Partagez | 
 

 [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Invité
« Invité »
(#) [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Mar 8 Nov 2011 - 16:33

Le Mardi 10 Août - Restaurant "Kiwi Corner"


● La chaleur était beaucoup moins présente en Australie.

Finalement, nous avions jugé que d'attendre la seconde semaine de vacances, serait bien plus judicieux. De mon côté, c'était surtout car je voulais avoir le temps de planifier ce nouveau rendez-vous, d'essayer d'envisager les différentes possibilités pour pouvoir y faire face, et non pas paraître le plus idiot des hommes, comme lors de notre après midi au Zoo de l'île de Guam. L'apparence avait son importance, et là dessus, j'étais toujours irréprochable. C'était un point de mon côté, que je n'avais même plus à travailler, tant il était devenu si naturel. Les cours, une simple journée de farniente dans les ures de Kobe, ou même des révisions dans la bibliothèque. Partout où j'allais, je me devais d'être bien habillé, bien peigné, et de sentir bon le parfum pour homme. Beaucoup prenaient tous ces détails comme un manque de virilité, mais je n'avais jamais compris pourquoi un homme se devait d'être négligeant, pour plaire. Si les femmes aimaient être coquettes, si elles aimaient les belles choses et l'élégance, alors elles devaient l'aimer chez leurs compagnons non ? J'agissais de cette manière, et pareillement, je n'aimais pas les demoiselles qui ne prenaient pas soin d'elles, même un minimum. Dakota ne devait pas être du genre à passer des heures devant son miroir à ajuster son maquillage - Et je n'aimais pas les extrêmes de toute manière - mais elle répondait à mes critères, à bien des niveaux. Et puis, il y avait l'aptitude à adopter, et là, c'était bien plus compliqué. Même si je m'étais répété des milliers de fois depuis, que je devais me montrer détendu et simple, je savais bien qu'il allait être compliqué pour moi de ne pas bafouiller, de ne pas regarder mon assiette en rougissant. Je m'étais préparé du mieux possible, cherchant toutes les questions qu'elle pourrait me poser.

Et le grand jour était arrivé plus vite que prévu. Il fallait dire qu'Edwin ne me laissait même pas de répit le soir. Le temps passait tellement vite, quand on ne demandait que d'être tranquille. La seconde semaine avait commencé, et nous avions changé de pays. La chaleur était beaucoup moins présente en Australie, et ce n'était pas pour me déplaire, loin de là. J'avais également la chance de ne plus être avec mon frère, dans les chambres de l'hôtel, et de me voir partager la mienne avec un garçon des plus agréable, tout aussi calme et reposé que je puisse l'être. C'était ainsi bien plus aisé de se reposer le soir, pour entamer une journée dans la bonne humeur. D'ailleurs, cette journée, je l'avais également passée avec Dakota, et encore en présence d'animaux. Après les poissons et les macaques aux fesses rouges, nous avions eu le droit de porter des Koalas, pour leurs faire des câlins... En théorie. Le mien, ou plutôt, la jeune femelle que l'on avait mis dans mes bras, ne devait pas tellement m'apprécier.. Ou bien elle avait décidé de planter ses griffes autour de mon épaule, comme une grande marque d'affection. Je me devais quand même de sourire, une douleur vive ressentie immédiatement, pour ne pas paraître stupide sur les clichés de l'Américaine. L'expérience des Koalas aura été une première, une première unique.

"Je pense que l'on peut se rendre à celui là non ?" Annonçais-je, le bras enroulé à celui de la jeune femme. Nous avions décidé de faire notre repas ce soir, même si j'avais dû changer de vêtements pour l'occasion. Loin de moi l'idée de me présenter l'épaule tachetée de mon sang. J'avais pris le temps de soigner la plaie, espérant qu'elle cicatrise assez vite, pour ne pas couler pendant la soirée. Avec une chemise blanche sur le dos, et même si je portais un gilet aux couleurs de l'automne par dessus, je craignais de gâcher ce moment, même un minimum.

Et nous étions rendus devant la devanture d'un restaurant plutôt populaire, assez simple, qui proposait des spécialités du pays. Quoi de mieux que de découvrir les mets des Australiens ? J'avais l'habitude de manger dans des enseignes bien pu réputées, mais Dakota avait insisté pour offrir le repas, et même si je n'avais pas l'intention de la laisser faire - Galanterie oblige - je n'allais pas l'accablée avec un restaurant, dont le simple verre d'eau coûtait autant qu'un repas complet dans un Fast-Food. Le principal était tout de même de passer du bon temps avec la jeune femme qui m'accompagnait, et j'allais faire en sorte que cette soirée se passe le mieux du monde, tant que ma timidité naturelle ne prenne pas le dessus, sans même me laisser le choix.

"Il te convient ?" Lui demandais-je en tournant mon visage vers elle, attendant un quelconque signe pour reprendre notre marche, ou bien entrer dans les lieux.


