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 Sur de la musique Pop

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(#) Sur de la musique Pop  Mer 7 Déc 2011 - 1:02


● Je n'avais pas envie que l'on pense de moi que je puisse être malpoli.

Je n'avais pas dormi de la nuit. Ou plutôt, pour être plus précis et plus réaliste surtout, je n'avais eu que de brefs moments de répit. Des petites apartés, des dizaines de minutes où mes yeux se sentaient obligés de perdre la bataille. Mais bien vite, bien trop vite d'ailleurs, je me réveillais presque en sursaut, comme après ces cauchemars qui terrorisent les enfants, comme si mon corps refusait de se laisser bercer par Morphée. Sur le moment, et pendant les longues heures silencieuses de la nuit, ce fut quelque chose de réellement pénible. Attendre, toujours attendre puisque je ne pouvais risquer de réveiller mes camarades de chambre en faisant le moindre bruit, ou en allumant ma lampe de chevet. C'était dans ces moments là qu'une chambre individuelle prenait toute sa valeur. Seul dans ma chambre en Écosse, j'aurai pu aisément me lever, marcher un peu histoire de me dégourdir les jambes, et puis lire pour me fatiguer les yeux. Regarder Chocolate Cake dormir tranquillement, comme à son habitude, aurait été une autre torture par contre. Mais dans tous les cas, il m'aurait été bien plus aisé de me faufiler hors de ma chambre pour aller chercher un verre de lait chaud. Ici, je n'en avais pas le droit. Il était interdit de sortir de sa chambre après une certaine heure, hormis pour aller aux toilettes, je supposais. C'était normal que d'imposer de telles règles à de multiples adolescents. Sans celle-ci, le lycée et surtout l'internat, se verrait être un véritable chaos, bien moins paisible que ce qu'il n'est en réalité. Je savais bien que les surveillants étaient aussi chargés de faire des tours de gardes. Loin de moi l'idée d'enfreindre le règlement de toute manière. Et puis, pour aller où ? Je n'avais pas ma propre cuisine avec mes propres affaires pour me servir un verre de lait. Voler dans le réfectoire était hors de question et complètement contraire à mes principes. Rien que d'emprunter quelque chose à une autre personne m'était bien difficile. Bien trop pour me le permettre. J'avais peur de ne pas prendre assez soin de l'objet confié, ou même pire, de le perdre ou de me le faire voler. Au contraire, Edwin était encore bien moins soucieux des affaires qui ne lui appartenaient pas, et les perdait souvent. Je n'étais pas comme lui, et jamais je ne voudrai lui ressemble la dessus.

Alors le plus dur ensuite, était d'enchainer la journée de cours comme n'importe quelle autre. Faire semblant de se réveiller le matin, puisque je ne voulais pas avoir de questions de la part des autres, aller prendre sa douche pour se donner un peu plus de courage. Même la nourriture du petit déjeuner m'avait parue bien fade, presque sans aucun goût. Quand j'étais fatigué, mes sens se voyaient complètement perturbés. Ma vision se troublait, j'avais du mal à ressentir le goût des aliments et j'entendais tout bien plus fort, comme si le moindre crayon qui écrivait sur du papier pouvait devenir pénible. La journée passa donc bien plus lentement qu'à l'accoutumé. Les cours paraissaient même être quelque chose de plutôt encombrant, alors que j'étais bien souvent le premier assis sur ma chaise pour boire les paroles de mes professeurs, je me retrouvais à trainer des pieds, n'écoutant qu'à moitié les cours qui se succédèrent bien trop lentement à mon goût. J'avais aussi la réputation de participer presque à chaque cours, demandant des explications sur un concept que j'avais du mal à saisir, ou même, interrogeant le professeur sur un sujet qui pouvait intéresser – selon moi – le reste de la classe. Il était bien plus facile d'aborder de tels sujets dans les cours de langues ou de littérature, puisque parler pouvait nous apporter du vocabulaire, ou agrandir notre culture personnelle. Mais aujourd'hui, je n'agissais vraiment pas comme le Elliot de tous les jours. Je baillais, à peu près constamment, ce qui faisait que ma main se voulait presque toujours plaquée sur mon visage, ou presque. Je n'avais pas envie que l'on pense de moi que je puisse être malpoli, et l'on m'avait toujours appris à mettre la main devant la bouche en baillant, en plus de tourner sa tête pour ne pas déranger les autres.

« Désolé, mais j'ai du linge à laver. » Avais-je lancé, tout en papillonnant des yeux et sans grande conviction à un camarade de classe qui voulait de l'aide pour le cours d'anglais. De une, je n'avais pas assez d'énergie et d'attention pour l'aider convenablement, et de deux, je n'avais pas écouté le cours assez assidument pour me permettre de le lui enseigner. La raison du linge était véridique de surcroit, je n'étais pas du genre à mentir, et encore moins avec une telle excuse.

Je filais ensuite dans ma chambre, me changeant rapidement pour arborer une tenue plus décontractée, moins serrée et formelle que ce que je portais pendant la journée. Je saisis ensuite mon bac à linge sale, que je refermais soigneusement pour éviter de montrer mes habits aux autres et mes sous-vêtements d'autant plus. Sans réelle envie, et comme il s'agissait plus d'une corvée qu'autre chose, je me rendis à la laverie le plus rapidement possible. J'avais pris un livre avec moi, puisque j'avais trop peur de laisser mes affaires et de revenir plus tard. Un petit plaisantin avait vite fait de les prendre pour aller les jeter du toit, les bruler ou bien en faire je-ne-savais-quoi encore. Attendre dans un endroit fermé, avec pour seule ambiance sonore le bruit des machines à laver ne m'enchantait guère, mais je n'avais pas tellement le choix. Une fois que ma battée fut lancée, j'allai m'asseoir contre le mur d'en face, pour pouvoir avoir ma machine à l'œil. Et j'ouvrai mon ouvrage sans grande conviction. L'histoire d'un homme vivant au bord de la mer n'était pas bien passionnante, surtout lorsque l'on manquait de sommeil. Une page, puis deux, je me mis donc à tourner la page tout en baillant une fois de plus. Encore des lignes, trop de ligne surement. Je me mis à papillonner des yeux, c'est incroyable de voir à quel point ils peuvent être lourd parfois. Doucement ils se ferment, J'ai beaucoup de mal à lutter, vraiment. Alors j'ai décidé de ne plus lutter.


Dernière édition par Elliot Livingston le Ven 9 Déc 2011 - 20:38, édité 1 fois
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(#) Re: Sur de la musique Pop  Ven 9 Déc 2011 - 5:16

Je hais l'insomnie. Surtout quand je prends les cours tôt, le lendemain. Depuis deux jours, je n'arrive pas à dormir, je ne suis pas à l'aise dans mon lit. Je ne sais pas trop ce que j'ai. Du coup, en attendant que Morphée vienne me chercher, je passe le temps en jouant à ma console avec les écouteurs pour ne pas réveiller mes camarades de chambres à cause des musiques et des bruitages du jeu. Je soupire en regardant Liam dormir comme un loir devant moi, sur le lit d'en face. J'aurais bien voulu jouer l'enquiquineuse en lui jetant un gros livre comme la bible sur le visage, mais bon, je respecte trop les gens pour leur enlever le plaisir qu'est dormir tranquillement. Je suis un peu jalouse de lui. Je me replonge dans le jeu, je cligne des yeux plusieurs fois et après quelques minutes, je sens enfin une sensation de sommeil et j'en profite pour fermer les yeux en me laissant doucement glisser dans le lit. L'envie de fermer les yeux était là, mais les rêves n'arrivaient toujours pas. Après ce qui m'a semblé être un quart d'heure, j'ouvre les yeux tout en remontant mon buste, et je regarde une nouvelle fois Liam grâce à la lumière de la lune qui passe à travers le store. Je suis vraiment très jalouse.

Je me réveille finalement le lendemain matin, un collègue de ma chambre me secoue pour me réveiller et me signale qu'il faudrait se lever. Je le remercie en marmonnant dans mon oreiller. Je ne me suis pas moi-même comprise en disant ce 'merci' mais le ton était là, et il ou elle avait compris. Le problème de l'insomnie, chez moi, c'est surtout de se lever, après seulement deux heures de sommeil. Après la journée, ça va, je peux survivre. Je fais un effort qui me semble surhumain pour me lever puis je vois Liam en train de me narguer avec son sac de cours sur l'épaule en train de quitter la chambre. Un jour, je le promets, je le jetterai ce livre, je le jure. Je soupire un grand coup et constate que j'ai la gorge vraiment sèche. Je déteste cette sensation. Je prends les affaires qu'il faut, puis file directement vers les douches. Je bois une demi-douzaine de gorgée d'eau du robinet pour enlever cette sale sensation de dégoût dans ma gorge puis je me brosse les dents et me recoiffe à la va-vite. Trop tard pour la douche, je ferais avec, ou plutôt sans. Je retourne donc dans ma chambre puis je fais le reste rapidement. Déodorant, préparation du sac de cours, ect. J'enfile un grand pull bleu marine à manche longue qui descend jusqu'à mi-cuisse, puis je mets une jupe mi-longue noire. C'est rare que je mets des jupes, mais je n'ai plus rien à me mettre, 'faut que je passe à la laverie. Quelle plaie. Bon ça va, je suis assez réveillée, je vais survivre. Au moins, vu le peu d'heure que j'ai dormi, je suis sûre de dormir correctement cette nuit. Du moins, je l'espère, vraiment. Je traîne, je traîne, j'espère n'avoir rien oublier dans la précipitation et j'entends les surveillants gueuler qu'il faut sortir. Tant pis pour les oublies.

Je n'ai même pas le temps de manger un petit déjeuner, la barbe. Je sens que la journée va être épuisante.

Durant toute celle-ci, j'ai essayé d'éviter mes connaissances. Pas envie de parler, pas envie de les embêter, pas envie qu'ils s'inquiètent, j'ai juste envie d'être seule et d'être au calme. En cours, j'ai fait partie du groupe de personne qui n'avait pas fait un devoir demandé et qui avait mal révisé. Je l'ai fait ce devoir, c'est juste que je l'ai oublié ... J'ai oublié ce bordel de livre et cette fiche qui étaient sur le bureau ce matin! Par contre, pour les révisions, le professeur n'a pas tort, et je crois que je vais juste devoir me taire et ravaler ma fierté. Ça m'énerve d'être considérée comme un enfant dans une poussette quand il fait son pitch, mais bon, je sais qu'il n'a pas tort, et qu'il faut que je m'y mette un peu à ces révisions. Heureusement, il y a eu le repas de midi qui m'a requinqué, où j'ai littéralement tout dévoré.

La sonnerie du dernier cours retente et j'échappe un énorme soupir. J'entends un de mes camarades, Elliot, dire à un autre élève qui avait du linge à laver et qu'il était donc indisponible. Je soupire à nouveau tout en abaissant la tête en repensant au linge qui traîne sur mon bureau et au dossier de ma chaise. Peut-être devrais-je l'accompagner? C'est une occasion de faire sa connaissance. Je le vois partir alors que je n'ai toujours pas rangées mes affaires, je me précipite donc encore pour les mettre dans mon sac et sors en vitesse jusqu'à ce qu'une main m'attrape l'épaule. Je pousse un court et discret cri de surprise et me retourne tout en marchant en marche arrière :

« Désolé désolé, j'ai un truc à faire. Je peux pas aujourd'hui. » Avais-je dis d'un ton pressé. Mon amie semblait perplexe, et toujours en marchant en arrière, je m'excuse et la réconforte en disant que tout va bien. Je ne veux pas l’inquiéter, surtout qu'il n'y a pas de raison de l'être. Pour en rajouter une couche, je bouscule un garçon de ma classe dans les couloirs. Je fais volte-face, les joues rouges de honte et m'excuse en baissant la tête et part immédiatement d'un pas pressé. J'ai perdu Elliot. Nouveau soupir. Je le verrais bien à la laverie de toute manière, no stress.

Arrivée à ma chambre qui était déserte, j'ordonne mes vêtements rapidement en les pliant n'importe comment en les mettant dans un sac de sport qui me servait plus de valise qu'autre chose. Je vois aussi le livre que j'avais oublié et je tapote mes ongles dessus, comme les impatients. J'ai envie de m'énerver dessus mais je n'ai pas le courage, alors je le laisse simplement et réfléchis rapidement. Ah, il me faut aussi quelque chose pour patienter. Je regarde ma console, mon mp3, un livre d'un célèbre acteur, puis le casque audio. Autant tout prendre, j'ai un sac simplement remplit de linge, autant le remplir un peu plus pour ne pas s'ennuyer. Pour le voyage entre la chambre et ma laverie, j’entreprends d'écouter un peu de musique et je mets donc le casque audio sur la tête qui était relié à la machine musical dans la poche central de mon pull. Je n'avais pas pris soin de passer le fil sous mes habits et tant pis pour ça. Je pense être assez attentionnée lorsqu'il faut l'être. Les pieds dans mes baskets blanches, je sors alors de la chambre, puis descends les escaliers avec mon sac de sport sur l'épaule grâce à la bandoulière latérale.

C'est sur de la musique pop, une envie dû à l'instant, que j'entre dans la laverie où je vois Elliot, assit en face des machines, les yeux fermés. J'avais d'ailleurs oublié le pourquoi j'étais venue ici. J'échappe un 'Olé' très discret, surprise de le voir ainsi. Avant de rentrer complètement, je retire le casque de mes oreilles pour le mettre autour du cou et vérifie si personne ne vient dans notre direction. Je sors mon portable et mets l'appareil en mode photo. Je ne peux m'empêcher de sourire bêtement avant de me calmer pour enfin prendre la photo parfaite d'Elliot qui dort. Je tire la langue tout en me mordant la lèvre inférieure, sale tic. Clic. Ça y est. Elle est superbe. Re-clic. Elles sont superbes! Elles pourront se vendre chère à toutes ses fans. Mais mieux, plutôt que de penser à ça, je préfère me dire qu'elles feront un parfait secret amical entre nous deux. La porte se referme à côté de moi et je sursaute sous le gros bruit qu'elle avait fait, puis je retourne le regard vers mon camarade qui avait remonté la tête avec des yeux mi-ouverts. Ni une, ni deux, je cache le portable derrière moi mais reste plutôt calme. Je lève la main gauche, la libre, pour lui souhaiter bonjour en même temps de voir s'il se réveille. Je ne veux pas le brusquer, il a l'air encore plus fatigué que moi, largement même. J'espère aussi que je n'ai pas trop de cerne horrible sous les yeux.

« He-hello ... Ça va? » Disais-je d'un ton hésitant. Pour une fois, ce n'était pas ma timidité, juste l'envie de ne pas le brusquer lors de son réveil. Il n'a d'ailleurs peut-être rien compris de ce que j'ai dit, mais c'est surtout pour pas qu'il se rendorme à nouveau. C'est un peu égoïste, mais je veux qu'il soit éveillé, pour que je puisse discuter avec lui. Et puis même, je ne peux pas le laisser dormir comme ça. Je ne veux pas, et il ne veut certainement pas non plus être vu comme ça.
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(#) Re: Sur de la musique Pop  Jeu 5 Jan 2012 - 15:23

● Mon regard dévia sur le côté.

M'assoupir. A vrai dire, il a toujours été bien rare de le faire à un autre endroit que dans un lit. Ce que j'ai trouvé normal et d'une logique à toute épreuve. Il y avait des moments pour dormir, comme la nuit. Seuls les travailleurs nocturnes pouvaient prétendre dormir la journée sans être regardés de travers. Mais apparemment, beaucoup s'assoupissaient pendant les cours, et d'autres ne se gênaient pas à faire des siestes, souvent courantes, de surcroit. Je n'étais pas de genre. Je préférais largement la douceur et la chaleur d'un lit, à l'incommodité d'une couchette de fortune. En temps normal, bien sûr. Je n'avais même pas vu Morphée venir et me bercer si subtilement que je n'avais pas résisté au sommeil. Enfin, un bien grand mot. Je dormais plus à moitié qu'autre chose. Une sorte de repos alternatif, où mon cerveau est toujours à même d'entendre les bruits autour et donc, un sommeil fragile. Ce fut d'ailleurs cette porte qui me réveilla, en sursaut presque. Oui, la lingerie, lieu commun à tous les pensionnaires de cette école. Et ils étaient nombreux. Si on prenait quelques instants pour y réfléchir pleinement, alors la possibilité d'être seul à la laverie était bien faible en réalité. Avec autant de monde, cela décuplait le nombre de vêtements à être lavés. Je pensais les filles bien plus soucieuses d'avoir une réserve d'habits propres également. Certains devaient en profiter pour se retrouver et pour parler le temps de tout nettoyer. C'était bien plus convivial ainsi et surtout, bien moins ennuyeux. Cela ne me surprit donc pas de ne pas être seul, et vite, très vite, même si je peinais légèrement à voir quelque chose correctement. Une forme humaine. La main sur le front, tout en gémissant faiblement, je papillonne des yeux en tentant de reconnaître la personne qui semblait avoir besoin de laver son propre linge.

« Je-..euh.. Je vous prie de m'excuser. » La voix faiblarde et quelque peu hésitante, je préférai employer la plus stricte des politesse, au cas où je me retrouverai en face d'un adulte. Je pris ensuite le temps d'enlever mes lunettes pour les essuyer à l'aide du bas de ma chemise, bien que ce ne soit pas coutume pour moi d'agir de la sorte. Des essuies adaptés pour ce genre de manipulation. Une fois correctement remises sur mon nez, je pus enfin constater qu'elle n'était pas une adulte, mais une camarade de classe. « Oh. » Fut ma première réaction, avant que je me relève dans la hâte, en tapant sur mes vêtements pour en retirer une quelconque salissure. « Claire.. Vraiment, je suis désolé de t'être apparu de la sorte, ce n'est pas dans mes habitudes. » Et j'appuyais mes excuses tout en me courbant légèrement. Même si elle n'était pas Nippone, j'avais fini par adapter toutes ses habitudes qu'ils avaient. Je faisais un effort de l'appeler par son prénom déjà. Rajouter un suffixe faisait tellement idiot quand on devait prononcer quelque chose d'occidental juste avant.

Et maintenant ? Mon regard dévia sur le côté, mes joues légèrement rosies par la gène d'avoir été vu ainsi. De ce que je connaissais de Claire, c'est qu'elle était une jeune femme relativement calme. Pas vraiment du genre à en faire de vagues en tout cas. Je l'espérais, sincèrement. Je n'avais pas envie de casser l'image que j'avais construire depuis mon arrivée. A y réfléchir, tous mes gestes et agissements étaient tournés vers cela. C'était comme si je devais réfléchir à chacune de mes actions, pour être sûr d'entrer dans le moule que j'avais façonné moi même. Beaucoup de jeunes de mon âge voulaient être les plus originaux possible, à casser tous les principes et toutes les règles. Moi, j'étais leur contraire, totalement. Je voulais être normal, le plus possible. Et je l'étais. J'avais une petite amie, adorable de surcroit, j'étais aimable et menais une vie d'étudiant ô combien banale. Mon rêve, absolument. Ne pas sortir de la masse était ce que j'avais toujours espéré. Le changement me faisait peur de toute manière, et devoir agir de manière plus romanesque était quelque chose de complètement stupide pour moi. J'aimais ma rigidité et m froideur même. Quitte à être légèrement seul et incompris, parfois.

Alors maintenant, j'allais simplement vers mon panier, ou le blanc restait à attendre son tour. J'étais seul pour le moment, mais je n'avais pas envie de prendre plusieurs machines à la fois, question de respect envers les autres. Oui, toujours. Si j'étais seul à mon arrivée, voilà que nous étions deux à présent et peut être plus dans les minutes qui allaient suivre. Venir, se déplacer et constater qu'aucune machine n'était libre devait être frustrant pour l'élève qui avait envie de se débarrasser de cette corvée, je ne voulais donc pas causer ce genre de problème. Et je ne voulais pas qu'elle voit mon linge sale également. Comme celui-ci avait son couvercle de mal placé, j'entrepris donc de le fermer correctement, alors que mes yeux furent attirer par une couleur inhabituelle pour du linge blanc. Le plus discrètement possible, je mis ma main afin de sortir le vêtement, légèrement intrigué tout de même. Ce n'était pas de mon genre de me tromper en triant mes affaires sales quand même.. J'étais bien trop consciencieux pour ça.


Non. Ce n'était pas à moi. Et je fus tellement gêné de constaté que je venais de tenir la petite culotte rouge d'une autre personne que ma main la lâcha, par réflexe. La lingerie vint s'échouer à terre, mon regard suivant sa chute, les yeux écarquillés. Claire était toujours là après tout, même si nous vaquions tous les deux à notre propres occupations. Inutile de se précipiter dessus pour la récupérer, l'action eut été bien plus embarrassante encore. Les joues rouges cette fois, je me tournai vers Claire, cherchant rapidement mes mots pour ne pas lui faire comprendre de travers.

« Ce n'est pas à moi ! » Furent mes premières paroles. Le parfait coupable. Bien sur que ce n'était pas à moi, mais cette information était bien inutile. « Je veux dire, c'est à cause de la mixité des chambres. Je suis contre ce principe ! Vraiment, je trouve que c'est déplacé de mettre des jeunes filles et des jeunes hommes ensemble pour dormir ! » Encore une fois, là n'était pas la question. Difficile de réfléchir dans ces moments là. Dans tous les cas, la culotte était toujours à terre.
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(#) Re: Sur de la musique Pop  Lun 16 Jan 2012 - 4:42

Je le regarde simplement le temps qu'il reprenne ses esprits. Les jeunes hommes dans des situations naturels sont si ... On dirait un fantasme qui né sous mes yeux. Surtout lors de ses premiers mots : J'ai ressenti comme une grosse pulsion de mon cœur. Pas le coup de foudre, mais c'était quelque chose que j'avais envie de voir depuis longtemps. Ce sentiment qui me manque même si je ne l'ai jamais déjà ressenti. Une envie de voir son petit ami se réveillé, comme ça, lentement et toujours proche du dieu Morphée. Quand est-ce que j'aurai le droit à ça? Je préfère ne plus y penser pour le moment et me concentrer sur Elliot qui se lève hâtivement tout en tapant ses habits. En me regardant, il me présenta des excuses si poliment que j'en suis restée figée, seule ma main descendait doucement pour rejoindre le haut de ma cuisse.

Il se dirige maintenant vers son bac à linge. Il semble gêné. Et moi, dans tout ça, je ne sais pas quoi dire maintenant que je suis ici, devant lui maintenant réveillé. C'est le bazar dans ma tête pour savoir quelle phrase sera la plus parfaite : 'Mal dormi cette nuit?', 'Tu as bossé toute la nuit pour être dans cet état?', 'Nuit coquine?' Non! Non non! Pas celle-là, je dérive. Je soupire silencieusement et me dis que, le temps que je réfléchisse, je peux au moins mettre le parc d'attraction à linge en route. Je pose alors délicatement le sac par terre puis je l'ouvre. Je range dans un coin du sac mon portable pour plus qui me gêne tout en pensant au 'trésor' qu'il y avait dedans avec un petit sourire, puis je commence à mettre les habits colorés dans la machine présente devant moi. A ce moment, toujours dans mes pensées à réfléchir au comment parler à Elliot, j'aperçois du coin de l'oeil ce qui me semble être une ficelle rouge tomber entre Elliot et moi. Réflexe normal, je détourne la tête vers l'objet en question.

...

Les comètes ont procédés au Big Bang, mais alors cette lingerie rouge, elle a arrêté le temps, net. De nouveau figée cette fois-ci sur l’évènement imprévu, j’entreprends de me dire que c'est une de mes culottes que j'aurais fait glissé en dehors de mon sac. Possible? Oui ... Mais non, je n'ai pas de culotte rouge! La seule habitude que j'ai eu, c'est d'échapper un 'Oh' presque silencieux et monter lentement mon regard vers le garçon. Je le regarde, il me regarde.

'Ce n'est pas moi!' Dit-il. Les yeux immobiles et l'esprit soudeur, je continue de l'écouter même s'il commence à dire des trucs complètement à côté de la plaque, mais n'en reste pas moins que cette culotte flamboyante à belle et bien l'air d'être tombée de son panier. Remarque, il a parlé de la mixité des chambres ; C'est vrai que ça peut être la cause de ce fait. Je suis curieuse de savoir qui porte ce genre de culotte rouge ... Non, là n'est pas la question. Je me demande ce que je devrais dire, or, cette fois-ci, je n'ai vraiment pas le temps d'y réfléchir que je réplique maladroitement tout en souriant :

« Héhé, ne t'inquiètes pas, ne t'inquiètes pas, je n'ai rien contre le fait que tu portes des petites culottes rouges. »

...

Noooooooooooon! Non! Non! Non! C'est quoi cet humour pourri! Et c'est après que je me dis que j'aurais pu répondre 'Décidément, tu me montres de bien drôle de facette de toi aujourd'hui.' Diantre! Damned! Fichtre! Quelle idiote. Je baisse alors la tête en apportant maladroitement mes deux mains sur le front tellement j'ai eu honte de cette blague foireuse. En plus de ça, étant seulement accroupie, je sens alors un déséquilibre et ressens mon corps basculé en arrière. 'Aïe, je vais avoir mal à mes petites fesses' était ma seule pensée qui a fusé à la vitesse de la lumière.
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(#) Re: Sur de la musique Pop  Sam 11 Fév 2012 - 16:30

● Mon cœur n'en pouvait plus de battre.

Décidément, j'étais bien imbécile parfois. Si je lui avais expliqué calmement la situation, il était quasiment certain que Claire m'aurait cru. Elle m'aurait simplement cru parce que j'étais l'un des élèves les plus sérieux de cette école et que jamais, oh non jamais, j'étais capable d'une telle fantaisie. J'étais si minutieux et si pudique que je n'aurai pu faire une telle erreur et surtout pour nettoyer mon linge. J'étais le premier à vérifier que mon panier était bien fermé et bien le seul aussi à regarder à plusieurs reprises si je n'avais pas fait d'erreurs comme celle-ci. Celle qui s'était trompée de panier l'avait soit fait dans mon dos – pour nuire à ma si grande réputation – ou bien l'avait fait récemment, si bien que je n'avais pas jugé cela utile de fouiller de nouveau dans mes affaires sales. C'était ça. Ça ne pouvait être autre chose de toute manière.

L'intervention de Claire ne me surprit même pas. Je savais qu 'elle était du genre taquine. Personne n'aurait pu résister à une telle occasion. Et pendant que je restais là à la regarder, la culotte gisait à terre comme preuve de ma culpabilité.

« Vraiment, Claire, j'espère que tu me crois quand je te dis que ce n'est pas à moi ! »

Je savais que sa précédente réplique n'était que plaisanterie, mais tout de même. Je n'avais pas envie d'en douter. Et maintenant que je connaissais la nature du bout de tissu clandestin, je n'avais plus du tout envie de le toucher et de le ramasser. Le sous-vêtement n'était peut être même pas propre et j'étais loin, très loin de vouloir toucher la lingerie salie d'une de mes camarades de chambre. Même l'idée qu'elle puisse appartenir à Izaki-san me passa à travers l'esprit. Idée saugrenue que je chassais bien vite. Il n'en était pas capable au moins ? Mais comme je savais cette pièce fréquentée à cette heure, et que je ne voulais pas me mettre plus dans l'embarras que je ne l'étais à présent, je pris une paire de chaussette sale de mon propre paniers – chaussettes qui m'appartenaient là au moins – et je les enfilais dans mes mains pour pouvoir prendre la culotte à terre. C'était assez sommaire comme technique, mais elle était efficace, au moins. Je la mis ensuite au fond de mon panier, le plus au fond possible, pour être certain de ne pas retomber dessus à un moment donné. Mon cœur n'en pouvait plus de battre. Il était aussi rapide et irrégulier que celui d'un marathonien à bout de force. Vraiment, je n'aimais pas ce genre de situation et je faisais toujours tout pour les éviter. Père n'aurait pas été fier de moi également. Non, pas du tout.

« Je t'en prie, j'espère que je peux compter sur ton silence. Je n'aimerai pas que cette maladresse vienne aux oreilles de de mon jeune frère, ou bien de Dakota Grey. »

Je ne savais même pas si Claire connaissait Dakota. Mais les filles étaient surprenantes. Elles se faisaient des amies si vites que je les voyais bien rire de cette histoire en sirotant une limonade à la terrasse d'un café de Kobe. Bien entendu, je ne pourrai en vouloir à Dakota, la situation se voulait si burlesque. La main encore sur le couvercle de mon panier, je soupirais profondément, le regard bas, n'osant même plus porter une quelconque attention à Claire. J'avais honte, réellement honte.
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