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 Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]

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(#) Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Jeu 16 Sep 2010 - 21:32

Les oiseaux chantonnaient depuis déjà deux bonne heures à Kobe, même si leur doux chant passait inaperçue derrière la cacophonie matinale de la masse sombre qui fourmillaient dans les entrailles de la ville. Cette mégapole ne dormait jamais, même si à chaque horaire, la foule se vide ou se remplit aux rites monotones de la cité. Sachant qu'il y a environ un million cinq-cent milles habitants sur une superficie de cinq-cent cinquante-deux mètres carrés, quelle est la chance qu'une lycéenne ne trouve personne qui sache où se trouve l'un des plus beaux établissements de la préfecture ? Quasiment aucune c'est pourtant ce qui était arrivée à la petite Harue qui errait dans les rues depuis déjà trois bonnes bonne heure.
Elle était arrivée ce matin là vers six heures à la gare de Sannomiya, seule avec son cartable et sa valise. Elle avait en effet décidée que pour son entrer au lycée elle se débrouillerait sans profiter de l'aide familiale. Cela arrangeait tout le monde, son père et sa mère ne voulait pas rater une journée de travail, quant à son frère était bien loin vu qu'il avait entreprit de continuer ses études à Tokyo. Et même sans cela, la brunette voulait prouver qu'elle n'avait pas fait ce choix pour être une charge et ainsi prouver qu'elle était assez forte pour voyager.
Le début de son périple était plutôt encourageant, elle avait réussit à prendre son ticket et à trouver la bonne station pour ensuite se dirigeait vers le bon arrêt de bus. Mais ensuite les indications étaient floues et il suffit d'une seule petite erreur d'aiguillage pour se retrouver perdue dans ce labyrinthe urbain. Elle se rendit bien compte que quelque chose clochait, hélas il était déjà trop tard pour faire marche arrière. Elle avait bien essayait de demander son chemin mais elle était tombé que sur des touristes qui ne savaient pas de quelle station elle parlait.
C'était donc ainsi qu'elle cherchait désespérément une carte de la ville ou un gentil habitant qui lui viendrait en aide. C'est alors qu'Harue remarqua de l'autre rive de la ruelle un panneau noir, peut-être indicatif. Un sourire apparut sur ses minces lèvres. Même si ce n'était qu'un vague espoir, elle espérait tout de même faut de mieux. C'est là qu'elle commis un autre erreur. Elle traversa directement, sans remarquer la voiture qui roulait peut-être un peu trop vite. Cependant ses yeux remarqua rapidement le véhicule, hélas il n'était plus qu'à quelque mètres d'elle.
On dit que dans un moment comme celui là, la Mort vient vous torturez en vous rappelant les meilleurs moments de votre vie et c'est ce qui arriva à la jeune fille. Elle revit l'anniversaire de ses cinq ans, lorsqu'elle reçut sa peluche favorite. Elle se rappela aussi de son frère qui jouait avec elle, avant que sa vie sociale devienne prioritaire. Et surtout elle se remémora l'instant où elle avait décidée de venir ici à Kobe pour continuer ses études. Elle ne voulait pas mourir tout de suite, elle sentait que ses meilleures années étaient à venir, qu'elle aurait surement rencontrée ses meilleures amies dans cette école. Mais voilà elle était paralysée devant la terrible machine. Elle pria pour qu'un miracle arrive tel que le conducteur l'évite de justesse ou même qu'un éléphant tombe sur ce dernier. Au moins pour qu'elle puisse voir le lendemain ...
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Ven 17 Sep 2010 - 13:04

    Douce bruine matinale, les prémices d’une nouvelle journée sur le monde, le cercle redondant qu’elle représentait recommençait sa course folle. Pour la première fois depuis longtemps, Zachary était levé avant même l’astre diurne. Lorsqu’il sortit, il put admirer le dégradé rutilant de l’aube sortant de sa narcose. Quelle magnifique toile fondue, qu’il eût pourtant peine à admirer sous la lourdeur de ses paupières. Il ne cessait de se le répéter, il n’était pas un fils du matin, quelle que soit la quantité d’heures de sommeil à son actif, la langueur était toujours présente. Pour preuve, en dépit des nombreux retentissements de son réveil réglé sur son intensité sonore maximale, il était parvenu à être en retard. Dire qu’il n’avait aujourd’hui pas cours mais contraint de se lever plus tôt qu’à l’ordinaire. Il regrettait en cet instant sa bonhomie innée, celle qui l’avait spontanément poussé à proposer son aide à sa grande sœur pour s’occuper du magasin aujourd’hui alors qu’un employé manquerait à l’appel. Que ne serait-il pas apte à faire pour elle ? Sans doute très peu de choses, nonobstant sa volonté de lui faire plaisir, il risquait bien de s’endormir dans un coin du rayon fruits et légumes au vu de son désir de rejoindre Morphée. Ce fut donc camouflé sous son imposant bonnet chauvin dans lequel se cachaient ses dreads qu’il avança tel un automate jusqu’à sa voiture. Une trentaine de minutes plus tard, ce fut d’un adorable tablier azur dont il fut vêtu et avec lequel il entama le travail. Cependant, pour le métis, travail rimait obligatoirement avec agrément, et ce fut dans sa sempiternelle loquacité qu’il repeignait l’univers à sa manière avec les différents clients, contraints d’ouïr les affabulations utopiques d’un rasta assoiffé de communication. Durant sa vésanie verbale, il émit même des hypothèses plus saugrenues les unes que les autres. Et si les hommes ressemblaient à des citrons ? Que diraient les fruits s’ils savaient parler ? Persuadé que la couleur originelle des bananes était bleue et que les ananas n’étaient pas une nourriture terrestre.

    Le jamaïcain avait le don de se faire remarquer de par son physique et de ne jamais se faire oublier de par sa personnalité dévoyée. Et c’était avec le plus grand naturel qu’il passait pour un aliéné aux yeux du monde, mais il aimait à le dire lui-même, il était un ignorant qui s’ignorait et était parfaitement heureux ainsi. Son séjour aux Antilles durant les vacances ne l’avait pas aidé à s’améliorer, et c’est plus Zachary que jamais qu’il était revenu sur l’archipel nippon… Avec un mois de retard. Un mois de cours manqués qui faisait kyrielle à son redoublement et qui ne manquait pas de désespérer toute la famille. Mais qu’allait-il donc devenir ? C’était déjà un miracle que l’école de Kobe ait accepté de le reprendre dans ses rangs, il se demandait cependant si cela l’avancerait à grand chose… Trop de questions, ce n’était pas le moment de s’obscurcire l’esprit par de néfastes hésitations ! Après quelques heures de travail acharné, - ou pas -, sa sœur le congédia enfin, jugeant qu’il ne fallait pas le « surmener ». Beaucoup plus lymphatique que la normale, il était vrai que le jeune homme faisait tout à son rythme et que malgré cela, il se fatiguait rapidement. Il prit le temps de converser avec Andréa, lui contant ses vacances avec un éclat de joie dans ses iris de jade. Après avoir subtilisé quelques produits alimentaires, il retourna distraitement dans sa voiture pour se rendre chez un ami qu’il n’avait pas revu depuis un long moment, une opportunité pour aller le saluer avant de retourner au lycée.

    Chantonnant un air de reggae tout en tapotant de ses doigts sur le volant, il observait les environs sans grand dessein. Le centre ville était toujours doté d’une foule incroyable, les gens se rendaient à leur boulot, d’autres à l’école, et d’autres… Musardaient simplement. L’étudiant lorgna ce feu rouge qui refusait de le laisser passer avec patience, contrairement à l’automobiliste le suivant, jurant derrière son pare-brise. Comment ces personnes faisaient-elles pour vivre avec un stress constant ? Il ne comprenait vraiment pas cette manière de vivre, qui était à son antipode. Qu’importe, il reprit la route et eut soudain l’envie de changer de CD. Il fouilla donc dans la boite à gant à la recherche de son vieil album préféré, omettant de regarder où il allait, confiant car il connaissait bien les rues. Quelques secondes plus tard, il se redressa, et l’impensable se passa… A seulement quelques mètres, une jeune demoiselle était paralysée de peur. Tout aussi effrayé qu’elle ne l’était, Zack eut pour une fois un furtif réflexe et freina tout en braquant son volant sur la droite. Le véhicule évita la jeune fille et acheva sa course contre des poubelles d’acier dans un fracas monstrueux, pétrifiant les passants qui glapirent. A l’intérieur, l’antillais était en pleine querelle contre l’airbag ultra sensible qui s’était déclenché. Son cœur battait à une telle vitesse qu’il crut pouvoir le rattraper hors de son thorax, totalement angoissé par ce qui venait de se produire. Il parvint à sortir de sa voiture, priant toutes les divinités possible pour que la demoiselle n’ait rien. Il se hâta en sa direction et manqua de se mettre à genoux, plus que navré.


    « Rhaatid* !! Je suis désolé ! Je ne t’ai pas vu arriver ! Jah tout puissant… ! » Balbutia t-il. « Je ne suis qu’un Quashie*, je-- » Soudain, une voiture klaxonna les deux adolescents, ils étaient en plein milieu de la route et certains semblaient presser en dépit des circonstances. Il saisit donc délicatement la jeune fille par le bras et l’entraîna jusqu’au trottoir. Là, il posa une main sur son épaule et chercha à capter son regard pour être sûr de son état. « Tu n’as rien ? »


(**Rhaatid est un juron jamaïcain. Quashie = idiot )
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Ven 17 Sep 2010 - 22:27

A cet instant, Harue ne crut pas ce qu'elle vit et plus elle y réfléchissait plus elle réconfortait dans cette idée d'illusion. Ne venait-elle pas de voir un de ces monstres métalliques se fracassaient dans ses confrères moins évolués ? Il devait y avoir une explication logique qui ne comportait pas les réflexes inhumains du conducteur. Enfin elle n'avait jamais contrôlé ce genre d'engin, mais vu qu'elle faisait souvent du vélo elle devinait que ce genre de manœuvre n'était pas ceux qu'un bon chauffeur aurait fait. Du moins, c'est qu'elle pu essayer d'analyser pendant les trois secondes où la voiture se dévia de son trajet initiale. Étrangement, le poids de son cœur s'alourdit encore davantage. La carcasse de l'appareil l'angoissait, rendant sa respiration saccadée. Elle tomba au sol, les yeux grands ouverts dans le vague. Et s'il était mort? C'était de sa faute s'il avait éviter, elle aurait dû regarder avant de traverser la voie goudronnée. Elle ne pourrait pas le supporter, et encore moins capable d'oublier un acte aussi abominable que celui qu'elle venait de faire. Elle aurait vraiment dû tourner à gaucher au deuxième coin de rue comme elle le voulait au départ et tout cela ne se serait jamais arrivé..
C'est alors sa rétine lui envoya l'image d'un homme qui sortait de la voiture. Ses yeux s'embrumaient et cacha sa bouche sous l'émotion. Il n'avait rien, c'était un miracle! Elle remercia intérieurement la chance qui s'était produit par deux fois en moins de dix secondes. Si elle avait eu la tête reposée, elle aurait surement remarquer que vu le trajet de la machine, il était fort probable que le freinage avait rendu le choc final beaucoup moins violent qu'elle l'imaginait, quoiqu'assez assourdissant. Mais comme nous le savons tous, l'adrénaline ne nous fait voir que l'extrême d'une situation et rend la réflexion négligeable par rapport au ressentie.
Le jeune homme se posta donc au côté la jeune lycéenne qui semblait être aussi bouleversé qu'elle. Mais la brunette n'entendait rien et le fixa avec des yeux larmoyants. C'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un d'aussi étrange, pas simplement physiquement mais aussi dans son comportement qui était aussi anodin qu'irréel. Elle s'était faite une idée stéréotypée sur les jamaïcains. Quoi de plus normale quand on vit dans l'une des archipels les plus fermées du côté de l'immigration ? D'après ce qu'elle en avait entendu dire des amis de la famille, ils étaient tous drogués ou simplement dangereux, discours classique d'une population qui n'est pas habituée à la diversité des ethnies. Bien sûr, elle devinait bien que ces paroles étaient déformée, mais quand on ne connait pas il faut bien s'accrocher à un semblant de vérité. Mais quand elle avait vu cette masse se déplacer avec une grâce qu'elle croyait impossible pour ce géant venue d'ailleurs, l'image de délinquant se craquelait pour laisser la place à quelqu'un de tout bonnement normale. Certes, il était grand et la texture de ses cheveux ressemblaient à une pelote de fil marron emmêlée, mais il restait tout de même quelqu'un de tout à fait respectable.
Bien qu'elle aurait aimé détailler cette créature avec plus de précision, le contact de la main de celui-ci la fit sortir de cette rêverie passagère et Harue se laissa entrainer par la force exotique. Ses pas sonnaient tellement faux que si on ne la savait pas humaine elle aurait ressemblée à une marionnette que l'on aurait laissée à un débutant. Mais elle reprenait peu à ses ses esprits, du moins assez pour s'inquiéter du bazar qu'ils avaient provoqués. Même si la plupart des humains n'aiment pas se mêler de la vie des autres, quand un accident arrive, même les plus froids d'entre eux ne peuvent pas s'empêcher de vouloir savoir ce qui se passe. Cependant, vu les klaxons qui se propageaient à une vitesse surprenante, elle devina qu'ils s'inquiétaient peu du sort des deux jeunes gens et cherchaient avant tout d'arriver à l'heure à leurs rendez-vous ou à leurs lieux de travail. Le monde moderne était bien étrange, les règles ne semblaient s'intéresser qu'au bonheur personnelle, bannissant la plupart des sentiments si humble tels que la compassion et la gentillesse. Mais elle n'était pas là pour débattre sur la tournure que prenait le Japon, mais elle devait déjà se trouver en lieu sûr, ce qui avouons-le n'était pas le cas de l'axe de transport remplit de bolides aussi pressés les uns que les autres.

Lorsqu'ils arrivèrent sur le trottoir et que le jeune homme lui demanda comment elle allait , Harue pleura de toutes ses forces. Elle était heureuse que rien de grave ne soit arrivé, mise à part la voiture qui était maintenant bonne pour quelques réparations. Dans un élan suicidaire ou de joie, chacun peut choisir sa version, elle entoura son torse du jamaïcain et pleura à grosses larmes. Comment aurait-on devinait que c'était sa manière à elle de se réjouir de ce miracle? Elle put articuler entre deux sanglots:


" C'est plutôt à moi de dire ça, votre voiture est dans sa sale état . J'aurais du faire attention en voulant traverser, tout es de ma faute. je suis désolééééééééée ! ...."

Bien sûr cette position de dura pas longtemps, mais en tout cas assez pour que le haut du jeune homme soit un peu trempé. Elle recula brusquement tout en repoussant, les joues rouges de gêne et de l'humiliation présente. Elle venait de pleurer sur un total inconnu et même si on dit que les expériences traumatisantes rapprochent les homme ce n'était pas une raison pour se comporter ainsi. Elle bafouilla des excuses un peu fouillis, tout en fuyant le regard des passants encore présent dans la ruelle, les yeux encore remplis de larmes. La journée commençait vraiment mal ...
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Dim 19 Sep 2010 - 17:11

    Malgré sa prise de parole succincte, le jeune homme avait encore l’esprit égaré. Tout s’était passé à une telle vitesse que sa lymphatique conscience n’avait eu le temps de tout analyser, il ignorait même qu’il possédait de tels réflexes. Fort heureusement, les miséricordes effluves de Jah, le démiurge rastafari, semblaient être de leur côté. Quel péché ineffable s’il avait donné la mort à une personne, lui qui n’était même pas capable de tuer une mouche. La mort était bien le seul sujet sur lequel il ne désirait s’aventurer, et pour un homme respectueux et admiratif de toute forme de vie sur terre, un tel drame insupportable. Sans doute aurait-il achevé sa misérable existence esseulé du monde, en ascète quelque part sur sa petite île antillaise, dans l’espoir d’obtenir l’absolution pour sa faute. Inutile de se faire pessimiste, la tragédie avait été miraculeusement évitée, et la perte matérielle n’était rien comparée à celle humaine. Il comprenait à présent pourquoi sa sœur le mettait toujours en garde lorsqu’il prenait le volant, il n’avait fallu que quelques secondes d’inattention pour que la galbe de la jeune fille n’apparaisse devant lui. Sans hésitation, il irait brûler un cierge ce soir, et fumer une ganja méritée pour se remettre de ses émotions. Lui qui supportait mal la tension avait l’impression d’étouffer, mais la priorité allait à cette piétonne qu’il avait failli renverser et non à ses soucis d’adaptation. Elle semblait beaucoup plus choquée qu’il ne l’était, ses yeux aqueux en témoignaient parfaitement. Puis, lorsqu’elle l’aperçu, l’étonnement vint se mêler à son regard, réaction notoire à laquelle il était à présent habituée et ne prit de ce fait pas la peine de s’attarder sur ce détail.

    Contraint de lui faire quitter la route, il s’inquiéta de son manque de réaction. Elle demeurait au sol lorsqu’il était arrivé, peut-être était-elle blessée ? Etait-ce possible qu’il l’ait touchée malgré son changement de direction ? Il examina furtivement le corps de la donzelle à la recherche d’un quelconque hématome. Soudain, elle éclata en sanglots, surprenant le métis qui eut un bref mouvement de recul, les mirettes grandes ouvertes. Celui-ci sentit un incroyable alliage de honte de gêne de faire ainsi pleurer une demoiselle, lui qui était toujours d’une circonspection soignée. Il voulut la rassurer, mais une nouvelle fois elle réussit à le devancer et à le stupéfier sur place. Dans l’élan d’un sentiment mystérieux, elle se jeta dans ses bras en larmoyant de tout son être. En premier lieu désemparé, Zachary ne sut comment réagir, il l’étreint ensuite délicatement dans le dessein de la pacifier alors qu’elle époumona des excuses entre deux spasmes. La faute était certes officiellement partagée, mais il ne pouvait imaginer prendre ses regrets comme responsables. A dire vrai, cette information n’était chez lui plus d’actualité, elle n’avait aucune importance contrairement à celle qui lui confirmerait qu’elle n’avait rien. Si ce n’était l’ébranlement émotionnel, elle semblait intacte, ce qui contribua à son soulagement. Sans qu’il n’ait pu le prévoir, elle se détacha de lui, visiblement confuse sous les œillades insistantes des témoins de la scène. Le rasta l’avait presque oublié, ils étaient entourés de nombreuses personnes qui susurraient à tout va. Cela était offusquant de se sentir ainsi observé, mais qu’importe, lorsqu’ils verraient que tout allait bien ils partiraient d’eux-mêmes. Il se tourna à nouveau vers la jeune fille à qui il ne donnait pas plus de quinze ou seize ans et qui n’était pas sans lui rappeler quelques-unes de ses petites sœurs adoptives, lui qui avait grandi dans une sorte de foyer. Le plus docilement possible, il la saisit par les épaules et l’emmena avec lui jusqu’à sa voiture, il ouvrit ensuite la portière et l’installa sur la banquette arrière, les jambes en dehors du véhicule, simplement pour qu’elle puisse s’asseoir. Il s’accroupit ensuite de manière à pouvoir la voir et lui offrir un regard affable.


    « Là là, calme-toi likkle sistreen*. » Il essuya les perles lacrymales qui coulaient sur les joues de l’étudiante à l’aide de ses pouces. « Plus de peur que de mal, dieu merci. »

    La foule commença peu à peu à diverger, Zack se redressa pour monter à l’avant et fouiner dans la boite à gant. Il empoigna discrètement son pendentif, la tête d’un lion de Judah, qu’il embrassa en susurrant sa gratitude pour Jah. Il sortit une plaquette de chocolat de laquelle il détacha deux carrés puis un mouchoir pour sécher ces pleurs qui lui brisaient le cœur. Une fois fait, il s’extirpa du véhicule et prit quelques instants pour l’observer, authentifiant les poubelles renversées et déformées par le heurt. Il se demandait si son pare choc avait survécu, mais il doutait qu’il y ait de nombreux dégâts si ce n’était quelques bosses et rayures sur la carrosserie. Une chose était certaine : sa sœur le sermonnerait lorsqu’elle apprendrait ce qu’il s’était passé, il n’échapperait pas à sa remontrance. Il soupira en imaginant la scène future, puis revint auprès de l’adolescente et se remit accroupi face à elle.

    « Tiens, sèche tes larmes, je ne supporte pas l’idée d’en être responsable. » Dit-il d’une voix suave en lui donnant le mouchoir. « Prends ça aussi, un peu de sucre te fera du bien. » Il lui tendit les morceaux de chocolat avec un petit sourire bénin. « Comment tu t’appelles ? »



( * Likkle sistreen : Petite soeur. )
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Sam 2 Oct 2010 - 20:51

Sous les regards interrogateurs des passants, la jeune demoiselle demeurait encore tremblante, mais peu à peu ses jambes se stabilisèrent et un énorme soulagement se fit entendre. Bien que la scène était encore fraîche dans son esprit, la petite fille ne subissait plus les effets de l'adrénaline et de la gêne, si bien qu'elle se permit de jeter un regard vers l'étrange colosse. Il semblait plutôt soulagé pour une raison inconnue ce qui bizarrement la rassura aussi. Il était vrai qu'il n'avait pas l'air d'avoir une quelconque séquelle de l'accident, du moins d'après qu'elle avait vue et sentie à son contact. Cette pensée la fit rougir de nouveau. Comment avait-elle pu faire cela? Même si la situation la pardonnait, il était déplacé d'enlacer un étranger. Mais ce n'était pas la raison principale de sa gêne, c'était surtout parce qu'il l'avait accompagné dans les actes incompréhensibles. Ce comportement si étrange pour un géant de cette dimension lui avait donné un côté fraternel et plutôt sympathique. Mais comparer l'antillais à son propre frère était tout à fait déconcertant pour la japonaise. Il était simplement surprenant qu'elle se forge une idée aussi rapidement sur quelqu'un. Peut-être que rencontrer un personnage aussi anodin aidait à semer le trouble dans ses mécanismes de pensée.
Une main la réveilla de sa semi-torpeur et l'emmena près de la structure métallique qui avait reçu un sacré choc. Elle se risqua à lancer un regard vers le jeune homme qui semblait être aussi vexé qu'elle que la foule les regarde et Harue reprit le cour de ses pensées. Elle se demandai si ce géant perdu dans le pays des Lilliputiens orientale vivait là ou si simplement il était en voyage dans ce pays; Son japonnais parfait la faisait pencher plus vers la première solution, cependant il utilisait des mots qu'elle ne connaissait pas. Que pouvait bien signifier rhaatid et quashie ? Vu la situation, elle devina que ce n'était pas quelque chose de très glorieux, cependant elle préféra les noter dans un coin de sa tête: elle aurait tout le temps de chercher lorsqu'elle serait arrivée dans son nouveau collège. Il faudrait d'ailleurs qu'elle se dépêche de trouver l'établissement, elle ignorait si les retards était tolérée pour le premier jour et elle voulait en finir rapidement comme cela elle aurait au moins un repère dans cette ville si étrangère....
Sa valise se balançait timidement depuis que la future lycéenne avait reprit sa marche, cognant quelque fois l'asphalte et raclant un peu plus le tissu bleu à chaque fois. Lorsqu'ils furent arrivés à destination, cette dernière tomba au sol laissant sa maîtresse s'assoir sur le siège de la voiture. Elle n'avait pas arrêter d'aller dans tout les sens depuis qu'elle avait pris le train ce matin là, ce fut donc dans une douce inspiration qu'elle reposa ses frêles jambe. Autant marcher n'était pas dans ses habitude, avant ses seules déplacements était pour se rendre à son école et quelque fois pour faire les courses. De plus se perdre était une épreuve mental difficile au point que son angoisse n'avait pas totalement disparu. La situation n'était toujours pas résolue et plus le temps passait plus elle lui sembla impossible de trouver son chemin ce qui eu pour effet de faire réapparaitre quelques larmes.

Heureusement, l'étrange homme la sortit de ses sombres songes en lui proposant un mouchoir. Elle fixa timidement le bout de papier froissé et le prit du bout des doigts et bafouilla un merci quasi inaudible. Elle essuya les gouttelettes qui allaient ruisseler sur ses joues et se moucha. Ce n'était pas le moment de s'apitoyer sur son sort, après tout un miracle avait eu lieu donc peut-être qu'un autre allait suivre la route du voisin pour l'aider. Ses lèvres jusque là d'une tristesse sans égale esquissèrent un mince sourire. Ce n'était vraiment pas le moment de perdre espoir, surtout en voyant que l'exotique colosse lui proposait un petit carré de chocolat. Elle s'en saisit délicatement et fit un signe de la tête pour le remercier de nouveau. Elle baissa doucement les yeux et dégusta cette portion de bonheur. Ce jeune adulte avait l'air tellement désolé pour l'accident alors que c'était elle la fautive. Elle ne comprenait vraiment pas toute cette gentillesse pour une inconnue, mais elle supposa que cela devait faire partie de sa nature. Qu'elle voudrait avoir autant de facilité pour parler aux autres! Elle enviait vraiment cette faculté de s'ouvrir facilement comme son frère. Mais on est qui on est, et ceux malgré nos défauts...
Lorsque l'antillais lui demanda son nom, un dilemme titanesque s'abattit sur elle. Normalement elle devait donner son nom et son prénom comme seul information, mais si elle suivait la mode occidental le prénom suffisait. Après un bon moment d'hésitation, elle fit une courbette de salutation et se présenta en ces termes:


«  Je suis Harue Keikoku,j-je viens d'arriver à Kobe pour étudier à KHS, mais je me suis perdue en chemin.... Peut-être que vous savez où c'est, mais je ne veux pas vous déranger... »

Même si sa phrase était encore hésitante elle n'avait rien de comparable à son excuse de tout à l'heure. Il y avait un peu plus de sympathie et de joie derrière le ton cérémonieux. Elle aurait bien demandé son nom mais elle était trop timide pour cela et puis cela allait l'embêter plus qu'autre chose. Elle regarda timidement le jeune homme espérant qu'il pouvait l'aider à savoir où se trouvait la station de bus...
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Mar 12 Oct 2010 - 12:14

    La petite perle nippone semblait timorée de nature, le choc de ce qui aurait pu être une rencontre sépulcrale ne participait pas à une probable détente qui aurait permis un contact différent sous une bonhommie adéquate. Frêle comme elle était, elle donnait une inspiration de précarité au métis et ne manquait pas d'atteindre sa sensibilité infuse. Plus il l'observait dans son affolement émotionnel plus il ressentait de la sympathie envers elle, comme il l'aurait fait avec tout être apte à l'attendrir et à bénéficier de son altruisme. Cependant, la jeune fille ne semblait pas seulement déboussolée pour les raisons qu'il se disait évidentes, celles d'une contingente embrassade avec son pare-choc. De nouvelles hypersécrétions naquirent aux coins de ses mirettes pour témoigner d'un état avancé de fatigue saupoudré d'un certain découragement. Qu'avait-elle donc pour ne pas sourire comme elle devait le faire à son âge, et voguer à l'allègre désinvolture de l'adolescence ? Tous ne bénéficiait pas d'un tel lymphatisme que lui, il était d'ailleurs avéré que c'était plus lui qui s'éloignait de la dite normalité plutôt que les autres. Y voyait-il un inconvénient ? Absolument pas, l'exotisme lié à l'excentricité faisait de lui une unicité à part, voire un extraterrestre bien souvent incompris.

    Zachary observait silencieusement l'asiate qui dégustait le morceau de bonheur qu'il lui avait offert dans l'espoir de la voir faire risette sous l'extase de cette drogue gustative. Dessein presque atteint, le carré de chocolat sembla lui faire le plus grand bien, cela le fit même hésiter à lui offrir la tablette complète si cela lui permettait de recouvrir le moral. Un fin rictus amène au coin des lippes, le rasta se divertissait en manipulant l'une de ses tentacules capillaires qui lui retombait sur le trapèze gauche. Il n'y prêtait plus attention, mais les passants ne manquaient pas de le scruter de la tête aux pieds avec curiosité voire impolitesse face à une créature aussi insolite. Les regards accusateurs, il s'en moquait éperdument, le seul regard qui comptait pour l'instant était celui de la lycéenne qui, sous la demande, daigna se présenter avec prestance et humilité. Que son patronyme soit d'origine japonaise, cela ne l'étonnait guère, elle portait ses racines sur sa physionomie et il aurait été surpris d'apprendre qu'elle était immigrée. Contrairement à lui qui n'avait besoin de prononcer aucun mot pour que l'on devine qu'il était un ressortissant jamaïcain, mais toujours glorieux de son métissage, il portait sa fierté au même titre que ses couleurs chauvines. Cependant, il en appris beaucoup plus en une phrase qu'il ne pensait. Avait-elle dit KHS ? N'était ce pas les initiales de son propre établissement scolaire ? Presque convaincu, il en déduit que sa petite protégée du jour se rendait au même endroit que lui. Collision fortuite qui les conduirait finalement à se revoir bien souvent. Plus qu'amusé par la tournure des évènements, il ne put s'empêcher de montrer toutes ses dents dans un sourire ahuri, et de lui répondre sur un phonème enjoué.


    « Sérieux ?! Jah voulait qu'on se rencontre ! » Dit-il en un japonais noyé par son accent antillais. « Je suis moi-même inscrit à KHS, en quatrième année, et justement j'étais sur le point de rentrer à l'internat avant notre petite... Incartade ! »

    Combien de chance avait-il de rencontrer une nouvelle camarade dans une agglomération aussi grande ? Peu, et pourtant, il était intimement persuadé qu'il s'agissait du destin. Peut-être allait-il avoir l'occasion de se rattraper en l'emmenant à bon port ? D'après ses dires elle était égarée, il était vrai que s'il n'avait pas eu sa soeur pour le guider les premiers jours de son arrivée, distrait comme il l'était quotidiennement, lui aussi se serait perdu. La moindre des choses était qu'il ne la conduise jusqu'à l'école puisque avec ou sans elle il s'y rendrait. Il posa une main sur le toit de sa voiture et émit un ricanement enchanté tout en se penchant sur la jeune fille.

    « Ravi d'te connaître Harue. » Le jeune homme oubliait – trop – souvent que la familiarité ne faisait pas partie des moeurs du Japon, entre autre, il omettait régulièrement l'utilisation des noms de famille en signe de politesse. « Moi c'est Zachary Gaby. Mais tu peux me tutoyer tu sais, je suis pas si vieux que ça ! » Il plongea ses yeux de jade dans les prunelles de sa nouvelle connaissance et fit à nouveau vrombir sa voix placide. « Je peux t'emmener jusqu'au lycée si tu veux, ma voiture est largement en état, faudra juste que je fasse réparer la carrosserie et elle devrait être comme neuve. » Il se mit soudain à réfléchir en se frottant la barbiche. «... Quoi que... J'aurais peut-être une excuse pour persuader ma sistreen de me filer la sienne maintenant... » Zack se mit à nouveau à rire, puis fut tout à coup gêné. Il n'y avait pas pensé avant, mais peut-être qu'elle avait peur et ne désirait pas monter avec lui au volant ? Il comprendrait qu'elle ne lui accorde pas sa confiance après leur épisode routier, mais l'âme affable qu'il avait l'obligeait à proposer ses services.
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(#) Re: Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]  Lun 18 Oct 2010 - 17:52

Le Hasard faisait bien les choses même s'il se cachait trop souvent derrière les désastres ou les malheurs quotidiens de la vie humaine. Qui pourrait imaginer que son chien allait pour une fois obéir après que l'on soit virée ou qu'après un accident, on se mette à discuter avec le conducteur du véhicule dans une ambiance plus ou moins gaie ? Harue qui, il fallait l'avouer, n'était pas vraiment croyant et qui pensait que les dieux n'étaient qu'une excuse pour ne pas apprendre de ses erreurs pouvait concevoir la grande puissance de la Fortune. Si elle ne s'était pas perdue, elle n'aurait jamais éviter cette voiture et n'aurait pas changer d'opinion envers les immigrés. Et puis elle n'aurait pas rencontrer ce colosse aussi étrange qu'impressionnant. D'ailleurs elle ne ressentait plus la gêne pourtant commune des nouvelles connaissances. C'est comme si elle connaissait le jamaïcain depuis des années alors que cela ne devait pas faire plus d'une heure. Elle mit cela au compte des événements, mais aussi que le jeune homme était d'une nature confiance à la limite de la naïveté qui la contamina un peu, il fallait le dire....
La ville continuait de tourner, aux grands désespoirs de chacun, mais la brunette n'était plus vraiment connecté au monde réel. Bien que le décor restait tout de même banale, la situation était tout de même surprenante. D'ailleurs elle ne pensait pas que c'était si facile de se remettre de ce quasi-accident, le chocolat aidant un peu , et encore moins se retrouver à « bavasser » tranquillement avec un géant qui devrait la détester pour avoir esquinté sa machine. Ce genre de personne existait encore à son grand soulagement. Elle avait perdu un peu espoir ces dernières années à essayer de trouver des hommes désintéressés et altruistes, mais il lui fallut frôler la catastrophe pour trouver quelqu'un qui correspondait à cette description. Un sourire songeur apparut quand elle eut fini le carré de cacao. Oui elle avait vraiment eu de la chance ce coup-ci,de tomber sur un titan aussi gentil. Mais elle était toujours autant perdue dans cette ville étrangère...

Mais le destin avait encore omis un dernier détail. En effet, l'antillais déclara que lui aussi était un élève de KHS et semblait enthousiaste à cette découverte. Harue laissa son visage soucieux pour des pupilles écarquillées et la bouche entrouverte par la surprise. Elle était plutôt heureuse de cette étrange coïncidence, même si elle n'arriverai pas à s'intégrer elle pourrait toujours chercher l'étrange être pour ne pas se retrouver toute seule et puis cela lui permettra de le connaître un peu mieux. Cependant elle l'avait prix pour un homme déjà dans la vie active, un véritable adulte en somme. Peut-être était-ce à cause de sa taille phénoménale pour la petite nippone qu'elle était. Pourtant elle aurait du se douter qu'une personne aussi décontracté ne pouvait pas avoir atteint la vingtaine. Maintenant cela semblait si évident ! De plus son stress venait de disparaître avec une vitesse déconcertante. Il pourrait sûrement l'aider! Elle poussa un soupir de soulagement, la journée ne se présentait pas si mal finalement...
Le jamaïcain ne s'arrêta pas là et se présenta donc avec la même joie de vie. Il s'appelait donc Zachary Gaby... Elle trouvait ce nom très exotique mais qui allait comme un gant à ce personnage extravagant. Il était évident que s'il avait eu un pseudonyme typiquement japonnais elle ne l'aurait pas crûe. On disait souvent que le prénom donnait en partie la personnalité du nouveau née. Pour sa part elle ne savait que pensait du sien: on ne pouvait pas dire qu'une « branche d'arbre printanière » avait quelque chose de noble. Peut-être était-ce cela qui l'avait poussée à devenir banale, qu'il y avait-il de plus commun qu'un bout de bois ? Mais elle s'égarait, le plus important était de pouvoir mettre une appellation sur ce visage de ce lycéen. Elle supposa aussi qu'elle allait l'appeler par son prénom, bien que cela ne soit pas dans les mœurs du grand Nippon. Elle se voyait mal prononcer « Gaby-san » devant ce métisse jovial. Le tutoyer sera un tantinet plus difficile mais pas infaisable. La brunette n'avait aucun mal à s'adapter aux traditions occidentales mais par mesure de sécurité elle utilisait la formule la plus pompeuse quand elle ignorait la personnalité de son interlocuteur. Cela évitait bien des soucis...

«  Donc Zachary... Enchantée. Je suis désolée de vous, plutôt de t'avoir crû plus vieux. C'est la première fois que je rencontre quelqu'un d'aussi grand.... »

Elle fut surprise par ses propres paroles. Et s'il le prenait mal ? Elle ne voulait pas que ce gorgone soit en colère contre elle. Ce serait comme trahir son seul allié dans ce nouveau monde scolaire. De plus, le jamaïcain la fixait de ses pupilles émeraudes qui la déstabilisait encore d'avantage. Qu'est-ce que signifiait ces yeux là? Harue avait grand mal à soutenir le regard depuis sa tendre enfance, elle avait toujours l'impression qu'il était rempli de reproches, ce qui était justifié cette fois-ci.
Mais il en fut autrement, L'antillais lui proposa de l'accompagner après avoir fait quelques réparations. Son visage s'illumina d'un sourire radieux. Même après ce qu'il s'était passé elle préférait largement faire un trajet en voiture que de se perdre de nouveau. D'un air ému, elle articula:


«  Tu peux vraiment m'y emmener ? J-je veux dire que si ça te ne dérange pas je veux bien, je n'ai pas encore envie de me tromper de chemin... »

Elle baissa les yeux et se remémora le supplice qu'elle avait du subir ce même matin. Pour rien au monde elle ne voulait ressentir cette détresse d'âme une nouvelle fois. Elle espérait simplement ne pas gêné le grand étudiant qui allait avoir pas mal d'ennui avec sa « sistreen ».Peut-être qu'elle devrait l'aider à payer les réparations même si elle n'avait pas beaucoup de moyens. Bien qu'elle ne connaissait pas la valeur des pièce détacher elle savait bien que c'était au dessus du montant de son argent de poche. Peut-être qu'elle allait devoir trouver un petit job mais elle ignorait si le règlement de KHS l'autorisait. Elle trifouilla son sac pour sortir sa fortune ,environ mille yens, et soupira. Elle n'irait pas bien loin avec ça ...
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Il faut toujours regarder avant de traverser ... [ PV Zachary ]
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