Dernière édition par Elliot Livingston le Sam 3 Déc 2011 - 18:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Sam 26 Nov 2011 - 1:11

En espérant que ça t'ira dans le sens où je ne peux pas jouer ton personnage et ses manières de gentleman britannique à ta place. Au pire tu sais où me trouver xD

J’ai adoré cette journée. Déjà parce que j’ai pu voir et approcher des koalas, et même en tenir un dans mes bras, mais aussi parce que j’avais passé toute l’après-midi en compagnie d’Elliot, ce qui avait rendu la journée encore plus sympathique. Je n’ai vu des koalas que dans les plus beaux livres de la bibliothèque et jamais je n’aurais pensé pouvoir en toucher un vrai. C’était d’autant plus amusant que nous avions pu prendre des photos avec eux ; j’avais un bon souvenir à ramener à la maison. Je sais, ça fait niais dit comme ça mais j’ai vraiment adoré cette après-midi et en plus cela nous a permis d’apprendre pas mal de choses sur les animaux, beaucoup plus que ce qu’on apprend dans les livres.

Le plus sympathique dans cette journée, c’est sans aucun doute ce moment là ; celui qui se passe après le retour à l’hôtel, juste avant le couvre-feu. Elliot a répondu à mon invitation lancée la semaine précédente au zoo ; à savoir passer la soirée en ma compagnie en allant manger tous les deux. La première semaine ne nous a pas permis de le faire, lui étant trop occupé avec son petit frère collant ; mais nous nous étions mis d’accord sur ce soir. D’autant que la journée a été amusante.

Le seul souci est que j’ai du m’habiller. Et pas question de mettre un simple jean en présence d’Elliot, j’ai opté pour la robe noire simple que j’avais mise dans ma valise avant de partir. Une robe courte à bretelles, unie, que j’avais prise au cas où nous aurions à sortir un soir. Elle est légère, passe plutôt bien et je l’aime suffisamment pour l’avoir emmenée avec moi. J’ai juste passé un gilet blanc par-dessus, histoire de ne pas avoir froid. J’ai même troqué mes traditionnelles baskets pour une paire de chaussures, à talons. Oui, à talons, je suis méchante envers moi-même, où plutôt envers mes pieds. Mais je viens d’avoir dix-huit ans, il est temps d’apprendre à marcher avec ce genre de chaussures. Bon, je me suis entrainée au concours, j’ai tenu sans me vautrer ; je ne vois pas pourquoi je tomberais maintenant. Mais au moins personne ne me connait ici.

Elliot me tient le bras, comme la semaine précédente au zoo. J’apprécie tout particulièrement ce contact qui nous fait passer pour un couple aux yeux des personnes autour de nous. J’apprécie cela aussi. Le fait de ne connaître personne ici, de parler la même langue qu’eux aussi ; c’est un truc que j’aime bien. Le fait que je sois métissée fait que les gens ne pensent pas forcément que je parle leur langue et j’aime écouter furtivement ce qu’ils disent en se pensant à l’abri d’oreilles indiscrètes. J’esquisse un sourire en entendant un couple juste devant nous mais je suis interrompue par Elliot qui vient de nous arrêter devant un restaurant. J’observe la devanture, il s’agit d’un restaurant traditionnel Australien, dans lequel nous sommes quasiment sûrs de manger des plats typiques. J’ignore ce qu’on mange en Australie puisque pour moi il n’y a pas réellement de plats typiques, un peu comme aux Etats-Unis, mais je suis sure d’être surprise ce soir par le menu. Je hoche la tête vers Elliot pour lui montrer que je suis d’accord avec son choix puis je l’entraine à l’intérieur après nous avoir annoncé au type de l’entrée ; ravie de pouvoir utiliser l’anglais. Ca m’avait manqué d’utiliser ma langue maternelle en fait, même si je n’ose pas réellement l’avouer. Je crois que mon pays me manque, même si le Japon m’a apporté pas mal de nouvelles choses.

Le serveur nous indique une table pour deux au fond du restaurant. Pour un mardi soir il y a du monde, quelques touristes qui semblent attirés par la nourriture locale sans doute ; et je suis d’un coup contente de ne pas avoir enfilé un jean ce soir. Le cadre est sympathique et même la couverture du menu fait très australien. Avant même de l’ouvrir, j’esquisse un sourire vers Elliot avant de lui demander

Tu crois qu’ils mangent du kangourou dans leurs restaurants ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Mer 30 Nov 2011 - 14:38

● La galanterie se perdait de plus en plus.

Je devais avouer que j'étais bien content de la voir accepter. Marcher n'était pas quelque chose de désagréable en soi, mais le faire top longtemps avant de prendre un repas dans un restaurant n'était pas quelque chose que j'appréciais particulièrement. J'aimais me sentir frais, puisqu'ensuite, nous n'allions pas bouger pendant plus d'une heure, voir deux. Je n'avais pas tendance à suer facilement, et bien que je puisse plaindre ceux à qui cela pouvait arriver, j'étais toujours plus à l'aise si je ne devais pas faire trop d'efforts avant de m'attabler, question de principe, bien entendu. Le restaurant choisi semblait bien sous tout rapport. Assez soigné pour ne pas tomber dans le vulgaire d'un bistrot de quartier, mais tout de même relativement simple, pour ne pas effrayer les touristes à petit budget, certainement. Une cuisine ne se jugeait pas toujours aux pris affichés sur la devanture du restaurant de toute manière, et les brasseries populaires comme celle-ci cachaient souvent de bonnes surprises. Loin des standards et des exigences des restaurants à étoiles, on était pratiquement sûr et certain de repartir le ventre bien plein, quand les étoilés nous servaient le strict minimum. Ce soir, ce n'était nullement l'occasion de répondre au second besoin, et moi même, je tendais de plus en plus à aimer l'authentique au luxe. Bien entendu, de temps à autre, je ne rechignais pas participer à un diner d'une grande table, avec de bons vins. Le vin français était sans contexte le meilleur. Bien que chauvin de nature, je devais le reconnaître. Mais là, il n'était nullement question de commander du vin, ou quelque chose de la sorte. Ayant dix-neuf ans, il me serait aisé d'en commander cela-dit, la majorité civile de l'Australie n'étant pas aussi élevée qu'au Japon. Mais je me plierais à l'envie de Dakota. Bien que l'idée de prendre un soda ne m'enchantait guère. N'ayant pas été habitué dans mon adolescence, et ni dans mon enfance d'ailleurs, j'avais encore du mal à ne pas avoir mal au ventre en l'ingurgitant, et malgré moi, la boisson gazeuse me donnait bien souvent envie d'éructer. Fâcheuse conclusion pour un homme de mon rang, qui se voulait des plus courtois.

Mais l'instant n'était pas à mes problèmes d'estomac. Nous étions sagement entrés dans le restaurant, attendant tout aussi raisonnablement d'être placés. L'endroit semblait fort bien fréquenté, et la promiscuité des différentes tables ne me ravit pas. Si c'était certes plus convivial, il serait bien aisé d'être isolé des autres. Le risque d'être épié lors de nos conversation s'en voyait décuplé. Je n'aimais pas du tout cette optique à vrai dire. Mais je me tus. Après tous, j'étais celui qui avait proposé l'établissement. Une fois arrivés à notre table, je pris la peine de reculer la chaise de Dakota avant qu'elle ne s'assoit. Un geste bien cliché de nos jours, mais je le faisais toujours, et j'avais toujours vu Père le faire en présence de notre Mère. C'était pour moi plus un acte de politesse qu'autre chose. La galanterie se perdait de plus en plus, mais je restais de ceux qui aimaient la faire vivre encore un peu. Et une fois assis à ma place, je ne pus m'empêcher de contrôler l'état des couverts. Manger avec du sale était pour moi inconcevable, et c'était un tic que j'avais l'habitude de faire à chaque repas.. Sauf à la maison familiale, bien entendu. Rien à signalé de ce côté là, et je pouvais me concentrer sur la carte, comme le faisait déjà ma charmante compagnie.

« Du Kangourous ? Certainement. C'est une viande très tendre d'ailleurs. Si tu aimes la viande rouge et onctueuse, je te la conseille. » J'avais déjà eu l'opportunité d'en goûter, puisque Mère aimait beaucoup cuisiner des plats atypiques, en plus de notre traditionnelle cuisine Anglaise. Ce n'était pas ma viande préférée, mais accompagnée d'un bon vin et de quelques légumes bien cuisinés, elle était fort appréciable. La lecture de la carte me fit doucement grimacer d'ailleurs. Certaines des associations me paraissaient bien étranges tout de même.. Mélanger du poisson et de la noix de coco ? Le goût devait être bien particulier. Avant de faire mon choix, je reposais la carte sur la table, regardant plutôt Dakota. « Que dirais-tu de prendre un apéritif avant de se décider ? Je ne sais pas si tu bois de l'alcool, mais ils doivent bien avoir des cocktails à base de fruits. »

C'était un fait, l'Américaine était plus jeune que moi. Je ne voulais pas insinuer qu'elle ne pouvait donc pas connaître les boissons alcoolisées, et Dieu savait d'ailleurs que beaucoup de jeunes s'étaient saoulés bien plus que ma personne.. Mais je ne voulais pas la brusquer, ou lui faire croire que je pensais mal à son propos. Le fait qu'elle venait des États-Unis, où tout été réputé pour être bien plus facile, n'était pas un argument recevable pour moi. Je lui laissais le choix. De mon côté, je pris le temps de prendre la carte des apéritifs, posée au milieu de notre table, pour la lire rapidement. Je prenais presque tout le temps la même chose de toute manière, il me suffisait alors de vérifier que mon cocktail soit bien présent. Et il l'était, bien heureusement. Ce qui était bien avec les apéritifs, c'était qu'ils étaient les mêmes à peu près partout dans le monde. Et même si les pays avaient leurs propres spécialités, ils servaient toujours les mêmes bases, histoire de ne pas trop désorienter les clients venus d'autres contrées et pays.

« Je prendrai un Kir, comme j'ai coutume de le faire. » Puis, je relevais les yeux vers elle, croisant mes jambes en m'appuyant légèrement sur le dossier de la chaise. Je lui tendais ensuite la carte des apéritifs pour qu'elle puisse commander à son tour. «J'aurai aimé savoir.. Tu ne m'as jamais réellement parlé de ta vie aux États-Unis ? Tout est aussi démesuré que ce qu'on veut bien nous faire croire ? » Et quelle agréable soirée que d'en apprendre davantage sur sa personne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Mer 30 Nov 2011 - 23:59

Je ne suis pas vraiment une adepte de la nourriture que je qualifie de « bizarre ». Certaines personnes mangent des sauterelles ou autres insectes étranges sans rien dire, mais je ne suis pas de ce genre. Ca ne me gène pas de manger du bœuf dans le sens où j’ai grandi dans les grandes plaines du Wyoming où on trouve des élevages de chevaux et de bétails. Manger de la viande ne me dérange pas. Par contre, après avoir du des kangourous dans les enclos du zoo, je ne suis pas sure de vouloir en voir dans mon assiette sans m’imaginer la bestiole que j’ai aperçu dans la journée. Avant même de voir la carte, je pense donc me rabattre sur un autre plat. J’esquisse un sourire en voyant Elliot poser la sienne et me demander si je veux prendre un apéritif avant de faire un choix.

A moins que tu ne veuilles me porter pour renter, je vais me contenter d’un jus de fruit. Je supporte très mal l’alcool.

L’alcool et tout ce qui en résulte en fait. Je ne suis pas une adepte des grandes beuveries, des jeunes qui s’imaginent être intéressants avec un verre dans la main. Savoir que les trois quart se réveilleront le lendemain sans aucun souvenir de la veille, très peu pour moi. J’avais bu une seule fois, à une fête où une amie m’avait entrainée et où je ne connaissais pas grand monde d’ailleurs ; j’avais été malade. Et je m’étais juré de ne plus jamais boire autant. Je préfère nettement avoir toute ma tête et la garder au dessus de la table, et non pas dans la cuvette des toilettes. Si d’autres aiment cela, tant mieux pour eux ; mais je ne vois pas cet intérêt d’être bourré pour s’amuser.

J’esquisse un sourire vers Elliot en prenant la carte qu’il me tend. Je sais déjà ce que je vais prendre, j’ouvre juste le menu pour voir si cela est affiché puis je le repose en écoutant sa question.

Je pense que le guide touristique ment toujours un peu. Il y a de jolies choses aux Etats-Unis, comme il y en a de moins belles. Tout dépend où tu vas.

Je pense que si je devais choisir entre vivre dans une grande ville comme Tokyo où retourner à Sheridan, je ne saurais quoi faire. Trouver un juste milieu ; Tokyo est bien trop grand, Sheridan est bien trop mal placé.

Enfin, je ne suis pas la mieux placée pour parler de démesure. Je vivais dans le Wyoming, deuxième état le moins peuplé du pays et j’ai grandi à Sheridan, une ville de quinze mille habitants à tout casser, perdue au milieu des montagnes et des plaines désertiques. Je connais New-York que pour l’avoir vu en photo.

On ne sortait pas beaucoup de l’état en fait, excepté lors des vacances en famille mais nous n’allions jamais très loin sauf la fois où mon père nous avait emmenées au bord de l’océan. Je crois que c’était le plus long voyage que nous ayons fait, outre aller au Japon.

Mais j’ai un avantage sur les autres, je sais monter à cheval. Les filles de la ville savent à peine ce qu’est un cheval.

J’esquisse un sourire. Il est vrai que quand on entend parler certaines filles, on peut se demander comment elles ont été élevées et comment elles s’en sortiraient si on devait les lâcher dans la nature. Ca m’a toujours fait rire cette différence, même si on trouve aussi quelques pinbêches faisant des régimes dans le Wyoming.

Et toi alors ? Est-ce que tu fais partie de ces anglais qui se ventent d’avoir déjà vu la reine ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Sam 3 Déc 2011 - 23:32

● Soit, je n'étais pas près à changer mon chauvinisme.

D'un geste habile de la main, je fis savoir à un des serveurs du restaurant que nous avions besoin de ses services. J'espérais sincèrement que cette coutume occidentale était de mise en Australie, car j'avais du mal à me dire que j'allais devoir me faire remarquer pour me faire comprendre. L'Australie était un pays Anglophone, et c'était déjà un avantage non négligeable. Je préférai bien mieux parler anglais que Japonais et pas seulement parce qu'il s'agissait de ma langue natale. A choisir, et même si j'avais moins de vocabulaire, alors j'étais encore plus à l'aise avec le Français qu'avec la langue nippone. La raison était simple, je pouvais aisément passer pour un français, ou du moins, cela ne paraissait pas tellement anormal de voir un Anglais parler cette langue. C'était déjà bien plus délicat quand un caucasien se mettait à parler une langue asiatique. Tout de suite ce n'était plus naturel. L'Asie n'était pas réputée pour son nombre d'immigrés depuis des décennies, et de ce fait, c'était bien plus atypique que de voir d'autres ethnies que celle du pays. Voir des asiatiques, des africains ou des hispaniques à Berlin par exemple, n'était plus si surprenant, au contraire. J'avais toujours en moi cette peur d'être jugée, et je l'avais bien ressentir au Japon. Il y avait les commerçants qui nous regardaient toujours avec méfiance, nous suivant presque dans leur échoppe pour voir si nous n'étions pas des voleurs. Loin de moi l'idée de prendre une marchandise sans prendre la peine de la payer, et pourtant, j'étais catégorisé ainsi, juste parce que je n'étais pas natif du pays. Il y avait aussi les regards quasi systématiques dans la rue, puisque j'étais un blond aux yeux verts. Difficile pour moi de me fondre dans la masse nippone, ou le noir ébène et la petite taille presque trop récurrente prenait place.

« Un cocktail, fruit des îles et un kir je vous prie. »
Heureusement, j'avais été vu par l'un des serveurs du restaurant, et il ne nous manquait plus qu'à attendre d'être servi. Ou peut être pas d'ailleurs. Dakota semblait se prendre au jeu des questions et c'est avec plaisir que je pus en apprendre un peu plus sur elle, et notamment connaître son état d'origine. L'idée qu'elle provienne du premier état Américain à donner le droit de vote aux femmes, ainsi que le premier à voir une femme devenir gouverneur me fit doucement sourire. Dakota était une de ces femmes à ne pas se laisser faire par la gente masculine. « Tu as pu profiter d'une enfance au grand air dans ce cas, c'est un avantage aussi. » Puis, je me redressai légèrement, tout en continuant de la regarder d'un air doux et séduit. « Mais tu vois, une ville de plus de dix-milles habitants est déjà non négligeable au Royaume-Uni. Il doit y avoir une centaine d'âmes, là où je vis. J'ai juste eu la chance de faire ma scolarité dans des villes beaucoup plus grande, donc j'ai plus ou moins l'habitude du monde. » Tout en se dévoilant un peu, je me permettais d'en faire de même. Loin de vouloir l'embêter, je préférai rester concis pour le moment, étant donné qu'elle n'avait pas cherché à me questionner là-dessus. « Ravi que tu saches monter, ce serait bien de pouvoir passer un peu de temps lors de la promenade prévue cette semaine. Je suis même même un très bon cavalier, sans vouloir trop me vanter. »

Et en parlant de se vanter, Dakota ne tarda pas d'enchaîner sur ma possible rencontre avec la Reine d'Angleterre. Je ne pus m'empêcher de sourire un peu plus largement. Les préjugés avaient bon train, apparemment. Je ne l'avais jamais rencontrée personnellement. Après tout, c'était un privilège accordé à bien peu de ces sujets. Et de toute manière, j'aurai été bien gauche à ne savoir quoi dire et à risquer d'enfreindre le protocole. Me connaissant, je l'aurai certainement révisé des jours et des jours entiers et même répété dans ma chambre, au risque d'être surpris et moqué d'Edwin. Mon frère a toujours aimé se moquer gentiment de mon sérieux. Ce qu'il préférait ? M'imiter lors des réunions familiales, ou nos cousins et même mes oncles et tantes n'en pouvaient plus de rire à pleine bouche. Le pire était ensuite les commentaires de ceux-ci affirmant que l'on me reconnaissait si bien. Sachant prendre un minimum sur moi, je le laissais faire, tout en n'allant pas le féliciter. Je n'allais pas le faire pour de telles pitreries ! C'était bien facile alors de jouer l'artiste et le comédien, mais de n'être fichu de ramener un bulletin de notes convenable. Edwin avait toujours eu le don de se spécialiser dans les domaines inutiles, il avait plus l'âme d'un artiste que celle d'un érudit. « Je n'ai jamais eu l'immense honneur de rencontrer Sa Majesté la Reine, si tu veux savoir.. » J'avais pour habitude d'utiliser la titulature correcte, trouvant que notre souveraine le méritait amplement. Seuls les Anglais pouvaient me comprendre sur ce point, et je m'attendais à un sourire et une réplique piquante de ma compagne de ce soir. Soit, je n'étais pas près à changer mon chauvinisme pour autant, il faisait parti de moi, entièrement. « ..Mais je me suis rendu à ses sorties officielles, plusieurs fois. La voir de loin et dans une foule hurlante n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais c'est déjà quelque chose de particulier. A notre Reine s'ajoute toute sa dynastie et l'histoire de sa famille. Les habitants des autres pays ont parfois du mal à le comprendre, mais nous tenons beaucoup à certaines traditions. Et tu ne peux le niais, Sa Majesté la Reine reste une femme d'une grâce sans pareil. » Et voilà, je n'avais pu m'empêcher de m'emporter dans mon discours d'Anglais typique. Je me voyais même capable de m'en moquer moi même.

Heureusement, le serveur arriva avec notre commande d'apéritif. Amusant, une fois de plus. Le cocktail aux fruits de Dakota se voyait décoré d'un petit parapluie et d'une brochette de plusieurs bonbons. Le mien restait sobre, et je n'en attendais pas moins d'un traditionnel Kir. Je remerciai le serveur d'un hochement de tête, attendant son éloignement pour reprendre la conversation. « Du sucré pour commencer ? Je ne sais pas si c'est tant que ça une bonne idée. » Puis je souris un peu plus, saisissant délicatement mon verre pour en boire une petit gorgée.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Mer 21 Mar 2012 - 23:57

Même pas 4 mois *o*. Je reste simple mais au moins j'ai répondu xD.
Si ça ne te va pas, tu sais quoi faire =)
--



Je sais que les anglais tiennent beaucoup à leur Reine, surtout les plus traditionnels, mais les vieilles habitudes sont difficiles à perdre. J’ai toujours été légèrement cynique, ironique, voir même moqueuse face à certaines personnes et cela s’est intensifié depuis quelques mois. C’était sans doute ma façon à moi de répondre à tous ces imbéciles, quand il y avait quelque chose à dire. Je ne suis pas une grande bavarde à la base, je ne l’ai jamais été, mais je me rends compte qu’avec Elliot j’arrive à aligner plus de deux phrases au cours d’une heure de conversation. La seule autre personne avec qui je parle autant c’est Keira. Mais là ce n’est pas pareil, sans doute à cause de la différence d’âge entre les deux. Puis Elliot est un garçon.

Je l’ai poussé vers un sujet qu’il a l’air d’apprécier et de maîtriser, c’est un anglais après tout. Certains préjugés ont la vie dure mais Elliot vient de me prouver que j’ai raison de penser qu’il est l’un de ces anglais typique. Il a sans doute été élevé dans une famille qui accorde une grande place à la tradition et aux coutumes, ce qui n’est évidemment pas mon cas. Je viens d’une famille américano-japonaise peu portée vers la tradition, mis à part Thanksgiving, le Super Bowl et quelques autres fêtes du genre. Je sais que ma mère a du abandonner pas mal de choses en s’installant avec mon père mais elle tenait à ce qu’on mange exclusivement japonais au moins une fois par mois. On installait nos propres traditions à nous. Et on aimait ça. C’est sans doute cela qui a été le plus déstabilisant en arrivant au Japon. Mes grands-parents – surtout ma grand-mère en fait – sont des gens assez traditionnels comme on s’attend à en voir quand on parle des japonais âgés. Bon, évidemment ils ne portent pas non plus des kimonos à longueur de journée mais il y a des choses à respecter chez eux que l’on ne respectait pas forcément chez nous. Et c’est assez déstabilisant quand on débarque comme ça. Sans oublier que du coup, on mange japonais tous les jours. Et de la nourriture japonaise faite par de vrais japonais avec des produits japonais. Encore plus difficile à s’y faire.

C’est aussi pour cela que j’apprécie ce voyage scolaire et tout particulièrement cette semaine en Australie qui me permet d’abandonner les noms de plats écrits en japonais. Relire de l’anglais me fait un bien fou et pouvoir le parler encore plus. Je ne pensais pas que ma langue me manquerait autant, surtout en m’inscrivant dans une école internationale. Mais il faut bien avouer qu’on y parle plus japonais qu’anglais – parce que les japonais ont un accent exécrable, sans doute.

J’esquisse un sourire en voyant mon verre qui vient d’être posé devant moi. Le parasol et la brochette font très féminin quand même, mais c’est bien typique des cocktails que l’on trouve dans les restaurants. C’est aussi fait pour vendre puisque si c’est joli, on achète. J’enlève le parasol de mon verre et le secoue légèrement tout en écoutant Elliot me dire qu’il ne pense pas que le sucré soit très approprié pour commencer. Je souris tout en arrachant un bonbon du pic qui les retient. « Je préfère qu’ils mettent des bonbons dans mon cocktail plutôt que des bretzels. Et en plus c’est plutôt bon. » J’accompagne le geste à la parole en mangeant le bonbon que je tiens entre mes doigts avant de tendre le pic vers Elliot en souriant. « Tu veux goûter ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Dim 22 Avr 2012 - 11:30

● Deux me plaisaient particulièrement.

Le fait que l'apéritif soit arrivé était une bonne chose. Plus que bonne même. Ainsi, nous allions pouvoir nous concentrer que quelque chose pour que nos regards parfois fuyants ne se perdent pas sur les autres tables du restaurant. Je parlais surtout de moi même. Dès que je me sentais mal à l'aise, je ne pouvais plus regarder une personne dans les yeux. C'était bien impoli alors d'aller observer le déroulement du repas des autres personnes assises dans l'établissement. Je n'aimais pas faire mauvaise impression, même envers des inconnus que je ne reverrai certainement jamais de vie. Il était quand même rare que Dakota me mette mal à l'aise. Enfin, ce n'était pas la même gêne qu'avec les autres élèves ou bien encore nos professeurs et autres adultes de la Kobe High School. C'était parce qu'elle était la demoiselle qui me plaisait, tout simplement.

Voyant qu'elle me tendait son pic parsemé de bonbons, je secouais la tête négativement, avant de prendre la parole.

« Il est vrai qu'un bretzels n'aurait pas été le bienvenue. Surtout à tremper dans un tel cocktail. Et je te remercie, mais il s'agit de ton petit supplément. Je pense que je n'arriverai pas à la digérer avec mon kir. Comme tu as pu le comprendre il y a peu, je reste toujours dans mes habitude, dans ma vie comme dans mes choix culinaires. »

Je repris mon verre, en buvant encore quelques centilitres avant de le reposer doucement sur la table. Et je profitai de la concentration de Dakota sur le menu pour l'observer encore une fois. Quand elle ne savait pas qu'elle était ainsi épiée – de manière tout à fait convenable cela dit – je la trouvais encore plus ravissante. Et comme elle n'allait pas tarder à relever les yeux en ma direction, je saisis de nouveau le menu pour aller y regarder les entrées. Deux me plaisaient particulièrement. Et je préférai garder le kangourou pour le plat de résistance. Je baissais donc légèrement ma carte, interrogeant Dakota du regard pour tenter de savoir si elle avait fait son choix. Et comme le serveur revenait à la charge, j'espère qu'elle ne se posait plus trop de questions.


« Je vais prendre la salade chaude de patates douces aux oignons rouges, sauce à la fêta. S'il vous plait. »


J'attendais la réponse de Dakota, avant de remercier une nouvelle fois le serveur qui s'éloignait. On ne pouvait pas reprocher à ce restaurant de faire perdre du temps à leurs clients au moins. Mais maintenant, il y allait avoir un léger flottement entre le temps où nous venions commander et l'arrivée des entrées. La main gauche posée délicatement sur la nappe de la table, je laissais mes yeux trainer dessus.

« Tiens, étant donné que tu sais un peu comment je vivais en Angleterre, je peux savoir ce qui agrémentait tes journées aux États-Unis ? Tu n'étais pas le genre de fille clichée à s'habiller en Pom-Pom girl toute la journée et à sortir avec les joueurs de football américains je suppose. »

C'était ce que l'on voyait souvent dans les films de l'Amérique actuelle. Les filles n'y était pas bien représentées. Surtout pas au lycée de surcroit. Et quand elles passaient à la vie active, on les qualifiait souvent de folle furieuse du travail, complètement à côté de la vie de Maman et presque frigide. Et de l'autre côté, c'était la mère de famille presque trop parfaite, qui vivait grâce au métier de son mari, fière de son état, contente de n'avoir comme responsabilité que le grand diner familiale hebdomadaire. Une femme totalement dévouée à sa famille la plupart du temps. Je me disais bien qu'il n'en était pas le cas pour la plupart des Américaines à vrai dire. On pouvait me dire rempli de préjugés, mais les films et autres supports qui en parlaient étaient certainement les pires.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Jeu 3 Mai 2012 - 1:43

Je me dis que je souris beaucoup aujourd’hui, je dois avoir l’air un peu niais sur les bords. Mais c’est Elliot qui me fait faire ça, c’est de sa faute si je souris comme une gogole depuis des semaines, en sa présence en plus. Mais malgré mon sourire, il ne veut pas goûter les bonbons de mon cocktail, prétextant que cela ne colle pas vraiment avec le kir. Je souris à nouveau avant de reporter mon attention sur le menu, ne sachant pas tellement quoi prendre finalement. L’avantage c’est que tout est écrit en anglais et que je n’aurais pas à galérer pour comprendre ce que je souhaite commander. C’est ça le pire quand je vais en ville, lire les kanjis. Ma maîtrise de l’écrit est encore assez faible, même si je fais toujours des efforts.

Je sens le regard d’Elliot sur moi, ça me fait relever la tête, mais je le trouve en train de lire son menu. Apparemment il ne lui faut que quelques secondes pour trouver ce qu’il compte manger, ce qui correspond très bien avec le timing du serveur qui revient justement à notre table. Elliot commande son plat, une salade, puis je prends plaisir à commander mon plat en anglais. Le poisson du jour m’intéresse grandement, c’est ce que je commande. J’observe le serveur repartir vers la cuisine avant de reporter mon attention vers Elliot qui vient de me poser une question. Question qui me fait sourire d’ailleurs.

« Les pompoms girl ont essayé de me recruter, mais je n’étais pas assez superficielle pour entrer dans leur groupe. Et puis mes chances ont été totalement ruinées quand j’ai collé une baffe à leur chef » J’esquisse un sourire à ce souvenir, parce que c’était quand même vachement marrant de voir cette greluche au bord des larmes. « En fait j’étais une étudiante normale dans mon ancien lycée, malgré mon sale caractère. Pas hyper populaire mais pas solitaire non plus. Vers la fin, ça a changé, évidemment. »

Evidemment. Quand les rumeurs commencent à se faire une place dans les couloirs du lycée, on peut assurer la fin d’une réputation, aussi petite soit-elle. Et ce que mon père avait fait a vite fait le tour de l’école. Essayer de se faire une place après ça était vachement difficile, surtout quand certaines filles agrémentent les rumeurs déjà existantes.

« J’étais fille unique jusqu’à il y a quelques mois, j’avais donc pas mal de temps libre. Ma mère m’a inscrite à des cours de self-défense quand j’ai eu dix ans et j’avais un petit boulot dans un café après les cours. Une vie à peu près normale en fait. »

Mon petit boulot au café m’a toujours manqué depuis que je l’ai quitté. Parfois je me demande si je ne devrais pas essayer de trouver quelque chose en ville, pour passer le temps. J’arrive à suivre en cours – en dehors de quelques matières – et je ne suis pas vraiment les options proposées dans cette école, j’ai donc tout le temps pour aller travailler. D’autant qu’avec la prochaine arrivée de la petite crevette qu’attend ma mère, je pense que je ne vais pas retourner dans la maison de mes grands-parents prochainement.

« Tu penses vraiment que je suis du genre à m’habiller en pompom girl ? » Je souris. Parce que la jupette c’est vraiment pas mon truc. C’est aussi pour ça que j’ai choisi cette école, pour l’absence d’uniforme obligatoire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Invité
« Invité »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  Dim 27 Mai 2012 - 12:07

● Ce qui était dommage.

Plus la discussion avançait, et plus je découvrais des facettes - jusqu'à présent inconnues - de Dakota. C'était à la fois intrigant et plaisant. Intrigant parce que je n'avais aucune idée de sa vie aux États-Unis et que je m'étais bien trompé sur celle-ci. Par exemple, je ne l'aurai jamais vu devoir prendre des cours de self-défense. En même temps, c'était quelque chose d'inutile d'où je venais, et je ne faisais aucun déplacement sans un chauffeur. Il était rare que je sois seul dans la rue et quand c'était le cas, les quartiers étaient bien trop chics et fréquentés par des gens respectables pour que je puisse craindre d'être agressé. Mais il était vrai que c'était différent en Amérique, même dans certaines banlieues résidentielles il n'était pas certain de marcher tranquillement une fois la nuit tombée. Savoir se défendre était un plus pour Dakota, puisque moi, j'en étais incapable.

« Ta mère semble beaucoup t'aimer. Et je n'ai pas eu une vie aussi normale que la tienne alors. En réalité, j'ai toujours cru le contraire, parce que pour moi la plupart des gens vivaient comme le faisait ma famille. Il n'y a que depuis quelques années que je me suis rendu compte de ma différence. Et maintenant, je me rends compte que cela peut jouer en ma défaveur. Ce qui est dommage de mon point de vue. »

Il était vrai que ma manière de parler, d'agir et de penser n'était pas très adaptée aux autres élèves de la Kobe High School par exemple. On me prenait souvent pour l'intello de service, tellement cliché comme fils de riche. Et l'on s'arrêtait à cela vis à vis de ma personne. Ce qui était dommage. Dakota avait réussi à voir plus loin, à se dire que je pouvais être autre chose. Je lui souris, les mains sagement jointes sur la table.

« Tu penses vraiment que je suis du genre à m’habiller en pompom girl ? »
« Je ne serai pas contre, ça a ses avantages. »

Je changeais de sourire pour un plus malicieux. Il était vraiment temps de se détendre en sa présence. Et je pouvais avoir de l'humour, derrière ce côté austère. Du moins, je le pouvais en présence de l'Américaine, maintenant que nous nous connaissions.

« Blague à part, je voulais reprendre les clichés des États-Unis. En réalité, je te voyais plus comme une meneuse, puisque tu n'as pas froid aux yeux. Mais les hamburgers, je suis sûr que tu aimes ! »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
« »
(#) Re: [BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.  

Revenir en haut Aller en bas
 
[BRISBANE - Resto] Eau de source naturelle.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Kobe High School :: Hors RPG :: Poubelle :: Archives des rps :: Events :: Brisbane, Australie (event Août)-
Sauter vers: