comme moi.

    Je glisse l'enveloppe dans une de mes poches arrière puis je ramasse le paquet de clope, en fourre une dans ma bouche et m'approche de toi, tapote doucement ton épaule, je lâche :


    -J'ai une moto et deux casques... Tu veux que je te ramène?

    J'ai cet air blasé qu'on les sportifs après une amère défaite, j'allume ma clope, même ma voix semble un peu plus triste. Sans rien ajouter, j'aspire sur la cigarette, son bout devient encore plus rouge et elle se consume un peu plus rapidement, je fais demi tours et marche doucement vers le lieu ou je l'ai garer, qu'elle me suive si elle n'a pas envie de poiroter, moi j'm'en fout au final.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Sam 29 Mai 2010 - 23:59

    La solitude. Je la connais depuis bien longtemps, je la savoure et la déteste au même instant. Pourtant, je ne peux pas m’en lasser, je ne peux pas m’en défaire. C’est comme si c’était un chien et qu’il fallait constamment lui mettre la laisse au cou. Vous ne pouvez pas défaire la laisse, au risque de voir l’animal se casser. Eh bien, c’était exactement pareil pour la solitude, sauf que c’est vous la bête. J’étais loyal envers cette maitresse trop habile de ses doigts. Et chaque jour, je revenais dans ses bras d’une pâleur inconsidérée, je me noyais dans les effluves de son odeur… J’étais dépendante. Alors tu sais, quand tu dis que je deviendrais comme toi, je pense que je le suis déjà. Tu n’as pas à t’en faire, après tout, je n’ai presque plus rien à risquer. Alors tant pis, si je me meurs entre tes lèvres, tant pis, si je ne peux te toucher que du regard, tant que tu restes à mes côtés, je m’en fous. Je n’ai plus rien à perdre. Je ne vis que de dangers et d’illusions…Je peux très bien louper tout les bus du monde, tant que j’ai tes lèvres. Tu dis que je vais te casser, mais justement je ne brise pas…Cela ne sert à rien, car tu ne l’es pas. En tout cas pas entièrement…Je dirais que au contraire, tu es ce rival qui me coupe le souffle, car tu m’attires aussi facilement qu’on tire sur une poignée de porte… Tu glisses l’enveloppe dans une de tes poches, reprend le paquet de clope…Et je sens la chaleur de ta voix bruler mon oreille…Surprise, je fais volte-face. Tu me ramènes ? Comment ça tu me ramènes ?

    Mais trop tard, je vois juste ta clope s’embraser, rougir sous la première bouffée que tu lui arraches. Tu choperas sûrement un cancer et dans le pire des cas tu en mourras, mais je sais parfaitement que tu t’en fous. Après tout quels sont les regrets quand on a vécu à fond, qu’on a tout gouter ? Il n’y a aucun remord. Et tel un phare illuminant ma sombre nuit, je te suis, le bruit de mes talons se mourant trop rapidement sur les pavés de pierre, je passe ma langue sur mes lèvres, te suis…Nous déboulons rapidement à l’endroit voulu et j’aperçois la « chose », car oui pour moi, c’était un monstre… Il n’y avait qu’un monstre qui pouvait avoir cette carrure, cette forme, sauf que ça c’était sur deux roues… C’en était presque « Brrrr »…Terrifiant. C’est très loin des voitures luxueuses à plusieurs millions de dollar, dans lequel les riches se pavanaient. A vrais dire, c’était la première fois que j’en voyais une en vrai. Après tout, il est considéré que notre classe sociale ne devait jamais se trimballer que sur ses deux jambes ou sur un véhicule à quatre roues, ni plus, ni moins. Alors, vous vous imaginez bien, la grimace que j’ai pu faire face à la cuirasse de la « bête ». Néanmoins, j’étais assez fasciné, assez captivé par l’animal qui se tenait devant moi. C’était un bel engin.

    J’esquisse un sourire, le fixe…Je mets à sa hauteur, non plutôt, je lui barrais le chemin, j’avançais mes lèvres sur sa joue en lançant un « Merci ». Oui, mademoiselle December disait merci sans arrière pensée, c’était un exploit. Car, oui, je lui étais très reconnaissante. Avouer, quand même que c’est jouissif de voir quelqu’un attendre son bus trente minute de plus. Alors voilà, pourquoi, je lui avais offert ce contact… Et, tranquillement, avant même qu’il n’ait pu dire quoique ce soit, je m’étais mit à dos, en passant une main dans ma chevelure d’ébène. Signe d’une intense nervosité de ma part.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Dim 30 Mai 2010 - 10:17

    On dit souvent que la moto est une sorte de cheval, la parfaitement monture du solitaire, il faut avouer que c'est vrai, car monter a deux sur une moto n'est pas forcément aisé, de plus, il y avait de la place pour caler un sac sans oublier l'incroyable maniabilité de l'engin.
    Ouais, et puis, il y avait aussi tout ce mysticisme derrière, toutes ces histoire sur les motards, les légendes plus ou moins urbains et ce côté "bad boy" qui accompagné la moto.
    Cet moto, c'est la mienne, ma première acheté, une Kawasaki ZZR 250, la même moto que l'on trouve dans Kill bill, elle est noir, mat, sans flammes ni rien, juste cette couleurs que j'aime tant.

    C'était une sorte de cadeau d'intronisation, c'est une de mes rares réussites. Bon, j'avoue, le moteur a été trafiqué, mais c'est pas non plus un outil de james bond. Je m'apprête à la toucher quand Kaori s'interpose. Que veut elle encore?
    Rien? Elle ne veut rien si ce n'est ce merci. Je sens la douceur de ses lèvres sur mes joues, encore ce parfum qui me brûle les poumon. Je ne lâchais rien, jeté juste un coup d'œil sur cette manie de remettre ses cheveux longs et magnifiques. Je prend ma clope et la jette avec négligence par terre, je vois ce petit bout embrasé voltiger au loin pour s'écraser par terre projetant une petite gerbe étincelles.

    Je pause mes doigts sur ma monture, je la touche avec un regard presque de passion, parcourant ses courbes. Combien de fois j'ai oublié mes malheurs en montant sur elle? Je remarque cette petite écriture sous le compteur "Souris Aujourd'hui, Pleures Demains".

    Un léger rictus déforma mon visage d'ancien yakuza.Je me contente de sortir mes clefs et de retirer un casque de sous le siège. Il s'agissait de l'un de ces traditionnels casques intégrales. je lâche tout simplement :


    -Tu mettras le casque, si t'en a jamais fait, faut pas avoir peur, tu te serre a moi et c'est tout. Rien de plus, rien de moins. Tout se passera bien

    Je balance un clin d'oeil plein de sous-entendu et je m'installe confortablement, sur la moto, mes mains se posent avec délicatesse sur les poignets, d'un geste, je démarre l'engin, je le fait un peu grogner, tout vas bien, j'ai assez d'essence, je me doute qu'elle doit être dans une des chambres de l'internat, bref, il suffit qu'elle soit sur la moto et je partirais à toute allure, chevauchant sans soucis sur les mornes pleines de bitumes. It's to easy to ride...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mar 8 Juin 2010 - 21:21

HRP: Pardonne moi, c'est nul, affreusement nul, je t'autorise à me torturer pour le coup et tout >< TT...Parddoonnn


    On bascule, on ne dépend plus de rien. On s’envole. Boum ! Je ne sens plus rien d’autre que mon cœur contre ma poitrine, je ne sens plus rien d’autre que le vent sur mes joues. J’espère, oh oui, j’espère une réaction à ce rapide effleurement de ta joue. Eh bien rien, je suis soulagée mais frustrée. Une frustration enfantine & faible qui se meurt bien vite. Mais qui laisse une trace d’amertume au creux de mon palais. J’ai beau ravalé ma salive, le goût reste. Puissant et purement énervant. Néanmoins, je m’apaise en voyant tes doigts effleurer la surface du « monstre ». Tu les glisses, comme glisserai ses doigts un amant sur son aimée. Je le vois bien, elle t’es plus précieuse que n’importe quoi, elle semble se dessiner des courbes sous tes mains et alors…J’imagine. Je laisse voguer mon esprit dans des histoires folles, des choses que peu d’humains vivent et bravent…Et ce goût de liberté qui en glisse, brulant tout ce qu’elle touche, tout ce qu’elle ne connait pas…Je t’imagine invincible, imbattable, mais aussi meurtrie par une solitude amère et un manque profond. Brutale, s’agitant comme un serpent qui vient serrer ton corps, étreindre ton cœur, coupant ton souffle… Ombre de ton propre cœur, je reste captivé par tes gestes envers la noir cuirasse, étonné d’une telle tendresse, je suppose que toi, tu es capable de douceur. Je vois ses doigts se glisser sous la moto et libérer le casque, je souris doucement à sa phrase. Je choppe adroitement le casque et arrive à l’enfiler et à le mettre avec difficulté.

    Pas du tout, rassurée, je me glisse sur l’engin et maladivement, je m’accroche à lui. Bordel, Pourquoi je le sens mal ? Je le serre encore plus fort brusquement. Je murmure à son oreille « Comment tu as deviné que j’en avais jamais fait ? » . Je soupire douloureusement, cale mon corps sur son dos. Je passe ma langue sur mes lèvres. J’entends l’engin grogné, s’agiter, se brusquer…Puis finalement, je finis par l’entendre ronronner dans ses triples comme un chaton apprivoiser.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mer 9 Juin 2010 - 19:36



    Je ne te réponds pas, a vrai dire, je crois que nous les motards on le sent ceux qui ont jamais fait de la moto, je sais pas pourquoi, peut être parce que les gens inexpérimenté regarde toujours avec appréhension nos "destriers". Il faut avouer que c'est des monstres en puissance qui sont caché sous leur carrosserie. Je commençais a faire vrombir le moteur et que je fus assuré que ma passagère se tenais bien a moi, je me mit en route!
    La vitesse, j'aurais aimé allez plus vite, mais il fallait prendre en compte Kaori, donc pas de folie. Pourtant, même en roulant "doucement", je sentait mes cheveux onduler sous le souffle du vent, ils s'agitaient comme les vagues de la mer de chine durant une tempête, je devinais ma veste et ma chemise flottaient tel un drapeau au vent en s'agitant tant et plus. C'était un peu ça la liberté, aller où l'on voulait quand on voulait. Pouvoir faire des kilomètres sans se retourner, sans s'arrêter avec pour seul idée d'aller tout droit, toujours et encore. Avaler ces kilomètres de routes tant et plus jusqu'à ce que la jauge d'essence indique la fin du voyage, se mettre sur le bas côté et attendre là, sans rien dire, sans rien faire, juste fumer une putain de clope, se pourrir ses poumons en regardant le ciel, observer ces nuages qui doucement avançaient vers d'autre horizon et ce dire que dans quelques heures quelqu'un situé à des milles et des milles de là les verraient, identique et penserait aussi en les regardant.

    Je m'arrêtais à un feu rouge que j'aperçus, décélérant progressivement pour me stopper juste devant, posant pieds à terre, quand, j'entendis un autre bruit de motard, je tournais la tête et aperçut un bolos de première avec une "petite" cylindré. Sérieux là il faisait quoi? Il me défiait? T'es sérieux là? Je lançais un regard sur le cassos, du genre à peine sortie de la maternelle, du poil au menton et parce qu'il arrivait certains jours à avoir le zizi tout dur pensait pouvoir me la jouer. T'es vraiment sérieux là?
    Le pouilleux avec son look à la danseur de dance-floor et au casque ornementé de flamme fit vrombir, même si le mot exacte serait miauler son moteur. Ah ouais, tu voulais vraiment jouer avec moi. Je jette alors un petit regard carnassier sur ma proie, Kaori n'existe plus à mon sens, il n'y a plus que moi et l'autre petit con. Je commence à fait grogner le moteur, comme un avertissement, comme le ferait un prédateur face à un prétendant, mais le petit jeune n'en décroche pas.
    Je jette un coup d'oeil sur le feu, j'attends qu'il passe au vert, je suis chaud, brûlant même, soudain, la lumière change, j'accélère à fond, je dépasse aisément les limitations de vitesse, je slalom entre les voitures à toutes vitesses, je grille stops et priorités, j'entends les klaxons des autres véhicules, mais je m'en fou, je fonce, vite, toujours plus, sans s'arrêter, surtout pas, soudain je me rappel de la présence de la jeune femme, je ralenti un peu, prend a gauche puis deux fois à droite et m'arrête, voilà, on es devant l'internat. Je coupe le moteur et lâche un :


    -Pas trop peur?

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Dim 20 Juin 2010 - 22:27

    La route glissait comme un rien, sous les roues du monstre… C’était comme le long chemin d’une vie, les lignes étaient blanches, mais froides telle les crocs pâles d’un animal sauvage et dangereux. Elle s’allongeait doucement dans sa course paisible, emportant les derniers vestiges de mon effroi…Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher de saisir le buste d’Harima plus fort, enfonçant plus profondément mes ongles dans le tissu de sa chemise, mais surtout de ses chaires…J’étais tel un chat qui s’accrochait à un arbre pour ne pas tomber dans la gueule du chien au pied de l’arbre…J’étais apaisée du haut de mon perchoir, mais totalement désorienté, paumée…Alors, je m’accrochais à ce qu’on me donnait… Toujours, éternellement, je m’accrochais pour ne pas chuter…J’étais pratiquement collée à lui, je pouvais sentir son parfum brûlant, la saveur de sa peau contre la mienne. La chaleur qu’il apportait dans mes poumons, mettant à feu ma gorge, caressant mon palais d’une sensation amer & métallique, comme si il avait le goût du sang dans son odeur…Une odeur qui s’insinuait dans tout mon être. J’en avais le goût, jusqu’au bout de ma langue… Je soupirais doucement en sentant vaguement l’engin ralentir, puis s’apaisé, dans un doux ronronnement…Je jetais un regard aux alentours et je remarquais un homme… Cet homme était à moto aussi, mais il avait cet air jeune & dédaigneux…Il fit hurler son moteur. Harima répondit.

    On pouvait voir dans leurs yeux cette mêlée de mépris et de coup. Cette envie de se tuer, de gagner. Ils étaient tel deux animaux fous et assoiffés de sang. Mes mains agrippèrent plus fort la chemise d’Harima, mes bras se resserrèrent brutalement, mon buste se mit plus en avant, plus collé…Quelque chose allait se passer. Le feu passa au vert. Vitesse. Embrument. Adrénaline. Tout monta très vite, j’avais l’impression de m’envoler. J’avais tellement peur, mais j’étais tellement grisée, tellement enivrée. Toute aller à cent à l’heure, et j’aimer ça…Puis doucement, tranquillement la moto perdit en vitesse. Nous étions arrivés. Je voyais les bâtiments du pensionnat. J’avais la tête qui tournait…Je me sentais nauséeuse & tellement excitée… « J’avoue, j’ai eu un peu peur…Mais, j’ai eu aussi l’impression d’être un oiseau… »…Je n’ose pas me glisser sur le sol, je sais que je risquerais de flancher, je pose mon menton sur son épaule et je ferme les yeux, j’inspire et j’expire doucement pour soulager mon corps de ses secousses et de ses nausées…Deux, Trois peut-être cinq minutes passèrent…Je finis par rouvrir les yeux et aller frotter ma joue pâle et douce contre la sienne mal-rasées et rude…J’y souffle un dernier merci ainsi qu’un baiser…Je me glisse au sol, déchargeant de mon poids plume la moto, mais trop brusquement, je fais un pas de travers, mon corps perd l’équilibre, je ferme les yeux…Je vois déjà une plaie, du sang & le lit blanc, accompagné de son odeur immonde d’hôpital…
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mar 13 Juil 2010 - 15:21

    Je hais cette fille, cette façon qu'elle a de prendre tout pour acquis, princesse à la con, 'aurais pris plus de claques dans la gueule t'aurais compris ce que c'était la vie, la vrai, t'aurais sut que rien n'est acquis, qu'on marche sur un monde instable et qu'un claquement de feu en Irak peut tout bouleverser ici...
    Je jette un regard sur le compteur, ça va encore me couter un bras de faire le plein d'essence. JE la laisse m'embrasser, se frotter a ma joue, ce petit jeu qu'elle exécute, je sais bien que c'est une marionnettiste, je suis sur qu'aucun homme n'a sut lui résister , tant pis pour moi. Je te voit descendre, t'as l'air frêle, ce tours de moto t'aurait il secoué? t'es donc pas aussi forte que je ne l'aurait crut, en même temps c'est une question d'habitude, j'adore zigzagué entre les voitures, sentir mes cheveux voler aux vents, savoir qu'on frôle la mort à chaque instant et pouvoir aller ou l'on veut, quand l'on veux, savoir que l'on peu tout plaquer pour fuir et redevenir soit même.
    Je te voit marcher, doucement, poser tes pas sur le bitumes noirs comme mes poumons, comme mon coeur, ce noir qui ne fais que plus ressortir la pâleur de ta peau nacré.

    Tu tombes face à moi,n je tend la main pour te rattraper, mais je ne peux te venir, je suis engoncé sur mon destrier d'acier, je suis trop loin et malgré tout je tends ma main pour tenter de te retenir. Comment cela se fait il que tu chute ainsi? Un coup de chaud Trop de snesation forte? Ton corps faillirait-il? Aurais tu un maladie? J'essaye de te retenir sans penser en lâchant d'une voix forte, presque un cris :


    -Kaori!!!

    Le christ tomba trois fois, mais pitié, je t'en supplie, ne soit pas ma passion...
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Mar 3 Aoû 2010 - 15:16

    J’entends. Mais je ne vois pas. Je me contente de tomber, de sombrer dans l’obscurité. Je ne garantis plus rien, je sens une perte vertigineuse de contrôle. Un gouffre sans fin se creuser sous mes pieds, & le noir qui m’engloutit…Pression indescriptible d’un corps trop lourd, rejoint par la gravité. Épuisement d’une vie sans queue ni tête. Ce soir, ce sera la fin d’un « nous » , emmène-moi un peu plus loin. Mais ne me prends pas la main, contente toi de me regarder, me parer de mes mensonges & de mon charme. Laisse-moi chuter.

    Vertigineusement, je ne sens plus rien. Je sais déjà que dans quelques heures, je serais allongé sur un lit d’hôpital, cherchant ma respiration vainement. Et pourtant ta voix qui m’appelle me fait l’effet d’un électrochoc, je rouvre les yeux & brutalement je tends mes doigts, au maximum, j’effleure ta main, puis soudainement je l’attrape. Pourtant cela ne rattrape pas ma chute, qui finit par râper mon ventre & une partie de ma jambe. Une douleur fulgurante me traverse, je déglutis difficilement, j’essaye de l’ignorer. Je dois l’ignorer ! Toute ma vie on m’a appris à cacher mes sentiments & les marques de douleurs & pourtant je me sens mal. Je sais que du sang coule, mais j’ignore, je me le dois…Je t’observe…Bon dieu, qu’est-ce qui m’a pris ? Pourquoi est-ce que tu m’as fait ce putain d’effet ? Pourquoi ? C’est comme si tu m’avais littéralement fait sortir de tombe, & ça seulement avec ta voix. Je ne comprends pas…

    Je me relève doucement, toujours tes doigts entre les miens. Y a un putain de trou dans mon pantalon & y a se rouge désagréable dessus. Je te vois, je ne souffle qu’un seul mot « Pardon »…Mais pourquoi m’excusais-je ? Pourquoi ? Pour lui avoir causer de l’inquiétude ou pour autre chose de bien plus profond…Et soudainement, je lâchais sa main, me détournant de lui, aussi vite que possible.

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  Lun 11 Oct 2010 - 20:16

    Qu'est-ce qui te trouble? Moi en tant qu'homme? Ou plutôt moi en tant que ce que je suis? Je suis une sorte de double masculin, quelqu'un qui s'est blindé, sauf que j'ai choisit l'autre chemin, celui des pauvres. J'suis une sorte d'handicapé du cœur, un de ces connards qui était absent à la distribution de la gentillesse et de l'amour, mais le pire dnas tout ça, c'est pas que je sois un monstre, c'est que cette capacité handicapante de rien ressentir pour autrui ne me laisse même pas le droit à une putain de place de parking réservée. Tes paroles me frappes "Pardon", pardon de quoi? D'être humaine? Allez Kaori, garde ton masque, je vaux pas le coup qu'on me montre ce qu'on est au fond, moi je le garde toujours, d'ailleurs je crois que j'ai perdu le souvenir de mon vrai visage. Et je crois que je ne veux plus m'en souvenir, je crois que j'ai figé ce masque de fer à ma peau.
    Je t'aide à te relever, je ne te dis rien. Je ne dois pas rester avec toi, j'suis un fracassé, une gueule cassé, ça te fera pas du bien, et puis, même si je ne le sais pas encore, j'suis déjà mort. Alors ça sert à rien que tu commences à être toi même si c'est pour te retrouver avec seul...
    J'ai regarder ta plaie de la où j'étais et j'ai lâché :


    -Vas soignez ça et si tu as trop mal appel les pompiers... Je crois que pour ma part je vais rentrer.

    J'aurais dut rester avec elle, m'assurer que tout allé bien, mais ça aurait dérapé, je le sais, je le sent. Sans rien ajouter d'autre, j'ai lâché cette pauvre petite main qui semblait vouloir retenir les misères du mondes et je remet le contact sur la moto. J'enfonce mon casque, rabattant la visière, cachant à la vue de la jeune femme mes yeux blasé et torturé. Je vais repartir, je reste juste une fraction de seconde, le temps de te voir te retourner, le temps de te voir partir...Juste pour garder ce souvenir, juste celui ci
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
« »
(#) Re: Money, money...[pv Kaori]  

Revenir en haut Aller en bas
 
Money, money...[pv Kaori]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Hors RPG :: Poubelle :: Archives des rps :: Anciens rps-
Sauter vers: